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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 6 janvier 2022 15 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (6 janvier 2022)

Au micro : Laurence Ferrari Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08FerméeRéponse directe

    Le pass vaccinal a finalement été adopté tôt ce matin, 214 voix pour, 94 contre, 27 abstentions, vous avez voté quoi ?

  • 1:43OuverteRéponse partielle

    Qui d'autre sera concerné par le pass vaccinal ?

  • 3:47ComplaisanteÉludée

    Alors là, ils seront un peu exonérés de ce pass vaccinal, les 12-16 ans, a priori, sur certaines activités.

  • 4:07RelanceRéponse directe

    Les Républicains, la moitié, ont voté le pass vaccinal. Et alors ils étaient très contents parce qu'ils ont fait semblant d'avoir une grande victoire.

  • 7:25OuverteRéponse directe

    Sur les Républicains, est-ce qu'ils ont un vrai problème ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes en colère à propos des phrases utilisées par le président Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54PrésentateurFait
    « Le pass vaccinal n'a aucun intérêt. »
  • 2:55PrésentateurFait
    « C'est dans l'esprit d'Emmanuel Macron, une double stratégie. Un, on ne parle que de ça, pendant ce temps-là, on ne parle pas du chômage, de la misère... Écran de fumée. »
  • 3:34PrésentateurFait
    « C'est une hérésie. »
  • 4:44PrésentateurFait
    « Demain, les fumeurs. Après-demain, les opposants à la retraite. »
  • 5:05PrésentateurFait
    « C'est toujours la même méthode avec Emmanuel Macron : on cible les fumeurs. »
  • 6:31PrésentateurFait
    « Une société du contrôle de tous par tous. »
  • 8:51PrésentateurFait
    « C'est de la démagogie cynique, pitoyable, incompatible avec la fonction de président de la République. »
  • 9:38PrésentateurFait
    « Les fichiers S pour terroristes sont mieux traités dans l'esprit d'Emmanuel Macron que les non-vaccinés ou les vaccinés qui n'auront pas fait toute leur dose. »
  • 10:56PrésentateurFait
    « On est dans un régime malsain, autoritaire. »
  • 12:11PrésentateurPromesse
    « Il faut construire 40 000 places de prison. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • ?13 %
  • Locuteur non identifié12 %

≈ 81,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurence Ferrari, vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan.

0:02
Locuteur non identifié

Bonjour Nicolas Dupont

0:03
Locuteur

-Aignan.

0:03
Présentateur

Bonjour Laurence Ferrari.

0:04
Locuteur

Bienvenue

0:04
Locuteur non identifié

dans la matinale de CNUS, vous venez de passer une nuit blanche à l'Assemblée nationale. Le pass vaccinal a finalement été adopté tôt ce matin, 214 voix pour, large majorité, 94 voix contre, 27 abstentions, vous avez voté quoi

0:16
Locuteur

?

0:17
Présentateur

Contre bien sûr. Contre ce qui est

0:20
Locuteur

effrayant,

0:22
Présentateur

triste, c'est qu'on a passé trois jours,

0:25
Locuteur

on

0:25
Présentateur

n

0:26
Locuteur

'a

0:26
Présentateur

pas parlé des lits d'hospitalisation que le gouvernement a supprimés, 5700 en 2020 en pleine épidémie, 17000 depuis.

0:33
Locuteur

On

0:33
Présentateur

n'a pas parlé des masques FFP2 que je réclame depuis un an, on n'a pas eu des réponses du ministre, notamment les enseignants.

0:40
Locuteur

On

0:41
Présentateur

n'a pas parlé des purificateurs d'air que je réclame avec d'autres, je ne

0:44
Locuteur

suis

0:44
Présentateur

pas le seul, pour nos écoles.

0:47
Locuteur

On

0:47
Présentateur

n'a pas parlé des soins précoces qui existent dans quantité de pays et qui permettent quand même de réduire sur certaines conditions, il ne

0:54
Locuteur

faut

0:54
Présentateur

pas s'emballer, mais la charge virale pour éviter de passer du doliprane à la réanimation. Et à chaque fois,

0:59
Locuteur

Laurence

0:59
Présentateur

Ferrari,

1:00
Locuteur

qu

1:01
Présentateur

'on posait une question au ministre sur ces points fondamentaux,

1:03
Locuteur

pas

1:04
Présentateur

de réponse,

1:05
Locuteur

l

1:05
Présentateur

'obsession

1:06
Locuteur

d

1:07
Présentateur

'emmerder les Français, comme disait le président de

1:09
Locuteur

la République,

1:10
Présentateur

l'obsession de ce pass vaccinal au moment

1:13
Locuteur

où

1:14
Présentateur

on a la plus forte épidémie qui montre

1:17
Locuteur

qu

1:18
Présentateur

'avec 90% d'adultes vaccinés, on n'empêche pas la transmission. Et ce qui est fou,

1:23
Locuteur

c

1:24
Présentateur

'est de se dire que dans une démocratie comme la France, on peut voter au milieu de la nuit, enfin on a voté il

1:30
Locuteur

y

1:30
Présentateur

a une heure, je ne

1:30
Locuteur

suis

1:30
Présentateur

plus à 5h, 6h, un texte

1:33
Locuteur

qui

1:33
Présentateur

ne résoudra rien sur le plan sanitaire, mais qui va

1:37
Locuteur

cibler

1:38
Présentateur

des millions de Français non vaccinés, mais pas seulement Laurence Ferrari. Qui

1:43
Locuteur

d'autre

1:43
Présentateur

sera concerné ? Mais les vaccinés qui n'accepteront pas obligatoirement

1:47
Locuteur

d

1:48
Présentateur

'avoir une dose trouvée

1:50
Locuteur

4 mois, mais ce n'est pas la

1:51
Présentateur

troisième. Parce qu'il y

1:52
Locuteur

en

1:52
Présentateur

a la

1:52
Locuteur non identifié

moitié qui n'ont pas reçu la troisième dose aussi.

1:54
Présentateur

Non

1:54
Locuteur

mais

1:54
Présentateur

ce qui est fascinant et effrayant dans ce qui se passe,

1:58
Locuteur

et

1:59
Présentateur

où le gouvernement trompe les Français, c'est de faire croire qu'on s'attaque à une minorité, les méchants.

2:06
Locuteur

Bon,

2:06
Présentateur

les méchants,

2:07
Locuteur

les

2:07
Présentateur

ragards, les... Ceux

2:08
Locuteur

qu'il faut

2:08
Présentateur

emmerder comme

2:09
Locuteur

dit.

2:09
Présentateur

Emmerder.

2:10
Locuteur

Mais ils

2:11
Présentateur

vont emmerder tous les Français, parce que quand vous êtes vaccinés, si vous refusez la quatrième dose, quand on va vous dire il en faut une quatrième, vous serez coupés ?

2:19
Locuteur

Vous pensez que le pass vaccinal est pérenne, on va le garder à vie,

2:22
Locuteur non identifié

il va

2:22
Présentateur

tomber dès qu'il n

2:23
Locuteur

'y

2:23
Présentateur

aura plus de pandémie ? Mais quand, puisque au moment, là aussi c'est fascinant, au moment où l'épidémie change de nature, le professeur Combe, il n

2:34
Locuteur

'est

2:34
Présentateur

pas un complotiste,

2:35
Locuteur

le

2:35
Présentateur

professeur

2:35
Locuteur

Combe...

2:35
Présentateur

Ah non, il était sur mon plateau, il y

2:36
Locuteur

a

2:36
Présentateur

deux. Bon, vous le connaissez. Il a dit une chose très juste, il a dit,

2:40
Locuteur

avec

2:40
Présentateur

Omicron,

2:42
Locuteur

tout

2:42
Présentateur

le monde va l'attraper, quasiment. Et il y a beaucoup moins d'effets graves, il faut être honnête. Il est moins fort, il est plus contagieux, mais il est moins fort. Et donc, le pass vaccinal n'a aucun intérêt. Et c'est quoi ? C'est, en fait, je suis convaincu que c'est ça. C'est, dans l'esprit d'Emmanuel Macron,

2:58
Locuteur

une

2:59
Présentateur

double stratégie. Un, on ne parle que de ça, pendant ce temps-là,

3:01
Locuteur

on

3:01
Présentateur

ne parle pas du chômage, de

3:02
Locuteur

la misère... Écran de

3:03
Locuteur non identifié

fumée, donc

3:03
Présentateur

? Et la présidentielle, elle est dans un peu plus de 90 jours. On n'a jamais vu ça depuis 20 ans. Donc, on ne parle pas des enjeux des Français,

3:10
Locuteur

on

3:11
Présentateur

ne parle pas de son bilan. Donc, premier point, il évacue le débat politique. Et deuxième point,

3:16
Locuteur

il

3:17
Présentateur

évacue son bilan qui est catastrophique en matière sanitaire.

3:20
Locuteur

Parce

3:20
Présentateur

qu'il n

3:21
Locuteur

'a

3:21
Présentateur

pas joué de la palette que j'ai proposée avec d'autres.

3:24
Locuteur

Masques,

3:25
Présentateur

tests, purificateurs, soins précoces, vaccins pour les plus fragiles. On m'a caricaturé. Vaccins pour les plus fragiles, mais pas pour les jeunes et surtout pas pour les enfants. C'est une hérésie. On va faire... Imaginez un enfant, même un ado, nos enfants, 15 ans.

3:41
Locuteur

15

3:42
Présentateur

ans, une dose tous les 4 mois

3:43
Locuteur

? Il

3:44
Présentateur

va se prendre, quoi, 25 doses Pfizer

3:47
Locuteur non identifié

? Alors là, ils seront un peu exonérés de ce pass vaccinal, les 12-16 ans, a priori, sur

3:51
Locuteur

certaines activités. Non, non, mais alors ça... Alors les

3:53
Locuteur non identifié

activités

3:53
Locuteur

scolaires

3:54
Locuteur non identifié

et périscolaires.

3:55
Présentateur

Oui,

3:55
Locuteur

mais

3:55
Présentateur

attendez, grand cinéma. Ça veut dire quoi, concrètement ? Alors grand cinéma, d'ailleurs les socialistes, lamentables. Les Républicains, la moitié, ont voté le pass vaccinal. Et alors ils étaient très contents parce qu'ils ont fait semblant d'avoir une grande victoire. Les 12-16 ans auront le droit d'aller à une activité sportive périscolaire

4:12
Locuteur

sans

4:13
Présentateur

le pass vaccinal. Alors tout le monde dit, bravo, c'est formidable, sauf qu'ils auront le pass sanitaire. Et il faut qu

4:17
Locuteur

'ils

4:17
Présentateur

fournissent un test payant... Non, pas payant, gratuit pour les jeunes. Gratuit pour les jeunes. Excusez-moi. Tous les jours. Donc, enfin, vous voyez, ce qui est terrible dans ce que nous vivons, et je veux le dire aux Français qui m'écoutent, je les supplie de comprendre ce qui se passe,

4:31
Locuteur

c

4:31
Présentateur

'est qu'on est en train de basculer dans un système de discrimination où notre liberté, qui normalement est au-dessus de tout, va être conditionnée

4:41
Locuteur

à

4:42
Présentateur

un comportement de santé. Demain, les fumeurs. Après-demain, les opposants à la retraite. Ça veut dire qu'un homme

4:48
Locuteur

fait

4:49
Présentateur

de la démagogie et restreint les libertés de ses concitoyens en fonction de leur comportement. C'est du contrôle social jamais vu. En

4:57
Locuteur

quoi

4:57
Présentateur

les

4:57
Locuteur

opposants à la retraite

4:59
Locuteur non identifié

pourraient être concernés

5:00
Locuteur

? Mais non, mais ce que je veux dire, une minorité.

5:01
Présentateur

Une minorité, on peut dire, demain, vous n'êtes pas civique, c'est pas bien. C'est toujours la même méthode avec Emmanuel Macron. On cible les fumeurs. Les fumeurs, mais ils engorgent les services, c'est monstrueux. Et bien, arrosent sur les fumeurs. Et on les prive de liberté. Mais est-ce que les Français réalisent l'engrenage

5:18
Locuteur

? Est

5:19
Présentateur

-ce que les Français savent ? Parce qu'ils ne savent pas que leur

5:21
Locuteur

voisin va

5:21
Présentateur

les contrôler. C'est

5:23
Locuteur

une

5:23
Présentateur

société de

5:23
Locuteur

la délation.

5:24
Locuteur non identifié

Ils sont favorables au pass sanitaire. Oui,

5:26
Locuteur

et

5:26
Présentateur

en

5:28
Locuteur

40,

5:29
Présentateur

les sondages, les

5:32
Locuteur

sondages évoluent. Et puis les

5:34
Présentateur

Français, même vaccinés, pour aller boire un café,

5:39
Locuteur

ils

5:39
Présentateur

vont avoir le voisin qui est restaurateur, qui ne les aime peut-être pas, qui va les emmerder pour regarder son truc. Concordance...

5:47
Locuteur

Sauf que vous prenez les mots du président, là. Il

5:49
Présentateur

y a un truc incroyable, cette nuit, on a eu un truc incroyable. Le mot contrôle d'identité n'existe plus.

5:54
Locuteur non identifié

Alors il

5:55
Locuteur

y

5:55
Locuteur non identifié

a quoi ?

5:56
Présentateur

Concordance de documents.

5:57
Locuteur non identifié

C'est-à

5:57
Locuteur

-dire

5:57
Locuteur non identifié

qu'on vérifie que le document

5:59
Locuteur

qu'on vous donne correspond à la pièce d'identité. C'est exactement

6:01
Présentateur

le contrôle d'identité.

6:02
Locuteur

Mais ils font ça tous les

6:03
Locuteur non identifié

jours,

6:03
Locuteur

les restaurateurs.

6:05
Présentateur

Non, parce que là, vous

6:07
Locuteur

devrez... Quand on vend

6:07
Locuteur non identifié

de la colle à un mineur, on vérifie

6:08
Locuteur

son

6:09
Présentateur

identité. Sauf que là, tous les clients vont devoir sortir leur passeport, leur permis de conduire. Mais imaginez

6:16
Locuteur

les

6:17
Présentateur

milliards de gestes quotidiens qui vont être contrôlés et qui ne sauront pas. Ou alors n'importe comment.

6:22
Locuteur

Et

6:22
Présentateur

puis si vous avez un restaurateur qui ne vous aime pas, il ne

6:23
Locuteur

vous

6:23
Présentateur

fera pas entrer dans son établissement. Mais c'est le contrôle.

6:26
Locuteur

Il

6:26
Locuteur non identifié

n'y a pas intérêt, M. Dupont, le restaurateur. Vous le savez parfaitement.

6:31
Présentateur

Une société,

6:31
Locuteur

la

6:32
Présentateur

légitimité du contrôle d'identité appartient aux policiers. Même les policiers municipaux n

6:36
Locuteur

'ont

6:36
Présentateur

pas le droit. Il faut le procureur. Ça veut dire qu'on institue une société du contrôle de tous par tous.

6:43
Locuteur

Une

6:44
Présentateur

société de la délation. Une société malsaine. On divise les Français. Alors que la France a des défis magnifiques et qu'il faut unir les Français. Mais c'est fou ce qui se passe. On divise les

6:55
Locuteur

Français. Mais la délation, ça veut dire quoi ? Le climat est

6:56
Présentateur

désespérant dans le pays.

6:58
Locuteur non identifié

Les gens ne

6:58
Locuteur

vont

6:58
Locuteur non identifié

pas appeler la police en

6:59
Locuteur

disant « mon voisin n'est pas vacciné ». Non, mais ça

7:00
Présentateur

veut dire que le contrôle policier est délégué au chef d'entreprise. Il est délégué au restaurateur. Il est délégué au barman. Mais je suis désolé.

7:09
Locuteur

Comme

7:09
Locuteur non identifié

il l'était aux marchands de tabac qui voulaient

7:11
Locuteur

vérifier qu'un humeur n'achète pas de cigarettes. C'est exceptionnel.

7:15
Présentateur

Sur la vente des cigarettes, c'est une fois de temps en temps. Quand il voit qu'il

7:20
Locuteur

y a

7:20
Présentateur

un gamin qui fait un peu jeune. Ce n

7:21
Locuteur

'est

7:21
Présentateur

pas systématique. Vous

7:23
Locuteur

comprenez, là, on se verra à ce que ça veut dire. Sur les

7:25
Locuteur non identifié

Républicains,

7:25
Locuteur

est-ce

7:26
Locuteur non identifié

qu'ils ont un vrai problème ? 74 députés,

7:29
Locuteur

il

7:29
Locuteur non identifié

y en a 28 qui ont voté pour, 24 contre, 22 abstentions. C'est un problème pour leur candidate, Valérie Pécresse ?

7:34
Présentateur

Oui, c'est un problème. Valérie Pécresse était pour l'enfermement des non-vaccinés. Valérie Pécresse a fait pression... Confinement. Confinement, oui, vous avez raison. Valérie Pécresse a fait pression sur le groupe pour voter le pass vaccinal. Donc Valérie Pécresse et Emmanuel Macron en matière sanitaire, c'est la même chose. Mais heureusement, il y a quelques députés courageux qui ont dit non et je les en remercie.

7:56
Locuteur

Ce sont les

7:56
Locuteur non identifié

frondeurs de Valérie Pécresse

7:57
Locuteur

?

7:58
Présentateur

Écoutez, en tout cas, je les invite à me soutenir à la présidentielle. Ça sera beaucoup plus cohérent.

8:01
Locuteur non identifié

Est-ce que vous êtes en colère à propos des phrases utilisées par le président Macron ?

8:05
Présentateur

Il

8:06
Locuteur

dit

8:06
Locuteur non identifié

qu'il voulait emmerder les

8:08
Locuteur

français, les

8:09
Présentateur

non-vaccinés en tout cas. Je suis en colère

8:10
Locuteur

sur

8:11
Présentateur

le caprice présidentiel

8:13
Locuteur

parce

8:14
Présentateur

que ce n

8:15
Locuteur

'est

8:15
Présentateur

pas emmerder qui me gêne.

8:17
Locuteur

C

8:17
Présentateur

'est j'ai envie

8:19
Locuteur

d

8:20
Présentateur

'emmerder, je ferai tout et je les réduirai. Imaginez le terme réduire, ça veut dire détruire. Imaginez qu'on a un président de la République qui veut détruire une partie de ses concitoyens.

8:32
Locuteur

Enfin,

8:33
Présentateur

on n'a jamais vu ça. Le rôle d'un président,

8:35
Locuteur

c

8:36
Présentateur

'est de garantir l'unité nationale, d'avoir une vision et de rassembler les français pour atteindre des objectifs. C'est une équipe de France. Lui, il divise les membres de l'équipe.

8:43
Locuteur

C

8:43
Présentateur

'est comme si l'entraîneur de l'équipe de foot créait la zizanie dans l'équipe

8:47
Locuteur

pour

8:47
Présentateur

régner. Mais on n

8:48
Locuteur

'a

8:48
Présentateur

pas de bons résultats.

8:49
Locuteur

Mais

8:49
Locuteur non identifié

c

8:49
Locuteur

'est

8:49
Locuteur non identifié

de la stratégie politique, vous le savez parfait.

8:51
Présentateur

C'est de la démagogie cynique, pitoyable, incompatible avec la fonction de président de

8:57
Locuteur

la

8:57
Présentateur

République. Je vais vous dire franchement, s'il n

8:58
Locuteur

'y

8:58
Présentateur

avait pas l'élection dans moins de 100 jours, j'aurais fait une motion de destitution.

9:03
Locuteur

Et

9:03
Locuteur non identifié

pourquoi vous ne le faites pas

9:04
Locuteur

?

9:04
Présentateur

Je ne

9:04
Locuteur

le

9:04
Présentateur

fais pas parce que le temps que la motion arrive sur le bureau de l'Assemblée, il y aura eu l'élection présidentielle et j'espère qu

9:09
Locuteur

'on

9:09
Présentateur

s'en sera débarrassés. Et je dis aux français, notamment ceux qui ne votent pas,

9:14
Locuteur

qui

9:15
Présentateur

sont dans une forme d'exil intérieur. Beaucoup de français sont dans une forme d'exil intérieur.

9:19
Locuteur

Ils ne

9:19
Présentateur

regardent plus la télé, ils ne veulent plus entendre parler de tout ça, ils sont écoeurés. Je leur dis, mais français, réveillez-vous. Parce que si Emmanuel Macron est réélu,

9:27
Locuteur

mais

9:28
Présentateur

là, je ne sais pas ce qu'il se passera, parce que si

9:30
Locuteur

trois

9:31
Présentateur

mois avant la présidentielle, il est capable d'insulter des millions de Français,

9:34
Locuteur

de

9:35
Présentateur

les menacer, de les traiter de non-citoyens, mais les fichiers S pour terroristes sont mieux traités dans l'esprit d'Emmanuel Macron que les non-vaccinés ou les vaccinés qui n'auront pas fait toute leur dose. J'insiste

9:46
Locuteur non identifié

là-dessus. Il y

9:47
Locuteur

a

9:47
Locuteur non identifié

un risque de regain de violence. On a vu des violences en Guadeloupe contre le directeur de l'hôpital. Il y a un risque,

9:54
Locuteur

il y a une manifestation, elle

9:55
Locuteur non identifié

peut dégénérer.

9:56
Présentateur

Mais bien sûr, les gens sont à bout. On ne peut pas.

9:59
Locuteur

Vous iriez manifester ?

10:00
Présentateur

Oui,

10:01
Locuteur

j

10:01
Présentateur

'irais manifester, mais dans la discrétion, je suis en déplacement en province, j'irais là où il y

10:04
Locuteur

a

10:04
Présentateur

une manifestation.

10:07
Locuteur

Au

10:07
Présentateur

milieu des anonymes. Je veux dire une chose, il y a une phrase d'un empereur romain, je ne sais plus lequel, je ne

10:13
Locuteur

veux

10:13
Présentateur

pas dire de bêtises, je crois que

10:14
Locuteur

c

10:14
Présentateur

'est Tibère ou Marc Aurel, qu'importe, qui disait, vous pouvez tondre le peuple,

10:18
Locuteur

mais

10:19
Présentateur

vous ne pouvez pas l'écorcher. Et voyez ce qui se passe aujourd'hui, et ce qui m'a triste, moi, pour mon pays, c'est qu'on écorche. Un être humain, un Français, c'est quelqu'un de libre, qui peut circuler librement, qui n'a pas de compte à rendre aux caprices d'un homme

10:32
Locuteur

immature,

10:34
Présentateur

immature à la tête de l'État, et qui se sert de l'État, qui se sert de certains médias, qui se sert de la théorie du bouc émissaire. Vous savez la théorie du bouc émissaire

10:42
Locuteur

?

10:43
Présentateur

Faire le tri des Français, on commence par les non-vaccinés, mais après ça sera qui

10:47
Locuteur

?

10:47
Présentateur

Quelle est la prochaine étape

10:48
Locuteur

?

10:49
Présentateur

Toujours, on cible, on exclut.

10:52
Locuteur

Vous croyez qu'on

10:52
Locuteur non identifié

est dans un régime autoritaire ?

10:54
Locuteur

On est dans un régime, non, on est dans

10:56
Présentateur

un régime malsain, autoritaire, oui. Quand dans un régime, des millions de gens ne

11:00
Locuteur

vont

11:00
Présentateur

plus pouvoir circuler librement, prendre un train sans se dire « qu'est-ce que je fais ? » Prendre un train, la loi est folle. Motif impérieux, familial. Alors, si votre grande-tante est malade, il faut faire un document, le document vous le montez au contrôleur, le ministre incapable d'expliquer comment ça va marcher, mais vous imaginez à l'entrée d'un TGV. Alors le ministre dit « oui, mais ce sera des contrôles aléatoires, il faut que les gens vivent un peu dans l'angoisse.

11:23
Locuteur

»

11:23
Présentateur

Donc vous allez prendre votre train en étant angoissé.

11:26
Locuteur

Ou

11:26
Présentateur

alors, vous obéissez, vous vous prenez des doses successives, et dans trois ans vous aurez pris 15 doses Pfizer. C'est ça l'objet ?

11:34
Locuteur non identifié

Pendant ce temps-là, on ne parle pas des autres sujets qui préoccupent les Français santé,

11:39
Locuteur

évidemment,

11:39
Locuteur non identifié

mais sécurité. Valérie Pécresse, aujourd'hui, en déplacement à Cavaillon, elle affirme vouloir ressortir le Karcher de la cave, expression empruntée à Nicolas Sarkozy. Elle a raison de mettre le focus sur ce que vivent les Français, les préoccupations des

11:51
Locuteur

Français.

11:51
Présentateur

Elle a raison,

11:52
Locuteur

mais

11:52
Présentateur

le problème, c'est qu'elle est très mal placée pour le faire. Parce que c'est elle qui a été ministre du Budget, qui a supprimé tous les postes de policiers. Et à l'époque, j'avais un peu rompu avec Nicolas Sarkozy.

12:01
Locuteur

Pas

12:01
Locuteur non identifié

tous les postes,

12:02
Locuteur

vous savez très bien. L'ARGPP, c'était le non-remplacement d'un

12:05
Présentateur

fonctionnaire social. Donc, si vous voulez, ça sent un peu le réchauffé. Moi, j'ai un programme beaucoup plus sérieux en matière de sécurité, parce que si on veut rétablir la sécurité en France, il faut construire 40 000 places de prison, il faut contrôler nos frontières, ce qu

12:21
Locuteur

'elle

12:21
Présentateur

ne veut pas, il faut revoir les accords de Schengen. Bref, il faut une cohérence. Et ce qui est important, et pourquoi j'aimerais qu

12:27
Locuteur

'il y ait

12:27
Présentateur

un débat présidentiel ? Il y en aura un ? Un, quand

12:30
Locuteur

? On le fera sur CNews.

12:32
Présentateur

Bon,

12:32
Locuteur

un débat

12:33
Présentateur

présidentiel pour qu

12:34
Locuteur

'on

12:34
Présentateur

voit la cohérence des parcours, des idées. Sur les économies budgétaires, je veux redéployer de l'argent. Sur la sécurité, je veux une cohérence avec la politique migratoire. Valérie Pécresse va s'agiter. On est dans la com. Elle a une volonté, il ne

12:50
Locuteur

faut

12:50
Présentateur

pas la nier. C'est une femme respectable. Mais j'aimerais que les Français puissent savoir si c'est du nouveau Sarkozy, dur à l'extérieur,

12:57
Locuteur

et

12:57
Présentateur

puis finalement,

12:58
Locuteur

on

12:58
Présentateur

ne

12:58
Locuteur

fait

12:58
Présentateur

plus rien, ou si c'est du sérieux.

13:01
Locuteur non identifié

Et où est-ce que vous en êtes ? Est-ce que

13:02
Locuteur

vous serez candidat ? Est-ce que vous avez vos parrainages ?

13:05
Locuteur non identifié

Est-ce que vous n'êtes pas un homme seul ?

13:06
Locuteur

Mais seul, seul. Écoutez... Non, mais je vous

13:08
Locuteur non identifié

pose la question.

13:08
Présentateur

Mais j'assume...

13:10
Locuteur

Il y a beaucoup de

13:10
Locuteur non identifié

défections

13:10
Présentateur

dans vos

13:11
Locuteur

rangs.

13:11
Présentateur

Beaucoup de défections. Il

13:12
Locuteur

y a

13:12
Présentateur

trois personnes qui sont parties. C'est curieux. On passe à vie à dire que je ne représente rien, mais dès qu'il

13:16
Locuteur

y a

13:16
Présentateur

une personne qui bouge dans mon état-major, je vais défendre la liberté des Français. L'indépendance

13:25
Locuteur

nationale... Ça sera l'axe

13:25
Locuteur non identifié

de cette campagne.

13:26
Locuteur

Oui,

13:26
Présentateur

l'indépendance nationale. Parce que

13:28
Locuteur

rien

13:29
Présentateur

ne pourra être réglé, sécurité, emploi, misère, tarifs d'électricité, si on ne revoit pas le fonctionnement de l'Europe. Ça, on oublie. Donc, indépendance nationale... C

13:37
Locuteur

'est pour ça

13:37
Locuteur non identifié

que le drapeau européen sur la règle de triomphe, ça vous a fait monter mes doigts.

13:41
Présentateur

Indépendance nationale,

13:42
Locuteur

ce

13:42
Présentateur

qui n'empêche pas des coopérations européennes.

13:44
Locuteur

Et

13:44
Présentateur

puis de l'autre côté, liberté des Français.

13:46
Locuteur

Et

13:47
Présentateur

puis surtout, bonne gestion. On revoit tous les crédits. On les passe au peigne fin, comme j'avais fait dans ma ville, où j'avais fait faire des économies considérables pour redéployer, pas pour donner aux riches, comme l'ont fait les républicains, pour reconstruire l'hôpital, l'école, l'université, la science, investir, faire de la France une grande nation. Voilà, ça sera mon projet.

14:07
Locuteur

Qui

14:07
Présentateur

m'aime me suivre, on verra le résultat.

14:09
Locuteur non identifié

Et s'il devait falloir faire une alliance au second tour, est-ce que vous choisirez plus Eric Zemmour que Marine

14:16
Locuteur

Le Pen ? Mais attendez, je

14:17
Présentateur

ne sais pas qui sera au second tour.

14:18
Locuteur non identifié

Non, mais bien sûr, vous avez une petite idée. Mais

14:20
Présentateur

j'en sais, alors là, vous avez une idée ?

14:22
Locuteur

Personne ne sait ce qui va sortir. Ah non, pas moi, mais vous, vous êtes un homme politique.

14:24
Présentateur

Oui, mais moi, je ne

14:25
Locuteur

suis

14:25
Présentateur

pas devin, je ne

14:25
Locuteur

suis

14:25
Présentateur

pas...

14:26
Locuteur

Non, mais vous vous sentiez plus proche de Zemmour

14:27
Locuteur non identifié

ou de Le Pen

14:28
Locuteur

?

14:28
Présentateur

Mais je n

14:28
Locuteur

'ai

14:28
Présentateur

pas à me sentir proche de l'un ou de l'autre. Parce que

14:31
Locuteur

je

14:32
Présentateur

pense

14:33
Locuteur

que

14:34
Présentateur

les Français attendent un patriotisme humain.

14:37
Locuteur

Et

14:37
Présentateur

je pense que les Français, en tout cas ceux qui ne votent plus, et c'est à eux que je m'adresse, c'est eux qui vont faire l'élection. Soit ils restent couchés

14:44
Locuteur

sous

14:45
Présentateur

leur couette,

14:46
Locuteur

ils

14:47
Présentateur

seront morts et des esclaves

14:48
Locuteur

dans

14:49
Présentateur

la misère. Soit ils se réveillent et la France redevient une grande nation. Je leur propose d'être une grande nation, c'est tout.

14:54
Locuteur non identifié

Merci beaucoup d'être venu ce matin.

14:55
Locuteur

Merci à vous de...

14:56
Présentateur

Désolé si je suis un peu enroué, mais...

14:58
Locuteur

Non,

14:58
Locuteur non identifié

non, mais c'est la nuit blanche que

14:59
Locuteur

vous venez de passer à l'Assemblée nationale. Non, j'avais plus d'âge.

15:01
Locuteur non identifié

Merci et bonne sieste à vous.