Le ministre de l'Économie Roland Lescure face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Alors c'était comment ce dîner avec Donald Trump hier soir à Versailles ?
- 0:26OuverteRéponse directe
C'était sympa ou pas ? C'était chaleureux.
- 0:56ComplaisanteRéponse directe
Est-ce qu'il a aimé les vins qu'on lui a servis, le président américain ?
- 1:08RelanceRéponse partielle
Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. Si Paris ne revient pas sur la taxe sur les services numériques, il a reculé sur ce point-là ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Vous l'avez vu venir, ça ou pas ? C'était prévu, vous saviez ?
- 2:29RelanceRéponse directe
Personne ne le savait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« D'une certaine manière c'était historique quand même. »
- 0:15Invité politiqueFait
« Vous savez que c'était avant tout pour célébrer les 250 ans des Etats-Unis que ça a été monté. »
- 0:48Invité politiqueFait
« 'étais entre le ministre du commerce et le ministre des finances, on a moins parlé de la qualité des asperges que de taxes sur les géants du numérique ou de commerce international »
- 1:00Invité politiqueFait
« Alors le président américain ne boit pas, vous savez. Il a bu du coca »
- 1:12PrésentateurFait
« Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. »
- 2:23Invité politiqueFait
« et dans le cadre de son discours a dit, et d'ailleurs, j'ai un bon accord avec l'Iran, et d'ailleurs, je vais le signer. »
- 2:52PrésentateurFait
« l'inquiétant trou d'air de l'économie française. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« Alors, d'abord, sur les comptes, on l'a dit, ça fait quand même quelques milliards, au moins 6, voire un peu plus. »
- 4:43Invité politiqueChiffre
« Oui, 0,9%. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« L'INSEE est à 0,7%. La Banque de France est à 0,5%. »
- 5:17Invité politiqueChiffre
« Les premiers ont commencé à être payés hier. Donc, il y a eu à peu près un million de demandes. Les premières demandes, 670 000, ont été versées lundi. »
- 6:11Invité politiqueChiffre
« On a baissé de 40 centimes. Donc, ça veut dire que sur un plein, c'est à peu près 20 euros. »
- 6:22Invité politiqueChiffre
« Le pétrole, il était à 60 en janvier. Il est monté à 120, 130, même 140. Là, il est à 80, là. »
- 8:35PrésentateurChiffre
« Plus de 7 ou plus de 8 sur un an. »
- 9:04Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, l'inflation en Espagne, c'est 3,5. Aux Etats-Unis, c'est plus de 4. En Allemagne, c'est près de 3. En France, on est pour l'instant à 2,4. »
Temps de parole
- Roland Lescure72 %
- Présentateur23 %
- ?5 %
≈ 29,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Thomas Soto, RTL Matin. Et c'est donc le ministre de l'économie et des finances qui ne vont pas très bien, Roland Lescure, qui est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL
Roland
Lescure. Alors c'était comment ce dîner avec Donald Trump hier soir à Versailles
?
D'une certaine manière c'était historique quand même. Vous savez que c'était avant tout pour célébrer les 250 ans des Etats-Unis que ça a été monté. Il y a 250 ans, quasiment jour pour jour, en 1778, Benjamin Franklin est venu
à Versailles. C'est un
dossier de presse, mais c'était sympa ou pas ? C'était chaleureux.
Non
mais c'était d'abord, il y avait un côté un peu solennel, c'est vrai, parce que c'est les 250 ans d'un allié, d'un ami dont on sait que la relation a des hauts débats. C'était plutôt chaleureux parce que je pense que le G7 a été un bon G7, en tout cas le président des Etats-Unis a dit que c'était son meilleur. Et puis on a eu aussi des discussions assez axées sur les sujets du jour.
J
'étais entre le ministre du commerce et le ministre des finances, on a moins parlé de la qualité des asperges que de taxes sur les géants du numérique ou de commerce international,
évidemment.
Est-ce qu'il a aimé les vins qu'on lui a servis, le président américain
?
Alors le président
américain ne boit
pas, vous savez. Il a bu du coca
?
Alors je ne
sais
pas ce qu'il a bu, il n
'a
pas bu de vin en tout cas, mais mes convives en ont bu, effectivement.
Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. Si Paris ne revient pas sur la taxe sur les services numériques, il a reculé sur ce point-là ? Vous avez réussi à le faire
céder ou on est toujours au statu quo ? Écoutez, on verra. On connaît parfois l'imprévisibilité du président. Mais en tout cas, je pense que les discussions qu'on a eues, d'ailleurs y compris hier soir avec mes deux convives, pour les convaincre qu'au fond, on est aujourd'hui dans un deal qui a été signé entre l'Union européenne et les Etats-Unis en juillet dernier, et que le deal et le deal, il fallait l'appliquer, j'espère que ça a porté. On verra.
Et
sinon, ça sera oeil pour oeil, dent pour dent
? Moi,
je me mets plutôt dans l'hypothèse où ça marche, mais sinon, évidemment, il faudra trouver des mesures
de
rétorsion.
Il y en a, vous savez qu'on a l'arsenal. Mais je pense qu'aujourd'hui, et ce n
'est
pas rien quand même ce qui s'est passé en trois jours, on a montré que le multilatéralisme, ça fonctionnait, on a montré qu'on pouvait être un partenaire, parfois difficile, parfois franc, parfois avec des désaccords, mais qu'on pouvait avancer, discuter ensemble. Enfin, le fait qu'il ait voulu signer l'accord avec l'Iran hier...
Vous l'avez vu venir, ça ou pas ? C'était prévu, vous saviez ? Non,
je vais
être très franc avec vous. Donc, il y a eu deux discours un peu protocolaires. Du président d'abord, qui a souhaité la bienvenue et a évoqué les 250 ans. Le président des Etats-Unis a remercié pour le G7 et pour ce dîner, et dans le cadre de son discours a dit, et d'ailleurs, j'ai un bon accord avec l'Iran, et d'ailleurs, je vais le signer.
Personne ne le savait ?
On a vu Marco Rubio se lever, littéralement, partir, alors je ne
sais
pas s'il était déjà imprimé ou imprimé le MOU, le mémorandum, revenir.
On
a nettoyé les assiettes et le président des Etats
-Unis...
Emmanuel Macron était au courant ou pas de ça ? Moi, je pense que le président Trump l'avait informé juste avant, puisqu'ils sont arrivés ensemble. Mais en tout cas, pour nous, ministres du gouvernement français,
c'était
une surprise.
Alors,
cet accord de paix avec l'Iran, il prévoit un plan de 300 milliards pour la reconstruction et le développement de l'Iran, la fin des sanctions contre l'Iran. Comment vous le qualifiez ? C'est une paix ? C'est une capitulation ? C'est quoi ?
Non, ce n
'est
pas une capitulation, c'est un accord de paix, ce que vous dites.
Satisfaisant
? Moi, ce qui me satisfait, je suis ministre de l'Économie et des Finances, c'est qu'on va réouvrir le détroit d'Hormuz. C'était le nœud économique de ce conflit. De manière très concrète, ça veut dire qu'aujourd'hui, le diesel à la pompe, il est à 2 euros, il était à 2,40 il y a trois semaines. Donc, c'est évidemment très important, y compris pour vos auditeurs. Derrière, la levée des sanctions, elle est conditionnée. Donc, elle va se faire progressivement au gré des discussions. Il y
a
encore 60 jours de discussions, donc tout ça n'est pas terminé. Le plus dur est peut-être à venir ? Je pense, non, j'espère en tout cas que le plus dur est passé, au contraire. Le plus dur est passé, mais les négociations vont se poursuivre. Et évidemment, toute négociation, ça ne
va
pas être facile, mais il y a eu un moment... Enfin, on a tous traversé un moment difficile, y compris nos...
On
continue d'ailleurs, si on regarde la une des échos ce matin, l'inquiétant trou d'air de l'économie française. À combien vous chiffrez les dégâts, les conséquences de cette guerre sur notre économie
?
Alors, d'abord, sur les comptes, on l'a dit, ça fait quand même quelques milliards, au moins 6, voire un peu plus. Sur la croissance... Voire un peu plus, ça veut dire qu'il va falloir faire plus d'économie que les 6 milliards supplémentaires ? Possiblement, oui. Combien ? Je peux vous dire qu'on a prévu ce qu'on appelle un comité d'alerte des finances publiques qui aura lieu le 30 juin. Et qu'à cette occasion-là, on rassemblera notamment les parlementaires, les partenaires sociaux pour leur dire, j'ai dit, à l'étendue de la note. Mais attention,
on
a connu un moment difficile.
Il
y a quand même une probabilité assez forte aujourd'hui pour qu
'on
soit en train d'en sortir du fait de cet accord de paix. Donc, beaucoup va dépendre du troisième...
Mais
attendez, on va y aller point par point parce que tout ça est un peu complexe. Ça veut dire que, un, oui, il faudra faire des économies supplémentaires.
Très probablement, oui.
Oui,
probablement. La Banque de France et l'INSEE sont inquiets pour les prévisions de croissance. La Banque de France voit 0,5% de croissance alors que le budget a été bâti sur 1% de croissance.
Oui, 0,9%.
Après, revu à 0,9%. Est-ce que vous prenez cette prévision de l'INSEE ? Est-ce que le budget est caduque ?
Non. Alors, d'abord, l'INSEE est à 0,7%. La Banque de France est à 0,5%. L'INSEE est à 0,7%. Ça montre qu'il y
a
encore
beaucoup
d
'incertitudes.
Tout ça est
inférieur
à ce qui a été prévu.
Et tout ça a été construit avant l'accord de paix. Bien sûr. Donc, je pense que le troisième trimestre va être très important. Et moi, je peux vous dire une chose. Je pense que cet accord de paix, c'est le signal de la relance en France. Il faut qu'on reprenne confiance. Les aides, les fameuses aides, sont en train d'arriver. Il y a 660...
Les aides au
carburant ?
Les aides au carburant. Ça sera payé
quand ? Parce que ça
dévié
sous 10 jours. Hier. Les premiers ont commencé à être payés hier. Donc, il y a eu à peu près un million de demandes. Les premières demandes, 670 000, ont été versées lundi. Ça prend un ou deux jours avant que ça arrive dans votre banque. Donc, normalement, on verra si vos auditeurs vous le confirment, ils ont dû recevoir leur premier versement hier. 670 000 personnes. Et ça, évidemment, ça va aider à la relance. On a besoin de retrouver confiance. Là, l'économie, c'est beaucoup une histoire de confiance. Et on le sait, on a eu un moment difficile. D'abord parce que l'essence a monté, puis parce qu'on était inquiet.
Donc, si on est capable collectivement de se rassurer, si les entreprises reprennent le chemin de
l
'investissement, si nos concitoyens, parce que l'essence a baissé, parce que les chacarrives, reprennent le chemin de la consommation,
si accessoirement, on fait une bonne coupe du monde.
L'essence,
ça
l'a baissé timidement. Il y a quand même beaucoup de stations. On est encore au-dessus de 2 euros. C'est quoi l'objectif pour les vacances, pour les départs en vacances ?
Qu'est-ce que vous dites
au distributeur
?
Non, mais attendez. On a baissé de 40 centimes. Donc, ça veut dire que sur un plein, c'est à peu près 20 euros. Ce n
'est
pas rien. Donc, on était à 1,70, on est passé à 2,40, on est aujourd'hui à 2. Donc,
on
a
refait plus de la moitié du chemin. Le but, c'est de
revenir à 1,70 ?
1
,70, à mon avis, ça prendra un peu de temps, parce qu
'il
va y avoir encore d'incertitudes. Mais le pétrole,
il
était à 60 en janvier. Il est monté à 120, 130, même 140.
Là, il est à 80, là.
Voilà, un peu en dessous de 80. Donc, on a refait 2 tiers du chemin à la baisse.
Vous
me demandez ce qu'on attend des distributeurs, c'est qu'eux aussi fassent le chemin à la baisse. On les a reçus à Bercy dès mardi, on l'aura dit.
Un peu
de temps, ça veut dire combien de temps
?
On sait que ça n
'avait
pas pris beaucoup de temps pour monter.
Non,
non,
alors, attention. On a indiqué de manière extrêmement ferme, et au fond, ils sont d'accord aux distributeurs que ça devait baisser aussi vite que ça avait monté. Mais on n'est pas tout à fait encore au niveau de janvier. On était à 60, on était à 80. Donc, on était à 1,70 à la pompe, on ne sera pas tout de suite à 1,70.
On sera
à combien pour les départs en vacances ? Pardon, soyons concrets.
Moi, ce que j'espère, c'est
qu
'on
soit en dessous de 2. C
'est
-à
-dire
que vous partez en vacances, vous avez
le totem.
C'est cher, c'était à 2,40, Thomas Soto.
Oui,
mais c'était avec un baril à 140, 160.
Exactement. Et donc, on se retrouve aujourd'hui avec une baisse à la pompe, qui j'espère va se poursuivre, qui va permettre de donner de l'oxygène à nos concitoyens à
un
moment par vacances. Vous vous rendez compte qu'il y a 4 semaines, 5 peut-être, j'étais sur votre plateau, et on me demandait s'il y aurait du kérosène cet été, et si on pourrait prendre l'avion. Donc, on est quand même dans une phase où on a des bonnes nouvelles. Et moi, je veux qu'on les prenne ensemble pour qu
'on
se dise, écoutez, ça va un peu mieux, profitons-en. En fait, est-ce qu'on peut
se
faire un peu plaisir dans les semaines qui viennent ? Un printemps difficile. Bah oui, mais c'est quand même moins difficile qu'à 2,40. On arrive à un moment où on a la Coupe du monde de football, on est en été, on a franchement passé un moment difficile.
Attendez, j'ai encore quelques
questions, parce que la carte postale que vous nous présentez
ce matin est assez jolie,
mais...
Non, ce n'est pas une carte postale,
ce sera pour les vacances, mais...
Concrètement, le déficit, l'objectif, c'est toujours 5% cette année ? Oui.
Donc,
certaines économies... Ça, ça veut dire qu'il va
falloir faire des efforts, y compris sur... On a parlé des arrêts maladie, par exemple, qui font partie des combats importants que le Premier ministre va mener. Oui, il faut qu
'on
fasse des efforts pour tenir nos comptes. Et on ne fait pas ça pour se faire plaisir. On fait ça pour que les taux d'intérêt soient moins élevés, pour que la charge de la dette soit moins élevée, pour qu'on puisse relancer, continuer à lancer la machine.
Et il y a un autre indicateur qui n
'est
pas très rassurant, c'est l'inflation.
Et
là, pour le coup, l'INSEE et la Banque de France sont d'accord. Plus de 7 ou plus de 8 sur un an. Les consommateurs qui payent visiblement le prix fort de toutes les difficultés actuelles. Comment les aider ? En début de semaine, Olivier Daugher, notre monsieur Conceau, nous disait que vous aviez permis la réouverture de négociations entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire et il nous alertait d'un possible mois de septembre rouge pour les prix.
Vous
partagez cette inquiétude ou pas ?
Depuis le début, j'ai dit, et je répète, je ne serai ni prophète de malheur, ni marchand de bonheur. Moi, je regarde les faits. Aujourd'hui, l'inflation en Espagne, c'est 3,5. Aux Etats-Unis, c'est plus de 4. En Allemagne, c'est près de 3. En France, on est pour l'instant à 2,4. Et évidemment, là encore, si les bonnes nouvelles se poursuivent, ça va plutôt baisser d'ici la fin de
l'année. Je ne suis
pas sceptique, je regarde le rapport de la Banque de France et de
l
'INSEE. Je respecte évidemment énormément ces institutions qui ont fait leur prévision avant l'accord de paix. Vous savez ce qu'il y
a
dans la Banque de France ? Un baril à 100 dollars toute l'année. Ça, c'est la prévision qu'ils font. Si on est à 70 ou 80, on aura de bonnes nouvelles. Donc, attendons. Mais restons, allez, à partir des faits, autrefaits, vous savez qu'aujourd'hui, il y a toute une industrie qui est en train de se développer, VivaTech qui est un salon exceptionnel qui
a
lieu à Paris,
il
y a toute une partie de l'économie française qui est en train de croire.
Donc, vous êtes
quand même très optimiste ce matin. Déterminé. Moi, je ne souhaite ni raconter des carabistouilles à la hausse, ni raconter des malheurs à la baisse. Je me base sur les faits.
Juste pour le budget de l'année prochaine, on sait que c'est un gros sujet de préoccupation pour le gouvernement et pour le ministre de l'économie que vous êtes. L'objectif, ça sera toujours 4,4% de déficit
? Non,
on n'a pas d'objectif à ce stade d'annoncer. On avait prévu un plan de redressement auprès des... Non,
moi
je...
Il est caduque, ce plan ? Il n'est plus valable
? En
tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que ça va être très difficile. Moi, je suis inquiet pour 2027. Je ne
vais
pas vous dire que ça va se faire
sous
les pieds d'un cheval de manière très facile. Et on va vraiment avoir besoin que toutes les forces
présentes
au Parlement s'engagent
pour
qu'on ait un budget ambitieux. Et là encore...
Ah non,
mais
arrêtez avec les qualifices. Non, non, non, mais... C'est quoi ambitieux ? C'est combien d'économies il
va
falloir leur faire ?
Un, il faut qu'on fasse 5 en 2026. Et deux, il faut qu
'on
se mette d'accord pour continuer à baisser le déficit en 2027. Si on arrive à moins de 5, moi je serais heureux qu'on arrive à un consensus autour de ça. On y a tous intérêt.
Il y aura encore des hausses d'impôts l'an prochain, ça veut dire
?
Nous, on souhaite qu'il n
'y en
ait pas.
C
'est-à
-dire
que nous, on souhaite déposer un budget sans hausse d'impôts. Ensuite, il
y
aura un débat parlementaire. Et j'espère qu'on tiendra ça.
Juste à propos d'impôts, Patrick Pouyanné, le patron de Total, a dit hier, nous on a fait, oui, beaucoup de bénéfices sur les 6 premiers mois. On a fait 500 millions en France. Mais si vous me surtaxez mes profits, j'arrête le plafonnement des prix ?
Écoutez, en tout cas, il a plafonné. Il n'y a pas un pays dans lequel les distributeurs d'essence ont
plafonné. Vous voulez surtaxer
ou pas
? Les
bénéfices ?
Le débat parlementaire, franchement, il aura lieu et on voit bien qu'il y
a
des groupes qui souhaitent le faire. Il ne
faut
pas rêver. Il n
'y
a pas de taxe magique. Les profits de Total, il les a fait aux Nigériens, aux Etats-Unis, au Mexique, à Nord-Nagénieur. Il ne les a pas fait beaucoup en France.
Ce
n'est pas là qu'ils produisent
du
pétrole.
Vous êtes pour ou contre la surtaxation
?
Moi, je pense que s'il y a eu des excès, pourquoi pas ? À ce stade, je
n
'en vois pas. Franchement, je n'en vois pas.
Merci beaucoup, Roland
Espo, d
'être venu sur RTL ce matin. Dans un instant, c'est Philippe Cavrivière.
Roland Lescure