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InterviewManuel Bompard· 29 septembre 2025 61 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeÉconomie & entreprisesRetraites

🔴 Lecornu doit dégager !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    La condamnation de Nicolas Sarkozy va-t-elle en prison. Certains dénoncent une décision politique. Que leur dites-vous ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Sur l'exécution provisoire des peines, vous aviez eu une position singulière à gauche. Qu'en pensez-vous ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Votre parti est aussi l'objet d'enquêtes. Est-ce que vous avez des doutes sur l'impartialité de la justice ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que finalement il n'y a que quand la France insoumise est concernée que vous avez des doutes sur l'impartialité de la justice ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Quand allez-vous déposer la motion de censure contre Sébastien Lecornu ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelles leçons tirez-vous des mobilisations sociales récentes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Manuel BompardFait
    « Moi j'ai un une habitude, c'est précisément d'éviter de de commenter des décisions de justice. »
  • 0:45Manuel BompardFait
    « Monsieur Sarkozi a été reconnu comme étant coupable de faits qui s lui sont reprochés qui sont des faits extrêmement graves, on parle de le le le chef de de le sujet sur lequel il a été condamné, c'est ce qu'on appelle une association de malfaiteurs. »
  • 3:15Manuel BompardFait
    « Non, mais au té-moi d'un doute, aucun d'entre nous n'a été condamné. »
  • 5:30Manuel BompardFait
    « On parle pour monsieur Sarkozy d'une potentielle situation de corruption avec un régime étranger en l'occurrence le régime dictatorial libyen. »
  • 7:30Manuel BompardFait
    « Monsieur le Cornu a présenté dans un interview qui a été publié il y a quelques jours ces grandes orientations budgétaires et qu'elles ont le mérite de la clarté. »
  • 9:30Manuel BompardPromesse
    « Ce gouvernement ne changera pas de politique par rapport à la politique d'Emmanuel Macron et il faut le censurer le plus rapidement possible. »
  • 11:30Manuel BompardChiffre
    « Plus d'un million de personnes qui se mobilisent alors qu'on ne parle pas d'une mobilisation contre une réforme par exemple contre la retraite à 64 ans comme ça a été le cas il y a 2 ans. »
  • 17:30Manuel BompardChiffre
    « Nous notre chiffrage il est très clair, c'est 28 milliards d'euros sur la la retraite à 60 ans. »
  • 23:30Manuel BompardFait
    « Nous avons eu la majorité au bureau de l'Assemblée nationale et effectivement, nous avons dit à plusieurs reprises que nous avions la majorité au bureau de l'Assemblée nationale. »
  • 0:15Manuel BompardFait
    « quand une formation politique a la plus grande coalition parlementaire, c'est d'abord à elle qu'on propose de confier un gouvernement »
  • 0:45Manuel BompardFait
    « monsieur Macron en refusant de le faire a fait un coup de force un démocratie »
  • 3:00Manuel BompardFait
    « le programme du nouveau Front populaire qu'on a signé l'année dernière »
  • 4:30Manuel BompardFait
    « le Parti socialiste a refusé de censurer le gouvernement de monsieur Bairou »
  • 6:30Manuel BompardFait
    « les aides des feu de mon point de vue n'était pas une mesure qui faisait avancer l'écologie »
  • 8:30Manuel BompardChiffre
    « il faut mettre plus d'argent premièrement »
  • 10:30Manuel BompardFait
    « les aides publiques qui ont été mises en place, elles ont été suspendues »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Samuel Bompartir. Bonsoir madame. Pour vous interviewer dans cette émission mes camarades Hervé Gatot, directeur de la rédaction de radio classique, Stéphanie Despierres que vous croisez aux quatre colonnes journalistes pour la chaîne parlementaire, Thierry Fabre, rédacteur en chef au magazine Challenge et Hugo Couturier, Hugo au Perchoir qui reléra les questions sur notre chaîne Twitch.

Alors Manuel Bonpard, on va revenir sur l'actualité politique parlementaire, mais on va commencer par une actualité judiciaire mais politique. La condamnation de Nicolas Sarkozi, il ira en prison puisque sa condamnation a est assortie d'une exécution provisoire. Certains dénoncent une décision politique.

Que leur dites-vous ? Bah que je suis stupéfait, que notamment les représentants de formation politique qui d'habitude passent leur temps à dire dans le débat public que la justice est trop laxiste, qu'il faut davantage de fermeté. Bizarrement quand ça concerne l'un des leurs en l'occurrence monsieur Sarkozy, alors on a un changement complet de discours et là on vient dénoncer une justice qui cette fois serait trop sévère.

Écoutez, moi j'ai un une habitude, c'est précisément d'éviter de de commenter des décisions de justice. Il y a une décision de justice. Monsieur Sarkozi a fait appel, c'est évidemment son droit et la jusqu'oui quasiment à gauche.

Mais moi, je me réjouis jamais du fait qu'une personne est en prison. Mais si monsieur Sarkozi a été reconnu comme étant coupable de faits qui s lui sont reprochés qui sont des faits extrêmement graves, on parle de le le le chef de de le sujet sur lequel il a été condamné, c'est ce qu'on appelle une association de malfaiteurs. Et on parle de de du de de choses qui ont été faites avec l'ancien pouvoir liben et je rappelle que dans les tribunaux, il y avait en particulier des familles de victimes d'attentats qui ont été commis et commandités par le pouvoir libien.

Donc c'est des faits extrêmement graves. Si la justice le reconnaît coupable, c'est normal qu'il y ait des sanctions. Sur la question de l'exécution provisoire dont on a beaucoup parlé, dont on avait beaucoup parler aussi sur la condamnation de Marine Le Pen, vous vous aviez eu une voix un peu singulière à gauche.

Vous n'êtes pas forcément favorable. Vous aviez dit à ce qu'il soit impossible pour un justiciable bien d'avoir un droit de recours. Il y a un questionnement sur cette question d'après vous manuel ?

Moi, je suis attaché au principe de la justice et la justice, elle nécessite que après une condamnation puisse avoir droit de faire appel, voire parfois de se pourvoir en cassation. Ce que j'avais précisément dit au moment du jugement de Madame Le Pen, c'est qu'il me semblait nécessaire que les voies de recours, en l'occurrence les voies d'appel et les voies de cassation, puissent avoir lieu avant que madame Le Pen soit empêchée de se présenter à l'élection présidentielle. Il se trouve que d'un certain point de vue, la justice a exaucé ce vœu puisqu'on sait désormais que le procès en appel de madame Le Pen aura lieu avant la prochaine campagne présent.

Même chose pour Nicolas SarkoZi. Vous vous auriez Sarkozy a pas l'intention à ma connaissance d'être candidat à nouveau pour les élections prévu philosophiquement. avoir une peine avant même d'avoir fait appel et d'avoir le résultat de cette bien mais philosophiquement ce qui me semblait poser pouvoir poser question dans le cas de madame Le Pen, c'était que elle pouvait être empêchée de se présenter à l'élection présidentielle avant que les voies de recours puissent avoir lieu.

En l'occurrence, il me semble que ce problème a été réglé puisque la justice a dit que le procès en appel de madame Le Pen aurait lieu au début de l'année 2026 et que donc elle aurait eu le droit de faire appel et qu'ensuite la justice dirait si elle a le droit de se présenter à l'élection présidentielle ou pas. Le président du tribunal judiciaire de Paris dénonce notamment des menaces, dit que c'est inacceptable, demande s électrochoc, jusqu'à quel point à votre avis, on a le droit, si on n'est pas d'accord, de dénoncer une décision de justice. Après tout, Nicolas Sarkozi la considère comme injuste.

Il a tout à fait le droit de Mais il a fait tout à fait le droit de le penser et de le dire. C'est pas le sujet. Ce qu'il a pas le droit de faire, lui il l'a peut-être pas fait directement, mais peut-être un certain nombre de ses soutiens ou en tout cas c'est ce qui avait été reproché après la condamnation de madame Le Pen, c'est de donner le nom des magistrats, des juges, y compris avec des personnes qui sont allé les les menacer, ce qui est évidemment pose problème.

Et ensuite, ce qui est choquant, c'est que vous avez des responsables politiques, des membres du gouvernement, des ministres de la justice qui quand même sont les garant de l'indépendance de la justice, avoir des propos qui sont des propos extrêmement désobligeants à l'égard de l'institution judiciaire dans sa globalité. Hervé Gaten, une question. Votre parti politique, la France insoumise est lui aussi l'objet de plusieurs enquêtes dont l'une vise les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017.

Plusieurs cadres et dirigeants de votre parti ont été mis en examen dans cette affaire. L'une d'entre elles, Sopia Chikirou, avait dénoncé au moment de sa mise en examen un procès politique. Plusieurs plusieurs cadres et dirigeants du parti ont parlé d'acharnement judiciaire.

Est-ce que finalement il n'y a que quand la France insoumise est concernée que vous avez des doutes sur l'impartialité de la justice ? Non, mais au té-moi d'un doute, aucun d'entre nous n'a été condamné. Non mais là en l'occurrence vous venez de m'interroger le fonctionnement de la justice au moment de la mise en examen.

Monsieur Gatén, on vient de m'interroger sur le cas de madame Le Pen qui a été condamné en première instance, ça le fait appel. Monsieur Sarkozi qui a déjà d'ailleurs été condamné, y compris définitivement dans d'autres affaires qu' a été condamné en première instance fait appel pour des faits qui sont des faits, excusez-moi de vous le dire, mais d'une toute autre gravité que les faits dont vous êtes en train de parler. On parle pour monsieur Sarkozy d'une potentielle situation de corruption avec un régime étranger en l'occurrence le régime dictatorial libyen.

Et on parle en ce qui concerne madame Le Pen de plusieurs millions d'euros d'argent public qui auraient été détournés. C'est pas très vre partie c'est faux et escroquerie. Pas génial non plus.

Non mais d'abord ces ces éléments sont faux puisque on parle des éléments de campagne de la de la campagne présidentielle de 2017. On est en 2025 aujourd'hui. Il y a eu, vous savez, elles avaient d'ffrayé la chronique il y a quelques années des perquisitions.

Depuis, il y a eu aucune avancée dans cette enquête. Donc, pardon de vous dire que et moi j'ai pas dit qu'on avait pas le droit de critiquer. J'ai dit d'ailleurs Sarko avait le droit de dire qu'il n'était pas d'accord.

Par contre, j'interroge le deux poids de mesure et le double langage de ceux qui disent en permanence il faut que la justice soit plus sévère, qu'elle soit moins laxiste et cetera. Et bizarrement quand ça les concerne, ils disent plus la même chose. Peut-être le sentiment pour certains des Français qu'on doit pas commenter une décision de justice à part quand elle concerne son propre camp.

Moi je n'ai pas dit qu'on pouvait je n'ai pas dit qu'on ne fallait pas commenter une décision de justice. J'ai dit qu'il fallait avoir un peu de cohérence dans ces dans dans ces propos et en ce qui concerne la France insoumise à propos des comptes de campagne de 2017 de la France insoumise, nous avons largement fait la démonstration y compris publiquement que notre campagne est celle qui a coûté le moins cher et que donc nous accusés comme ça a été fait de surfacturation. n'avait a priori aucun sens.

Maintenant, nous ferons cette démonstration dans le cadre judiciaire. On va passer à la semaine, celle de Sébastien Lecnu, mais elle vous concerne aussi Manuel Bompard. Peut-être semaine de tous les dangers comme on dit.

Hervé Gatén, on va vraiment surveiller un rendez-vous. C'est le rendez-vous de vendredi. Vendredi, le premier ministre va recevoir les représentants du Parti socialiste.

Le PS parle de rendez-vous de la dernière chance. Est-ce que d'après vous, il y a quelque chose à en attendre ? Est-ce que les socialistes ont raison d'essayer jusqu'au bout de tenter cette dernière chance ?

Non, parce que monsieur le Cornu a présenté dans un interview qui a été publié il y a quelques jours ces grandes orientations budgétaires et qu'elles ont le mérite de la clarté. Elles s'inscrivent totalement dans la continuité du projet de budget qui a été proposé à l'époque par monsieur Baïou. Il a enlevé les deux jours fériers.

Donc tout le monde savait que c'était l'épouvantail qui allait servir un peu de poire pour la soif dans la négociation. Tout le monde le sait depuis le début. Pour le reste, monsieur le Cornu dit euh euh la taxe Zucman dont il a beaucoup été état dans le débat public ces dernières semaines, il en est pas question.

Dit le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune, il en est pas question. Dit même la suspension de la réforme des retraites, il en est pas question. Il dit il faut rester dans les mêmes trajectoires de baisse des déficits tels que monsieur Baou l'avait proposé.

Donc il y a rien. Il a promis des ruptures. Il a pris la parole en disant il y aurait des ruptures.

Il y a rien dans ces annonces qui s'apparent à des ruptures. Et on le savait. Il y avait pas besoin d'être très intelligent pour savoir que si on nomme monsieur le cornu qui a été membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017, c'était pas pour faire une politique différente de celle d'Emmanuel Macron.

Les socialistes ont évidemment fait preuve d'une naïveté totale et assez confondante si vous voulez mon point de vue sur ce sujet. Bon, ils veulent manifestant ils en ont pas assez donc ils veulent ils veulent aller participer à cette négociation. Pour notre part, les choses sont claires.

Ce gouvernement ne changera pas de politique par rapport à la politique d'Emmanuel Macron et il faut le censurer le plus rapidement possible. Vous dites il faut être naïf, manquer d'intelligence. Est-ce que vous reprendrez les termes de Jean-Luc Mélen ?

Dit manqué d'intelligence, j'ai dit naïf. Alors les Nigo sont servis, le Cornu fait du Macron. Ni plus ni moins.

Au moins, c'est franc. Il est temps pour la gauche de l'hémicycle de raller la censure insoumise. Les Nigo, c'est bien les socialistes, on a bien compris hein.

Là, je crois que je suis 100 % d'accord avec le tweet de Jean-Luc Mélenchon que vous venez de lire et je crois que je avoir, j'ai dit à peu près la même chose peut-être dans d'autres termes, mais je crois que l'idée était la même. Peut-être un peu plus poli, un peu moins dure envers les J'ai dit qu'ils étaient d'une naïveté confondante. Donc je sais pas, vous verrez, mon sujet c'est pas de régler des comptes.

Mon sujet c'est pas c'est pas ma question. Ma question c'est de savoir parce que je sais pas, on essaie tous à mon avis euh au moins de de réfléchir à qu'est-ce qui est bon pour le pays. Et je crois que reprendre les orientation du budget de monsieur Bairou qui est tombé devant l'Assemblée nationale parce que ce budget ne correspond pas à ce dont le pays a besoin me paraît pas être bon pour le pays tout simplement.

Et je pense que si ce budget devait voir le jour, ce serait une catastrophe sociale, ce serait une catastrophe économique et on va peut-être en parler, mais si vous restez dans une politique et une politique de baisse de la dépense publique, de réduction du pouvoir d'achat des Françaises et des Français, ça va se traduire par une récession économique et encore plus de difficultés, y compris pour le budget de l'État pour revenir à l'équilibre. Alors, il y aura aussi avant la journée de vendredi et la journée de jeudi Thierry Fabre avec une mobilisation de l'intersyndical. Absolument. nouvelle mobilisation ce jeudi.

Donc j'aimerais bien avoir votre décryptage des derniers mouvements sociaux. Vous aviez été très vraiment derrière le mouvement bloquant tout du 10 qui a été quand même qui a déçu beaucoup de même de ses partisans puisqu la la mobilisation n'a pas été à la hauteur des espérances. Certains ont même parlé d'échec alors que la mobilisation suivante organisée par les syndicats a été massivement suivie.

Quelles leçons tirez-vous finalement de ces mobilisations ? Est-ce que sont pas les mobilisations classiques qui finalement encadré par les syndicats qui fonctionnent ? Écoutez, d'abord je veux vous dire que je ne partage pas votre diagnostic sur la journée du 10 septembre qui pour moi a été au contraire une journée assez massivement suivie pour justement une mobilisation qui est une mobilisation citoyenne.

On s'est retrouvé avec 250 300 en fonction des annonces 500000 pour certains euh personnes dans la rue. Quand vous comparez ça, non mais attendez, je vais je vais y venir si vous voulez sur la question du blocage mais en terme de d'ampleur de la mobilisation, on est à peu près à l'exception peut-être de la première mobilisation des gilets jaunes. Sinon on est au-dessus de toutes les autres journées de mobilisation des gilets jaunes.

Donc je pense pas qu'on puisse dire comme vous venez de le dire que ça a été un échec. Pour le reste, pour répondre à votre question, je pense qu'il n'y aurait pas eu la mobilisation intersyndicale du 18 septembre s'il y avait pas eu la journée du 10 septembre et que c'est précisément parce que le 10 septembre a contribué en quelque sorte à enclencher initier une dynamique de mobilisation sociale que ensuite l'intersyndicale a appelé à la mobilisation le 18 septembre et cette fois qu'il y a eu encore davantage de monde. Ça c'est vrai.

Je voudrais quand même souligner que plus d'un million de personnes qui se mobilisent alors qu'on ne parle pas d'une mobilisation contre une réforme par exemple contre la retraite à 64 ans comme ça a été le cas il y a 2 ans ou contre le contrat première embauche comme j'ai pu le connaître il y a quelques années. Je trouve que c'est une mobilisation qui est une mobilisation très importante. C'est à mon avis assez inédit ces 30 ou 40 dernières années.

Une mobilisation sans motif concret au sens motif proposition de loi à posé sur la table. C'est une mobilisation avec des messages qui sont des messages pour vous. On sait que vos relations avec les syndicats ne sont pas au beau fixe, notamment parfois avec la CGT.

Donc le fait que les syndicats réussissent à plus mobiliser que vous finalement, est-ce que c'est pas un problème ? Mais je sais pas pourquoi vous dites que les mobilis les les nos relations avec les organisations syndicales ne seraient pas au beau fixe. J'aurais aimé vous accompagner ou que vous m'accompagnez par exemple dans la mobilisation du 18 septembre que pour ma part j'ai pu faire à Marseille et vous auriez vu que je crois au contraire qu'avec les personnes qui étaient dans la rue y compris qu'il portaient des chazubles syndicaux je crois qu'ils étaient plutôt en accord avec les positions politiques à l'assemblée nationale.

Après, peut-être que les directions syndicales ont peut-être parfois un autre un autre point de vue, mais je crois qu'avec les bases syndicales dans leur grande largeur, je crois qu'elle partage assez profondément les orientations politiques que défend la France insoumise aujourd'hui. Donc moi, je souhaite que ce mouvement se se poursuive. Après, je vous le dis avec franchise, euh on verra ce que donnera la journée de mobilisation de jeudi.

Je suis c'est la stratégie qui a choisi les organisations syndicales, c'est-à-dire de laisser un ultimatum et puis ensuite à l'issue de cet ultimatum de poser une autre date de mobilisation. On verra, je dis ce que ça donne. Tu vas montrer l'impression.

Pour l'instant, il y a pas de gouvernement, pas de budget. Bah en fait, ça c'est un peu ce que ce que essaie de dire monsieur le Cornu, mais pardonnez-moi, à partir du moment où on considère que à part les deux jours fériers, monsieur le Cornu n'a fait aucune annonce de d'éléments qui étaient dans le budget de monsieur Baou qui n'y serait plus, l'année blanche, elle est toujours sur la table aujourd'hui. Or, elle se traduira très concrètement pour les Françaises et les Français par des pensions de retraite qui seront la retraite, apparemment.

Attendez, on verra si vous voulez bien, mais pour l'instant tout ce qui n'a pas été retiré, permettez-moi de considérer qu'il est encore sur la table. Il a dit qu'il ressortait d'une feuille blanche. Oui, il a dit ça mais il a dit qu'il retirait les deux jours fériers.

Il a pas dit qu'il retirait les années blanches. Il a pas dit qu'il retirait le doublement des franchise médical pour prendre ces exemples-là. Il a pas dit qu'il allait retirer le remboursement des soins pour les personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée.

Donc tant qu'il a pas dit que c'est retiré, c'est que c'est encore sur la table. Euh voilà. Sur sur les réseaux sociaux et chez les les streamers notamment à gauche, il y en a qui se plaignent de ces greffes perlées qui arrivent une fois par cci, une fois par là.

Est-ce que vous appelez comme Nathalie Harto à une grève générale de la part des travailleurs ? Mais c'est évidemment que je comprends ce point de vue parce qu'on a bien vu pendant la mobilisation contre la réforme des retraites qu'il suffit pas d'être des millions de personnes dans la rue face à un gouvernement qui est un gouvernement de plus en plus autoritaire qui veut passer en force pour faire plier le gouvernement. Donc moi, je souhaite qu'on puisse en arriver à une situation de grève générale.

Après moi je suis pas euh travailleur, je suis pas organisation syndicale. C'est pas à moi de décréter à la place des gens. Mais ss en arrivent là, je les bah je les soutiendrai, je les appuierai tous les mouvements de de grève parce que je pense que si on veut agir aujourd'hui dans la situation du pays face à un gouvernement qui veut passer en force, il faut peser sur la situation du pays, pas seulement faire des manifestations même quand on est des millions de personnes dans la rue.

Stéphanie Despierre un mot sur le calendrier he chaque jour compte. Vous n'en faites pas mystère, vous voulez censurer le Sébastien le cornuc. Quand allez-vous déposer la motion de censure ?

Bah, il a il semble que il soit pas possible selon l'interprétation de la présidente de l'Assemblée nationale de déposer une motion de censure tant que le gouvernement n'a pas été constitué. Donc je rappelle que les ministres sont encore démissionnaires. Vous allez attendre la déclaration de politique générale.

Mais en fait à partir du moment où monsieur le cornus sera aura constitué son gouvernement, on aura une date de discours de politique générale probablement j'imagine en début de semaine prochaine puisque tout le monde dit qu'il devrait annoncer son gouvernement cette semaine. Et je pense que à l'issue de son discours de politique générale, les députés doivent être amenés à voter pour savoir s'ils font confiance ou pas à ce gouvernement. Pour ça, nous avons demandé un vote de confiance.

Si monsieur le cornu ne demande pas un vote de confiance, bah les députés pourront quand même voter sur la confiance à travers la motion de soure que nous déposerons. J'imagine que le vote pourrait avoir lieu par exemple à l'issue de la déclaration de politique générale du nouveau premier ministre. Le Parti socialiste a l'air d'être encore dans une démarche de négociation.

Le Rassemblement national a dit qu'il ne vêterait pas une motion par principe de prime à bord contre Sébastien le Cornu. Donc celle-ci, elle n'a aucune chance de passer. Est-ce que c'est pas un nouveau coup d'épée dans l'eau ?

Est-ce que vous n'auriez pas intérêt à attendre justement d'avoir une copie budgétaire pour censurer ? C'est un peu un jour sans fin là. Pardonnez-moi vos questions parce que je me rappelle au moment de la rentrée que nous avons fait n nos universités d'été qui étaient au mois d'août à l'époque nous avions annoncé que nous déposer une motion de censure contre monsieur Baot et pas vous personnellement mais j'avais certains de vos collègues qui me disaient bon elle a aucune chance de passer pour François c'est lui qui monsieur a demandé un vote de confiance c'est qu'il se rendait bien compte qu'il avait le risque d'être censuré peut-être pas forcément immédiatement vous voyez qu'un mois plus tard alors que un mois avant manifestement selon vous elle n'avait aucune chance de passer finalement il Il y a 2/3 des députés qui ont voté contre la confiance à monsieur Baïou.

Donc madame, moi je vous réponds franchement. Euh euh moi je avec mes collègues de de mon groupe parlementaire, on déposera une motion de censure. Je pense qu'elle sera signée assez largement à gauche d'ailleurs et ensuite chacun prendra ses responsabilités.

Et si le Parti socialiste veut laisser monsieur le Cornieu en place ou si madame Le Pen veut laisser monsieur le Cornieu en place, bah seront comptables de la politique qui sera mise en place par monsieur Lecnu et son gouvernement. Madame Le Pen dit euh on va pas faire de censure parce qu'on on ne sait pas. Mais pardon, on sait très bien monsieur le Corier a fait une interview, il a dit quelles étaient ses orientations programmatique.

On sait peut-être pas tout mais on sait les grands équilibres politiques, ces grandes intentions politiques, on les connaît. Donc il y a suffisamment d'information aujourd'hui pour décider de censurer gouver vont payer plus d'impôts, d'autres moins. On a quand même pas encore tout le détail de son budget.

Oui, d'accord. Mais il a aussi écarté la taxe Zucman qui est soutenue, si j'en crois, vos vos sondages par 90 % des Françaises et des Français. Il a écarté le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Il y a une majorité de députés aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour abroger la réforme des retraites mais il sose pardon. Mais donc à un moment la moindre des choses en démocratie peut-être que les députés puissent voter. Je sais pas c'est une proposition à l'Assemblée nationale ici ça sert à quelque chose.

On a bien compris Manuel Bompard que vous vouliez faire tomber Sébastien le cornu avant même les discussions budgétaires. Mais dans le cas où vous n'y arriviez pas bah on va essayer de se projeter justement sur ce que pourrait donner ces discussions à l'assemblée. On va reprendre on en a parlé tax Zucman retraite.

Mais avant je vous propose d'écouter le prédécesseur de Sébastien le cornu un certain François Baou. La question de la dette principale, c'est qui va payer la dette ? Ce pays est devant une question qui lui est posé en tant que génération et pour moi, c'est le principal souci que nous avons devant nous.

Alors, la dette c'est 3416 milliards d'euros, 115 % du PIB. Est-ce qu'elle est importante pour les insoumis cette question de la dette ou est-ce que vous dites pas de panique, c'est pas si grave parce que la dette c'est pas les Français, c'est aussi des investisseurs étrangers et cetera. Moi je dis surtout qu'il y a une dramatisation aujourd'hui autour de la question de la dette dont monsieur Baï a joué qui est tout à fait excessive.

Euh vous avez aujourd'hui la charge de la dette en France par exemple qui est plus faible que ce qu'elle était à la fin des années 90 et au début des années 2000 si on la rapporte à la richesse produite chaque année par notre pays. Quand la France met un titre de dette sur les marchés, il y a trois personnes pour un titre de dette qui sont prêts à prêter. Est-ce que vous savez qu'on emprunte plus cher que les Espagnols et que les Italiens aujourd'hui vous savez qu'on emprunte moins cher que les États-Unis d'Amérique ?

Bon, vous voyez, moi aussi je peux vous prendre des comparaisons. Donc, il y a toujours des pays peut-être qui empreintent moins cher et puis il y a des pays qui empruntent plus cher. La question c'est pas la dette, la dette, la dette.

La question c'est pourquoi faire ? Mais c'est pas un fardau pour nos enfants ? C'est ce que François Baou a essayé de dire aussi, c'est que si nous on la rembourse pas cette dette, on transmet au général, on la remboursera madame, cette dette, elle ne sera jamais remboursée.

Enfin, il faut pas faire semblant que on va rembourser plus de 3000 milliards d'euros de dette. Ce n'est pas vrai. La dette, elle roule.

Chaque année, on empreinte pour pouvoir continuer à faire rouler cette dette. Donc la question c'est la dette, pourquoi faire déjà ? Un, comment elle a été constituée ?

Et de pour pour quels investissements ? S'il s'agit parfois de s'endetter, je pense que toutes les personnes qui nous écoutent peuvent le comprendre, si c'est pour investir dans des infrastructures, dans des écoles, dans des hôpitaux, ben ça c'est pas un problème. S'il s'agit, comme l'a fait Emmanuel Macron depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2017, de vider les caisses de l'État en distribuant des cadeaux aux plus riches et au multinational parce que pardon, c'est ce qui a été fait depuis 2017.

Parce que si le déficit aujourd'hui est au-dessus de 5 %, entre 5 et 6 %, c'est exclusivement parce que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, il a diminué les recettes de l'État. Est-ce que vous savez que si les recettes de l'État en proportion du PIB étaient aujourd'hui resté au même niveau qu'en 2017, le déficit en France, c'est inférieur à 3 % du PIB. Non mais ça c'est des chiffres concrets, sérieux, réalistes.

Donc la dette, elle a été constituée par monsieur Macron, monsieur Baou et sa politique et maintenant il vient voir les Françaises et les Français et il leur dit "C'est à vous de payer le prix des cadeaux que j'ai fait aux plus riches et aux grandes multinationales." Ça c'est pas possible. Alors venir sur la dette, est-ce que les intérêts de la dette qui seront bientôt supérieurs au budget de l'éducation nationale ?

Ça ne vous préoccupe pas ça de voir à quel point la charge est quand même importante et nous empêche de faire des choses. Mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure, cette charge là, elle est aujourd'hui inférieure à ce qu'elle a été dans d'autres moments de notre pays, dans l'autre d'autres moments de l'histoire de notre pays. Donc moi, évidemment que je préfère par exemple ne pas avoir un déficit de 5 à 6 % mais je suis pas d'accord avec le discours catastrophiste qui consiste à dire "Ah maintenant la dette, la dette, il y a que la dette, donc il faut réduire les dépenses de l'État." Et puis je dis surtout que si à la fin ce discours catastrophiste il se traduit par dire il faut des politiques d'austérité, il faut des politiques qui pètent sur le pouvoir d'achat des Français et des Français ou des politiques qui se traduisent par l'interruption de toutes les investissements publics, à la fin aggraver la situation.

Parce que attendez, je termine juste cette démonstration, après je vous donne la parole parce que il y a un cercle vicieux de l'austérité budgétaire. C'est-à-dire que si vous réduisez les investissements et le pouvoir d'achat, ça se traduit par la récession de l'activité économique, par moins de recettes fiscal et par encore plus de dettes après. Donc il faut changer complètement le logique.

Il y a pas que la France a soumis ce qu' le dit. Même le FMI dit que les politiques d'austérité ne fonctionnent pas de manière écine challengant, j'imagine que vous avez écrit taxucman des milliards de fois ces derniers jours. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Absolument parce que dans les pistes pour réduire notre endnettement, il y a la piste fiscale, la taxation des plus riches. Alors le la taxe Zucman occupe les débats, elle est poussée par par la gauche. J'imagine qu'elle a votre votre soutien.

J'ai j'aimerais bien avoir votre réaction face aux critiques de cet axe et notamment de certains chefs d'entreprise et notamment de la tech qui ont bien expliqué que eux ils avaient des des entreprises valorisées parfois des centaines de millions ou des milliards mais qui ne généraient pas de revenus et pas de profit. Est-ce que ce n'est pas absurde de taxer des entreprises au fort potentiel en leur appliquant cette taxe de 2 % sur le patrimoine ? Alors je vais répondre à votre question.

D'abord, je vais vous dire oui évidemment nous soutenons la taxe Zukman. D'ailleurs, la première fois qu'elle a été adoptée à l'Assemblée nationale, c'était l'année dernière sur la proposition des insoumis à l'intérieur de la discussion budgétaire. Ça c'est la première chose que je veux vous dire.

Deuxièmement, pourquoi cette proposition ressort aujourd'hui dans le débat public ? Parce qu'on a un problème de justice fiscale, c'est-à-dire qu'on a des personnes qui ont un patrimoine immense supérieur à 100 millions d'euros ou supérieur à à à à à 1 milliard d'euros et qui en vérité paye moins d'impôts proportionnellement, y compris que les plus riches en France. C'est-à-dire que quand vous êtes dans les 01 % les plus riches en France, vous payez 45 % de taux d'imposition moyen.

Quand vous êtes dans les 0,002 %, c'est-à-dire les personnes dont on est en train de parler, vous payez à peu près 25 % d'impôts. Pourquoi ? Parce que il y a des gens qui ont trouvé une manière de contourner l'impôt sur le revenu, que ce soit les revenus du travail ou du capital à travers des holdings, c'est-à-dire des entreprises qu'on constitue, qui détiennent des parts dans d'autres entreprises et au lieu de toucher l'argent, on les place dans ces holdings et ces holdings permettent d'échapper à l'impôt.

La question c'est comment comment lutter ? Est-ce que la taxe la mise adaptée pour lutter làdessus ? Bien sûr.

Alors ensuite vous dites il y a des gens de la tech qui ont dit qu'ils étaient pas d'accord. C'est vrai. Il y a aussi des gens de la tech qui ont dit qu'ils étaient d'accord hein.

Premièrement d'accord pour plus de justice fiscale mais pas pour la taxe du Zukman qui ferait que on est obligé de vendre pour payer c réponses elles ont déjà été proposées. Franchement les exemples qu'on prend des des licornes, il y en a peut-être 20 30 qui peuvent être concernés par cette taxe sur les 1800 personnes dont on est en train de parler. il a déjà été amplement répondu qu'on pouvait échelonner le paiement de l'impôt par exemple s'il y a pas les liquidités immédiates, qu'on pouvait avoir un un dispositif dans lequel la banque publique d'investissement ou l'État prennent des actions, quitte à ensuite les rétrocéder une fois que les les personnes qui les détiennent touchent ses liquidités.

Enfin, je veux dire, toute l'année euh le le le Bercy travaille avec des personnes qui ont beaucoup d'argent sur l'échelonnement des paiements de l'impôt. Je vois pas pourquoi on pourrait pas le faire sur la tech aujourd'hui. C'est l'arbre qui cache la forêt, qui vise à protéger ceux qui utilisent vraiment les holdings pour contourner l'impôt.

Donc franchement, je trouve que c'est un argument de mauvaise foi qui est employé de la part de gens qui en vérité veulent protéger le patrimoine qu'il place dans ces holdings et qui échappent de manière honteuse à l'impôt. Vous pouvez pas accepter l'idée que ceux qui gagnent plus contribuent moins que les autres alors qu'on est manifestement, c'est vous qui le disez, dans des difficultés budgétaires. C'est normal, monsieur à challenge ce que péraz les grandes entreprises chaque année et comparé aux dividendes que les actionnaires perçoivent.

Oui, pour la moitié des plus grandes fortunes, la taxe zu l'intégralité des dividendes. Donc ces gens-là, est-ce que vous pouvez imaginer que si vous leur dites ben l'année prochaine tous les dividendes seront pour l'État, il y ait pas des il y a des réactions de délocalisation de Est-ce que vous est-ce que vous imaginez n'imaginez pas qu'il y aura des réactions négatives sur l'investissement en France tout simplement ? Écoutez plusieurs choses par rapport à ce que vous êtes en train de dire.

Il y a un organisme rattaché à Matignon, il est pas insoumis, un conseil d'analyse économique qui a déjà produit un rapport sur cette pseudo menace d'exil fiscal qui démontre que c'est extrêmement marginal, inférieur à 1 %, que honnêtement c'est c'est pas une critique qui est une critique que je prends en compte personnellement dans ma réflexion. Deuxièmement, les le patrimoine des gens dont on est en train de parler augmente chaque année de 6 à 7 % en moyenne. Bon, donc si vous demandez à ces gens-là de contribuer à hauteur de 2 % de leur patrimoine, ils vont continuer à s'enrichir.

Donc pardon, mais c'est quand même normal que ces gens-là ils contribuent davantage à ce qu' contribuent aujourd'hui. Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le patrimoine des 500 fortunes, plus grande fortune de ce pays a été multiplié par deux. D'accord ?

Et dans le même temps, les salaires réels, c'est-à-dire les salaires ramenés à l'inflation, ont été ont baissé de 3 %. Comment vous pouvez accepter une situation ? Aucun impact négatif.

C'est pas aucun impact, c'est c'est indispensable de faire en sorte que les plus riches aujourd'hui contribuent davantage. Et d'ailleurs la taxman n'est qu'un des outils qui doit permettre de rétablir davantage de justice dans beaucoup de critiques contre l'attaque Zukman. pas forcément que des grands patrons aussi parfois chez les artisans, les commerçants.

Oui, pas seulement les multinationales. Le président de l'Union des commerçants et artisans et professions libérales disait la semaine dernière taxer l'outil de travail c'est tuer la poule aux odeurs. Il avait cette formule.

Le sujet aujourd'hui en France, c'est de partager les œufs, pas de tuer la poule. Quand ce sont les commerçants et les artisans qui le disent, eux-mêmes, bien entendu ne sont pas concernés. Ils ne sont pas exposés à à payer la taxe ZUPAN parce qu'ils n'ont ils n'ont pas une des revenus aussi considérables ni des patrimoine aussi élevé.

Ça ça ne vous fait pas réagir d'entendre cet argument taxer l'outil de travail c'est c'est empêcher la production en France. Ça me fait réagir. Je pense que ces personnes se trompent et je pense qu'elles sont manipulées aujourd'hui par des représentants d'un secteur extrêmement étroit du patronat.

En l'occurrence les représentants du MF des artisans, ils sont manipulés par Je pense que quand ils reprennent, pas tous évidemment, mais quand ils reprennent ces arguments, ils s'alignent sur les intérêts d'un secteur extrêmement faible, petit du patronat qui en vérité ne défend pas les entreprises, défend les ultra riches. Pardon, je ne vois pas pourquoi le MEDEF a un rapport avec la question de la fiscalité sur les plus riches. En fait, c'est plus le MEDF, c'est le le le Murdef, le mouvement des ultra riches de France.

Et pardon, ils défendent les intérêts qui ne sont pas les intérêts des entrepreneurs, des artisans ou des commerçants. Précisément parce que les artisans dont vous êtes en train de parler ou les commerçants, si on ne met pas à contribution les ultra riches comme il faut le faire aujourd'hui, alors on va mettre à contribution l'ensemble du pays, l'ensemble des des salariés, l'ensemble des personnes qui consomment. Et donc les commerçants, ils vont le traduire dans leur chiffre d'affaires.

Les artisans, évidment, ils n'ont pas intérêt à une politique d'austérité budgétaire. une politique qui comprime la dépense publique ou l'investissement public, bah c'est une une politique qui se traduit pour les artisans par exemple par moins de commande publique, donc par moins d'activité. Une politique qui baisse le pouvoir d'achat des Françaises et des Français pour les restaurateurs par exemple, ça se traduit par moins d'activités.

Donc je pense qu'il se trompent si croi les sornettes que leur raconte le MDF à longueur d'antenne et à longueur de journée. Et d'ailleurs, j'ai noté que d'autres organisations professionnelles ne sont pas alignées sur les positions du MEDF. Quand le MEDF dit "Je vais faire un meeting contre la taxe Zucman", d'autres organisations professionnelles disent "Non, non, nous on n'est pas là-dedans, on n'est pas d'accord, il faut plus organisation des artisans dont dont il parle." Donc c'est l'UD de paix.

Oui. Oui. Précisément.

C'est pour ça que je vous dis, vous voyez, je pense que le MDF ne représente pas l'intérêt de l'ensemble des autant critique quand même pas ne suis pas l'attaque vous prenez ce qui vous arrange dans ce que vous remarqué mais moi je suis prêt à en débattre évidemment avec l'UDP avec qui que ce soit mais l'UDP n'a rien à craindre d'une d'une taxman et la taxman pardon n'inclu pas l'outil de travail ce n'est pas vrai inut attz inclu ce qu'on appelle les biens professionnel Non, ça c'est Attendez, monsieur l' bien professionnel, c'est l'outil de travail. Ce sont les entrepris. Ça ça s'appelle euh c'est vous utilisez des mots pour faire croire qu'on va taxer l'entreprise.

On ne taxe pas l'entreprise, on taxe le patrimoine des individus et notamment dans le patrimoine des individus les pars qu'ils peuvent détenir dans des c'est un vieux débat parce que sur l'ISF, il y avait un débat aussi sur les biens professionnels ou non. Un autre mot parce que vous avez cité justement ce chiffre sur la politique d'Emmanuel Macron, c'est cadeaux fiscaux. Hervé Gaten, vous avez pas la même analyse, ça vous surprendra pas.

Emmanuel Bonparin, alors en général lorsque lorsque vous évoquez les cadeaux fiscaux, c'est votre expression fait par Emmanuel Macron depuis 2017 à ceux que vous appelez les plus riches, vous évaluez ce montant à 60 milliards d'euros. La cour des comptes relève que sur ces baisses et suppression d'impôts, à peu près entre 35 et 40 % est représenté par la suppression de la taxe d'habitation pour l'ensemble des Français et par la suppression de la redevance télé. Est-ce que ça veut dire que vous critiquez également cette mesure et est-ce que ça veut dire que la France insoumise envisagerait éventuellement de rétablir la taxe d'habitation et la redevance télé ?

Bon d'abord la suppression de la taxe d'habitation. Toutes les personnes qui habitent qui ont un logement, qui sont propriétaires d'un logement aujourd'hui dans une ville savent qu'elle a été largement compensée par l'augmentation de la fiscalité local parce que comciè mais c'est pas les mêmes ça vient pas pour les mêmes personnes. Donc non mais je vais pas attendez, je vais répondre à votre question mais donc je vais pas maintenant vous proposer de la réintroduire alors que il la paye déjà d'un certain point de vue par l'augmentation de la taxe foncière.

Maintenant, je vais vous dire les choses très simples. La politique d'Emmanuel Macron depuis 2017, son impact dans la population, il a été évalué notamment par l'Institut des politique publique. Cette politique, elle a profité 80, écoutez-moi bien, 80 fois plus 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % les plus pauvres.

Tout est dit. Donc, vous pouvez me prendre un exemple de la taxe d'habitation. Cette politique là a profité étude de l'Institut des politiques publiques 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % les plus pauvres.

Donc je ne suis pas d'accord avec cette politique. Je pense qu'elle n'est pas juste et je pense qu'il faut complètement tourner la page de cette polique. Vous êtes d'accord que supprimer la taxe d'habitation, c'est pas un cadeau fait au plus riche.

Ben ça dépend. Euh tout le monde ne paye pas la taxe d'habitation et à l'intérieur des gens qui ont bénéficié de la suppression de la taxe d'habitation, il y a des personnes très riches qui en ont profité. Il y a aussi des personnes moins riches qui en ont profité.

Et proportionnellement, c'est le chiffre que je vous ai donné, cette politique celle-là plus les autres annonces parce que je vous m'avez pris la taxe d'habitation, mais je pourrais vous parler de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune euh de rétablissement de la flat taxe. Ça c'est des politiques qui ont profité quasiment sur les baiss de recettes. Certains aussi de ces baisses de recettes, ça a bénéficié.

Je vous ai dit 80 fois plus et si vous voulez contester mon chiffre, donnez-moi des éléments. Mais moi, je m'appuie sur une étude de l'Institut des politiques publiques sur la question des retraites que vous que vous résumez puisqueeffectivement il il parlait d'un segment mais cette cette étude disait aussi que les classes moyennes avaient aussi beaucoup bénéficié de ces baiss d'impôts. C'était le sens de la question de mon collègue.

C'està-dire que c'est ces baisses de taxes d'habitation c'est 20 milliards. Donc évidemment l'ensemble de la population en a en a quand même profité. Bah écoutez, je vous ai donné un chiffre tout à l'heure, celui-là aussi vous pouvez le vérifier. le salaire réel des Français a baissé de 3 %.

Voilà. Et par contre, si vous voulez, on peut parler des dividendes qui ont augmenté de 80 % parce que ça ça a profité très concrètement à des gens. On peut parler du patrimoine des plus riches qui a été multiplié par deux.

Si vous me présentez un français euh qui ne fait pas partie des plus riches et dont le patrimoine a été multiplié par deux, je veux bien le rencontrer mais je pense qu'il n'existe aux pistes budgétaires sur on a vu le diagnostic, on connaît le diagnostic de nos finances publiques qui préoccupe beaucoup d'observateurs. La réforme des retraites dans tout cela, ma question est-ce que vous la maintenez toujours vu le coût potentiellement pharamineux qu'elle qu'elle comporte ? C'est-à-dire, est-ce que on revient à 60 ans avec 60 annu unités ?

J'ai souvenir d'une évaluation de l'Institut montaine qui parlait de 80 milliards d'euros. Donc ce qui veut dire mais vous donc est-ce que vous comment imaginez financer une telle réforme sachant que la taxe du dont on parle pour au maximum c'est 20 milliards même si beaucoup sont pas d'accord avec le on parle pas des mêmes choses. Vous êtes d'accord ?

Voà voyez 80 20 je vais y venir. On essaie d'être précis. La tax du ça concerne des recettes de l'État.

Là, quand on parle de la de la retraite, on parle des recettes de la sécurité sociale. Mais les socialistes disent par exemple que la taxe humaine peut financer une suspension de la réforme. Enfin, je sais pas pourquoi les socialistes disent ça parce que c'est pas les mêmes budgets.

Mais si vous voulez, je vais vous dire, on peut faire des transferts, mais justement je pense qu'il faut éviter de faire des transferts et d'ailleurs ça va être la réponse que je vais vous faire sur ce sujet. Euh moi, je ne je sais pas d'où sort le chiffre de 80 milliards d'euros. Nous notre chiffrage il est très clair, c'est 28 milliards d'euros sur la la retraite à 60 ans et 28 milliards d'euros, c'est précisément exactement le montant des exonérations de cotisation sociales qui ont été accordées par l'État aux entreprises ces dernières années qui n'ont pas été compensées que vous voudriez supprimer.

Ben non, je veux rétablir le financement. les exonérations donc les supprimer les exonération ces exonérations là oui il faut les supprimer ou c'est celle qui concerne les bas salaires ou alors faut les compenser parce que si vous faites des exonérations de cotisation et que vous ne les compensez pas vous creusez artificiellement le trou de la sécurité sociale et puis ensuite vous venez sur les plateaux télévision pas vous je je vous prends là comme pour débattre vous venez ensuite sur les plateaux et vous dites "Ah bah la sécurité sociale il y a un déficit il faut qu'on parte plus tard à la retraite ou qu'on soit moins soigné il faut augmenter le doublement des franchises médical vous êtes d'accord ce coup Non non, le coût il a été créé par le déficit de la sécurité sociale a été créé artificiellement en France par le fait qu'on a fait des exonérations de cotisation sociale et qu'on ne les a pas compensé. C'est précisément exactement les mêmes chiffres, c'est mathématiques.

Vous voulez les supprimer ces exonérations ? C'est intéressant parce que elle concerne essentiellement les bas salaires. Mais ça dépend lesquel.

Je vais pas jour mais je vais pas du jour au lendemain euh avoir une décision qui va se traduire par le fait que le coût pour une personne en bas salaire va tout de suite augmenter de manière significative. Je pense qu'il faut faire les choses de manière raisonnable et de manière sérieuse. Mais cette logique là, je ne suis pas d'accord avec cette logique là.

Et donc il y a un certain nombre de ces exonérations que effectivement il faut il faut supprimer et d'autres au moins dans un premier temps qu'il faut compenser. D'un mot Herv Gat vous pour vous c'est un peu une exception française ce débat sur les retraites en tout cas du point de vue de la France insoumise de toute évidence quand vous regardez le reste de l'Europe ça ne vous frappe pas de voir que l'Espagne l'Allemagne l'Italie sont à 66 ans comme âge légal de départ non pardon l'Italie c'est 67 ans. La Grèce c'est presque 68 ans.

Et nous en France on pourrait faire 60 ans. Qu'est-ce qui se passe en France ? Il y a un microclimat qui fait que nous on pourrait travailler moins longtemps que les autres tout en finançant nos systèmes sociaux.

Monsieur Gatén, parce que vous connaissez bien votre dossier, vous connaissez la durée de cotisation en Espagne, dites-nous. Elle est inférieure à 40 annuités. Et donc donc nous, on part plus tôt mais on travaille plus longtemps.

Quelle conclusion vous en tirez ? J'en tire que pourquoi les Espagnols considèrent qu'on peut faire moins de 40 annuités et nous en France ça devrait faire 42 ou 43 ans. C'est vous qui avez pris une comparaison internationale, c'est pas moi.

Donc vous pouvez pas comparer des modèles peut-être que c'est eu égard à la situation financière de notre région. Écoutez, vous comparez vous comparez mais c'est vous qui avez pris un exemple international. Vous comparez des modèles sur la base d'un seul paramètre, l'âge de départ.

Or dans les modèles de retraite aujourd'hui en Europe, il y a l'âge de départ et a la durée de cotisation qui compte. Donc votre comparaison, pardon, c'est vous qui avez voulu prendre Vous pensez que dans tous les autres pays, on cotise beaucoup plus que qu'en France. Non, je dis que il y a des pays où l'âge de départ est effectivement plus important qu'en France et puis il y a des pays où la durée de cotisation est plus importante qu'en France et puis il y a des pays où la durée de cotisation est plus faible qu'en France et puis il y a des pays où par exemple il y a des fois la retraite est à 60 ans pour les femmes dans certains pays en Europe et ça vous le prenez jamais comme exemple.

Donc je dis qu'on peut quand même faire notre propre modèle sur la base des modalités de financement qu'on a envie de générer qu'après c'est des choix politiques. Et ben moi je considère que quand on a travailler toute sa vie, quand on a travaillé toute sa vie, quand on arrive à 60 ans qu'on a le dos cassé, qu'on est fatigué, qu'on est malade, qu'on a contribué et ben oui, je pense qu'on doit pouvoir profiter de ces quelques années à la retraite. Attendez, je termine.

Vous savez que l'espérance de vie en bonne santé aujourd'hui en France, elle est à 62 63 ans. Est-ce que vous considérez normal qu'on puisse pas partir à la retraite avant d'avoir atteint son espérance de vie en bonne santé ? Est-ce que vous pensez que la retraite s'est réservée à quand on est plus en bonne santé ?

Bah moi c'est pas ma vision de la société Stéphanie Despierres, est-ce que on pourra y revenir si vous voulez un débat qui existe sur la taxe du vous avez dit le pays est favorable, vous avez l'air d'estimer qu'il y a une majorité à l'assemblée pour la voter. Pourquoi justement ne pas laisser le débat budgétaire se faire pour le démontrer et tout de suite poser une motion de censure ? Parce qu'on l'a déjà fait l'année dernière madame la taxe.

Mais c'est une proposition de loi là. Si vous le faites voter durant le budget, c'est un peu plus. Pardon, excusez-moi.

Vos informations sont pas bonnes. l'année dernière à l'Assemblée nationale dans le débat budgétaire en commission puisque en hémicycle on n pas pu puisqueil y a eu sauf non mais même en hémicycle je crois sur la sécurité sociale à voir mais en tout cas sur la taxe zukman ça devait être en commission ça a été adopté par l'Assemblée nationale ensuite il y a une proposition lo contre a dit qu'il était contre le bloc central non est-ce qu'il y a une majorité aujourd'hui mais il s'est absolu la dernière fois faut peut-être qu'il accorde un petit peu ses violons hein et ses positions mais madame je je pourrais suivre votre raisonnement si monsieur le Cornu avait dit qu'à la fin il n'y aurait pas de 493. Mais sinon pour quoi faire ?

Pour faire une démonstration et puis à la fin monsieur le Cornu disent bon ben on va faire 493 et quand monsieur le Cornu va faire 493, il va choisir les amendements qu'il va laisser dans le budget final. Et donc je serais très content d'avoir réussi à faire voter la taxe Zucman par une majorité de députés à l'Assemblée nationale mais elle sera pas dans le budget final. Il dit qu'il va essayer d'éviter d'utiliser le 493.

On peut peut-être le croire jusqu'au bout. Franchement, monsieur Barnier disait la même chose. Si vous me présentez à un premier ministre depuis l'histoire de la 5e République qui vous dit "Je serais super content d'utiliser le 493, je veux bien que vous me le présentiez." Mais lui non plus, il n'existe pas.

Franchement, quelqu'un qui dit "Je vais essayer de pas le faire", c'est que il a l'intention de le faire à la fin ou alors il dirait dès le début je prends l'engagement faire mais solennel de ne pas l'utiliser. Ce qu'il ne fait pas. Hugo, une question.

Euh, on reste sur le sujet de l'Assemblée nationale. Demain, la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants des mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste va élire son président. Elle est souvent étiqueté comme étant une commission d'enquête anti LFI de la part de la droite.

Est-ce qu'elle vous inquiète cette cette commission d'enquête ? Non, je la trouve ridicule. Euh je la trouve ridicule.

Elle a été retoquée une première fois à l'Assemblée nationale parce que précisément elle ciblait la France assoumise. Euh finalement comme elle a été retoquée l'ont réécrit pour dire qu'elle ciblait tout le monde. Ils ont déjà perdu euh 3 mois de commission d'enquête parce qu'ils sont pas capables de de décrire quelque chose bien.

Et je trouve ça pitoyable et ridicule. Maintenant s'ils veulent jouer à ce jeu-là d'une commission d'enquête qui normalement est censée faire des choses sérieuses, pas servir d'outil pour tenter de dénigrer une formation politique et ben on s'en saisira. Et puis on parlait de monsieur Sarkozi qui a des liens avec la Libye de monsieur Kaddafi.

Bah peut-être qu'on pourra l'inviter s'il est pas en prison à ce moment-là devant la commission d'enquête pour nous en parler. Vous attendz à des convocations des membres de la France insoumise ou pas ? Mais pourquoi il y aurait des convocations des membres de la France insoumises ?

Une commission d'enquête anti anti-insoumise. On peut se Mais elle est plus anti-insoumise. Le titre a été changé.

Oui mais si ça concerne tout le monde, vous serez peut-être auditionné au même titre. Ah mais si tout le monde est auditionné, moi j'ai pas de problème à être auditionné. J'ai rien à cacher sur ce sujet parce que moi en l'occurrence je n'ai niffaires avec la Libye de monsieur Kaddafi ni comme le Rassemblement national par exemple était avoir eu des anciens candidats qui ont financé l'entreprise La Farge en Syrie au moment de Daesh ou des choses comme ça.

Donc moi je je je leur ai déjà dit je leur conseille de pas ouvrir ce dossier parce que c'est pas à la France insouise que ça va faire du mal parce que la France insoumise sur ce sujet elle n'a rien à se reprocher. Par contre, je pense qu'il y a un certain nombre de partis politiques en place qui depuis des années ont des liens assez troubles avec des réseaux et s'ils veulent qu'on y qu'on en donne la lumière, vous pouvez compter sur nous pour le faire. Vous avez voulu faire interdire aussi un livre sur ces questions ?

Non non non madame non, je n'ai rien voulu faire interdire du tout. Vous avez demandé à le lire au préalable av avant publication faire interdire. La justice ?

Oui. Enfin ça faut quand même dire que vous voulez avoir une visée sur un livre écrit par des journalistes avant qu'il soit publié et la justice vous a débouté. Mais madame si demain j'écris un livre dans lequel je raconte des horreurs sur vous et vous êtes au courant que dans 10 jours il va sortir peut-être parce que c'est votre droit.

Vous allez faire une démarche pour avoir connaissance de ce livre. Attendez madame. Non, la liberté d'expression non madame, la liberté d'expression, elle a des limites.

Euh la liberté d'expression, il y a des règles déontologiques quand on fait un travail de journaliste. Si demain je raconte des choses complètement fausses sur vous, vous allez pouvoir porter plainte contre moi et à juste titre. Et pour ça, vous avez besoin d'avoir connaissance de ce livre.

C'est une démarche assez courante avant la publication d'un ouvrage, de savoir ce qu'il y a à l'intérieur pour savoir si ça doit engager des procédures judiciaires ou pas. Allez, on va continuer. Vous le feriez vous aussi, madame, si vous saviez que dans 10 jours, il y allait un livre qui allait sortir pour raconter des horreurs sur vous qui ne correspondent pas à la réalité et qui s'appuent sur aucune base sérieuse et réelle.

On reste avec vous Stéphanie justement parce qu'on va parler d'élections à venir législative, présidentielle peut-être, mais il y a des élections internes à l'Assemblée à surveiller mercredi. Stéphanie, c'est les élections du bureau. Donc, renouvellement des postes clés à l'Assemblée nationale.

Pourquoi vous apaisez toujours à la présence du Rassemblement national alors que une partie du pays a voté pour des députés du Rassemblement national ? qui n'aurait pas le droit de participer à la vie de l'institution qui est l'Assemblée nationale. Mais les députés du Rassemblement national ont été élus, ils siègent à l'Assemblée nationale.

Cette question là n'est pas en cause. Ensuite, c'est un deuxième sujet de décider quel est l'exécutif de l'Assemblée nationale. Et moi, il me semble que l'année dernière au moment des élections législatives, il y a eu un mouvement populaire assez profond pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir et il me semble assez légitime que ce mouvement il se traduise aussi par des décisions parlementaires.

Donc l'année dernière, nous nous sommes opposés au fait que le Rassemblement national rentre au bureau de l'Assemblée nationale et on continue à s'y opposer. De ce point de vue-là, on n'a pas changé d'avis. Maintenant, je vois bien comment il y a des discussions entre les macronistes et le Rassemblement national où en quelque sorte le Rassemblement national est en train de faire acheter sans doute sa non censure du gouvernement de monsieur le Cornu contre quelques postes à l'Assemblée nationale.

Bon et ben je dis aux électrices et aux électeurs du Rassemblement national, voyez comment vous êtes considéré. C'est-à-dire que plutôt que de savoir le contenu de la politique qui va s'appliquer pour vous, le Rassemblement national essaie de échanger une non censure contre le fait qu'ils ont quelques postes singlants à la vice-présidence de la pent que Marine Le Pen ne va pas censurer le gouvernement juste parce qu'elle obtient deux vice-présidences à l'Assemblée nous. On se retrouve dans quelques jours et on verra si le Rassemblement national aura censuré ou pas le gouvernement.

Vous avez à l'heure actuelle la majorité de la gauche a la majorité au bureau de l'Assemblée nationale. S'il y a des votes poste par poste mercredi après-midi, vous risquez de perdre gros. C'est la vie, c'est les élections.

Bah si vous êtes démocrate, moi je suis démocrate. Si si on perd les élections internes, puisque c'est des élections internes, j'entends parfois dire oui mais il faudrait que chaque groupe soit représenté à la proportionnelle. Mais dans ce cas, il faut pas faire d'élection.

Il faut faire une représentation automatique des équilibres de l'Assemblée nationale au bureau de l'Assemblée. C'est pas ce que dit notre règlement. Ce que dit notre règlement, c'est qu'il y a des votes.

Faut s'efforcer de à rechercher sans a votes à la majorité. Donc dans les votes à la majorité, pardon, mais moi je vais pas voter pour un candidat du Rassemblement national, je l'assume. Si vous perdez des postes au bureau, si vous n'êtes plus majoritaire, est-ce que ça veut dire que vous n'êtes plus majoritaire à l'Assemblée ?

Parce que souvent vous vous vous targuez d'être majoritaire dans le bureau de l'Assemblée nationale pour dire que la qu'il y a une majorité de gauche dans le pays et à l'assemblée formation. Non, pardon, excusez-moi, vous trouverez jamais un seul propos de ma part qui dit que nous aurions la majorité absolue à l'Assemblée nationale pour une raison pour une raison. Ben oui, mais ça c'est une évidence.

C'est parce que je pense que vous êtes plus nombreux que le socle commun. C'était la bataille aussi. Non mais attendez, attendez, attendez s'il vous plaît, ne mélangeons pas deux choses.

Nous avons eu la majorité au bureau de l'Assemblée nationale et effectivement, nous avons dit à plusieurs reprises que nous avions la majorité au bureau de l'Assemblée nationale. Ensuite, il y a un deuxième sujet qui est l'interprétation du résultat des dernières élections législatives. Je dis que aux dernières élections législatives, parmi les coalitions qui se sont présentées unies devant les électrices et les électeurs, c'est le Nouveau Front populaire qui dispose du plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale.

C'est mathématique, c'est clair. et que dans toute démocratie puisque monsieur Gâtot prenait tout à l'heure des comparaisons avec d'autres pays en Espagne, en Italie, en Allemagne, quand une formation politique a la plus grande coalition parlementaire, c'est d'abord à elle qu'on propose de confier un gouvernement et que monsieur Macron en refusant de le faire a fait un coup de force un démocratie et que c'est une très très mauvaise chose d'avoir fait ça parce que je pense que ça risque en plus de dégoûter les Françaises et les Français des élections. Vous parlez des anciennes élections législatives, je vais vous parler des prochaines puisque il y en aura peut-être bientôt, on ne sait pas encore.

Regardez, je vous fais réagir d'abord à cette image. Regardez cette image de la gauche. La gauche sans la France insoumis.

C'était la réunion de plusieurs dirigeants de gauche avec Carole Delga, les rencontres de la gauche. Vous avez pas été invité, vous les insoumis ? Qu'est-ce que ça vous inspire de ne pas être sur cette photo de famille ? du soulagement parce que j'ai pas l'intention de d'être de participer à des événements avec madame Delga qui est une opposante par exemple au projet du Nouveau Front populaire qui défend le le projet d'autoroute à 69 qui est aujourd'hui largement critiqué pour son impact climatique et son impact environnemental et pour le reste si madame Delga en a le droit veut se présenter aux élections présidentielles et si certains veulent la soutenir ils en ont tout à fait le droit et c'est les électrices et les électeurs qui trancheront et qui décideront dans quelle direction ils ont envie ils ont envie d'aller.

Il y avait une élection législative partielle hier dans une circonscription, la 5e circonscription des Français et de l'étranger. Il y avait une candidature soutenue par la France insoumise et par les écologistes. Il y avait une candidature du Parti socialiste, il y avait une candidature de place publique.

C'est la candidate de la France sommise qui est arrivé en tête à gauche et qui sera qualifiée pour le second tour sur une participation, on le sait tout le temps en cas de partiel très difficile tout à fait raison mais il y a eu cet élément là et qui mesure certain point de vue PPS est devant LFI. Euh oui, d'accord. Mais vous pouvez faire si vous voulez plein de calcul avec je peux vous prendre le total de d'une autre candidature citoyenne et ça n'a pas de sens.

Herv justement de cette question si il y a une dissolution des élections législatives jusqu'où l'Union de la gauche Hervé ? Aux prochaines élections législatives d'ailleurs en cas de dissolution ou même s'il n'y a pas de dissolution. Est-ce que l'objectif de la France insoumise, c'est de présenter des candidatures partout ou est-ce que vous souhaitez ardemment la reconduction du nouveau Front populaire avec vos amis socialistes et écologistes et communistes ?

Mais nous, on a dit euh les choses de manière très claire déjà depuis plusieurs semaines. S'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, nous nous proposerons une alliance autour d'un programme, le programme du nouveau Front populaire. point à la ligne.

J'ai entendu que le Parti socialiste disait désormais que le programme du nouveau Front populaire n'était plus son programme. J'ai entendu monsieur Valallot, monsieur Fort il n'y a plus d'accord programmatique possible avec la France insoumise, c'est-à-dire le programme du nouveau Front populaire qu'on a signé l'année dernière. En quelque sorte, on l'a déchiré et on l'a mis à la poubelle.

C'est leur choix. Mais en ce qui me concerne, je reste fidèle aux engagements que j'ai pris devant les électrices et les électeurs. Et je proposerai à toutes celles et à tous ceux qui veulent défendre avec nous le programme que nous avons défendu ensemble l'année dernière de le faire à nouveau.

Est-ce que c'est pas théor Est-ce que cet engagement, vu les divergences qui se sont révélées ces derniers mois entre vous, idéologiquement, est-ce qu'on peut dire "Venez avec nous faire le nouveau Front populaire ?" Est-ce que c'est pas un vœu pieux ? Ben, c'est pas théorique, c'est très concret.

Il y a un programme des engagements programmatiques. Moi, je crois au programme dans les élections. Peut-être que c'est un peu désué mais moi je crois au programme dans les élections.

Je crois qu'il faut prendre les électrices et les électeurs au sérieux que c'est des gens intelligents qui peuvent consulter et après ils donnent leur point de vue. Moi, je reste fidèle au même programme parce qu'il y a pas de raison d'avoir changé d'avis depuis un an. Si le Parti socialiste veut défendre un autre programme, il déposera ses propres candidatures.

C'est la vie. Donc c'est à prendre ou à laisser. Bah le programme du nouveau front Pulire, il y a pas de raison d'en retirer quoi que ce soit.

Et d'ailleurs, je pense que euh euh les écologistes, les communistes, euh les insoumis ont tous dit à quel point il considérait que ce programme du nouveau Front populaire restait toujours valable aujourd'hui. Et le Front républicain. Le Front républicain au second tour s'il y a euh la possibilité, le risque d'une élection euh au 2e tour, moi j'ai toujours appelé à battre le Rassemblement national sans exception.

Mais j'ai toujours appelé à battre le Rassemblement national sans exception. Et j'entends parfois le Rassemblement national dire "Oui, il y a eu des combines de second tour et cetera mais attendez, pardon, mais si le Rassemblement national a été battu dans des circonscriptions, c'est parce que les électrices et les électeurs ont décidé de les battre. C'est pas les partis politiques qui votent à la place des électrices et des électeurs.

Non, justement sur ces électeurs, il y en a dans le chat qui le signalent qui sont inquiets justement de vos divisions, de vos querelles, de des clashes que vous faites par tweet interposé et de façon bipartiste et cetera. Euh qu'est-ce que vous répondez à ce qu' on peur justement de vos enguelades perpétuelles sur les réseaux sociaux de ceux qui disent "Oui, le PS c'est pas la vraie gauche, oui, mais LFI c'est des antisémites." Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui sont inquiets d'une arrivée au pouvoir de l'extrême droite potentiellement ?

Je leur dit que le sujet c'est pas des ongelades. Moi je suis fâché avec personne. Je cherche pas à régler des comptes personnels.

Le sujet c'est des stratégies politiques et des engagements programmatiques. Le Parti socialiste, écoutez, le Parti socialiste a refusé de censurer le gouvernement de monsieur Bairou. Donc le Parti socialiste a laissé passer le budget de monsieur Bairou.

À l'époque, il nous a présenté qu'il avait obtenu en échange des grandes victoires qui allaient changer la vie des Françaises et des Français. Aujourd'hui, quand vous interrogez les socialistes, ils reconnaissent qu'ils se sont fait rouler dans la farine. Mon sujet, c'est pas les tweets les choses.

Mon sujet, c'est la réalité des politiquesent quand il voi leur dis aux gens, je leur dis aux gens, regardez la réalité des politiques mises en place. Regardez ceux qui sont fidèles aux engagements qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs. Regardez ceux qui ne transigent pas.

Regardez ceux qui n'abandonnent pas leur principe et c'est à eux qu'il faut faire confiance. Il y aura deux candidatures de gauche en 2027, ça paraît inévitable. de au moins, je sais pas, on verra.

En tout cas, je pense qu'il y aura évidemment une candidature porteuse de la continuité avec le programme qu'on a défendu en 2022 avec la NUPES, en 2024 avec le Nouveau Front populire et nous nous porterons cette continuité. Après, si au Parti socialistes, certains veulent proposer euh en quelque sorte une candidature plutôt de la gauche hollandiste, hein, du retour de François Hollande, ben moi, je suis pas d'accord avec eux, mais évidemment dans une élection, ils ont le droit de se présenter, puis après c'est les électrices et les électeurs qui trancheront. C'est loin 2027, hein, priorité, c'est encore planifié à 2027 plus préoccupé par ce qui va se passer dans les prochains jours.

On va continuer à parler. On voulait vous entendre Manuel Bompard sur la question de l'écologie. Comment embarquer les classes populaires ? concilier ce qu'on appelle un peu fin du monde, fin du mois.

Regardez d'abord ce sujet de Marco Pomier. Face à vous Manuel Bompard, un essayiste de l'écologie. Un sujet politique et social, c'est la conviction de notre invité.

Journaliste au Nouvels passé par Lagfi puis Libération. Son actu, c'est ce livre Les vivè ne tombe pas du ciel. Une réflexion sur le rejet de l'écologie par les classes populaires, ce qu'il appelle l'écolophobie.

Par ailleurs, c'est souvent des gens qui ont des pratiques d'écologie dans leur quotidien un peu contraintes mais dont il tirent un plaisir et une fierté. Donc c'est pas du tout des gens pour qui ça ne compte pas. En revanche, ce qu'ils disent c'est que psychiquement leur leur leur espace psychique est d'abord occupé à boucler le fin de mois.

C'est ce qu'on peut comprendre. Première source de tension pour ces milieux populaires, le sentiment d'injustice face à des mesures qu'elle juge discriminatoire. Taxe carbone, c'était vraiment très net, hein.

Les les gens qui voyagent en avion ne payent pas de taxe carbone. Les gens qui ont besoin d'une voiture pour aller au travail paye une taxe carbone. Et pourtant, selon notre invité, ce ne sont pas les foyers modestes qui doutent du climat.

Les vrais climatosceptiques se trouveraient en haut dans les bureaux des élites économiques et de la haute administration. Un constat que vous partagez Manuel Bonpard. Pourtant, notre invité souhaite vous interpeller.

Quelles sont les propositions concrètes de la France insoumise ? pour décarboner l'industrie sans tomber dans l'écologie punitive. Comment rendre l'écologie juste pour tous ?

Face à vous ÉRC et Shiman. Eric et Shiman. Bonsoir.

Bonsoir. Votre livre Léviper ne tombe pas du ciel. Vous êtes journaliste au Nouvels et donc justement vous vous interrogez, on l'a vu dans le sujet de Marco Pomier, comment embarquer un peu tout le monde ?

Quelle est votre question, votre interpellation pour Manuel Bompard ? Alors, l'interpellation, c'est que l'écologie a été une grande cause de la gauche jusqu'à il y a il y a 2 3 ans, c'est devenu plus compliqué, on l'a vu avec le vote sur les ADFE ces derniers temps. C'est moins les divisions que je veux mettre en sur lesquelles je veux vous interpeller.

Ce que plutôt sur l'avenir et le programme, la France insoumise se distingue par rapport au discours écologique classique en ayant jamais choisi le registre des petits gestes. Donc c'est pas c'est pas ça mon sujet. En revanche, vous vous plaidez pour une planification écologique.

Vous avez introduit le terme dans la discussion publique. Il a d'ailleurs été repris par Emmanuel Macron avec un début de mise en œuvre via le secrétariat général à la planification écologique. Mais voilà, si j'ai du coup je suis allé reprendre le le programme, il y a des entrées, des tas de chapitres intéressantes, mais on se demande par exemple 700000 rénovations thermiques, comment on fait quand on sait que c'est c'est très compliqué, pas que financièrement.

Techniquement euh chaque maison est différente. Il faut des des solutions. Des gens imaginent par exemple la création d'un grand service public de de la rénovation.

Euh pareil quand vous dites que vous voulez rapprocher les les le domicile et les bureaux, c'est tout le monde pense que c'est bien parce que ça viitera des trajet. Mais comment fait-on ? Est-ce que vous avez scénarisé votre planification écologique ?

Est-ce que vous pouvez dire le jour où on est au pouvoir, voilà en l'année 1, on fait ça, l'année 2, on fait ça et cetera. Alors, d'abord merci de la de la de la question et et évidemment sur le constat globalement, j'ai pas lu votre livre en entier, mais de ce que j'en ai entendu, je partage, c'est-à-dire l'idée que si l'écologie elle se fait contre les catégories populaires, à la fin on recule. Et là, je je précise, après je répondrai à votre question.

Le vote sur les aides des feu par exemple, moi j'assume de dire que les aides des feu de mon point de vue n'était pas une mesure qui faisait avancer l'écologie. Les zones à faible émission. Voilà, les zones à faible émission, vous avez voté contre.

Voilà. Moi, je suis issu d'une circonscription dans lequelle 50 j'ai un arrondissement dans lequel 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté à Marseille et dans lequel on vient dire à des gens "On va vous empêcher d'utiliser votre véhicule individuel alors que vous avez pas de transport en commun de qualité." C'est c'est juste impossible.

Bref, ça c'était pour répondre sur ce sujet. Donc je considérais pas si vous voulez que c un vote anti écologique de nous opposer. On est d'accord.

Il y a une discussion dans le cas. Il y a eu une discussion dans le camp écologique sur ce sujet. Pour le reste euh nous notre l'idée de la planification écologique, c'est précisément d'associer l'ensemble de la société à se fixer des objectifs qui sont des objectifs euh contraignants avec un calendrier et de faire en sorte que c'est ambitieux aussi hein mais parce qu'on a besoin mais parce qu'on a besoin de cette ambition aujourd'hui parce que là aujourd'hui on est à la traîne, on est à la ramasse et ensuite d'avoir des mesures qui sont pas des mesures individuelles mais qui sont des mesures qui s'appuyent à la fois sur des politiques pour répondre à votre question d'efficacité écologique, d'efficacité énergétique par exemple pour prendre cet exemple et des politiques de sobriété, sobriété écologique, sobriété énergétique, c'est-à-dire à la fois des politiques où on essaie bah que ça fonctionne mieux, qu'on soit plus efficace, qu'on gaspille moins, qu'on pume moins par exemple les logements pour alors comment fait 700000 par an, vous faites comme attendez les logements je sais je sais que l'argument financier ne peut pas répondre toute la question mais quand même depuis des mois et des mois en France, une des principales difficultés aujourd'hui des politiques de rénovation thermique, c'est que les aides publiques qui ont été mises en place, elles ont été suspendues. le budget a été réduit.

D'abord, il faut mettre plus d'argent premièrement. Deuxièmement, je pense que là le disait là-dessus, il y a un consensus c'est deuxièmement là où vous avez raison c'est que la question écologique, elle peut pas être un à côté, elle doit être centrale par exemple. Elle doit être connectée pour répondre à cette question à la question de la formation professionnelle.

Si on veut faire en sorte d'avoir suffisamment d'artisans par exemple disponibles pour pouvoir mettre en place ces politiques de rénovation énergétique et de rénovation thermique des logements, il faut former plus de professionnels sur ce sujet. Donc par exemple la planification écologique, j'essaie de sortir de l'abstrait pour rentrer dans le concret, bah je pense que elle doit orienter par exemple les politiques de formation professionnelle pour qu'on puisse avoir des professionnels en capacité de pouvoir répondre ensuite à ces objectifs qu'on se fixe. Et puis tout ça doit être cadré à mon avis par une règle nationale.

C'est ce que nous on appelle la règle verte dans notre programme. Ça mettre dans la constitution l'idée que on ne prend pas davantage à la planète en terme de ressources naturelles que ce qu'elle est capable de régénérer chaque année. et ensuite de faire en sorte que tous les projets publics, tous les projets d'investissement soient conditionnés au respect de cette règle.

Voilà, c'estàd qui est une boussole, un guide. On ne consomme pas davantage par rapport à la planète que ce qu'elle est capable de régénérer chaque année. Alors vous voulez aussi rentrer dans tous les détails.

Bien sûr, j'en prends quelques-uns. Autre dossier, les sites industriels, c'est 17 % des émissions de de CO2. On a du mal le four le haut fourneau de de DC d'arceller, il devait y avoir une aide de l'État substantielle.

Donc là, l'argent était là pour une fois mais dit finalement on nen veut pas, on se demande s'ils veulent pas fermer. Qu'est-ce qu'on fait ? Il y a l'hypothèse de la nationalisation des anglais.

Vous vous iriez vers ça ? J'y suis favorable. Je pense comme vous l'avez dit qu'il y a eu des objectifs de décarbonation qui ont été fixés.

Il y a eu des engagements qui ont été pris par l'industriel harceleur Mital en disant "Aidez-moi, donnez-moi de l'argent public et je fais remplir ces objectifs de décarbonation." Et aujourd'hui, l'industrie a touché de l'argent public mais ne remplit pas les objectifs de décarbonation. Donc deux choses à dire sur ce sujet.

Un, on conditionne toutes les aides publiques aux entreprises au respect des objectifs sociaux et des objectifs environnementaux. On arrive de donner de l'argent à des entreprises qui après respectent pas les engagements qu'ils ont pris. Deuxièmement, dans le cas de harcelarm, évidemment qu'on a besoin de production d'acier en France et on a besoin de production d'acier en France de manière décarbonée.

Donc oui, moi je suis favorable à la nationalisation d'arcel. Si on veut faire la transition écologique, on a besoin d'acier. L'acier, on en a besoin partout et on a plutôt intérêt à ce que l'acier soit produite en France de manière décarbonée que qu'on la fasse venir de l'autre bout du monde sans aucun euh objectif de décarbonation.

Donc oui, favorable à la conditionnalité des aides publiques en matière écologique, favorable à la nationalisation de d'une entreprise comme Harcel Mital, favorable à un pôle public de l'énergie par exemple pour être capable de pour être capable d'orienter notre capacité de production d'énergie au regard des objectifs d'intérêt général et pas aux objectifs de rentabilité des industries. Dernière question assez concrète, vous vouliez parler du leasing social justement. Voilà.

Et là, est-ce que vous pouvez donner un point un bon point au gouvernement qui a eu cette idée de créer le leasing social ? Donc je rappelle pour les téléspectateurs, c'est des voitures électriques qui sont rendues accessibles au ménage modeste avec des loyers mensuel au maximum de de 200 € avec une aide de l'État qui qui est qui est conséquente mais qui peut diminuer. Il y a des scénarios pour pour l'élargir.

Quelle est votre position sur leasing social qui commence au demain je crois et qui visiblement compte un grand succès ? Est-ce que ça au moins c'est un bon ? Non, mais moi je suis pas hostile à ces mesures là pour être clair, mais je pense puisque là à travers votre question, on ouvre la question de l'automobile de manière générale qui aujourd'hui en Europe et en France en particulier dans une très grande difficulté.

Vous savez, moi depuis des mois et des mois, je fais le tour de sites sociaux liés soit à des fabricants automobiles, soit à des sous-traitants qui perdent des emplois et qui suppriment des emplois. Donc pourquoi pas des mesures de leasing ? Mais par contre et on a une absence totale de politique publique de planification des mutations nécessaire dans le secteur de l'automobile en France.

Aujourd'hui, les industriels ont fait des choix par exemple sur la voiture électrique d'aller sur le haut de gamme. Nous on a on a présenté un contreprojet en matière de mutation du secteur automobilier. Les industriels ont fait le choix d'aller sur du haut de gamme.

Justement, c'est un outil si l'État passe des commandes significatives de de voitures petites voitures électriques, ça oriente. OK. le Je vous donne le point sur ce sujet.

Je suis d'accord. Ce que je veux vous dire par là, c'est que je pense que l'État, il peut pas être spectateur des choix des industriels dans un domaine comme celui-ci. Oui, il faut orienter vers le fait que les industriels français par exemple fabriquent de la voiture électrique qui soit de la voiture électrique envie dire accessible à tous.

Ça a été l'inverse des choix qui ont été industriels qui ont été faits par euh les industriels français ces dernières années et aujourd'hé donc c'est les voitures chinoises par exemple qui viennent sur le marché qui est le marché euh bas de gamme. Donc il faut des mesures de protection aussi pour l'empêcher. Mais alors il faut que les industriels se repositionnent sur ce secteur et l'État doit pousser pour ça.

Voilà pour vous donner un exemple et si on veut aller un peu plus en détail parce que là forcément ça va un peu vite on a présenté un plan de mutation du secteur automobile que j'invite tout le monde à consulter. Éc et Shiman votre livre les R les vipères ne tombent pas du ciel. Merci beaucoup.

Merci à mes camarades de jeu Thierry Fab, Stéphanie des Pierres, Hervé Gâot.