đ„ Ferme ta gueule ? Manu refait l'actu n°9 !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Manuel BompardFait
« la question de savoir comment s'organise l'Ătat pour protĂ©ger les populations pour faire face Ă ces catastrophe naturelle c'est un sujet majeur »
- 4:00Manuel BompardChiffre
« on estime à peu prÚs à 22 % l'augmentation des prix alimentaires »
- 7:00Manuel BompardChiffre
« ces raffineries lĂ elles ont vu leur marge ĂȘtre multipliĂ© par 5 entre le mois d'avril et le mois de septembre »
- 12:00Manuel BompardFait
« les rapporteurs spéciaux de l'ONU ont pointé des indices de risque génocidaire »
- 14:00Manuel BompardFait
« on se retrouve confronté à des invitations dans des plateaux télévision qui ressemblent davantage à des gardes à vue »
ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Ă toutes et tous on se retrouve pour un nouveau numĂ©ro de Manu refĂ© lactus c'est le numĂ©ro 9 on va revenir aujourd'hui sur la niche parlementaire du groupe de la France insoumis c'Ă©tait la semaine derniĂšre on va revenir sur bien sĂ»r la situation internationale au Proche Orient on va revenir notamment sur ce qui se passe Ă Gaza mais aussi la derniĂšre polĂ©mique en date de toute la la classe mĂ©diatique qui tombe sur Jean-Luc monchon parce que oh mon dieu il a osĂ© critiquer le traitement journalistique en France du conflit israĂ«lpalestin on va revenir sur tout ça c'est dans Manu ref lactus c'est le numĂ©ro 9 c'est [Musique] parti alors jeudi dernier C tenĂ© la niche parlementaire du groupe de la France insoumise qu'est-ce que c'est la niche parlementaire c'est une fois par an chaque groupe politique Ă l'AssemblĂ©e nationale a l'occasion pendant une journĂ©e de pouvoir dĂ©cider de l'ordre du jour de l'AssemblĂ©e nationale c'est-Ă -dire que c'est la seule journĂ©e dans l'annĂ©e oĂč on peut choisir les textes qu'on inscrit Ă l'ORD ordre du jour de l'assemblĂ©e et on peut faire voter l'AssemblĂ©e nationale sur les textes que nous avons choisi d'inscrire Ă l'ordre du jour ça dure de 9h Ă minuit si Ă minuit un texte est en cours d'examen et n'a pas pu ĂȘtre votĂ© la discussion s'arrĂȘte et ce texte ne peut pas ĂȘtre votĂ© jusqu'Ă l'annĂ©e suivante dans une nouvelle niche parlementaire si vous dĂ©cidez de rĂ©inscrire le mĂȘme texte Ă l'ordre du jour Ă cette occasion pour cette niche parlementaire nous avions inscrit un certain nombre de textes Ă l'ordre du jour une dizaine nous savions que nous n'rions pas le temps de tous les examiner nous avons commencĂ© la journĂ©e par inscrire Ă l'ordre du jour un texte pour ouvrir pour dĂ©cider pour lancer une commission d'enquĂȘte parlementaire sur la gestion des risques climatiques et des catastrophes naturelles dans les dĂ©partements et les territoires d'outremĂš pour nous c'est un sujet majeur on sait que face notamment Ă la crise climatique qui ne va faire que s'approfondir nous allons ĂȘtre confrontĂ©s Ă des catastrophes naturelles majeures les dĂ©partements et territoires d'aoutremer sont souvent Ă l'avant-garde de ces risques et de ces menaces et donc la question de savoir comment s'organise l'Ătat pour protĂ©ger les populations pour faire face Ă ces catastrophe naturelle c'est un sujet majeur et donc cette proposition de commission d'enquĂȘte qui Ă©tait portĂ©e par notre dĂ©putĂ© de Martinique Jean-Philippe Nilor qui siĂšge au sein du groupe de la France insoumise elle est de ce point de vue lĂ indispensable et donc elle a Ă©tĂ© votĂ©e par l'AssemblĂ©e et nous aurons pendant un an la possibilitĂ© d'enquĂȘter avec les moyens de l'AssemblĂ©e nationale pour savoir comment l'Ătat est prĂ©parĂ© ou plutĂŽt comment l'Ătat n'est pas suffisamment prĂ©parĂ© pour faire face Ă ces risques naturels majeurs le deuxiĂšme texte qui Ă©tait inscrit Ă l'ordreutre jour c'est celui que je portais avec notamment ma collĂšgue AurĂ©lie trouvet dĂ©putĂ© de Sony et c'Ă©tait un texte qui se voulait un texte utile indispensable nĂ©cessaire dans un moment oĂč ce qui occupe une grande partie des Françaises et des Français c'est la difficultĂ© Ă faire face Ă l'inflation l'inflation c'est la hausse des prix hausse des prix alimentaires bien sĂ»r il suffit d'aller au supermarchĂ© je pense que tout le monde qui l'a fait c'est euh et Ă mesurer Ă quel point euh le la note la facture quand vous allez faire vos courses a augmentĂ© de de de plusieurs dizaines d'euros he en 2 ans on estime Ă peu prĂšs Ă 22 % l'augmentation des prix alimentaires donc c'est l'inflation la hausse des prix sur les produits alimentaires mais c'est aussi le cas sur l'Ă©nergie c'est aussi le cas sur le carburant c'est aussi le cas sur les loyers et on sait que c'est la prĂ©occupation premiĂšre des Français et donc nous avions dĂ©cidĂ© d'inscrire Ă l'ordre du jour de notre niche parlementaire un texte pour bloquer les Marg de l'industrie agroalimentaire bloquer les marges de la grande distribution bloquer les marges des raffineurs pourquoi ces trois secteurs parce que ces trois secteur dans lequel on sait que la majoritĂ© de la hausse des prix est due Ă l'augmentation des marges et des profits des entreprise Ă l'Ă©chelle mondiale le Fond MonĂ©taire International estime que Ă peu prĂšs 50 % de l'inflation est d Ă l'augmentation des profits des entreprise en France la Haute AutoritĂ© de la concurrence considĂšre mĂȘme que c'est 2 ti3 de la hausse des prix qui est du d Ă l'augmentation des profits des entreprises et donc trĂšs concrĂštement ça veut dire que pendant que vous galĂ©rez pour pouvoir payer vos courses au supermarchĂ© que vous galĂ©rez pour pouvoir payer votre plein d'essence Ă la station service de l'autre cĂŽtĂ© de la chaĂźne vous avez une toute petite poignĂ©e d'acteur Ă©conomique qui eux se goinfent et s'en mettent plein les poches depuis 2 ans et face Ă cette situation vous avez un gouvernement qui fait strictement rien un ministre de l'Ă©conomie et des finances qui se contente de demander de souhaiter en espĂ©rant qu' qui vont faire des efforts alors qu'ils ne font pas d'effort qui annoncent chaque annĂ©e ou chaque mois qu'on est au pic de l'inflation et que la situation va s'amĂ©liorer alors qu'elle ne s'amĂ©liore pas et donc comme le gouvernement n'agit pas bah nous nous avons proposĂ© Ă l'AssemblĂ©e nationale d'agir enfin sur ce sujet en encadrant les marges en faisant en sorte qu'il ne soit pas possible de faire des marges excessives dans une situation qui soit une situation sociale si difficile que celle Ă laquelle on est confrontĂ© aujourd'hui il y avait C articles dans cette proposition de loi il y en avait donc trois qui Ă©taient consacrĂ©s Ă l'encadrement des marges les marges de l'industri industrie agroalimentaire donc ça c'Ă©tait un article pour encadrer ses marges il y avait un article pour encadrer les marges de la grande distribution c'est-Ă -dire les supermarchĂ©s les hypermarchĂ©s qui sont mettre aussi plein les poches dans cette situation il y avait un article pour encadrer les marges de de la raffinerie c'est-Ă -dire l'activitĂ© qui consiste Ă transformer le pĂ©trole brut en carburant donc ça passe par des raffineries et ces raffineries lĂ elles ont vu leur marge ĂȘtre multipliĂ© par 5 entre le mois d'avril et le mois de septembre c'est-Ă -dire qu'entre le mois d'avril et le mois de septembre de cette annĂ©e ce que gagnait un raffineur quand il raffinait 1 lre de pĂ©trole brut ça a Ă©tĂ© multipliĂ© par 5 dans l'annĂ©e pourtant le court du pĂ©trole brut lui n'a pas augmentĂ© et par contre le prix du carburant lui forcĂ©ment il a pas baissĂ© il est mĂȘme dans il a mĂȘme dans un certain nombre de cas dĂ©passĂ© 2 ⏠le litre quand vous allez Ă la station service donc trois articles pour engadrer ces diffĂ©rentes marges puis avant cela on avait mis un article pour garantir aux agriculteurs des prix rĂ©munĂ©rateurs l'idĂ©e Ă©tait de dire bien sĂ»r faut faire baisser les marges bien sĂ»r faut faire baisser les prix mais il ne peut pas ĂȘtre question que ce soit les agriculteurs qui sont dĂ©but de la chaĂźne qui paye le le le coĂ»t de cette baisse des prix que il ne peut pas ĂȘtre question que les industries ou la grande distribution aient rĂ©percutĂ© ces baisses de prix sur les les agriculteurs qui tout le monde le sait aujourd'hui ne vivent dĂ©jĂ pas de leur production et donc il s'agissait de garantir aux agriculteurs des prix qui sont des prix rĂ©munĂ©rateurs puis on avait un 5Ăš Artin qui lui consistait Ă renforcer les moyens de contrĂŽle et de sanction de ce qu'on ce qu'on appelle l'Observatoire des prix et des marges qui permet de faire la lumiĂšre de maniĂšre de la transparence sur comment sont constituer les prix et quelles sont les marques qui sont rĂ©alisĂ© dans la chaĂźne agroalimentaire en particulier on Ă©tait rentrĂ© dans la discussion en pensant que il allait ĂȘtre difficile de convaincre et en rĂ©alitĂ© on a Ă©tĂ© agrĂ©ablement surpris puisqu'on a rĂ©ussi Ă faire voter d'abord notre article 1 puis notre article 2 puis en fait nos CIN articles de cette proposition de loi qui ont tous Ă©tĂ© votĂ©s par une majoritĂ© de dĂ©putĂ©s Ă l'AssemblĂ©e nationale et quand on est arrivĂ© au vote final on a vu des macronistes qui commençaient Ă gagner du temps qui dĂ©posaient des sous-amendements de réécriture d'un mot qui changeait rien au contenu du texte mais qui visait tout simplement Ă faire perdre du du temps Ă la discussion et pendant qu'il faisait perdre du temps Ă la discussion pendant qu'il faisait des attaques ridicules pour essayer d'obtenir le fait que nous allions leur rĂ©pondre et que une forme de polĂ©mique allait s'installer dans l'assemblĂ©e il passaient des coups de tĂ©lĂ©phone pour demander Ă des dĂ©putĂ©s macronistes qui Ă©taient restĂ©s en circonscription de revenir Ă l'AssemblĂ©e nationale pour pouvoir en quelque sorte balayer tout notre travail de la journĂ©e en votant contre le le projet de loi Ă la fin et c'est ce qu'ils ont rĂ©ussi Ă faire puisqu'ils ont rĂ©ussi Ă ramener du monde les rĂ©publicains qui pour l'instant depuis le dĂ©but de l'examen en sĂ©ance Ă©taient restĂ© bien silencieux n'avait rien dit n'Ă©tait pas dans l'Ă©micyclle se sont ramenĂ© Ă 8 donc il y a dĂ» avoir aussi un accord avec eux pour faire en sorte que la proposition de loi soit rejetĂ©e et donc Ă la fin il nous a manquĂ© seulement six voix c'est pas beaucoup mais seulement six voix pour que cette proposition de de loi d'encadrement des des des marges puisse ĂȘtre adoptĂ© par l'AssemblĂ©e nationale bien sĂ»r faut pointer d'abord la responsabilitĂ© des macronistes des LR qui ont fait une coalition sur le dos des citoyens hein qui attendre qu'il y ait des efforts de la puissance publique pour faire en sorte qu'ils soit pas matraquĂ©s comme ils le sont aujourd'hui par des grandes entreprises qui s'en mettent plein les poches il faut aussi pointer la responsabilitĂ© de ceux qui Ă gauche ont considĂ©rĂ© qu'ils avaient mieux Ă faire que de venir voter sur une proposition de loi aussi importante et moi je l'ai dit parce qu'il faut pas avoir peur de le dire de ce point de vue-lĂ l'absence de Fabien Roussel ou de Olivier fort par exemple c'est une absence qui a une absence coupable et insupportable on a Ă©tĂ© Ă©lu sur un programme celui de l'anupes dans lequel le blocage des prix dans lequel la question du pouvoir d'achat Ă©tait une prioritĂ© centrale et donc tous les dĂ©putĂ©s de laanupes auraient dĂ» ĂȘtre lĂ ce jour-lĂ parce que si tous les dĂ©putĂ©s de laanupes avaient Ă©tĂ© lĂ ce ce jour-lĂ malgrĂ© les efforts des macronistes pour essayer de faire revenir des gens qui Ă©taient en circonscription on aurait gagnĂ© et donc on aurait rĂ©ussi Ă faire voter cette cette proposition de loi je pense qu'il faut pas l'oublier faut pas oublier ceux qui tiennent bon sur leurs engagements pas oublier ceux qui se battent Ă l'AssemblĂ©e nationale plutĂŽt que ceux qui prĂ©fĂšre aller faire autre chose au moment oĂč il y a des moments clĂ©s Ă l'AssemblĂ©e en tout cas moi personnellement je l'ai pas oubliĂ© il y en avait une troisiĂšme pour introduire un moratoire de 10 ans sur les projets de mĂ©ga bassine vous savez ces projets extrĂȘmement consommateurs en eau qui visent Ă a privatisĂ© une grande partie de de l'eau pour quelques agriculteurs qui eux s'appuient sur des cultures qui sont extrĂȘmement exigeant en eau alors tout le monde sait que c'est un modĂšle agricole qui n'est pas viable dans un moment oĂč la question des des conflits d'usage sur l'eau vont aller grandissant et croissant donc il s'agissait de dire on arrĂȘte avec ce modĂšle insupportable on met en place un moratoire de 10 ans bon cette proposition de loi qui Ă©tait portĂ©e par ClĂ©mence guettĂ© elle a Ă©tĂ© balayĂ© elle a reçu que le soutien des dĂ©putĂ©s de laanupesse qui Ă©taient lĂ lĂ aussi il faudra s'en rappeler devant l'histoire que ceux qui avaient proposĂ© Ă ce moment-lĂ d'en finir avec ce systĂšme complĂštement fou ont Ă©tĂ© n'ont pas Ă©tĂ© suivis Ă l'AssemblĂ©e nationale il faudra pas l'oublier et puis enfin on avait une 4e proposition de loi qui Ă©tait portĂ©e elle par danielono et qui visait aussi Ă faire Ă©cho Ă des difficultĂ©s que rencontre les les Françaises et les Français en particulier dans les les zones moins peuplĂ©es les dĂ©partements ruraux les petits villages mais aussi dans les quartiers populaires c'est-Ă -dire les difficultĂ©s d'accĂšs au services publics on sait que de plus en plus dans les services publics il y a plus d'accueil physique on vous renvoie la dĂ©matĂ©rialisation on vous renvoie sur Internet personne n'est lĂ pour vous aider Ă faire les dĂ©marches et on sait que parfois ça crĂ©e en fait des difficultĂ©s d'accĂšs au service public soit parce que les gens ne maĂźtrisent pas tous les outils numĂ©riques parfaitement soit parce qu'ils ont des questions et que ils peuvent pas les poser Ă un ordinateur et c'est pourquoi c'est important de garantir le fait qu'il y a toujours un accueil physique pour les services public voilĂ c'Ă©tait le sens de la proposition de loi que nous avons portĂ© et celle-lĂ on a rĂ©ussi Ă la faire voter elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă l'AssemblĂ©e nationale et donc il faut continuer la bataille sur ce sujet puisque maintenant l'objectif c'est que cette proposition de loi elle soit inscr aussi inscrite Ă l'ordre du jour au SĂ©nat puisque pour qu'une proposition loi voit le jour il faut qu'elle soit votĂ©e Ă l'AssemblĂ©e nationale mais ensuite il faut qu'elle soit aussi votĂ©e au SĂ©nat Ă l'identique donc maintenant la bataille c'est de faire en sorte que cette proposition de loi sot inscrite Ă l'ordre du jour du SĂ©nat donc emparez-vous de ce texte de loi allez solliciter vos Ă©lus locaux les citoyens auprĂšs de chez vous les usagers des services publics les personnels des services publics pour faire en sorte qu'il relaent cette proposition de loi pour qu'on rĂ©ussisse Ă la faire voter au SĂ©nat et puis qu'elle puisse voir le jour le plus rapidement possible parce que je crois qu'elle correspond Ă un besoin immense qui nous a Ă©tĂ© exprimĂ© trĂšs souvent dans dans nos dĂ©placements et c'est pourquoi nous avions inscrit cette proposition de loi Ă l'ordre du jour de l'AssemblĂ©e nationale voilĂ quelques mots sur le bilan de notre niche parlementaire je voulais commencer par ça parce qu'on voit bien que le systĂšme mĂ©diatique on n' pas le droit de critiquer bien sĂ»r il s'agit pas de les critiquer attention hein je voudrais pas dĂ©clencher une nouvelle polĂ©mique par cette vidĂ©o mais manifestement quand vous avez des textes aussi importants que celui qui consiste Ă bloquer les marges que celui qui consiste Ă permettre la rĂ©ouverture des services public et des accueils physiques des services publics pour que tout le monde puisse avoir accĂšs au services publics quand ça ça se passe Ă l'AssemblĂ©e nationale forcĂ©ment ça ça intĂ©resse personne hein mais voilĂ je pense que ça intĂ©resse les gens et c'est pourquoi il me semble qu'il Ă©tait nĂ©cessaire d'en parler au dĂ©but de cette cette vidĂ©o pour le reste l'actualitĂ© c'est aussi bien sĂ»r la situation internationale toujours aussi dramatique vous avez vu que depuis la fin de la trĂȘve c'Ă©tait vendredi dernier les bombardements de l'armĂ©e israĂ©lienne ont repris Ă Gaza que on est dans une nouvelle horreur qu'on est sans doute dans ce qui restera dans l'histoire comme le Garnica du 21e siĂšcle c'est-Ă -dire un massacre de masse que l'organisation des Nations Unis son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral les rapporteurs spĂ©ciaux de l'ONU ont pointĂ© des indices de risque gĂ©nocidaire que certains parlent de d'une d'un processus de nettoyage ethnique que c'est ça qui est Ă l'Ćuvre aujourd'hui Ă Gaza et ça se fait dans le silence et la complicitĂ© coupable des plus hautes autoritĂ©s de ce pays certes le prĂ©sident de la RĂ©publique aprĂšs avoir changĂ© une 10 fois de position a enfin demandĂ© un cesser le feu mais on a l'impression qu'il est toujours en retard sur ce sujet les Ătats-Unis ont annoncĂ© rĂ©cemment qu' allez dĂ©cider de sanction contre les colons israĂ©liens qui continuent leur processus de colonisation en Cisjordanie la France refuse alors que nous avons interrogĂ© les ministres lors des la la session des questions au gouvernement refuse par exemple de rentrer dans un processus de sanction contre l'armĂ©e israĂ©lienne ou contre les colons israĂ©liens faut que la France haosse le ton il faut que la France dĂ©clenche des sanctions il faut que l'Union europĂ©enne dĂ©clenche des sanctions on ne peut pas laisser faire ce massacre sans rĂ©agir et malheureusement nous sommes trop peu Ă porter cette parole dans la classe politique mais je sais que cette parole elle par contre elle est portĂ©e trĂšs massivement dans le pays comme on peut le voir avec toutes les manifestations qu' ont lieu partout en France comme c'est le cas aussi d'ailleurs Ă l'Ă©chelle internationale et c'est sans doute pour nous empĂȘcher de continuer Ă porter cette cette cette position que on se retrouve confrontĂ© Ă des invitations dans des plateaux tĂ©lĂ©vision qui ressemblent davantage Ă des gardes Ă vue que dans des Ă©missions de tĂ©lĂ© et quand vous ĂȘtes confrontĂ© Ă des gens qui ne vous pose pas des questions mais essaye de vous faire des procĂšs de dĂ©former vos positions de manipuler ce que vous vous dites pour lui faire dire finalement l'inverse de vous attribuer des positions qui n'ont jamais Ă©tĂ© les votres et quand comme l'a fait jean-lque MĂ©lenchon le dimanche vous dites que ces processus lĂ sont des processus de manipulation vous avez l'ensemble de la caste mĂ©diatique qui se sert l'Ă©coute pour dire oh mon Dieu mon Dieu comment vous pouvez critiquer une une journaliste mais on a le droit de critiquer les journalistes et il faut ĂȘtre en capacitĂ© de critiquer les mĂ©dias font mal leur travail et je veux dire qu'il y a une forme de de d'indignation Ă gĂ©omĂ©trie variable qui est ins supportable les mĂȘmes qui sont tous montĂ©s pour B en cadence pour soutenir router le CRIF parce que Jean-Luc mĂ©onchon poait la manipulation dont elle avait fait preuve dans l'Ă©mission dans lequelle elle m'a interviewĂ© les mĂȘmes n'ont pas eu un mot sur les les plus de 60 journalistes qui sont morts Ă Gaza sous les bombes de l'armĂ©e israĂ©lienne les mĂȘmes n'ont pas eu un mot quand une journaliste de France Info ou une journaliste du mĂ©dia se font attaquer par et menacĂ© par l'extrĂȘme droite les mĂȘmes n'ont pas eu un mot quand le gouvernement a essayĂ© d'empĂȘcher madame lavriilleux du du journal disclose de pouvoir publier son enquĂȘte les mĂȘmes n'ont pas eu un mot Ă ce moment-lĂ pour dĂ©fendre la libertĂ© de la presse qui soi-disant serait attaquĂ© donc vous voyez bien la tartuferie de ceux qui qui qui qui montent comme ça en cadence pour s'en prendre unanimement Ă Jean-Luc MĂ©lenchon soi-disant au nom de la libertĂ© de la presse en vĂ©ritĂ© c'est pour dĂ©fendre une vision un discours totalement orientĂ© de la situation internationale aujourd'hui et finalement celui qui a le mieux rĂ©vĂ©lĂ© ça c'est le prĂ©sident du du SĂ©nat GĂ©rard Larcher qui a montrĂ© qui qui a qui a en quelque sorte fait fait sauter le dĂ©cor la vĂ©ritĂ© c'est que ces gens-lĂ ceux qui nous donneent depuis un an et demi des leçons de bonne conduite sur la maniĂšre avec laquelle il faut parler Ă l'AssemblĂ©e nationale sur les mots qu'on a le droit d'utiliser les mots qu'on a pas le droit d'utiliser sur les tenues qu'on a le droit de porter celle qu'on n pas le droit de porter cela mĂȘme quand ils sont confrontĂ©s Ă cette situation ils se permettent d'aller Ă la radio pour dire au principal opposant de ce pays ferme ta gueule et c'est le prĂ©sident du SĂ©nat qui est censĂ© ĂȘtre le le la personne qui remplace ser le prĂ©sident de la RĂ©publique s'il lui arrivait quelque chose qui dit ça Ă son opposition voilĂ la conception de la dĂ©mocratie qui est la l'heure et il faut la relier avec la multiplication des 493 Ă l'AssemblĂ©e nationale avec cette forme de criminalisation de l'opposition politique vous avez deux dĂ©putĂ©s macronistes qui Ă l'AssemblĂ©e nationale on appeler Ă ce qu'on mette les insoumis qu'on les fiche hein qu'ils aient une fiche s voilĂ des dĂ©putĂ©s macronistes se permettent de dire ça de dire ça aujourd'hui on est dans un moment oĂč la parole de l'opposition politique elle est caricaturĂ©e elle est crimin alisĂ© elle est mĂ©prisĂ©e et finalement il voudrait effectivement nous faire taire et donc voilĂ ce qu'il faut dire trĂšs clairement Ă GĂ©rard Larcher faut lui dire les yeux dans les yeux d'abord il nous fait pas peur il nous intimide pas il devrait parler autrement mais surtout qu' compte pas sur nous pour fermer notre gueule parce qu'on a pas prĂ©vu de le faire parce que on considĂšre que les propositions politiques que l'on porte la parole que l'on porte Ă l'AssemblĂ©e nationale c'est celle des Ă©lectrices et des Ă©lecteurs qui nous ont Ă©lu pour ça qui attendent de nous qu'on se batte contre les mauvais coups du gouvernement qui attendent de nous qu'on se batte pour le pouvoir d'achat qui attend de nous pour qu'on se batte pour qu'enfin il soit fait quelque chose face Ă l'urgence climatique qui attendent de nous que nous refusions la multiplication et la banalisation des discours racistes et islamophobe auquel on a le droit depuis maintenant plusieurs mois et plusieurs annĂ©es c'est notre rĂŽle de porter cette cette parole donc non dĂ©solĂ© monsieur LarchĂ© nous ne fermerons pas notre gueule nous allons continuer Ă faire notre travail d'opposition et si ça vous plaĂźt pas c'est dommage pour vous mais ça nous empĂȘchera pas de continuer voilĂ ce que je voulais vous dire sur ce sujet on continue la bataille je voudrais vous remercier pour tous les messages de soutien que vous nous avez fait parvenir il faut continuer Ă se mobiliser il faut continuer Ă se mobiliser notamment sur la situation internationale pour que les bombes s'arrĂȘtent le plus rapidement possible il y a des nouvelles manifestations encore ce weekend il faut continuer Ă se mobiliser aussi pour que le plus rapidement possible on tourne la page de la macronie qui fait trop de mal au pays faut continuer Ă se mobiliser pour empĂȘcher l'extrĂȘme droite qui essaie maintenant de s'emparer de nos rues pour l'empĂȘcher de continuer ou de croire qu'elle va pouvoir faire la loi dans ce pays faut continuer Ă porter une parole qui a une parole de paix civile une parole de paix Ă Ă l'Ă©chelle internationale une parole de partage de la richesse pour qu'enfin le pays fasse face uni aux dĂ©fis qui sont devant lui voilĂ quelle est notre boussole voilĂ ce qu'on continue Ă porter voilĂ on va continuer Ă le faire et avec vous merci beaucoup d'avoir Ă©tĂ© lĂ merci beaucoup pour votre attention et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numĂ©ro bye bye
Gérard Larcher