Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (6 janvier 2022)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08FerméeRéponse directe
Le pass vaccinal a finalement été adopté tôt ce matin, 214 voix pour, 94 contre, 27 abstentions, vous avez voté quoi ?
- 1:43OuverteRéponse partielle
Qui d'autre sera concerné par le pass vaccinal ?
- 3:47ComplaisanteÉludée
Alors là, ils seront un peu exonérés de ce pass vaccinal, les 12-16 ans, a priori, sur certaines activités.
- 4:07RelanceRéponse directe
Les Républicains, la moitié, ont voté le pass vaccinal. Et alors ils étaient très contents parce qu'ils ont fait semblant d'avoir une grande victoire.
- 7:25OuverteRéponse directe
Sur les Républicains, est-ce qu'ils ont un vrai problème ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes en colère à propos des phrases utilisées par le président Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54PrésentateurFait
« Le pass vaccinal n'a aucun intérêt. »
- 2:55PrésentateurFait
« C'est dans l'esprit d'Emmanuel Macron, une double stratégie. Un, on ne parle que de ça, pendant ce temps-là, on ne parle pas du chômage, de la misère... Écran de fumée. »
- 3:34PrésentateurFait
« C'est une hérésie. »
- 4:44PrésentateurFait
« Demain, les fumeurs. Après-demain, les opposants à la retraite. »
- 5:05PrésentateurFait
« C'est toujours la même méthode avec Emmanuel Macron : on cible les fumeurs. »
- 6:31PrésentateurFait
« Une société du contrôle de tous par tous. »
- 8:51PrésentateurFait
« C'est de la démagogie cynique, pitoyable, incompatible avec la fonction de président de la République. »
- 9:38PrésentateurFait
« Les fichiers S pour terroristes sont mieux traités dans l'esprit d'Emmanuel Macron que les non-vaccinés ou les vaccinés qui n'auront pas fait toute leur dose. »
- 10:56PrésentateurFait
« On est dans un régime malsain, autoritaire. »
- 12:11PrésentateurPromesse
« Il faut construire 40 000 places de prison. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- ?13 %
- Locuteur non identifié12 %
≈ 81,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Laurence Ferrari, vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Nicolas Dupont
-Aignan.
Bonjour Laurence Ferrari.
Bienvenue
dans la matinale de CNUS, vous venez de passer une nuit blanche à l'Assemblée nationale. Le pass vaccinal a finalement été adopté tôt ce matin, 214 voix pour, large majorité, 94 voix contre, 27 abstentions, vous avez voté quoi
?
Contre bien sûr. Contre ce qui est
effrayant,
triste, c'est qu'on a passé trois jours,
on
n
'a
pas parlé des lits d'hospitalisation que le gouvernement a supprimés, 5700 en 2020 en pleine épidémie, 17000 depuis.
On
n'a pas parlé des masques FFP2 que je réclame depuis un an, on n'a pas eu des réponses du ministre, notamment les enseignants.
On
n'a pas parlé des purificateurs d'air que je réclame avec d'autres, je ne
suis
pas le seul, pour nos écoles.
On
n'a pas parlé des soins précoces qui existent dans quantité de pays et qui permettent quand même de réduire sur certaines conditions, il ne
faut
pas s'emballer, mais la charge virale pour éviter de passer du doliprane à la réanimation. Et à chaque fois,
Laurence
Ferrari,
qu
'on posait une question au ministre sur ces points fondamentaux,
pas
de réponse,
l
'obsession
d
'emmerder les Français, comme disait le président de
la République,
l'obsession de ce pass vaccinal au moment
où
on a la plus forte épidémie qui montre
qu
'avec 90% d'adultes vaccinés, on n'empêche pas la transmission. Et ce qui est fou,
c
'est de se dire que dans une démocratie comme la France, on peut voter au milieu de la nuit, enfin on a voté il
y
a une heure, je ne
suis
plus à 5h, 6h, un texte
qui
ne résoudra rien sur le plan sanitaire, mais qui va
cibler
des millions de Français non vaccinés, mais pas seulement Laurence Ferrari. Qui
d'autre
sera concerné ? Mais les vaccinés qui n'accepteront pas obligatoirement
d
'avoir une dose trouvée
4 mois, mais ce n'est pas la
troisième. Parce qu'il y
en
a la
moitié qui n'ont pas reçu la troisième dose aussi.
Non
mais
ce qui est fascinant et effrayant dans ce qui se passe,
et
où le gouvernement trompe les Français, c'est de faire croire qu'on s'attaque à une minorité, les méchants.
Bon,
les méchants,
les
ragards, les... Ceux
qu'il faut
emmerder comme
dit.
Emmerder.
Mais ils
vont emmerder tous les Français, parce que quand vous êtes vaccinés, si vous refusez la quatrième dose, quand on va vous dire il en faut une quatrième, vous serez coupés ?
Vous pensez que le pass vaccinal est pérenne, on va le garder à vie,
il va
tomber dès qu'il n
'y
aura plus de pandémie ? Mais quand, puisque au moment, là aussi c'est fascinant, au moment où l'épidémie change de nature, le professeur Combe, il n
'est
pas un complotiste,
le
professeur
Combe...
Ah non, il était sur mon plateau, il y
a
deux. Bon, vous le connaissez. Il a dit une chose très juste, il a dit,
avec
Omicron,
tout
le monde va l'attraper, quasiment. Et il y a beaucoup moins d'effets graves, il faut être honnête. Il est moins fort, il est plus contagieux, mais il est moins fort. Et donc, le pass vaccinal n'a aucun intérêt. Et c'est quoi ? C'est, en fait, je suis convaincu que c'est ça. C'est, dans l'esprit d'Emmanuel Macron,
une
double stratégie. Un, on ne parle que de ça, pendant ce temps-là,
on
ne parle pas du chômage, de
la misère... Écran de
fumée, donc
? Et la présidentielle, elle est dans un peu plus de 90 jours. On n'a jamais vu ça depuis 20 ans. Donc, on ne parle pas des enjeux des Français,
on
ne parle pas de son bilan. Donc, premier point, il évacue le débat politique. Et deuxième point,
il
évacue son bilan qui est catastrophique en matière sanitaire.
Parce
qu'il n
'a
pas joué de la palette que j'ai proposée avec d'autres.
Masques,
tests, purificateurs, soins précoces, vaccins pour les plus fragiles. On m'a caricaturé. Vaccins pour les plus fragiles, mais pas pour les jeunes et surtout pas pour les enfants. C'est une hérésie. On va faire... Imaginez un enfant, même un ado, nos enfants, 15 ans.
15
ans, une dose tous les 4 mois
? Il
va se prendre, quoi, 25 doses Pfizer
? Alors là, ils seront un peu exonérés de ce pass vaccinal, les 12-16 ans, a priori, sur
certaines activités. Non, non, mais alors ça... Alors les
activités
scolaires
et périscolaires.
Oui,
mais
attendez, grand cinéma. Ça veut dire quoi, concrètement ? Alors grand cinéma, d'ailleurs les socialistes, lamentables. Les Républicains, la moitié, ont voté le pass vaccinal. Et alors ils étaient très contents parce qu'ils ont fait semblant d'avoir une grande victoire. Les 12-16 ans auront le droit d'aller à une activité sportive périscolaire
sans
le pass vaccinal. Alors tout le monde dit, bravo, c'est formidable, sauf qu'ils auront le pass sanitaire. Et il faut qu
'ils
fournissent un test payant... Non, pas payant, gratuit pour les jeunes. Gratuit pour les jeunes. Excusez-moi. Tous les jours. Donc, enfin, vous voyez, ce qui est terrible dans ce que nous vivons, et je veux le dire aux Français qui m'écoutent, je les supplie de comprendre ce qui se passe,
c
'est qu'on est en train de basculer dans un système de discrimination où notre liberté, qui normalement est au-dessus de tout, va être conditionnée
à
un comportement de santé. Demain, les fumeurs. Après-demain, les opposants à la retraite. Ça veut dire qu'un homme
fait
de la démagogie et restreint les libertés de ses concitoyens en fonction de leur comportement. C'est du contrôle social jamais vu. En
quoi
les
opposants à la retraite
pourraient être concernés
? Mais non, mais ce que je veux dire, une minorité.
Une minorité, on peut dire, demain, vous n'êtes pas civique, c'est pas bien. C'est toujours la même méthode avec Emmanuel Macron. On cible les fumeurs. Les fumeurs, mais ils engorgent les services, c'est monstrueux. Et bien, arrosent sur les fumeurs. Et on les prive de liberté. Mais est-ce que les Français réalisent l'engrenage
? Est
-ce que les Français savent ? Parce qu'ils ne savent pas que leur
voisin va
les contrôler. C'est
une
société de
la délation.
Ils sont favorables au pass sanitaire. Oui,
et
en
40,
les sondages, les
sondages évoluent. Et puis les
Français, même vaccinés, pour aller boire un café,
ils
vont avoir le voisin qui est restaurateur, qui ne les aime peut-être pas, qui va les emmerder pour regarder son truc. Concordance...
Sauf que vous prenez les mots du président, là. Il
y a un truc incroyable, cette nuit, on a eu un truc incroyable. Le mot contrôle d'identité n'existe plus.
Alors il
y
a quoi ?
Concordance de documents.
C'est-à
-dire
qu'on vérifie que le document
qu'on vous donne correspond à la pièce d'identité. C'est exactement
le contrôle d'identité.
Mais ils font ça tous les
jours,
les restaurateurs.
Non, parce que là, vous
devrez... Quand on vend
de la colle à un mineur, on vérifie
son
identité. Sauf que là, tous les clients vont devoir sortir leur passeport, leur permis de conduire. Mais imaginez
les
milliards de gestes quotidiens qui vont être contrôlés et qui ne sauront pas. Ou alors n'importe comment.
Et
puis si vous avez un restaurateur qui ne vous aime pas, il ne
vous
fera pas entrer dans son établissement. Mais c'est le contrôle.
Il
n'y a pas intérêt, M. Dupont, le restaurateur. Vous le savez parfaitement.
Une société,
la
légitimité du contrôle d'identité appartient aux policiers. Même les policiers municipaux n
'ont
pas le droit. Il faut le procureur. Ça veut dire qu'on institue une société du contrôle de tous par tous.
Une
société de la délation. Une société malsaine. On divise les Français. Alors que la France a des défis magnifiques et qu'il faut unir les Français. Mais c'est fou ce qui se passe. On divise les
Français. Mais la délation, ça veut dire quoi ? Le climat est
désespérant dans le pays.
Les gens ne
vont
pas appeler la police en
disant « mon voisin n'est pas vacciné ». Non, mais ça
veut dire que le contrôle policier est délégué au chef d'entreprise. Il est délégué au restaurateur. Il est délégué au barman. Mais je suis désolé.
Comme
il l'était aux marchands de tabac qui voulaient
vérifier qu'un humeur n'achète pas de cigarettes. C'est exceptionnel.
Sur la vente des cigarettes, c'est une fois de temps en temps. Quand il voit qu'il
y a
un gamin qui fait un peu jeune. Ce n
'est
pas systématique. Vous
comprenez, là, on se verra à ce que ça veut dire. Sur les
Républicains,
est-ce
qu'ils ont un vrai problème ? 74 députés,
il
y en a 28 qui ont voté pour, 24 contre, 22 abstentions. C'est un problème pour leur candidate, Valérie Pécresse ?
Oui, c'est un problème. Valérie Pécresse était pour l'enfermement des non-vaccinés. Valérie Pécresse a fait pression... Confinement. Confinement, oui, vous avez raison. Valérie Pécresse a fait pression sur le groupe pour voter le pass vaccinal. Donc Valérie Pécresse et Emmanuel Macron en matière sanitaire, c'est la même chose. Mais heureusement, il y a quelques députés courageux qui ont dit non et je les en remercie.
Ce sont les
frondeurs de Valérie Pécresse
?
Écoutez, en tout cas, je les invite à me soutenir à la présidentielle. Ça sera beaucoup plus cohérent.
Est-ce que vous êtes en colère à propos des phrases utilisées par le président Macron ?
Il
dit
qu'il voulait emmerder les
français, les
non-vaccinés en tout cas. Je suis en colère
sur
le caprice présidentiel
parce
que ce n
'est
pas emmerder qui me gêne.
C
'est j'ai envie
d
'emmerder, je ferai tout et je les réduirai. Imaginez le terme réduire, ça veut dire détruire. Imaginez qu'on a un président de la République qui veut détruire une partie de ses concitoyens.
Enfin,
on n'a jamais vu ça. Le rôle d'un président,
c
'est de garantir l'unité nationale, d'avoir une vision et de rassembler les français pour atteindre des objectifs. C'est une équipe de France. Lui, il divise les membres de l'équipe.
C
'est comme si l'entraîneur de l'équipe de foot créait la zizanie dans l'équipe
pour
régner. Mais on n
'a
pas de bons résultats.
Mais
c
'est
de la stratégie politique, vous le savez parfait.
C'est de la démagogie cynique, pitoyable, incompatible avec la fonction de président de
la
République. Je vais vous dire franchement, s'il n
'y
avait pas l'élection dans moins de 100 jours, j'aurais fait une motion de destitution.
Et
pourquoi vous ne le faites pas
?
Je ne
le
fais pas parce que le temps que la motion arrive sur le bureau de l'Assemblée, il y aura eu l'élection présidentielle et j'espère qu
'on
s'en sera débarrassés. Et je dis aux français, notamment ceux qui ne votent pas,
qui
sont dans une forme d'exil intérieur. Beaucoup de français sont dans une forme d'exil intérieur.
Ils ne
regardent plus la télé, ils ne veulent plus entendre parler de tout ça, ils sont écoeurés. Je leur dis, mais français, réveillez-vous. Parce que si Emmanuel Macron est réélu,
mais
là, je ne sais pas ce qu'il se passera, parce que si
trois
mois avant la présidentielle, il est capable d'insulter des millions de Français,
de
les menacer, de les traiter de non-citoyens, mais les fichiers S pour terroristes sont mieux traités dans l'esprit d'Emmanuel Macron que les non-vaccinés ou les vaccinés qui n'auront pas fait toute leur dose. J'insiste
là-dessus. Il y
a
un risque de regain de violence. On a vu des violences en Guadeloupe contre le directeur de l'hôpital. Il y a un risque,
il y a une manifestation, elle
peut dégénérer.
Mais bien sûr, les gens sont à bout. On ne peut pas.
Vous iriez manifester ?
Oui,
j
'irais manifester, mais dans la discrétion, je suis en déplacement en province, j'irais là où il y
a
une manifestation.
Au
milieu des anonymes. Je veux dire une chose, il y a une phrase d'un empereur romain, je ne sais plus lequel, je ne
veux
pas dire de bêtises, je crois que
c
'est Tibère ou Marc Aurel, qu'importe, qui disait, vous pouvez tondre le peuple,
mais
vous ne pouvez pas l'écorcher. Et voyez ce qui se passe aujourd'hui, et ce qui m'a triste, moi, pour mon pays, c'est qu'on écorche. Un être humain, un Français, c'est quelqu'un de libre, qui peut circuler librement, qui n'a pas de compte à rendre aux caprices d'un homme
immature,
immature à la tête de l'État, et qui se sert de l'État, qui se sert de certains médias, qui se sert de la théorie du bouc émissaire. Vous savez la théorie du bouc émissaire
?
Faire le tri des Français, on commence par les non-vaccinés, mais après ça sera qui
?
Quelle est la prochaine étape
?
Toujours, on cible, on exclut.
Vous croyez qu'on
est dans un régime autoritaire ?
On est dans un régime, non, on est dans
un régime malsain, autoritaire, oui. Quand dans un régime, des millions de gens ne
vont
plus pouvoir circuler librement, prendre un train sans se dire « qu'est-ce que je fais ? » Prendre un train, la loi est folle. Motif impérieux, familial. Alors, si votre grande-tante est malade, il faut faire un document, le document vous le montez au contrôleur, le ministre incapable d'expliquer comment ça va marcher, mais vous imaginez à l'entrée d'un TGV. Alors le ministre dit « oui, mais ce sera des contrôles aléatoires, il faut que les gens vivent un peu dans l'angoisse.
»
Donc vous allez prendre votre train en étant angoissé.
Ou
alors, vous obéissez, vous vous prenez des doses successives, et dans trois ans vous aurez pris 15 doses Pfizer. C'est ça l'objet ?
Pendant ce temps-là, on ne parle pas des autres sujets qui préoccupent les Français santé,
évidemment,
mais sécurité. Valérie Pécresse, aujourd'hui, en déplacement à Cavaillon, elle affirme vouloir ressortir le Karcher de la cave, expression empruntée à Nicolas Sarkozy. Elle a raison de mettre le focus sur ce que vivent les Français, les préoccupations des
Français.
Elle a raison,
mais
le problème, c'est qu'elle est très mal placée pour le faire. Parce que c'est elle qui a été ministre du Budget, qui a supprimé tous les postes de policiers. Et à l'époque, j'avais un peu rompu avec Nicolas Sarkozy.
Pas
tous les postes,
vous savez très bien. L'ARGPP, c'était le non-remplacement d'un
fonctionnaire social. Donc, si vous voulez, ça sent un peu le réchauffé. Moi, j'ai un programme beaucoup plus sérieux en matière de sécurité, parce que si on veut rétablir la sécurité en France, il faut construire 40 000 places de prison, il faut contrôler nos frontières, ce qu
'elle
ne veut pas, il faut revoir les accords de Schengen. Bref, il faut une cohérence. Et ce qui est important, et pourquoi j'aimerais qu
'il y ait
un débat présidentiel ? Il y en aura un ? Un, quand
? On le fera sur CNews.
Bon,
un débat
présidentiel pour qu
'on
voit la cohérence des parcours, des idées. Sur les économies budgétaires, je veux redéployer de l'argent. Sur la sécurité, je veux une cohérence avec la politique migratoire. Valérie Pécresse va s'agiter. On est dans la com. Elle a une volonté, il ne
faut
pas la nier. C'est une femme respectable. Mais j'aimerais que les Français puissent savoir si c'est du nouveau Sarkozy, dur à l'extérieur,
et
puis finalement,
on
ne
fait
plus rien, ou si c'est du sérieux.
Et où est-ce que vous en êtes ? Est-ce que
vous serez candidat ? Est-ce que vous avez vos parrainages ?
Est-ce que vous n'êtes pas un homme seul ?
Mais seul, seul. Écoutez... Non, mais je vous
pose la question.
Mais j'assume...
Il y a beaucoup de
défections
dans vos
rangs.
Beaucoup de défections. Il
y a
trois personnes qui sont parties. C'est curieux. On passe à vie à dire que je ne représente rien, mais dès qu'il
y a
une personne qui bouge dans mon état-major, je vais défendre la liberté des Français. L'indépendance
nationale... Ça sera l'axe
de cette campagne.
Oui,
l'indépendance nationale. Parce que
rien
ne pourra être réglé, sécurité, emploi, misère, tarifs d'électricité, si on ne revoit pas le fonctionnement de l'Europe. Ça, on oublie. Donc, indépendance nationale... C
'est pour ça
que le drapeau européen sur la règle de triomphe, ça vous a fait monter mes doigts.
Indépendance nationale,
ce
qui n'empêche pas des coopérations européennes.
Et
puis de l'autre côté, liberté des Français.
Et
puis surtout, bonne gestion. On revoit tous les crédits. On les passe au peigne fin, comme j'avais fait dans ma ville, où j'avais fait faire des économies considérables pour redéployer, pas pour donner aux riches, comme l'ont fait les républicains, pour reconstruire l'hôpital, l'école, l'université, la science, investir, faire de la France une grande nation. Voilà, ça sera mon projet.
Qui
m'aime me suivre, on verra le résultat.
Et s'il devait falloir faire une alliance au second tour, est-ce que vous choisirez plus Eric Zemmour que Marine
Le Pen ? Mais attendez, je
ne sais pas qui sera au second tour.
Non, mais bien sûr, vous avez une petite idée. Mais
j'en sais, alors là, vous avez une idée ?
Personne ne sait ce qui va sortir. Ah non, pas moi, mais vous, vous êtes un homme politique.
Oui, mais moi, je ne
suis
pas devin, je ne
suis
pas...
Non, mais vous vous sentiez plus proche de Zemmour
ou de Le Pen
?
Mais je n
'ai
pas à me sentir proche de l'un ou de l'autre. Parce que
je
pense
que
les Français attendent un patriotisme humain.
Et
je pense que les Français, en tout cas ceux qui ne votent plus, et c'est à eux que je m'adresse, c'est eux qui vont faire l'élection. Soit ils restent couchés
sous
leur couette,
ils
seront morts et des esclaves
dans
la misère. Soit ils se réveillent et la France redevient une grande nation. Je leur propose d'être une grande nation, c'est tout.
Merci beaucoup d'être venu ce matin.
Merci à vous de...
Désolé si je suis un peu enroué, mais...
Non,
non, mais c'est la nuit blanche que
vous venez de passer à l'Assemblée nationale. Non, j'avais plus d'âge.
Merci et bonne sieste à vous.