Annie Genevard, ministre de l'Agriculture
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueChiffre
« moins de 10 % des machines agricoles sont aujourd'hui mutualisées. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Le parc des machines agricoles en France dépasse celui des transports routiers et est un levier majeur d'émission de gaz à effet de serre. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l'instruction technique en 2023 en étroite collaboration avec votre fédération. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Face à la question du renouvellement des générations, l'Écuma avait en 2022 fait une proposition forte d'ouvrir un volontariat agricole au 18-35 ans. »
- 2:53Invité politiquePromesse
« La loi d'orientation agricole adoptée en mars 2025 va permettre de concrétiser ce projet. »
Temps de parole
- Annie Genevard100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames, messieurs, je suis ravie de pouvoir vous adresser ce message, même si j'aurais bien sûr préféré être présente. Je tenais à m'adresser à vous, membre de la FNCUMA pour rappeler l'importance des actions collectives et de la solidarité en agriculture. La solidarité dans la mise en commun d'agroéquipement. D'abord, la mécanisation est aujourd'hui d'autant plus pertinente pour réduire la pénibilité au travail que la main d'œuvre agricole est en baisse. Face à la hausse des prix, la mutualisation est une approche raisonnable et souhaitable.
Il est nécessaire qu'elle se développe encore non seulement pour les nouvelles machines mais également pour les machines privées aujourd'hui sous-utilisées. En effet, moins de 10 % des machines agricoles sont aujourd'hui mutualisées. La France est un pays très équipé, il faut s'en réjouir. Mais les charges de cette mécanisation sont lourdes, il nous faut donc les réduire. Une marge de progrès existe et les CUMA sont une excellente plateforme pour aller dans cette direction. Cette solidarité contribue aussi à la décarbonation de notre agriculture. Les CUMA donnent accès à un matériel plus récent et mieux entretenu, également bien plus utilisé que le parc matériel moyen.
Le parc des machines agricoles en France dépasse celui des transports routiers et est un levier majeur d'émission de gaz à effet de serre. La mutualisation permet de réduire les émissions globales avec un parc qui se modernise plus rapidement. Cette mise en commun permet le développement de pratiques alternatives bénéfiques en démocratisant le désherbage mécanique ou alternatif proposé par un/ers d'écuma. La solidarité passe enfin par la formation. L'écuma attire en particulier les jeunes agriculteurs qui bénéficient de l'expertise des coopératives. Ceci est un signal encourageant. La nouvelle génération d'agriculteurs croit en ce modèle.
Il faut également faciliter le développement de l'apprentissage qui est un levier de plus pour former plus d'agriculteurs. Pour épauler les cuma, l'État a mis en place différentes aides. Des aides à l'investissement d'abord sous forme de prêt moyen terme spéciaux et au conseil ensuite avec l'aide DINA. Le DINA permet aujourd'hui de prendre en charge 90 % du conseil stratégique pour l'écumas. Comme vous le savez, malheureusement la réduction du budget de l'État va concerner la réduction du DINA.
Et mais malgré cette diminution des crédits alloués, le dispositif peut continuer d'accompagner les CUMA en priorisant les dossiers déposé notamment pour permettre d'accompagner les CUMA n'ayant jamais été financé par un conseiller stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l'instruction technique en 2023 en étroite collaboration avec votre fédération. Face à la question du renouvellement des générations, l'Écuma avait en 2022 fait une proposition forte d'ouvrir un volontariat agricole au 18-35 ans. Cet équivalent du service civique permettrait de donner envie d'agriculture et de susciter des vocations.
La loi d'orientation agricole adoptée en mars 2025 va permettre de concrétiser ce projet. Il sera désormais possible de réaliser des volontariats agricoles. Je tiens à féliciter l'initiative de la FN Cuma pour ce succès ainsi que la direction générale de l'enseignement et de la recherche qui a conduit l'expérimentation avec les CUMA. Elles fêtent leurs 80 ans cette année. Il me paraît important de reconnaître leur rôle fondamental dans l'agriculture d'hier, d'aujourd'hui, mais aussi de demain. Elles ont historiquement permis la mécanisation de l'agriculture française. Elles doivent aujourd'hui l'accompagner pour la rendre plus responsable. Je vous remercie pour votre écoute.
Annie Genevard