Réforme des retraites : "Le débat ira jusqu’au bout à l’Assemblée", affirme le ministre délégué à l'Industrie, "le reste ce sont des distractions malvenues"
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Bonjour Roland Lescure, encore des manifestations spontanées comme depuis jeudi, hier soir dans plusieurs villes de France, des dégradations par endroits, le centre-ville de Strasbourg, la place de la Concorde à Paris, mairie d'arrondissement à Lyon, on a vu aussi des mannequins à l'effigie d'Emmanuel Macron, de membres du gouvernement brûlés en place publique, est-ce que quand vous voyez cette colère, vous vous dites au gouvernement on en est en partie responsable ?
Alors d'abord je me dis qu'elles ne sont peut-être pas totalement spontanées, pour reprendre votre objectif, ensuite qu'on parle de quelques centaines de personnes
Ça veut dire quoi, qu'elles soient organisées ?
En tout cas elles arrivent et à mon avis pour les quelques centaines de personnes dont on parle, donc il ne faut pas se tromper, il y a quelques semaines, il y a quelques jours, il y avait à peu près un million de personnes dans la rue qui s'opposaient de manière civile et sérieuse et extrêmement déterminée mais calme à la réforme
Tous les rassemblements depuis jeudi ne se font pas dans la violence et le tumulte, il y a aussi des rassemblements de quelques milliers de personnes plutôt calmes
Oui, oui, et ça j'allais dire c'est respectable, mais ce qu'on voit quand même c'est plutôt quelques centaines d'individus, on ne parle pas de dizaines de milliers de personnes qui commettent des actes absolument inacceptables, qui du coup sont cantonnés, sont bien traités je pense par les forces de police que je souhaite saluer parce que malgré tout ce n'est pas facile aujourd'hui de traiter ce genre de mouvement, et puis je pense que surtout l'essentiel c'est maintenant ce qui va se passer évidemment à l'Assemblée Nationale puisque c'est là que la démocratie va s'exprimer Donc ça ne vous inquiète pas vraiment ce à quoi vous assistez ?
Non, moi ce qui me préoccupe si vous voulez c'est l'irresponsabilité de certains, ils ne sont pas très nombreux, qui semblent je dirais plutôt souffler sur les braises que de les éteindre Aujourd'hui, on est dans une période compliquée, c'est vrai, elle est risquée, la guerre est aux portes de l'Europe, l'économie fait face à des incertitudes extrêmement importantes On a une réforme que nous on juge indispensable, et donc on souhaite qu'elle soit votée, et des oppositions qui dans l'ensemble, ils sont opposées de manière responsable C'est ça l'essentiel, il faut que ce débat ait jusqu'au bout, il ira jusqu'au bout lundi à l'Assemblée Pour le reste, j'allais dire, ce sont des distractions malvenues d'individus qui ne devraient pas faire ce qu'ils font, et sur lesquels on doit être extrêmement ferme Mais je préfère me focaliser sur l'essentiel, une opposition responsable des manifestations calmes et disciplinées dans la rue, et un processus parlementaire qui suit son cours, que sur l'accessoire
Alors Roland Escu, on entend parler de risque insurrectionnel, du souvenir des gilets jaunes, qui peut empêcher aujourd'hui ce risque insurrectionnel ? Est-ce que c'est la responsabilité des syndicats, des oppositions, ou du gouvernement seul ?
Je pense que c'est une responsabilité collective que d'appeler à la responsabilité individuelle
Par exemple, quand Jean-Luc Mélenchon encourage les mobilisations spontanées dans tout le pays ?
Moi je pense que Jean-Luc Mélenchon, mais ce n'est pas la première fois, il est outrancier, et sans doute plutôt dans le camp de l'irresponsabilité On a face à ça des leaders syndicaux qui appellent à des manifestations responsables On a face à ça l'immense majorité de la classe politique qui appelle à une opposition responsable Et on a face à ça, évidemment, un gouvernement qui prend ses responsabilités
Et on entend dire un gouvernement qui, notamment, est empêché de se déplacer Consigne a été donnée, nous dit-on à France Info, par Matignon, à certains ministres, de limiter leurs déplacements Il y a eu ce courrier aussi d'Aurore Berger, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale Pour demander à renforcer la sécurité autour des élus Et une assemblée qui siège entourée de quarts de CRS Désormais, on est quasiment dans un face-à-face entre la majorité et ses manifestants
Non, alors, je ne pense pas, vraiment, je veux relativiser D'abord, les violences contre les élus, quels qu'ils soient, sont totalement inacceptables Mais là encore, c'est le jeu de quelques minorités, de quelques individus Qu'il ne faut en aucun cas identifier à la majeure partie de l'opposition à cette réforme Qui est responsable Mais évidemment, il faut se protéger contre ces individus Et surtout qu'en aucun cas, ils donnent l'impression qu'ils peuvent l'emporter sur le débat démocratique Et sur les manifestations
Vous dites, ils ne l'emporteront pas, ça ne vous fera pas reculer
Non mais, il est hors de question, évidemment Que des violences urbaines nous conduisent à reculer sur une réforme indispensable Il y a un débat démocratique qui se poursuit C'est important, on a souhaité que cette réforme engage la responsabilité du gouvernement C'est ça le 49-3, on dit 49-3, 49-3, qu'est-ce que ça veut dire ? Vous avez souhaité ou vous y avez été contraint ?
Non, ce qui s'est passé, soyons clairs, c'est que nous ne souhaitions pas qu'un vote de cette réforme qui est indispensable pour nous Soit sujette, je vais le dire comme ça, à l'humeur de quelques parlementaires de l'opposition Qui auraient voté d'une manière ou d'une autre suivant l'humeur du jour ou la météo de la veille C'est pas ça le sujet C'est une réforme indispensable, on souhaite aller jusqu'au bout Et on souhaite que ceux qui s'y opposent à l'Assemblée Nationale Assument aussi leur responsabilité La meilleure manière de le faire, si je puis dire C'est d'engager la responsabilité de la Première Ministre et de l'ensemble du gouvernement Derrière cette réforme qui pour nous est essentielle Et on a le droit de s'y opposer
Et vous êtes serein face à cela ? Vous êtes sûr que la censure n'adviendra pas ? Que elle ne sera pas votée lundi ? Non, on verra, mais moi je suis responsable
Et responsable avec l'ensemble du gouvernement Derrière la Première Ministre de cette réforme Qu'on souhaite mener à bout C'est un processus démocratique qui suit son cours Qui est un processus démocratique rare Mais quand même une centaine de fois dans la Ve République Qui amène un gouvernement A mettre le poids de son existence Derrière une réforme qu'il juge indispensable C'est plutôt assez fort, je trouve, comme geste Et ça ne doit en aucun cas être dévoyé Comme je ne sais quel acte antidémocratique Que c'est alternatif
Les oppositions vous disent qu'il n'y a pas que le 49-3 Il y a eu la procédure utilisée aussi à l'Assemblée Avec des débats contraints dans le temps Il y a eu l'accélération des débats au Sénat Vous vous dites si la motion de censure est rejetée Les parlementaires se seront souverainement exprimés
Moi je dis que L'Assemblée nationale Et franchement on n'en est pas responsable N'a pas pu examiner sereinement ce texte Je le regrette On a eu une obstruction systématique On l'a vu à la télé Il suffit de revoir les images Des amendements point virgule Qui cherchaient une chose Littéralement à bordéliser le débat parlementaire Et ça je le regrette
Parce que Elles vous répondent que vous avez Accéléré le temps du débat Procédure de vote bloqué Plusieurs articles constitutionnels Non ça c'est au Sénat
A l'Assemblée On avait plus de deux semaines Pour examiner le projet de loi Qui est en gros La durée habituelle Si je puis dire De l'examen des projets de loi de retraite Vraiment On n'a même pas été à l'article 7 A l'Assemblée nationale Ça n'a aucun sens Et ça franchement On avait largement le temps d'y aller Et d'ailleurs La plupart des oppositions Notamment syndicales Mais aussi un certain nombre de partis de l'ANUS L'ont regretté Là encore C'était une petite minorité de la minorité Qui a bloqué le débat A l'Assemblée nationale Et moi je le regrette J'étais parlementaire Dans le dernier quinquennat Je souhaite J'aurais souhaité Que le débat parlementaire A jusqu'au bout à l'Assemblée Ça n'a pas été possible
Sur le volet parlementaire Vous dites C'est les oppositions Qui ont fait capoter la réforme La gauche En s'opposant à l'Assemblée nationale Et la droite En ne prenant pas ses responsabilités Lors du retour du texte Cette semaine Sur le volet syndical Est-ce que vous pensez Qu'il est possible De reprendre le dialogue Aujourd'hui avec les syndicats Et est-ce que Vous le souhaitez Est-ce qu'Emmanuel Macron Doit les recevoir Une fois que tout sera calmé
Bien sûr Qu'il faut qu'on reprenne le dialogue Il n'a jamais été complètement rompu Moi j'ai des échanges réguliers Avec des leaders syndicaux Dans le cadre de mes fonctions De ministre de l'Industrie Et je peux vous dire Que le dialogue N'a jamais été rompu On ne parlait pas de retraite
Est-ce que le président Doit les recevoir Il avait dit Pas pendant le processus parlementaire
Écoutez Ce sera au président Évidemment De mettre Littéralement en scène L'après-retraite Et ce sera à lui De voir comment il souhaite le faire Mais je suis à peu près convaincu En tout cas Qu'il le fera Dans une logique De qu'on passe à autre chose On se projette vers l'avant Est-ce qu'il va prendre la parole Pour cela Solennellement Là encore Ce sera à lui De le décider Mais j'imagine Que ça fait partie Des possibilités On va dire comme ça Assez probables
Roland Lescure Ministre de l'Industrie On va parler dans un instant Des conséquences sociales De la grève Et de l'impact Que ça peut avoir Sur l'économie française Ce sera juste après Le Filinfo 8h40 Diane Ferschit
La préfecture du Rhône Condamne fermement L'intrusion et le saccage De la mairie Du 4ème arrondissement De Lyon Des manifestants Y ont allumé un feu Rapidement éteint Par la police 36 personnes interpellées Contre l'usage du 49-3 Par le gouvernement Pour faire passer La réforme des retraites Nouveau rassemblement Aussi à Paris Hier soir 4000 personnes Placent de la Concorde 68 interpellations D'autres mobilisations A Marseille A Saint-Etienne Ou encore à Lille La CGT Elle poursuit ses actions Elle prévoit la mise A l'arrêt ce week-end De deux raffineries La grève qui continue Aussi à la SNCF Et dans les aéroports L'aviation civile Demande aux compagnies aériennes D'annuler 30% De leur vol A Paris-Orly Lundi 20% A Marseille-Provence La France salue La volonté de la Turquie Et de la Hongrie De ratifier l'adhésion De la Finlande A l'OTAN Un signal important Selon le quai d'Orsay Qui dit attendre désormais Que les deux pays ratifient Sans plus tarder Le protocole d'adhésion De la Suède L'épilogue du tournoi Des six nations De rugby Ce samedi Les français peuvent encore L'emporter Au stade de France C'est à 15h45 Avant cela à 13h30 L'Italie reçoit l'Ecosse Et puis à 18h Dernière rencontre De ce tournoi L'Irlande Fra face à l'Angleterre France Info
Le 8.30 France Info Mail à la trousse Jules Dethys
Roland Lescure Ministre délégué à l'Industrie Il y a toujours Dans ce mouvement social Des grèves reconductibles Des actions dans le secteur Des transports La collecte des déchets La CGT des Bouches-du-Rhône Dit aux français Faites le plein d'essence maintenant Parce que bientôt Ça pourrait être la pénurie Avec des actions de blocage Dans certaines raffineries Est-ce qu'il y a ce risque Aujourd'hui en France Pour ces prochains jours Ces prochaines semaines ?
Non Aujourd'hui La plupart des stations-service De France et de Navarre Ont de l'essence Aujourd'hui ? Non mais Ce qui me choque surtout C'est les pompiers pyromanes On essaie de créer De la panique De l'angoisse Pour que les gens Aient chercher de l'essence Et que du coup On se retrouve potentiellement sans On a montré à l'automne Qu'on savait prendre Là encore nos responsabilités On les prendra On est en train de les prendre Avec les éboueurs Vous savez que le ministre de l'Intérieur A demandé au préfet de police De réquisitionner des éboueurs
Il y a des réquisitions aujourd'hui Parce qu'il a demandé Mais est-ce que c'est effectif d'ailleurs ?
Elles sont en cours Elles sont en cours Elles sont en train d'être déployées Moi sur le chemin Ce matin J'ai vu des éboueurs Qui ramenaient Il y a des éboueurs privés aussi Qui agissent par endroits Mais des réquisitions en cours J'ai vu des éboueurs Dans un quartier que je connais bien Puisque c'est le mien Dans lequel les poubelles Aient été ramassées Alors qu'elles ne l'étaient pas Depuis quelques jours
Mais Roland Discu en sur l'essence Vous dites pas de panique
Mais évidemment pas de panique Je veux dire On a su montrer à l'automne Qu'on était capable d'agir Quand il fallait agir
Avec des réquisitions notamment
Mais oui mais bien sûr
Dans les dépôts et les raffineries
Mais bien sûr Mais c'est ça la responsabilité Là encore On va pas laisser 65 millions de françaises et de français Et un pays ensemble Bloqué par quelques dizaines Parce que c'est ça dont on parle D'individus Donc la grève Le droit absolu Moi j'ai grandi dans une famille De syndicalistes C'est évidemment un droit inaliénable Mais le blocage De quelques individus D'un pays à l'arrêt C'est pas possible
On connait le coût économique D'ailleurs de cette bataille sociale Aujourd'hui on sait Si ça pèse sur les comptes publics Si ça pèse sur la croissance déjà
Non A ce stade non Je peux vous le dire comme ça Moi je visite toutes les semaines Vous parlez des déplacements ministériels Je suis deux ou trois jours par semaine Dans des usines Qui continuent à tourner Il y a des inquiétudes Il y a des secteurs aujourd'hui Qui font face à des défis énormes La hausse des coûts de l'énergie L'incertitude économique Qui s'inquiètent Et moi je rencontre des salariés Des organisations syndicales Dans les usines Ils ne parlent pas de retraite Ils me parlent d'activité industrielle Les gens ils veulent travailler Aujourd'hui j'étais A Caudry Chez Butonil A lundi dernier Où les gens ont peur Qu'on ferme leur usine Ce qu'ils veulent C'est bosser
C'est dans le nord Dans le nord
Exactement Dans le département du nord Vous vous souvenez du drame sanitaire d'il y a un an Aujourd'hui on a une entreprise qui envisage en tout cas de mettre la production à l'arrêt Alors que les ouvriers ne sont en aucun cas responsables de ce qui s'est passé Pour moi c'est ça le défi aujourd'hui C'est d'assurer que les ouvriers qui souhaitent travailler puissent travailler
On parlait de l'essence Premières épreuves du bac Lundi Préavis de grève déposé par des enseignants Qu'est-ce que vous dites à ces enseignants qui comptent faire grève pour certains ?
Non mais là encore Là encore Je veux dire On sait tous Combien Le baccalauréat est un moment important Dans la vie d'un jeune lycéen Et un moment un peu anxiogène Donc essayons plutôt au contraire Là encore De faire preuve de responsabilité Et de calmer le jeu De les laisser passer le bac La grève c'est pas Ayons le levier maximum Pour littéralement Emmerder les gens C'est Démonterons Démonterons de manière ferme Que nous sommes opposés à une réforme Tout en s'assurant que l'économie Le pays et le bac Puissent continuer à fonctionner En tout cas ça c'est mon avis
Roland Lescure Pour justifier de l'utilisation De cette procédure du 49-3 Emmanuel Macron a utilisé l'argument Du risque financier et économique Pour la France Quelle était la crainte Si le texte était rejeté Que l'on soit sanctionné par les marchés ?
Oui alors je pense que L'expression et les termes Ont peut-être été un peu A la fois comme toujours Sorties de leur contexte Et un peu exagérées Mais la réalité C'est qu'aujourd'hui On fait face à des incertitudes réelles La bourse fait le yo-yo Les banques suisses Et certaines banques américaines Sont extrêmement affectées On a un prix de l'énergie Qui reste élevé On a une guerre au bord de l'Europe Et c'est vrai que Aujourd'hui
Mais quelle était la crainte ? Si le texte était présenté au vote Et qu'il n'y avait pas de vote En faveur du texte ?
Quand je vois J'envoie régulièrement Des investisseurs internationaux Ils considèrent aujourd'hui Que la France est un pays solide Un pays dans lequel on fait des réformes Dans lequel l'économie est plutôt forte Et dans lequel On a plutôt envie d'investir Donc Une réforme importante Comme celle des retraites Qui vise En partie A rééquilibrer les comptes des retraites Mais surtout A montrer qu'on peut continuer A avancer Là où certains mettent le pied à l'arrêt Bah ça aurait été un message Pas favorable Pas juste pour les marchés Mais pour Des entreprises industrielles Aujourd'hui Qui envisagent de s'installer en France Et de créer de l'emploi en France
C'est ça le sujet Les marchés Les banques Vous en avez parlé La fébrilité qu'il y a Dans ce secteur bancaire Plusieurs banques américaines Renflouées Le crédit suisse aussi Qu'est-ce que vous dites Aux français Vous êtes à l'abri Et si jamais Il y a un problème On sera là pour Non mais je dis aux français Soyez fiers d'être français européens
Oui mais sur la menace
Dans le secteur bancaire
Mais là-dessus C'est-à-dire qu'en 2008 Parce qu'ils sont plus protégés Que les autres Mais bien sûr En 2008 Suite à la crise financière de 2008 On a décidé de mettre en place Des procédures en Europe Aux Etats-Unis Ils ont décidé De ne pas le faire C'est Donald Trump Qui a refusé D'appliquer aux banques Régionales américaines Donc la fameuse SVB Ce qu'on appelle Les réglementations de BAL3 Ça veut dire quoi La réglementation de BAL3 Ça veut dire que les banques Aujourd'hui Tant mieux Elles sont plus ennuyeuses Qu'elles n'étaient il y a 15 ans Il y a 15 ans C'était une espèce de De nid à produits dérivés complexes Qui risquait de nous exposer A la figure tous les jours Une banque c'est pas ça
Une banque c'est En fait que les banques européennes Sont plus sérieuses
Beaucoup plus sérieuses Beaucoup plus solides Que leurs homologues Américaines Et Crédit Suisse Qui est une banque de marché Suisse Elle aussi est plus risquée On a aujourd'hui Des banques françaises Des banques européennes Qui sont solides Évidemment Il y a des dispositifs De garantie Donc si jamais On avait un problème On serait là Mais non On est face à un Système banquier européen On peut en être fier Qui est beaucoup plus stable Que des petites banques américaines Faut pas exagérer Les grandes banques américaines Sont elles aussi solides Mais les petites banques américaines C'est vrai qu'il y a un petit défi De régulation
Bon alors L'argent des français A l'abri sur leur compte Après il y a ce qu'on en fait De cet argent On le dépense Notamment pour faire ses courses Au supermarché Le panier anti-inflation 15 mars 15 juin Le trimestre Anti-inflation On n'en a pas beaucoup parlé Parce qu'on a beaucoup parlé De la réforme des retraites Mais est-ce que Depuis le 15 mars Il y a trois jours Les français paient moins cher Leur course Grâce à ces mesures Ces exigences faites aux distributeurs
Comme vous le dites Ça fait trois jours Donc on va voir Dans les chiffres d'inflation Qui vont sortir Fin mars et fin avril Si ça a eu un impact
Vous n'avez pas le temps de contrôler Dans les supermarchés
Vraiment qu'il y a des efforts Qui sont faits Si mais il faut le faire de manière Vous savez bien Le trimestre anti-inflation Chaque distributeur A choisi sa méthode Il faut qu'on mesure tout ça Et qu'on l'agrège On ne peut pas dire Le prix de tel paquet de biscuits Est moins cher qu'il y a un mois Donc l'inflation a baissé Je pense que les français Et les français trouveraient ça
Pas très simple Et là les coûts baissent Le coût du pétrole par exemple Au plus bas depuis 2021 Vous allez demander à tous les acteurs De revenir très vite autour de la table Pour négocier Pour faire baisser les prix Et non pas l'inflation
En fait ça on l'a voté On a voté une loi Selon laquelle Les distributeurs Quand les prix montent Avant l'été Ils doivent l'impacter sur leurs prix Quand les prix baissent Ils doivent l'impacter sur leurs prix On a mis en place Un certain nombre de dispositifs Qui font qu'aujourd'hui L'inflation en France Est bien inférieure Ailleurs en Europe Il faut se le rappeler régulièrement quand même Réunion avant l'été Pour les distributeurs Non mais on n'a pas besoin d'une réunion Il y a des procédures Qui existent aujourd'hui Qui font qu'ils doivent appliquer Les hausses et les baisses De coût matière Comme on dit Sur l'indice des prix On va surveiller ça en revanche Merci à vous
Roland Lescure Ministre délégué A l'industrie Invité du 830 De France Info
Roland Lescure