Violences policières, une main arrachée à 15 ans, Nuñez suspend l'arme : le zoom actu
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Promesse
« Laurent Nuñez y a suspendu l'usage des grenades assourdissantes, le temps que la lumière soit faite sur ce qui s'est passé à Lens »
- 2:09Fait
« Le procureur de la République de Pontoise a évoqué une distance de 20 mètres. La famille ce matin encore m'indiquait que cette distance était comprise entre 5 et 10 mètres »
- 2:53Promesse
« Nous allons déposer une proposition de résolution pour demander une commission d'enquête sur les violences policières administratives et pénales »
- 3:38Promesse
« il n'y aura ni oubli ni pardon pour des fonctionnaires de police qui aujourd'hui tabassent dans les rues du pays »
- 4:44Fait
« il faut qu'il y ait un gamin qui ait sa main arrachée pour que vous en arriviez là »
- 5:25Fait
« C'est quoi des commissions vérité et justice ? C'est ce qui permet que ceux qui donnent des ordres rendent des comptes »
- 6:04Fait
« Un adolescent de quinze ans a été amputé de la main. Un autre a peut-être perdu un œil »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Lundi, à Lens, un élève de quinze ans a eu la main arrachée par une grenade, devant son lycée. situation ce soir de l'ordre et vraiment je vous laisserai parler ne vous inquiétez pas de la situation des lycéens et de revendications c'est évidemment l'information principale c'est ce mineur de 15 ans qui est blessé par une grenade soit lacrymogène assourdissante soit une grenade de désencerclement. La source policière une source policière à l'AFP dit qu'il aurait voulu ramasser une grenade pour la relancer et qu'elle a explosé alors qu'elle était dans sa main. L'enquête de l'IGPN la police des polices s'est lancée on verra. Ils assument cela par la voix de Nuñez mais aussi par C'est aussi par la voix du préfet qui s'est exprimée tout à l'heure. l'heure et qui nie totalement
l'existence des violences policières de façon bête et idéologique. Ça satisfait la droite et l'extrême droite camouflée de l'hémicycle mais la réalité c'est qu'être confronté à des gens qui face à des vidéos et des vidéos il y en a maintenant des dizaines qui montrent les violences policières et qui nient cette réalité-là on est choqués. Alors leur nouvel argument c'est de dire mais violences policières ce n'est pas possible parce qu'ils n'ont pas reçu l'ordre d'être violents. Pourtant, dix-huit enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes depuis le début du mouvement lycéen. Et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez y a suspendu l'usage des grenades assourdissantes, le temps que la lumière soit faite sur ce qui s'est passé à Lens. Mais cette suspension elle ne vaut
que pour les lycéens. Pas de retenue on parle de gamins on parle d'enfants ils ont 14 ans 15 16 ans. Et il a également dit que toutes les armes de nature intermédiaire je crois pouvaient être utilisées pour mater ces mobilisations. On a passé 10 jours à demander à ce que le gouvernement pourquoi pas le Premier ministre mais le ministre de l'Éducation nationale reçoive les organisations lycéennes. 10 jours ! Je voudrais évoquer le cas de [inaudible] lycéen à Argenteuil qui a été visé par un tir de LBD à l'œil à une distance extrêmement courte. Le procureur de la République de Pontoise a évoqué une distance de 20 mètres. La famille ce matin encore m'indiquait que cette distance
était comprise entre 5 et 10 mètres. Le procureur de la République est saisi à la suite d'un article 40 que j'ai effectué et l'IGPN s'est emparé de ce dossier. Voici une photo de ce jeune homme juste après qu'il ait reçu ce tir et vous voyez son œil ensanglanté. Il a été transporté dans un hôpital parisien. Il est aujourd'hui encore hospitalisé. Les médecins ne savent dire à cette heure s'il va perdre ou non l'usage de son œil. On compte six mille cinq cent quarante-sept interpellations depuis le début du mouvement lycéen. Et plus de sept cents policiers et gendarmes ont été blessés. Les interventions dit-il ont été proportionnées dans la quasi-totalité des cas. 'hui ils ouvrent des enquêtes de l'IGPN. Je rappelle encore une fois c'est un problème dans notre pays
que des policiers qui agissent mal et qui sont pointés pour lesquels on ouvre des enquêtes soient confiées à une police particulière qui doit enquêter sur la police. Nous n'avons aucune illusion à nous faire sur le résultat de ces enquêtes. Et je veux aussi ici dire et c'est le moment important que nous allons déposer une proposition de résolution pour demander une commission d'enquête sur les violences policières administratives et pénales qui s'exercent depuis maintenant plus de dix jours dans le cadre de cette mobilisation. Les députés insoumis, eux, demandent la démission de Laurent Nuñez, Place Beauvau. Et dire que ni les cagoules que nous voyons sur les policiers qui se multiplient ni l'absence de RIO ni l'IGPN qui est une machine à blanchir ni le ministre de l'Intérieur
qui protège ses troupes ne permettront à ces gens d'échapper à leurs responsabilités. Et oui nous assumons cette phrase il n'y aura ni oubli ni pardon pour des fonctionnaires de police qui aujourd'hui tabassent dans les rues du pays et veulent faire des marques sur des jeunes pour leur faire comprendre qu'ils n'ont pas à se mobiliser. Il se trouve que je suis du Pas-de-Calais que je suis très attaché à mon département à ma région. Je connais bien Lens je connais bien le Bas-Saint-Migné je connais bien les difficultés je connais bien l'ennui qu'il y a là-bas parce qu'à part les matchs du Réal-Syc-Club de Lens il y a peu de choses à faire à Lens. Mais non mais c'est une vérité. Moi je trouve ça honteux ce que vous venez de faire. Parce que sans que arrêt vous avez des responsables
de la France Insoumise qui précisément condamnent les violences policières et apportent leur soutien aux jeunes gens. Léaument. Vous avez mis du temps à le faire Non condamner les violences policières si vous voulez vous ne l'avez jamais fait donc ne commencez pas. Vous l'avez déjà fait ? Vous condamnez les violences policières ? Il peut y avoir des faits de violences qui que vous condamnez Mme jeunesse puisque vous avez dit que... C'est votre vocabulaire que je ne répondrai pas M. M. Léaument. D'accord donc vous ne condamnez pas les violences... Je condamne la violence sous toutes ses formes. Voilà vous condamnez la violence sous toutes ses formes. On aura entendu que pour la première fois sur un plateau une députée macroniste a condamné les violences policières et il faut qu'il
y ait un gamin qui ait sa main arrachée pour que vous en arriviez là. Et voilà le procès retourné. On ne reproche plus à l'élu ce qu'il dénonce. On lui reproche d'avoir été là où ça se passait. Donc là on essaye de prendre les différents problèmes. Et il y a des élus LFI qui se font filmer parfois à côté de débordements même s'ils n'y participent pas. Est-ce que c'est la place d'un élu de se retrouver au milieu des lycéens à attiser la colère à appeler à manifester à filmer à poster sur les réseaux sociaux pour faire des millions de vues ? Oui c'est la place des élus. Et d'ailleurs je me demande où sont les autres élus. Parce que la place des élus comme de toute la société c'est de pouvoir protéger la jeunesse et les enfants de ce pays. C'est de pouvoir garantir un droit
qui est un droit reconnu à l'international le droit à l'éducation pour chaque enfant. Et donc moi je demande où sont les autres élus ? Où sont les autres adultes ? Ils devraient tous venir avec nous. Bien sûr pour protéger la jeunesse face à des revendications qui sont des revendications légitimes. Il y a votre présence et il y a aussi des propos Mathilde Panot notamment. Jean-Luc Mélenchon. Mélenchon mardi dernier qui appelle ses troupes à s'interposer face à la sauvage. policière à ce moment-là mentionnait la sauvagerie policière seulement et d'ajouter qu'il n'y aura ni oubli ni pardon pour personne. comment ça doit être interprété ? Eh bien nous ferons des commissions vérité et justice quand nous arriverons au pouvoir. Et nous n'acceptons pas l'impunité policière.
C'est quoi des commissions vérité et justice ? C'est ce qui permet que ceux qui donnent des ordres rendent des comptes parce que ce sont d'abord eux les responsables. Et si la responsabilité remontait la chaîne des ordres, au lieu de s'arrêter aux mains qui frappent ? Où les jeunes pourraient-ils donc se faire entendre ? Et moi je ne suis pas d'accord avec ça. Et moi je pense qu'ouvrir des salles dans les lycées pour leur permettre de faire des assemblées générales En général ça pourrait être une solution quand même plus raisonnable que d'aller éborgner des gamins. Un adolescent de quinze ans a été amputé de la main. Un autre a peut-être perdu un œil. Et dix-huit enquêtes ont été confiées à la police des polices. Quant à la commission d'enquête parlementaire, elle n'est pas encore votée.
Si tu veux la suite, elle arrive : abonne-toi.
Laurent Nuñez