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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 18 janvier 2016 12 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

Philippe Doucet : "Je ne suis pas un énarque, c'est un handicap sous François Hollande"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Deschéances de nationalité vous votez pour ou contre ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    On va voir des géances de nationalité pour les binationaux condamnés après des actes de terroriste. Ça c'est une chose, ça me pose pas de problème en soi.

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes comme certains qui voudraient voir accoller à la devise de la République liberté, égalité, fraternité le mot de laïcité ?

  • 4:15OuverteÉludée

    Remadement ministériel vous avez des infos ça au camp.

  • 4:45FerméeRéponse directe

    Vous allez rentrer au gouvernement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « Je veux pas qu'il y ait deux catégories de français donc je pour si jamais c'est le propos du président de la République au Congrès, vous votez pas. »
  • 1:30Fait
    « Tous ceux qui ont été et le 7 8 janvier et le 13 novembre, ils étaient de nécessité française sauf un belgarocain. »
  • 3:00Fait
    « Il faut qu'il y ait quelque chose de solennel. Il faut rappeler solennellement que la lacité ça fait partie de la République française très profondément. »
  • 6:15Chiffre
    « 80 % des chômeurs n'ont pas le bac. »
  • 9:15Fait
    « La question de l'identité nationale va peser parce que la gauche est en retard par rapport à ça. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors que le président de la République est en train de présenter son plan Empoid présenté comme celui de la dernière chance, et bien beaucoup de questions se posent à l'intérieur de la majorité autour de la déchéance de nationalité autour d'un possible remanement et cette primaire cette primaire que certains appellent de leur vœux. C'est Philippe Douset le député socialiste du Valdoise que nous sommes ce matin. [Musique] Philippe Douset bonjour.

Bonjour. Deschéances de nationalité vous votez pour ou contre ? Je pas encore décidé parce que on est en train d'y travaillerou parce que derrière moi je suis je veux pas qu'il y ait deux catégories de français donc je pour si jamais c'est le propos du président de la République au Congrès, vous votez pas.

Bon, on va voir des géances de nationalité pour les binationaux condamnés après des actes de terroriste. Ça c'est une chose, ça me pose pas de problème en soi. Sauf que par exemple tous ceux qui ont été et le 7 8 janvier et le 13 novembre, ils étaient de nécessité française sauf un belgarocain.

Donc le problème c'est que la mesure touche pas ceux qui pour le moment cert mort. Faut aller plus loin, c'est que les Français volent une sanction forte, lourde sur ceux qui se retranchent de la communauté nationale. Donc moi, je veux que ils sont morts mais s'ils étaient pas morts, on pourrait pas leur enlever la nationalité française.

La bonne solution des chances si on peut pas faire des chances de nationalité pour tous, des chances de citoyenneté ou une déchance nationale où il y a privé avis de droit civique et cetera et cetera. Il faut qu'ils soient retranchés mais tous. Il peut pas y avoir deux catégories de français.

Pourquoi ? Voilà, vous êtes français, vous faites un attentat, vous êtes pas sanctionné. Vous êtes binational, français, je ne sais quoi, vous êtes sanctionné.

Ça sera bouclé quand cette histoire ? Il y a un bureau national ce soir du Parti socialiste. Oui, il y a un bureau national mais ce soir non parce que ce soir on va être sur les grands principes.

Mais le travail se fait autour de Jean-Jacques Urvois au sein. C'est lui qui a les clés de la maison là. C'est lui à qui le premier ministre a demandé de travailler avec les députés socialistes de la commission des lois dont je parti.

Donc on aura la discussion très sérieusement autour de cela. Hollande va trouver une majorité. Ça dépend comment on rédige l'article 2.

Et s'il trouve pas une majorité, c'est catastrophe. Oui, mais je pense que on trouvera une majorité parce que tout le monde a bien compris les enjeux. Tout le monde veut tenir finalement les debouts.

Le respect de la parole présidentielle et le fait de ne pas avoir deux catégories de français d'ord. Vous êtes couchard ou pas ? Euh oui, je suis couchad.

Vous avez regardé Manuel Vals ? Euh j'ai pas regardé Manuel Vals parce que non, j'en ai vu des extraits après. J'ai trouvé.

C'était sa place. Oui. Est là.

Oui, parce que Oui, parce que je pense que la difficulté aujourd'hui, voyez, moi mes assistants parlementaires m'ont dit "Philippe, regarde le petit journal". Ouais. Parce que mes enfants regardent le petit journal et donc il est important.

C'est aussi là que ça se passe. C'est aussi là que ça se passe. Et donc, vous pouvez vous dire le petit journal c'est de la fontainement, c'est un mélange.

Mais n'empêche que il y a plein de citoyens, des jeunes notamment qui regardent que ce type d'émission. Donc vaut mieux y aller pour faire passer des messages. Donc la majorité est pas vous avez l'air assez optimiste pour la déchéance est pas fracturée.

Non mais il y a des désaccords par rapport à ça, par rapport à la manière dont on est rentré dans le débat mais maintenant je pense que derrière on a envie d'en sortir par le haut. Encore une question sur ce sujet euh après les attentats post attentat. Vous êtes chargé de la laïcité au Parti socialiste.

Est-ce que vous êtes comme certains qui voudraient voir accoller à la devise de la République liberté, égalité, fraternité le mot de laïcité ? Oui, ça me pose pas de souci. le travail sur lequel je suis en train de travailler et au parti socialiste et à l'Assemblée nationale parce que je suis en charge de cela pour le groupe socialiste assemblée, c'est une charte de la laïcité où on réaffirme les grands principes et en même temps un code de la route voyez donc vous savez vous quand vous êtes sur la route normatif normatif vous êtes allez une laïcité normative alors non mais pour rappeler les choses il y a une méconnaissance de la loi 1905 vous êtes une jeune assistante à l'accueil des urgences d'un hôpital moi je vais me laisser poser les ch voilà et bien vous ne savez pas comment ça fonctionne si quelqu'un vient vous dire moi monsieur je veux que ma femme ou madame je veux que ma femme ne soit examinée que par un médecin femme vous savez répondre bien donc il faut juste rappeler les règles du jeu entre guillemets mais dans la devise.

Oui parce que la licité c'est consitif de ce qu'est la République française. On aurait quatre mots. Alors oui je pense pas qu'on ira jusque là mais je pense qu'il faut qu'il y ait quelque chose de solennel.

Il faut rappeler solennellement que la lacité ça fait partie de la République française très profondément. Remadement ministériel vous avez des infos ça au camp. Non, il y a des ajustements.

C'est qu'on a ça aura lieu. Oui, il y aura un Vous allez rentrer au gouvernement. Non, parce que je suis d'origine trop populaire pour rentrer au gouvernement.

Vous êtes valciste vous ? Oui, mais d'origine populaire. Je suis pas énor que c'est un handicap sous François Hollande à ce pointlà.

Ah, je pense que c'est un handicap. Ah, mais c'est une critique ça. Alors, bien sûr, c'est une critique.

C'est la République des énormes. Je pense que c'est pas assez ouvert. Je pense que là-dessus le l'attention des classes populaires, c'est pas un sujet pour François.

On a été déjà lui faire la remarque. Je pense que c'est un sujet au de la République de Zénarc. Ouais.

C'est une des critiques qui est faites et je pense qu'elle est pas je pense qu'elle est pas inexacte. Macron qui était que lui il doit rester ou il doit des rumeurs comme quoi il pourrait sortir rester ? Non mais il il faut qu'il reste J il porte des choses sur l'entrepreneuriat sur le une économie moderne on voit bien.

Il est marque mais il vous convient. Bah, il y a des choses euh quand par exemple il a considéré qu'être député devait pu faire partie du cursus au nombre de République, j'ai sorti une tribune euh pour critiquer ce point-là alors que avec les réformateurs, je nous l'avions invité à oignon mais sur euh être député, c'est être proche du peuple. Voilà, j'ai passé moi mon samedi après-midi les pieds dans le béton si je puis dire Argenteuil a discuté avec des argent tout le samedi après-midi au grand au milieu de la grande rue d'Argenteuil.

Et bien, j'apprends beaucoup de choses. Vous parlez des réformateurs justement. Alors dans les réformateurs, il y a Christophe Carèche, il y a le maire de Lyon, monsieur Colomb, il y en a d'autres.

Vous représentez quoi dans le Parti socialiste ? Vous êtes en pourcentage ? Bah dans le parti, je ne sais pas ce qu'on s'est jamais compté mais aujourd'hui c'est 50 parlementaires députés, sénateurs, c'est on sait que c'est un courant plus large donc c'est quelque chose qui est en train de se structurer qui pour porter par rapport à ça.

Et votre votre figure de prou, c'est Emmanuel Vals. Emmanuel Vals, Emmanuel Macron, nous avons Jean-Man. Gérard Colon, c'est aussi des élus. locaux qui une modernité dans les territoires et ça c'est une année très forte.

Alors le président de la République est en train de présenter son plan pour l'emploi très critiqué en disant en fait c'est une façon un traitement social du chômage comme il y en a depuis 30 ou 40 ans. Traitement statistique du chômage, on met des gens dans des formations. Ça les permet ça permet de les extraire des catégories A de la catégorie A et ça fait moins de chômeurs.

Comme on sait que il faut qu'il y ait moins de chômeurs pour qu'il puisse se présenter à la plésidence de la République, est-ce que vous estimez que c'est un bon plan vous ? Oui, c'est un bon plan qui est un homme d'entreprise pourant. Oui.

Oui. Mais c'est un bon plan pour qu'est-ce que moi je retiens milliard d'euros ? Oui.

Mais derrière qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? 80 % des chômeurs n'ont pas le bac. Donc on voit bien que la question de la formation on paye à la fin de l'histoire tout un échec du système éducatif français qui n'est pas à même de former des citoyens.

Il forment peut-être des citoyens encore que mais en tout cas il forment pas des citoyens entre guillemets employés par les entreprises. Donc la question de la formation est essentielle. Et puis à la question du coût du travail, la mesure qui est euh 2000 € par an pour toute entreprise de moins de 50 sari qui prend qui recrute quelqu'un au niveau du SPIC jusqu'à 1,3 le SPIC, ça me paraît une bonne mesure.

Et puis il y a le l'aspect de l'incertitude parce que la question du chômage, elle est liée à la question de la confiance et dedans se dire on plafonne, on régule les indemnités de chômage et on simplifie le contrat travail, ça va dans le bon sens. Ce qu'on peut reprocher à France Hollande, c'est comme ça retombe d'autres. Je pense que c'est des choses qui auraient dû être fait dès le début de plus simple plutôt que de donner 2000 €.

On sait très bien que ça va pas marcher. Euh si ça avait marché euh dans les dispositifs précédents, euh est-ce que c'était pas plus simple de baisser les charges de On a fait la baisse des charges. On a fait la baisse des charges.

Je pense que la baisse des charges, il faut qu'on l'oriente comme un certain tombe d'économiste vers le ceux les emplois de services, les emplois autour du SMIC. On sait très bien que c'est autour tous ces personnes non qualifiées et bien aujourd'hui c'est dans les emplois de service qu'ils vont trouver du travail et donc c'est autour du travail sur les emplois de servic et donc le coût de l'emploi de service que nous devons travailler. Ça va dans le bon sens, il faut aller plus loin encore.

Plan de la dernière chance. Pardon ? C'est le plan de la dernière chance.

C'est jamais le plan de la dernière chance. Mais de toute façon, vous avez juste un problème de calendrier. Donc la présidentielle se rapproche.

Donc on va pas sortir dans 3 mois un autre plan. Si la courbe du chômage ne s'inverse pas, le président de la République pourra-t-il se représenter à cette élection ? Je pense que la partie elle joue pas comme ça.

On est dans une démocratie d'opinion. Le sujet du président de la République, c'est le rapport au quotidien avec les Françaises et les Français. C'est sûr que si au moment de la primaire des Républicains François Hollande reste bas dans les sondages, à ce moment-là le débat dans la société et dans la gauche au sens large, il aura lieu qui peut porter nos couleurs.

Donc c'est à ce moment-là que le débat se nourra débat en décembre par avant. C'estd on pourrait avoir un candidat de la gauche qui soit autre que François Hollande et qui soit chois. Je pense que à un moment donné François Hollande, il va avoir un débat avec lui-même.

Je vous êtes président de la République, on peut critiquer institution de la 5 polique. Elles sont comme cela. La 5e République c'est le débat d'un président ou d'un candidat avec les françaises et les français.

Donc si le lien entre François Hollande et les Français ne s'améliore pas, ne se reconstruit pas, ne se développe pas quels que soient les allias du terrorisme et vous nêtes pas contre une primaire vous. Non mais moi je suis mais j'ai aujourd'hui on est loin on est loin de la date. Comme je dis toujours aux gens, si on avait dit euh en 1995 que Jacques Chirac qui était à l'époque au fond du trou euh serait président de la République, moi j'ai gagné avec à l'époque avec des amis des Paris qui m'avaient dit "Mais Philippe Chirac, il est mort et tout, il est devenu président de la République.

Si on avait dit en 2002 que Lionel Jospin serait pas au deè tour, personne n'aurait cru à ça et cetera et cetera." D'accord. Françis s'interrogent aussi eux-mêmes sur l'avenir de leur pays comment voilà et c'est quoi les questions de sécurité comment ça comment ça va fonction démarche de Daniel Cendit et de quelques autres intellectuels appelant à une primaire à gauche.

Oui mais le problème de Daniel Conbindit qui gère son problème de la gauche entre guillemets du parti c'est il gère où il essaie de gérer les problèmes des écologistes du franc gauche et cetera. Le fond de l'affaire, c'est que tout ce mond-là et c'est une des leçons des régionales qui avait été assez peu tirée, c'est que la gauche de la gauche finalement n'a pas réussi ses paris antisocialiste à l'occasion du régionale. Donc eux, ils ont un problème mais le problème d'une certaine façon pour elle été réglé puisque Jean-Luc Mélenchon a fermé la porte.

Donc la primaire c'est un rapport, c'est pas monter des combinaisons politiques contre les socialistes. Le problème c'est de trouver un rapport d'un candidat ou d'une candidate avec le peuple français. Bien donc François Hollande, il aura ce débat avec lui-même.

Est-ce que il se sent à même de conduire la gauche face à celui qui sera sorti de la primaire des Républicains et face au Front National ? C'est un choix qu'il aura lui à assumer à réfléchir par rapport à ça. D'ici là, beaucoup de choses va se passer sur le front de la sécurité, sur le front du chômage, sur le front de la réflexion de la société française.

Est-ce qu'on est la présidentielle ? C'est quoi la question de la prochaine présidentielle ? Est-ce que c'est l'identité nationale ?

Est-ce que c'est la question de l'égalité ? Je pense que la question de l'identité nationale va peser parce que la gauche est en retard par rapport à ça. D'où le travail que je mène avec d'autres sur la lacité parce que laité est au cœur du pacte républicain la question de l'égalité aussi.

Est-ce que on considère que la lutte contre les inégalités reste centrale dans la conduite dans l'évolution de la société française ? C'était le talk de Philippe DOUS qui nous a dit plusieurs choses. D'abord que il appréciait pas beaucoup la République des Éarques qui avait été mise en place par François Hollande.

Deuxièmement que la déchéance de nationalité il la vote si elle est attendue à tout le monde, c'est-à-dire à tous ceux qui se livrent à des actes de terroristes et qui sont condamné et que le plan pour l'emploi bah il le trouve plutôt à son goût notamment cette aide de 2000 € pour les petites entreprises entreprises de moins de 250 salariés qui veulent embaucher et que et bien la question de la primaire ne se pose pas encore à gauche. Elle se posera peut-être peut-être à la fin de l'année 2016. Merci Philippe Douet.

Merci à vous. [Musique]

Philippe Doucet : "Je ne suis pas un énarque, c'est un handicap sous François Hollande" — Hervé Morin · Pourquijevote