Marion Maréchal : "Je ne veux pas que la France devienne musulmane !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:43OuverteRéponse directe
Marion Maréchal, vous sentez-vous Le Pen ?
- 3:37OuverteRéponse partielle
Cette voix que vous avez entendue lors de l'accident vous a-t-elle confirmé sur le chemin de la foi ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Pourquoi Daddy ?
- 12:56OuverteRéponse directe
Vous parlez d'ensauvagement. Comment on pardonne des années plus tard à ces gens-là ?
- 16:04OuverteRéponse directe
Ce livre était-il pour vous l'occasion de briser la glace, de vous raconter ?
- 18:23OuverteRéponse directe
Vos filles veulent-elles faire de la politique un jour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 33:06Marion MaréchalFait
« Le jour où les musulmans sont majoritaires dans le pays, nous deviendrons un pays musulman par la force des choses. »
- 37:41Marion MaréchalFait
« On fait plus d'enfants, on va vous grand remplacer et finalement c'est une bonne chose. »
- 39:01Marion MaréchalFait
« Nous la guerre civile on la veut pas. On la craint et donc on a on veut l'éviter et on fait tout pour l'éviter mais eux finalement il ils s'y préparent. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Marion Maréchal, bonjour. Vous êtes député européen, vice-présidente du groupe ECR au Parlement européen, les conservateurs et réformistes. Vous êtes présidente de votre parti identité liberté, condatrice d'une école de sciences politiques LICEP et je rappelle vous euh y revenez dans ce livre que vous avez été élu à 22 ans seulement député de Velus à l'Assemblée nationale où vous étiez alors la Benjamine. Vous êtes revenu dans le débat public en mars 2022 après 5 années dans le monde entrepreneurial et vous débarquez cette semaine dans toutes les librairies avec ce premier livre aux accents parfois autobiographique Si tu te sens le Pen qui est une citation issue de la lettre que vous a écrit votre grand-père votre daddy Jean-Marie Le Pen en 2012. Vous yz
retracé votre parcours et un héritage celui d'une famille avec une réflexion sur la France son peuple les combats amenés. J'ai lu avec beaucoup d'attention votre livre d'émotion aussi parfois comme comme tout journaliste de ma génération. J'ai grandi avec vous et votre famille. J'ai eu l'occasion de dresser votre portrait dans un précédent trimestriel de frontière consacré à 2027 et j'écrivais déjà à l'époque que vous étiez l'héritière politique de Jean-Marie Le Pen mais aussi l'héritière charnel de Marine Le Pen. On y reviendra dans ce livre. Vous parlez pour la première fois de vos arrières arrières grand-père paternel Fernand le Prince et maternel Pierre Le Pen de son fils Jean qui est lui-même le père de Jean-Marie Le Pen-père. Vous citez plus tard qu'avec la vie de
Tisé surcoufre du déclin château brillant, grâce à vous, on voyage dans la France des grands auteurs. C'est un véritable régal littéraire. Alors, la première question qui m'est venue à l'esprit quand j'ai découvert le titre de votre livre, c'était naturellement Marion Mahachal, vous sentez-vous Le Pen ? Oui, en effet, vous avez raison. Donc, si tu te sens le Pen, le titre de ce livre est tiré de la dernière phase que m'a écrite une lettre. En 2012, mon grand-père euh lorsque il m'incitait, m'enjoignait plus exactement à m'engager en politique et à être candidate aux élections législative à Carpentra. Et en fait, cette phrase voulait dire tout simplement "Si si tu as le courage, tu seras candidate." Euh c'était une manière de me de d'aller chercher en moi et finalement quelque
chose qui m'a jamais quitté, c'estàdire une forme de sens du devoir et puis une petite pique lancée à mon orgueil aussi, disons-le, et qui emporte finalement ma résistance puisqueà l'époque moi je suis étudiante, j'ai 22 ans, enfin 21 au début de notre échange épistolaire et à aucun moment, alors je suis militante he évidemment au sein du Front National de l'époque, mais à aucun moment j'envisage d'être candidate à la députation. Et en fait, finalement, je avec le recul lorsqu'en écrivant ce livre, j'ai interrogé ce que voulait dire cette phrase et finalement, j'en arrive à la conclusion que se sentir le peine, c'est pas tellement se revendiquer d'une famille et d'un nom. En fait, c'est une attitude. C'est une attitude face aux événements. C'est-à-dire, bon, je pense
malgré tout, une forme de courage intellectuel et physique. Le fait de ne pas se laisser impressionner par le politiquement correct, le fait de de ne pas se laisser aller aux conventions et au mode du moment, la capacité à regarder loin euh et puis avoir toujours évidemment viscéralement chevillé au au corps l'intérêt de la France et et des Français. Donc à ce titre, il y a beaucoup de militants, des générations de militants qui se sont sentis le Pen bien avant moi. Votre mari Vincenzo Sofo, vous le rappeler, dit de vous que vous êtes une survivante. Vous démarrez votre livre avec ses mots de par votre parcours personnel et familial, mais vous êtes aussi la survivante d'un terrible accident de voiture qui vous est arrivé l'été dernier que vous racontez. Lorsque
vous arrivez à vous détacher de votre ceinture, à ramper v votre mari, vous vous entendez vous dire "Lève-toi, va l'aider." Cette voix vous dit d'aller aider votre mari. Le moment est saisissant, il est bouleversant. Quand on lit le livre, on a presque les larmes aux yeux à vous imaginez à un autre moment, vous parlez d'un de vos grand-pères protestants évangélistes en Afrique. Vous avez baigné dans le catholicisme à l'école aussi. Est-ce que cette voix que vous avez entendu qui vous a cette voix qui vous a amené et confirmé sur le chemin de la foi ? Alors, il y a plusieurs événements qui viennent percuter en effet l'écriture de de ce livre que je je commence à écrire ce livre au lendemain des élections européennes euh à une campagne qui a été difficile et exigeante pour moi.
première fois que j'étais tête de l'e nationale au moment aussi la dissolution anticipée avec tout l'espoir que ça a représenté pour les Français et puis bon qui malheureusement a abouti à un échec puisque le corps national n'est pas arrivé au gouvernement et puis quelques semaines plus tard la mort de Jean-Marie Le Pen avec lui la mort d'une époque qui forcément me pousse à m'interroger sur cet héritage politique et familial en quoi je me suis approprié en quoi je le perpétue en quoi je le dépasse en quoi je le réinterprète l'inéibilité de Marine Le Pen aussi évidemment qui a un moment qui qui a pose plein de questions finalement sur la suite suite des événements et la méthode pour gagner. Et puis c'est vrai, de manière plus inattendue, disons-le, cet accident de
voiture extrêmement violent dont notre véhicule sort en lambeau et dont nous sortons, mon mari et moi, disons-le, miraculeusement indemme puisque non seulement nous n'en mourrons pas, mais euh je suis devant vous en globalement bon état et surtout ma fille qui devait être dans la voiture voilà échappe à cet accident parce que nous changeons les plans pour un voilà des raisons, on va dire étonnantes en dernière dernière minute. Et c'est vrai que la particularité de l'accident, c'est que quelques minutes avant, quelques instants à peine avant, je n'ai pas ma ceinture de sécurité bêtement. Voilà, je suis dans le sud de l'Italie. J'ai pris les mauvaises habitudes locales et puis c'est vrai que j'ai, bon, on appelle ça, appelez ça comme vous voulez, de l'intuition pour
certains, une grâce pour d'autres. Euh cette petite voix qui me dit "Marion, mets ta ceinture, on sait jamais." Bon, je sais pas, je je mets cette ceinture de sécurité et 2 minutes après, je on se on se prend cette voiture en pleine face, quoi. Et donc, c'est vrai que pourquoi je parle de ce de ce moment ? Euh, au-delà évidemment bah du choc que ça peut représenter. Moi, j'ai pendant quelques instants, j'ai j'ai cru que mon mari était mort. J'ai cru que voilà, il allait pas s'en sortir. Enfin, c'est c'est quand même un choc d'émotionnel. c'est que ça c'est comme je le décris dans le livre en fait, quand on dit voir la mort en face euh c'est une c'est une vraie expression voir défiler la vie devant ses yeux euh c'est c'est vraiment une expression littérale. C'est-à-dire
que les secondes s'étirent je pense sous l'effet de l'adrénaline hein, ça doit être la chimie du cerveau qui fait ça. Et donc c'est vrai que pendant quelques instants, quand on se voit mourir, il y a un peu ce phénomène de voilà, on va s'asseoir euh comme si on était dans le public face à la scène de sa vie. Et c'est vrai que ça interroge plein de choses et on sort de là. pas indemme parce que il y a un avant et un après et c'est vrai que moi ça a décuplé mon envie de donner du sens à chaque moment de cet engagement et et d'arriver finalement à à un résultat parce que parce que c'est vrai qu'on se dit ça c'est pas tant que ça ajoute des des jours à la vie, c'est que ça ajoute de la vie au jour et ça redonne goût y compris aux choses les plus élémentaires et les plus simples. Et c'est vrai
qu'indéiablement, je raconte ce moment alors qui est très personnel, c'est vrai, puisque en fait je la je cette cette médaille que je porte qui est cette médaille de la Vierge qui est la médaille de mon baptême que je ne portais plus depuis des années et je ne sais pour quelle raison que je reporte cet été-là et qui se trouve que je le raconte dans le livre, le jour même de l'accident, un prêtre que j'ai rencontré quelques jours auparavant me dit sans ne rien savoir de cet accident, "Ah, je voulais vous dire hier, je vous ai confié à la proté protection de la Vierge parce que j'ai senti que vous alliez en avoir besoin. C'est merveilleux. Voilà, cette voix c'était peut-être celle de votre grand-père. Parlons-en de votre grand-père Marion Marchall car quand
même on a le sentiment de ce livre est à la fois un hommage que vous lui rendez un testament politique, votre traduction du le pénisme. On découvre ces mots à votre mère, à votre maman Yanne, mère célibataire au moment de votre naissance. Et bien écoute, nous l'élèverons ensemble en parlant de de vous. Mais votre lien avec lui surprend aussi, on imagine les Français. Vous écriviez des lettres qu'à l'air du tout numérique, c'est pas commun. Et une vraie question, pourquoi Daddy ? Oui, alors je parle en effet de de l'homme politique. J'essaie de lui de lui comment dire de lui rendre justice en révélant voilà l'héritage politique aussi qui était lecien, la complexité de sa vie. Jean-Marie Le Pen c'est 60 ans d'engagement politique. C'est un homme qui a vu loin et parfois seul beaucoup
des sujets et des problématiques qui aujourd'hui font consensus sur l'immigration, sur l'islamisation, mais pas seulement, sur la mondialisation sauvage, sur les effets délétaires du libre échange, sur aujourd'hui les dérives de l'Union européenne. il avait le il avait travaillé déjà sur les travaux préparatoires du du traité de Rome qui contenait déjà selon lui les vis qui aujourd'hui donc aux abus qu'on connaît aujourd'hui de la commission euh et sur la démilitarisation, sur la désindustrialisation euh voilà et donc j'essaie de de remettre tout cela en perspective. Je parle aussi de l'homme qui l'était. Je donne quelques anecdotes. J'en ai j'en ai une en tête que moi j'avais trouvé très émouvante parce qu'elle pour moi elle résume aussi ce qu'il était. C'est
dire à la fois évidemment un caractère très parfois très dur hein, disons-le, euh pas facile et en même temps qui pouvait d'une grande douceur, d'une grande humanité. Je raconte notamment cette anecdote où il est en train de dédicacer justement des livres, voilà, dans une file interminable. Il a toujours un mot aimable pour chacun. Il y a cette femme qui qui s'avance vers lui et euh il lui demande son nom et elle dit, on sent qu'elle est un peu gênée, un peu honteuse, madame Boudin. J'imagine que elle a dû cette pauvre femme subir un certain nombre de sarcasmes tout au long de sa vie. Et mon grand-père se la regarde avec un sourire, il dit "Ah boudin comme le peintre et je" Et en fait, il donne l'occasion à cette femme, ce que je trouve merveilleux de lui de d'être fier
de son nom en fait en faisant référence à un grand peintre en l'occurrence français et et voilà. Et donc il signe et c'était aussi ça Jean-Marie Le Pen en fait et c'est vrai que alors moi j'ai une je parle de l'enfance de de sa présence en fait une présence qui est omniprésente dévorante parce qu'en fait elle elle comment dire elle conditionne toutes les parties de notre vie qu'on le veuille ou pas d'ailleurs. Elle conditionne nos amitiés, elle conditionne nos amours, elle conditionne évidemment même bah notre environnement scolaire. Parce que voilà, j'en parle il y a encore 30 30 ans de cela, être la petite fille de Jean-Marie Le Pen et être connu comme tel à l'école primaire, c'est aussi se confronter à de l'hostilité, parfois à de la violence, à de la discrimination. Alors maintenant,
on a posé un terme sur ça, une forme de harcèlement scolaire. Euh donc ça nous ça nous conditionne quand même à affronter les choses. J'y vois aussi le bénéfice bah du coup d'avoir été préparé euh d'une certaine manière à l'adversité politique. Donc voilà euh donc merci pour ça. Et mon grand-père avait la particularité de dire euh chaque fois qu'on pouvait éventuellement se plaindre de tout cela, il avait une phrase qui disait aussi à ses filles disait "Oui enfin ça va vous pourriez être le cunu cunu dans la neige en temps de guerre." Oui, c'est sûr vu comme ça, je te l'accorde, j'arrête de me plaindre. Voilà. Et donc c'est vrai que après c'était un c'était un comment dire c'était pas le papier gâteau hein. Mais par contre euh voilà, il a il a il a
aussi nous a formé par son exemple et puis puis par quand même cette cette omniprésence euh et quand même malgré tout aussi par l'affection, la délicatesse qu'il pouvait avoir quand on quand on venait le voir. En revanche, ce qui est vrai c'est que c'est pas lui qui est rentré dans notre monde d'enfant. Euh c'était nous qui devions rentrer dans son monde à lui pour pouvoir avoir une relation avec lui. Et ce Daddy du coup vos frères aussi l'appelaient euh Daddy sur votre fille olympe l'appel. Oui. Je saurais pas vous dire pourquoi pourquoi Daddy plutôt que grand-père. Je pense qu'à mon avis ça devait venir du fait qu' qu'il aimait pas se voir vieillir quoi et que j'imagine que papi et grand-père ça devait euh euh voilà ça devait ça devait pas être assez valorisant. Et donc
finalement daddy bon ça devait être un bon compromis. Dans votre discours hommage au Val de Grâce il y a 1 an. Euh vous reprenez Bergerac, je cite "Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose arraché. Il y a malgré vous quelque chose que j'emporte, c'est mon panache." Euh c'est vrai que on on l'a peu redit médiatiquement, mais la tombe de la Trinité euh surmer où repose votre grand-père avait été saccagé dès le lendemain, je crois, de son inhumation. Ses ennemis ont donc en effet tout emporté. Marchal. Euh oui, je dis cette phrase puisque je dis "Je suis sûre que de là où tu es, tu t'amuses de voir tous ces médiocres redans sur ta tombe." Parce qu'en fait au moment où on apprend la mort de Jean-Marie Le Pen, la gauche et l'extrême gauche se rendent dans la rue
pour sabrer le champagne et voilà ce qui quand même est très propre à cette à cette partie quand même de de du monde politique. Je veux dire, je pense on verrait pas des gens de droite même aller fêter la mort d'adversaire politique. Je veux dire, c'est c'est pour le coup, je trouve qu'il y a vraiment on est face à deux deux visions anthropologiques irréconciliables, quoi. Et c'est vrai que au-delà de ça, en effet, la tombe a été a été profanée et je pense que voilà, Jean-Marie Le Pen en fait s'en serait s'en serait amusé de là où il est, ça c'est ça c'est certain. Mais ça dit aussi quelque chose aujourd'hui de la décivilisation, de l'ensovangement mental de cette gauche qui finalement est pas capable de respecter le l'élément fondateur le plus élémentaire justement de la civilisation
qui est quand même bon bah des morts, on ne dit rien si ce n'est du bien. Voilà. H alors vous parlez d'ensauvagement. Dans l'ensuvagement, il y a le harcèlement. Vous l'avez évoqué petite, vous l'avez subi, vécu. Vous dites avoir été enfermé dans des toilettes, menacé physiquement en classe de CM2 par des élèves à la sortie et on se demande est-ce que plus tard on arrive à développer finalement euh quand on grandit dans ces conditions de la ranqueur ou alors est-ce qu'on arrive à rester pacifiste ? Comment on pardonne des années plus tard à à ces gens-là ? Est-ce que certains ont recroisé votre chemin ? Présenter des excuses parce que vous parlez aussi d'animateur de colonie insultant votre grand-père. Vous dites avoir reçu des coups de pieds, votre frère des gifles, ne pas en avoir parlé
tout de suite à vos parents et vous êtes même fait traiter de je cite, et vous a répondu "C'est moi, je suis là." Oui, je raconte en effet bon parce qu'il y a des anecdotes plus légères en l'occurrence, je raconte voilà ce jeune homme qui qui avait voulu me séduire à la fac sans savoir qui j'étais et qui au cours de ce de ce café charmant me glisse à un moment donné. Ah oui, tu sais pas, il paraît qu'il y a la petite fille de Jean-Marie Le Pen à la fac, ça doit être une sacrée Je dis bah oui, voilà, elle est devant toi. Et donc il m'a planté avec mon café et donc je pas conclu ce jour-là. Qu'on puisse dire oui, je raconte ces ces moments pasant d'ailleurs, je tiens à le dire parce que le but de ce livre c'est pas de me raconter moi pour moi-même. Enfin,
je veux dire, j'ai j'ai 36 ans, j'ai pas le l'ambition de dire que j'ai une une œuvre de vie qui justifie deux. Pourquoi je parle de de ces moments personnels ? parce que le personnel dans ce livre est toujours le moyen d'arriver aux idées. C'est toujours un levier justement pour expliquer la jeunèse finalement de mes convictions. Voilà, démontrer qu'en fait j'ai pas simplement reçu une doctrine prémachée que voilà, je vais ensuite donner sur les plateaux de télévision et et que derrière il y a une réflexion, une argumentation avec l'objectif à chaque fois évidemment de euh de convaincre les Français. C'est cette phrase finalement des trots skis. D'où parles-tu camarade ? Ils ont pas tort. On parle toujours de quelque part. Et et finalement à travers aussi cette
expérience dont je suis la victime, j'interroge cette accusation en extrême droite finalement parce que tout part de là les enfants ne sont jamais finalement que bah les vecteurs de l'idéologie ou du sectarisme de leurs parents. Et donc je prends prétexte aussi de ça pour justement interroger ce cette qualification infamante d'extrême droite et en quoi finalement je ne me reconnais pas là-dedans. Voilà et je le fais à plusieurs reprises. On aura peut-être l'occasion d'en reparler. Je fais aussi sur toutes les notions relatives à la civilisation. En tout cas, c'est le fil conducteur partir du personnel pour amener à vos idées.
Une
dernière question s'agissant de vous personnellement parce que j'ai lu un peu ce que dit la presse de gauche de vous lorsqu'elle fait un portrait. On dit parfois que vous êtes plus froide, plus réservée que votre tente marine et ça vous prive pas en même temps d'être régulièrement cité encore aujourd'hui comme la troisème personnalité politique préférée des Français. Est-ce que ce livre finalement du coup c'était pour vous l'occasion de briser la glace, de vous raconter ? Euh oui, je sais que ouais, j'ai j'ai cette image un peu un peu un peu froide, un peu un peu rigide, un peu distante. Euh je je le dis dans le livre, moi je suis en fait euh paradoxalement on imagine que les gens qui ont une vie publique, en particulier une vie médiatique et qui s'exposent de
fait par la force des choses, parce que c'est un impératif quand on fait de la politique pour aller convaincre, pour aller gagner des élections, ce sont forcément des gens qui sont extravertis et qui aiment se montrer. Moi, j'ai en fait en réalité, j'ai un tempérament plutôt timide et réservé, ce qui fait qu'on on m'a souvent prêté de pas être très aimable, mais parce qu'en fait, c'est vrai que j'ai pas forcément le premier contact très facile et très naturel. En plus, j'ai je l'explique aussi dans le livre, j'ai un détachement assez fort. J'ai j'ai peu d'attraction pour l'exposition et la vie publique lorsque j'ai arrêté la politique en 2017. Je m'en passe très très bien. En fait, pour moi, je refuse plus en réalité, je refuse plus d'interview que je n'en accepte. Je n'y vais que quand
j'ai quelque chose à dire finalement. Et je pense que ce détachement, il vient aussi du fait que j'ai grandi dans un environnement qui depuis toujours a été très exposé. En fait, quand on Moi, je vivais à l'endroit où il y avait le bureau de mon grand-père, donc il y avait toujours des des journalistes, des caméras. Donc je ça me grisse pas si vous voulez. Ça a toujours fait partie un peu de ma vie. J'ai toujours été la petite fille d'abord et la niè de voir la fille 2 avant avant d'être aujourd'hui voilà Marion Maréchal qu'on me connaît. Donc c'est vrai que ce livre a été aussi l'occasion pour moi bah peut-être en des fait de raconter davantage au français qui je suis, de de revenir davantage aussi sur un certain nombre de choix que j'ai fait et qui ont
peut-être pas toujours été compris parce que bah j'ai pas pris le temps ou de les expliquer ou de donner ma version des faits parce que je trouvais que c'était pas le moment ou parce que j'ai voilà, j'étais pas forcément à l'aise pour le faire et puis je j'ai considéré peut-être bêtement que bah les explications allaient de soi lorsqu'elles étaient cohérentes. Et ce que j'essaie aussi de retracer à travers ce livre, c'est on va dire la cohérence de mon parcours. Euh et j'espère que ceux qui me feront l'honneur de me lire verront que finalement depuis près de 15 ans, j'ai toujours défendu globalement évidemment les mêmes idées, les mêmes stratégies. Alors euh voilà, en ayant parfois euh fait des choix que certains jugeront peut-être pas toujours les plus
opportuns, mais en ayant toujours à cœur de de garder cette conviction et défendre les idées qui sont les miennes. Vous parlez pour la première fois à cœur ouvert de façon aussi publique de de vos filles Olympe et Clotil. Vous parlez de votre ex compagnon. Euh moi, je me demandais si vos filles veulent faire de la politique un jour euh comme votre grand-père, est-ce que vous les laisseriez prendre le flot, le flambeau ? Est-ce que vous les inciteriez euh à le faire ? On sait qu'Olympe avait pris la parole euh pour votre grand-père à l'église de la Trinité. On dit qu'elle a votre talent, voir votre insolence. Ah, je pense qu'elle est euh elle est d'ors et déjà bien meilleure que moi. Elle sera bien meilleure que moi, bien plus intelligente, bien plus belle et je
crois vraiment faite pour les faite pour les caméras, elle pour le coup. Euh donc je sais pas ce qu'elle en fera d'ailleurs de tout ça. Euh je serais très fier qu'elle fasse de la politique, voilà, parce que je pense que aujourd'hui on a besoin d'avoir des gens qui s'engage en politique et plus on est nombreux à se mettre au service de notre pays vu euh vu l'urgence de la situation, vu euh l'époque charnière que nous vivons, euh voilà, maintenant évidemment, j'auraiis une forme bien sûr d'appréhension parce que la politique, c'est une arène. Il faut en accepter les règles et quand on est dans une arène, ça veut dire que c'est une bataille. Voilà. et et parfois avec une confrontation évidemment idéologique qui peut être virulente euh physique hein parfois qui qui est pas toujours simple
à gérer surtout quand on est une femme. Mais en même temps, bon j'en serai j'en seraiis très fier. Voilà, moi ce que j'essaie d'expliquer tout au long de ce livre, c'est que le combat civilisationnel qui me porte c'est pas seulement un mot et un concept, je veux dire, même à travers toutes les notions qui s'y attachent, héritage, lignée, tradition, conservation, transmission. Pour moi, tout ça, ce sont des visages. D'abord, j'en parle d'ailleurs dans le livre, on y reviendra sûrement. Ce sont les visages de mes ancêtres dont je raconte des fragments de vie parce que en fait pour moi euh ils sont l'incarnation de ces de ces millions de Français, disons de souches qui ont construit ce pays et qui sont bien souvent méprisés et puis c'est le visage de de de mes filles et
euh et donc si elles arrivent à perpétuer ça à travers un combat demain, j'en serai très heureuse. Maintenant je les obligerai jamais, je les enf je veux dire je ne les pousserai jamais. Ce sera un choix évidemment libre. Marine Le Pen, votre tante à qui vous consacrez tout un chapitre, m'avait confié lors d'un précédent entretien Javette Marion, une histoire particulière parce que je l'ai élevé avec ma sœur pour les premières années de sa vie. Quel souvenir vous gardez d'elle dès le plus jeune âge ? C'est quel genre de maman Marine ? Oui, alors c'est vrai que j'ai une relation très particulière avec Marine. Elle n'est pas seulement une tente puisque je raconte enfin bon, je raconte par la force des choses parce que les conditions singulières de ma naissance
ont été révélées malgré moi par la presse à l'époque, par le journal d'Express. et je suis ce qu'on appelle communément un accident. Euh donc je je ne suis pas reconnue par mon par mon géniteur et donc pendant 3 ans, je suis élevée par ma maman. Je m'appelle Marion Le Pen, je n'ai pas de père et durant ces 3 ans, bah voilà, je vis au même endroit que que ma tante Marine notamment et mon autre tante Marie-Caroline et mes cousins. Et donc Marine joue un rôle particulier puisque elle participe oui de fait à m'élever avec avec maman et c'est d'ailleurs cet épisode que vous relatez tout à l'heure qui fait l'objet de cet échange je pense très touchant entre maman enceinte donc sans père venant annoncer à son père à l'époque ce qui est quand même pas très simple. Euh voilà, je suis
enceinte et mon grand-père répondant spontanément bah c'est pas grave, on les lèvera ensemble. Et je trouve ça je trouve ça très beau. Et en fait à travers aussi toute cette histoire, pourquoi je parle de cette histoire ? Parce que c'est une manière aussi d'expliquer aux lecteurs, aux français le regard singulier que je pose aussi sur tous les sujets relatifs à la famille, relative à la à la filiation et même au sujet très sensibles de l'avortement. En fait, c'est le point de vue d'un enfant qui aurait dû être avorté. Et forcément ça, on pose un regard un peu différent sur les choses. Moi, j'ai eu de la chance. J'ai été dans un environnement familial, voilà, qui était un environnement solidaire, qui avait les moyens de m'accueillir. C'est pas le cas de toutes
les femmes. Et donc, c'est vrai que je me sens concerné par ces situations là. Euh et Marine Marine, bah j'ai toute mon enfance eu une relation très très affectueuse, très très proche, très très fusionnel. Euh voilà. Et la politique est venue évidemment compliquer tout ça, mais c'est ce qui a aussi permis que voilà, on ne perde jamais totalement le lien, même dans les moments parfois d'incompréhension ou de différents politiques. Y a-t-il quelque chose que vous n'avez jamais dit à Marine Le Pen et que vous aimeriez lui dire ce soir ? Ah, que je ne lui aurais jamais dit. Non, je pense pas parce que que je l'aime. Je lui ai déjà dit plein de fois
euh que je suis fière d'elle et de voilà de de du chef politique qu'elle est et de la militante qu'elle n'a jamais ess cessé d'être. Je lui ai dit aussi tout ce que tout ce était pas d'accord, je pense qu'on s'est suffisamment engueulé pour qu'elle le sache aussi. Donc euh donc non le façon Marine Le Pen restera une quoi qu'il arrive, j'ai envie de dire dans les mois à venir avec ce ce sujet judiciaire, elle restera de toute façon une figure incontournable pour le corps national dans les années à venir. Donc j'aurais bien des occasions de d'échanger avec elle. Dans tout un chapitre, vous questionnez le fait d'être une femme en politique. Vous ne voulez pas être perçu uniquement sous la bannière de votre sexe. Pourtant, c'est ce qui a marché avec Marine Le Pen d'une certaine façon. La
féminisation du parti, c'est ce qu'on dit souvent. Est-ce que vous diriez que vous vous êtes un homme politique ? Euh oui, je je parle un peu de cela en fait. Je moi je déteste le discours victimaire de manière générale d'ailleurs et en particulier le discours victimaire autour de la question d'être une femme parce que parce que ce qui est vrai en politique aujourd'hui c'est que disons-le c'est plus un atout qu'un handicap parce que sincèrement on est dans un moment de toute façon où la la mode veut que voilà à compéten égal qualité égale on a plutôt tendance à choisir une femme parce que bon bah c'est dans l'air du temps donc j'y ai pas forcément vu une difficulté supplémentaire De manière générale, même dans les débats, ce qui est vrai, c'est que quand
un homme est plus agressif avec vous, bon bah ça a plutôt tendance à se retourner contre lui. Maintenant, j'ai vécu quelques situations un peu un peu cocasses parce que c'est vrai que quand vous arrivez, c'est pas tellement ma féminité qui a été handicap au début, c'est ma jeunesse. Quand vous arrivez député à 22 ans et que vos interlocuteurs en ont 50 55 ils ont roulé leur boss, bon c'est vrai que c'est c'est pas toujours évident pour eux de de de vous avoir comme interlocuteur. qu'à côté, moi j'avais un collaborateur qui avait une cinquantaine d'années et assez naturellement, ils avaient tendance à le regarder lui plutôt que moi. J'ai vécu ça mais pas très souvent et toujours en fait sans mauvaise intention. Donc je m'en plains pas. Moi je me reconnais pas du tout
dans le féminisme radical tel qu'il évolue aujourd'hui. Et c'est vrai que je dis pas du coup d'ailleurs que ça existe pas et je le je le condamne d'ailleurs pour ce que pour les témoignages qu'on peut en entendre. Mais moi, j'ai moi j'ai pas subi dans la vie politique de harcèlement sexuel ou de choses déplacées. Bon, faut dire qu'à l'époque à l'Assemblée, ils avaient à peine le droit de me dire bonjour si vous voulez. Donc pour me draguer de manière insistante, ça aurait été un peu compliqué. Donc donc voilà, c'est vrai que donc j'aborde tous ces sujets de mon dans mon rapport au féminisme. Euh mais en tout cas, je m'interdis absolument d'en faire un Ouais. un levier de de victimisation. Les hommes prennent une grande place dans votre vie. Vous avez parlé tout à
l'heure de votre naissance, votre père adoptif Samuel Marachal dit, "Vous êtes un espoir de relèvement pour notre peuple, la fierté pour un père." Et vous lui dites quelque chose de très émouvant aussi dans ce livre d'une certaine façon, vous lui dites "Merci d'avoir accepté d'être mon père." Moi, je voudrais vous parler d'un autre homme euh qui est entré d'une certaine façon par la force des choses dans votre vie, c'est Jordan Bardella. À lui également, même question. S'il y a quelque chose que vous ne auriez jamais dit, que lui diriez-vous ? Oui. Alors, mon père, je parle de mon père parce que j'interroge en fait aussi à travers ça, toute la question aujourd'hui, bah justement du rôle fondateur de la famille, de la question de justement de l'altérité dans
l'éducation entre le rôle du père et le rôle le rôle de la mère qui interroge aussi toutes les questions de la PMA sans père, la GPA, voilà et du rôle de l'autorité paternelle. Moi, j'ai eu la chance, enfin, j'ai pas été reconnu par mon géniteur, mais moi, j'ai eu un père et je je trouve que c'est une histoire très touchante parce que mon père, il a 23 ans quand il me reconnaît. Donc, c'est un très jeune homme quand même. Faut imaginer ce que ça représente d'adopter une enfant de 3 ans qui est pas la sienne. Et ma mère m'a m'a dit un truc que j'ai toujours trouvé merveilleux et qui m'a toujours consolé finalement de voilà de vivre cette situation particulière. Il m'a dit "Oh mais tu sais Marion, ton père t'a choisi toi avant de me choisir moi." Et plus
exactement, elle m'a dit "Il est tombé amoureux de toi avant de tomber amoureux de moi." C'est génial. Et je trouve ça voilà, je trouve ça extrêmement touchant. Et quand à Jordan Bardella euh qui occupe une place un peu différente mais aussi très importante évidemment puisque il était d'ailleurs et je le remercie beaucoup à la soirée de lancement de mon livre ce qui pour moi symbolise quand même voilà une volonté une maturité politique de vouloir rassembler le plus largement possible pour les échéances à venir. Et donc je suis très heureuse qu'on puisse aujourd'hui ouvrir cette perspective de construire ensemble une équipe avec chacun de nos singularités pour pouvoir préparer les échéances à venir. Jordane, on en fait on c'est étonnant parce que une partie de l'histoire de ce livre est
aussi la sienne. Moi quand je suis député, il est responsable du 93 au Front National. Donc ce que je raconte, il l'a aussi vécu par Ricochet. Euh donc on est un peu des cousins, vous voyez ce que je veux dire ? un peu des cousins politiques et en même temps on se connaît pas très bien parce que c'est vrai que quand lui il explose politiquement, bah moi je suis retiré de la vie publique. Bon bah là on a été on va dire concurrent au moment des européennes même si moi j'ai toujours pris le soin de de garder de bonnes relations et de jamais l'attaquer je veux dire en premier lieu parce que bon mon adversaire était la gauche. Aujourd'hui on travaille au Parlement européen. Donc on apprend à se connaître et une question particulière que je leurais pas posé pas tant si ce n'est si ce
n'est qu'il en a bien conscience voilà-tu prêt à construire cette équipe autour de toi et autour de Marine Le Pen pour s'assurer que nous gagnons en 2027 ? Moi j'y suis prête mais je pense que j'ai déjà la réponse. Et vous êtes prêtes et les habitants de votre lus disaient de vous surnommez la petite parfois. Alors moins agréable. Barbie fait de la politique mais vous racontez tout ça et j'ai envie de vous dire vous la petite vous avez été refusé dans l'armée contez-nous. Oui la petite c'était comme ça que m'appelaient les les petites mamies provençales sur le marché. Je trouvais ça hyper hyper mignon et elles m'ont appelé comme ça en plus extrêmement longtemps même après que je sois maman. Donc toujours été un peu petit non toujours la peti de quelqu'un. Euh oui, je raconte un
épisode qui qui a été marquant puisque c'était après, je me souviens très bien, après l'assassinat du père Amel qui parmi bon la monstruosité de tous les attentats que nous avons vécu et l'un de ceux qui aussi était particulièrement atroce et en fait je me dis mais c'est pas possible, j'en ai marre. Enfin, je veux dire, j'ai j'ai envie de faire autre chose que de de gueuler dans l'hémicycle ou de faire des tweets. J'ai envie de m'engager encore davantage, d'en faire plus quoi. Et donc je me dis bah, je vais essayer de montrer l'exemple, je vais m'engager dans la réserve opérationnelle. Et donc je fais toutes les démarches. Euh je le raconte, je je reçois ma convocation pour passer les les épreuves d'entrée. Je m'entraîne, je vais courir. J'y repense, ça me fait rire. Et en fait
2 jours avant la la bah la convocation, je reçois un un mail annulant cette convocation au prétexte que la députation était pas compatible avec le fait d'être dans l'armée opé, enfin dans la réserve opérationnelle. chose un peu étonnante puisqueen l'occurrence dans ma législature, il y avait des députés qui étaient réservistes qui étaient même partis sous les drapeaux. Et en fait, c'est dramatique parce que je suis arrivée à l'effet exact inverse de ce que je voulais. Ça veut dire je voulais inciter au contraire les gens à s'engager. Je voulais créer plus de liens entre la représentation nationale et l'armée. Et en fait pour ne pas avoir à gérer ce genre de problème, finalement l'armée euh enfin le ministre le ministère de la défense plus exactement a décidé que doren avant paf il y aurait
plus de tolérance pour que les députés puissent être aussi réservistes. Voilà. Et donc je raconte tout cet épisode euh qui en effet bon un est un regret parce que j'aurais bien aimé porter l'uniforme. Alors parlons de politique, il y a un uniforme qu'on vous a attribué, c'est celui de l'extrême droite, vous le dites, vous la définissez dans votre livre antiparlementarisme, totalitarisme, paramilitarisme. Alors machad, j'ai envie de vous poser la question que je pose à tout le monde. C'est quoi un facho ? Bah c'est enfin enfin le problème c'est que en fait c'est c'est tout et rien. C'est bien le problème d'ailleurs dans la bouche de nos adversaires, c'est qu'en fait c'est pas c'est pas une qualification politique, c'est une c'est une marque d'infamie. Euh c'est une
manière finalement de se dispenser, d'argumenter sur le fond euh pour se positionner sur euh et bien le euh comment dire euh sur le plan de la morale et donc ainsi ne pas avoir à rentrer dans les arguments rationnels. Euh c'est euh c'est un peu comme le principe du cordon sanitaire quoi. Ça veut dire on vous renvoie euh à l'état de microbe et ainsi ça ça dispense d'avoir à travailler sur le fond et à répondre bien souvent de son bilan. Donc en fait voilà, c'est c'est vraiment je vais vous dire, on a on peut toujours être le fachaot de quelqu'un. Je dire de Gaul lui-même, je le raconte dans le livre d'ailleurs, a été le fachot de la gauche à une certaine époque. Je c'est pour ça d'ailleurs je reviens sur tout l'historique et je et je démonte finalement totalement cette cette
accusation. Je reviens aussi sur un peu l'historique de ce terme de front républicain à différentes époques et on se rend compte d'ailleurs dans toutes les situations où il a été utilisé par la gauche euh que finalement il n'a il n'a aucune valeur autre que celle de sauver les places de ceux qui se sentent menacés. Vous vous démarquez aussi Marchal sur le sujet de l'islam radical que vous considérez être l'un des principaux dangers qui guettete notre pays. Par exemple, vous démarquez de Patrice Buisson qui disait, je cite, "Avoir plus de respect pour une femme voilée qu'une gamine de 13 ans en string." Preuve que vous n'êtes pas aligné sur tous ceux qu'on qualifié aussi d'extrême droite et même sur l'islam, vous avez votre propre vision des choses au sein de la droite. Euh
alors oui, moi j'ai je bon pour le coup euh Patrick Buisson est un est un grand intellectuel et j'ai beaucoup aimé la cause du peuple. C'est vraiment un, on va dire une des têtes pensantes de la droite qui qui m'a inspiré, hein. Donc voilà. Mais c'est vrai que j'ai pris cet exemple là parce que il y a eu une petite tendance à un moment donné de jouer les gros cerveaux à droite et et de de prendre ce genre de posture finalement d'expliquer qu'on aurait presque plus à faire avec ce qu'ils appelaient les conservateurs musulmans qu'avec finalement de manière un peu caricaturale l'Occident décadents et d'expliquer par exemple en effet que il avait plus de respect pour une femme voilée que pour les petites midinettes en string. comme si notre notre civilisation se réduisait aujourd'hui à
des petites fillettes hypersexualisées. Et je trouve ça non seulement très réducteur, très insultant pour nous quand même, disons-le, parce qu'en fait le choix est pas quand même si binaire, il y a quand même d'autres choses entre les deux. Et et surtout ça pour moi c'est une erreur, c'est une erreur de diagnostic. Ça veut dire que le le sujet politique est pas le même. C'est-à-dire que aujourd'hui, on n pas des filles en string qui veulent imposer des horaires séparés à la piscine pour pouvoir avoir leur moment en string. On n pas aujourd'hui des quartiers entiers où des femmes en string, enfin plutôt des femmes ne portant pas le string se feraient éventuellement marginaliser ou insulter ou brutaliser parce que précisément elles n'auraient pas ce type de vêtement. Euh et et on n' pas
aujourd'hui des pays dans le monde, je veux dire, qui emprisonnent euh ou qui discriminent parce que les femmes ne porteraiit pas le string. Or, c'est le cas pour le voile si vous voulez. Donc la dimension politique euh n'est pas du tout la même et le message qu' y a derrière est pas du tout le même. Voilà. Donc c'est vrai que je je tort un certain nombre de choses sur le sujet. Je parle beaucoup en effet de la question de l'islamisation et au-delà de l'islamisme d'ailleurs qui pour moi en fait est le grand choc de civilisation à venir. Et je dis ouvertement que oui, moi je je ne refuse que mon pays devienne demain un pays musulman et d'où la question d'ailleurs fondamentale de la de la démographie. Voilà, parce que le sujet fait que le jour où les musulmans sont majoritaires dans le
pays, nous deviendrons un pays musulman par la force des choses. Et donc, il en sera fini de la France telle que nous la connaissons. Et moi, j'ai deux petites filles. Et donc, évidemment, je n'imagine pas qu'elle puisse grandir librement comme française et européenne dans un pays qui serait demain avec une application voilà plus ou moins d'ailleurs aboutie de la charia. Autre corolaire de la dévilisation, la délinquence barbare, la mort de Thomas Peroto à Créol, vous y revenez. une actualité justement à ce propos. Mariène Torval, la mère de Roman Suriser, s'est vu également à nouveau ces derniers jours menacé de mort un mail lui disant "Tu parles encore une fois de Crépole, tu es morte. Vous vous en parlez de ces morts dans votre livre qui un jour répondre du pire à cause de cet
englagement ?" Oui, je reviens sur cette c'est ce drame de la mort de Thomas Peroto à Crépaul parce que je pense que ça a été un tournant dans la prise de conscience et du surtout un tournant dans la prise de conscience de la gravité de la situation. C'est-à-dire que on avait tendance à penser, enfin bon, pas moi personnellement, mais je pense beaucoup avaient tendance à penser que finalement le sujet de l'insécurité, de l'immigration, du ressentiment post-colonial, du racisme antiblanc quand même hein, qui tout ça transpire dans cette affaire et ce conjugue finalement était un phénomène de grande villes voire de banlieu mais certainement pas de nos campagnes de de petits villages comme aujourd'hui celui de Créol. Et on se rend compte aujourd'hui que le phénomène était si
massif qu'il arrivait jusque dans des petits balles de village tels que celui où se trouvait où se trouvait Thomas. Euh une affaire donc qui vir au drame et dont on d'ailleurs on n pas on ne sait pas tout. Moi, j'étais à Crépole il y a pas très longtemps. Faut imaginer que quand ces jeunes de cité là, de roman surizer arrivent, non seulement ils reviennent après 1 heure d'aller-retour en voiture avec des couteaux, hein, donc pour pour je je cite planter du blanc, mais quand on par exemple les mamans euh des de ces jeunes qui étaient au balles euh des copains de Thomas entendent qu'il y a une bagarre et elles attendaient sur le parking parce que souvent elles mamans qui attendent à la sortie, vous savez, des balles pour ramener leurs enfants. Elles sortent les
jeunes de roman surer arrivent, les bouscules, les gifles, enfin on est dans un quelque chose d'une violence. Voilà, on on a là l'incarnation finalement du conflit ethnoic-religieux qui nous attend si nous ne faisons rien. Voilà, disons-le franchement. Et donc, c'est vrai que j'ai voulu revenir sur cet épisode et revenir sur cette notion de racisme antiblanc qui encore à l'heure où je vous parle n'est pas comment dire traité et et combattu au même titre que les autres racismes, ce qui pour moi est un une chose une double en fait violence. fait aujourd'hui aux victimes. Vous parlez de conflits ethnoraciaux. On a quelques semaines du premier tour des élections municipales. À un moment, vous évoquez euh la création de l'ICEP, hein, votre école de science politique. Vous
parlez de l'état de sciences aujourd'hui et de l'entrisme indigéniste dans l'enseignement supérieur également de toutes ces luttes antiracistes. Je fais le lien avec les éditions municipales et la naissance d'un mouvement un peu une sorte de black power à la française, à la France insoumise. He Rima Hassan qui dit il faut des visages incarnés. Je pense à certains candidats comme Rachel Kéké qui vient en tenue traditionnelle africaine pour le lancement de sa campagne, Manon Montmirel à Saint-toin qui avait dit que tous les Français et la France aillent leur mère. He je cite pays de fasciste PMAL député LFI à Toulouse qui avait dit je ne veux pas de baptou selon Marianne en tête de ma liste Ali Diawara à la cour neuve qui dit il faut des élus des maires qui vous
ressemblent et bien sûr R Hassan encore une fois avec le le porte-parola qui doit être incarné. Comment vous l'analysez cette finalement c'est c'est il y a une vraie volonté de la France insoumise de de faire émerger ces conflits ethno ratio dans la campagne des municipales. C'est le moment où on le voit le plus et c'est ça la France d'après la le grand emplacement de Jean-Luc. Je je pense qu'on arrive à à l'ultime étape finalement de cette mutation de la gauche qui maintenant est de manière totalement assumée et décomplexé. Une gauche racialiste, antifrançaise, anti-blanche, voilà, qui se construit électoralement sur le communautarisme extraeuropéen, sur le communautarisme islamique et qui revendique en fait une une logique de conquête. Voilà, je dire d'ailleurs
c'est explicité, on l'a vu un député LFI il y a pas très longtemps qui expliquait "Oui oui, on fait plus d'enfants, on va vous grand remplacer et finalement c'est une bonne chose." Finalement, c'est l'aboutissement assez logique du discours qui a été porté avant par la vieille garde socialiste, hein, qui les ce sont leurs enfants monstrueux hein. Et les filles, je l'explique d'ailleurs dans le livre, c'est les ce sont les enfants monstrueux de toute la génération SOS racisme parce que tout le discours qu'on a entendu pendant des années qui consistait à dire finalement que voilà les Français de souche étaient des petits dupont la joie là c'était des héritiers de tous les salopards de l'histoire, les colons, les esclavagistes, les collabos finalement c'était vraiment la le
qui nous a apporté la prospérité et la civilisation. Voilà, c'est ça en fait hein, globalement le discours qu'on entend euh bah ça aboutit à ça. Voilà, ça aboutit à ça. Ça a abouti à euh toute une génération de descendants d'immigrés extraeuropéens qui qui nous détestent euh qui nous méprisent euh et qui donc aujourd'hui assume parfaitement de vouloir prendre notre place en tant que culture et en tant que civilisation. Donc bon, je pense que tout le monde aura compris maintenant l'affiche des décennies à venir malheureusement qui s'impose à nous. Pas de notre fête hein d'ailleurs parce que nous la guerre civile on la veut pas. on la craint et donc on a on veut l'éviter et on fait tout pour l'éviter mais eux finalement il ils s'y préparent voilà il s'y préparent et il l'organise à certains
égards et malheureusement en effet on voit qu'aux élections municipales la cristallisation aujourd'hui de cette polarisation de la vie politique qui s'impose à nous mais c'est pas parce que on la craint et on la dénonce qu'elle ne va pas arriver donc il faut il faut s'y préparer et il va falloir je le dis he tous ceux qui aujourd'hui sont engagés politiquement un courage physique moral mental intellectuel énorme pour assumer. Je pense qu'il va arriver. Moi, je reste optimiste parce que je crois voilà la grande capacité de de de défense de notre peuple, mais il va falloir des leaders à la hauteur. Ça c'est le moment qu'on puisse dire. Alors justement pour contrer tout ça, vous vous proposez une méthode, celle de Georgia Méloni en Italie. Mais certains
vous répondent "Ce n'est pas possible en France." Alors, dites-nous machal comment on peut faire du mélonisme à la française ? Oui, je trouve que d'ailleurs ça fait partie des raisons d'espérer. J'appelle ça les raisons d'espérer dans le livre parce que je parle de la méthode en effet pour moi pour que le camp national arrive aux affaires et je parle de de de tout ce qui se passe aujourd'hui à l'international. Alors, évidemment, avec leur singularité respective, mais qui sont pour moi des mouvements culturels qui vont dans le bon sens et qui démontrent que voilà, il y a pas de fatalité à l'effondrement, surtout quand on est la France et c'est allié assez proche finalement quelle Italie avec Georgia Meloni qui est une amie que je connais personnellement et que je
connais d'ailleurs avant même enfin que j'ai connu plutôt exactement avant même qu'elle ne soit aujourd'hui à la tête de son pays et qui m'a donné un certain nombre de conseils et et c'est vrai que elle elle fait la démonstration que finalement la méthode Mélonie c'est d'abord une méthode de gouvernement donc de rassemblement large des droites. Alors évidemment avec mode de scrutin qui sont les leur mais c'est d'abord un état d'esprit si vous voulez dire accepter le fait que on a besoin de tout le monde y compris des plus petits parties. D'ailleurs dans sa coalition il y a des partis qui sont à 1 % voilà mais et voilà c'est cet état d'esprit de dire face à la gauche il y a pas d'autres solutions que se rassembler. C'est ce qu'on fait d'ailleurs au Parlement européen. J'en parle aussi hein
puisque'au Parlement européen, moi aujourd'hui je travaille avec le groupe de François Xavier Bellami, le groupe de Jordan Bardella et en s'accord sur un certain nombre de textes, on obtient des résultats. En ce moment, on est par exemple en train de détricoter le Green Deal, on s'apprête bientôt à durcir et bien la politique d'immigration. Tout n'est pas parfait mais enfin en étant un peu l'intelligent, on met en minorité la gauche quand même et on défend les intérêts de la France. Donc voilà, tout mon sujet étant de j'en parle dans le livre de savoir comment on organise ça d'ici 2027 pour pouvoir l'emporter et 2027 va être un véritable enjeu. On ne sait pas à ce stade au moment où l'on enregistre cet entretien si Marine Le Pen pourra être candidate à la
présidentielle. Donc a priori il y aura un plan B, le plan Bardella vous en avez parlé. Et vous dites à un moment dans votre livre vous dites "Je cite dans ma quête de crédibilité mon handicap était davantage ma jeunesse que ma féminité. Est-ce que vous pensez la même chose le même risque pour Jan Bardella ? Je parle de l'âge, pas de la féminité, hein. Bien sûr, j'ai compris. Euh bah ce qui est sûr, c'est qu'évidemment on lui fera le reproche d'être trop jeune. Voilà, ça c'est évident. Bah d'ailleurs, il s'en défend déjà aujourd'hui. Bien sûr. Moi, je pense pas que le la question de l'âge soit quelque chose d'indépassable. Par ailleurs, bon voilà, Jordan a une précocité indéniable sur un certain nombre de sujets. Le tout est d'être capable de s'entourer de l'équipe euh
qui fait que voilà, il y a la complémentarité nécessaire, il y a la volonté nécessaire pour pouvoir affronter demain ce que nous devrons affronter au pouvoir. Ça vaut d'ailleurs pour Jordane, mais ça vaudrait pour n'importe quel candidat, j'ai envie de dire, du Rassemblement national ou autre. Donc moi, je crois beaucoup à cela et je crois que la présence de Jordane justement à la soirée de lancement indique qu'il est dans cette volonté d'ouverture et de rassemblement et j'en suis très heureuse. Et donc voilà, commençons par construire ça et nous serons alors armés pour faire le nécessaire. Il y a quelque chose de très courageux aussi dans votre livre. Vous parlez de certaines erreurs, c'est rare pour une personnalité politique de reconnaître avoir commis des erreurs. Au moment de
rejoindre Remo en 2022, vous dites "J'ai commis des erreurs de communication." Alors, c'est vrai c'est courageux de le reconnaître. Est-ce que tout ça est du passé aujourd'hui ? Vous dites régulièrement doit faire partie de cette alliance. Quels sont vos rapports aujourd'hui ? Bah déjà, il faut savoir que l'écriture, c'est ça qui est intéressant d'ailleurs, c'est que c'est bon, c'est un exercice exigeant, on va dire, intellectuellement. Voilà, il faut construire sa pensée. C'est aussi un exercice d'humilité parce qu'en fait quand on est devant la page blanche et qu'on doit répondre à un sujet, on mesure aussi tout ce qu'on tout ce qu'on ne sait pas, tout ce à quoi on n pas réfléchi ou trop peu réfléchi ou parfois mal réfléchi. C'est une manière aussi de
revenir en effet sur ces décisions et de prendre un peu de recul pour voir ce qui a été fait ou mal fait. Et donc bon bah j'en parle très volontiers parce qu'après tout euh c'est aussi le rôle de la vie de nous faire grandir par là où on a péché ou là où on s'est trompé. Euh moi j'ai aucun regret hein, aucun regret euh du fait d'avoir rejoint Eric Zemour. Je l'explique d'ailleurs très longuement dans le livre les raisons pour lesquelles j'ai fait cela, je l'ai fait parce que ça m'a paraissait cohérent par rapport à la ligne que j'ai toujours défendu. Euh voilà, maintenant il y a eu une divergence stratégique sur laquelle je reviens à un moment donné, notamment relativement à la coalition des droites et au comportement vis-à-vis du Rassemblement national. Bon, ce cette
divergence est allée malheureusement jusqu'à la rupture parce que j'ai été éclu de reconquête avec les deux autres vice-présidents. Évidemment, ça a été très douloureux sur le moment. Je reviens aussi sur un nombre d'attaque qui ont, on va dire, disons-le, touché à mon honneur, hein, à l'époque et sur lesquels voilà, je réponds aujourd'hui, chose que je n'avais jamais faite jusqu'ici. Et et mais vo malgré tout ça, à un moment donné, le principe de la coalition, c'est quand même de s'asseoir à la table avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord surtout, qui ont pu être des concurrents par le passé, avec qui on a pu avoir des désaccords, parfois des conflits. Je pense que notre pays nous oblige aujourd'hui à faire à faire cet effort et à avoir cette
responsabilité. Voilà, encore faut-il que les autres aient aussi envie de s'asseoir avec vous et voilà et de de faire la démarche pour être constructif, ce qui est pas toujours le cadre conquête, disons-le aujourd'hui. On peut estimer vous avez Jasement accompli votre paris. On le disait tout à l'heure, Marine Le Pen, Jordin Bardella ont soutenu applaudi la sortie de votre livre et Jordan Bardella était présent à la soirée ainsi que Ritoti Nicolas Dupontignan. C'est vrai on avait pu observer une tentative d'alliance assez titubbante à certains égards au départ notamment sur la question des municipales. On peut dire aujourd'hui votre alliance elle est au beau fixe avec le RN ? Ce qui est sûr c'est que je pense qu'il y a un nouveau départ. Voilà, c'est vrai
que bon tout n'a pas été simple. Bon suite en effet à à cette dissolution, il a fallu aussi réapprendre à travailler ensemble. En tout cas, ce que je note, c'est qu'aujourd'hui, il y a une volonté. Il y a une volonté euh assumée et publique. Maintenant, il reste à la mettre en musique évidemment pour euh pour les pour les mois à venir, mais je suis je suis optimiste. Mao Marchal, on arrive au terme de cet entretien. Vous euh vous dites à la fin de de ce livre, vous dites être d'une génération déracinée. Et j'ai envie de conclure en vous posant cette question. Marchal, qu'as-tu fait de ton talent ? Bah, je j'essaie d'y répondre tous les jours, c'est bien le sujet. Euh je je parle dans l'introduction d'une d'une phrase que je trouve très belle que mon grand-père a enfin une réponse plus
exactement qu'il fait à à un journaliste euh vraiment au crépuscule de sa vie. Euh quelques mois euh voilà avant de rendre l'âme, il y a un journaliste euh qui lui dit euh enfin qui lui pose une question sur finalement le bilan de sa vie quoi. Voilà. Est-ce qu'il est est-ce qu'il est satisfait de tout ce qu'il a fait ? Et je trouve qu'il a une réponse d'une simplicité qui est cristalline qui dit bah j'ai fait ce que j'ai pu. Et voilà, moi j'ai envie de vous dire euh si à la fin de ma vie je peux dire en toute sincérité j'ai fait ce que j'ai pu bah c'est euh c'est que j'ai fait euh ce que j'aurais dû faire. Voilà c'est c'est un des un bel objectif de vie. Merci beaucoup Marion Marchal. Merci à vous. Bonne lecture. Depuis des mois, une mécanique s'est
mise en marche. À l'approche des élections présidentielles, l'État ne se contente plus de gouverner. Il surveille les médias, les classes, les labellisentes. Au sommet, l'Élysée affirme vouloir protéger la démocratie. En réalité, il redéfinit qui a le droit de parler. La logique est simple. Les bons médias d'un côté, les autres mis sous pression. C News, première chaîne d'information de France, est la cible la plus visible, mais elle est la face émergée de l'iceberg. Derrière elle, c'est tout un écosystème médiatique de droite qui est visé. La Furia perd son accréditation, des médias sont délégitimés, des voies sont marginalisées et ce mouvement ne
s'arrête pas aux frontières françaises. À Bruxelles, la mécanique saffine, sous l'impulsion d'Ursula Vleyen, l'Union européenne encadre, elle régule, elle filtre. Officiellement pour lutter contre la désinformation, officieusement pour reprendre le contrôle du récit. Cette fébrilité n'est pas un hasard, c'est le symptôme d'une peur, celle de perdre le pouvoir. Dans le prochain numéro de frontière, nous révélons la mécanique complète : les acteurs, les leviers, les silences imposés. Car lorsque l'État décide quels médias sont légitimes, la liberté de la presse, elle est compromise. !
Marion Maréchal