Alexandre Lacoste, pompier professionnel dans l'Allier et représentant du syndicat Sud au Sdis 03
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
Quelles sont les actions prévues chez vous du côté de l'Allier ?
- 1:16OuverteRéponse directe
L'activité quotidienne, les incendies dans l'Allier, c'est plusieurs centaines de départs de feu.
- 2:06OuverteRéponse directe
Pour avoir une idée chez vous, vous menez combien d'interventions ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Ce qu'il faut, c'est donc d'abord et avant tout un recrutement massif chez les sapeurs-pompiers professionnels. C'est ça que vous réclamez ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Et aussi acheter du matériel.
- 4:48OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous en sauriez ou vos collègues de l'Allier en sauront ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« Les véhicules qui seront marqués avec des affiches en grève. »
- 1:21Invité politiqueChiffre
« dans l'Allier, on a connu 553 départs pour intervention feu d'espace naturel entre le 1er juin et le 31 août. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« ça représente 880 hectares de brûlés. »
- 2:15Invité politiqueChiffre
« pour l'audit de l'Allier, c'est environ 28 000 interventions sur l'année 2025. »
- 3:57Invité politiqueFait
« les financements des SDIS, ils sont aujourd'hui supportés par 50% par les communes et 50% au département. »
Temps de parole
- Alexandre Lacoste67 %
- Présentateur29 %
- ?4 %
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Les Pays d'Auvergne, ici matin.
Les
pompiers appelés à la grève partout en France et chez nous en Auvergne, on en parle avec votre invité Delphine Marion. Oui, notre invité ce matin est sapeur-pompier professionnel dans l'Allier, il est représentant du syndicat Sud, Alexandre Lacoste, bonjour. Oui, bonjour. Début de ce jour, d'un mouvement national jusqu'au 20 octobre prochain. D'abord, on va le préciser, malgré cette grève, le service est maintenu chez les pompiers. Quelles sont les actions prévues chez vous du côté de l'Allier
?
Oui, effectivement. Chez nous, il y a un appel à la grève qui est fait du 8 septembre jusqu'au 20 octobre. Mais il ne faut pas que les citoyens soient paniqués. Les interventions continuent de se régler comme elles se font à l'habituel. Donc, effectivement, on aura les véhicules qui seront marqués avec des affiches en grève. Les agents porteront des notions aussi sur leur tenue avec des brassards, notamment. Pareil, où il est stipulé qu'ils sont en grève. Tout ça de manière à rendre visible ce mouvement
le
plus possible auprès de la population et alerter tous les citoyens français.
Un mouvement qui intervient après un été où vous avez été sur tous les fronts. L'activité quotidienne, les incendies dans l'Allier, c'est plusieurs centaines de départs de feu.
C
'est un record. Clairement, il y
a
un avant et un après été 2026 chez vous.
Oui,
effectivement, dans l'Allier, on a connu 553 départs pour intervention feu d'espace naturel entre le 1er juin et le 31 août.
Donc,
ça représente 880 hectares de brûlés. Donc, nous, dans l'Allier, c'est du jamais vu. Pour vous dire, on a même reçu une colonne de renfort de feu de forêt. C'est pareil, c'est quelque chose qu'on n'avait jamais vu depuis de nombreuses années dans notre département. Et pour preuve, on a même eu la chance d'avoir un HBE mis à disposition, loué par le conseil départemental.
Un hélicoptère
bombardier d'eau, pour préciser aux auditeurs.
Oui, effectivement.
Ça s'ajoute à l'activité quotidienne. Et ça aussi, c'est un point de revendication. L'activité quotidienne chez les pompiers, elle a explosé ces dernières années. Pour avoir une idée chez vous, vous menez combien d'interventions ? Quel type d'intervention aussi, tous les jours, chaque matin, chaque après-midi, chaque soir, chaque nuit ?
Alors, pour l'audit de l'Allier, c'est environ 28 000 interventions sur l'année 2025.
Mais
en fin de compte, ce qu'il faut comprendre, c'est que les interventions quotidiennes, les petits bobos, les malaises, les arrêts cardiaques, les noyades, tout ça, c'est ce qu'on appelle les interventions courantes. Et à cela, viennent s'ajouter les conséquences
des
aléas climatiques. Donc, c'est le feu d'espace naturel pour la période de l'été.
C
'est les intempéries, quand mi-septembre va arriver, c'est la grêle, tout ça. Donc, il faut bien comprendre que
toutes
les interventions, elles sont faites à flux tendu déjà toute l'année et qu'à cela s'ajoutent les événements exceptionnels
qu
'on peut rencontrer et qu'on a notamment connus cet été.
Ce qu'il faut,
c
'est donc d'abord et avant tout un recrutement massif chez les sapeurs-pompiers professionnels. C'est ça que vous réclamez
?
Oui, effectivement. Parce que tout ça, c
'est
de la fatigue qui s'accumule pour les agents en place
et
de la fatigue et des dangers, du coup, derrière.
C
'est assez impactant physiologiquement pour chaque agent. Donc, il faudrait pouvoir répartir cette tâche entre plus d'agents de manière à limiter cet impact physiologique.
Et aussi acheter du matériel. Ça, c'est ce qui apparaît, par exemple, chez vos confrères du Puy-de-Dôme qui disent que certains matériels sont usagés, sont usés, ne sont plus du tout aux normes pour vous protéger, notamment sur les incendies.
Oui,
effectivement. Alors nous, dans le département de l'Allier, on a un président du conseil départemental et un directeur départemental qui mettent des moyens financiers et des moyens humains. Donc là-dessus, effectivement, nous, on n'a pas trop à se plaindre. Mais il faut prendre en compte que les financements des SDIS, ils sont aujourd'hui supportés par 50% par les communes et 50% au département.
Donc,
il faut que
ces
budgets, en fait, ils sont séparés, ils sont mis en concurrence avec, notamment, l'entretien des routes, les entretiens des collèges et des lycées. Donc, en fin de compte, il faut que les présidents du conseil départemental, ils mettent tout ça dans la balance et après, ils redispatchent leur argent en fonction de leurs possibilités.
Et
aujourd'hui, nous, ce qu'on demande, les organisations syndicales réunies en intersyndicales,
c
'est que l'État assume sa part de responsabilité et finance une partie des SDIS à la hauteur des enjeux de demain.
Ce qui permettrait aussi d'uniformiser les financements, les moyens humains, matériels.
Il
y a un mouvement qui est parti pour durer. Il y
a
des journées nationales de manifestation à Paris, les 27, 28, 29 septembre. Est-ce que vous, vous en saurez ou vos collègues de l'Allier en sauront
?
Oui, effectivement. On va faire en sorte de monter un cortège, monter à plusieurs sur Paris, de manière à aller rencontrer nos élus, nos parlementaires notamment, et la population parisienne, de manière à pouvoir avoir des moyens à la hauteur des enjeux de demain. Comme je vous l'ai dit, il faut que l'État mette la main à la poche. Aujourd'hui, l'État est le principal décideur dans les lois
et
décideur dans les actions que doit mener l'ESDIS, mais aujourd'hui, elle ne paye pas. Donc il faut qu'elle s'engage de manière à ce que tout ce qu'on a connu cet été ne se reproduise pas ou qu'on puisse avoir des moyens qui puissent nous permettre d'assurer la mission en toute sécurité et pour les citoyens de France.
Merci beaucoup Alexandre Lacoste. Lacoste, vous êtes sapeur-pompier dans l'Allier. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, représentant du syndicat Sud. Belle journée à vous.
Merci, bonne journée.