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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 15 septembre 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieSolidarités & famille

"Nous allons continuer à accompagner les pêcheurs" : Roland Lescure répond à la crise en direct

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueChiffre
    « la France a cru de manière forte, plus forte que l'Allemagne, Italie et d'autres avant 2026 »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « la France croit en ligne avec la zone euro et deux fois plus que que l'Allemagne »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « les taux d'intérêt en France viennent de passer les 4,5 % »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « le litre d'essence atteint les 2,80 € »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « Les taxes sur le carburant apporté sur recettes fiscal pour plusieurs mois. C'est faux. »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de cagnotte, il n'y a pas de trésor cachés. Il y a une situation difficile qui nous affecte tous »
  • 9:07Invité politiqueFait
    « dans les années 90 euh on empruntait autour de 10 %. Et ça, euh le fait que on ne soit plus à des taux d'intérêt extrêmement élevés, on le doit aussi à l'euro »
  • 11:57Invité politiqueChiffre
    « Il y a de la demande pour les titres français. 85 % du programme des émissions euh a été complété à date »
  • 13:10Invité politiquePromesse
    « concentrer les aides sur celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les gros rouleurs, les aides à domicile, les pêcheurs, les agriculteurs »

Temps de parole

  • Roland Lescure100 %

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Roland Lescure

et on part direct à Bertier. Écoutez le ministre de l'économie financière. Cette rentrée se place aussi, j'ai eu l'occasion de revenir là-dessus en fin de semaine dernière avec des données de croissance économique française qui était en retrait par rapport à nos principaux partenaires. Ça nous a conduit à revoir nos perspectives de croissance pour cette année et pour l'année suivante. Je tiens à rappeler pour autant que ce trou d'air français ne met en aucun cas en cause ni les perspectives de croissance française, ni la performance relative de la France face à ses principaux partenaires.

Quand on agrège les trois quatre dernières années, hein, la France a cru de manière forte, plus forte que l'Allemagne, Italie et d'autres avant 2026, croit de manière un peu moins forte que l'Allemagne, Italie et d'autres en 2026 sur les 4 années qui viennent de s'écouler. la France croit en ligne avec la zone euro et deux fois plus que que l'Allemagne. Évidemment, cet environnement a fait l'objet de discussion dans le cadre de ce de ce haut conseil avec un certain nombre de conclusions que nous souhaitons partager avec vous. D'abord un, le secteur financier est résilient, il est solide et en aucun cas sujet d'inquiétude face à cet environnement économique et financier contraignant.

de je l'ai dit, le trou d'air français existe mais la croissance française reste résilience et en aucun cas nos prévisions que j'ai eu l'occasion de détailler vendredi de rebond raisonnable modéré certes mais raisonnable de la croissance française à horizon de 2027 ne sont remises en cause. Point important, évidemment, on ne maîtrise pas l'environnement international qui a un impact sur les perspectives de la croissance française. On maîtrise ce que nous on peut faire face à cet environnement. Et j'ai deux messages importants à vous faire passer. D'abord un, évidemment, nous avons besoin d'un budget.

Vous savez que nous sommes dans la dernière ligne de préparation d'un budget de manière à avoir des perspectives de consolidation des finances publiques qui doivent se poursuivre l'année prochaine. Et le deuxième message avec lequel je veux vous laisser aujourd'hui, c'est que la France a des atouts, notamment des grandes entreprises dans l'industrie, dans l'aéronautique, dans le secteur financier, on en a parlé aujourd'hui, qui sont extrêmement solides. Et donc, il est important que ce budget accompagne les entreprises et permettre de faire tourner les moteurs de la croissance française qui, je n'en doute pas, vont retrouver le le chemin d'une croissance plus importante dès le début 2027.

Monsieur le gouverneur, monsieur le ministre, merci. J'ai participé donc au qu ministre à cette réunion du Haut Conseil de stabilité financière dans un environnement qui est marqué par des tensions géopolitiques a rappelé le ministre qui ont provoqué un choc énergétique et alors que nous avons traversé aussi des événements climatiques. Voilà, Yel Gaos, on vient d'entendre le ministre de l'économie qui s'exprimait après le conseil de sur la stabilité financière alors qu'on apprend que les taux d'intérêt en France viennent de passer les 4,5 %. [musique] On a vu on a parlé des difficultés à établir le budget.

On a l'impression d'un ministre qui doit naviguer entre le risque de crise sociale et de crise financière. Absolument. qui essaie un petit peu d'enjoliver, de donner des messages positifs sur la situation économique française. Sauf que la douche froide, vous le savez, est venue de l'INC avec une croissance [musique] limitée à 0,5 % cette année, un chômage qui monte à 8,6 % de la population active. Il n'y a pas de de bonnes nouvelles dans les indicateurs macroéconomiques. [musique] Et donc dire que la France est peut-être pas la plus mal placée en Europe, c'est vrai, mais l'Espagne par exemple a trois fois plus de croissance que nous.

Donc ça va être un moment compliqué parce que qui dit faible croissance dit marge de manœuvre encore plus réduite pour euh le budget pour la dette et donc ça ça augure d'un automne très compliqué à l'Assemblée nationale. Sébastien le alors on prend Emmanuel Moulin le gouverneur de la Banque de France qui est au-dessus de notre objectif de 2 % 3 % en 2026,5 % en 2027 et donc cela justifie les décisions que nous avons prises à la Banque centrale européenne. Nous avons pu constater également la solidité du secteur financier français qui est bien capitalisé et qui dispose de liquidité abondante et à un business model qui est très solide.

Donc dans ce contexte, il est essentiel que les banques centrales soient crédibles dans leur lutte contre l'inflation et en vue du retour de l'inflation à notre cible de 2 % et que les États également prennent les mesures nécessaires pour crédibiliser une trajectoire de réduction de leur déficit. Bonjour monsieur le ministre, vous évoquiez la situation économique. On voit la colère des français sur mer. Dans certaines stations, le litre d'essence atteint les 2,80 €. Est-ce que vous êtes capable aujourd'hui de rassurer le Et ensuite de question, est-ce que vous leur dites aussi que vous ne pourrez pas plus les aider que ce que vous avez déjà fait ? Merci de de cette question.

Moi, j'entends les inquiétudes des Français et des Français et je les comprends évidemment, je l'ai dit, vous l'avez rappelé, le l'essence et le diesel sur son sur des niveaux très important qui fait que les Françaises et les Français qui travaillent, qui utilisent leurs véhicules pour travailler, les pêcheurs, les agriculteurs et et tant d'autres sont directement affectés par ce choc. J'entends aussi que certains souhaitent transformer cette inquiétude en colère. J'ai bien compris qu'on est dans une phase préélectorale qui excite beaucoup de monde.

Euh et moi, je suis là pour à la fois répondre aux inquiétudes légitimes des Français et je dirais euh évacuer euh les démarches, les propositions et parfois même les prises de position intempestive des uns et des autres qui souhaitent souffler sur les braises. Et donc, on a été depuis le début présent au côté de celles et ceux qui sont en première ligne. On a refusé depuis le début de manière générale des aides générales qui aideraient tout le monde y compris ceux qui en ont moins besoin.

Cette démarche, elle nous a permis à la fois de contenir l'impact sur les finances publiques des mesures d'aide, mais de s'appuyer directement, d'appuyer directement celles et ceux qui en ont le plus besoin. Le secteur de la pêche. Vous l'avez dit ce matin, un certain nombre de pêcheurs occupent un un terminal dans le sud de la France. Je souhaite être très clair auprès des pêcheurs. Nous allons continuer à vous accompagner. Il est hors de question que cette crise internationale qui nous affecte mais dont nous ne sommes pas responsables et dont à Forcei ne sont pas responsables affectent leur capacité à aller faire leur métier.

Ce sera le cas pour les agriculteurs et si on doit faire des choses pour les grands rouleurs, on le fera aussi. Nous sommes au côté des Françaises et des Français qui souffrent souffrent pardon et nous évacuons ceux qui cherchent à nourrir la colère. Est-ce qu'il faut des êtres supplémentaires ? Écoutez, euh rien n'est fermé à ce stade. On a montré depuis le mois d'avril qu'on était capable d'adapter les dispositifs au plus près et on continuera évidemment le faire sous la gouverne du premier ministre dans les jours et les semaines qui viennent si c'est nécessaire. Les taxes sur le carburant apporté sur recettes fiscal pour plusieurs mois. C'est faux.

Vous le savez le mécanisme est le suivant. Les recettes de TVA peuvent monter du fait de la hausse des prix. Les assises, elles sont liées au volume de consommation. Vous le savez, les chiffres sont publics, la consommation d'essence a baissé. On a aujourd'hui un bilan à peu près neutre, quelques dizaines de millions de recettes supplémentaires face à plus d'un milliard d'aides qui ont été euh mises sur la table. Donc heureusement, euh on aide les plus euh les plus nécessiteux et j'allais dire malgré des recettes fiscales qui n'augmentent pas, mais je souhaite mettre à mal de manière définitive, j'espère cette fake news. Il n'y a pas de cagnotte, il n'y a pas de trésor cachés.

Il y a une situation difficile qui nous affecte tous et toutes et à laquelle nous devons faire face ensemble. Et juste vous dites que vous parlez de ceux qui veulent transformer l'inquiétude en colère. dire vous estim aujourd'h pas aujourd'hui moi j'entends surtout les inquiétudes et je les comprends mais les françaises et les français ils comprennent bien que ce choc auquel nous faisons face nous n'en sommes pas responsables. Je rappelle qu'à l'occasion de la crise dite des gilets jaunes que nous avons tous vécu, cette crise avait été déclenchée par des mesures qui avaient été prises par le gouvernement de l'époque.

Aujourd'hui, nous sommes au côté de celles et ceux qui souffrent et nous faisons face à une situation internationale, je le répète, à laquelle nous devons faire face tous ensemble. de questions pour le gouverneur de l'abilité. Est-ce que on va plus droit vers une crise de la dette financière ? Parce que voilà Alors, on a des taux euh d'emprunt élevés, qui sont les plus élevés depuis 2008, mais il y a eu des années avant 2008, hein. Euh moi, je me souviens que dans les années 90 euh on empruntait autour de 10 %. Et ça, euh le fait que on ne soit plus à des taux d'intérêt extrêmement élevés, on le doit aussi à l'euro et à la protection. que nous offre l'euro.

Aujourd'hui, ce que nous constatons sur le marché euh de la dette française, c'est que il n'y a pas de difficulté euh de l'agence France- Trésor pour lever des fonds. La dette française est très attractive et les investisseurs sont euh euh achètent nos titres, euh demandent plus de titres que ce que nous offrons et donc il n'y a pas de crainte sur le financement de l'État. Oui. Dernière question, à quel prix ? On est sur des taux aujourd'hui euh de 4,5 %, 5 % aux États-Unis qui sont des taux d'intérêt élevés. Euh le gouverneur l'a rappeler, moi j'ai commencé à travailler ici dans les années 90, on était au-delà de 10 % de taux d'intérêt.

J'aime à le rappeler aussi parce que parfois, euh j'allais dire quand je me compare, je me console la situation grecque au moment de la crise financière, ça c'était une crise financière. 5 % de récession, 15 % de déficit public, des baisses majeures, des pensions de retraite, des salaires, des salaires des fonctionnaires. On n'est pas du tout dans cette situationlà. Mais ce qu'il faut s'assurer ensemble, c'est qu'on y arrive pas. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on propose et on insiste sur le fait que on doit avoir un budget et que ce budget, ça doit être un budget ambitieux de consolidation qui préserve les moteurs de croissance mais qui réduit le déficit public.

Nous ne souhaitons pas arriver à ce genre de situation. On a les moyens de ne pas y arriver mais pour ça faut que tout le monde fasse des efforts. Et donc on ne cherche en aucun cas à pointer du dieu du doigt pardon les uns ou les autres. On cherche à se dire la France peut s'en sortir. Il y a pas de fatalité mais pour ça il faut qu'on le fasse ensemble. est-ce qu'il est décidé des règles enfin des évolutions des règles sur le droit de crédit soit lesqu alors le le haut conseil de stabilité financière ne décide pas des règles de de capital des banques.

C'est plutôt ce sont plus plutôt donc les règles du comité de balle et cetera qui s'appliquent et donc on n pas discuté de ces règles là en matière de crédit immobilier. Nous avons un financement du crédit immobilier qui est sûr en France. Il y a des règles de bon sens qui ont été mises en place par le Conseil de stabilité financière qui sont que les ménages ne doivent pas emprunter plus de 35 % de leur revenus et sur des durées qui ne doivent pas excéder 25 %. 25 ans pardon. Et puis parce que nous avons une certaine flexibilité, nous avons une marge de flexibilité de 20 %. Ces règles, ce sont des règles de bon sens et donc nous n'envisagons pas de les modifier.

Nous allons voir quel est l'impact de ces règles sur le secteur bancaire et sur le crédit immobilier, mais pour l'instant, il n'y a aucune raison de les modifier. Oui. Allez-y. Ver allez-y. Sur le la dette française, je vous dis il n'y a pas de Je ne dis pas je je dis simplement qu'il y a une hausse des taux généralisées. Il y a un peu plus de hausse des taux sur la dette française que sur la dette allemande par exemple. ça se compte en une trentaine de points de base. Euh mais ce que je constate aussi, c'est que il y a de la demande pour les titres français.

85 % du programme des émissions euh a été complété à date et sans aucun problème, j'allais dire pour pour émettre cette dette, mais avec des taux d'intérêt évidemment plus élevés qui ne l'ont été. J'ai déjà eu l'occasion de la dire, la charge de la dette est trop élevée, il faut qu'on la réduise de manière à pouvoir financer les investissements de l'avenir dont on a tant besoin. Sur le pouvoir du ch Michel Eddouard Lecler dit ce matin sur BFM TV que c'est les raffineurs qui profitent de cette crise. Qu'est-ce que vous répond ? Moi, je réponds que euh pointer euh du doigt les uns les autres, c'est pas la bonne manière de faire face à une crise extérieure.

J'ai entendu Michel Eddouard Legler dire beaucoup de choses ces derniers mois, hein. J'ai y compris entendu si je me souviens bien euh nous promettre une baisse du prêt à la pompe qu'on n pas vu. Chacun son boulot. Merci. Merci beaucoup. Monsieur le ministre, vous excluez de baisser les taxes sur les carburants. Non, mais des mesures générales qui concernent tout le monde, y compris ceux qui n'en ont pas besoin, sont une fausse bonne idée. Pourquoi ? Parce que derrière, il va falloir le financer et vous savez qu'on est en train de boucler un budget qui est un budget difficile. Donc, concentrer les aides sur celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Les gros rouleurs, les aides à domicile, les pêcheurs, les agriculteurs, c'est nous ce que c'est ce que nous faisons depuis quelques mois et on va continuer à le faire si c'est nécessaire. Je m'y engage mais de manière précise, de manière à ce qu'on a ceux qui en ont besoin. Et dans quel ordre de grandeur ? Écoutez, on va continuer à suivre ça de très près. On aura l'occasion évidemment si on prend de nouvelles mesures de vous les annoncer en primeur. Merci beaucoup. Merci. Merci. Si vous nous rejoignez sur France info, soyez les bienvenus.

On vient de suivre en direct la prise de parole du ministre de l'économie à l'issue de la réunion du Haut Conseil de stabilité financière qui veille en fait sur le bon fonctionnement du système financier français. Euh Roland l'escur qui était au côté du gouverneur de la Banque de France. Plusieurs choses ont été dites et on va en parler avec Madit Kat, avec Yel Go nos spécialistes euh politique sur ce plateau. Bonjour euh messieurs. D'abord quand même on est là sur une opération déminage. Il faut rassurer euh la France et rassurer ceux qui se mobilisent, notamment les pêcheurs ce matériel.

Mais c'est assez difficile comme exercice pour Roland l'Escure he qui est qui est acculé finalement qui est très en défense parce qu'il n'a pas de mesures nouvelles à annoncer sur les carburants. Juste la continuité de du programme pour les grands rouleurs qui a été mis en place il y a déjà quelques mois au début de la crise en Iran. Donc pour les agriculteurs, pour les pêcheurs, on va continuer à les accompagner. C'est la seule phrase un petit peu marquante de cette conférence de presse de de Roland l'Escur. S'il faut adapter les dispositifs, nous le ferons.

Mais en réalité, c'est une manière de gagner du temps parce qu'il sait que les caisses sont vides, que le budget va être très difficile [raclement de gorge] à boucler à l'automne, qu'il faut trouver au BAM 30 milliards voire 35 milliards d'euros pour tenir une trajectoire de déficit public en dessous des 5,1 %. ce qui paraît aujourd'hui selon de nombreux économistes comme une cible impossible à atteindre vu l'ampleur de la tâche. Et puis et puis est très agacé, y compris il lance des petites des petits scudes hein sur euh euh un grand patron de la grande distribution, Michel Édouard Leclerc. Euh pas de leçons à recevoir, une baisse à la pompe qu'on a pas vu chez lui. Chacun son boulot.

Qu'est-ce que ça traduit cette attitude ? Ça veut dire que Roland l'escur est très assez mal à l'aise aujourd'hui pour dire on peut pas faire plus que ce qu'on fait jusqu'à maintenant, c'està-dire 1 milliard 400 millions d'euros d'aide. Et puis il y a le côté quand on se compare, on se console, on n'est pas la Grèce des années 2010 et c'est peut-être pas non plus suffisant pour rassurer. On sent aussi que pour justifier tout ça, il y a tout le temps l'appel et qui est réel à la crise internationale. Ça ça revient beaucoup dans le discours Mad.

Oui, dans le discours de Roland l'Escur et même de nombreux conseillers de l'exécutif quand on leur dit euh il peut y avoir un retour des gilets jaunes, ils nous répondent "Il y a la crise internationale, c'est pas le même c'est pas le même moment qu'en 2018 avec la la taxe carbone." Puis ce qui est intéressant, c'est que Roland LECUR, il a répondu à une question sur ce retour des gilets jaunes. Il dit "Il y a une phase préélectorale qui excite tout le monde." Il explique que lui sa volonté de c'est de de répondre aux besoins des des Français. Et d'ailleurs, il dit qu'il n'y aura pas de baisse généralisée de la taxation sur les carburants.

C'est ce que de très nombreux partis politiques du Rassemblement national au partis communistes souhaitent. C'est une baisse de la TVA sur le carburant. Ça jusqu'à François Hollande. Il y avait d'autant plus besoin aujourd'hui de tenter de rassurer. Alors oui, il y avait cette réunion et elle était prévue mais ce matin, il y a des pêcheurs qui ont bloqué un dépôt pétrolier à fosse surmer. Ça, on imagine bien que politiquement, faut pas que ça déborde dans une situation où les prix du carburant mettent tout le monde dans l'inquiétude, voir dans l'attention.

Pour tout gouvernement, c'est évidemment un signal d'alerte quand des pêcheurs se mobilisent et quand pour continuer à travailler, ils perdent de l'argent finalement pour aller en mer pêcher. Donc ça c'est évidemment un signal très fort pour le gouvernement qui doit aussi envoyer des signaux pas seulement aux pêcheurs, aux automobilistes, aux agriculteurs, mais aussi au marchés financiers que l'on ne commence pas à spéculer sur une France qui serait euh l'un des plus mauvais élèves de la classe en Europe.

Ça c'est le risque aujourd'hui quand on arrive à des taux d'intérêt à 4 et5 % des taux d'emprunt à 10 ans à 4 % c'est le signal que à un moment donné on l'état est peut-être en train de perdre le contrôle de son budget et de son financement. On voyait le gouverneur de la Banque de France par ailleurs qui à la fin de de cette conférence de prê de presse pardon parlait de hausse des taux généralisé de demande de titre pour la France qui était intéressante. Donc on on sent vraiment ce contexte où il faut pas que ça échappe au gouvernement cette situation. Oui.

Et juste pour reparler des pêcheurs, ce qui est assez intéressant aussi, c'est le gouvernement pourrait dire depuis le début de la crise aurait pu dire "On va aider jusqu'au bout les marins pêcheurs, les agriculteurs." Sauf qu'en fait à chaque fois on voit qu'il y a un délai, il y a il y a une fin de ces aides qui est annoncé. Alors là, initialement pour les agriculteurs, pour le le secteur du BTP ou encore pour les marins pêcheurs, c'était fin octobre. Il a été interrogé Roland l'escur. Il dit "Finalement, on les aidera le temps qu'il faudra. Il y a aussi une volonté de faire étape par étape parce que Yel le disait, il y a pas d'argent dans les caisses, faut faire attention.

Et donc c'est étape par étape, on rassure c'est ces marins pêcheurs, mais pas sûr que ça ça suffisse parce que il le disait déjà ces marins pêcheurs ces aides de de 35 centimes, on était passé de d'une vingtaine de centimes à 35 centimes par litre, c'était déjà pas suffisant pour leur activité. C'est l'illustration qu'on est passé du quoi qu'il en coûte post Covid et postcise en Ukraine au serrer les les la serrer la vis quoi qu'il arrive. C'est vraiment le message, c'est celui-là. C'est-à-dire, on est avec vous mais clause de revoyure à chaque fois. Chaque euro est 1 € qui compte et surtout pas de de cadeaux généralisés qui profiteraient aussi au plus aisé en France.