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Interviewyoutube.com· 22 octobre 2025 9 minContradictoireMixteBudget & impôtsRetraitesSantéInstitutions & élections

Budget : Prisca Thévenot est l'invitée politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 10 %Défensif 45 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Prisca ThévenotFait
    « L'examen du budget en commission à l'Assemblée nationale a débuté lundi. »
  • Prisca ThévenotFait
    « Le marathon parlementaire doit se terminer avant le 31 décembre. »
  • Prisca ThévenotChiffre
    « c'est 500 millions d'euros qu'il faudra trouver l'année prochaine »
  • Prisca ThévenotChiffre
    « un accouchement sur 5 aujourd'hui »
  • Prisca ThévenotFait
    « des maladies cardio-vasculaires qui sont quand même la première cause de mortalité des femmes »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Pescat Even. Bonjour. Euh on va parler très largement du budget mais juste avant un mot euh de ce qui s'est passé au Louvre he du cambriolage.

La patronne du musée Laurence des Carrières devant les sénateurs a à a à concéder un état de dégradation du musée des équipements à bout de souffle. Elle dit avoir alerté le ministère. Rachid Adati, elle affirme que tous c'est par le le le dispositif de sécurité s'est parfaitement déroulé.

On se demande ce matin à qui la faute erreur de ma part sur ce sujet. Il y a une enquête qui est en cours. Je pense que le plus important, c'est de laisser l'enquête se faire pour pouvoir justement examiner tous les tenants et les aboutissants de ce euh ce cambriolage qui a eu lieu qui est vraiment un désastre et pour pouvoir y remédier.

Rachid Adati ne minimise pas les faits, ne prend pas sa part de responsabilité puisque on sait que Laurence Descart a souhaité démissionner, qu'on lui a Je pense que Rachid Adati n'est pas femme à minimiser les faits. Au contraire, en responsabilité, elle suit les procédures pour que toute la lumière puisse être faite sur ce qui s'est passé au Louvre. L'examen du budget en commission à l'Assemblée nationale a débuté lundi.

Le marathon parlementaire doit se terminer avant le 31 décembre. Alors, c'est c'est mal parti quand même pour le projet de loi de finance qu'il a été rejeté en commission et beaucoup disent déjà que ça va se finir par adoption, par voie d'ordonnance ou par un après un rejet par une loi spéciale. Est-ce que c'est pas ça le risque ?

Non. Non. Alors comment optimiste ?

Non, c'est pas ça. C'est juste que je suis réaliste et je pense que dans le côté réaliste, il faut pas se laisser embarquer dans le récit politique des extrêmes qui nous explique que d'un seul coup, le débat ne servira à rien ou que d'un seul coup, il faudrait engber ce débat pour aller vers des ordonnances ou je ne sais très quel autre sujet. Moi ce que je constate c'est que depuis lundi, le texte budgétaire, la première partie du texte de du budget de l'État est arrivé en commission des finances et que les débats ont eu lieu, les débats se sont bien passés, chacun a pu faire valoir ses idées et que nous avons eu une première capacité à montrer que ce ce débat idéologique était possible.

Le texte maintenant arrive en séance dès demain. Espérons que le débat continue aussi à bien se passer. Euh au cours de l'examen quand même en commission, la gauche a enchaîné les défaites, hein.

Pas de taxe du man sur les grandes fortunes, pas d'instauration d'un impôt sur la fortune climatique, ni hausse des droits de succession. Le P affirme que s'il n'a pas plus que la suspension de la réforme des retraites, et bien il est prêt à censurer. Alors moi j'aime bien faut tout lâcher à la gauche.

Non, ben justement, on va peut-être arrêter aussi de fonctionner par principe de menace répétée et successive. On est dans une démarche de compromis. Ce compromis a été demandé par la gauche avec l'abandon du 493 et la capacité d'ouvrir un certain nombre de sujets notamment sur euh la réforme des retraites.

Maintenant, il va falloir aussi qu'ils acceptent de rentrer dans ce compromis. Le compromis, c'est pas simplement en permanence faire pression et menacer de censure. Le compromis, c'est de se mettre autour de la table et défendre ses idées dans le cadre d'un débat démocratique parlementaire.

Sébastien Lecornu en guise de bonne foi a concédé au socialistes et bien une lettre rectificative qui permet de graver dans le marbre si je résume à grand trait la suspension de la réforme. C'était absolument nécessaire. C'était une promesse qui a été prise par le premier ministre et c'est une promesse qui est tenue.

Je pense qu'il est important d'avoir des personnalités politiques, des hommes politiques qui quand s'il s'engage sur un chemin le respectent et donc c'est ce qu'a fait le premier ministre. On sent quand même que pour certains de vos petits camarades euh de d'ensemble pour la République euh la pilule suspension de la réforme des retraites, elle est quand même pas évidente à avaler. Vous vous allez la voter sans état d'âme cette mesure, cette suspension ?

Non, moi je ne voterai pas à titre personnel la suspension de la réforme des retraites et la pilule, elle est pas compliquée à avaler pour nous, elle sera compliquée à avaler pour le déficit public et le budget de notre notre de notre pays. Parce que à côté de ça, c'est 500 millions d'euros qu'il faudra trouver l'année prochaine et donc oui, il faut des contreparties. Donc nous, nous sommes assez simples.

Nous voulons rentrer dans ce schéma de compromis. Nous ne sommes pas pour la suspension de la réforme des retraites. Pour autant, nous allons pas menacer le gouvernement.

Nous allons au contraire prendre plein deement de notre part dans le dans le débat parlementaire et essayer d'avoir une copie qui nous permette infiné d'avoir un budget pour le pays. Euh expliquez-moi quelque chose. Mardi à midi, Emmanuel Macron enterrait la suspension de la réforme des retraites et évoquait juste un décalage.

À 15h devant les députés, Sébastien Lecornu confirmait cette suspension. Qui est le patron au sein du couple exécutif ? C'est Sébastien Lecorn ou c'est le président de la République ?

Moi, je suis parlementaire, vous savez. Et donc moi, je regarde ce qui se passe à l'Assemblée nationale sur les enjeux du couple exécutif. Je j'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas euh de capacité à travailler ensemble.

Au contraire, au contraire, les deux hommes sont parfaitement alignés et je pense que nous le savons largement. Moi ce qui m'importe aujourd'hui, c'est n'est pas de commenter la petite phrase où le petit sous-entendu des autres. Ça fait désordre l'intervalle.

Président de la qui dit le contraire ministre. D'accord. Je suis pas d'accord.

Ce qui fait désordre, c'est que là nous sommes dans un moment délicat pour notre pays. Nous devons avoir un budget. Nous avons des forces d'opposition qui certaines arrivent à se mettre sur autour de la table pour travailler un compromis, d'autres pas.

Et que je ne suis pas sûr que venir commenter la petite phrase des uns et des autres apporte quelque chose. Est-ce que c'est nous qui commentons ou est-ce que c'est Emmanuel Macron qui met sa petite pierre à l'édifi et qui et qui et qui surprend quand même ? Je vous le dire, je à ce momentl il faut pas inviter une députée.

Moi, je suis pas là pour commenter les phrases des uns et des autres qui se passent en dehors de l'Assemblée nationale. Moi, je suis là pour relater ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée nationale. Complique pas la tâche du premier ministre Emmanuel Macron.

Mais là, nous sommes sur un temps parlementaire. Le budget est arrivé à l'Assemblée nationale et les débats moi qui m'importent, les phrases moi qui m'importent, les échanges qui m'importent, ce sont ceux qui ont lieu en commission et en séance à partir de demain. Euh Gabriel Atal, le patron des macronistes, hein, si je résume à grand trait, il est pas tendre non plus, hein, vis-à-vis d'Emmanuel Macron.

Vous êtes proche de de Gabriel Atal dire "Je ne comprends plus les décisions du président." Dire il veut garder la main, dire il ne il ne veut pas partager le pouvoir. Est-ce que c'est bien de dire ça quand on a été nommé premier ministre par Emmanuel Macron ?

Mais attendez, on va être très simple. Je pense qu'on confond loyauté et lucidité. Gabriel Atal est un homme loyal.

Il sait d'où il vient. il sait avec qui on s'est construit au cours des dernières années, derniers mois et on sait avec qui on va continuer à défendre nos ancres idéologiques. Maintenant, dire cela, est-ce que ça empêche d'avoir un discours de vérité en disant qu'on comprend pas toujours toutes les décisions ?

Je ne vois pas de problème dessus. On peut pas reprocher aux politiques euh d'être complètement déconnectés et quand ils disent ce qu'ils entendent sur le terrain, leur reprocher de dire ce qu'ils sont sur le terrain. Je pense queune fois qu'on a dit ça, on peut confirmer aujourd'hui que celles et ceux qui sont à l'Assemblée nationale pour défendre les réformes que nous avons mené depuis 2017 avec le président de la République, c'est bien le groupe de Gabriel Atal.

Donc il y a pas de défaut de loyauté de la part de son ancien préumistre Gabri. Absolument pas. C'est de la lucidité.

On a le droit de dire les choses et justement ça nous permet d'avancer d'autant plus fort ensemble. Deux dernières questions, l'une sur Nicolas Sarkozi, un deux policiers armés se relais dans la cellule voisine de la sienne à la santé. Est-ce que c'était nécessaire pour assurer la sécurité d'un ancien président de la République ?

Je pense que la première nuit qui a passé l'ancien président de la République justement à la santé montre que cette sécurité est nécessaire et essentielle. Il s'agit pas d'un traitement de faveur. Il s'agit simplement et tout bonnement d'assurer la sécurité d'un détenu qui, vous le concéderez, n'est pas un détenu comme les autres.

Ça vous a choqué cette alors l'incarcération et puis cette première nuit dont vous parlez ? Oui, c'est extrêmement choquant. C'est extrêmement choquant et pas la hauteur.

Donc nous avons besoin de renforcer effectivement la sécurité de Nicolas Sarkozy parce que il en va sa sécurité tout simplement. Un tour dernier mode sur ce sommet parlementaire, ça va se passer vendredi donc demain. C'est ça.

Sur la santé des jeunes filles et des femmes. Il y a encore des progrès à faire en France sur ce domaineel. Merci.

Merci d'en parler parce que c'est vrai que au cours des dernières semaines et des derniers mois, le débat médiatique sur ce que font les politiques tourne autour de deux mots : retraite et taxe. Et en réalité, il y a des travaux parlementaires qui continuent à exister, qui sont un peu du coup passés sous silence et qui se passent bien. Donc demain effectivement, j'organise un colloque sur la santé des femmes avec un certain nombre de parlementaires francophones et nous allons adresser un certain nombre de sujets qui font consensus à l'Assemblée nationale française avec notamment le sujet de la césarienne qui concerne un accouchement sur 5 aujourd'hui ou alors le sujet des maladies cardio-vasculaires qui sont quand même la première cause de mortalité des femmes.

Sur la césarienne, quel est le problème ? Ben justement, vous savez qu'aujourd'hui une naissance sur C, c'est euh par césarienne. Or, on se rend compte que le suivi euh suite à cet acte qui n'est absolument pas anodin est souvent très peu fait et souvent les femmes n'expriment pas euh qu'elles peuvent avoir des détresses suite à cela, aussi bien psychologique, moral, mais aussi en terme de santé physique.

Nous devons pouvoir adresser tous ces sujets qui sont encore trop tabout même dans notre pays. Et sur les problèmes cardio-vasculaires, quel est le problème spécifique ? Eh bien, ils sont souvent sous-diagnostiqués alors que c'est la première cause de mortalité euh chez les femmes et donc nous pouvons encore une fois pouvoir en parler.

Je pense que sur tous ces sujets, vous savez sur le sujet de la santé des femmes, c'est aussi importance dans cette semaine extrêmement symbolique. Pourquoi ? Parce que c'est la semaine et Yel Bron Pivé, présidente de l'Assemblée nationale l'a rappelé, où les femmes sont rentrées euh dans l'Assemblée nationale il y a maintenant de cela quelques années.

C'est bien de faire rentrer les femmes à l'Assemblée nationale, encore faut-il qu'on puisse adresser leur sujet dans le débat politique. Merci beaucoup Priscat TV, bonne journée à vous. He merci à vous deux.

C'était donc