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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 17 octobre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Le maire de Marseille Benoît Payan sur le saccage de la mairie pendant les manifestations

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça avait été sous-dimensionné de votre point de vue ?

  • 2:39RelanceRéponse directe

    Les alertes du renseignement territorial depuis plusieurs jours disaient que ça allait être ingérable. Pourquoi n'a-t-on pas anticipé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Les forces de sécurité intérieure étaient en sous-effectif puisque ce matin nous n'avions qu'une seule compagnie de CRS pour une ville qui fait deux fois et demi Paris et cinq fois Lyon. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « On ne tient pas une ville comme Marseille avec une compagnie de CRS. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « J'ai moi-même écrit hier soir à la préfecture de police pour dire voilà ce qui va se passer à tel endroit. Et c'est ce qui s'est passé. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « Il fallait faire sortir la police nationale avec des boucliers, des casques et des matraques, ce qui n'existe pas en droit français. Le code de la sécurité intérieure l'interdit. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Tous les témoins de la scène m'ont dit que ça avait été d'une violence inouïe. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Ces gens-là n'ont aucune revendication. Leur plaisir, c'est de casser. »

Temps de parole

  • Benoît Payan100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Benoît Payan

Bon, je vais pas beaucoup de commentaires, mais enfin en tout cas, je peux vous en parler si vous voulez. Euh d'abord, il y a eu deux types d'intrusions. Il y en a une ce matin dans le commissariat central municipal sur la Canebière où euh des casseurs, parce que c'est un des black blocs, se sont introduits avec une violence inouïe dans le commissariat de de de police municipale sur la Canebière. Euh les forces de sécurité intérieure étaient en sous-effectif puisque ce matin nous n'avions qu'une seule compagnie de CRS pour une ville qui fait deux fois et demi Paris et cinq fois Lyon.

Puis plus tard euh euh dans la matinée, euh il y avait des CRS devant la mairie qui ont procédé à des tirs euh de fumigènes ou de ou de gaz lacrymogènes. Puis ensuite ils ont fait un mouvement, euh la porte d'entrée s'est retrouvée libérée et là les casseurs se sont introduits dans un hall. Alors, les dégâts sont assez circonscrits. Il y avait une Marianne à terre, ce qui, vous le comprenez, euh me rend fou, m'énerve. Euh je trouve ça absolument insupportable et indigne. Quelques tables retournées et c'est à peu près tout et quelques et quelques carreaux cassés. La violence de cette intervention, la violence de ce symbole euh sont absolument insupportables.

On ne peut pas supporter ça euh dans la République. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai eu le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur il y a quelques minutes pour demander des des renforts et des renforts substantiels parce qu'on ne tient pas une ville comme Marseille avec une compagnie de CRS. Donc le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, à la demande du président de la République, euh déploient au moment où je vous parle deux compagnies de CRS supplémentaires et deux unités Sentor afin qu'on puisse euh afin qu'on puisse maintenir le calme dans la ville.

Parce que je ne veux pas qu'on confonde, parce que c'est évidemment ce qui va se passer, les manifestants et ces gens-là qui ne sont que des casseurs. Et au moment où je vous parle, parce que je n'ai pas l'information, j'espère que la police a procédé à des interpellations. J'espère que les individus qui se sont introduits dans la mairie ne sont pas ressortis libres. Parce que s'ils sont ressortis libres, ça veut dire qu'ils vont continuer de casser. Ça veut dire que cet après-midi, ils vont s'introduire dans la manifestation et qu'ils vont casser des commerces, qu'ils vont brûler des bûches, qu'ils vont brûler des camions de pompiers, des camions de police. C'est ça qui va se passer.

Et donc, en effet, on sera mieux protégés cet après-midi avec cinq compagnies qu'avec une seule à 20h. Mais monsieur le maire, ça veut dire, si je vous entends bien, donc vous avez dû réclamer et prendre votre téléphone pour réclamer vous-même personnellement davantage de de CRS, de forces de sécurité intérieure. Est-ce que ça avait été sous-dimensionné de votre point de ? Est-ce qu'on on ne pouvait pas s'attendre à des images comme ? Parce que les alertes du du renseignement territorial depuis plusieurs jours, depuis plusieurs jours, c'est nous dire attention, ça va être ingérable. Pardonnez-moi de vous arrêter.

J'ai moi-même écrit hier soir à la préfecture de police pour dire voilà ce qui va se passer à tel endroit. Et c'est ce qui s'est passé. C'est-à-dire je leur ai demandé de protéger le 42 Canebière qui est le commissariat de police. Il n'y avait absolument pas de police municipale, de police nationale. Il m'a même été dit il fallait faire sortir la police nationale avec des boucliers, des casques et des matraques, ce qui n'existe pas en droit français. Le code de la sécurité intérieure l'interdit. La force doit rester à la loi et au droit dans ce pays. Et c'est à la police nationale, qui fait ce qu'elle peut. Vous imaginez bien que la police nationale, elle fait ce qu'elle peut.

Mais elle a besoin d'avoir des Vous ? Une seule compagnie de CRS, qu'est-ce que vous voulez qu'ils ? Donc c'est pour ça que, en effet, cet après-midi, on va multiplier par cinq les effectifs seront multipliés par cinq, ce qui me paraît normal pour la deuxième ville de France. C'est c'est les les les deux images qu'on a en ce moment en direct, enfin qu'on revoit par contre, sont absolument symboliques. Donc à gauche de de votre écran, vous avez l'introduction à l'intérieur à l'intérieur de la mairie où tout a été vraiment en 30 secondes a été a été dégradé. Je vois aussi que c'est qui a été dégradée, c'est une salle. Ah c'est une salle.

Mais ils ont gardé mais c'est inacceptable quand même de toute façon. Mais mais mais regardez de manière ça a été ça a été fait. Regardez de Ça a été d'une violence absolument terrible. Je vois pas les images, je vous parle au téléphone. Ça a été d'une violence inouïe. Tous les témoins de la scène m'ont dit que ça avait été d'une violence inouïe. Et c'est inacceptable. Il ne peut pas y avoir d'excuses. Ces gens-là n'ont aucune revendication. Leur plaisir, c'est de casser. Je vois la revendication. Il y a une revendication, c'est contre les policiers. C'est à mort la police.

C'est c'est tout ce qui tout ce qui est anarchie, euh haine de la haine de la police, euh haine de toutes les polices d'ailleurs parce que l'autre image qu'on vous montre, c'est la police municipale et euh et ce commissariat de de la police municipale qui a été euh lui aussi euh euh attaqué. Oui, mais c'est pas c'est Pour moi, ça s'appelle pas une revendication ça. Ça s'appelle une imbécillité une imbécillité crasse. Vous comprenez ce que je veux ? Ça n'a pas de sens. C'est très très jeune. font, c'est qu'ils sont les idiots utiles. Les idiots utiles de celles et ceux qui ne veulent pas que dans ce pays puisse y avoir de revendication.

Qui ne veulent pas que dans ce pays certains puissent librement manifester. Pour qu'il puisse ensuite y avoir sur votre antenne ou sur d'autres, on sait pas le sujet, des gens qui viennent, qui prennent le micro à ma place et qui disent "Vous avez vu, tous les manifestants sont des casseurs." Ces gens-là ne sont pas des manifestants. Ces gens-là ce sont des voyous dont la place est en prison.