Entretien d'actualité n°70 - 16/09/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 64 %Défensif 14 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:31Invité politiqueFait
« « La République en Marche assume le choix de n'organiser ni rendez-vous de fin d'été ni de campus d'automne ». »
- 4:13Invité politiqueFait
« « J'assume et s'ils ne sont pas contents, qu'ils viennent me chercher ! ». »
- 6:13Invité politiqueFait
« « À LREM, il n'y a plus personne ». »
- 6:53Invité politiqueFait
« « Le « logiciel idéologique », ça veut dire qu'en fait, rien ne les rassemble. » »
- 16:03Invité politiqueFait
« « L'euro va mourir. Il faut envisager le retour à nos monnaies nationales ». »
- 16:42Invité politiqueFait
« « Je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro comme monnaie commune ». »
- 17:25Invité politiqueFait
« « la sortie de l'euro n'est plus un préalable ». »
- 18:10Invité politiqueFait
« « Dans de nombreux domaines, on peut améliorer la vie quotidienne des Français sans quitter l'Europe ni l'euro ». »
- 19:33Invité politiqueFait
« « Au FN, l'hypothèse du Frexit est définitivement enterrée ». »
- 20:17Invité politiqueFait
« « Il faut mettre un coup d'arrêt à l'Union européenne et faire basculer la majorité au parlement européen. » »
- 29:43Invité politiqueFait
« « Alors que nous sommes si contaminants et que tout le monde le sait ». »
- 30:28Invité politiqueFait
« « M. Macron n'existe pas. Il est juste le petit copiste de la Commission européenne et de Mme Merkel ». »
- 33:17Invité politiqueFait
« « Monsieur le président, je suis très flatté que vous soyiez dans ma circonscription. » »
- 34:41Invité politiqueFait
« « Le plus grand xénophobe qu'on ait, c'est quand même lui, monsieur le président de la République française ». »
- 39:11Invité politiqueFait
« « il veut focaliser l'intérêt des mécontents vers quelque chose qui n'a pas grand intérêt, qui est simplement le gouverneur de la province France actuelle, qui s'appelle M. Macron ». »
- 57:42Invité politiqueFait
« Ces travaux n'avaient fait l'objet d'aucune déclaration donc... Alors elle a ça sur le dos, c'est un peu un détail, mais pas tout à fait quand même. »
- 58:22Invité politiqueFait
« Son mari et madame Nyssen ont mis six ans à régulariser cette affaire, c'est quand même pas très bon. »
- 58:22Invité politiqueFait
« Mme Nyssen aurait dû dès le début dire : « Attendez, attendez. Moi je ne peux pas m'occuper de ça parce que sinon on va dire... » »
- 59:43Invité politiqueFait
« On n'a pas l'impression que même Nyssen soit quelqu'un, que la ministre de la Culture soit quelqu'un qui soit une vestale du droit. »
- 1:01:53Invité politiqueFait
« Monsieur Benalla, qui était à sans droit ni titre, en usurpant des qualités de fonctionnaire, que le policier, qu'il n'avait pas en prenant des décisions qu'il n'avait pas le droit de prendre. »
- 1:03:54Invité politiqueFait
« Il y a un article dans la Constitution française, qui est l'article 68, auquel j'ai fait référence personnellement à deux reprises. »
- 1:04:32Invité politiqueFait
« L'article 68 de la constitution prévoit que : lorsque le président de la République a une conduite qui est manifestement incompatible avec l'exercice de sa fonction. »
- 1:05:52Invité politiqueFait
« Si on veut vraiment écouter M. Macron n'y a pas cinquante solutions il n'y en a qu'une. C'est de lancer l'article 68, c'est à dire la Haute Cour. »
- 1:07:16Invité politiqueFait
« M. Macron n'a pas très envie de rester dans l'histoire comme le premier président de la République française, contre lequel une partie de la représentation nationale aurait commencé à lancer la procédure de destitution. »
- 1:10:02Invité politiqueFait
« M. Macron agit exactement pour que les Français, de façon inconsciente, commencent à percevoir que l’Élysée c'est terminé, c'est devenu un musée qui vend des objets souvenirs ! »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue à toutes et à tous. Nous sommes le dimanche 16 septembre 2018, réunis pour l'entretien d'actualité numéro 70. Bonjour M. Asselineau. C'est la rentrée politique. Pouvez-vous nous en faire une analyse ? Eh bien bonjour à toutes et à tous. Ça me fait toujours plaisir de faire un entretien d'actualité et de m'adresser au nombre de plus en plus important d'internautes qui veulent bien écouter ce que je dis. Je vais vous parler de la rentrée politique. Auparavant un tout petit mot sur la rentrée tout court. Je m'adresse ici notamment aux parents, aux parents qui ont des enfants...
Aux pères, aux mères qui ont des enfants, qui vont soit à la maternelle, soit à l'école, soit au collège, ou au lycée, voire à l'université ensuite, parce que j'espère que la rentrée s'est bien passée pour eux. Ça n'est pas forcément évident. La situation de l'école de la République est très mauvaise, on aura d'ailleurs l'occasion de publier dans les semaines qui viennent des analyses pilotées par Anne Limoge, notre responsable des questions d'éducation à l'UPR, et nous reviendrons sur cette question. J'espère en tout cas que pour tous ceux qui m'écoutent, eh bien ça c'est quand même relativement bien passé.
Et puis pour ceux qui n'ont pas d'enfants, et qui travaillent, eh bien que la rentrée professionnelle après les vacances s'est bien passée également. Alors ici c'est évidemment une émission politique et on va parler de la rentrée politique. Je vais insister un peu plus que d'habitude sur cet aspect des choses, sur la politique française, parce qu'il est quand même important que toutes celles et tous ceux qui m'écoutent aient une vision juste, en tout cas j'espère, de la scène politique française. Il y a 15 ans, 10 ans encore, au moment de l'été, à la fin du mois d'août, début septembre, il y avait ce qu'on appelait les universités des partis politiques.
Donc les partis politiques se réunissaient, avec plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers, à la grande époque du Parti socialiste par exemple, voire plus d'une dizaine ou vingtaine de milliers de personnes, qui a participé à ce qu'on appelait un peu pompeusement peut-être une université. C'est-à-dire qu'en général, ça se tenait en province, pas dans une grande ville mais plutôt dans un endroit un petit peu bucolique. Et puis c'était l'occasion pour les partis politiques de montrer leur unité, de réfléchir ensemble, d'amorcer, d'annoncer la nouvelle année politique qui commence avec le mois de septembre. Eh bien cette année, en 2018, c'est un peu le désert du Kalahari.
C'est-à-dire qu'il n'y a quasiment plus d'universités. Il y a d'ailleurs eu un article dans le Figaro qui, à la fin du mois d'août, parlait justement du grand désarroi des partis politiques. Le Figaro avait simplement oublié de parler de l'UPR parce que nous, nous nous portons bien – je vais y revenir tout à l'heure – mais de fait la situation est mauvaise. C'est un peu un jeu de chamboule-tout auquel je vous convie. Alors, à tout seigneur tout honneur, le mouvement politique du président de la République, de M. Macron, LREM. Alors, est-ce que la République en Marche a fait une université d'été, ou a annoncé une université d'automne ? Non pas du tout, en fait ils ne font rien.
Alors si les choses n'étaient pas aussi tragiques, ça serait vraiment comique et j'ai trouvé alors un commentaire de cette affaire, le fait que LREM ne fasse pas du tout d'université, quelque chose qui est quand même assez croquignolet que j'ai trouvé dans le Huffington Post. Écoutez bien ce qu'on lit sur le site internet du Huffington Post pour expliquer pourquoi le mouvement politique du président de la République est inexistant. Voilà ce qu'ils disent : « La République en Marche assume le choix de n'organiser ni rendez-vous de fin d'été ni de campus d'automne ». Alors je trouve ça formidable. Vous savez que le verbe assumer fait désormais partie du vocabulaire macronien.
En fait, assumer, ça veut dire justement ne pas assumer, c'est-à-dire : quelqu'un vole à l'étalage, il dit : « J'assume ». Alors très bien ! Si vous assumez, eh bien chapeau bas ! Nous n'avons plus rien à dire, vous pouvez vous retirer. Rappelez-vous que c'est exactement ce qu'avait dit Macron lorsqu'au plus fort de la tempête de l'affaire Benalla – quoique cette affaire ressurgit maintenant – M. Macron avait refusé d'aller s'expliquer devant les parlementaires et avait réuni ses affidés, les parlementaires de LREM, justement. Je crois que c'était à la Maison de l'Amérique latine à Paris, Et il avait dit : « Voilà ! J'assume et s'ils ne sont pas contents, qu'ils viennent me chercher ! ».
Il avait d'ailleurs jeté de l'huile sur le feu. Dans le vocabulaire de Macron, le verbe assumer veut dire très exactement : « Je n'ai aucune explication à vous donner. Terminé ! Changez de sujet ». Voilà, LREM assume le choix de n'organiser ni rendez-vous de fin d'été ni de campus d'automne. Bon, très bien. Mais les journalistes, normalement, devraient quand même se poser un petit peu des questions. Le Huffington Post poursuit justement ce morceau d'anthologie en disant ceci, en expliquant pourquoi LREM ne fait pas d'université.
Écoutez bien : « Encore peu structurée sur le plan interne, toujours en quête d'un logiciel idéologique susceptible de fédérer macronistes de gauche et ceux venus des rangs de la droite libérale, la formation dirigée par Christophe Castaner a depuis le début de l'année privilégié les actions de terrain décentralisées : marche européenne, campagnes de porte à porte, aux grands raouts militants. Au risque de donner corps aux frustrations sur le manque de débat en interne et aux critiques externes sur le défaut d'implantation du parti présidentiel. On se croirait dans Molière et dans Diafoirus, le malade imaginaire. En fait, tout ça pour dire qu'il n'y a personne quoi.
En gros, il n'y a plus de militants. Les gens sont partis. Moi je l'ai vu lorsque je suis allé à la braderie de Lille, où nous avions un stand, ça n'a pas désempli pendant quatre heures ! J'étais là à faire des dédicaces, à parler aux gens, c'était sans arrêt, sans arrêt. Il y avait au moins 30 à 40 personnes en permanence devant le stand qui attendaient leur tour. Pour LREM, ils avaient pourtant un beau linéaire mais les gens passaient devant sans même jeter un coup d'oeil. C'est ça le problème. Donc toute cette logorrhée du Huffington Post est assez dingue quand on y réfléchit, en fait. C'est vraiment tout ça pour dire : « À LREM, il n'y a plus personne ». Il n'y a plus que des élus.
Ce sont les cyniques, les opportunistes qui se sont faufilés pour avoir un poste, un mandat électif. Dans le texte que je viens de lire, il y a quand même un des plus beaux passages, c'est que, à défaut d'avoir trouvé encore le « logiciel idéologique » permettant de fédérer les macronistes de gauche et les partisans de la droite libérale. Derrière ce jargon incroyable, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait le parti du président de la République n'a aucun programme, n'a rien. Le « logiciel idéologique », ça veut dire qu'en fait, rien ne les rassemble. C'est un conglomérat de gens qui ne savent même pas ce qu'ils veulent. Sauf avoir un poste et avoir de l'argent de la République.
Mais à part ça, ils ne savent même pas. Tout ça est une espèce d'ectoplasme absolument mou. Il n'y a aucune ligne directrice. On le voit bien, d'ailleurs. Et c'est le drame de LREM. Donc, dont acte. Le parti du président de la République, sous toutes ses explications foireuses, en fait, est incapable d'organiser une université parce que si d'aventure ils faisaient une université, il y aurait peut-être – je sais pas – 200, 300 personnes. Ça serait d'ailleurs des élus qui seraient obligés de venir en catastrophe. Ils seraient incapables d'avoir plusieurs milliers de personnes. Alors, il n'y a pas que LREM. On peut passer en revue. Alors, les Républicains, c'est assez drôle aussi.
Chez les Républicains, alors l'ancien RPR, l'ancien – ensuite – UMP, il y avait des universités où il y avait quand même parfois plusieurs milliers de personnes. Surtout lorsqu'ils s'étaient fait une santé dans l'opposition. Normalement, il devrait y avoir des milliers et des milliers de personnes chauffées à blanc qui devraient aller dans les universités des Républicains. Pas du tout. En fait, les Républicains sont quasiment aux abonnés absents parce qu'ils sont ravagés de guerres intestines.
En particulier, c'est le titan de la pensée politique française que sont Laurent Wauquiez d'un côté, et Mme Valérie Pécresse de l'autre, qui, tout le monde le sait, se détestent, se haïssent, mais à un point que vous n'imaginez même pas. Alors, comme ils sont incapables de se voir sans s'insulter, ils ont décidé chacun d'aller de leur côté. Et donc il n'y a pas d'université non plus aux Républicains. Alors pour la petite histoire, Laurent Wauquiez – qui est quand même le type qui est à la tête des Républicains, qui d'ailleurs a beaucoup d'ennemis en fait, même en interne, il n'y a pas que Valérie Pécresse – a décidé de monter en haut d'une montagne.
Le Mont Mézenc, qui se trouve en Haute-Loire, puisqu'il est élu du Puy-en-Velay, qui soit dit en passant est une très jolie ville. Alors, il décide donc comme ça de monter sur cette montagne. Déjà, ça témoigne que M. Wauquiez a quand même une imagination qui est égale à celle d'un moineau parce que c'est exactement ce que faisait François Mitterrand avec la Roche de Solutré. C'est-à-dire que toutes les rentrées, il escaladait la Roche de Solutré qui est en Bourgogne. Il était suivi comme ça par une cour où l'on distinguait l'inénarrable Jack Lang, en général Roger Hanin, et éventuellement Frédéric Mitterrand.
Il y avait des journalistes qui recueillaient comme ça, en haut de la Roche de Solutré, les confidences susurrées par François Mitterrand tel un sphinx. Mais n'est pas François Mitterrand qui veut. Et Laurent Wauquiez c'est une espèce de succédané. C'est comme des oeufs de lump avec du caviar. Donc il monte sur le Mont Mézenc, et puis il ne se passe pas grand-chose. Parce qu'en fait, il n'a pas des choses extraordinaires à dire. Et puis surtout, il n'y avait pas grand monde. Avec les équipes de l'UPR, on a cherché des photos de la montée de M. Wauquiez. En général, on vous montre les photos des années antérieures. Et puis là, finalement, on a trouvé.
Dans je ne sais quelle feuille de chou, ils annoncent que M. Wauquiez avait 1500 personnes. Moi j'ai regardé les photos. J'ai l'impression qu'ils ont le zéro facile, qu'on pourrait retirer un zéro. 150... Bon, allez, j'exagère. Mettons qu'à mon avis il y avait peut-être 300, 400 personnes. Vous savez, j'ai l'œil parce que moi, je fais des réunions publiques. Et je sais très bien comment on met, on cadre les photos, etc. En fait, il n'y avait pas grand monde. À mon avis, il y avait peut-être – je ne sais pas – 300, 400 personnes. Ce qui n'est pas brillant du tout pour M. Wauquiez. C'est quand même normalement les Républicains qui devraient être l'opposant n°1. Mais non, c'est assez foireux.
Voilà. Alors au même moment que M. Wauquiez avec quelques, allez, mettons 200, 300 personnes grimpaient sur le Mont Mézenc, dans les mêmes jours, eh bien son ennemie acharnée, Valérie Pécresse, organisait un raout à Brive-la-Gaillarde. Alors là, impossible de trouver la moindre photo. J'ai lu dans la presse qu'elle aurait été entourée de 300 personnes. Mais déjà, s'il fallait diviser par cinq ce qu'a fait Wauquiez, c'est-à-dire qu'au lieu de 1500 ils étaient 300, si on divise par le même coefficient 5, en fait ce n'est pas 300 mais 60 personnes.
Ce qui a l'air d'être assez vraisemblable, parce que j'ai l'impression qu'il n'y avait pas grand monde pour accompagner Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde. D'ailleurs, s'il y avait eu du monde, je pense que là on verrait sur les pages Facebook des uns et des autres des photos, des vidéos. Ils en feraient toute une publicité. La discrétion de violette avec laquelle ils passent à autre chose témoigne qu'en fait il y avait certainement très peu de personnes. Voilà pour les Républicains. Alors, le PS : « requiescat in pace [...] dominum [...] ». Il n'y a plus personne. Terminé. Ah oui ! J'allais oublier Génération.s, vous savez, le parti de M.
Hamon qui avait commencé par créer ce parti en l'appelant Elpis, je vous le rappelle, c'était fin 2016. Elpis qui veut dire espoir en grec. Certains conseillers en communication lui avaient tapé sur l'épaule en lui disant : « C'est quand même pas terrible un mouvement qui s'appelle Elpis. C'est pas très euphonique ». Donc, après la présidentielle, M. Hamon – qui était le candidat du PS, je le rappelle – avait donc lancé un nouveau mouvement qui s'appellait le mouvement du 1e juillet, et puis comme il n'y avait toujours personne, il a lancé un troisième mouvement qui s'appelle Génération.s.
Voilà, mais je crois qu'il n'y a pas grand monde non plus, donc en tout cas incapable de faire une université d'été. Mais qu'en est-il alors du FN ? Eh bien le FN n'a pas fait non plus d'université. Il était habitué aussi à faire des universités. Le FN n'en a pas fait, voilà. Alors en fait, ça peut se comprendre parce que Mme le Pen est assez occupée en ce moment, puisqu'elle sort d'un prétoire pour aller dans le cabinet d'un juge d'instruction. Elle a quand même un certain nombre d'affaires sur le dos.
Elle a le problème de son parti qui risque de tomber en faillite, – elle l'a dit elle même – d'être en cessation de paiement, parce qu'il y a des retenues sur les fonds versés par l'Etat au FN parce qu'en fait, il y aurait eu – vous connaissez cette histoire – des détournements de fonds qui ont été réalisés au Parlement européen. Moi, je vois ça de très loin, ça ne m'intéresse pas très bien. Ça ne sent pas très très bon. En attendant, le FN, en ce moment, est dans une passe très très difficile. et Mme le Pen a d'ailleurs annoncé qu'elle allait fermer boutique dans un tiers des fédérations. En plus, ils sont crevés de dettes donc ils ont également un lourd passif à leur bilan.
Alors, dans ces conditions, Mme le Pen qui en est à fermer boutique dans un tiers des fédérations n'était sans doute pas en mesure d'organiser une université du FN. Alors, faute de grives, on mange des merles. Et donc Mme le Pen n'étant pas capable d'avoir une université, elle s'est rendue à Châlons-en-Champagne. Sur une foire – les célèbres foires de Champagne, qui remontent au Moyen Âge, qui sont bien connues – pour aller serrer des mains. Alors, elle nous a gratifié à cette occasion d'une nouvelle percée sémantique qui mérite quand même deux étoiles dans le Michelin, qui mérite le détour.
Nous avons mis en ligne sur le site internet upr.fr un article très détaillé qui a été rédigé par Yavar Siyahkalroudi, qui est chargé de mission au siège auprès de moi. Je vous invite à aller lire cette note parce qu'elle est très bien faite. En gros, ça permet de voir quand même la valse-hésitation, ou plus exactement les contorsions permanentes. Alors Yavar compare ça à du patinage artistique – c'est assez bien vu – de Mme le Pen et du FN. C'est n'importe quoi. Résumé des épisodes antérieurs : le 19 avril 2017, sur RMC, donc on était avant le premier tour de la présidentielle. Mme le Pen dit, à la radio : « L'euro va mourir. Il faut envisager le retour à nos monnaies nationales ».
Alors déjà, « Il faut envisager », ça ne veut pas dire grand-chose. Mais enfin, pour un certain nombre de personnes qui écoutent ça de façon un petit peu hâtive, et sans porter trop d'attention, ils se disent : « Tiens, Mme le Pen veut sortir de l'euro ! ». C'est ce que disait la presse à l'époque. Sauf moi, j'expliquais pendant la campagne présidentielle que le FN n'avait jamais voulu sortir ni de l'UE ni de l'euro. Pourtant, Dieu sait si les journalistes m'étaient tombés dessus en disant que, prétendument, je disais la même chose que Mme le Pen. Donc ça, c'était donc le 19 avril.
Et puis voilà que le 30 avril 2017, sitôt passé le premier tour, Mme le Pen avait fait d'un seul coup une volte-face complète. En tout cas, en apparence pour les journalistes, puisqu'elle avait dit : « Je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro comme monnaie commune ». Déjà, l'euro allait mourir et il fallait envisager, donc, le retour aux monnaies nationales. Et puis, quoi, onze jours après : « Je pense qu'on peut parfaitement conserver l'euro comme monnaie commune ». Bon. Ensuite, après le fameux débat du second tour que tout le monde connaît, où Mme le Pen a brillé de son éloquence, il y a eu l'été. Et puis le 22 septembre 2017, elle est interrogée sur BFM TV.
Et voilà qu'elle nous sort que la sortie de l'euro n'est plus un préalable. Donc ça y est. Désormais, c'est clair. Le FN ne propose plus la sortie de l'euro Et puis le 11 octobre 2017, sur Valeurs Actuelles, Mme le Pen va encore plus loin pour expliquer que le FN est devenu un parti européiste, puisqu'elle dit : « Dans de nombreux domaines, on peut améliorer la vie quotidienne des Français sans quitter l'Europe ni l'euro ». De vous à moi, M. Wauquiez, dont je parlais tout à l'heure ne dit pas autre chose. Il dit : « On peut très bien agir. On n'a pas besoin de quitter l'Europe ni l'euro pour agir pour les Français, etc. » C'est exactement le même discours que M.
Wauquiez, que la droite qui essaye de se vouloir un peu eurocritique parce qu'il s'agit d'essayer d'attirer les Français qui ont compris que la question européenne est gravissime. Donc, on critique l'Europe. On lance des piques contre l'Europe. Et ces électeurs pensent qu'en fait, M. Wauquiez, Mme le Pen, M. Dupont-Aignan n'en pensent pas moins, etc. Ils avancent masqués mais une fois qu'ils seraient élus au pouvoir, à ce moment-là, enfin on sortirait de l'Europe et de l'euro mais ils n'ont jamais dit ça ! Et puis ça leur permet aussi d'essayer d'attirer les électeurs qui, eux, veulent rester dans l'UE et dans l'euro.
On fera d'ailleurs remarquer que ces propos qui sont totalement contradictoires sont très graves, parce qu'ils empêchent le peuple français de se faire une juste idée de la situation. Moi, depuis que j'ai créé l'UPR il y a plus de onze ans, je passe mon temps et les gens qui m'ont rejoint passent leur temps à faire de l'éducation populaire, à expliquer aux Français ce qui se passe et pas à leur faire subir cette espèce de gloubi-boulga où on n'y comprend rien. Un jour, il faut sortir. L'euro va mourir. Le lendemain, c'est très bien. On peut tout faire, etc. Alors on en était resté là.
Et le 11 octobre 2017, Mme le Pen ayant dit qu'on pouvait très bien améliorer la vie quotidienne des Français sans quitter l'Europe ni l'euro, eh bien, tous les journaux titraient à l'époque : « Ah, ça y est ! C'est fini, le Frexit ! ». La radio Europe 1 avait d'ailleurs fait un éditorial qui disait très exactement : « Au FN, l'hypothèse du Frexit est définitivement enterrée ». Écoutons d'ailleurs cet éditorial qui doit dater de la mi-octobre 2017 : « Au FN, une page se tourne discrètement. Alors que le parti de Marine le Pen a longtemps dénigré l'UE, le projet du Frexit a finalement disparu. Louis Aliot a même enterré le projet. Il est désormais question des traités européens.
Un revirement spectaculaire. Donc, vous voyez. Pour tous les journalistes, eh bien c'était fini. Eh bien non ! La collection automne-hiver 2018-2019 du FN vient de sortir et on a changé complètement. On passe maintenant à des robes longues alors qu'avant, c'étaient des robes courtes, etc. On vient d'avoir donc Mme Le Pen qui n'était pas avenue Montaigne mais à Châlons-en-Champagne, et donc elle nous a fait une présentation des nouvelles collections. Et qu'est ce qu'elle a dit ? « Il faut mettre un coup d'arrêt à l'Union européenne et faire basculer la majorité au parlement européen. » Qu'est-ce que ça veut dire ?
Qu'est-ce que ça veut dire : « il faut mettre un coup d'arrêt à l'Union européenne » ? Ça ne veut rien dire, dans la mesure où il faut rester dans l'Union européenne. Enfin, il y a une question d'ailleurs. Il faudrait que les électeurs... J'insiste. Il y a beaucoup d'électeurs du Front national qui m'écoutent, et je sais bien qu'il y en a parmi eux un certain nombre qui vont se dire « ah, mais il ne faut pas taper sur Le Pen, il faut se fédérer, on pense tous la même chose... » Non, on ne pense pas la même chose. Ne faites pas confiance à quelqu'un qui change de programme tous les trois mois. C'est quand même pas compliqué.
Si la France est dans la situation dans laquelle elle est c'est pas pour rien. Si les Français se détournent massivement de la politique – j'ai fait une conférence qui a beaucoup de succès qui s'appelle « Peut-on avoir confiance dans la politique ? » – ce n'est pas pour rien. C'est parce que les Français ont compris que tous les responsables politiques leur mentent. Alors, ne dites pas – je m'adresse ici aux électeurs du Front national –, ne dites pas « mais non il faut vous comprenez... » Non, je ne comprends pas.
Je ne comprends pas qu'on puisse avoir un programme le 19 avril 2017, un autre programme le 30 avril 2017, un troisième programme le 22 septembre 2017, un quatrième programme le 11 octobre 2017, et un cinquième programme le 6 septembre 2018, je ne le comprends pas. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Mme Le Pen est en train comme d'habitude, comme le fait d'ailleurs M. Mélenchon – on le verra tout à l'heure – comme le fait monsieur Dupont-Aignan, comme le font d'ailleurs l'ensemble de la classe politique française, c'est d'essayer de rassembler le maximum de gens sur des ambiguïtés. Et là-dedans, il y aura forcément des gens qui se feront avoir, il y aura forcément des cocus.
C'est-à-dire que si les gens votent Le Pen en pensant que Mme Le Pen veut sortir de l'Union européenne et de l'euro, hé bien ils seront cocufiés. Voilà, exactement comme les gens qui avaient voté Tsipras en Grèce, ou comme ceux qui ont voté pour Salvini et Di Maio en Italie en pensant qu'ils voulaient les faire sortir de l'euro, et vous avez eu les dernières déclarations de M. Di Maio et de M. Salvini qui disent : « non, il faut rester dans l'Union européenne ».
Donc, comme le disait – enfin comme le dit – le dicton : quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup », hé bien j'invite toutes celles et tous ceux qui me font confiance à comprendre que tant que vous n'aurez pas rallié un mouvement politique qui vous dit la vérité sans aucune ambiguïté depuis onze ans et demi, tant que vous estimerez qu'il plus malin, plus logique d'aller chez les uns et chez les autres – pourquoi ? – parce que tout simplement eux ils sont médiatisés, et pas l'UPR.
Et s'ils sont médiatisés et que l'UPR ne l'est pas, c'est peut-être pour une raison, justement, à laquelle vous devriez réfléchir Tant que vous n'aurez pas fait cette rupture affective et politique, hé bien malheureusement la France risque de se retrouver dans cette situation de blocage que nous connaissons depuis maintenant des décennies. Le Front national n'est quand même pas un poussin de la veille. Il a été créé en 1972, je le rappelle. Donc c'est un mouvement qui aura bientôt un demi-siècle, et qui n'est jamais arrivé au pouvoir.
Alors, ce n'est pas tout à fait vrai : il y a eu EELV, « Europe écologie les verts », qui a fait – ce n'était pas une université – c'était les journées d'été, les « JDE ». Ce n'étaient pas les « JMJ » de la papauté, C'étaient les JDE, les journées d'été de EELV. Ils ont décidé de le faire fin août – 26, 27, 28 août je crois – à Strasbourg.
Alors ça c'est encore un mystère sur lequel je lance ici les internautes, parce que quand on cherche sur Internet on découvre beaucoup d'articles qui annoncent que EELV organise les journées d'été à Strasbourg, ville européenne, et ci, et ça, que mille deux-cents personnes sont attendues, mille personnes sont attendues – ça dépend des sources – on vous explique que ça n'allait pas bien du tout à EELV l'année dernière, mais que maintenant ça va beaucoup mieux, avec M. Jadot, donc tout ça reprend. Et donc il y avait 1 200 personnes attendues les 27, 28 et 29 août. Et puis quand vous cherchez ensuite le bilan, ce qui s'est passé... Rien. Nous, on a cherché, cherché, cherché...
On a fini par trouver quelques photos, quelques photos que vous voyez ici, qui montrent que les 1 200 personnes qui étaient attendues donc pour la fin août, eh bien Le 16 septembre, jour où nous sommes, on les attend encore. C'est-à-dire qu'en fait, semble-t-il qu'il y avait très très très très peu de monde. Il y avait d'autant plus peu de monde qu'en réalité, d'après certaines informations, il y avait un certain nombre de Verts qui étaient venus d'Allemagne. Quand on est à Strasbourg, c'est juste à côté. Voire de Suisse, voire du Luxembourg où je ne sais pas où, de certains pays. Donc ils avaient voulu faire une réunion européenne.
Peu importe que la Suisse ne soit pas dans l'UE, ça n'est pas quelque chose qui est susceptible de les arrêter. Et donc sur les maigres photos que l'on a, on peut estimer que peut-être la moitié ou les trois quarts n'étaient pas français, n'étaient même pas EELV. Voilà. Donc une chape de plomb est tombée là-dessus. Il y a eu quand même une certaine couverture de presse avant mais après coup, rien. Rien du tout. La seule chose qu'on ait apprise, eh bien c'est que M. Jadot serait candidat à la tête des élections européennes et il a annoncé que son objectif était de faire 15 % des suffrages.
C'était peut-être une espèce d'instruction ainsi donnée au CSA pour qu'on lui donne 15 % du temps selon la stratégie des prophéties autoréalisatrices. Je ne sais pas. En attendant, mystère. Donc si vous avez d'autres photos que les nôtres et où nous, on voit qu'ils étaient vraiment très peu nombreux, elles sont les bienvenues. On les publiera le moment venu. Si elles sont convaincantes et si surtout elles sont datées, parce qu'en général on nous montre des photos qui ont plusieurs années. Et concernant l'université d'été de la FI ? Ah, j'étais sûr que vous me poseriez cette question. On l'a gardée pour la bonne bouche. La FI avec Mélenchon.
En fait, l'honnêteté intellectuelle – et moi j'essaie toujours d'être honnête intellectuellement – oblige à dire que – parce que nous n'avons pas encore fait notre université, elle arrive – la seule université à un peu comparable à ce qui existait il y a dix ou quinze ans a été faite par la FI à Marseille. Marseille, c'est la terre de Mélenchon, dont il est l'élu. Il en est député. Donc on est obligé de dire que là, il y a eu du monde. La FI annonce 3 500 personnes. C'est peut-être un petit peu beaucoup. Ils ont peut-être eu tendance à arrondir. Mais enfin, il y avait certainement un certain nombre de centaines de personnes. Ils ont très probablement dépassé les 2 000 personnes.
Je ne sais pas. Donc, je ne vais pas les compter. Il y avait quand même du monde. Incontestablement. Alors, qu'est-ce qu'on peut dire de cette université ? D'abord, il y a une curiosité. c'est que M. Mélenchon avait invité à cette université non seulement des élus de la FI, c'est bien le moins. Mais également des élus de gauche, je crois. Du Parti communiste, de l'extrême-gauche, du Parti socialiste. Il a fait d'ailleurs des déclarations énamourées en direction du Parti socialiste. Mais la curiosité venait du fait que, par ailleurs, il avait aussi invité des députés du mouvement Les Républicains de M. Wauquiez.
Donc, certains députés, plutôt que d'être avec Mme Pécresse à Brive-la-Gaillarde dans le petit club de de 50 ou 60 personnes où ils étaient, plutôt que de grimper à la montagne à côté du Puy-en-Velay avec M. Wauquiez, eh bien certains de ces députés étaient allés à l'université de M. Mélenchon à Marseille. Pourquoi pas ? Ce que je trouve quand même notable, c'est que M. Mélenchon ne nous a pas invités. Alors, c'est vrai que je ne suis pas député mais je suis quand même le président-fondateur d'un parti politique qui compte sacrément sur la scène, en tout cas sur la scène internet.
Comme je le rappellerai tout à l'heure et me semble-t-il que nous avons suffisamment, parmi nos adhérents, d'anciens adhérents de la FI pour que M. Mélenchon ait peut-être pu avoir l'idée de nous inviter. Ça n'a pas été le cas. En revanche, il a bien accueilli les députés républicains qui sont donc des libéraux. Des ultralibéraux. Quand même. Quand même. Et ces députés Les Républicains qui ont quand même comme patron Wauquiez. Rappelons-le. Et qui ne veulent absolument pas sortir de l'UE ni de l'euro. Et qui approuvent globalement le démantèlement des services publics, les privatisations généralisées. D'ailleurs, en général, Les Républicains demandent plus, trouvent que M.
Macron lambine sur ces questions. Donc ce sont ces gens-là que M. Mélenchon a convié. Et comme ils sont venus à cette université, C'est assez drôle, il les a qualifiés de courageux. Il a dit qu'ils étaient courageux d'être venus. Et – je le cite – il a dit : « Alors que nous sommes si contaminants et que tout le monde le sait ». Donc, M. Mélenchon a pris la pose de l'opposant n° 1. Celui qui serait pestiféré. Voilà. Pestiféré sauf qu'il est en permanence dans les médias et qu'il peut faire venir à lui des quantités de députés. Il y a eu des ateliers. Tout ça s'est bien passé. Il y a eu surtout un discours le samedi 25 août à Marseille. M.
Mélenchon a fait un discours au vitriol contre le président de la République, contre Macron. Il a dit notamment textuellement ceci : « M. Macron n'existe pas. Il est juste le petit copiste de la Commission européenne et de Mme Merkel ». Je suis tout à fait d'accord avec cette analyse, soit dit en passant. Disons que je l'ai largement dit et ce certainement au moins autant voire davantage que M. Mélenchon. Et M. Mélenchon a poursuivi en disant : On va envoyer un commando de combat au Parlement européen. Il a même dit qu'il allait faire des élections européennes un rassemblement de tous les anti-Macron. Déjà, il nous a oubliés. Bon.
Le rassemblement de tous les anti-Macron, c'est la raison pour laquelle il avait invité le député des Républicains. On va envoyer un commando de combat. Alors, il y a eu une suite à cette université. C'est que le 7 septembre, toujours à Marseille, le même M. Mélenchon a fait un autre discours toujours contre Macron en disant très exactement ceci : « Le plus grand xénophobe qu'on ait, c'est quand même lui, monsieur le président de la République française ». Moi, je suis assez sévère contre Macron. C'est le moins que l'on puisse dire. Dans les entretiens d'actualité, je ne me suis jamais privé de souligner la duplicité, l'incompétence, les sottises de M.
Macron, son incapacité, en fait, à exercer la fonction qui est la sienne et à quel point il nuit aux intérêts de la France à l'étranger et à quel point il en fait même une politique contraire à l'intérêt des Français, que ce soit en termes de pouvoir d'achat, de droits du travail, de services publics, de retraite, de Sécurité sociale, M. Macron est en train de tout démolir. Mais j'avoue que Mélenchon avait des discours quand même extrêmement vitriolesques. Au vitriol contre Macron donc on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu. En fait, on a vu ce qu'on devait voir.
C'est-à-dire que le 7 septembre, une heure après avoir tenu ce discours où il traînait dans la boue Macron, d'un seul coup, ils se rencontrent. Avec Macron lui-même, au sortir d'un restaurant. Alors, d'après les rumeurs, officiellement, c'était une rencontre complètement fortuite. Officieusement, il y aurait les équipes des uns et des autres qui auraient organisé une rencontre. Enfin bon, tout ça, c'est un petit peu pour le magazine Closer. Mais en revanche, ce qui n'est pas pour le magazine Closer, c'est ce qui s'est passé. C'est que M. Mélenchon s'est exactement comporté vis-à-vis de Macron comme un domestique, comme un larbin.
Immédiatement, présentant ses devoirs et ses excuses à celui-là même contre lequel il prétendait envoyer un commando de combat. Regardez ces vidéos ! Elles ont fait le buzz mais il faut quand même les regarder une nouvelle fois. Quand vous pensez que Mélenchon prétend être le principal opposant de Macron, prétend que les élections européennes vont être quasiment un référendum contre Macron, traite Macron pis que pendre. Et voilà ce qu'il dit lorsqu'il le rencontre. — Monsieur le président, je suis très flatté que vous soyiez dans ma circonscription. Ça doit pas vous donner des ambitions, même ? — La terre de la confrontation, c'est Marseille pour vous deux, finalement ?
— Bah on a échangé tout à l'heure dans un échange républicain. Et moi, j'ai toujours beaucoup de plaisir à échanger avec M. Mélenchon. — On n'a pas toujours les mêmes idées sur tout. — Non, pas souvent. — Il y a des fois où ça arrive. Mais en tout cas, c'est toujours respectueux et c'est toujours intéressant. — Votre adversaire, c'est plus le FN que lui-même, finalement ? — Ah, j'ai aucun doute. (En même temps) — Bon alors, ça vous a plu ? — On a des confrontations politiques. Mais Mélenchon, ce n'est pas mon ennemi. — Il y a eu des mots très forts quand même tout à l'heure sur la xénophobie et M. Mélenchon, c'est le mot que vous avez employé, il me semble. — Poh poh poh poh poh poh.
— Vous avez dit que c'est le plus grand xénophobe qu'on ait. — Non, non, non ! — Si, si, vous l'avez dit ! — Vous l'avez dit ! — Non ça m'étonnerait. — Ah ! Il l'a dit ! — Vous pouvez pas le croire ? — Non, non, non, non, non, non ! — Peut-être une légère exagération. — Un contre-humaniste, vous avez dit. — Non mais vous avez été content, alors ? Elle vous a dit qu'elle lâche l'affaire ou pas ? — Ah non ! Sur le... Non, non, non. Mais j'ai dit que, moi, je la lâcherai pas non plus. — D'accord. Faut pas, hein ! Et vous avez regardé un peu la Méditerranée, tout ça ? — Longuement. — Là-haut, vous étiez bien ? — Ah oui. Très bien ! — Il y a une sorte de...
— Non, mais il faut qu'elle se rende compte parce que, sans blague c'est pas dans sa culture hein... Elle ne sait pas de quoi il s'agit — La Baltique ! — Oui, et puis elle vient de l'Est de l'Allemagne alors euh, elle... pas trop hein ? — Mais, on continuera cette petite conversation plus tard... — Mais je vous ai promis de vous amener une carte où vous n'avez jamais vu la Mediterranée comme ça, vous allez la voir depuis la mer Noire, et c'est là que vous comprendrez que c'est un petit lac, avec une entrée par le détroit de Gibraltar... — Ce dialogue... ne passe pas par moi mais... a été enclenché... — Bien sûr ! Ça c'est très important. — Bon, bon courage ! — Au revoir ! Bonne soirée !
Merci d'être venu chez nous. — Ça fait plaisir, ça m'a fait plaisir... — Bonsoir, préfet, bravo parce que, il n'y a pas eu de catastrophe dans la journée... Bon... Voilà. Alors, Je voudrais ici m'adresser aux internautes, aux électeurs, les adhérents peut-être de FI et les électeurs, parce que je sais bien que quand ils vont m'écouter, ils vont dire : « oui, il faut pas taper sur Mélenchon, il faut fédérer... » et toujours les mêmes histoires, c'est comme pour Mme Le Pen, ils vont dire gnia-gnia-gnia-gnia...
Moi je voudrais leur dire quelque chose, ou leur citer un très beau proverbe chinois, encore un, que j'ai déjà cité mais que je les invite à méditer, un proverbe chinois qui dit : « Les choses qu'on aime le moins à apprendre sont celles qu'on a le plus intérêt à connaître » Je répète : « Les choses qu'on aime le moins à apprendre sont celles qu'on a le plus intérêt à connaître » Et je m'adresse donc à tous les Français qui de bonne foi parce qu'il y a beaucoup de gens de bonne foi partout, il y en a qui croient dans Mme le Pen, il y en a qui croient dans Mélenchon.
Je m'adresse ici à toutes celles et tous ceux qui croient que Mélenchon les défend, eh bien quand vous voyez la vidéo qui vient d'être présentée, évidemment, vous n'appréciez pas d'apprendre ça, de voir comment M. Mélenchon, dans VOTRE dos, dans VOTRE DOS ! Dans les coulisses ! En fait, il fait des mamours à Macron, ils s'entendent comme larrons en foire, et on le voit sur cette vidéo, on le voit ! Eh bien c'est vrai que c'est pas agréable, d'apprendre ça, parce que d'un seul coup vous découvrez qu'en fait il vous trompe. Il vous trompe. Mais vous avez intérêt à le connaître, vous avez intérêt à savoir ça, parce que maintenant il faut être raisonnable M.
Mélenchon, le commando de combat, déjà on allait voir ce qu'on allait voir au parlement français... Vous avez vu ce qui s'est passé, au parlement français, il ya eu un combat homérique pour savoir s'il fallait mettre une cravate, pas de cravate, une cravate, pas de cravate, etc. Ils ont fait le buzz, les députés de la FI pendant un certain temps là-dessus, après ça c'était je sais plus quoi il y avait un scandale, je crois que M. Mélenchon était venu avec un avec un panier à salade, enfin des trucs comme ça, bon... M.
Mélenchon, la FI, depuis qu'ils ont un groupe à l'Assemblée nationale, est-ce que vous les avez entendu une seule fois, une seule fois parler de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui organise la libre circulation des mouvements de capitaux et que c'est à cause de ça qu'il y a les délocalisations ? Jamais. Est-ce que vous avez entendu M. Mélenchon et les députés de la FI expliquer qu'il est impossible de changer les traités européens de façon substantielle puisque l'article 48 du traité de l'Union Européenne impose l'unanimité des états membres ? Jamais. Est-ce que vous avez entendu M. Mélenchon expliquer que si M.
Macron privatise à outrance les services publics et si il démolit le droit du travail même s'il fait le prélèvement à la source, nous, nous avons montré que le prélèvement à la source découle aussi, comme les décisions précédentes, découle aussi des grandes orientations des politiques économiques fixées par la Commission européenne, en vertu de l'article 121. M. Mélenchon veut faire des élections européennes de 2019 un référendum contre Macron, mais ils s'entendent comme larrons en foire, avec Macron ! Il est là pour voler aux Français le vrai sujet de l'élection européenne de l'année prochaine, c'est-à-dire l'appartenance de la France à l'Union européenne et à l'euro.
il veut focaliser l'intérêt des mécontents vers quelque chose qui n'a pas grand intérêt, qui est simplement le gouverneur de la province France actuelle, qui s'appelle M. Macron et qui obéit à l'oligarchie euro-atlantiste qui pilote la France depuis Bruxelles, depuis Francfort et depuis Washington. Nous ce que nous voulons c'est couper ces liens, lui, il veut simplement vous proposer de changer le commandant de bord d'un avion qui a déjà sa route tracée.
C'est pour ça que je m'adresse avec beaucoup de sympathie à tous les adhérents, tous les électeurs, tous les sympathisants de la FI en leur disant : ne me tapez pas dessus, ça ne sert à rien, moi je suis là et c'est vrai que ce que je vous dis n'est pas agréable, mais c'est pas moi qui vous le dis, c'est la situation qui n'est pas agréable, et c'est pas moi qui ai tourné cette vidéo c'est des gens qui sont dans l'entourage de M. Mélenchon qui commencent à avoir la puce à l'oreille, il est bien temps de voir à quel point ils se font berner. Avant de terminer d'ailleurs sur ce propos, je voudrais appeler M. Mélenchon, puisqu'il est courageux, paraît-il !
Puisqu'il a salué le courage des députés LR, eh bien moi je lui demande d'être courageux, à M. Mélenchon. Je lui demande aujourd'hui de débattre en face-à-face avec moi ! Dans le lieu de son choix par exemple ici, dans ce studio, par exemple en venant à l'université de l'UPR, par exemple en allant dans un grand média national. M.
Mélenchon je vous invite à ce que nous débattions tous les deux devant le peuple français, et en particulier devant les catégories sociales qui souffrent de la politique européenne, qui souffrent de la politique antisociale qui nous est dictée par notre appartenance à l'euro et je veux qu'on en débatte, mais pas un truc avec des formules à l'emporte-pièce, pas un truc qui dure cinq secondes ou trois minutes, pas un truc où chacun répond de son côté à des journalistes asservis, non ! Un débat entre hommes, un débat viril où on sera tous les deux en face-à-face.
Il y aura un modérateur, de toute façon j'ai vu que vous êtes un homme du monde, puisque vous parliez au président de la République avec des formules de style, c'est quasiment « Votre Excellence daigne bien comprendre que ce n'était une exagération marseillaise ». Donc j'imagine que vous ferez pareil avec moi, vous resterez poli, je resterai très poli. Je veux que nous débattions devant les Français. Alors, cap' ou pas cap' M. Mélenchon ? Et justement alors, au sujet de l'UPR ?
Eh bah au sujet de l'UPR je viens d'en toucher un tout petit mot, effectivement nous allons tenir notre université, j'en ai déjà parlé dans un entretien d'actualité antérieur, je rappelle que c'est le samedi 27 et le dimanche 28 octobre à Vallères, près d'Azay-le-rideau. Donc je renouvelle l'invitation que je viens de formuler à M. Mélenchon, je l'invite, et ses favoris, ils viennent, nous on aura je ne sais pas combien, on aura de personnes mais l'année dernière on avait 1 100, personnes, je pense que cette année on aura 1 200, 1 500 personnes.
S'il y avait des journalistes qui nous suivaient, ils diraient : « 1500 personnes sont attendues », mais malheureusement, pour l'instant les journalistes, lorsque Mme Pécresse réunit 60 personnes à Brive-la-gaillarde, on y a droit à des commentaires généreux, j'ai vu les deux trois photos que j'ai cru voir sur la montée de M. Wauquiez en haut du mont Mézenc, d'après les photos que j'ai vues, il y avait plus de journalistes que de personnes présentes, nous malheureusement, tout simplement, personne ne parle de ce que l'on fait.
Je pense qu'il y aura du monde, je pense même, j'ai même conviction qu'il y aura plus de monde que l'année dernière je pense qu'on sera certainement pas très loin des 1400-1500 personnes cette année, parce que nous aurons des choses tout à fait intéressantes lors de cette université d'automne. En particulier si M. Mélenchon daignait venir il y aurait certainement plus de monde. Maintenant si M. Mélenchon n'est pas disponible ce jour-là, eh bien on trouvera un autre moment pour organiser ce débat, il va quand même pas se défiler, du moins je l'espère.
S'agissant de l'UPR, à part cette université d'automne sur laquelle on va revenir de plus en plus au cours des semaines qui viennent, j'espère que le maximum d'entre vous, déjà, a bloqué son week-end, parce que ça vaudra vraiment la peine. À part ça, eh bien qu'est-ce qui se passe pour l'UPR ?
Nous on a, au cours de l'été, j'ai pris quelques congés mais j'ai continué à faire des vidéos, Il se trouve que l'audience des vidéos que je produis qui sont produites sur notre site upr.fr et sur notre chaîne youtube UPR officiel, mais aussi les entretiens que j'ai donnés à RT France, notamment un entretien le 24 juillet sur l'affaire Benalla a atteint quand même 193 000 vues, c'est-à-dire aucun responsable politique français n'avait fait depuis la création de RT France un pareil score.
Et actuellement, eh bien les entretiens d'actualité au bout d'une dizaine de jours dépassent les 100 000 vues, C'était le cas de l'entretien 69, au bout de neuf jours on en était à 102 000 vues Il y a un des entretiens que j'ai fait à la fin juillet qui en est à 142 000 vues au moment même où je parle. Eh bien ça ce sont des scores, alors je ne dis pas que c'est 10 millions de vues bien entendu, mais ça n'est pas non plus 140 vues ni 1 400 vues.
Quand on a 142 000 vues pour un entretien d'actualité sur notre chaîne UPR youtube, ça commence à faire beaucoup, ça veut dire qu'on intéresse de plus en plus les gens, ça veut dire, et je le vois bien d'ailleurs, la notoriété du mouvement ne cesse de s'accroître, ça veut dire quelque chose, ça veut d'autant plus dire quelque chose que si on regarde objectivement... Allez regarder les scores que font sur Internet pour leurs entretiens les autres responsables politiques, vous verrez qu'ils sont loin derrière.
C'est-à-dire que je suis, j'ai le plaisir, je ne vais pas pleurer, et j'ai le plaisir de constater que les entretiens qui sont enregistrés comme celui-ci par exemple, eh bien, en moyenne, obtiennent une audience nettement supérieure à ce que c'était il ya encore six mois, même après la présidentielle, et que ces entretiens ne cessent de gagner en notoriété, et que en fait, eh bien ce sont les plus fortes audiences de tous les responsables politiques français.
La situation devient donc démentielle si on y réfléchit, Nous avons en France un parti politique qui est l'UPR, on va bientôt franchir les 31 900 adhérents et donc bientôt les 32 000 adhérents, on a eu une augmentation du nombre d'adhérents non à jour de cotisation parce qu'un certain nombre de personnes qui avaient adhéré l'année dernière n'ont pas encore renouvelé leur cotisation, donc on doit être quelque chose comme 22 000 ou 23 000 adhérents à jour de cotisation, je lance ici un appel à ceux qui n'ont pas renouvelé leur cotisation, tout simplement parcequ'ils ne me voyaient plus à la télé, je ne suis pas mort, je suis là et bien là, et l'UPR se développe, à verser leur cotisation, mais ce qui est important de bien comprendre, c'est que nous avons un parti qui a bientôt 32 000 adhérents dont le site internet upr.fr est le plus consulté selon le classement de Alexa ranking, qui fait partie du groupe Google sur Internet, que ce soit le classement international ou que ce soit le classement national, notre site est le plus consulté, je note que sur notre chaîne youtube, on a dépassé les 73 000 abonnés.
On va de milliers d'abonnés en milliers d'abonnés souvent en moins d'une semaine. Donc notre chaîne se porte très très bien, et puis je constate aussi quand on va sur le terrain, je suis allé à la braderie de Lille. À la braderie de Lille, il y avait beaucoup de monde. J'en ai parlé tout à l'heure, j'y reviens devant le stand j'ai passé plus de quatre heures et demi, pendant les quatre heures et demi, il y avait à tout moment trente, quarante, cinquante personnes qui faisaient la queue, pour venir me dire un mot, faire un selfie, que je signe une dédicace, acheter à la boutique que tenaient Catherine Lassenay et Yavar.
Ils tenaient une boutique donc pour vendre des produits, et il y avait vraiment du monde, on a d'ailleurs publié un reportage photo sur le sujet que je vous invite à aller voir pour voir ce qu'il y avait sur les autres stands des autres partis politiques... J'insiste d'ailleurs au passage sur le fait que à LREM, il y avait vraiment très peu de monde. d'ailleurs M. Castaner, qui est le patron de LREM, est passé et il est allé serrer la main des députés FI, de M. Adrien Quatennens, et M. Ugo Bernalicis, qui d'ailleurs eux-mêmes étaient venus me serrer la main, de façon très cordiale et très gentille et je les en remercie.
Ils ont été tout à fait charmants et je crois qu'on les a bien accueillis, on a conversé pendant deux minutes, mais c'était un geste auquel j'ai été sensible, c'est-à-dire on peut très bien débattre avec des personnes qui ne sont pas les même partis politiques que nous, mais qui ont des points de convergence incontestables avec la FI. Il y a également M. Cheminade qui est venu me voir, etc. Mais M. Castaner, en revanche, le président de LREM, lui il est venu, il est allé voir son stand, il n'y avait pas grand monde, Le stand du Parti fédéraliste européen, bon là malheureusement c'était, alors là c'était le désert de Gobi...
Il n'y avais même personne, même pas quelqu'un pour tenir le stand, à un moment, il y avait une personne qui était là et qui avait l'air de se morfondre, comme un croûton derrière une malle, comme on dit. Il n'y avait vraiment, vraiment personne, c'était presque pathétique. Au Parti fédéraliste européen. Le Parti radical, je crois que le Parti radical avait un stand, où je crois qu on entendait voler les mouches également. Le stand de la FI, il y avait quand même un petit peu de monde, il y avait du monde mais moins que chez nous. Enfin bref voilà, il y avait des associations. M. Castaner donc est allé serrer la main, il est allé serrer la main, il est allé jusqu'à au stand de M.
Cheminade, à qui il a serré la main et puis, après ça, et d'un seul coup quand il a vu que c'était le stand de l'UPR, que j'étais là, M. Castaner a adapté, vous savez, le proverbe « courage, fuyons » il a tourné les talons et il est parti pour ne pas venir me saluer. Ce qui prouve au passage, que, eh bien sans doute que, on juge à LREM et à l'Élysée que je suis un opposant plus farouche et plus coriace que M. Mélenchon. D'ailleurs si j'avais été à la place de M. Mélenchon à Marseille, si j'avais rencontré par hasard M. Macron, eh bien je lui aurais dis ce que je pensais, je n'aurais pas commencé à lui cirer les pompes.
D'ailleurs je me rappelle que lors du débat à onze, pendant l'élection présidentielle, j'étais le seul qui avait renvoyé M. Macron dans ses buts, en lui disant cette formule qui m'avait traversé l'esprit, et avait d'ailleurs fait rire l'ensemble des millions de téléspectateurs qui l'avaient écoutée, quand j'avais dit à Macron : « De toute façon vous êtes toujours d'accord avec tout le monde », tout le monde avait rigolé, ben c'est exactement ça, voilà. Eh bien si un jour je voyais M. Macron dans la rue, croyez-moi, que je ne deviendrais pas un domestique, et je dirais à M. Macron ce que je pense de ce qu'il fait.
Il n'y a pas que la braderie de Lille, et j'ai fait également d'autres réunions publiques, à Maubeuge, en Suisse : à Genève, à Morges, au bord du lac Léman à Neuchâtel, et Charles-Henri Gallois a fait une réunion publique hier, donc samedi 15 septembre, à Bordeaux. Eh bien dans toutes ces réunions publiques, on a quand même eu beaucoup de monde, beaucoup de monde, entre 120, 130 et 150 personnes. Donc en Suisse il y avait salle comble, les gens étaient assis, parce que c'étaient des salles de 100 personnes, on s'était dit, en Suisse, Morges, c'est très très joli, Morges, mais enfin ce n'est quand même pas une immense ville.
Genève c'est plus grand, Neuchâtel c'est une ville moyenne, et puis c'est qund même à l'étranger, mais nous on avait des salles absolument combles. Donc voilà ce qui se passe pour l'UPR, et j'ajoute, s'agissant de la Suisse, eh bien que j'ai eu droit à une couverture médiatique. Le journal « Le Temps », qui est un journal suisse, de Suisse romande, qui est un peu l'équivalent pour la Suisse du journal « Le Monde », eh bien, son correspondant à Paris, qui d'ailleurs est hébergé dans les locaux du journal « Le Monde », M. Richard Wehrli, eh bien je l'ai vu quelques jours avant de partir pour la Suisse, on a pris un verre de façon très sympathique, et il a fait un article sur moi.
Bon il ya une ou deux piques bien entendu, mais enfin il a fait un article tout-à-fait, un article où j'existe quoi. Il a constaté, M. Wehrli, qui vit à Paris, qui entend parler de l'UPR, qui va sur Internet, qui voit les affiches, il sait qu'on existe, voilà. Donc il a fait un article. Sur place, en Suisse, j'ai eu également une couverture avec notamment un magazine mensuel qui s'appelle « Le regard libre », où j'ai eu six pages d'interview, qui ont été quand même particulièrement appréciées, notamment par nos adhérents. Et ce que j'ai pu noter, c'est qu'en Suisse il y a une atmosphère de liberté d'expression et puis on m'a donné la parole, voilà.
Quand on voit tout ceci d'ailleurs, on ne s'étonne pas que la Suisse soit classée par Reporters sans frontières je crois, au cinquième rang mondial de la liberté d'expression, alors que la France a dégringolé je ne sais plus si on est à la 43e, 38e, ou 45e place, mais il y a un véritable problème en France fondamentalement. En France nous avons un énorme problème, c'est-à-dire que dès que vous n'êtes pas, dès que vous n'obéissez pas à la politique officielle, à l'européisme, à la soumission à Washington, à la Banque centrale européenne, à la Commission de Bruxelles, dans le meilleur des cas vous êtes pestiféré, dans le pire des cas vous êtes impitoyablement ignoré.
La France est un pays où la liberté d'expression en réalité, n'existe plus vraiment, du moins dans les grands médias. Alors je sais qu'il y a des gens qui diront : « Oh oui, mais vous n'êtes pas en prison ». Encore heureux que je ne sois pas en prison pour opinion, parce que moi je n'ai rien commis de délictueux ni de criminel qui justifierait que j'aille en prison. C'est d'ailleurs bien le problème pour les gens qui nous dirigent, qui ont dû éplucher à la loupe toute ma carrière, et ils se sont rendu compte que je n'avais pas de compte en Suisse, que je n'avais jamais rien commis de criminel ou de délictueux. Voilà.
Donc moi je n'ai pas de raison d'aller en prison, et en revanche je ne suis pas sûr que, Dans l'entourage du président de la République, ou que même dans l'entourage de certains ministres, ou même que quelques ministres, eux n'aient pas des raisons objectives d'être menacés de prison, mais ça c'est encore une autre histoire. Mais d'une certaine façon, nous sommes, nous à l'UPR, en prison. D'une certaine façon, puisque nos idées sont interdites d'antenne alors même que les 332 000 personnes qui ont voté pour moi aux élections présidentielles sont aussi des contribuables qui contribuent par leurs impôts à financer notamment la presse papier.
Quand je pense qu'aucun grand journal français à l'exception du Parisien qui m'a accordé un petit entretien pendant l'élection présidentielle, mais qui était assez réduit, qui n'avaient pas la teneur, la hauteur de vue de la revue le Regard libre suisse, à part ça aucun journal français ne m'a accordé, depuis onze ans et demi ce que m'a accordé cette revue suisse. Un entretien d'ailleurs, je me permets de souligner, où ça ne commence pas d'emblée par des attaques systématiques.
Puisque dans les grands médias français, très souvent, on l'a vu pendant la présidentielle, en plus de ça, d'abord j'ai très très peu de temps de parole, mais quand je suis invité, je n'ai pas à faire, en général, à des journalistes qui veulent sincèrement me faire exprimer ma pensée, pour que sincèrement les auditeurs, les téléspectateurs ou les lecteurs se fassent une opinion de ce que je dis et de mes analyses, et qui sont inchangées depuis bientôt douze ans. Non leur objectif n'est pas là. Leur objectif est de me dénigrer. Leur objectif n'est pas de faire ressortir la vérité, leur objectif est de me dénigrer, de m'attaquer complotistes, et ci et ça...
sans que j'ai la possibilité de me défendre. La Suisse, le voyage en Suisse nous a donné quand même un formidable coup d'espoir sous un certain angle, c'est à dire que nous avons un pays juste frontalier de la France, qui n'est pas dans l'Union européenne, qui se porte extrêmement bien. C'est l'un des pays les plus riches du monde, notamment par habitant, où il y a une forte industrie, une agriculture non négligeable, une forte industrie agroalimentaire, avec des grands groupes comme Nestlé, ou vous avez une industrie chimique, une industrie mécanique, une industrie horlogère, le tourisme.
Enfin bref, un pays de cocagne qui est beaucoup plus petit que nous, qui n'est pas dans l'Union européenne, et qui se porte très bien, et où la liberté d'expression est très supérieure à ce qu'elle est en France. Eh bien oui, encore des affaires, enfin on n'est pas au courant de tout... Mais il y a quand même une affaire dont je n'avais pas parlé. Il faudrait me citer. Ce sont quand même ces démêlés que la ministre de la Culture, Mme Nyssen, qui a été naguère à la tête d'une maison d'édition qui s'appelle Actes Sud, qui d’ailleurs est une bonne maison d'édition, elle a quand même un certain nombre de dossiers sur le dos qui ne sont pas très très agréables...
D'après ce que j'ai cru comprendre, il y avait eu des travaux très importants qui avaient été faits au siège de cette Acte Sud il y a un certain nombre d'années. Ces travaux, enfin vous savez n'importe qui, qui a fait des travaux chez soi ou a fortiori des travaux d'urbanisme ou des travaux de construction et d'aménagement d'immeuble ou de maison, et bien il faut faire des déclarations de travaux, c'est une évidence. Et bien ces travaux n'avaient fait l'objet d'aucune déclaration donc... Alors elle a ça sur le dos, c'est un peu un détail, mais pas tout à fait quand même. Ça fait quand même...
bon, c'est vrai qu'elle n'était pas ministre, mais ça fait quand même pas très très bon genre quoi, d'avoir ça... Le préfet, toutes les autorités avaient exigé. Et c'est seulement au bout de six ans... Son mari et madame Nyssen ont mis six ans à régulariser cette affaire, c'est quand même pas très bon. Une deuxième affaire est sortie, c'est que la maison Actes Sud justement avait été financée par le centre de soutien à la littérature et au livre, avec des subventions. Et Mme Nyssen étant ministre de la Culture se retrouvait juge et partie. Il y avait donc un conflit d'intérêt évident. Mme Nyssen aurait dû dès le début dire : « Attendez, attendez.
Moi je ne peux pas m'occuper de ça parce que sinon on va dire... » Là aussi ça a traîné plus d'une année avant que finalement, on lui retire dans ses compétences, ce genre de subventions aux éditeurs. Normalement elle aurait dû faire ça dès sa nomination elle aurait dû dire « Attention ! » Il faut faire toujours attention... Bon... Deuxième petite affaire... Puis troisième petite affaire, on a appris, là c'est récemment, que dans les locaux de Actes Sud, à Paris, ils ont fait des travaux sur 150 mètres carrés supplémentaires, pour agrandir. Ce qui n'est quand même pas rien. Et là aussi, toujours sans déclaration de travaux. Ce qui tombe sous le coup de la loi.
Alors c'est quand même incroyable compte tenu du passif de Mme Nyssen du côté d’Aix-en-Provence, je crois il y a six ans. Donc voilà... Tout ça c'est... Elle a survécu au remaniement. Enfin tout ça n'est pas très bon. On n'a pas l'impression que même Nyssen soit quelqu'un, que la ministre de la Culture soit quelqu'un qui soit une vestale du droit. On a l'impression de quelqu'un qui, si possible, essaie de... Voilà c'est une atmosphère qui n'est pas terrible. Même atmosphère pas terrible d'ailleurs avec le départ un peu précipité de la ministre des Sports, de Laura Flessel, dans un parfum de... dans un parfum de scandale, avec des problèmes fiscaux de revenus non déclarés, des trucs comme ça.
Donc, elle a été, elle a été écartée du gouvernement; tout ça ne sent pas très bon. Mais enfin ce ne sont que des zakouskis, ou que des hors d’œuvre par rapport à cette affaire qui de nouveau revient sur le devant de la scène, qui est décidément cette affaire Benalla, qui est une espèce de serpent de mer, qui est en train de…
de démolir le quinquennat de Macron, lequel Macron d'ailleurs au passage, est tombé dans les abîmes de l'impopularité l'impopularité : puisqu'il est plus impopulaire que François Hollande à la même date de son mandat, avec la même durée écoulée de son mandat, ce qui mérite quand même un compliment spécial du jury, parce qu'arriver à faire moins bien ce que François Hollande, il fallait quand même le faire, ça n'était pas évident, et bien Macron y est arrivé : Chapeau ! Alors, maintenant l'affaire Benalla est ressortie. Qu'est-ce qui ressort de cette affaire Benalla ?
Il y a des choses qui sont de l'ordre du véritable scandale politique : la commission des lois au Sénat, présidée par Philippe Bas, et que je connais un petit peu, qui est un homme du Conseil d'État, qui est extrêmement rigoureux, et, si je peux me permettre de le qualifier de quelqu'un qui est très intelligent et rigoureux, et qui a le sens de l'État, et le sens de la République, a déjà mené tambour battant, mais de façon très très précise, sans se laisser dévié par quelques pressions, que ce soit. Il avait déjà mené le début d'audition au mois…
au mois de juillet, mais là il revient avec la rentrée, puisqu'on parlait de la rentrée, et en tant que président de la commission des lois, il a demandé à ce que Benalla soit interrogé par la commission des lois du Sénat. Or, Monsieur Benalla, conseillé par je ne sais quel avocat, a fait savoir que non, il ne voulait pas y aller, il a commencé à dénigrer, publiquement, le Sénat, sous-entendu que c'était vraiment des gens qui étaient là, qui étaient quasiment le cancer de la démocratie. C'est incroyable, et absolument incroyable !
Monsieur Benalla, qui était à sans droit ni titre, en usurpant des qualités de fonctionnaire, que le policier, qu'il n'avait pas en prenant des décisions qu'il n'avait pas le droit de prendre, qu'il n'avait même pas été nommé par un arrêté ; il n'y a aucun arrêté au Journal officiel qui l'avait nommé à la présidence de la République, au cabinet de la présidence de la République. Monsieur Benalla, qui a fait des actes délictueux… enfin, vous connaissez toute cette affaire, le voilà maintenant qui jette le discrédit sur l'ensemble du Sénat, mais on croit rêver ! On croit rêver !
Le plus extraordinaire de ça, c'est que, Monsieur Castaner, le président de En Marche, celui-là même qui a expliqué qu'ils n'avaient pas encore le logiciel idéologique approprié, pour pouvoir organiser une université. Monsieur Castaner, celui-là même, qui est allé serrer les mains des responsables politiques qui étaient présents à la braderie de Lille, sauf que lorsqu'il m'a vu, il a pris ses jambes à son cou, il est parti dans l'autre sens, parce qu'il avait sans doute peur de me rencontrer ! Eh bien Monsieur Castaner, là, lui, il est monté au créneau, enfin, il a été interrogé dans les médias Ne nous trompons pas !
C'est un courage très relatif lorsque l'on arrive, avec des gardes du corps,dans une radio, une télévision amie, où des gens sont là pour vous donner le micro : donc c'est un courage très relatif mais Monsieur Castaner a fait cette déclaration insensée, qui était de dire, que les sénateurs voulaient…envisageaient ou tenaient ou comptaient, et ou étaient en train de vouloir la destitution, de Monsieur Macron, du président de la République, et qu'il mettait donc en péril ou en danger, la démocratie. Ah c'est quand même incroyable !
C'est quand même incroyable parce que Monsieur Castaner, je le rappelle à Monsieur Castaner, qu'il y a un article dans la Constitution française, qui est l'article 68, auquel j'ai fait référence personnellement à deux reprises lorsque j'étais en train en Polynésie, lorsque j'étais allé soutenir notre liste en Polynésie française, j'avais fait une déclaration, au moment où Monsieur Macron avait déclenché des attaques illégales au regard du droit international, risquant de nous entraîner dans un conflit planétaire contre la Syrie. J'avais déjà demandé, que les députés et les sénateurs se saisissent de cet article 68, pour entamer la procédure de destitution de Macron.
Et puis la deuxième fois que j'en ai parlé, c'est au moment de l'affaire Benalla justement où j'ai demandé que les députés les sénateurs se saisissent de cet article 68. Et bien pour Monsieur Castaner, à l'évidence, les sénateurs n'auraient pas le droit. Je rappelle que l'article 68 de la constitution prévoit que : lorsque le président de la République a une conduite qui est manifestement incompatible avec l'exercice de sa fonction, ce qui est bien qu'avec l'affaire Benalla quand même.
Et bien les députés et les sénateurs peuvent lancer la procédure de destitution qui commence par voter dans les mêmes termes dans les deux assemblées à l'initiative de l'une ou de l'autre des assemblées, de voter la constitution d'une Haute Cour qui serait amenée à convoquer le président de la République et à l'écouter pour ensuite faire un jugement. Donc vous voyez que c'est procédure très longue. Et ça n'est d'ailleurs pas parce que on lancerait cette procédure qu'il y aurait immédiatement destitution. Je l'avais expliqué dans un entretien antérieur.
J'avais d'ailleurs expliqué que nous, nous demandions le lancement de cet article 68, parce que c'était la seule et unique façon pour les parlementaires d'obtenir que M. Macron vienne rendre des comptes devant la représentation nationale. C'est la seule et unique façon. Je l'avais dit lorsque M. Macron avait dit : « Qu'ils viennent me chercher. » J'avais dit : « Et bien il y a une façon d'aller le chercher en effet, juridique, c'est que les députés et les sénateurs lancent par l'article 68, la procédure de la Haute Cour pour forcer M. Macron à venir s'expliquer.
» Cela n'avait pas été suivi d'effet, mais peut-être certains au Sénat ont peut-être eu l'idée, en lisant notre communiqué de presse, parce que nous sommes très lus, se sont peut être dit, finalement c'est Asselineau qui a raison. Si on veut vraiment écouter M. Macron n'y a pas cinquante solutions il n'y en a qu'une. C'est de lancer l'article 68, c'est à dire la Haute Cour. Alors évidemment, à l'Assemblée nationale, où il y a une écrasante majorité de En marche, la probabilité que cette procédure puisse être lancée est égale à epsilon, pour ne pas dire égale à zéro. Mais au Sénat où M. Macron n'a pas une majorité pour lui, la procédure pourrait être lancée.
Alors bien entendu, si la procédure était lancée par les sénateurs, d'abord il faudrait qu'elle soit votée, et qu'elle soit votée à une majorité qualifiée je crois des trois cinquièmes, mais elle ne serait pas votée de la même façon à l'Assemblée nationale. Elle serait certainement rejetée à l'Assemblée nationale et donc la procédure s'arrêterait. C'est tout. Mais au moins, il y aurait eu le début de la procédure. Et si c'est ça en fait qui fait très peur à M. Castaner. Et naturellement pas seulement à M. Castaner, de gens qui sont au dessus. C'est à dire à Macron lui-même. M.
Macron n'a pas très envie de rester dans l'histoire comme le premier président de la République française, contre lequel une partie de la représentation nationale aurait commencé à lancer la procédure de destitution de la constitution de la Haute Cour. Mais n'en déplaise à M. Castaner, c'est parfaitement constitutionnel, et ce sont les propos de M. Castaner lui-même qui sont très inquiétants pour la démocratie. M. Castaner je m'adresse à vous : Que faites-vous de l'article 68 de la constitution ? Vous considérez que M. Macron est au dessus des lois ? Que nous sommes revenus à l'ancien régime ?
Et que donc, il faut faire embastiller les parlementaires qui ne plaisent pas à sa gracieuse majesté ? enfin sa majesté plus exactement... Qui ne plaisent pas à sa majesté ? c'est ça M. Castaner votre conception de la République ? Tout ceci est extrêmement inquiétant. C'est le nouveau rebondissement de l'affaire Benalla. Il y a un rebondissement qui est moins inquiétant pour la démocratie, mais qui est... Aussi désolant d'une certaine façon et misérable. C'est que on a appris ces jours ci, que l’Élysée venait de lancer une boutique de produits. Voilà, une boutique de produits. Et si j'en parle dans l'affaire Benalla c'est que c'est justement, parait-il, M.
Benalla qui aurait été en charge de créer cette boutique de l’Élysée. Alors, quand on voit cette histoire, là aussi on se pince, on se dit mais c'est pas vrai... M. Macron les collectionne. Enfin, ce ne sont que bêtises, sur imbécillités, sur inepties... M. Macron lance une boutique de produits dérivés comme on dit. Nous nous avons à l'UPR une boutique de produits dérivés. Avec le logo de l'UPR parce que nous nous avons besoin d'argent. Parce que nous ne dépendons pas ni des banques, nous avons zéro euro d'emprunts bancaires, nous n'avons aucune valise de billets venant de l'émir du Qatar ou de Vladimir Poutine ou de je ne sais pas qui. Nous n'avons aucun argent public.
Et puis nous sommes un parti politique. Mais l’Élysée... l’Élysée c'est la majesté de l'État. Alors voilà que l’Élysée ouvre une boutique avec des produits dérivés comme si c'était en fait un musée. Comme si c'était le musée du Louvre qui vendait une reproduction de la Vénus de Milo en résine, ou bien une espèce de carte postale avec la Joconde... Ça n'est pas raisonnable. Ça veut dire que M. Macron, délibérément, est en train de muséifier, de faire comme si l’Élysée déjà... n'était plus. Comme si elle n'existait plus. Comme le château de Versailles. C'est à dire le pouvoir la quitte, ce qui est d'ailleurs le cas. En fait M.
Macron agit exactement pour que les Français, de façon inconsciente, commencent à percevoir que l’Élysée c'est terminé, c'est devenu un musée qui vend des objets souvenirs ! J'ajoute que par ailleurs, le choix des produits est à tomber à la renverse. Bon... Parmi les fournisseurs de l’Élysée, il y a une société française, qui est très bien par ailleurs, mais enfin qui s'appelle... Alors c'est marqué sur le site de l’Élysée... Le Slip français. Quand même... Je ne suis pas sûr par exemple qu'à Buckingham palace, il y a des produits dérivés où on voit, je ne sais pas... La petite culotte de la reine... Enfin il y a quand même des décences à avoir...
Il y a également sur cette boutique en ligne, d'après ce qu'on a vu, un autre scandale qui est apparu. C'est qu'il y avait des mugs, comme on dit, c'est à dire des espèces de chopes, dans lesquels on met du thé, du café, ou du chocolat, que toutes les personnes qui travaillent souvent vers onze heures du matin dans les bureaux, souvent on se fait un petit café ou un thé et donc les employés un peu partout en France, mais pas seulement les employés, les artisans, etc... C'est tout le monde aime bien avoir sa chope. Donc il y a des chopes qui sont sorties sur l’Élysée. Et c'était marqué porcelaine de Limoges. C'était marqué dessus. Sauf que c'était faux. C'était une fake news.
C'était même pire qu'une fake news, c'est en fait une contrefaçon, qui est punie par la loi ! Puisque on s'est aperçu, en fait, que ces chopes n'étaient pas fabriquées dans l'indication géographique stricte qui protège justement la porcelaine de Limoges, qui est à Limoges en Haute-Vienne. Donc il y a un périmètre géographique. Or ces chopes, prétendument étaient fabriquées à Toulouse et en Dordogne... Donc déjà ça n'était pas... Puis alors, il y a un nouveau scandale dans le scandale, alors là on est en pleine actualité. Évidemment tout ça va être rapidement étouffé mais quand même... Il paraîtrait même que...
Même que peut-être elles ne seraient même pas faites en France et que peut-être elles viendraient le Chine. Je ne reproche pas à l’Élysée... Nous dans notre boutique UPR, on vend certains produits qui sont fabriqués en Chine. On essaie de vendre le maximum de produits qui sont fabriqués en France. Malheureusement en général ils sont plus chers. Et malheureusement il y a des cas où les produits ne sont pas disponibles en France. Donc là effectivement, on se procure les produits à l'étranger.
D’ailleurs sur notre boutique, nous avons tous les produits qui sont fabriqués en France, comme par exemple cette épinglette, et bien sont totalement fabriqués en France, et en Alsace d'ailleurs et là on le signale. Mais là, vendre comme une chope porcelaine de Limoge, une chope qui, non seulement n'est pas de l'indication Limoges, donc c'est déjà de la contrefaçon, mais peut-être fabriquée en Chine... On est quand même en plein... On est en plein scandale. Le scandale d'ailleurs ne s’arrête pas là, parce que nous, nous on a une chope. Que je vous présente, voilà, qui est ici. Que nous vendons sur notre boutique dix euros. On fait à peu près quatre euros de marge. Ce n'est pas beaucoup...
nous on essaie de vendre des produits qui soient pas trop chers, qui nous rapportent un petit peu d'argent. Puisque c'est... On est là par exemple, pour que vous puissiez regarder cette émission. On est obligé d'avoir du matériel. On n'a d'ailleurs pas encore reçu tout ce qu'on avait commandé. Il y a des délais pour certaines des caméras qu'on avait demandées. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le lancement de notre chaîne UPR TV n'est pas exactement encore ce qu'il devrait être. On devrait faire des choses qui sont mieux encore. On attend encore le matériel. Donc on a besoin d'argent. Donc d'où cette jolie chope, qui est très agréable.
Vous pouvez mettre ça par exemple quand vous êtes en train de parler avec des amis, les gens se posent la question de savoir : « C'est quoi ça ? » Eh bien nous, nous la vendons donc dix euros. Mais j'ai vu que les chopes à l’Élysée sont vendues 24,95 euros, ou 24,99 euros... Déjà, nous, on n'aime pas les prix comme ça, ce qu'on appelle les prix de bazar. C'est vraiment l'arnaque. Nous on dit ça vaut dix euros, on dis pas ça vaut 9,98 euros. Ça c'est vraiment se moquer du monde. Ça participe d'une volonté de manipulation. Et bien à l’Élysée ils en sont là. Ils en sont là. 24,95 euros ou 24,99 euros...
Au passage d'ailleurs, s'ils achètent cette chope autant, ou aussi cher que nous, ou aussi bon marché... Ça veut dire que eux, ils se font une marge qui est quand même considérable. En fait c'est l'arnaque quoi... Voilà... La boutique de l’Élysée c'est une arnaque... C'est quand même un peu fort de café. C'est absolument inadmissible. Alors ce n'est pas tout, parce qu'on a appris dans le même mouvement que M. Macron avait décidé de rajouter au logo de l’Élysée une petite croix de Lorraine. Là aussi les bras m'en sont tombés. Franchement... Ce n'est pas uniquement moi, on est nombreux maintenant à se poser la question de savoir... Je pense que, peut-être pas M.
Macron, mais peut-être que Mme Macron, Brigitte, quand elle s'ennuie le soir, peut-être qu'elle va sur notre site et elle va fureter sur notre boutique ou alors c'est peut-être Benalla... Je ne sais pas... Mais enfin... Je rappelle quand même que ceux qui ont relancé récemment la mode de la croix de Lorraine c'est nous. C'est l'UPR. Nous nous avons... Voilà un drapeau. Comme ça. Un drapeau bleu blanc rouge. Avec la croix de Lorraine, qui s'est d'ailleurs beaucoup vendue. D'ailleurs je vous invite à l'acheter. Nous le vendons 10 euros également.
Et notamment, je voudrais qu'il y ait le maximum de Français qui puissent mettre ce drapeau avec la croix de Lorraine, prochainement, le 11 novembre 2018, puisqu'on fêtera le 11 novembre 2018, ça sera le centième anniversaire du 11 novembre 1918, c'est-à-dire la fin de la Première Guerre mondiale. Et je sais déjà que M. Macron a prévu un truc à grand spectacle avec Donald Trump, avec Mme Merkel et ça va être encore un hymne à la construction européenne, en ressortant cette inénarrable propagande, selon laquelle c'est la construction européenne qui empêcherait d'avoir des guerres.
Alors que j'ai déjà expliqué cinquante fois que s'il n'y a pas eu de guerre sur le continent européen depuis les années 50, ce n'est pas du tout parce qu'il y avait des directives européennes, c'est parce qu'il y avait l'équilibre de la terreur entre l'Otan et le pacte de Varsovie avec des armes thermonucléaires. Et j'explique également que la construction européenne, en ce moment, est en train de nous entraîner vers la guerre. Donc moi je vous invite le 11 novembre 2018. Je vais vous le mettre à l'endroit, parce qu'il était à l’endroit pour moi. Le voilà pour vous.
Le 11 novembre 2018 à célébrer le 100e anniversaire en pavoisant, et bien, vos appartements, vos maisons, en mettant ça à la fenêtre. Dans le même temps d'ailleurs vous pouvez... Je transforme ça en télé-achat, mais maintenant l'exemple venant d'en haut, j'imite le président de la République. D'ailleurs je pense qu'un de ces jours, M. Macron va se mettre à faire lui-même la vente des produits de l’Élysée. En même temps, vous pourrez acheter aussi notre drapeau à nous, bleu, blanc, rouge également, cette fois-ci avec le rameau d'olivier, qui est celui de l'UPR. Vous pourrez donc pavoiser les deux à la fois. On fait d'ailleurs un prix.
Je crois qui est de 18 euros pour les deux drapeaux en même temps sur notre boutique. Et bien alors, est-ce que c'est pour ça, je ne sais pas... Mais d'un seul coup, M. Macron et M. Benalla se mettent à ouvrir une boutique. Ils se mettent à vendre des chopes. Ils se mettent à vendre... Enfin à prendre le logo de la croix de Lorraine... Je pense que si ça se trouve, ils sont tout à fait intéressés, ils passent peut-être beaucoup de temps à regarder ce que nous faisons. Je ne sais pas... En attendant pour clore sur ce sujet, je ne trouve pas décent, ni digne, que la résidence du chef de l'État, que la fonction suprême, se livre à ce mélange de muséification et de marchandisation.
De la même façon qu'il ne serait pas normal que tel ou tel ministère... Que par exemple, le ministère de l'Intérieur commercialise des matraques, si vous voulez, en plastique, voilà... C'est dingue ! On est dans le domaine du délire général. On croyait avoir tout vu... On n'a pas encore tout vu, parce qu'on apprenait ces jours-ci encore autre chose. C'est que madame Brigitte Trogneux, épouse Macron, et bien, semble s'ennuyer et qu'elle a décidé donc de devenir une starlette. C'est-à-dire de jouer son propre rôle sur France 2, pour une série télévisée et qui s'appelle Vestiaires. Bon... Bref... Là aussi, ça va pas... Ça va pas. C'est vraiment n'importe quoi. C'est vraiment se moquer du monde.
Parce que quand on voit que c'est comme ça au bout d'un an de quinquennat, on se demande où on va. On se demande ce qu'il va se passer. Dans quatre ans, quelles sont les prestations que va servir Mme Macron ? Qu'est-ce qu'on va vendre à l’Élysée ? Enfin c'est vraiment... On a l'impression que la raison la plus... Le bon sens le plus élémentaire a déserté le palais de l’Élysée. Et on a l'impression que M. Macron, en fait, fait n'importe quoi et est entraîné dans des voies qui sont indignes de la fonction. Ce que nous ferons quand on arrivera au pouvoir, parmi les éléments essentiels, d'abord on restaurera l'autorité de l'État comme l'avait fait Charles de Gaulle.
Lorsque de Gaulle était arrivé au pouvoir en 58, il avait ramassé la France, qui était quasiment par terre, avec la France de la IVe République. Là, elle n'est pas par terre. Là, elle est au 36e dessous. Il y a quand même des choses que nous ferons, et notamment restaurer une certaine dignité. On fermera les boutiques. Il n'y aura personne. Il n'y aura aucun ministre, femme de ministre, femme de chef de l'État, ou mari de chef de l'État ou mari de ministre, puisqu'il y a des femmes qui sont ministres aussi. Il y aura aucun conjoint qui commencera à s'exhiber comme ça sur les ondes, à faire des émissions de radio, de télé-réalité pourquoi pas... On arrêtera de vendre des goodies dans les...
On reviendra à une certaine dignité et puis on respectera également l'administration. Il n'y aura pas des gens qui auront des passe-droits. On respectera les ambassadeurs, on respectera les préfets, on respectera la hiérarchie policière, la hiérarchie de la gendarmerie, la hiérarchie militaire. On ne chassera pas comme un malpropre le chef d'État-Major des armées, etcetera, etcetera. On se comportera de la façon dont les Français ont besoin qu'un chef d'État se comporte, c'est-à-dire de la façon digne, conforme à celle qui doit être la fonction de président de la République française.
Sur la scène internationale, les choses s'enveniment entre les autorités hongroises et le Parlement européen. Quelle est votre analyse ? Alors on a beaucoup parlé de politique intérieure, il faut effectivement jeter un oeil sur ce qui se passe à l'extérieur et, vous avez raison, en particulier sur la Hongrie. Il y a le gouvernement de Viktor Orban, le Premier ministre hongrois qui est à la tête du gouvernement. Son parti d'origine s'appelle le Fidesz, F-I-D-E-S-Z. [Il] est dans l'oeil du cyclone, ou plus exactement il est actuellement l'objet de toutes les récriminations des euro-atlantistes et des européistes. Il faut dire qu'il s'est rencontré il n'y a pas très longtemps avec M.
Salvini, l'Italien, le vice-président du Conseil italien, et l'un et l'autre ont dit que, pour les obligations européennes, eh bien leur ennemi était M. Macron. Donc eux sont les tenants, Victor Orban et Salvini, d'une Europe qui serait une Europe fermée vis-à-vis des migrants ou une Europe où on respecterait davantage la souveraineté nationale des peuples, mais pour l'instant du moins ils se sont toujours proclamés pour l'Union européenne, pas pour l'euro hein, parce que M.
Orban a fait, il ya quelques années, lui et les gens qui sont avec lui ont fait des modifications de la constitution hongroise, qui ont été inscrites dans la constitution hongroise, que le Forint, c'est à dire la monnaie hongroise actuelle, le Forint est la monnaie de Magyarország, c'est-à-dire de la Hongrie, de la République de Hongrie. C'est d'ailleurs ce que nous on fera quand on sera arrivés au pouvoir. On fera inscrire dans la constitution : « le Franc est la monnaie de la République française.
» Évidemment eux ils l'ont fait tout en étant dans l'Union européenne, en ayant ratifié les traités européens et donc en ayant pris l'engagement, formel d'un point de vue juridique, d'adopter l'euro le moment venu. Donc déjà, ils se sont mis à dos une partie des européistes. Mais, fondamentalement, ce que reprochent les européistes à Orban c'est de ne pas communier dans les lendemains qui chantent de la construction européenne.
Alors il y a eu des débats au Parlement européen où on s'est posé la question de savoir si on allait mettre en œuvre l'article 7 du Traité de l'Union européenne, article 7 qui prévoit que si un État membre de l'Union européenne ne respecte pas les « valeurs européennes » qui sont listées à l'article 2 du Traité de l'Union européenne, eh bien à ce moment-là, soit le Parlement à une majorité des trois cinquièmes, soit la Commission..., peuvent saisir le Conseil européen pour prendre des mesures à l'égard de l'État récalcitrant, qu'ensuite le Conseil européen doit statuer à l'unanimité, éventuellement en retirant la voix de l'État en question bien entendu, pour savoir si cet État doit être sanctionné, et en particulier, pour savoir si on lui retire son droit de vote au Conseil européen et un petit peu partout, voire le sanctionner financièrement.
Alors, cette histoire a fait que il y a déjà une procédure qui a été lancée il y a quelques mois contre la Pologne, sur l'article 7, parce que la Pologne on lui reproche de ne pas respecter les valeurs de l'article 2 du Traité de l'Union européenne qui prévoit que les pays de l'Union européenne respectent l'État de droit, la démocratie, le pluralisme, comment dirais-je, les droits de l'homme, l'égalité femme-homme etc.
Voilà, ça c'est ce que fixe l'article 2, la liberté, et la procédure a déjà été lancée contre la Pologne au motif que le gouvernement polonais a décidé de fixer l'âge de la retraite des membres de la Cour suprême polonaise à 60 ans, et que ceci donc amenait un certain nombre de juges de la Cour suprême à partir de leur fonction, et que les nouveaux seraient nommés par les autorités de Varsovie, et donc on a reproché aux autorités de Varsovie en fait de vouloir mettre au pas la Cour suprême polonaise. Alors moi j'avais déjà eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet, quand on regarde ça les bras vous en tombent, parce que... enfin, qu'est ce qui se passe en France ?
en France notre Cour suprême à nous s'appelle le Conseil constitutionnel, or les membres du Conseil constitutionnel ne sont pas nommés à vie mais sont nommés pour neuf ans et sont nommés par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat, c'est-à-dire sont nommés par trois personnalités, les plus politique des trois personnalités françaises !
Ça n'a rien à voir avec la Cour constitutionnelle, le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe en République fédérale d'Allemagne, qui est la Cour suprême allemande, où les juges sont nommés pour une durée plus longue qui est de 12 ans, mais surtout sont nommés, sont élus par les parlementaires, c'est à dire par la représentation nationale. Donc nous-même, si le gouvernement polonais est attaqué, la France devrait également être attaquée sur la composition de son Conseil constitutionnel.
Je ferai d'ailleurs remarquer au passage que je crois avoir été l'un des rares, sinon le seul candidat aux élections présidentielles l'année dernière à avoir justement proposé une réforme de la composition du Conseil constitutionnel en retirant au président de la République, au président de l'Assemblée nationale et au président du Sénat leur pouvoir de nomination pour le confier justement aux assemblées. Ça c'était sur la Pologne. Maintenant sur la Hongrie, c'est encore pire si j'ose dire. J'ai lu sur les journaux, là je vais citer un article de Ouest France, qui va apparaître d'ailleurs sur votre écran, Ouest France qui écrit qu'est ce qui est reproché à Orban.
Et l'article de Ouest France – écoutez bien ça parce que franchement c'est vraiment assez extraordinaire. Je cite l'article : « il est reproché au gouvernement Orban d'avoir mis en place une réforme des médias et du système judiciaire qui pose problème du point de vue du pluralisme et de la séparation des pouvoirs. » Nom d'une pipe ! Je rappelle qu'en France le Conseil supérieur de l'audiovisuel : le président actuel M. Schrameck, qui est nommé par l'État, est l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin. Je rappelle que M.
Schrameck, par ailleurs, est membre du Conseil d'État et que toutes les décisions du Conseil supérieur de l'audiovisuel, si on veut les attaquer on est obligé de se pourvoir devant le Conseil d'État dont fait partie M. Schrameck, qui y a toutes ses amitiés. Je rappelle donc qu'en France le système qui garantit le pluralisme est complètement vérolé ! Qu'est-ce que l'on ne dirait pas si on apprenait qu'en Russie il y avait une autorité administrative chargée de faire respecter le pluralisme dans les médias dont le président serait un intime de Vladimir Poutine ? On hurlerait au scandale, d'ailleurs à juste titre. Mais alors en France ? en France !
J'ai rappelé tout à l'heure que notre mouvement politique actuellement est le premier mouvement sur internet, le site le plus consulté de tous les sites de tous les partis politiques français selon le classement Alexa Ranking et que notre place ne cesse de s'améliorer, que nous créons de plus en plus la différence. Je rappelle que notre chaîne Youtube compte plus de 73 000 abonnés ce qui fait de nous la deuxième chaîne d'un parti politique si on admet que la chaîne qui a le plus d'abonnés c'est celle de M. Mélenchon mais les [vidéos] qu'il publie font très peu de vues, c'est assez bizarre.
Nous on a à la fois 73 000 abonnés mais en plus de ça, je l'expliquais tout à l'heure, nous battons des records d'audience et actuellement les entretiens que je fais, que ce soit ici, que ce soit sur RT France ou que ce soit dans tel ou tel média, en moyenne c'est supérieur à tous les autres responsables politiques français.
Je rappelle que j'ai été interrogé par des journaux internationaux : la Libre Belgique en Belgique, Le Temps de Suisse, Le Regard Libre de Suisse, Le Matin de Suisse, L'Orient-Le Jour du Liban, Algérie Patriotique, le Ren min ri bao c'est à dire le quotidien du peuple chinois ; j'ai été interrogé également par une grande revue qui s'appelle DV, une revue prestigieuses en Russie. J'ai eu à m'exprimer devant des télévisions étrangères, Al Mayadeen au Liban ; j'ai parlé devant la télévision irakienne, [la] télévision des Émirats arabes unis ; j'ai été interrogé par des télévisions espagnoles, j'ai été interrogé il n'y a pas très longtemps par des journalistes japonais.
Je n'ai rien depuis l'élection présidentielle, depuis le deuxième tour j'ai été interrogé une seule fois sur Radio Monte Carlo et une fois sur Sud Radio et je n'ai plus jamais été invité ni sur TF1, ni sur France 2, ni sur France 3, ni sur RTL, ni sur Europe 1, ni sur France Inter, ni sur France Info, ni sur France Culture etc. etc. ! Et c'est à M. Orban qu'on vient donner des leçons de pluralisme ! Je rappelle que M. Macron a été élu à l'issue d'une escroquerie, d'une véritable manoœuvre visant à extorquer l'approbation du peuple français ; selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel lui-même, à postériori, M. Macron a bénéficié de 28 % du temps de parole quand j'ai eu 1 %. Et M.
Macron a eu le culot de reprocher lors de l'élection, la réélection, de Maduro au Vénézuela, M. Macron est allé donner des leçons de morale en disant : « c'est pas normal, au Vénézuela tous les candidats n'ont pas eu le même temps de parole. » Alors je ne suis pas là pour défendre spécialement M. Orban. Mais je suis là pour dire qu'il y a quand même quelque chose de pourri, de complètement pourri dans l'Union européenne. Je rappelle que M. Orban est, de tous les dirigeants des vingt-huit États membres de l'Union européenne, celui qui est le plus, le mieux élu ! Il est élu par je sais plus combien, 63, 65 %, peut-être plus encore, des électeurs hongrois.
Il fait un troisième mandat, il a le soutien de la population. Il a une popularité, c'est comme M. Salvini, une énorme popularité dans leur pays respectif alors que M. Macron, lui, est en train de creuser, il a atteint le fond, il commence à creuser. Il a réussi ce tour de force de battre l'impopularité au bout de 15 mois qu'avait atteinte M. Hollande. Eh bien c'est quand même l'Union européenne qui lance une procédure ? Quand le Parlement européen va-t-il lancer une procédure article 7 contre la France en faisant remarquer qu'en France, d'après Reporters sans frontières, la liberté d'expression est tombée en dessous de la 40e place ?
Quand l'Union européenne va-t-elle lancer une procédure article 7 contre la France, en faisant remarquer que des journalistes de grand renom, comme par exemple Frédéric Taddeï est obligé d'aller se faire embaucher par RT France, Natacha Polony se faire embaucher par Marianne depuis que Marianne a été racheté par un fond tchèque ? Quand est-ce que les Français vont pouvoir regarder en face le fait que nous n'avons plus de liberté d'expression réelle ? Il suffit d'aller en Suisse quelques jours pour s'en rendre compte : il n'y a plus de liberté d'expression réelle en France. Voilà ce que je voulais dire sur cette affaire, sur l'affaire Orban comme sur l'affaire Salvini.
De toute façon cette procédure n'aboutira pas puisqu'il faut l'unanimité des États membres et il est évident que, même s'ils retirent à la Hongrie son droit de vote, la Pologne et très probablement la République tchèque, et peut-être d'autres États encore, s'opposeront à ce que la Hongrie soit pénalisée par l'article 7, et réciproquement pour la Pologne.
En réalité le ver est dans le fruit, en réalité il y a à l'intérieur de l'Union européenne une espèce de camarilla qui a pris le pouvoir, notamment en Europe de l'Ouest, une espèce de mafia, et qui entend se prévaloir de prétendues valeurs transcendantes et valeurs européennes, alors qu'elle ne les respecte pas elle-même, pour essayer d'empêcher l'apparition ici ou là de gouvernements qui ne leur plaisent pas. Je terminerai sur cette affaire Orban, par cette déclaration absolument invraisemblable, de M. Guy Verhofstadt. Alors c'est pas une immense célébrité, Guy Verhofstadt est un européiste, un ultra européiste d'origine belge, enfin de nationalité belge, et M.
Guy Verhofstadt, d'ailleurs, a fait savoir qu'il avait passé une alliance avec Macron pour les élections européennes. Alors je sais pas jusqu'où va aller cette alliance, mais rien n'empêcherait par exemple En Marche d'avoir une liste aux élections européennes avec Guy Verhofstadt en numéro un, deux ou trois peut-être, derrière l'inénarrable Daniel Cohn-Bendit ; il y a eu des ballons d'essai qui ont été lancés pour savoir si on pouvait le nommer à la place de Nicolas Hulot, ça a été un un tel tollé des Français, qui veulent surtout pour rien au monde voir ce monsieur Cohn-Bendit de nouveau, que finalement Macron l'a remisé au placard pour quelque temps.
Guy Verhofstadt donc a fait alliance avec Macron – allez voir les gazettes – pour les élections européennes de l'année prochaine. M. Verhofstadt a fait une déclaration, il a appelé à l'aide les États-Unis (!) pour stopper Orban. Mais incroyable ! incroyable ! incroyable ! Le même monsieur Verhofstadt qui d'ailleurs doit répondre la propagande habituelle en disant : « La construction européenne a vocation à faire contrepoids aux États-Unis.
» Mais Verhofstadt qui appelle les États-Unis à vouloir mater le gouvernement hongrois, excusez-moi, mais c'est une réminiscence historique, c'est 1956, lorsque la Hongrie déjà se rebellait contre le joug soviétique, les Soviétiques, certaines forces qui étaient des forces qui voulaient lutter contre le revanchisme, des forces qui étaient du côté du pouvoir qui avait été installé par Mátyás Rákosi, qui était le communiste hongrois, qui avait été la fameuse inventeur de la technique du salami, eh bien s'étaient tournées vers Moscou en demandant l'aide de Moscou et donc les Soviétiques étaient arrivés avec des chars.
Eh bien nous c'est la même chose cette fois-ci mais nous nous sommes tombés dans le mauvais camp, cette fois ci, du rideau de fer qui sépare l'Europe ; désormais, eh bien c'est l'Union européenne qui veut aller mater la Pologne, comme la Pologne de Wałęsa qui a été matée par le général Jaruzelski à la demande de Moscou, et maintenant il s'agirait de mater la Hongrie, comme la Hongrie avait été matée par Moscou. Eh bien non, ça ça ne ne peut plus durer, ça peut d'autant moins durer que par ailleurs, M.
Verhofstadt, je n'hésite pas à le dire, est une crapule, puisque son nom a été lancé dans la presse parce qu'il faisait partie du scandale de ce qu'on a appelé les « Paradise Papers », c'est à dire il a été mêlé jusqu'au cou dans des affaires de blanchiment, de fraude et d'évasion fiscale par toute une série de sociétés écrans, je renvoie au scandale Paradise Papers. Voilà quels sont les amis de Macron et voici quelqu'un qui se permet de nous donner des leçons de morale de démocratie et de liberté.
Il y aurait encore beaucoup de choses à dire mais je ne veux pas monopoliser le temps ; je voudrais insister ici, auprès de toutes celles et de tous ceux qui nous font confiance et qui me font confiance, sur le fait d'abord de se mobiliser pour l'université, je rappelle samedi vingt-sept dimanche vingt-huit octobre. Réservez votre créneau ; dans quelques jours lorsque nous aurons définitivement les comptes exacts des devis qui nous seront facturés, c'est quasiment prêt, nous allons mettre en ligne un formulaire d'adhésion pour que vous puissiez vous inscrire à cette université.
Donc faites-le, franchement ça sera une université, je vous le garantis, qui sera très intéressante, encore plus intéressante que les années antérieures. Ça c'est le premier point, le deuxième point que je voudrais dire, je lance ici un appel absolument solennel : nous vivons des temps de plus en plus difficile pour la France ; on a l'impression qu'une folie générale s'est emparée des dirigeants français au plus haut niveau de l'État ; les dysfonctionnements, les dérèglements j'allais dire, inimaginables qui sont à la tête de l'État ; quand on voit par exemple que M.
Macron ose s'approprier la croix de Lorraine, alors que Macron est l'antithèse exacte du général de Gaulle, de Gaulle qui s'est battu pour faire prévaloir la souveraineté et l'indépendance nationale contre toutes les puissances qui voulaient l'asservir, ceci au nom de la croix de Lorraine, et que M. Macron en est l'antithèse exacte, c'est le collabo le pire qui soit des intérêts allemands ; on n'en a pas parlé ici, on aura l'occasion d'y revenir, de ces rumeurs qui continuent d'enfler sur le fait que la France, après avoir tout cédé, serait désormais prête à partager la bombe atomique avec l'Allemagne, en attendant de brader notre siège permanent au Conseil de sécurité. Et M.
Macron ose ose ! se prévaloir de la croix de Lorraine. Les choses sont vraiment d'une exceptionnelle gravité ; j'ai pas parlé des questions concernant les libertés publiques, la démolition du droit du travail, concernant également l'unité nationale qui est de plus en plus menacée, j'en ai déjà parlé lors d'entretiens antérieurs. Cette situation elle est tellement grave que je vous demande réellement de vous rassembler et d'adhérer à l'UPR, et de verser votre cotisation annuelle. C'est extrêmement important. Nous continuons de progresser, nous sommes actuellement le cinquième parti politique en nombre d'adhérents, peut-être même le quatrième en nombre d'adhérents à jour de cotisation.
Il faut que nous continuions dans cette direction, il faut que notre chaîne – vous voyez ici là, vous avez un moyen pour cliquer pour vous abonner à notre chaîne Youtube officielle – nous avons plus de 73 000 abonnés, il faudrait qu'on en ait 80 000, 90 000, 100 000, 120 000, 150 000, 180 000, 200 000 ! Il faut que vous fassiez feu de tout bois pour parler autour de vous de notre mouvement politique, et le moment est de plus en plus opportun d'ailleurs, puisque la notoriété ne cesse de se développer, j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer avec toutes les statistiques. Le dernier point que je dirai c'est également un appel au militantisme.
Nous avons, c'est bien naturel, des adhérents qui, après l'année dernière où il y a eu énormément d'efforts qui se sont déroulés, des adhérents qui cette année ont soufflé parce qu'il n'y avait pas d'élection en vue ; sauf là où nous avons été présents, dans toutes les élections partielles, que ce soit des élections législatives ou l'élection territoriale de Polynésie.
J'en profite pour dire, d'ailleurs, que le dimanche vingt-trois septembre, il y aura à l'île de la Réunion une élection législative partielle dans la 7e circonscription avec Fabien Dijoux, qui est notre candidat, Sophie Senac, qui est la suppléante ; je demande ici à toutes les personnes qui habitent à l'île de la Réunion, mais je demande également à tous ceux qui me regardent et qui ont des amis à l'île de la Réunion, ou de la famille à l'île de la Réunion, de leur dire [que] tout le monde doit se mobiliser pour aller voter pour Fabien Dijoux et Sophie Senac lors du scrutin du vingt-trois septembre.
Nous allons, à partir de l'université, lancer la campagne pour les élections européennes qui auront lieu fin mai 2019. Cette élection pour nous est extrêmement importante, il faut absolument profiter de cette élection pour exister et pour que l'ensemble des Français nous découvrent et que nous battions des records dans les urnes, il faut absolument que l'on se décroche du 1,6 et quelques pour cent qui est actuellement le nôtre. Les autorités européennes et les autorités françaises ont bien vu la menace.
C'est la raison pour laquelle il y a cette connivence entre Macron et Mélenchon, qui a été saisie par vidéo, parce que Macron et Mélenchon ont un intérêt commun : Macron veut se présenter comme étant l'anti-Mélenchon et Mélenchon [comme] l'anti-Macron. Mme LePen va essayer de se présenter aussi comme l'anti-Macron ; ou éventuellement, vouloir donner un coup d'arrêt à l'Union européenne, mais surtout ce qu'ils ne veulent surtout pas c'est de parler du vrai sujet des élections européennes qui est justement l'appartenance à l'Union européenne.
Et on en a eu la preuve de ce que je dis là – ce n'est pas du conspirationnisme, ce n'est pas du complotisme – parce que, et c'est là dessus que je terminerai, on a eu une déclaration incroyable publique d'un Allemand qui s'appelle Manfred Weber et qui n'est pas n'importe qui puisqu'il est le chef du PPE, c'est-à-dire du Parti populaire européen, au Parlement européen. C'est un groupe qui s'appelle le PPE, qui réunit Les Républicains, la CDU-CSU en Allemagne, Les Républicains en France, le Fidesz d'ailleurs, le parti de M. Orban en Hongrie etc.
Monsieur Manfred Weber est d'ailleurs issu de la CSU, c'est-à-dire la branche la plus droitière de la CDU-CSU, et monsieur Manfred Weber a voté pour l'ouverture de l'article 7 à l'encontre de la Hongrie, ce qui est quand même assez incroyable quand on y réfléchit, puisque Manfred Weber a tenu souvent des propos, notamment en matière d'immigration, qui sont particulièrement durs et peut-être parfois plus durs que ceux du gouvernement hongrois.
Monsieur Manfred Weber, essaie en ce moment de grenouiller pour être le prochain président du Parlement européen à partir de 2019, parce qu'évidemment, la place est extrêmement lucrative, rémunératrice, a des quantités d'avantages, donc il se verrait bien avec ce qu'on appelait, en termes médiévaux, tout cet apanage qui lui tomberait tout cuit dans le bec. Monsieur Manfred Weber a fait donc des déclarations, en disant : « nous nous battrons contre tous ceux qui sont euro-critiques durant la campagne des européennes.
» et il a eu cette formule incroyable, écoutez bien il a dit : « c'est aussi pour cette raison que je ne suis pas en faveur d'un débat pour ou contre l'Europe lors des prochaines élections car cela renforcerait le camp des anti-européens. » C'est pas moi qui le dit, c'est le président du groupe PPE au Parlement européen. Quand vous comprenez ça, vous avez tout compris sur ce qui se passe en France. M. Macron, comme M. Mélenchon, ne veulent surtout pas d'un débat pour ou contre l'Europe lors des prochaines élections, ils veulent d'un débat entre l'Europe version « Orban-Salvini » et puis l'Europe « Macron ». M. Mélenchon veut un référendum contre Macron.
Les seuls qui vont imposer, en France en tout cas, le débat « faut-il ou non rester dans l'Union européenne, dans l'euro, et dans l'OTAN ? » c'est l'Union populaire républicaine. Ça fait plus de onze ans et demi que je le dis, dans neuf mois ça fera plus de douze ans, je continuerai à le dire, et si vous nous rejoignez, eh bien vous verrez que nous allons, me semble-t-il, faire trembler la scène politique française. Vive la République et vive la France. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérer ou faites un don sur upr.fr.
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François Asselineau