Voilà ce que vous disent ceux qui ont pour objectif de créer un marché privé de l'éducation.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Si tu n'as pas eu ton parcours sup, hein, et ben tu as qu'à aller à la à l'université privée qui te prend. Et donc on crée un marché. »
- 0:10Invité politiqueFait
« La pagaille a été organisée parce que je connais les décisions prises par des ministres dans le passé, dans le passé très profond. J'ai vu les textes de gens disant "L'enseignement professionnel doit devenir entièrement privé." »
- 0:25Invité politiqueChiffre
« Savez-vous combien il y a de jeunes gens dans une génération qui est dans l'enseignement professionnel, l'apprentissage ou la filière ? 50 % »
- 0:44Invité politiquePromesse
« J'organiserai une filière de l'enseignement professionnel, du CAP jusqu'à la licence professionnelle et sans doute la maîtrise professionnelle. »
- 0:55Invité politiqueChiffre
« Il faut pas commencer par mettre 800000 jeunes dans l'apprentissage en fermant les yeux sur le fait que 25 % s'en vont dans les 3 premiers mois. »
- 1:05Invité politiqueFait
« On a réussi un truc, c'est abaisser les statistiques de la productivité en France. »
- 1:28Invité politiquePromesse
« Cette filière va nous permettre de donner un accueil digne et qui permet de progresser. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Quand j'ai eu le bac, personne n'avait eu le bac avant moi. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Si tu n'as pas eu ton parcours sup, hein, et ben tu as qu'à aller à la à l'université privée qui te prend. Et donc on crée un marché. Qu'on ne raconte pas d'histoires, la pagaille a été organisée parce que je connais les décisions prises par des ministres dans le passé, dans le passé très profond. J'ai vu les textes de gens disant "L'enseignement professionnel doit devenir entièrement privé." Et savez-vous combien il y a de jeunes gens dans une génération qui est dans l'enseignement professionnel, l'apprentissage ou la filière ? 50 % Vous ? Pas dit souvent. La moitié d'une génération est dans ces branches.
Et par conséquent, ceux qui disaient ça se préparaient à passer tout ça dans le secteur privé. Moi je fais l'inverse. J'organiserai une filière de l'enseignement professionnel, du CAP jusqu'à la licence professionnelle et sans doute la maîtrise professionnelle. C'est très facile à faire, mais il faut pas commencer par mettre 800000 jeunes dans l'apprentissage en fermant les yeux sur le fait que 25 % s'en vont dans les 3 premiers mois. Et que avec ce cette cette invention absolument folle, on a réussi un truc, c'est abaisser les statistiques de la productivité en France. Tout se tient, je vous l'ai dit tout à l'heure.
Cette filière va nous permettre de donner un accueil digne et qui permet de progresser. Si vous faites un CAP dans un lycée où il y a un BTS, et ben c'est moins difficile de convaincre le jeune qu'il peut passer son bac professionnel. Ça lui paraît plus évident. Vous savez ? Parce que à la pause tout le monde est dehors en même temps. Celui qui a un CAP est le gars ou la fille qui est en bac pro et se dit "Bon, ça je peux le faire. BTS, ça va être plus dur." Donc l'expérience montre que l'ambition vient avec la possibilité de la concrétiser dans des conditions auxquelles toi tu penses comme jeune.
Parce que figurez-vous que tous les milieux sociaux n'ont pas forcément le discours sur la portée d'une progression sociale possible. Ça n'existait pas dans ma famille. Quand j'ai eu le bac, personne n'avait eu le bac avant moi. Et quand on a dit qu'est-ce qu'on fait, personne n'en avait aucune idée. Nous ne savions pas ce qu'on pouvait faire. Alors, ceux qui avaient pas trop mal tourné à l'école, bah ils disaient "Bah je vais être prof parce que c'est ce que j'ai vu de mieux." Et on se coupait du reste. Voilà. Voilà ce que moi je veux changer, je sais que je peux le faire. Et après vous verrez arriver ici des gens, ah ça va vous changer.
Euh qui auront fait euh ce parcours-là, qui auront commencé en CAP et qu'on retrouvera euh dans les grandes écoles. Peut-être que je parle à tort parce qu'il y en a peut-être déjà dans cette salle qui ont fait ce ce parcours et je les en félicite.
Jean-Luc Mélenchon