[DIRECT] Laurent Wauquiez devant l'Association des Journalistes Parlementaires - 21/01/2026
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
par notre ami Stanislas Noyer. Et tout de suite, donc, je passe la parole avant les questions de la salle à Chantal Didier, avec qui j'ai le plaisir, comme toujours, d'animer cette rencontre.
Bonjour, M. le Président. Bon, finalement, le Premier ministre s'est décidé à engager l'article 49, sa responsabilité sur un budget qui est dit, entre guillemets, de compromis. Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'effectivement, il n'y avait pas d'autre solution ? Et est-ce que vous êtes satisfait quand même de cet équilibre un peu instable ?
Sur l'équilibre du budget ? Sur le budget, d'abord. Bon, d'abord, nous, depuis le début, je l'ai dit, ma préoccupation et le regard qu'on porte, c'est pas le véhicule avec lequel on fait passer le budget. L'outil qui sert à faire passer le budget n'est pas notre point de préoccupation. Que ce soit des cas 1,49,3, que ce soit des ordonnances, c'était pas notre question. Et notre question, c'est qu'est-ce qu'il y a dans le budget ? Comment est-ce qu'il impacte la vie des Français ? Comment est-ce que, oui ou non, on arrive à donner un budget à notre pays dans la période de turbulence dans laquelle on est ? Si je regarde l'équilibre du budget qui nous est proposé, ça n'est pas un bon budget.
C'est clairement un budget imparfait. Et depuis le début, on le sait, comme il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, il était clair depuis le début qu'il ne pouvait pas sortir de cet hémicycle autre chose qu'un budget imparfait. Et pour le dire encore plus clairement, ça n'est évidemment pas ma conception de ce qu'est un budget de droite. J'ai géré ma région Auvergne-Renal pendant 10 ans. Je pense avoir montré ce que c'était que ma conception d'un budget de droite. On n'a pas augmenté un seul impôt en 10 ans. On a baissé de 15% les dépenses de fonctionnement. On n'a pas augmenté d'un seul pourcent le poids de la dette dans le budget. Ça, c'est ce dont on a besoin.
C'est clairement pas ce qu'on a sur la table. Mais si on accepte même de faire un petit pas de recul, ce qu'on a sur la table, c'est un budget qui est dans la continuité de budget précédent. On finit tous de se dire « Oh là là, qu'est-ce que c'est que le budget cette année ? » Non. La réalité, c'est que ça fait des années que notre pays fait des budgets dans lesquels il n'y a pas le courage de baisser la dépense. dans lequel on continue à céder à la facilité d'augmenter les impôts et dans lequel il n'y a pas la vraie rupture qui me semble indispensable pour la reconstruction financière et budgétaire de notre pays. Et je vais aller au bout de ce que je pense.
Si on veut un budget de droite, eh bien il faut qu'il y ait une majorité de droite. Et ça veut dire que le devoir qui est le nôtre, c'est de se battre pour convaincre notre pays que lors des prochaines élections, il faut donner une majorité de droite pour qu'on puisse protéger notre pays des augmentations de dépenses et qu'on puisse protéger notre pays contre les augmentations d'impôts. Donc oui, c'est un budget de compromis. Oui, ça n'est pas un bon budget. Oui, c'est un budget imparfait. Et c'est juste le produit de ce qu'est une Assemblée nationale et un Parlement dans lequel il n'y a pas de majorité.
Sur la façon, la procédure, le 49.3 évoqué par Chantal, est-ce qu'au point où on en était, il n'y avait pas d'autres solutions pour donner à la France un budget sans trop tarder maintenant ?
Il y avait d'autres options sur la table. Moi, vous savez que j'étais loin sans faux pas un ennemi de l'utilisation de la loi spéciale le plus longtemps possible. La loi spéciale, ça voulait dire aucune augmentation de dépenses, aucune augmentation d'impôts. Ça tombe bien, c'est ce que je souhaite. Je considérais que passer par les ordonnances n'était pas forcément une mauvaise option en contrebalançant avec une loi de diverses mesures budgétaires et fiscales qui aurait permis d'équilibrer le budget initial. Bon. Mais on n'en est plus là. Voilà. Il y a un choix qui a été fait. Et je vais dire les choses même. C'est bien un moment que ça s'arrête. Et il est temps que ça s'arrête.
Et il est temps qu'enfin, on fasse un choix, que chacun décide en son âme et conscience et dans ses responsabilités pour donner ou non un budget à la France, faire tomber ou non un gouvernement. Voilà. Et maintenant, on est au bout. Je pense que les Français sont très las de tout ça, qu'ils ont envie qu'on tourne la page et qu'il est temps qu'on le fasse. Et donc, c'est un moment où chacun doit assumer et se prononcer par rapport à ses responsabilités, la façon dont il juge le contexte, international y compris, qui est quand même un grand changement dans ce début d'année. Et qu'on ne doit pas sous-estimer.
Ma crainte, c'est que parfois, je suis frappé de la médiocrité et de l'absence d'ampleur de vue de nos débats politiques. Dans un contexte où la menace géopolitique sur la France et l'Europe n'a jamais sans doute été aussi forte depuis la fin de la guerre froide, on est prisonnier de petits débats médiocres consistant à se dire si on va mettre une taxe sur le plastique ou sur le vapotage. Parfait. Je pense quand même qu'il faut qu'on redonne un peu de niveau. Et dans la période actuelle, j'aime bien cette phrase de Raymond Aron parce que je trouve que c'est un bon guide de ce qu'on peut faire dans la période actuelle.
Je rappelle que c'est le seul parmi les grands intellectuels français qui a fait preuve d'une vraie lucidité sur ce qu'était la réalité des ressorts du stalinisme et du communisme à un moment où les grands donneurs de leçons de gauche faisaient preuve de beaucoup d'aveuglement. Raymond Aron résumait les choses très bien. Il y a des périodes où le choix n'est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. Dans ce contexte budgétaire, la réalité, c'est qu'on est dans cette phase. Vous n'avez pas la possibilité de pouvoir choisir avec une pureté chimique entre le bien et le mal.
Je rêverais qu'on ait la possibilité de dire on a un choix simple entre un budget de gauche et un budget de droite. Ce n'est pas le cas. Et donc, on a juste à se poser la question par rapport aux choix qui sont sur la table. Qu'est-ce qui est le détestable et qu'est-ce qui est le préférable pour notre pays et pour les Français ? C'est ça, ce qu'on doit faire.
Une question de Frédéric Delpech. LCI, je le fais pour la première question. Ensuite, n'hésitez pas et au contraire à vous présenter, vous et votre média, Frédéric, pour la première question. Attends le micro, s'il te plaît. Il arrive. Merci.
Vous nous dites à l'instant que ce budget est plutôt préférable que détestable. Et donc, vous dites que ce n'est pas ce qu'on souhaite. Mais bon, les Français veulent tourner la page. Néanmoins, certains dans votre camp politique, ce matin, notamment David Lysnard, disent « Ah non, LR doit absolument déposer une motion de censure, s'opposer à ce budget et le refuser totalement ». Est-ce que vous comprenez cette prise de position et est-ce que vous la partagez ? Je la comprends, bien sûr. Il y a beaucoup de commentateurs en ce moment. Et pour ceux qui veulent censurer ou ne pas censurer, la meilleure façon, c'est d'avoir le courage de se présenter à des élections législatives.
Je rappelle qu'il y a un an et demi, il y avait un contexte qui était très difficile pour la droite. Je n'ai pas vu beaucoup des ténors qui font en ce moment beaucoup de commentaires avoir le courage d'aller à des élections législatives. Et ça me permet aussi de redire qu'aucun des députés de mon groupe n'a peur de re-aller à des élections. Aucun. Je me suis personnellement présenté à ces élections dans un contexte où j'étais donné perdant dans ma circonscription et en abandonnant une région où j'étais très soutenu. Donc je n'ai pas peur des élections.
Et nous n'avons pas peur de la dissolution et on n'a pas peur d'aller à des élections pour défendre les convictions qui sont les nôtres et qui sont celles de la droite républicaine. Je n'ai aucune crainte en la matière. Par contre, le choix, ce n'est pas à ce niveau-là qu'il faut le poser. Le choix, c'est juste. On regarde le contexte international, on regarde la situation de notre pays. Et là, il y a un vrai débat. On s'en a mes consciences. Qu'est-ce qu'on considère devoir faire ? Je voudrais quand même, si vous me le permettez, faire un petit temps d'arrêt sur quelque chose que je n'entends pas beaucoup. Je les redisse. Ça n'est pas un bon budget.
Il y a un budget dans lequel il y a beaucoup de choses que je n'aime pas. Mais enfin, on revient quand même de loin. Il y a un travail qui a été fait par les députés de la droite et parfois qui est passé un peu sous silence. On a quand même ouvert le débat budgétaire avec la gauche qui nous promettait la taxe Zucmane, qui était juste la pire folie qui allait nous mettre encore en dessous du Venezuela et de Cuba. Non. On s'est battus. On s'est opposés. Il n'y a pas la taxe Zucmane dans le budget, où je n'ai pas bien tout lu. On a un budget dans lequel, au début, nous était proposé d'augmenter massivement l'impôt sur le revenu sur la France qui travaille.
Cette bataille, elle a été portée par les députés de la droite républicaine. Il n'y aura pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu l'année prochaine sur la France qui travaille. Et le Premier ministre lui-même a reconnu que ça avait été porté par les députés de la droite. Je vais même accélérer parce que sinon, on n'y arrivera pas. On s'est battus pour protéger le pouvoir d'achat des retraités. C'était une bataille très importante pour nous. La retraite, ce n'est pas un privilège. C'est le fruit d'une vie de travail. Le premier réflexe était de dire « Très bien, on va faire payer la France qui travaille et la France qui a travaillé ». Non.
On a réussi à préserver l'abattement qui était celui des retraités. Et puis, vous vous souvenez quand même de la tête qu'avait le budget. Il y avait des taxes de partout. C'était extraordinaire. Il y avait une taxe sur le vapotage. On avait une taxe sur le plastique. On avait un malus automobile. A peu près tout ce qui existait dans notre pays avait le plaisir d'être récompensé par la création d'une nouvelle taxe. C'était le concours l'épine de la taxe. Clémenceau qui disait « La France est un pays fertile. Vous plantez une graine, un impôt pouce ». C'était ça le budget. Souvenez-vous les débats homériques qu'on a eu ici quand la gauche, Jérôme Gage, propose de taxer l'assurance-vie.
Un moment de grande tension où j'ai dit « Ah voilà, c'est ça la gauche ». Vous commencez avec la taxe Zuckman où vous expliquez qu'on va taxer que les privilégiés et vous finissez avec des impôts sur l'assurance-vie. On a arrêté ça. Ça n'est pas dans le budget. Étaient prévus les droits de succession. On a arrêté ça. Et même dans le domaine des entreprises. Et c'est pour moi un des points noirs majeurs de ce budget. On a réussi à préserver les allégements de charges. Et heureusement, il n'y aura pas d'alourdissement du coût du travail.
Étaient prévus de massacrer les entreprises familiales alors que c'est notre bien le plus précieux avec une taxe holding soutenue à la fois par l'extrême droite, l'extrême gauche et la gauche qu'on a réussi à repositionner. Étaient prévus quand même de massacrer la loi d'Utreil. L'extrême droite avait voté avec la gauche la fin des amendements Madeleine dans un moment où on a au contraire besoin d'un réarmement industriel alors que c'est un outil qui nous permet de défendre les investissements industriels. Et donc ce budget quand même à la fin n'a rien à voir avec ce qu'il était au début.
Et il y a beaucoup de batailles qu'on a menées et qu'on a remportées et qui nous ont permis de corriger un budget qui était honnêtement au début une hérésie fiscale. Pour autant, je ne viens pas ici en vous disant on a remporté toutes les batailles. Loin s'en faut. Je ne viens pas ici en vous disant c'est parfait, ce budget est impeccable. Je vous ai dit ce que j'en pensais. On n'a pas été écoutés sur tout. Et encore hier, j'essayais de mettre la pression pour dire faites plus d'économies et baissez la surtaxe sur les grandes entreprises. Pour moi, le gros point noir de ce budget, il n'y a pas suffisamment d'économies par rapport à ce que je voulais.
Et il y a trop de poids qui sont mis sur les grandes entreprises qui sont les fleurons de notre économie. Voilà. Donc je suis clair dessus. Mais je ne veux pas pour autant qu'on donne le sentiment de dire c'est un budget socialiste. Non, ce n'est pas un budget socialiste. Ce n'est pas un budget de droite. Ce n'est pas un budget socialiste. C'est un budget qui est le fruit d'une situation politique pleine de tempêtes dans laquelle il n'y a pas de majorité dans une assemblée nationale et dans des institutions de la Vème République qui sont faites au contraire pour le phénomène majoritaire. Anita.
Bonjour. Vous dites que ce n'est pas un budget socialiste. Ce n'est pas un budget de droite. Donc finalement, c'est un budget de compromis et peut-être un bon budget. Je pose la question. D'autre part, vous mettez en avant les batailles que vous avez remportées. Et vous dites que ce n'est pas assez mis en avant. Mais on vous entend très peu. Pourquoi ?
C'est précisément pour ça que je viens aujourd'hui, Mme Ossert. Il y a longtemps qu'on nous attend. Et que je compte sur l'association des journalistes parlementaires qui, eux, sont des vrais experts pour pouvoir mettre en avant ce qui est la réalité de ce budget. Voilà. Ils ne méritent aucun excès d'honneur. Loin s'en faut. Mais juste un jugement objectif pour que les Français puissent comprendre ce qu'on leur propose. On est parti d'un budget qui était un massacre fiscal.
On finit avec un budget dans lequel majoritairement les ménages sont protégés, dans lequel il n'y a pas suffisamment d'économies sur la dépense et dans lequel il y a trop d'efforts qui sont demandés aux grandes entreprises. Voilà la réalité du budget des Français. Voilà. Ça, c'est simple et objectif. Nicolas. Oui.
J'ai bien compris que vous aviez recommandé à votre député de lire Raymond Aron. Est-ce qu'ils s'en sont...
Je recommande toujours aux députés de lire Raymond Aron et pas qu'aux députés.
Mais alors, est-ce qu'ils s'en sont suffisamment inspirés pour un vote qui vous paraît clair d'orée d'avant ? Est-ce qu'ils vous suivent dans cette préconisation ? C'est le premier point. Et le second point, je n'ai pas très bien compris, finalement, votre position sur le parlementarisme. Il est en échec là. Est-ce que ça veut dire que c'est un échec définitif ? Il faut attendre une nouvelle présidentielle pour y revenir ou bien un échec momentané ?
Deux belles questions. La première sur... Et je vais commencer par celle-là, le parlementarisme. Je vais vous donner ce que vous savez être ma conception de notre problème institutionnel. Je pense que le problème des institutions aujourd'hui de la France n'est pas le rapport de force entre l'exécutif et le Parlement. Le problème, c'est qu'on a des institutions qui étaient faites pour restaurer la capacité à agir du politique et qui sont devenues des institutions d'impuissance. Nous avons perdu l'esprit de la Vème République. Il s'est perdu petit à petit. Vous savez ce que j'en pense.
On a laissé dériver notre État de droit qui doit être défendu et qui est devenu un État d'idéologie dans lequel l'État de droit sert d'alibi pour corseter le pouvoir politique, qui est devenu un Gulliver enchaîné. Et on en a de multiples exemples. Entre l'émancipation d'une partie de l'administration française avec des autorités administratives qui ne répondent plus aux politiques, qui coûtent très cher et qui aujourd'hui sont devenus un vrai obstacle à l'exercice démocratique du pouvoir. Entre des juges de cour suprême, je précise bien, de cour suprême, qui sont sortis du lit normal de ce qu'était la place des cour suprêmes dans la tradition républicaine française.
Entre, enfin, un temps politique qui s'est tellement allongé qu'il n'est absolument plus adapté à ce qui se passe dans le monde. Les grandes démocraties fonctionnent maintenant avec des ordonnances, avec des décisions extrêmement rapides. Vous le savez mieux que personne. En France, entre le moment où vous décidez et le moment où on accouche d'une loi avec des décrets, il faut entre 2 à 3 ans. C'est un temps qui n'est plus du tout adapté ni à l'attente de nos citoyens ni aux menaces internationales. Et donc le problème est beaucoup plus profond que la question de savoir est-ce qu'on a encore un parlementarisme qui tient debout ?
Non, notre parlementarisme ne tient pas debout, mais pas plus que le pouvoir exécutif en France, pas plus que l'équilibre entre les grands ressorts. Et donc il va falloir qu'on mette cette question sur la table très fortement. C'est comment est-ce qu'on restaure une capacité à décider et à agir dans les institutions françaises ? Parce qu'aujourd'hui, on a perdu le fil de la Ve République. On n'arrive plus à décider. Et du coup, les Français nous regardent et disent « Mais on vote pour vous, il n'y a pas de résultat. » On a pensé qu'avec l'État de droit, on allait protéger la démocratie.
Avec la dérive de cet État idéologique, la réalité, c'est que les Français disent « Vous n'êtes plus capables de décider. » Et donc ils sont tentés d'aller vers les extrêmes pour inverser la table. Et c'est un débat magnifique. Ça me permettra de citer en plus de Raymond Aron, deux très grands philosophes de nos institutions politiques. C'est Rousseau contre Benjamin Constant. Rousseau dit « L'exercice de la démocratie, les Français votent, ensuite c'est le contrat social, le pouvoir politique doit pouvoir agir et décider dans tous les domaines. » Benjamin Constant dit « La politique, c'est dangereux, le peuple, c'est dangereux, et donc il faut le corps se tait et le limiter.
» On a trop écouté Benjamin Constant, il faut revenir à Rousseau. Il faut que le peuple français choisisse ce qu'il représente et qu'ensuite il puisse décider. Sinon on met notre pays dans l'impasse et dans le mur. On n'arrive plus à décider, on n'arrive plus à agir. C'est le régime de l'impuissance. Je ne me prononce même pas sur la question de savoir si c'est un cap de gauche ou de droite. Mais quand les Français votent, il faut que les mesures se traduisent en actes. Et ça fait partie des points sur lesquels je réfléchis. Parce que le grand débat, on le sait très bien, c'est pas maintenant qu'on va le trancher.
La période actuelle est une période de compromis, c'est une période de transition. Dans neuf mois, on aura le débat de la présidentielle. Là, c'est le vrai débat. Et ceux qui veulent une vraie politique de droite, ceux qui veulent les vrais débats forts sur la reconstruction de notre pays, c'est à ce moment-là. Et vous savez ce pourquoi je plaide. Je plaide précisément si on veut une reconstruction de la France à droite, pour qu'il y ait le rassemblement de la droite. S'il n'y a pas de rassemblement de la droite, il n'y aura pas de reconstruction à droite. Et s'il y a plusieurs candidats de droite au premier tour, il n'y en aura aucun au second tour.
Maintenant, si je peux me permettre, je voudrais rebondir sur la première question, qui est quand même celle importante. À l'arrivée, vous faites quoi ? Et qu'est-ce que vous faites sur ce budget ? Nous avons eu ce débat hier avec notre groupe. Et je vais vous dire très simplement ce qui est notre position. Dans le contexte international de danger qui est celui de la France et de menace d'une guerre commerciale, il ne serait pas sérieux de faire tomber un gouvernement et de laisser la France sans budget. Et notre conviction profonde, c'est que dans cette période de menace géopolitique, la France ne peut pas être un bateau ivre sans gouvernement et sans budget.
Et donc nous en tirons les conséquences sur nos votes de vendredi.
Il y a deux questions au fond de la salle.
Oui, pour poursuivre sur la Ve République et Raymond Aron. Raymond Aron n'a pas eu le destin qu'il aurait pu avoir. Il a même été contesté dans un quotidien célèbre. Mais en ce qui vous concerne, il y a une élection présidentielle et vous en parlez. Elle se profile et il y a plusieurs candidats de droite qui sont là partant. Est-ce que vous avez... Quel est votre avenir politique ? Parce que quand on parle de vous, on dit oui, il est super capé, il est super diplômé. C'est gentil déjà. Oui, mais vous avez les mêmes diplômes qu'Alain Juppé ou que Laurent Fabius. Mais vous avez vu que leur destin présidentiel...
Si vous aviez été vraiment gentil, vous auriez cité Pompidou. Là, ça m'aurait fait vraiment plaisir.
Oui, je voulais citer Pompidou et l'exception. Mais à votre avis, d'où vient ce décalage entre le ressenti des gens qui considèrent que vous êtes très brillants et en même temps, ils disent oui, mais politiquement, il ne sera pas sur la course présidentielle.
Je vais répondre à votre question. Je rêverais qu'il y ait un candidat de droite qui soit aujourd'hui sur la course présidentielle et dont on puisse se dire qu'il va gagner et défendre une vraie reconstruction à droite. Je crains malheureusement que le problème qui est le mien est le même à peu près de tous les candidats de droite aujourd'hui et que ça ressemble un peu chez certains à la fureur de vivre. Ce film extraordinaire où vous avez deux voitures lancées à pleine vitesse l'une vers l'autre et que chacun se dit pas de problème, à la dernière minute, il y en a un qui va tourner le volant. C'est une façon de gérer la France à laquelle je n'adhère pas complètement.
Et donc aujourd'hui, il y a une extraordinaire multiplication et fleurissement de candidats de droite de partout. C'est quasiment les mille fleurs maoïstes. Chacun a l'idée de pouvoir devenir candidat à la présidentielle. J'ai une petite suggestion à tout le monde que je m'applique y compris à moi-même. Et si on essayait d'abord de rassembler ? Et si on essayait d'abord de mettre tout le monde ensemble ? Et si on arrêtait un peu de désespérer la France de droite en étant la droite la plus stupide du monde ? La droite n'a aucune chance de gagner s'il y a des candidats de partout. Aucune. Aucune.
Et donc il n'y a aucune chance de pouvoir proposer aux Français une reconstruction à droite si on continue comme ça. Et donc j'ai temporairement, ce qui me coûte un gros effort, mis de côté mes propres ambitions, et j'essaye plutôt de me dire, j'essaye de me consacrer à une chose, on rassemble à droite, on commence par ça. Voilà, juste ça. Et j'ai besoin du soutien de tous ceux qui veulent cette reconstruction et cette voie à droite. Et donc il faut commencer par dire, aujourd'hui, il y a des électeurs de droite qui sont de partout. Il faut rassembler tout le monde. Ça passe par une seule solution qui n'est pas celle dont je raffole, mais il n'y en a pas d'autre.
J'étais un ennemi radical de la primaire à l'intérieur des Républicains parce que c'est tous les inconvénients de la primaire et aucun avantage. Mais je ne vois aucun autre chemin qu'une primaire de la droite élargie, pas seulement des Républicains, mais élargie, et qui permette de proposer vraiment un rassemblement de droite. C'est mon combat. Vous savez qu'en ce moment, je rencontre beaucoup de personnalités de droite différentes, que je discute aussi bien avec Gérald Darmanin, Édouard Philippe, Sarah Knafo, ou y compris la jeune génération à laquelle je trouve qu'on ne met pas suffisamment en avant.
Il y a plein de jeunes talents qui sont ceux que je pousse à l'intérieur de ma famille politique, qui sont aussi pour un certain nombre au sein du gouvernement, des personnes comme Maud Bréjon, des gens comme ça qui ont beaucoup d'énergie, Vincent Jambrun, des gens que j'adore, Sébastien Martin, à l'intérieur de mon équipe, Jean-Didier Berger, des gens qui ont plein de talents, qui ont plein d'envies. C'est eux que je veux mettre en avant. Et ce que je veux, c'est qu'ensemble, il y ait cette pression qui s'exerce pour dire stop à la folie de tous ceux qui veulent se contempler eux-mêmes dans le miroir d'une élection présidentielle. Voilà.
Et c'est peut-être la meilleure réponse à votre question. Moi, je dois fendre l'armure, défendre mes convictions, et que juste les Français me découvrent comme je suis, avec mes qualités et mes défauts. Voilà. Non. Ça doit être porté par tout le monde. Si c'est une démarche solitaire, ça ne marchera pas. Et le plus il y a de personnes qui, petit à petit, s'expriment, c'est la seule façon d'y arriver. Et je constate d'ailleurs que ça fait son chemin, puisque de plus en plus de personnes disent qu'il faut se rassembler. Et qu'il y a de plus en plus d'expressions autour de ça.
Chacun, il y a un pourtour différent, mais au moins commence à émerger une forte pression pour dire qu'il faut un rassemblement de la droite. Tant mieux. Ça avance. Je m'en réjouis. Et je ne veux pas être le seul à porter ça. Il faut qu'on soit plusieurs. C'est indispensable.
Vous dites que vous avez évolué, vous, sur cette question de la primaire. Où en est la réflexion du parti, les Républicains, sur ce sujet ? Il y a un groupe de travail qui a été mis en place. Est-ce que vous savez si et quand une décision sera prise sur ce sujet ? Il faudra peut-être pas que ça tarde trop, j'imagine ?
J'espère et je souhaite que ça évolue dans la même direction. Et donc, il y a ce groupe de travail qui réfléchit. C'est une très bonne chose. Et que tout le monde ait la lucidité de se dire que ça ne va pas se jouer uniquement à l'intérieur des Républicains. Quand on a des sondages qui nous donnent entre 5 et 7%, tout le monde comprend que ce n'est pas là où ça va se jouer. Il va falloir élargir. Et au fond, je voudrais partager avec vous quand même cette réflexion qui est intéressante. Juste une demi-seconde. La droite est faite de plusieurs traditions. C'est l'esprit de la droite française. J'ai même envie de dire que c'est ce qui fait sa richesse. Je ne vous apprends rien.
Une tradition bonapartiste, une tradition orléaniste, une tradition issue, on va dire, des Bourbons. C'est la tradition de la droite française. Parfait. Quand la droite a été capable de conjuguer cette diversité et de la mettre au service d'un projet de droite, elle a toujours été plus forte, plus riche. Avec de l'émulation, avec des personnalités différentes, avec une compétition sur les idées. C'est ce qui faisait la richesse de la droite. Et au fond, quand elle a gagné, ça a toujours été ça. C'est la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. C'est la proposition de Nicolas Sarkozy qui allait de Jean-Louis Borloo à Philippe de Villiers.
Et puis depuis 15 ans, on a tombé dans une espèce d'atrophie où on se recroqueville sur nous-mêmes, toujours plus petit, toujours plus réduit, à ne plus vouloir discuter qu'avec des gens qui sont exactement les mêmes que nous, à brandir des exclusions en rafale, et à dire « si vous ne pensez pas exactement comme moi, je ne peux rien faire avec vous ». Mais au secours, on parle de la France. Il faut rassembler plus de la moitié des Français et ensuite exercer le pouvoir pour tous les Français. Et donc évidemment que ça commence par un rassemblement de la droite dans lequel je ne partage pas les mêmes opinions que tout le monde. Est-ce que j'ai les mêmes opinions qu'Édouard Philippe ?
Non, loin s'en faut. Est-ce que je raffole toujours des outrances qu'il peut y avoir chez un Éric Zemmour ? Non. Mais je suis lucide sur le fait de dire « voilà, c'est la droite avec des personnalités, des aspérités, il faut la remettre ensemble ». Et on a sombré dans ce système où maintenant on fait de la politique à coup de carton rouge. Mais c'est comme ça que vous finissez tout seul dans une cabine téléphonique et il n'y en a même plus.
On va te passer le micro. Attends un instant, Audrey.
Alors, justement, vous parlez de rassembler la droite, mais en même temps vous vous orientez vers des primaires, ce qui semble relativement contradictoire. Bon, question subsidiaire. Que pensez-vous de Sarah Knafo ? Et pourquoi pas Éric Zemmour ? Et deuxième question subsidiaire. Quand est-ce qu'on fait un programme commun quand on est à droite et qu'on veut rassembler tout le monde ?
Alors, d'abord, pour que ma réponse ne souffre aucune ambiguïté, je soutiens Rachida Dati à la mairie de Paris. C'est la seule qui peut gagner et c'est la seule qui peut nous débarrasser d'une gestion catastrophique et idéologique qui a dégradé notre capital. Voilà, donc que la réponse soit très claire et qu'il n'y ait aucune ambiguïté en la matière. Pour le reste, je l'ai dit, j'ai de l'estime pour Sarah Knafo, j'ai de l'estime pour Gérald Darmanin, j'essaye de travailler en bonne entente avec des gens qui viennent d'horizons divers et de faire partie de ceux qui contribuent au rassemblement.
Là où je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, c'est qu'il y a une certitude, c'est que si chacun y va dans son petit couloir à la présidentielle avec son petit tas et sa petite soupe, il n'en sortira que beaucoup de médiocrité pour la droite. Donc la seule façon de faire, c'est de remettre ensemble. Et j'aime beaucoup ce que vous avez dit, qui est un point qui est pour moi un point de conviction, ça commence par réfléchir sur qu'est-ce que c'est qu'un programme de droite. Et vous avez parfaitement raison. Et ça doit même venir en premier.
Parce qu'au fond, si on met tout le monde autour de la table, on s'aperçoit qu'en réalité, on pense beaucoup plus de choses en commun que ce qu'on croit ou que ce qu'on veut prétendre. Au fond, moi, si je dois résumer ce qu'est un programme de droite, c'est quoi ? Et on en parlera y compris sur ce qu'on cherche, nous, à faire ici, à l'intérieur du Parlement. Un programme de droite, ça veut dire quoi ? Ça veut dire moins de dépenses, moins d'immigration, plus de travail, plus de sécurité. Vous me direz, c'est pas très original. Tant mieux, je cherche pas à faire original. Je pense que notre pays a pas besoin d'originalité, il a besoin de bon sens.
Je pense que notre pays n'a pas besoin d'idées neuves pour nourrir tel ou tel buzz. Il a besoin juste qu'on s'attaque aux problèmes de fond auxquels se heurtent les Français dans leur vie quotidienne. Et qu'il faut qu'on retrouve un pragmatisme qui soit très simple. Dans un pays où tout est devenu compliqué, il faut se concentrer sur des idées simples. Et vous savez ce que moi, je mets au sommet de tout ce combat ? Je suis convaincu que notre pays est en train de mourir de l'épuisement de la France qui travaille et de l'assistanat. C'est un combat que j'ai toujours porté. Je m'ai souvent demandé quelles sont vos constances.
C'est la constance majeure de mon engagement politique depuis le début. On a un beau système social, il faut le garder, mais il a été dévoyé. Aujourd'hui, l'assistanat paye plus dans notre pays que les revenus du travail. Et on a dérivé notre système social. C'est 150 milliards d'euros d'aides sociales non contributives qui sont payées par des charges et des impôts massifs sur la France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie. Ça n'est pas juste. Ça écoeure les gens. On a abouti à mettre notre pays dans le mur avec ça. Nous n'avons plus les moyens de nous le payer.
Et donc le redressement du pays, c'est d'abord un redressement qui doit passer par un message d'espoir pour ceux qui croient dans le travail, l'effort et le mérite. Et il y en a beaucoup plus que ce qu'on pense dans notre pays. Et c'est une valeur qui permet de mettre les gens ensemble parce qu'elle parle aussi bien à mon agriculteur du Cantal qu'à mon décolteur de la vallée de l'Arve qu'à mon start-upper du Marais parisien. Et c'est cette valeur-là qu'on doit défendre. Elle parle aussi bien à l'infirmière, à l'aide-soignante de la maison de retraite, aux fonctionnaires de sous-préfecture qu'à l'enseignante ou aux chefs d'entreprise. Et je crois profondément qu'on a tourné le dos.
On est ici dans un des temples de l'histoire française. Mais il suffit de regarder la façon dont la République a été construite. Et à l'époque, par une gauche qui défendait cela et qui a tourné le dos à ses valeurs. La droite est sans doute aujourd'hui la seule à défendre le travail et l'assistanat. Et je vois très bien ce qu'est le choix de l'extrême droite. Le RN de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ne défendent pas le travail parce qu'ils refusent de s'attaquer à l'assistanat. Quand on propose de mettre des heures de travail en contrepartie du RSA, ils sont contre.
Quand on propose d'aller dans un mouvement qui permette de mieux équilibrer et d'arrêter les dépenses d'assistanat et en contrepartie de baisser les charges, ils sont contre. Et donc nous avons en France une gauche qui ne défend plus le travail, une extrême droite qui n'est absolument pas alignée sur une défense du travail. Les seuls qui défendent encore ça, c'est la droite républicaine. Moi, j'y crois. Je ne crois pas du tout que c'est une valeur du passé. Je pense que c'est une valeur d'avenir.
Et que si on veut se donner les moyens à la fois de protéger notre pays dans les enjeux géopolitiques qui viennent, de se donner les moyens d'avoir notre autonomie et notre souveraineté, de réoffrir une promesse de méritocratie républicaine qui faisait la force de la France, c'est là où est le nœud gordien, c'est là où est le cœur de tous nos problèmes. C'est à ça qu'il faut s'attaquer. Et on tourne autour avec sans cesse plus de démagogie. Oui, il y a un moment, il faut dire les choses. Non, on est allé trop loin dans l'assistanat. On a trop fermé les yeux sur les abus. C'est trop payé par tous ceux qui bossent dans ce pays. Ça ne marche plus. Ça, c'est un beau défi. C'est un vrai débat.
Je sais que ça peut soumettre des débats, qu'on peut me dire comment est-ce que vous allez dire ça. Mais c'est un beau débat sur qu'est-ce que c'est que le social en France. Quelle est sa signification ? Ça, c'est un beau débat.
Audrey.
Rétison de France Info. Pourquoi vous citez Sarah Knafo et pas Éric Zemmour ? Est-ce que c'est déjà un moyen de semer la zizanie dans leur camp ? Est-ce que vous êtes vraiment prêts à faire campagne pour eux ? Parce que s'ils sortent vainqueurs d'une primaire de droite, ça voudrait dire faire campagne pour ce candidat de reconquête. Et j'élargis à la niche de demain pour pouvoir avancer dans le débat. Est-ce que vous essayez de parler justement à ce camp, la droite de la droite, on va dire, par vos choix de textes dans la niche de demain ?
Alors, d'abord, je peux parler de Sarah Knafo comme je veux parler d'Éric Zemmour, comme je peux même me forcer à parler d'Édouard Philippe. Je suis prêt à parler de beaucoup de monde. Et c'est normal. Si je ne fais pas ça, on ne va pas pouvoir rassembler. Je le rappelle, quand Nicolas Sarkozy gagne, ça va de Jean-Louis Borloo à Philippe Devillet. Donc, oui, je vais me dire, je peux citer Éric Zemmour. Je n'ai pas de problème à citer Éric Zemmour. J'ai rencontré Éric Zemmour. Il y a des points sur lesquels je ne suis pas d'accord avec lui. Il y a des points sur lesquels je considère que les formules qu'il a utilisées étaient des formules qui étaient excessives et caricaturales.
Mais enfin, si jamais je laisse de côté les formules et que je vais au cœur du sujet, moi, ce qui m'intéresse, c'est de parler à des gens qui sont pour baisser la dépense publique, pour baisser les impôts, et qui sont pour remettre du régalien dans notre pays. Bon. Voilà. Et donc, je peux de la même façon vous parler d'Éric Zemmour ou de Sarah Knafo. Ne me prêtez pas trop de milou noir pour les adeptes du tintinophile. Non, je n'ai pas de velléité de semer la zizanie chez qui que ce soit. Je considère qu'il y a déjà bien suffisamment de zizanie comme ça dans la vie politique française. Et que ces temps-ci, ça a plutôt tendance à ressembler au combat des chefs d'Astérix et Obélix.
Ça nous changera de rémoire. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, est-ce que dans une primaire, vous êtes prêts à soutenir le candidat qui gagne ? Pardon, c'est l'essence de la primaire. Et l'argument de ceux qui consistent à dire « Mais hors de question, jamais je pourrais appeler à voter pour Édouard Philippe ou jamais je pourrais appeler à voter pour Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lissnard, Sarah Knafo ou Éric Zemmour », en fait, c'est totalement tautologique. Autant dire tout de suite que vous êtes contre le rassemblement de la droite et de la primaire parce que c'est la règle de base.
Et donc, oui, si on fait un rassemblement et qu'on dit « Il y a au moins une compétition parce que c'est mieux que la fureur de vivre et que celui qui gagne, tout le monde s'engage à le soutenir », oui, c'est la règle de base. Et donc, ceux qui disent « Ah mais non, je ne peux pas soutenir un tel », autant dire que vous êtes contre le rassemblement de la droite. C'est plus clair, c'est moins hypocrite. Donc oui, par définition, vous vous engagez, dans le cadre d'un rassemblement, à soutenir celui qui sera le meilleur. Et je vais même vous dire, je pense que bien des grandes figures de la droite auraient tort de penser qu'ils vont pouvoir réussir autrement qu'avec ça.
Moi, je serais Edouard Philippe, je me ferais le premier champion du rassemblement de la droite parce que là, je pense que les Français comprendraient ce qu'ils veulent faire. Et donc, je pense que ça, c'est un bon chemin et que tout le monde y a intérêt. Voilà. Et au premier plan, les Français. Parce qu'à l'inverse, tous ceux qui iront avec leur petite candidature prendront la responsabilité de mettre Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle. Et malheur à ceux qui auront joué ce jeu-là. Parce que les Français de droite leur en voudront beaucoup.
Maintenant, si vous me permettez, peut-être avec l'autorisation de Ludovic, votre président, je voudrais quand même, parce que ça permet de juger ce que font les uns et les autres, qu'on puisse évoquer ce qu'on veut faire dans notre niche. Je n'aime pas tellement ce terme. Disons, dans notre journée d'initiative parlementaire. Ce qu'on a voulu avec les députés de notre groupe, c'est qu'elle soit le reflet précisément de ce qu'on veut faire. Si on veut redresser le pays, il y a pour moi deux piliers, deux jambes. Ces deux jambes, c'est laquelle ? La première, c'est remettre du régalien, de l'autorité, la maîtrise de la sécurité et de l'immigration.
Et la deuxième jambe, c'est celle que je vous ai dit, baisser la dépense pour pouvoir revaloriser le travail. La France qui travaille. Ceux qui n'ont plus personne pour porter leur voix. La première jambe, c'est celle qui s'incarne dans un certain nombre de propositions qu'on a mises sur la table. Inscrire les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes. Je ne comprends pas nos lâchetés en la matière. Je ne comprends pas pourquoi on tergiverse.
De plus en plus de pays dans le monde, et pas seulement dans les démocraties occidentales, mais y compris dans les pays arabes qui eux-mêmes sont exposés à cette pression terroriste, ont inscrit l'organisation des frères musulmans dans la liste des organisations terroristes. Je connais très bien tous les arguments et je n'en sous-estime aucun, consistant à dire que c'est une organisation qui est très disparate, avec plein de ramifications. Mais juste, ça permet un moment d'avoir un sursaut clair qui est de se dire qu'on arrête de fermer les yeux et de tout cautionner.
Deuxièmement, vous le savez, on porte également une proposition de loi sur la présomption de légitime défense pour les policiers et les forces de l'ordre. Il est ahurissant de voir à quel point dans notre pays, on a totalement inversé les valeurs et à quel point certaines formations politiques et LFI au premier plan mettent sur le même niveau l'engagement de forces de l'ordre qui sont là pour protéger les citoyens et la violence qui est devenue sans limite de délinquants, de malfrats, d'activistes idéologiques qui ne respectent même plus l'ordre républicain. Et donc, il y a un moment où il faut clairement affirmer non.
Il y a d'un côté une violence et il y a de l'autre côté l'exercice d'une fermeté pour assurer la protection de la République. Et quand aujourd'hui, un policier et un gendarme, quand il est amené à intervenir, se posent d'abord la question de se dire est-ce que je vais être traduit en justice parce que j'essaie juste de protéger les Français, on a perdu quelque chose. Et je suis frappé, je vais le dire simplement, ce n'est pas une valeur de droite de dire ça.
Vous le savez, là encore, j'adore l'histoire, je ne vais pas me changer, quand la Troisième République est institutionnalisée dans notre pays, souvent avec des grandes figures de gauche, ils comprennent très bien que si la Troisième République n'assure pas l'ordre, elle ne tiendra pas dans notre pays. Et c'était des gens de gauche. C'était Jules Ferry, c'était Gambetta, c'était Clemenceau, c'était des figures de gauche. Bon, ben, assurer l'ordre, ce n'est pas une valeur de droite, c'est juste une valeur républicaine. Et on l'a perdu.
J'ajoute à ça sur le sujet, la bataille que vous savez que je porte, qui est dans la continuité, là aussi, des engagements qui ont été au tout début de mon engagement politique, aux côtés de Jacques Chirac, pour la défense de la laïcité et la protection de l'enfance sur cette question qui est en train de monter en puissance dans notre pays, qui est le voilement des mineurs. Vous savez, au tout début de mon engagement politique, j'ai participé à la commission qu'avait créée Jacques Chirac sur la question du port du voile dans les collèges et les lycées. A l'époque, j'ai tout entendu et on a fait partie avec un petit groupe qui était engagé dans cette commission de ceux qui étaient très...
qui se sont battus pour que le président de la République supporte cette loi qui a permis d'interdire le port du voile dans les collèges et les lycées. A l'époque, il y avait déjà, je vais faire une petite entorse à mes propos consensuels, un extraordinaire ministre de l'Éducation nationale qui a fait un non moins extraordinaire Premier ministre et qui avait juste pris comme position le fait de dire « Je ne décide rien et je vais surtout laisser chacun des chefs d'établissement libre et tout seul face à la pression des réseaux intégristes. » C'était François Bayrou et il avait adopté une circulaire extraordinaire dans laquelle aucun proviseur ne pouvait savoir ce qu'il voulait faire.
On a eu le courage d'adopter une loi. Jacques Chirac l'a fait passer. C'est une des rares lois dans laquelle la France a affirmé clairement les règles de la laïcité française et jusqu'à aujourd'hui, il n'y a jamais eu d'atteinte à ce cadre législatif qui a été posé parce que la règle était claire. Moi, je suis désolé, mais quand je vois des gamines qui ont 10 ans, 13 ans et qui sont voilées dans la rue, je considère que ça n'est pas conforme à ce que sont les règles de la République, de la laïcité et même de la protection de l'enfance. Parce que je ne peux pas croire un instant qu'une gamine de 10 ans se voile elle-même de sa propre volonté avec son libre arbitre.
Qu'ensuite, ce choix vienne, je le respecte. Ce n'est pas forcément ce que je souhaite, mais pour moi, ce n'est pas le même débat une fois qu'on a passé un seuil d'âge. Là, en revanche, je considère que c'est notre devoir républicain de les protéger. Et je n'ai jamais oublié, moi, à l'époque, des gamines qui avaient demandé à intervenir dans notre commission qui venait d'ailleurs de Saint-Etienne et qui nous avait dit si vous n'interdisez pas le voile dans les collèges et les lycées, vous nous y condamnez parce qu'on sera obligés de le porter. C'est une parole qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.
Dans une époque où on parle de la protection des droits de l'enfance, de la protection aussi de l'autonomie et de l'individualité des choix de la femme dans ses décisions, il me semble que c'est un signal qui est plus qu'important. Et puis, il y a le deuxième pilier et il est tout aussi important pour moi. Et vous voyez d'ailleurs que dans la hiérarchie qu'on fait des textes qu'on proposera demain dans notre journée d'initiative, c'est tout aussi important. Je ne veux pas une droite qui soit uniquement sur le sujet régalien. Il faut le régalien. Mais si on ne parle pas à la France qui travaille, on ne fait rien.
Et donc, la deuxième proposition qu'on fait, qui est très claire, c'est un, maintenant, on arrête la folie de la bureaucratie administrative. C'est en train de tuer notre pays. Il y a quelques années, on disait cette anecdotique. Mon oeil, aujourd'hui, c'est 80 milliards en augmentation de 50% depuis François Hollande. 12 milliards encore d'augmentation d'impôts sur toutes les agences, les autorités administratives qui pullulent les unes à côté des autres. Et comme la réponse que je faisais à M. Domnac, c'est même devenu un problème institutionnel parce qu'ils ont pris le pouvoir.
Si on est une démocratie, le principe, quand même, c'est que c'est les gens pour lesquels vous votez qui décident. Donc, premier point, arrêtez cette bureaucratie administrative. Stop. Résolution consistant à dire vous voulez réduire toute la bureaucratie administrative, commencez par arrêter d'en créer. C'est difficile parce que ça, c'est quand même un bon vieux réflexe maintenant, bien enraciné dans la classe politique. La fertilité fiscale d'un côté, de l'autre côté, un problème, une autorité administrative indépendante. Super. Stop. Donc, une résolution consistant à dire maintenant, on s'interdit d'aumur aucune création de nouvelles agences ou autorités administratives.
S'ajoutent à ça deux textes très emblématiques pour nous. Et j'espère que nous pourrons les faire passer aussi. C'est un, permettre aux Français de travailler le 1er mai. Juste ça. Vous avez des Français, des fleuristes, des boulangers qui veulent travailler le 1er mai. Vous avez des salariés qui souhaitent le faire. Notre pays est extraordinaire alors qu'on crève d'insuffisamment de travail. On empêche des gens qui veulent bosser de bosser. Et on ne contrôle pas ceux qui devraient bosser et qu'on laisse profiter du système. Le monde à l'envers. Donc évidemment l'objectif c'est enfin de faire sauter ça.
Si on y arrive la mesure sera directement applicable puisque dans la foulée il y aura la possibilité dès ce 1er mai puisque c'est un texte qui vient du Sénat d'avoir la libération. Le dernier point qui a été porté par Sylvie Bonnet c'est la possibilité de libérer l'intéressement et la participation qui sont aujourd'hui prises dans un réseau inextricable de règles qui rendent très difficile pour les Français le fait de toucher cet argent et donc juste de pouvoir toucher l'intéressement à la participation soit pour faire des travaux dans son appartement soit pour pouvoir acheter une voiture mais que ce soit beaucoup plus simple.
La résolution sur les frères musulmans portée par Eric Poget et Michel Tabarro la présomption de légitime défense portée par Yann Boucard la question du voile des mineurs portée par notre groupe la volonté d'arrêter la bureaucratie Anne-Laure Blain qui a fait un très beau travail en la matière la proposition sur le 1er mai Thibaut Bazin intéressement et participation Sylvie Bonnet je suis fier de mon groupe il y a beaucoup de talent et c'est une chance et de jeunes talents.
Je rallume mon micro deux questions sur votre journée d'initiative parlementaire la première pour prolonger celle d'Audrey Tison est-ce qu'au-delà des textes que vous espérez faire adopter il y a aussi la volonté à un an et demi de la présidentielle d'aller parler aux électeurs jusqu'à ceux du Rassemblement National et de reconquête sur ce que vous considérez être vos fondamentaux et deuxième question sur la proposition de loi sur l'interdiction du voile des mineurs dans l'espace public dont vous êtes le premier signataire il y a eu un débat en commission avec des amendements de suppression qui ont été votés le groupe Ensemble pour la République présidé par Gabriel Lattal lui propose d'interdire le voile jusqu'à 15 ans dans l'espace public est-ce que ça pourrait être une forme de compromis que vous seriez prêt à accepter si vous n'obteniez pas satisfaction sur l'ensemble jusqu'à 18 ans pour faire voter au moins cette disposition
Oui et je pense que c'est bien on en a discuté l'idée de l'âge de 15 ans est une proposition qui me va et que je trouve raisonnable et donc voilà on essaye de discuter de trouver les points d'accord moi je souhaite qu'à terme on puisse aller plus loin mais c'est une proposition qui me semble raisonnable et donc c'est celle qu'on défendra demain mais je voudrais insister sur un point il y a une vraie dérive qui renvoie aux questions sur le là pour le coup de fonctionnement parlementaire qu'on a la France insoumise a maintenant pris comme seule ligne directrice le fait de vouloir mettre le chaos dans le parlement français ils font de l'obstruction ils déposent des amendements sur tout ils sont dans la violence et l'invective sur tous les sujets ils cherchent à tout bloquer il y avait au moins une tradition qui était respectée c'était que quand les groupes parlementaires prenaient des journées d'initiative les autres groupes essayaient de le respecter pour que chacun puisse défendre ses positions la France insoumise n'a plus aucune limite dans sa volonté de semer le chaos et le désordre dans la vie politique française c'est devenu leur seule spécialité et donc ils ont il y a plus de 350 amendements qui ont été déposés pour la niche de jeudi et ça c'est inacceptable parce que ce qu'ils veulent c'est même plus qu'on débatte et qu'on confronte les idées ils veulent juste qu'il n'y ait pas de débat ils veulent juste qu'il n'y ait pas de vote parce qu'ils savent que non seulement ils sont minoritaires ici dans cet hémicycle mais ils sont minoritaires auprès des français et donc leur seule tactique c'est le chaos permanent c'est pour ça que je le redis la France insoumise est aujourd'hui le premier danger politique pour la république française c'est le premier danger politique pour la république française et pour le reste pour répondre à la question mais je veux parler à tout le monde je veux évidemment parler à des français de droite qu'on a perdu parce qu'on les a écœurés en se disant mais la droite n'assume pas ses idées et je veux parler aussi à des gens qui étaient des macronistes de droite et qui se disent mais le bilan n'est pas à la hauteur de ce qu'on attendait et c'est pour ça que je parle de deux jambes la droite doit parler de sécurité et d'immigration elle doit le faire sans prendre un luxe de papier de soie pour s'excuser d'aborder le terme et je ne vais pas m'excuser devant vous de vouloir que les frères musulmans soient inscrits comme une organisation terroriste et je ne vais pas m'excuser de vouloir faire en sorte qu'on proteste nos policiers et nos gendarmes bien sûr mais de la même manière je ne vais pas parler que de ça je veux que demain on parle de dépenses publiques je vous ai dit que je trouvais que ça n'avait pas été assez abordé dans le budget je veux que demain on parle de la France qui travaille c'est ça ce qui fait la force de la droite c'est élargir pas courir derrière n'importe qui ça n'a aucun sens juste défendre ses idées et rappeler aussi quand même quelques évidences puisque vous évoquez l'extrême droite pour ceux qui se sont émus qu'on suspend de la réforme des retraites je rappelle que la proposition de l'extrême droite c'est 62 voire 60 ans pour ceux qui disent il y a trop d'impositions sur les entreprises je vous rappelle que le RN de Marine Le Pen avec monsieur Tanguy qui a quand même le mérite d'expliquer que Attaque est pour lui une source d'inspiration a expliqué qu'ils avaient voté 36 milliards d'euros d'augmentation d'impôts sur les entreprises et donc il y a aussi quand même un peu de balle de tartuffe à l'intérieur de tout ça qui est parfois démasqué
Jean-Michel oui bonjour Jean-Michel Lamy nouvel économiste rassemblés très bien alors comment vous passez aux travaux pratiques alors vous avez une magnifique opportunité la chemine le projet de création d'une allocation sociale unique alors bon comment vous voyez ça comment ça se passe avec le premier ministre qui en parle aussi comme vous le savez et puis je profite de revenir en arrière sur le budget l'opinion ne retient que le dialogue PS premier ministre vous vous avez fait état d'avancer enfin d'avancer disons de préservation sur certains sujets est-ce que vous avez eu un dialogue avec le premier ministre
je vais commencer par la deuxième si jamais vous si jamais vous en êtes d'accord nous on a fait un choix depuis le début qui est de ne pas jouer au chantage qui est de ne pas brandir la menace à tout va et juste très simplement de défendre nos convictions autour d'une ligne qui était simple plus d'économie moins d'impôt voilà je le rappelle parce que je pense que c'est important dans le jugement un peu équilibré qui peut être fait beaucoup beaucoup de choses ont été acquises et on a corrigé beaucoup de choses dans une copie initiale enfin l'impôt sur le revenu pour les français souvenez-vous au moment où le budget était sorti dans sa copie initiale avec beaucoup de raisons vous aviez détaillé toutes les augmentations d'impôt dans tous les sens on en a quand même nettoyé une très grosse partie donc j'ai le sentiment qu'on s'est battu et qu'on s'est pas battu pour rien et qu'on l'a fait avec dignité en défendant nos idées et nos convictions sans chercher à faire des petits accommodements au fond de salle obscure mais en se battant ici à l'intérieur de l'hémicycle et en essayant d'expliquer ce qu'étaient nos convictions et nos valeurs voilà est-ce que pour autant je suis satisfait non le point noir est celui que je vous ai évoqué on n'a pas été écouté surtout loin sans faux le gros point noir c'est qu'il aurait fallu plus d'économies sur la dépense moins d'impôts sur les grandes entreprises on est d'accord dessus mais je pense que personne ne peut dire sérieusement que ce budget ne serait qu'un budget de gauche je vous réfère juste à ce qui a été quand même parce que les pages tournent tellement vite qu'on les oublie quel était le grand combat du parti socialiste dans cet hémicycle qu'est-ce qu'il voulait la taxe Zuckman on n'avait que ce mot à la bouche bon ben voilà cette taxe Zuckman elle n'y est pas c'est tout fait ça c'est des faits après sur l'allocation sociale unique merci de me poser cette question vous savez que c'est mon combat et c'est notre groupe de la droite républicaine qui est à l'origine de ça je l'avais porté avec Michel Barnier j'avais demandé à François Bayrou de le mettre en oeuvre et il n'avait fait que tergiverser et Sébastien Lecornu s'est engagé à ce qu'il y ait une loi sur ce sujet à ce qu'elle soit sur la table pour nous c'est fondamental je voudrais juste expliquer ce dont il s'agit il y a maintenant tellement d'allocations sociales que plus personne ne sait qui touche quoi plus personne c'est fou et ça se multiplie dans tous les sens vous avez des allocations sociales qui sont faites par le gouvernement vous en avez qui viennent par d'autres systèmes de prestations de caisses vous avez celles qui sont faites par les élus locaux plus personne ne comprend rien donc l'objectif c'est pas de dire on veut le far west je ne veux pas le far west je ne suis pas un ultra libéral j'ai pas de problème avec le libéralisme mais je ne veux pas un pays sauvage dans lequel la première chose qu'on vous demande en allant à l'hôpital c'est de sortir votre carte bleue ça c'est pas ma conception de la France mais par contre je veux plus d'assistanat je ne peux pas accepter que dans notre pays en cumulant toutes les aides sociales on puisse monter jusqu'à 2300 euros net d'impôts juste en touchant des allocations sociales et sans travailler ça je ne peux pas l'accepter je ne peux pas accepter une situation qui a été documentée par des économistes du fait qu'à Paris il y avait aujourd'hui avec le niveau d'aides sociales et d'allocations sociales d'assistanat faite par la mairie de Paris une situation de trappe à non travail qui fait que quelqu'un n'a pas intérêt à travailler en dessous d'un certain niveau de revenu ça c'est pas possible pour moi c'est pas la France donc l'objectif une allocation sociale unique fusionnant toutes les allocations sociales et donc pour moi à terme l'enjeu c'est qu'elle soit plafonnée à 70% du SMIC pour que dans tous les cas de figure on ne puisse plus gagner plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler et qu'il y ait une vraie valorisation pour celui qui travaille je vais vous faire l'écho d'un échange que j'ai eu ce week-end et qui m'a beaucoup marqué j'avais deux personnes qui étaient face à moi c'était sur le plateau de Saint-André-de-Chalencon ce qui me permet de faire une publicité gratuite pour mon Auvergne que j'aime le couple elle travaillait comme assistante de direction à Saint-Etienne 40 km aller et retour pour aller travailler chaque jour à Saint-Etienne pour un salaire qui à mon avis n'était pas très élevé lui travaillait dans une fromagerie à Beauxac où il faisait du Saint-Agure ils étaient venus juste avec leur feuille de calcul et il me disait nous c'est simple si on prend en compte nos temps de trajet ce qu'on y laisse la voiture l'assurance on n'a pas intérêt à travailler vous imaginez l'écœurement de gens qui tous les matins se lèvent à 5h du matin pour aller faire ça ça fait trop longtemps qu'on parle de ça dans notre pays que ça n'avance pas et donc pour moi l'assistanat c'est le combat fondamental bien sûr il va falloir du courage parce que par définition il y a beaucoup de monde qui vivent de l'assistanat dans notre pays mais il faut qu'on change ça un pays ne peut pas tenir comme ça c'est un pays qui ne peut pas tenir avec une telle inversion de valeur c'est pas faisable et ce sera le grand combat pour répondre aussi à la question d'Audrey que je souhaite que la France porte en 2027 et ce qui me permet aussi de dire les choses à tous ceux qui sont pris d'une frénésie pour pouvoir renverser la table c'est dans 9 mois l'élection présidentielle dans 9 mois vous avez vraiment envie de faire de la France un bateau-yve là tout de suite alors que dans 9 mois il y aura le vrai débat fondateur voilà le vrai débat pour reconstruire c'est l'élection présidentielle celui où on pourra aborder ces grandes questions c'est l'élection présidentielle là nous sommes dans une période de compromis c'est pas ce que je préfère en politique moi je préfère les charges sabre au clair mais ce que je veux avant tout c'est qu'on ne précipite pas notre pays dans le fossé
Samy d'abord Frédéric je crois qu'on
c'était là je crois oui bonjour Julien Nenni à France Inter je reviens un instant sur votre niche de demain il semblerait qu'hier en réunion de groupe le rassemblement national ait décidé de faire le plein en tout cas d'être plus nombreux que vous parce qu'ils ont regardé en détail la liste des propositions de loi demain et ils sont assez contents ils vous disent merci par le même de cadeau notamment sur votre pilier le premier le régalien et la sécurité ils ont regardé en détail et ils se disent bah en fait il va appliquer notre programme il va nous servir ça sur un plat toute la journée de demain et on va voter l'intégralité de ces propositions qu'est-ce que vous répondez au RN quand ils vous disent merci en regardant votre niche de demain
que personne n'a le monopole de la défense des forces de l'ordre que personne n'a le monopole de la volonté de réguler l'immigration que ces sujets là je les ai toujours portés je me suis toujours battu pour parfois en étant caricaturé parfois en étant caricaturable mais j'ai toujours défendu ça et demain il n'y a pas que les voies du RN il y a de l'autre côté bien sûr les voies de la droite les voies du centre et j'espère même la défense du 1er mai et de la possibilité de travailler le 1er mai mais j'espère qu'il y aura un socle large et je ne vais pas me lamenter du fait que des formations politiques disent bah tant mieux il y a des bonnes idées qui sont défendues par la droite républicaine tant mieux vous le savez quand il y a eu la niche du RN les députés de la droite républicaine étaient là et c'est grâce à notre mobilisation qu'un certain nombre de choses sont passées enfin stop cette approche quand même très étrange où on consisterait à se dire si quelque chose est bien pour le pays mais qu'il est soutenu par telle ou telle formation politique je vais voter contre enfin est-ce qu'on est devenu à ce point là fou moi ce que je cherche c'est à ce que ça ait mieux pour le pays et si jamais en discutant avec Gabriel Attal on sort des choses qui vont mieux tant mieux si jamais le RN veut voter demain les niches qui sont portées par la droite républicaine qu'ils n'ont pas fait et qu'ils ne font pas tant mieux j'attends toujours les propositions du RN au niveau du Parlement européen où ils ne font rien rien de rien j'étais hier au Parlement européen je n'ai pas vu de délégation du Rassemblement national telle que celle qui était portée par les députés et le Sénat je les entends beaucoup parler je les entends beaucoup faire des faits de manche je les vois un peu moins faire le travail et si jamais du coup ils se réfugient sur ceux qui font le travail pour dire très bien eux au moins ils travaillent parfait ça me va très bien c'est un bon résumé de ce qu'est le RN beaucoup de discours peu d'actes nous on pose des actes demain
donc vous ne leur courez pas après avec ces propositions sur le régalien notamment
je vous l'ai dit par exemple sur tous les sujets sur l'assistanat le RN est contre le RN est contre il faut que les français le sachent parce qu'il y a toute une partie oui mais c'est important que je vous le dise c'est les deux jambes je ne vais pas m'excuser de travailler sur le régalien devant vous jamais je ne m'excuserai jamais de me battre pour qu'on arrête l'immigration et pour qu'on donne plus de force à notre sécurité dans notre pays jamais vous me verrez ici m'excuser là dessus mais avec la même énergie vous m'entendrez défendre la baisse de la dépense publique la protection des français contre les impôts l'arrêt de l'assistanat la droite c'est les deux et c'est ça ce qui fait la force de la droite
Samia Sef pour l'AFP hier soir il y a eu un accord entre députés et sénateurs sur le projet de loi de simplification avec dedans une mesure qui vous tient à coeur de suppression des zones à faible émission certains de vos homologues sénateurs s'inquiétaient de voir le texte effectivement mis au vote à l'assemblée la semaine prochaine est-ce que vous avez eu des infos dans un sens ou dans l'autre à ce sujet est-ce que vous avez eu des échanges avec vos homologues du camp gouvernemental puisque le vote se jouera sans doute sur la position des macronistes du modem sur ce texte là
non pas encore merci de me poser la question dessus on n'a pas encore échangé sur les suites de la commission mixte paritaire je me réjouis qu'elle ait abouti Yann Boucard a été vraiment l'élément moteur dans cette commission de CMP de loi de simplification qui va même au-delà et ça me permet aussi de clarifier les choses il est urgent que la droite ait une pensée sur l'écologie ce qu'elle n'a pas et cette pensée sur l'écologie vous savez le sens que je veux lui donner elle doit être reliée pour moi à la défense à nouveau de ce qu'est la fabrication française la première écologie en France c'est de fabriquer chez nous au lieu d'importer la première cause d'émission de CO2 dans notre pays avant même le mode de vie de tous les français ce sont les importations chinoises et ça ça correspond à ce qui est une écologie que je qualifierais de patriotique qui consiste à se dire et j'aime bien ça et qui consiste à se dire la première écologie c'est de se remettre à produire chez nous dans les conditions environnementales qui sont respectueuses de l'environnement c'est pour ça d'ailleurs que le débat sur le Mercosur est très important parce qu'en réalité c'est un débat écologique aussi une viande importée d'Amérique latine aura émis 6 à 7 fois plus de CO2 selon la catégorie de viande que celle qui aurait été produite en France bon donc il faut qu'on ait une pensée mais l'écologie ne peut pas être l'écologie punitive et idéologique qui a été portée depuis de très nombreuses années par des élus dits Europe Écologie Les Verts qui n'ont de vert que le nom et qui ne sont en réalité que des idéologues quand vous aboutissez j'ai parlé de mon territoire avec une ZF où vous expliquez à des gens modestes de Haute-Loire qu'avec leur petite voiture diesel qui n'ont pas le moyen de changer ils ne pourront même plus aller se faire soigner à l'hôpital parce qu'il n'y a pas une distance qui permet de faire l'aller et le retour autrement qu'en voiture c'est d'une violence sociale absolument inouïe on a évoqué ce qu'étaient les contours de la droite la droite c'est aussi une droite populaire c'est sa force et c'est ce que j'aime c'est notre ADN c'est une droite qui est enracinée dans des territoires ruraux qui ont été abandonnées trop longtemps par toute l'évolution de notre monde et donc je considère que oui se battre contre la ZF se battre contre Zanne c'est pas l'écologie que je veux pour demain je veux une écologie mais une écologie de droite une écologie qui mette les français ensemble pas qui les oppose les uns aux autres d'un côté ceux qui roulent en trottinette et les autres là encore j'ai eu un échange absolument extraordinaire d'une petite mamie chez moi qui habite à 40 km de l'hôpital et qui se demande juste comment elle peut y aller elle a eu un sondage au téléphone on lui a demandé madame est-ce que vous utilisez les trottinettes électriques elle en revenait même pas qu'on lui pose la question et elle s'est dit mais c'est pas possible qu'il y ait des gens qui osent m'appeler au téléphone pour me poser cette question moi qui habite sur mon petit plateau là-haut en hauteur avec de la neige et on me demande si jamais je peux me déplacer avec ma trottinette électrique parce que c'est les moyens de demain voilà ce qui est la déconnexion d'une partie de cette espèce de folie d'Europe Écologie Les Verts et qui à mon avis en tout cas chez moi à Lyon sera rudement sanctionnée aux municipales parce qu'ils ont fait des folies de nos villes
on a légèrement dépassé le temps qui nous était imparti mais il y a encore 2-3 questions si vous permettez Frédéric d'abord on parle pas d'international les amis justement
je voulais vous poser une question sur l'international on attend donc la déclaration de Donald Trump l'intervention de Donald Trump à Davos dans quelques heures est-ce que vous considérez que la France qui est Emmanuel Macron qui a commencé à entamer un bras de fer petit bras de fer avec le président américain sur le Groenland et sur un certain nombre de sujets va assez loin ou est-ce qu'il faut prendre d'autres initiatives par exemple qu'est-ce que vous pensez de la proposition de Donald Trump d'un conseil de paix qui soit concurrent avec l'ONU est-ce que le président américain a des initiatives qui vous intéressent ou est-ce qu'au contraire la France l'Europe doivent s'opposer frontalement à Donald Trump d'abord la première chose c'est que dans cette période de très grande turbulence internationale et vous avez compris que ça jouait beaucoup dans la position qui sera la position de notre groupe sur le budget la France a besoin d'unité et donc moi j'apporte mon total soutien à ce que fait en ce moment la diplomatie française c'est pas un moment où il faut commencer à émettre des nuances c'est un moment où chacun est jugé de sa capacité à se hausser à la hauteur de l'enjeu et de sa capacité à être un homme d'état responsable on bascule dans un monde géopolitique qui est extrêmement dangereux et les français l'ont compris je pense qu'ils n'ont jamais été autant préoccupés par la situation internationale et ils ont raison même à la pire époque de la guerre froide il y avait des règles aujourd'hui entre Donald Trump Poutine Xi Jinping on a basculé dans une période de prédateur qui représente une rupture géopolitique colossale dans laquelle la seule règle qui vaille c'est celle de Bismarck la loi du plus fort c'est tout et nous l'Europe nous avons été beaucoup trop naïfs ce que fait Trump est extrêmement grave parce qu'il tourne le dos à ce qu'était le contrat fondateur de la relation transatlantique tissée en 1917 où les Etats-Unis et l'Europe quelle que soit la différence étaient des alliés on assiste aujourd'hui à un Donald Trump qui est un allié qui se tourne contre ses alliés c'est ça ce qu'il est en train de faire et pour nous ce que j'espère c'est que ce soit un moment de vérité parce que c'est aussi une opportunité pour que l'Europe en finisse avec la naïveté la réalité c'est que face à cette violence qui est en train de se déchaîner autour de nous il faut des actes et qu'on doit cesser de sous-estimer ce que sont les atouts de l'Europe le premier atout de l'Europe c'est le marché intérieur européen la Chine en a besoin les Etats-Unis en ont besoin il faut qu'on cesse de leur offrir un ticket d'entrée gratuit au marché intérieur européen en laissant nos entreprises nos agriculteurs nos industries totalement démunies face à une concurrence déloyale contre laquelle nous ne faisons rien tous les pays au monde ont compris que le libre-échange sans régulation c'était fini et que les marchés intérieurs étaient un outil de pression pour défendre nos intérêts la Chine l'a fait pour se construire les Etats-Unis jouent des droits de douane aujourd'hui l'Europe doit cesser de donner des tickets d'entrée gratuits à son marché intérieur la priorité doit être pour nos entreprises nos industries nos agriculteurs ça doit être ça notre priorité et je me réjouis je le dis de la réaction hier du Parlement européen qui a décidé de suspendre les négociations douanières avec les Etats-Unis parce que enfin il y a une réaction qui est à la hauteur et on va aller jusqu'au bout le Danemark qui est soumis au Groenland qu'est-ce qu'ils sont allés acheter des F-35 très bien pour défendre ses intérêts des F-35 les Américains appuient sur un bouton les avions restent cloués au sol au moins il y a là une leçon qui est très claire vous avez pensé qu'on pouvait continuer comme ça avec une Europe qui allait continuer à être sous la dépendance des Etats-Unis vous vous réveillez avec un Donald Trump qui est prêt à humilier les Etats-Unis il est temps que l'Europe reprenne la conscience de la souveraineté si on veut être une puissance d'équilibre il faut commencer par être une puissance et vous savez Charles Péguy avait cette formule que j'aime beaucoup il faut se méfier des gens qui ont les mains pures en général ils n'ont pas de main du tout commencer par avoir une capacité à agir commencer par avoir une capacité industrielle commencer par avoir une capacité militaire c'est la priorité pour la reconstruction de la parole de l'Europe et je voudrais rajouter un mot qui est pour moi très important à l'heure où nous parlons au moment où ici même certaines forces politiques qui est LFI au premier plan sont prêtes à toutes les compromissions à l'islamisme nous avons en Iran un peuple qui se bat pour retrouver sa liberté avec un courage qui force le respect ils n'ont pas seulement besoin de paroles ils ont besoin d'actes de la même manière la France pour l'instant se contente trop de paroles et donc ce que je demande ce que nous n'avons même pas fait jusque là c'est qu'on gèle au moins immédiatement tous les avoirs des dignitaires et de tous les proches du régime iranien pour commencer à les paralyser et qu'il y ait ce signal d'espoir envoyé par la France en direction de l'Iran qui était un peuple ami avant la révolution de 1979 et donc les iraniens attendent des gestes qui ne soient pas uniquement des grandes déclarations il faut des actes qu'on gèle immédiatement tous les avoirs des dignitaires iraniens et de tous les proches du régime ce que nous n'avons même pas fait alors même qu'ils massacrent par centaines leurs peuples iraniens qui se soulèvent juste pour demander la liberté et que ça nous amène tous à réfléchir aussi pour ceux qui parfois au cours des dernières années ont considéré que le système démocratique était mort vous avez dans ce pays des gens dans ce monde des gens qui aspirent juste à pouvoir être dans une démocratie dans laquelle ils ont le choix d'être oui ou non voilés de pouvoir élever leurs enfants comme ils le veulent et de pouvoir avoir le choix de leur mode de vie on ferait bien de se rappeler que les valeurs de l'Europe occidentale sont des valeurs précieuses dans ce monde de turbulences mais que si on veut les défendre il faut s'en donner les moyens
bonjour Gilles Papin pour France Télévisions France Info Télé pour revenir à Donald Trump est-ce qu'il faut justement que l'Union Européenne applique ses mesures anticoercitives sur les droits de douane qu'il veut imposer justement à l'Union Européenne dont la France est-ce que ça pourrait en faire partie par rapport à ce que vous venez de déclarer
la caractéristique d'une arme nucléaire c'est qu'il ne faut pas qu'il y ait de doute sur le fait qu'elle sera utilisée si l'autre en face fait une agression et donc il est très important que Donald Trump comprenne très bien que s'il va au-delà les entreprises américaines n'auront plus accès au marché européen et il ne faut qu'il n'y ait aucun doute en la matière sur notre détermination il ne peut pas y avoir de soumission européenne à Donald Trump et c'est pour ça que je me réjouis de la réaction du Parlement européen et je pense aussi je me permets de le dire que c'est une période qui permet aussi de jauger ce que sont les positions des uns et des autres voilà dans ces périodes de turbulences géopolitiques il y a eu des formations qui ont plaidé pour l'alignement avec Vladimir Poutier dans ces périodes géopolitiques il y a des formations politiques le RN au premier plan qui ont considéré que l'Europe il fallait vite s'en débarrasser là je pense qu'on mesure tous aujourd'hui que le chemin quand même c'est de réagir conjointement parce que face à un Donald Trump la France toute seule ne pèse pas suffisamment mais pas une Europe naïve pas une Europe passoire une Europe forte une Europe puissance une Europe qui protège ses frontières c'est ça ce qu'on doit édifier et je pense qu'on est vraiment un carrefour c'est pour ça d'ailleurs que tout le danger c'est qu'on soit happé par la médiocrité de notre débat national voilà on est à un moment qui est à un moment de croisement géopolitique extrêmement important ce qui est en train de se jouer enfin en tout cas je pense profondément qui est en train de se jouer est de même ampleur que le poste seconde guerre mondiale il y a une vraie reconfiguration du monde qui est en train de se faire et la question elle est aussi simple et j'ai parfois échangé avec vous sur cette question c'est est-ce que demain l'Europe connaîtra le destin des nations colonisées du 19ème siècle plus de production condamnée à acheter ce qui se fait ailleurs sous la soumission et la suggestion de grandes puissances qui décideront de notre destin à notre place je ne veux pas de ça je ne veux pas de ça à aucun prix et pour ça il faut une France qui travaille il faut une Europe qui défende ses intérêts stratégiques il faut une capacité à faire un réarmement industriel et militaire c'est possible on a tous les atouts pour le faire mais il faut arrêter de les gaspiller
on a dépassé l'or qui nous était imparti mais c'est parce qu'il y a beaucoup de questions ce qui est plutôt mieux que l'inverse encore deux si vous permettez une derrière une de François et puis on termine deux questions courtes s'il vous plaît
oui très court bonjour monsieur le député Yves-Marie Sévia boulevard Voltaire Laurent Castillot l'eurodéputé qui avait rejoint Eric Ciotti a annoncé qu'il siégerait désormais au parti des patriotes au parlement européen est-ce que ça peut démontrer qu'il y a des passerelles possibles idéologiques et politiques entre les républicains et le rassemblement national voire via l'UDR
non je le crois pas c'est pas un scoop Laurent Castillot avait été mis sur la liste par Eric Ciotti juste ce qui est très étonnant c'est qu'il ait mis autant de temps à clarifier sa position c'est quelqu'un qui était inféodé à Eric Ciotti c'est très étonnant qu'il ait mis autant de temps à clarifier ses positions et j'aurais aimé qu'elle soit clarifiée plus tôt à vrai dire ça fait un bout de temps que je plaide pour que les républicains clarifient les choses pourquoi est-ce que ce qu'a fait Eric Ciotti n'a aucun sens il a pas fait l'union des droites il est monté sur le porte-bagages de Marine Le Pen il n'a en rien contribué à faire changer le programme du RN le programme du RN sur le plan économique reste un programme d'extrême gauche et donc influence zéro si vous voulez le redressement de la France je le répète il faut un redressement régalien et je l'assume et il faut un redressement économique pour la France qui travaille si on pense qu'on va redresser le pays avec d'un côté plus de fermeté sur l'immigration et la sécurité je plaide pour mais si à côté de ça vous laissez un pays économique en ruine avec une formation politique qui ne propose que des augmentations d'impôts qui explique qu'on ne va pas baisser la dépense publique et que ça c'est l'horreur d'un programme de droite je suis désolé moi j'ai pas l'intention d'aller dans cette direction parce que je pense que c'est une impasse je défends un programme de droite mais vraiment de droite sur tous les sujets de droite sur l'immigration sur la sécurité mais de droite aussi sur l'assistanat et la dépense publique
François oui
Julien Aubert qui est vice-président du LR a dit il y a peu de temps que s'il était député il voterait la censure est-ce que il y a un problème de coordination entre le groupe le parti et est-ce que vous êtes toujours d'accord avec Bruno Rentaillot quand il s'agit des grandes décisions
quel dommage que tous ces gens ne soient pas députés c'est vraiment dommage c'est dommage qu'ils ne soient pas allés aux élections c'est dommage qu'il ne les ait pas gagné c'est dommage qu'ils n'aient pas eu la confiance de leurs compatriotes alors nous on prend nos responsabilités on les assume on le fait en âme et conscience et je le redis dans la période actuelle de menaces internationales de danger de guerre commerciale et douanière il ne serait pas sérieux de faire tomber un gouvernement et de priver la France d'un budget c'est notre position c'est la position de la droite républicaine
merci beaucoup Laurent Wauquiez bon après-midi à toutes et à tous merci à tous
merci à tous merci à tous merci à tous
Laurent Wauquiez