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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 22 juillet 2025 55 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #4 | 18 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette séquence ? Elle est fascinante : 10 mois après l'intervention de septembre 2024, dans quel état est le pays ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez 7 millions d'immigrés en France. Pouvez-vous préciser ces chiffres ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un déficit de 47 000 € par habitant. Comment expliquez-vous cette situation ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous les violences contre les policiers à Charleville-Mézières ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Dans l'affaire Naël, vous défendez la légitime défense des policiers. Pourquoi ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'Allemagne renvoie des migrants délinquants. Pourquoi cette mesure est-elle selon vous une rupture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « Le pays est dans un triste état, un état sans doute plus grave que les gens qui nous regardent ne le pensent. »
  • 5:00Philippe de VilliersFait
    « Le peuple historique français sera minoritaire en 2050. »
  • 5:30Philippe de VilliersFait
    « Nous sommes sous la ligne de flottaison. Ça fait 50 ans qu'on est sous la ligne de flottaison parce que ça fait en fait le 50e anniversaire du déficit français budgétaire. »
  • 7:30Philippe de VilliersFait
    « La France fait l'objet d'une procédure de déficit excessif à Bruxelles. »
  • 8:30Philippe de VilliersFait
    « La France a tué mon mari par laxisme. »
  • 11:30Philippe de VilliersFait
    « Il y a plus de légitime défense pour les policiers. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Philippe de Villiers

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour les meilleurs moments de face à Philippe Deviler, Geoffroid Le jeune. Bonsoir, ravi de vous retrouver. Toujours la chaise vide mais la présence de Philippe Devilier euh est là même si la chaise est vide. On continue de découvrir les analyses de Philippe Devilier cette saison qui trouve un écho tout particulier sur l'actualité de cette semaine. Lorsqu'on dérousche toutes les émissions, qu'on revient sur les déclarations de Philippe Devilier. C'est fascinant de voir à quel point ce qu'il a pu dire a un écho sur l'actualité du jour. Et on va commencer, je crois avec la toute première question de la toute première émission de la saison.

Pourquoi cette séquence ? Elle est fascinante 10 mois c'est par l'intervention que vous allez entendre de Philippe Devilier d'aujourd'hui et la question qu'on lui avait posé, est-ce que vous vous en souvenez ou pas ? La toute première émission toute première émission. Non, pas la toute première émission, la toute première question de la première émission de cette saison. On est en septembre 2024. Désolé, j'ai pas cette mémoire. Et en septembre 2024, on lui demande à Philippe Déviller dans quel état est le pays. Regardez. Ben, je pense que le pays est dans un triste état, un état sans doute plus grave que les gens qui nous regardent ne le pensent. Jeessay de dire pourquoi en quelques mots.

D'abord parce que plus que jamais le pronostic vital est engagé. Le 29 août dernier, j'ai été impressionné par une annonce de l'INC, du patron de l'INC qui a dévoilé les derniers chiffres en matière migratoire. Il y a 7 millions d'immigrés en France aujourd'hui. La mer monte au rythme de 500000 personnes supplémentaires par an depuis plusieurs années. Le taux de natalité différentielle entre les familles françaises et les familles étrangères ne cessent de se dégrader. C'est-à-dire que la France en est remis aux familles étrangères pour faire des enfants qu'elle ne fait plus. Et si vous me permettez l'expression, je dirais que plus que jamais l'enfantement et le djihad des femmes.

En fait, à ce rythme-là, le peuple historique français sera minoritaire en 2050. Quand je dis que le pays est en triste état, évidemment, je pense aussi au aux œuvres vies, aux œuvres mortes dont j'avais déjà parlé qui tiennent la carenne du PBO France et qui sont en péril. Le le PBO coule doucement. Nous sommes sous la ligne de flottaison. Ça fait 50 ans qu'on est sous la ligne de flottaison parce que ça fait en fait le 50e anniversaire du déficit français budgétaire. Quelle famille pourrait se permettre ça ? Et on peut même parler de sa bordage. Quand on voit le Bruno Lemer qui fait un cocktail euh pour trinquer à la lame de glace dans la coque, euh on se demande où ils ont la tête.

Ça les amuse. Il s'amuse. Jean-Luc Tavernier, le patron de de l'INC dans les échos dit ceci. Ça m'a beaucoup frappé. Le climat des affaires s'est effondré en juillet. La dette est déclarée aujourd'hui par tous les spécialistes insoutenables. Cette expression a un sens. Ça veut dire que vous, moi euh on on doit 47000 € par personne, par habitant. Qui va payer ? Pas nous, nos enfants, nos petits-enfants. Ensuite, le déficit commercial, il est de 100 milliards d'euros. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait on importe, on consomme, on produit plus. Euh les nouveaux riches, ce sont les distributeurs. On est la plus grande surface des grandes surfaces à France, pays de consommateur.

Ensuite, on a les impôts les plus élevés du monde occidental. Donc, où est-ce qu'on va aller chercher les sources ? Et enfin, alors là, c'est vraiment pathétique. Quelle humiliation. La France fait l'objet d'une procédure de déficit excessif à Bruxelles. Donc, il y a qu'une solution pour établir les comptes. Trancher dans le vif. Rétablir les comptes, ça veut dire faire un effort colossal qui est tout à fait contradictoire avec les propositions de la plupart des patties politiques pour en rajouter, pour vider les caisses un peu plus. Et puis enfin, je dirais que j'ai déjà utilisé cette expression mais elle est plus vraie que jamais. Les murs porteurs s'effondent.

Et quand les murs porteurs s'effondent, la maison s'écroule. la famille, l'école, l'autorité, la sécurité, la justice, le cri de la veuve du gendarme Commune, père de deux enfants de 12 et 16 ans, tué par un chauffard, par un okituf multirécidiviste. Ce cri raisonne dans nos cœurs meurtriis toujours. La France a tué mon mari par laxisme. Et pendant ce temps-là, pendant l'été, qu'est-ce que faisaient les leaders politiques ? Ils étaient attablés, assis sur le pont du Titanic à faire leur partie de carte. Alors pour la gauche, c'est plutôt la belotte, pour la droite c'est plutôt le bridge. Mais ils sont d'accord pour tirer au sort. Ils ont finalement tiré au sort.

Un d'entre eux pour tenir la barre, ils ont pris un un scur de fond. Bon, ça peut marcher. Peut-être qu'on en parlera. Et pendant ce temps-là, on l'a le mozzard de la finance qui joue de la flû au avec Édouard Philippe. On a l'impression que tout ce monde là continue à jouer. Il s'occupe d'eux, il s'occupe pas de la France, en tout cas pas assez de la France. La France aujourd'hui, elle réclame des mesures de salut public pour survivre. Ce qui est terrible Geoffro Lejeune, c'est de voir que on va reprendre la formule de Philippe Devilier, le pronostic de la France est engagé. C'est l'alerte de septembre 2024, on est en juillet 2025. Et ce pronostic, il est peut-être même pire.

Le pronostic vital, il est encore plus urgent aujourd'hui qu'il ne l'était en septembre dernier. Ben, j'ai hâte de la première question de la première émission. Ben, on va reposer la même question en fait. Oui, bien sûr. On va lui reposer exactement la même question. Dans quel état est la France ? C'est terrible de l'écouter dire ça et en même temps je me dis parce que ça fait des années qu'il alerte et qu'il parle du pronostic vital de la France, moi la question que j'ai envie de lui poser la prochaine fois c'est quand est-ce qu'on va atteindre le point de non retour ?

Et bah écoutez, ce sera peut-être lui qui a prévu de revenir euh début septembre, va peut-être falloir qu'il revienne un peu plus tôt. On va mettre la pression. On va mettre la pression, je le dis aux téléspectateurs, vous inquiétez pas. Et peut-être qu'il a une oreille attentive ce vendredi soir. Philippe Devilier, il a intérêt à revenir au plus tard début septembre. Au plus tard dans l'actualité ce vendredi, nous tournant en matière de politique migratoire. Alors là, le sans frontièisme et l'accueil à ses limites. L'Allemagne a décidé de renvoyer des Afghans délinquents. C'est jamais une telle mesure Geoffro aurait été prise il y a encore un an.

L'Allemagne qui a rétabli ses contrôles aux frontières. Là aussi, on était en septembre dernier, Schengen, baby. En France, il y a 50 nuances de politique migratoire au sein du gouvernement. La crise se poursuit. Et alors, pourquoi je vous parle de l'Allemagne ? Parce que là aussi, on parlait de la question migratoire. On était en septembre dernier et Philippe Deviller prenait l'Allemagne en exemple. Il dis, vous allez l'entendre.

dit "C'est bien la première fois que je vais citer l'Allemagne." Alors, pour rester sur en altitude, sur les points hauts, euh il y a il y a la première chose à faire, c'est de couper les pompes aspirantes pour dire au monde entier, "La France ne peut plus accueillir, nourrir, héberger, soigner la misère du monde." 500000 personnes qui rentrent chaque année, c'est plus possible. On arrête.

Deuxièmement, euh il faut imposer par la voie référendaire, il y a pas d'autres voix possible, il faut imposer le primat du du de la législation française, du droit français, de la Constitution de la France sur les lois européennes pour éviter que la TOGE et l'ERMine, la République des juges, ne soit tenté de continuer à prendre le pouvoir. sur le plan euh migratoire. Et troisièmement, je savais pas qu'un jour je pourrais dire ça avec autant de d'assurance et de jovialité. Merci de m'en donner l'occasion. Il faut suivre l'Allemagne. C'est la première fois que je dis ça. Et ce qui se passe en Allemagne, la presse française ne le voit pas. Les hommes politiques français encore moins.

C'est un séisme. Et je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que c'est l'Allemagne qui donne le ton en matière migratoire en Europe depuis le début, puisich en tout cas. et que là c'est une décision souveraine allemande sans concertation avec les voisins. Ensuite deuxèmement deuxème élément clé, ce sont pas les ultranationalistes au pouvoir en Allemagne qu'on fait ça, ce sont les socioémocrates. Donc ça veut dire que c'est pas une réponse à un programme ou un fantasme. C'est le réel qui prend au coller l'idéologie. d'un social démocrate s'appelle Scholz qui est pas un marrant.

Et troisièmement et surtout j'ai écrit un livre moi les cloches son encore demain dans lequel je je m'étonne sur le Virchafendas d'Angela Merkel qui veut dire en français nous y arriverons tous nous allons y arriver. Et en fait, elle a fait rentrer 1400000 migrants au moment de la crise de Syrie et toute l'Europe était en extase et toute la presse était en pas moison devant la moutor courage.

Et puis voilà que son successeur social-démocrate dit "Onferme les frontières." Ce séisme allemand n'est pas qu'allemand, il est européen parce que il y a des pays qui commencent à regarder qui vont faire la même chose, qui commencent à faire la même chose et surtout parce que c'est une rupture une rupture majeure et inattendue avec deux éléments clés de la doxa européenne. J'entendais Franky Ester qui disait voilà ce qu'il faut faire sur le plan migratoire et cetera et il en touche pas au pacte migration asile.

Or justement le pacte migration asile ça consiste à répartir les demandeurs d'asile dans toute l'Europe et c'est ce que vient de refuser monsieur Scholz en disant c'est fini on ferme les frontières vous vous débrouillez avec les demandeurs asiles. Donc fini le pacte migration asile et deuxièmement et c'est plus important encore l'idéologie européenne appuyée sur le patronat européen c'est c'est l'idée d'une recréation anthropologique. Il faut écouter madame Johanson, le commissaire européen qui disait "L'agence Frontex est une agence d'accueil, c'est-à-dire qu'en fait la migration vient compenser notre défaillance démographique." C'est ça l'idée européenne.

C'est-à-dire que le changement de peuplement, il est programmé. Et là, tout à coup, il y a l'Allemagne qui dit "Non, stop, on arrête, on remet les frontières". Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? En fait, c'est une rupture majeure parce que depuis le traité euh de Schengen qui s'est appliqué en 1995, moi je me souviens, je me suis élevé avec mes amis George Bertu, Dominique Souchet et Bruno Retaillot qui était mon porte-parole à l'époque. On s'est élevé contre cette ce traité en disant quand vous faites des trous dans une bouilloir, dans une casserole plutôt, ça devient une passoire. Bon, c'était simple mais les gens à l'époque disaient on comprend pas ce qu'ils disent.

Bon, en fait, pendant longtemps jusqu'à la décision de Scholz, il était entendu que l'Europe, ça voulait dire le démantellement des frontières et ça voulait dire euh l'avènement du marché comme régulateur exclusif des pulsions humaines et des tensions du monde, c'est-à-dire une Europe postpolitique Il y a plus d'élection des commissaires, une Europe posthorique, on passe au marché de masse, il y a plus d'histoire, il y a plus de politique et une Europe postterritoriale, l'espace sans frontière. Et c'est ça qui est remis en cause par l'Allemagne.

Et cette remise en cause de l'espace Schengen de cette Europe sans frontière, c'est une position que Philippe Devilier défend depuis le premier jour. Il faut imaginer ce qui se passe dans la vie de Philippe Devillier en 19919 au moment de la campagne pour Masterrist. Ils sont seuls au monde les ceux qu'il appelle les conscrit de Masterrist. Il y a Chevinement, il y a Jean-Marie Le Pen, il y a il y a Philippe Séin et lui. Ils sont sur le monde. Tout le monde se moque d'eux. Le cercle de la raison est complètement contre eux. Et ils disent ça, ils disent "ça va mal finir. Un jour les peuples vous diront stop" à cause de l'immigration.

Parce que on peut pas laisser quelqu'un qui pose le pied sur le sol européen aller où il veut. réalité a don raison 33 ans plus tard à ces genslins sont décédés lui il est encore là pour pour savourer entre guillemets sa victoire même si je pense qu'il aurait aimé gagner à l'époque. Et et ce qui est très impressionnant c'est que Philippe il a une formule depuis que je le connais il dit un jour le mur de Mastrist va tomber c'estàd que la réalité va s'imposer à nos gouvernants. Et là il est en train de décrire le fait que le mur de Mastristé et que et qu'aujourd'hui des pays comme l'Allemagne changent mais tous les autres pays européens à part l'Espagne ont changé leur politique migratoire.

Et la France vous pouvez rajouter hein aujourd'hui c'est très compliqué. il a pas de révolution en matière de politique migratoire, même si par exemple on a des responsables politiques au sein de ce gouvernement qui aspire à ce qu'il y ait une vraie révolution en matière de politique migratoire. Dans l'actualité, ce vendredi, on apprend que des policiers ont été pris pour cible dans la ville de Charleville Misière parce que le maire a muré un local connu comme étant un point deal.

On on est donc sur des violences contre les policiers euh sur fond de trafic de stupéfiant, mais vous savez dans les médias ou dans les dans euh sur et chez certains politiques, on préfère parler violence policière, racisme systémique. Donc vous avez des élus qui ciblent les policiers puis vous avez des hommes et des femmes qui euh soutiennent les forces de et Philippe Deviler fait partie de cette caste là qui soutient l'uniforme. Et j'en veux pour preuve son discours en juin dernier lorsqu'on apprend que dans la mort de Naël, le policier qui a effectué le le tir va être jugé pour meurtre.

Et Philippe Deviler souhaitait réagir à cela, mais de manière générale revenir sur cette sur ces forces de l'ordre qui, je le rappelle, nous protègent.

Moi, j'appartiens à une famille euh de soldats depuis longtemps et j'ai entendu pendant toute mon enfance et maintenant pendant toute ma saissance avec mon frère Pierre, chef d'étatmajor des armées, une phrase qui est revenue et qui était prononcée par Dolâtre qui a été le formateur de mon père comme jeune capitaine et de l'âtre disait attention un soldat ne tue pas un soldat met hors d'état de nuire et ça c'est la doctrine de force de l'ordre en fait et faire passer les soldats, faire passer les gendarmes, faire passer les policiers pour des gens qui se réveillent le matin et qui se disent "Ah, aujourd'hui, je vais pouvoir sortir mon arme, je vais pouvoir tuer." C'est un scandale.

et ne pas les connaître et c'est un mépris insupportable. Il faut que tous les citoyens se lèvent et se tournent vers les force de l'ordre en leur disant "On sait que vous êtes le dernier rempart de notre sécurité. Alors vous êtes trop précieux pour qu'on ne vous soutienne pas." Qu'est-ce qui s'est passé dans l'affaire Naël l'archange là ? Vous souvenez Mbappé ? Petit ange. Petit ange. Ouis. Et ouais. Alors donc un délinquant qui refuse d'obtempérer, donc il est en infraction, il roule à 116 à l'heure dans les rues de Nanterre. Il manque d'écraser une dame avec son enfant et un cycliste. Et en face de lui, il y a une place.

Il y a un d'abord une un passage piéton rempli de monde et une place noire de monde. Voilà le contexte. En face, on a le policier. Le policier, il est accusé de deux choses. Premièrement, d'une intention homicide. Quand on regarde ses états de service, il a été en Afghanistan, il a jamais sorti son arme et cetera. C'est c'est un homme impeccable. Et ce qu'il a fait en fait, il a utilisé son arme parce qu'il pouvait pas faire autrement et pour protéger les gens, pas même pas pour se protéger, pour protéger les innocents. Et ça va plus loin. On l'accuse de pas avoir respecté la loi, mais c'est le juge qui respecte pas la loi.

Il y a une loi de 2017 que j'ai lu et relu avant de venir ici et qui dit que le policier peut utiliser peut utiliser son arme si il a besoin en cas de nécessité absolue. Donc le procès qui est fait à ce policier est un procès inique mais ça a des conséquences. Ça a deux conséquences et je pense que les policiers qui m'écoutent là en ce moment euh ont conscience de ce que je vais dire. Première conséquence, c'est la défaite de l'État régalien. C'est la défaite en fait de l'autorité. Pourquoi ? Parce que maintenant on sait que la présomption d'innocence, elle existe pour tout le monde sauf pour les policiers.

Et ce monsieur Macron qui a dit "Ce qui a été fait est inacceptable, inexcusable." Donc il a brisé la présomption d'innocence pour ce policier et pour tous les policiers. Deuxièmement, il y a plus de légitime défense pour les policiers et troisièmement le parquet. Maintenant, on le sait, c'est plus la défense de la société, c'est un pilorie. Deuxème conséquence, c'est la c'est la victoire des émettiers, des malfras, des délinquents. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on leur dit "Il y a un privilège immunitaire pour vous et vous avez raison de dire la police tue". Car il y a eu violence politière. Voilà le discours mélanchonniste. Et qu'est-ce qu'on dit au policiers ?

On leur dit "Écoutez, vaut mieux pas utiliser vos armes et vaut mieux laisser partir les racailles." C'est-à-dire qu'en fait, on désarme la police, on la désarme physiquement et moralement et juridiquement. Alors même, quel est le dernier rempart ? Et je terminerai en disant ceci, c'est très grave. Max Weber avait dit la caractéristique de l'État de la puissance publique, c'est le monopole de la violence légitime. Là, il y a plus de monopole de la violence légitime. Jeff crois aux jeunes, là aussi, on on comprend à quel point euh euh Philippe Devilier est attaché, je le disais, à l'uniforme, aux forces de l'ordre, à l'armée.

Il disait par exemple, je sais m'a toujours dit, moi je j'ai toujours refusé la légion d'odeur parce que c'est c'est pour les soldats ceux qui sont tombés pour la France. Moi, je peux témoigner d'une chose, c'est que évidemment il a beaucoup d'estime pour les l'uniforme et pour les les forces de l'ordre et pour et pour l'armée, mais elles ont aussi beaucoup d'estime pour lui. Et vous savez, Philippe, ça je vous apprends rien, Elliot, mais il est jamais à Paris, sauf le vendredi où il vient pour notre émission. Oui. Et il fait une promenade dans Paris euh avant de venir. Ne donnez pas l'adresse parce qu'il doit être tranquille.

C'est une période, il faut le dire aux téléspectateurs, sa promenade l'après-midi, le vendredi après-midi et ce moment où il arrive à à trouver les derniers détails pour l'émission et il rumine toutes ses idées et donc on donne pas l'adresse, on va donner aucun détail mais c'est son c'est un moment très important et évidemment il se promènent dans la rue parce qu'à Paris il y a pas de de grand champ comme en vendé et les gens l'arrêtent évidemment et j'ai constaté un avant après l'émission sur ces news, c'est-à-dire que avant il était reconnu par certains qu'il avait connu en politique et cetera.

est arrêté quiment par tout le monde et notamment j'ai assisté une fois dans un restaurant des forces des policiers qui sont qui étai en civil qui sont venus le voir et qui lui ont dit merci pour ça merci parce que vous êtes un des rares à nous défendre pour les bonnes raisons et apporter ce ce discours qu'on entend pas assez dans les médias qu'on entend pas assez dans la classe politique. Donc je peux témoigner que voilà c'est devenu une rockstar chez chez les policiers. On revient dans un instant chers téléspectateurs et restez avec nous. Pourquoi ? parce que on écoutera Philippe Deviler sur son regard sur les questions internationales et souvent c'est très risqué ces questions là.

Vous êtes sur un fil. Mais sa force à Philippe Devilier, c'est qu'il puise son analyse dans l'histoire à chaque fois. Et je vais pas dire qu'il vise juste à chaque fois. Euh on peut partager ou non ses positions, mais simplement euh vous avez un homme qui ne va pas sur l'instant présent mais qui va parler de demain en regardant ce qui s'est passé les siècles ou les siècles passés. Et peut-être c'est pour ça qu'il arrive aussi bien à parler des questions internationales et on voit ça juste après la publicité. Reste avec nous. Il est 19h30 sur C News et on poursuit les meilleurs moments de face à Philippe Deviller toujours avec Jeffroid le jeune.

Je frois, je disais qu'on va écouter Philippe Devilier sur les questions internationales et de ce qui est saisissant c'est de voir aussi que Philippe Devilier tire son analyse en se plongeant dans l'histoire et par sa puissance et sa connaissance historique qu'il va avoir se faire son propre avis sur les situations. Et contrairement à certains géopolitologues, analystes politiques euh qui restent sur l'instant et analyse parfois de manière alarmiste les situations, lui puisse ça sur le temps long et prend le temps de regarder un peu plus en hauteur.

L'actualité internationale cette semaine, Geoffroid, nous emmène en Syrie alors que le la minorité de russe a été attaquée par au sud-ouest du pays. On recense plus de 600 morts. En mai dernier, le chef du régime sérien, l'ancien djihadiste Aljani, appelé désormais Alchar, était reçu à l'Élysée. C'était le premier déplacement officiel sur le sol européen en France. Accueilli donc à l'Élysée par Emmanuel Macron. Qu'en pensait à l'époque Philippe Devilier ? On pouvait penser aux familles du Batacland, Samuel Patti, Domic Bernard, à toutes les victimes.

Et si on pense aux familles du Bataclan, on se souvient, on peut retrouver ensemble les citations, des félicitations adressées à au terroristes du Bataclan par ce monsieur, par ce terroriste ancien Alcadar. Enfin, il a tout fait Daesh. Il a tout fait un terroriste. Donc c'est une honte. C'est une honte parce que la promesse n'a pas été tenu en fait comme d'habitude. Je sais pas si on avait traité ça le 8 décembre dernier. 8 décembre 2024. La promesse, il arrive et il dit tous les Syriens sont frères. Les minorités ethniques et religieuses seront protégées. Bon, elles ne l'ont pas été. Massacre des alaïes, des druides et des chrétiens par milliers.

Bon, la promesse n'a pas été tenue par un pouvoir qui composait de gens de Daesh, de Aikada et cetera. Et puis euh et puis il y a un chef. Ce chef donc il est passé la djà-bas à la tenue de Cuba quelques instants. Maintenant, il est en cravate. Il a même une cravate bleue comme moi et une barbe qui est plus conséquente que la vôtre. Euh c'est un signe et en fait on dit de lui c'est un islamiste modéré. Alors la question que je pose euh quelle est la différence entre un islamiste modéré et un anthrophage modéré ou encore un pyana végétarien ? C'est sérieux ? La France depuis le début, elle déroule tapis rouge.

Souvenez-vous Macron qui dit "L'état de Barbarie est tombé le 8 décembre et puis son ministre des affaires étrangères va là-bas et d'ailleurs la ministre des affaires étrangères de l'Allemagne, elle a voulu serrer la main de du terroriste et il a refusé." Ah oui, il a refusé. Voilà. Et donc en fait euh le c'est une faute diplomatique majeure de la part de la France. Pourquoi vous rendez compte que on parle des Russes, on parle des Kurdes, on parle des alaouites. Le mot chrétien, il l'a pas prononcé Macron. Vous savez que il y avait 2 millions de chrétiens au début du 19e siècle en Syrie. Il y en a 20000 aujourd'hui. C'est la valise où le cercueil là encore.

Et c'est la fin d'une culture bimillénaire. Le christianisme, il a commencé, puisqu'on en parle, faisons le lien, il a commencé à Damas avec le chemin de Damas de Saint-Paul. Il a commencé à Antioche puisque je parlais tout à l'heure de du sein d'Antioche. Antioche, c'est là qu' est né le Mont chrétien Antioche. C'est là que Saint-Louis a déposé sa promesse en 1248. Je vous protégerai avec la même protection spéciale que pour tous les Français. C'est là que à partir de 632, les chrétiens sont devenus des dimis mais ils ont continué à vivre, à survivre. pour être la présence de la chrétienté en Orient.

En fait, tout ce qu'on regarde en Syrie aujourd'hui, la fin des chrétiens d'Orient nous rappelle un mot d'un patriarche qui un jour nous a dit "Regardez bien ce qui nous arrive, ça vous arrivera après nous." Voilà ce qu'il disait sur la question syrienne. Je vous donne la parole dans un instant Geofroid, mais je voudrais qu'on l'écoute toujours dans cette région du proche et Moyen-Orient. Cette fois-ci, c'est le 13 juin dernier. Israël entame, souvenez-vous ce que Donald Trump appellera ensuite la guerre de 12 jours contre la République islamique d'Iran.

et Philippe Deviler euh revenait sur la position de la France insoumise qui condamnait les frappes israéliennes à peine euh la guerre avait commencé. regardez euh la séquence de Philippe. J'aurais vous dire un mot de Mélenchon et un mot de Macron. Euh sur Mélenchon, je me souviens une conversation en 2005 avec lui au moment du référendum sur la Constitution et j'avais publié les turqueries du grand Mamamoui sur Shirac qui voulait faire rentrer la Turquie en Europe et lui il était violemment hostile en disant si on fait rentrer l'islamisme en Europe, on aura une Europe islamique. et il disait ça, on peut retrouver les les images.

Il était déchaîné sur la question de la laïcité comme il disait. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Bah, il s'est passé une chose épouvantable pour un homme politique, c'est que la gauche en fait, elle n'a plus d'électeurs et donc elle est allée chercher dans les banlieux et elle a fait venir dans les banlieux des électeurs. Voilà, la démocratie c'est le nombre, c'est le gros inconvénient. Quand vous avez compris que la démocratie c'est le nombre, bah il faut pratiquer la politique du nombre. Et quand vous êtes pas en situation de pratiquer la politique du nombre, il faut aller chercher le nombre ailleurs. C'est ce qu'ils ont fait.

Et en fait, je me disais en venant tout à l'heure, je me disais en fait pour Mélenchon, la France est devenue une annexe de la Palestine. Et donc le meeting hier avec Rima Hassan, c'était ça. On était en Palestine, on était dans un bout de Palestine en France. C'estàd qu'en fait la France est devenue un état confédéré. Il y a un bout de de régalien qui est qui dépend de notre puissance publique et un autre bout du Moyen-Orient. C'est à finance ce qui se passe. Et comment la gauche, l'ancienne gauche laïque, la gauche Josepin, tout ça et cetera, comment ils ont pu se raller à ça ?

Et on en parlera tout à l'heure, mais les dernières prises de position de Macron, ça y est, il est revenu dans ce dans cette sphère là. Alors, puisque je parle de Macron, moi j'ai vu Barreau, donc j'ai pas vu Macron. Euh euh Macron fait de la il souffre d'une logorée chronique donc il fait des conférences de presse, il fait des prestations. On va voir d'ailleurs qui qui sera celui qui aura le plus de téléspectateurs demain. Et euh mais alors il est complètement pris à revers parce que lui il a dit le 18 juin va reconnaître l'État palestinien. Donc il est visiblement il est pas dans le circuit des informations confidentielles et c'est tragique pour la France.

Ça veut dire qu'en fait c'est un coupeur de citron Macron à l'échelle internationale. Je choisis mon image pour qu'elle soit comprise. Et alors, je précise aux téléspectateurs et encore une fois merci aux téléspectateurs parce que ce 13 juin dernier au moment où nous faisons l'émission euh Geoffroid mais c'était Charlotte à la place euh je Emmanuel Macron fait une conférence de presse qui va durer 50 minutes en direct au début donc des premières frappes israéliennes et le lendemain c'est on découvre les audiences et qu'est-ce qu'on découvre ? On découvre que ce vendredi 13 juin, Philippe va jusqu'à 989000 téléspectateurs quand nos concurrents BFM, LCI sont à 275000 et 330000 pour LCI.

C'est-à-dire que si vous additionnez toutes les chaînes d'information, ça n'arrivait même pas au score de Philippe Devilier alors que les trois chaînes d'information avaient diffusé l'intervention d'une quarantaine ou cinquantaine de minutes d'Emmanuel Macron. Ça veut dire que si on fait un match Philippe Devill et Macron, c'est Philippe qui gagne. Et ben écoutez, je sais pas. En tous les cas, ce match avait été remporté par Philippe Deviler. Revenons. Ça dit quelque chose ? Ça dit quelque chose de très profond. Ça dit quoi justement ? Parce que c'est aussi la question qu'on s'était posée le lendemain mais j'ai la mémoire courte.

Vous l' Non mais vous l'avez beaucoup souligné en introduisant les les deux propos de Philippe sur l'international. Mais ce qui est ce qui est intéressant et ce qui est ce qui est passionnant quand on l'écoute, c'est que en fait il vous il vous raconte pas. Moi par exemple, je suis journaliste et donc je suis dans l'instant, c'est mon métier, je suis un peu obligé. Et à chaque fois que je l'écoute, je me dis "Mais quelle quelle chance de pouvoir prendre du recul sur plusieurs siècles." Et il part du principe en fait que les mentalités des peuples sont immuables, que les logiques sont toujours les mêmes et que l'histoire se répète indéfiniment.

Vous connaissez la formule, au début comme une tragédie, ensuite comme une farce et cetera. Mais à la fin, il est capable de plaquer des raisonnements sur des situations. Donc même si quelqu'un comme moi par exemple qui peut être un peu troublé par quelque chose qui va le dérouter, par une parole qui va qui va dire "Non, Aljoulani c'est devenu un gentil, vous allez voir et cetera, vous dites "Bon après tout pourquoi pas ?" Lui en fait, il a une vérité immuable au fond de lui et il est capable de vous dire "Non, ça se passera comme ça" et malheureusement c'est toujours lui qui a raison.

Et euh encore une fois, très intéressant de voir aussi son analyse sur Jean-Luc Mélenchon euh homme politique qui l'a bien connu notamment euh à Bruxelles était eurodéputé. C'est ma théorie sur Philippe Devillier, c'est le où est Charlie de la vie politique française depuis 50 ans. C'est vous regardez quel événement qui se soit passé. Il était là, il a il était là, il a connu les protagonistes et cetera. Et en effet, Mélenchon qui est devenu un personnage central aujourd'hui parce quelqu'un qui connaît depuis très longtemps. Il a très bien connu le Mélenchon entre guillemets fréquentable. Le Mélenchon qui était un vrai homme de gauche révolutionnaire et cetera.

Mais moi je l'ai connu sur la fin. euh quelqu'un avec qui on pouvait discuter, quelqu'un avec qui on pouvait avoir des échanges très violents mais très intéressants. Et aujourd'hui, c'est complètement autre chose. C'est ce que décrit Philippe. Un autre personnage alors que euh Philippe Deviler reste le même. On le disait donc Philippe Deviler pense à un sujet sur les questions internationales mais pas que d'ailleurs un sujet de société à l'ône de l'histoire et donc ne reste pas en surface puisse puisse dans le passé des réponses pour l'avenir quittent parfois à être à la marge de la pensée dominante. On va prendre le cas de Donald Trump. C'est passionnant le cas de Donald Trump.

Avril dernier, Donald Trump, l'imprévisible Donald Trump menace le monde. Terminer le libre échange, terminer la mondialisation heureuse, droit de douane. Ah, c'est la catastrophe. Donald Trump est devenu fou. En avril et même en février, on expliquait que Donald Trump était peut-être un agent du KGB. Et puis il y avait l'analyse de Philippe Devilier. Qui est Donald Trump selon Philippe Devilier ? On n'est plus habitué en France à ce que un chef d'état défende son pays. Je vais vous expliquer.

En fait, il a compris une chose que nous on n'a pas compris en Europe, c'est que l'Amérique s'est appuyé sur une théorie économique depuis 1817 qui lui a bien profité, c'est la théorie de Ricardo qui repose sur deux principes. 1 la spécialisation internationale de la loi des atouts respectifs. Euh sauf que depuis la chute du mur de Berlin et la mondialisation heureuse, quand on a abattu toutes les frontières, tous les droits de douane, on s'est trouvé en concurrence avec des pays comme la Chine dont le coût de manœuvre est sans rapport avec le nôtre. Et du coup, tout l'Occident s'est vidé forces vives, l'agriculture, l'industrie.

Et à l'époque, j'entendais les hommes politiques français qui me disaient tous, je veux pas citer les noms parce qu'ils sont encore vivants. Il me disait "Mais t'inquiète pas Philippe, on va perdre l'agriculture, on va perdre l'industrie, mais on va se rattraper dans les services parce que c'est pas demain la veille que les Chinois et les Indiens vont former des ingénieurs et des informaticiens." Voilà. Et aujourd'hui, on importe les semi-conducteurs. Voilà, on y est. On est un protectorat numérique de de l'Amérique et un protectorat technologique de la Chine. Et donc en fait Trump il a fait deux constats. Vous allez voir que c'est pas fou.

Premier constat, on va pas continuer longtemps avec le dollar parce que jusqu'à présent en fait l'Amérique se finançait grâce à la sueraineté mondiale du dollar et l'extraterritorialité juridique qui va avec. Sauf que on va vers ce que les économistes appellent maintenant la dédolarisation du monde avec les bricks. Donc c'est fini le temps où l'Amérique pouvait financer 6 % de du PIB son déficit. avec le dollar, c'est fini devant nous, c'est fini. Donc c'est une bonne anticipation pour lui de son point de vue. Et deuxièmement, il constate la désindustrialisation. Il faut lire Alexandre de VC faisait une chronique là-dessus comme toujours remarquable.

Il faut lire le livre de Vince qui dit tout sur la Ruste belt, la ceinture de la rouille. Et donc la désindustrialisation de de l'Amérique, elle est insupportable pour Trump. C'est grâce à ça qu'il a été élu. Il veut en fait refaire une économie de production. Et pour refaire une économie de production, il veut évidemment retrouver un protectionnisme de bonne à loi selon lui. Alors bon, après il y a le tempérament de Trump mais sur le fond son idée c'est de passer du mondialisme absolu sans aucune frontière avec les chaînes de valeur globale où on possède plus rien et on devient des consommateurs à un pays de producteur.

Voilà, un pays de producteur, l'Amérique qui était devenu un pays de consommateur, la Nouvelle Amérique qui va devenir qui va redevenir qui a vocation selon Trump à redevenir un pays de producteur. Voilà, on a tout entendu dans cette période là et les attaques contre Philippe Deviler qui a eu le malheur de de définir selon lui la vision de Donald Trump qu'il n'épousse pas forcément, c'est pas le problème. profondément français. Celui qui fait un procès en francité, faut se réveiller tôt, faut se réveiller assez tôt euh très tôt. Mais quand même, le simple fait de dire ça, c'était de le mettre de côté, de l'attaquer.

Ce qui est drôle d'ailleurs, c'est que 6 mois après, tout le monde a compris et tout le monde s'est rangé, en fait, tout le monde a compris la stratégie de Donald Trump. Donc, il le dit un peu plus tôt que tout le monde, Philippe. Et au-delà de son analyse, moi j'aime bien cette phrase, on n'est pas habitué en France à des politiques qui défendent à des des hommes d'état qui défendent leur peuple. Au-delà de ça, c'est la critique en creux de des erreurs de nos élites depuis maintenant 30 40 ans. C'est les gens qui ont cru à la fin de l'histoire, qui ont cru à la mondialisation heureuse, qui ont cru au libre échange.

Et aujourd'hui, bah c'est aussi une formule de Philippe, le mur de la mondialisation est en train de tomber. C'est pas Trump qui le fait tomber. Trump en tire juste les conclusions adéquates. Je voudrais qu'on revienne à l'actualité française à présent. Vous savez, c'était le weekend dernier, le weekend du 14 juillet 13 et 14. Vous avez eu des débordements moins importants que les années précédentes, mais les forces de l'ordre étaient mobilisé. Elles ont fait un travail admirable comme chaque année.

Il y a eu aussi un travail du côté du ministère de la justice qui a décidé de ne pas revivre les scènes et les situations hubesques des émeutes précédentes avec une volonté d'efficacité, de rapidité, de transparence. Du côté de la procureur, les réquisitions, les peines requises étaient extrêmement lourdes cette semaine pour les délinquant qui avait été interpellés, placé en garde à vue et qui comparaissait en comparition et immédiate. En revanche, il y a un dernier chénon euh maillon pardon qui est essentiel, c'est le c'est la décision du magistrat et là le magistrat il est libre, pleinement libre. Euh et le ministre de la justice peut imaginer tout ce qu'il veut.

Au final, c'est pas lui qui va rendre à la justice avec un grand J. Je voudrais qu'on écoute Philippe Deviler sur les émeutes post victoire du Pariss-Germain. Donc on est le 6 juin finale de Ligue des Champions le 31 mai dernier. Très intéressant puisque lui il y voit dans ses émeutes une faille politique. La classe politique euh elle fin de ne pas voir que nous sommes en train de passer d'une société homogène dans mon enfance par ses voisinages, par son art de vivre, par sa civilisation à une société tribale. J'ai utilisé le mot tout à l'heure, je le réutilise. une société tribale, c'est multifracturée, multiconflictuelle, multidéculturée, de prèguerre civile.

La classe politique refuse de voir cela et de faire le lien entre le passé, nous étions heureux, en harmonie et la situation dans laquelle aujourd'hui les Français ont peur, peur de sortir de chez eux parce qu'ils sont plus chez eux. Et pire que ça, la classe politique sans exception, la classe politique au pouvoir sans exception, elle a refusé de faire le lien entre les événements, les émeutes du 31 mai et la politique migratoire depuis 50 ans.

J'en veux pour preuve la déclaration du ministre de l'intérieur qui a dit voilà les barbares, le mot je le récuse pas au contraire mais il dit voilà les barbares, voilà le résultat de la déconstruction, voilà le résultat d'une société qui a perdu ses murs porteurs. Tiens tiens, c'est du combat pour les valeurs dans le texte, la hiérarchie, la l'autorité et cetera. Sauf que c'est pas ça en fait. Et j'invite Bruno Raillot venir au puit du fou. Là, le weekend de la Pentecôte, il y aura 100000 personnes, il y aura pas de trouble. Il y a eu 100000 personnes le weekend dernier à l'ascension, il y a pas eu de trouble. Et au vent des globes, il y a pas de trouble. Il y a 400000 personnes au départ.

Et la coupe de monde de rugby, il y a pas de trouble. Et le Tour de France, il y a pas de trouble. Donc c'est pas la bonne explication. En fait, le 31 mai aurait dû être l'occasion d'une recherche en paternité, une recherche en causalité, une recherche en responsabilité de l'attitude criminelle de la classe politique qui depuis 50 ans a abandonné le pays au nom d'une immigration invasive. Euh en fait euh on aurait dû cette semaine parler de deux choses. La première c'est la faille de la politique d'intégration. Voilà la société multiculturelle, le football multiculturel, la société multiculturelle. Il y en a un qui l'a dit d'ailleurs, c'est con bendit.

Sauf qu'il a oublié de dire que la société multiculturelle, elle est multiconflictuelle. Et puis deuxièmement, deuxième échec, c'est la politique de l'immigration massive à faire rentrer 500000 personnes tous les ans, on rend les problèmes impossibles à résoudre. Et donc quand on voit Édouard Philippe qui fait un livre pour expliquer que il faut faire rentrer une immigration supplémentaire en choisissant c'est c'est la c'est la traite retrouvée, c'est la traite modernisée. Voyez, on choisit alors dans le temps cit la dentition, maintenant c'est les diplômes et cetera.

On va aller piller le tironde parce que il nous faut des médecins, il nous faut des géomètres, des des informaticiens et cetera. C'est horrible. Et euh et là tous les jours, on fait rentrer des métiers en tension. Et pourquoi ? Parce que la Macronie a besoin de de d'avoir des scooters qui apportent les sushis à venue Foche. Euh d'avoir pour monsieur Marx et les hôteliers des mecs qui font la plonge sénégalais qui sont pas chers. Mais c'est horrible tout ça. C'est horrible. Alors que on devrait avoir une grande politique de codéveloppement, une politique internationale de rayonnement. en permettant aux gens qui veulent rester chez eux de pas être déracinés.

C'est ça la vraie humanité, la vraie fraternité de voisinage. Donc la classe politique, elle se déshonore à ne pas vouloir regarder en face le poids de ces crimes. Là aussi, sur les questions de sécurité, sur la question de ces ces piliers qui s'effondent, Philippe Deviler attient ce discours depuis depuis de nombreuses années. Et le mot qu'on puisse dire, c'est qu'il se il ne se contredit pas. Euh moi ce qui m'intéresse à chaque fois quand je quand je l'écoute, c'est que on il a la même indignation que le command des mortels sur euh sur ces sujets-là. Euh mais aussi il arrive à à à lier euh les sujets d'insécurité, les sujets euh d'ensauvagement et cetera à une question anthropologique.

Et en réalité, il remonte à la racine de ce qu'est l'être humain et euh au déracinement qu'on impose ou que s'imposent d'ailleurs les populations étrangères qui viennent en France. H et donc c'est une réponse beaucoup plus complète que les les le politiquement correct qu'on peut entendre y compris dans la bouche parfois de certains responsables politiques de droite qui s'empêch d'aller trop loin. Lui il a une liberté totale et en réalité il va au fond des choses. Moi, j'entends un nombre de politiques me dire il a raison évidemment mais on peut pas le dire comme ça. Donc je pense que c'est la vocation de cette émission.

Et puis Philippe Devilier ce sont les apologues en fin d'émission mais parfois il a ce génie de faire des apologues sur des sujets d'actualité. La polémique de la semaine c'est quoi Geoffre le jeune ? Sandrine Rousseau. Sandrine Rousseau qui nous dit qu'elle en a rien à péter en parlant des agriculteurs à propos de leur rentabilité et concernant la fameuse loi du plomb qui allège les contraintes sur les pesticides. Ce n'est pas le fond qui choque. Elle peut être en en désaccord avec cette loi et il y a plus de 200000 Français qui ont signé une pétition contre cette loi. D'ailleurs, très intéressant de voir ça. C'est la forme bien évidemment. Rien à pété de leur rentabilité.

Imaginez la morgue qui traduit un peu le fond quand même. Bah vous avez entièrement raison. Philippe Deviler est souvent inspiré quand il parle d'écologisme que mer dit-il. Ouais. Et ça lui avait donné une envie, une sorte d'apologue. Il avait appelé ça la journée du citoyen descarboné. Écoutez, Matthéo quand il se lève le matin, première chose qu'il ouvre ses volet et là en face de lui une prairie vide, il y a plus de vache.

Il m'exclique parce que au 20h de une grande chaîne de service public le président de la cour des comptes qui est parfaitement dans sa fonction comme vous allez le voir Pierre Moscovici a expliqué que fallait plus de vaches parce que les vaches pètent et que le méthane c'est mauvais pour la planète va pour les vaches. Après il met la main en visière et qu'est-ce qu'il voit ? un mur de pâle d'éolienne qui gronde jour et nuit et qui lui et sa femme évidemment et qui qui perturbe le sommeil de du couple et des enfants.

Le matin quand il se réveille et là je fais allusion à votre lancement, il s'habille et au moment de s'habiller, il veut changer de slip et de jean et sa femme l'arrête, elle ressort le le tableau que vous avez montré dit "Non, non, non, non, j'ai vu dans le parisien. Non, non, le stip encore 3 jours, un jour por un jour et le jean encore 30 jours pouvez 15 à 30 fois. Ouais. Donc il finira par tenir tout seul. Voilà. Et au moment de passer à table, sa femme lui dit "Non, non, il y a pas de il y a pas de repas." Alors, d'abord, il a d'habitude, il va prendre l'apéro à midi. Là, il y a pas d'apéro parce que il y a plus de café. Le café a été remplacé par un kebab.

Il regarde autour de lui les voisinages et il voit l'usine qui se démonte, la mosquée qui s'installe, le porte-monnaie qui se vide. Il rentre et il dit à sa femme, "Janine, on va manger quelque chose ?" Elle dit "Non. On peut pas. Il faut payer à la TVA pour l'autoentrepreneur Byrou. Et puis en plus, regarde la lettre du préfet qu'on vient de recevoir. On peut même pas louer la maison cet été. J'ai dis pourquoi ? Ben regarde lui et il lit votre trois pièces est une passoire thermique. Bon il part au boulot, il arrive euh aux portes de la ville. Je dirais pas laquelle, il me l'a dit mais c'est une ville écolo.

Et là il voit Z Z Z Z Z Z ZFE zone à faible émission, il appelle ça zone à forte exclusion. Lui, il a une bagnole diesel, donc il fait du CO2, donc il est interdit d'accès et donc il prend sa trousse à outil d'auto-entrepreneur sous le bras et il prend une trottinette à [ __ ] comme un écolo pour aller à l'intérieur du centre-ville. il se console en se disant parce que c'est quand même un bon citoyen français, je suis un citoyen décarboné. Il y a quand même du positif. L'impression de sauver la planète quand même, ça compte malgré tout.

Et quand il rentre le soir du boulot, tout ne va pas tout seul parce que son fils Kevin vient vers lui et lui dit en hésitant "Papa, il faut que je te dise un truc. Je le planning familial est venu, fait un cours d'éducation sexuelle et ils ont dit "Papa, je je suis peut-être une fille." Ah et même ils ont dit il était peut-être encein. Donc là, il coupe, il regarde la télé, il allume le service public et il tombe sur Mathil Panu.

Et là, sans transition, il pense au punaise de lit, le combat de un des combats de Mathilde Panot et il entend le journaliste qui dit qui en fait lui dit en gros comme à beaucoup de Français, vous de toute façon vous êtes descendants de mâ blanc colonialistes qui ont asservi les minorités. Donc là, il coupe le service public et il part dans son lit. Sa femme le rejoint. Elle elle a regardé Sandrine Rousseau euh sur sur euh France 5 et elle met une condition à tout commerce vespéral, c'est qu'il soit un homme déconstruit. Et quand il se retourne sur son oreiller, c'est plus fort que lui et se répète les phrases de Macron. Tout ça, c'est la faute à Poutine.

Il jure à sa femme d'essayer de s'efforcer de pas ronfler parce comme les extrêmes. Ce sont les extrêmes qui ronflent. Et puis il s'endort elle aussi et là il dessine dans un rêve un arc au-dessus du lit conjugal. Sa femme se réveille en surceau et lui dit "Eh, qu'est-ce que tu fais ? Tu déconnes ou quoi ?" Il dit "Non, mais qu'est-ce que tu fais ?" et il répond "Un arc républicain ma chérie et un arc décarboné". Merci beaucoup, Jeffrois le jeûne. C'est toujours un plaisir de revoir ces séquences et d'avoir les coulisses avec vous, vous qui avez suivi et vous qui suivez euh Philippe Devillier depuis euh euh tant d'années.

Ce qui pourrait être intéressant pour la semaine prochaine, c'est de faire un les meilleurs moments des archives de Philippe Devilier, c'est-à-dire d'aller sur les débats qu'il a pu avoir avec Alain Jupé, avec Jacques Lang, sur l'Europe, sur les questions Harlem Désir, sur la laïcité, Harlem Harlem Désir, vous rappelez-vous, on a effectivement avec Arlem Désir bien sûr. Donc tous ces sujets là qu'on puisse les revoir la boîte on ouvre la boîte de Pandore. Tout le monde me parle de ces séquences que vous exumez chaque semaine. Bravo. Que nous exumons. Merci Geoffroid le jeune. Merci à tous les téléspectateurs qui nous suivent même pour les meilleurs moments de face à Philippe Devilier.

Il reviendra bien évidemment pour une 3è saison. Dans un instant, c'est l'heure des pros. Euh Philippe qui rendait hommage aux forces de l'ordre. Je sais qu'on est très suivi ce soir. Je voudrais qu'on ait une pensée également pour les forces de l'ordre. euh ceux qui sont sur le terrain pour nous protéger et ceux qui sont tombés sur le terrain aussi pour nous protéger. Donc pensez à eux. Nous, on se retrouve dans un instant et pensez à leurs proches bien sûr. On se retrouve dans un instant pour leur déprouvis.