Franck Allisio : "Il y a une connexion évidente entre LFI et les casseurs !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Quel sentiment domine chez vous ce matin face aux violences à Marseille ?
- 3:35RelanceRéponse partielle
Quelle est la réalité des renforts policiers selon vous ?
- 5:46FerméeRéponse directe
Diriez-vous qu'il y a une connexion entre LFI et les groupes d'ultra gauche ?
- 7:57RelanceRéponse directe
Vous établissez un lien entre Jean-Luc Mélenchon et ces bandes de casseurs ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Vous estimez qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu auraient peur ?
- 10:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le RN changerait en terme de maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Franck AlisioFait
« La sécurité des Marseillais n'est pas une priorité ni pour le gouvernement, ni pour Emmanuel Macron, ni malheureusement pour le maire de Marseille. »
- 5:02Franck AlisioFait
« Ces individus avaient le drapeau de la Palestine sur les épaules. »
Temps de parole
- ?100 %
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Sud Radio, l'invité [musique] politique Jean-François Achili. Bonjour à vous Franck Alisio. Bonjour. Vous êtes député rassemblement national des Bouches du Rône, conseiller régional Provençal Côte d'Azur mais également conseiller municipal de Marseille. Vous étiez l'adversaire de Bonappaillant à la dernière élection. Franck Alisio ses images à Marseille mais ailleurs aussi avec cette casse, cet hôtel de ville marseillais pris pour cible. euh ces violences et dégradations. Il y a le commissariat municipal qui a été attaqué également et pillé. Vous êtes élu de cette ville. Quel sentiment domine chez vous ce matin ? Ah [soupir] le le dégoût euh l'inquiétude l'inquiétude pour ma ville,
l'inquiétude pour mon pour mon pays. Euh nous avons bien compris que les gens qui font ça, les voyou, les délinquents, les criminels, les casseurs, les pilleurs sont hors du champ de la démocratie. il ne croit plus en la démocratie euh parce que de telles actions ne se font jamais mais elles ne se font surtout pas à 6 mois euh d'une élection présidentielle. Euh il ne ces gens ne croient plus [raclement de gorge] en la démocratie euh et aujourd'hui du coup il passent directement j'allais dire par les armes. Donc il y a des scènes de chaos, de désolation et il y a enfin c'est un constant encore une fois malheureux. Il y a une démission, il y a un dépassement
complet de des autorités du gouvernement à l'heure où on parle et c'est ça qui est le plus inquiétant. On l'a vu en particulier chez moi à Marseille. Alors justement vous connaissez le tissu social marseillais Francalysio. Ces groupes qui ont sévi, qui ont affronté les forces de l'ordre. D'où viennent-ils à Marseille ? Marseille est la capitale Antifa, c'est-à-dire la capitale de l'extrême gauche, la plus violente. Euh régulièrement, ils interviennent. Nous avons eu notre permanence, notre fédération régulièrement euh détériorée, défoncée. Donc ils interviennent très régulièrement et et bien depuis des
années, la sécurité n'est pas une priorité à Marseille. La sécurité des Marseillais n'est pas une priorité ni pour le gouvernement, ni pour Emmanuel Macron, ni malheureusement pour le maire de Marseille. Je vous rappelle que pour le maire de le maire de Marseille a fait reculer euh l'adjoint à la sécurité parce qu'aujourd'hui il dit "J'ai été dépassé, je n'ai pas été aidé." Bon, enfin, je ne l'ai pas vu non plus euh réclamer. En tout cas, on avait un conseil municipal la veille, il nous a fait un éloge des des manifestants et pas des forces de de l'ordre que nous dont nous avons fait les loges en revanche. Euh et donc ce vous savez chez nous, l'adjoint à la sécurité a reculé de la 9e place à la 16e place. C'est un symbole mais c'est un un symbole fort.
Le nombre de policiers sous le quinquena de monsieur Macron a a reculé le nombre de policiers nationaux à Marseille. Donc voilà la situation de la 2e ville du pays. La 2e ville du pays où il ne pouvait pas ne pas avoir de débordement. Personne pouvait dire nous nous y attendions le PI. Alors justement Benoît Paillant a donné aussitôt hier une conférence de presse. Il s'exprime également ce matin dans les colonnes de la tribune du dimanche. Le maire de Marseille a dénoncé l'absence de de CRS. Il disait qu'il il n'y avait au fond qu'assez peu de policiers présents, une seule compagnie. Euh il euh racontait qu'il avait dû appeler le président de la République Emmanuel Macron et le premier ministre Sébastien Lecnou pour en obtenir d'autres et que des renforts sont arrivés trop tard,
cinq compagnies au total. Euh il il dit qu'il a prévenu, hein. Euh c'est un peu le contrat de ce que vous dites ce matin. Franck Alisio, qu'est-ce que vous qu'est-ce quelle est la réalité dans tout ça ? Bien, je ne crois pas le maire de Marseille là-dessus, vous voyez. Et je j'essaie de dépolitiser au maximum. C'est pas une question de politique marse, ce qui n'a pas c'est qui n'a pas pris la mesure comme le gouvernement d'ailleurs. Il n'a pas pris la mesure. Il n'a pas il n'a pas appelé au renfort nécessaire. Il n'a pas alerté le gouvernement. Un gouvernement qui lui-même ne s'est pas ne s'est pas inquiété plus que ça de la sécurité de notre pays en amont de cette manifestation. Encore une fois, personne ne pouvait ignorer les dangers liés avec cette manifestation. Il y a aussi du
ménage à faire dans les comment dire dans l'entourage dans le le les soutiens politiques du maire et les gens que le maire de Marseille a soutenu. Le maire de Marseille a toujours voté pour pensez-vous à qui pensez-vous Franck Al d'un côté d'un côté les macronistes de l'autre côté évidemment euh le large électorat LFI qui s'est largement partagé avec monsieur de Logu durant la campagne municipale. Je rappelle que les les casseurs, les pilleurs, les criminels, les délinquants qui ont pénétré dans le hall de la mairie de Marseille, qui ont mis le hall de la mairie de Marseille à sac, qui ont jeté à terre la Mariane sans dylon d'ailleurs sur leur leur conviction politique profonde, c'est la haine de la République, la haine de la de la France.
Et bien ces euh ces individus avaient le drapeau de la Palestine sur les épaules. Voilà, le drapeau de la Palestine qui est devenu un emblème politique de l'antifrance et qui est chéri à la fois par monsieur de Logu, par monsieur Paillant, par toute une partie de une grand une immense partie de la gauche, de l'extrême gauche et même une petite partie des macronistes. Vous évoquez Sébastien Deelogul, député LFI de l'Estac à Marseille. Euh Franck Alisio, vous diriez-vous, j'entends sur vos arguments, qu'il y a une connexion entre LFI et les groupes d'ultra gauche. Ah oui, évidemment. Évidemment, mais il ne le cache pas. Vous savez, ce trait d'union, il s'appelle la jeune garde. Il y a quelques encore quelques jours, euh
nous avons on a tout le monde a pu remarquer d'ailleurs c'est un c'est un travail de de journaliste ou en tout cas sur les réseaux sociaux euh où on retrouvait euh des personnes à la jeune garde encore y compris impliqué dans des affaires en justice au côté de de Raphaël Arnaud. Donc tout ça est établi et malheureusement est établi aussi depuis 2024 une depuis la dissolution une une convergence une convergence d'ailleurs funeste entre la gauche, l'extrême gauche et les et les macronistes. Aujourd'hui, si ce pays va si mal aujourd'hui, si le gouvernement ne répond plus de rien, c'est aussi parce qu'il n'y a plus de majorité à l'Assemblée nationale. Et là, il y a un responsable, c'est l'alliance entre la gauche, l'extrême gauche et et les macronistes. Franck Alsio,
quand on a vu ces images à Marseille he de fourgons de de police euh obligé de reculer face aux assaillants qui ont été littéralement saccagés sans que les policiers ne puissent au fond sortir et et et riposter. Euh qu'en est-il de la doctrine de maintien et de rétablissement de l'ordre ? Quel regard vous portez là-dessus ? Bien le pire dans cette affaire, c'est qu'il y a un cadre légal pour le maintien euh de l'ordre. Euh dans ce cadre légal, on pourrait renforcer euh les moyens euh de repost. Il y a une doctrine d'emploi. Le problème c'est qu'il manque la volonté politique. Vous avez bien compris qu'aujourd'hui c'est et encore une fois je le dis avec gravité parce que j'aim
j'aimerais que ce ne soit pas le cas. Mais la la peur est la dernière boussole des macronistes. La peur est la dernière boussole du gouvernement. la peur du débordement, la cette espèce de prise en otage d'abord des manifestants parce qu'hier il y avait des manifestants de de comment dire qui qui souhaitait véritablement manifester pour le pouvoir d'achat mais ils ont été pris en otage par la gauche à Extring gauche et et aujourd'hui c'est la rue tout entière qui est prise en otage par les casseurs de de l'extrême gauche et demain ce qu'il menace de prendre en otage c'est le pays tout simplement. Donc bien évidemment qu'il faut une volonté politique. Marine Le Pen le dit souvent, si on ne les arrête pas, ils ne s'arrêteront pas. Voilà, il y a un un
chantage qui aussi entre le chantage mafieux et le chantage terroriste. C'est-à-dire si vous ne nous cédez pas le pouvoir à nous l'extrême gauche, à nous LFI, alors nous mettrons le pays à feu et à sang et nous ne céderons pas avec Marine Le Pen. Nous ne céderons pas et je pense que l'écrasante majorité des Français ne céderont pas. Nous mènerons cette campagne électorale, nous gagnerons, il y aura un véritable pouvoir à nouveau dans ce pays et nous rétablirons l'or. Franck Aliséo, j'écoute ce que vous dites à l'instant. Je note que vous vous établissez un lien entre euh Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et ces ces bandes de casseur notamment d'ultra gauche puisque vous dites euh que au fond euh il ferait
jouer une forme de peur, je parle de la France insoumise, de ses élus euh sur le pays à travers ces ces bandes de casseur. C'est ce que vous dites ce matin. Je ne peux pas ne pas faire ce lien. Je ne peux pas ne pas le faire. Encore une fois, on l'a constaté toute la journée d'hier, les députés et les et les filles sont allés encourager et pas seulement les manifestant parce que très vite, il n'y avait plus de manifestation, il n'y avait plus que des débordements, il n'y avait plus que des casseurs. Euh monsieur Mélenchon était intervenu plusieurs fois dans la journée pour expliquer que tout ça était la faute uniquement du gouvernement parce qu'il n'avait pas entendu les manifestants et que donc il s'était radicalisé. Mais c'est faux, il y a aucun manifestant qui
s'est radicalisé. Il n'y a que des radicaux qui sont descendus dans la dans la rue pour prendre en otage ces manifestants et pour mettre le pays dans l'état où il est ce matin. Donc évidemment qu'il y a un lien euh et encore une fois, il y a des traits d'union qui sont très clairement identifiés comme la jeune garde qui est un trait d'union entre ces mouvements complètement radicaux et et criminels et de l'autre côté un parti politique qui est leur façade qui n'est que leur façade et leur représentation politique. une vitrine légale en quelque sorte. Franck Alisio, je rebondis sur ce mot peur que vous utilisez. Vous estimez aujourd'hui qu'Emmanuel Macron, le président de la République et son premier ministre Sébastien Lecornu aurait peur. Oui. Oui, clairement. Euh et vous savez
ça ça me rappelle il y a quelques années maintenant euh l'absence du président de la République euh de la marche à Paris contre l'antisémitisme. Le seul et et ce comment dire ce choix était longtemps commenté et longtemps étudié et le seul argument c'était de l'Élysée en off, c'était mais nous avions peur de de déclencher des débordements dans dans le pays et et cette peur on ne gouverne pas avec la peur sinon on met en danger les françaises et les français. Voilà. Donc oui, évidemment il y a aujourd'hui une peur. Le pas de vague est arrivé à son paroxisme. Voilà. Et le paroxisme, c'est c'est c'est le désordre plutôt que le le rapport de force. Mais malheureusement
euh si force doit rester à la loi, il faut qu'il y ait force sinon ce sera à l'anarchie. Alors, c'est un sujet hein en cas d'élection de Marine Le Pen en 2027, c'est une éventualité. Euh Franck Alisio, qu'est-ce que vous changeriez vous ? Quand je dis vous, c'est le le Rassemblement national au pouvoir, en terme de de maintien de l'ordre public, qu'est-ce que vous feriez ? Plus d'effectif, plus d'interpellation. Quelle est l'idée au fond ? Alors déjà rapidement parce qu'il y aussi du concret, euh le simple fait d'avoir à nouveau euh un gouvernement, une majorité est seule, aujourd'hui on le voit bien Marine Le Pen euh l'élection de Marine Le Pen peut apporter une majorité parce que cette majorité, ce
choix politique des Français donnera de la force. En tout cas, c'est comme ça que ça se passe en démocratie. C'est comme ça que ça s'est passé en 1958, c'est comme ça que ça s'est passé en 1968. Ensuite bien établir un principe tout simple que l'on demande depuis des années, ça a été l'objet d'amendement de proportion de loi. C'est Ouais. Vous voyez passer de la logique du casseur pilleur à la logique du casseur payeur. Aujourd'hui, tous les dégâts, vous verrez dans quelques mois seront payés par les victimes. Et ce principe n'a même pas été énoncé par la gauche, ni par l'extrême gauche. Il a été énoncé à l'époque de l'affaire Nael. Ça s appelé la taxe naël. Euh après les débordements, après bah tout ce qui s'est passé encore une fois dans la rue,
ce sont euh les victimes qui ont payé les dégâts. Et bien nous on veut que ce soit les casseurs qui soient les payeurs. Ça c'est la première priorité. Ensuite évidemment bien on en revient toujours à lorsqu'on touche, lorsqu'on touche un policier, lorsqu'on pille, et bien le soir on est en prison. Voilà. Et s'il n'y a pas de place de prison, et bien on en construit parce qu'on va pas livrer le pays à l'anarchie parce qu'on n' pas de place de prison. et les juges euh comment dire sanctionneront avec de véritables sanctions. Aujourd'hui, on peut ça peut aller jusqu'à un durcissement des règles. Euh Franis et durcissement des règles. Euh de euh remettre les choses à l'endroit notamment avec le principe du casseur payeur et puis donner les moyens au juges de mettre les gens en prison avec
notamment cette la construction de place de prison. C'est la priorité. On en parle depuis des années, rien n'est plus. Vous savez qu'un certain nombre de décisions, peut-être pas forcément celle-ci, mais se heurteront au Conseil constitutionnel. C'est en cas de prise de pouvoir euh par l'élection, hein. Euh Franck Alisio, qu'est-ce que vous faites ? à chaque fois à chaque fois qu'il y aura une positionition entre la volonté populaire entre la volonté des Français qui est qui encore une fois c'est le peuple qui est souverain en démocratie et de l'autre côté le conseil constitutionnel et bien ce sera le peuple souverain qui aura raison parce que nous sommes en démocratie et pas dans un gouvernement des juges via le référendum nous avons un outil qui existe dans le pays
forcer la main de Richard Ferrand le président du conseil constitut Nel. Mais oui, personne est au-dessus du peuple du peuple souverain en démocratie, pas plus Richard Ferrand qu'un autre personnage de l'État. Donc, il faudra des référendums. Le général de golf faisait un référendum tous les 2 ans parce qu'il il fallait remettre la France sur pied. Il n'y a plus de référendum dans ce pays depuis maintenant plus de 20 ans. Vous comprenez bien que le politique a démissionné et donc bien on fait sans le politique. Et bien, on ne fait pas sans le politique. Faire sans le politique, c'est faire sans le peuple français. C'est faire sans la démocratie. Franck Aliso, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui s'inquiètent et qui disent ou qui euh qui redoutent plutôt euh en cas
d'élection du Marine Le Pen, je reviens là-dessus en 2027, euh une forme d'insurrection euh une forme de d'état insurrectionnel et de de multiplication de violence dans ce pays. Je pense tout l'inverse. Je pense que le le le comment dire le désordre c'est maintenant, le chaos, c'est maintenant. Si un autre président plus faible sans majorité, car aujourd'hui seul Marine Le Penoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Si n'importe qui dote que Marine Le Pen est au point pour alors les choses échapperont définitivement aux politiques. Il faut quelqu'un pour remettre de l'ordre. Encore une fois, ça a été fait dans des moments cruciaux de notre histoire. 1958 1968,
il faut un pouvoir qui soit légitime euh pour qu'il puisse véritablement agir encore une fois pour que force reste à la loi, pour que force reste à la démocratie et à la République. Merci à vous Franck Alisio. Euh merci d'avoir répondu à nos questions euh ce matin. Je rappelle, vous êtes en direct de Marseille, hein, député rassemblement des Bouches du Rôe. Vous êtes également conseiller municipal de Marseille et vous vous exprimiez depuis la cité faocéenne au lendemain de ces violences survenues à Marseille comme dans de nombreuses villes à Paris et ailleurs au lendemain de cette casse survenue en marge des manifestations du 17 octobre. Je vous rappelle antenne ouverte tout à l'heure, vous aurez la parole dans le
grand matin Weekend Sud Radio, exceptionnellement de 10h à 11h au 0826 300 300. Je sais que vous appelez, vous êtes nombreux à réagir depuis ce matin avec Zac et Fern fait son marché sera du coup exceptionnellement diffusé à partir de 11h en raison des événements. 7h10h le grand matin weekend Sud Radio
Franck Allisio