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InterviewRTL (sur YouTube)· 18 juin 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesNumériqueBudget & impôts

Le ministre de l'Économie Roland Lescure face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Alors c'était comment ce dîner avec Donald Trump hier soir à Versailles ?

  • 0:26OuverteRéponse directe

    C'était sympa ou pas ? C'était chaleureux.

  • 0:56ComplaisanteRéponse directe

    Est-ce qu'il a aimé les vins qu'on lui a servis, le président américain ?

  • 1:08RelanceRéponse partielle

    Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. Si Paris ne revient pas sur la taxe sur les services numériques, il a reculé sur ce point-là ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Vous l'avez vu venir, ça ou pas ? C'était prévu, vous saviez ?

  • 2:29RelanceRéponse directe

    Personne ne le savait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « D'une certaine manière c'était historique quand même. »
  • 0:15Invité politiqueFait
    « Vous savez que c'était avant tout pour célébrer les 250 ans des Etats-Unis que ça a été monté. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « 'étais entre le ministre du commerce et le ministre des finances, on a moins parlé de la qualité des asperges que de taxes sur les géants du numérique ou de commerce international »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Alors le président américain ne boit pas, vous savez. Il a bu du coca »
  • 1:12PrésentateurFait
    « Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « et dans le cadre de son discours a dit, et d'ailleurs, j'ai un bon accord avec l'Iran, et d'ailleurs, je vais le signer. »
  • 2:52PrésentateurFait
    « l'inquiétant trou d'air de l'économie française. »
  • 3:55Invité politiqueChiffre
    « Alors, d'abord, sur les comptes, on l'a dit, ça fait quand même quelques milliards, au moins 6, voire un peu plus. »
  • 4:43Invité politiqueChiffre
    « Oui, 0,9%. »
  • 4:52Invité politiqueChiffre
    « L'INSEE est à 0,7%. La Banque de France est à 0,5%. »
  • 5:17Invité politiqueChiffre
    « Les premiers ont commencé à être payés hier. Donc, il y a eu à peu près un million de demandes. Les premières demandes, 670 000, ont été versées lundi. »
  • 6:11Invité politiqueChiffre
    « On a baissé de 40 centimes. Donc, ça veut dire que sur un plein, c'est à peu près 20 euros. »
  • 6:22Invité politiqueChiffre
    « Le pétrole, il était à 60 en janvier. Il est monté à 120, 130, même 140. Là, il est à 80, là. »
  • 8:35PrésentateurChiffre
    « Plus de 7 ou plus de 8 sur un an. »
  • 9:04Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, l'inflation en Espagne, c'est 3,5. Aux Etats-Unis, c'est plus de 4. En Allemagne, c'est près de 3. En France, on est pour l'instant à 2,4. »

Temps de parole

  • Roland Lescure72 %
  • Présentateur23 %
  • ?5 %

≈ 29,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Thomas Soto, RTL Matin. Et c'est donc le ministre de l'économie et des finances qui ne vont pas très bien, Roland Lescure, qui est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL

0:08
Locuteur

Roland

0:08
Présentateur

Lescure. Alors c'était comment ce dîner avec Donald Trump hier soir à Versailles

0:11
Locuteur

?

0:13
Roland Lescure

D'une certaine manière c'était historique quand même. Vous savez que c'était avant tout pour célébrer les 250 ans des Etats-Unis que ça a été monté. Il y a 250 ans, quasiment jour pour jour, en 1778, Benjamin Franklin est venu

0:26
Locuteur

à Versailles. C'est un

0:26
Présentateur

dossier de presse, mais c'était sympa ou pas ? C'était chaleureux.

0:28
Locuteur

Non

0:28
Roland Lescure

mais c'était d'abord, il y avait un côté un peu solennel, c'est vrai, parce que c'est les 250 ans d'un allié, d'un ami dont on sait que la relation a des hauts débats. C'était plutôt chaleureux parce que je pense que le G7 a été un bon G7, en tout cas le président des Etats-Unis a dit que c'était son meilleur. Et puis on a eu aussi des discussions assez axées sur les sujets du jour.

0:48
Locuteur

J

0:48
Roland Lescure

'étais entre le ministre du commerce et le ministre des finances, on a moins parlé de la qualité des asperges que de taxes sur les géants du numérique ou de commerce international,

0:56
Locuteur

évidemment.

0:56
Présentateur

Est-ce qu'il a aimé les vins qu'on lui a servis, le président américain

0:58
Locuteur

?

0:59
Roland Lescure

Alors le président

1:00
Locuteur

américain ne boit

1:01
Roland Lescure

pas, vous savez. Il a bu du coca

1:02
Locuteur

?

1:03
Roland Lescure

Alors je ne

1:03
Locuteur

sais

1:03
Roland Lescure

pas ce qu'il a bu, il n

1:05
Locuteur

'a

1:05
Roland Lescure

pas bu de vin en tout cas, mais mes convives en ont bu, effectivement.

1:08
Présentateur

Mais la question est importante parce qu'il a menacé de mettre des taxes de 100% sur le vin français. Si Paris ne revient pas sur la taxe sur les services numériques, il a reculé sur ce point-là ? Vous avez réussi à le faire

1:17
Roland Lescure

céder ou on est toujours au statu quo ? Écoutez, on verra. On connaît parfois l'imprévisibilité du président. Mais en tout cas, je pense que les discussions qu'on a eues, d'ailleurs y compris hier soir avec mes deux convives, pour les convaincre qu'au fond, on est aujourd'hui dans un deal qui a été signé entre l'Union européenne et les Etats-Unis en juillet dernier, et que le deal et le deal, il fallait l'appliquer, j'espère que ça a porté. On verra.

1:38
Locuteur

Et

1:38
Présentateur

sinon, ça sera oeil pour oeil, dent pour dent

1:40
Locuteur

? Moi,

1:40
Roland Lescure

je me mets plutôt dans l'hypothèse où ça marche, mais sinon, évidemment, il faudra trouver des mesures

1:47
Locuteur

de

1:47
Présentateur

rétorsion.

1:48
Roland Lescure

Il y en a, vous savez qu'on a l'arsenal. Mais je pense qu'aujourd'hui, et ce n

1:52
Locuteur

'est

1:52
Roland Lescure

pas rien quand même ce qui s'est passé en trois jours, on a montré que le multilatéralisme, ça fonctionnait, on a montré qu'on pouvait être un partenaire, parfois difficile, parfois franc, parfois avec des désaccords, mais qu'on pouvait avancer, discuter ensemble. Enfin, le fait qu'il ait voulu signer l'accord avec l'Iran hier...

2:09
Présentateur

Vous l'avez vu venir, ça ou pas ? C'était prévu, vous saviez ? Non,

2:12
Locuteur

je vais

2:12
Roland Lescure

être très franc avec vous. Donc, il y a eu deux discours un peu protocolaires. Du président d'abord, qui a souhaité la bienvenue et a évoqué les 250 ans. Le président des Etats-Unis a remercié pour le G7 et pour ce dîner, et dans le cadre de son discours a dit, et d'ailleurs, j'ai un bon accord avec l'Iran, et d'ailleurs, je vais le signer.

2:29
Présentateur

Personne ne le savait ?

2:29
Roland Lescure

On a vu Marco Rubio se lever, littéralement, partir, alors je ne

2:33
Locuteur

sais

2:33
Roland Lescure

pas s'il était déjà imprimé ou imprimé le MOU, le mémorandum, revenir.

2:38
Locuteur

On

2:39
Roland Lescure

a nettoyé les assiettes et le président des Etats

2:42
Locuteur

-Unis...

2:42
Roland Lescure

Emmanuel Macron était au courant ou pas de ça ? Moi, je pense que le président Trump l'avait informé juste avant, puisqu'ils sont arrivés ensemble. Mais en tout cas, pour nous, ministres du gouvernement français,

2:51
Locuteur

c'était

2:51
Roland Lescure

une surprise.

2:51
Locuteur

Alors,

2:52
Présentateur

cet accord de paix avec l'Iran, il prévoit un plan de 300 milliards pour la reconstruction et le développement de l'Iran, la fin des sanctions contre l'Iran. Comment vous le qualifiez ? C'est une paix ? C'est une capitulation ? C'est quoi ?

3:02
Roland Lescure

Non, ce n

3:03
Locuteur

'est

3:03
Roland Lescure

pas une capitulation, c'est un accord de paix, ce que vous dites.

3:07
Locuteur

Satisfaisant

3:07
Roland Lescure

? Moi, ce qui me satisfait, je suis ministre de l'Économie et des Finances, c'est qu'on va réouvrir le détroit d'Hormuz. C'était le nœud économique de ce conflit. De manière très concrète, ça veut dire qu'aujourd'hui, le diesel à la pompe, il est à 2 euros, il était à 2,40 il y a trois semaines. Donc, c'est évidemment très important, y compris pour vos auditeurs. Derrière, la levée des sanctions, elle est conditionnée. Donc, elle va se faire progressivement au gré des discussions. Il y

3:28
Locuteur

a

3:28
Roland Lescure

encore 60 jours de discussions, donc tout ça n'est pas terminé. Le plus dur est peut-être à venir ? Je pense, non, j'espère en tout cas que le plus dur est passé, au contraire. Le plus dur est passé, mais les négociations vont se poursuivre. Et évidemment, toute négociation, ça ne

3:41
Locuteur

va

3:41
Roland Lescure

pas être facile, mais il y a eu un moment... Enfin, on a tous traversé un moment difficile, y compris nos...

3:46
Locuteur

On

3:46
Présentateur

continue d'ailleurs, si on regarde la une des échos ce matin, l'inquiétant trou d'air de l'économie française. À combien vous chiffrez les dégâts, les conséquences de cette guerre sur notre économie

3:54
Locuteur

?

3:55
Roland Lescure

Alors, d'abord, sur les comptes, on l'a dit, ça fait quand même quelques milliards, au moins 6, voire un peu plus. Sur la croissance... Voire un peu plus, ça veut dire qu'il va falloir faire plus d'économie que les 6 milliards supplémentaires ? Possiblement, oui. Combien ? Je peux vous dire qu'on a prévu ce qu'on appelle un comité d'alerte des finances publiques qui aura lieu le 30 juin. Et qu'à cette occasion-là, on rassemblera notamment les parlementaires, les partenaires sociaux pour leur dire, j'ai dit, à l'étendue de la note. Mais attention,

4:17
Locuteur

on

4:18
Roland Lescure

a connu un moment difficile.

4:20
Locuteur

Il

4:20
Roland Lescure

y a quand même une probabilité assez forte aujourd'hui pour qu

4:22
Locuteur

'on

4:22
Roland Lescure

soit en train d'en sortir du fait de cet accord de paix. Donc, beaucoup va dépendre du troisième...

4:26
Locuteur

Mais

4:26
Présentateur

attendez, on va y aller point par point parce que tout ça est un peu complexe. Ça veut dire que, un, oui, il faudra faire des économies supplémentaires.

4:32
Roland Lescure

Très probablement, oui.

4:33
Locuteur

Oui,

4:33
Présentateur

probablement. La Banque de France et l'INSEE sont inquiets pour les prévisions de croissance. La Banque de France voit 0,5% de croissance alors que le budget a été bâti sur 1% de croissance.

4:43
Roland Lescure

Oui, 0,9%.

4:44
Présentateur

Après, revu à 0,9%. Est-ce que vous prenez cette prévision de l'INSEE ? Est-ce que le budget est caduque ?

4:51
Roland Lescure

Non. Alors, d'abord, l'INSEE est à 0,7%. La Banque de France est à 0,5%. L'INSEE est à 0,7%. Ça montre qu'il y

4:55
Locuteur

a

4:55
Roland Lescure

encore

4:56
Locuteur

beaucoup

4:56
Présentateur

d

4:56
Roland Lescure

'incertitudes.

4:57
Locuteur

Tout ça est

4:57
Roland Lescure

inférieur

4:57
Présentateur

à ce qui a été prévu.

4:58
Roland Lescure

Et tout ça a été construit avant l'accord de paix. Bien sûr. Donc, je pense que le troisième trimestre va être très important. Et moi, je peux vous dire une chose. Je pense que cet accord de paix, c'est le signal de la relance en France. Il faut qu'on reprenne confiance. Les aides, les fameuses aides, sont en train d'arriver. Il y a 660...

5:13
Locuteur

Les aides au

5:14
Présentateur

carburant ?

5:14
Locuteur

Les aides au carburant. Ça sera payé

5:16
Présentateur

quand ? Parce que ça

5:16
Locuteur

dévié

5:17
Roland Lescure

sous 10 jours. Hier. Les premiers ont commencé à être payés hier. Donc, il y a eu à peu près un million de demandes. Les premières demandes, 670 000, ont été versées lundi. Ça prend un ou deux jours avant que ça arrive dans votre banque. Donc, normalement, on verra si vos auditeurs vous le confirment, ils ont dû recevoir leur premier versement hier. 670 000 personnes. Et ça, évidemment, ça va aider à la relance. On a besoin de retrouver confiance. Là, l'économie, c'est beaucoup une histoire de confiance. Et on le sait, on a eu un moment difficile. D'abord parce que l'essence a monté, puis parce qu'on était inquiet.

Donc, si on est capable collectivement de se rassurer, si les entreprises reprennent le chemin de

5:51
Locuteur

l

5:51
Roland Lescure

'investissement, si nos concitoyens, parce que l'essence a baissé, parce que les chacarrives, reprennent le chemin de la consommation,

5:58
Locuteur

si accessoirement, on fait une bonne coupe du monde.

5:59
Présentateur

L'essence,

6:00
Locuteur

ça

6:01
Présentateur

l'a baissé timidement. Il y a quand même beaucoup de stations. On est encore au-dessus de 2 euros. C'est quoi l'objectif pour les vacances, pour les départs en vacances ?

6:07
Locuteur

Qu'est-ce que vous dites

6:07
Roland Lescure

au distributeur

6:08
Locuteur

?

6:08
Roland Lescure

Non, mais attendez. On a baissé de 40 centimes. Donc, ça veut dire que sur un plein, c'est à peu près 20 euros. Ce n

6:12
Locuteur

'est

6:12
Roland Lescure

pas rien. Donc, on était à 1,70, on est passé à 2,40, on est aujourd'hui à 2. Donc,

6:16
Locuteur

on

6:16
Roland Lescure

a

6:16
Locuteur

refait plus de la moitié du chemin. Le but, c'est de

6:17
Présentateur

revenir à 1,70 ?

6:18
Locuteur

1

6:19
Roland Lescure

,70, à mon avis, ça prendra un peu de temps, parce qu

6:21
Locuteur

'il

6:21
Roland Lescure

va y avoir encore d'incertitudes. Mais le pétrole,

6:23
Locuteur

il

6:24
Roland Lescure

était à 60 en janvier. Il est monté à 120, 130, même 140.

6:28
Locuteur

Là, il est à 80, là.

6:29
Roland Lescure

Voilà, un peu en dessous de 80. Donc, on a refait 2 tiers du chemin à la baisse.

6:33
Locuteur

Vous

6:33
Roland Lescure

me demandez ce qu'on attend des distributeurs, c'est qu'eux aussi fassent le chemin à la baisse. On les a reçus à Bercy dès mardi, on l'aura dit.

6:42
Locuteur

Un peu

6:42
Présentateur

de temps, ça veut dire combien de temps

6:43
Locuteur

?

6:43
Présentateur

On sait que ça n

6:44
Locuteur

'avait

6:44
Présentateur

pas pris beaucoup de temps pour monter.

6:45
Roland Lescure

Non,

6:46
Locuteur

non,

6:46
Roland Lescure

alors, attention. On a indiqué de manière extrêmement ferme, et au fond, ils sont d'accord aux distributeurs que ça devait baisser aussi vite que ça avait monté. Mais on n'est pas tout à fait encore au niveau de janvier. On était à 60, on était à 80. Donc, on était à 1,70 à la pompe, on ne sera pas tout de suite à 1,70.

7:05
Locuteur

On sera

7:05
Présentateur

à combien pour les départs en vacances ? Pardon, soyons concrets.

7:07
Locuteur

Moi, ce que j'espère, c'est

7:08
Roland Lescure

qu

7:08
Locuteur

'on

7:08
Roland Lescure

soit en dessous de 2. C

7:10
Locuteur

'est

7:10
Roland Lescure

-à

7:10
Locuteur

-dire

7:10
Roland Lescure

que vous partez en vacances, vous avez

7:11
Locuteur

le totem.

7:12
Roland Lescure

C'est cher, c'était à 2,40, Thomas Soto.

7:15
Locuteur

Oui,

7:15
Présentateur

mais c'était avec un baril à 140, 160.

7:19
Roland Lescure

Exactement. Et donc, on se retrouve aujourd'hui avec une baisse à la pompe, qui j'espère va se poursuivre, qui va permettre de donner de l'oxygène à nos concitoyens à

7:28
Locuteur

un

7:28
Roland Lescure

moment par vacances. Vous vous rendez compte qu'il y a 4 semaines, 5 peut-être, j'étais sur votre plateau, et on me demandait s'il y aurait du kérosène cet été, et si on pourrait prendre l'avion. Donc, on est quand même dans une phase où on a des bonnes nouvelles. Et moi, je veux qu'on les prenne ensemble pour qu

7:42
Locuteur

'on

7:42
Roland Lescure

se dise, écoutez, ça va un peu mieux, profitons-en. En fait, est-ce qu'on peut

7:46
Locuteur

se

7:47
Roland Lescure

faire un peu plaisir dans les semaines qui viennent ? Un printemps difficile. Bah oui, mais c'est quand même moins difficile qu'à 2,40. On arrive à un moment où on a la Coupe du monde de football, on est en été, on a franchement passé un moment difficile.

8:00
Locuteur

Attendez, j'ai encore quelques

8:01
Présentateur

questions, parce que la carte postale que vous nous présentez

8:03
Locuteur

ce matin est assez jolie,

8:04
Roland Lescure

mais...

8:04
Locuteur

Non, ce n'est pas une carte postale,

8:04
Roland Lescure

ce sera pour les vacances, mais...

8:07
Présentateur

Concrètement, le déficit, l'objectif, c'est toujours 5% cette année ? Oui.

8:10
Roland Lescure

Donc,

8:11
Locuteur

certaines économies... Ça, ça veut dire qu'il va

8:11
Roland Lescure

falloir faire des efforts, y compris sur... On a parlé des arrêts maladie, par exemple, qui font partie des combats importants que le Premier ministre va mener. Oui, il faut qu

8:19
Locuteur

'on

8:19
Roland Lescure

fasse des efforts pour tenir nos comptes. Et on ne fait pas ça pour se faire plaisir. On fait ça pour que les taux d'intérêt soient moins élevés, pour que la charge de la dette soit moins élevée, pour qu'on puisse relancer, continuer à lancer la machine.

8:30
Présentateur

Et il y a un autre indicateur qui n

8:32
Locuteur

'est

8:32
Présentateur

pas très rassurant, c'est l'inflation.

8:33
Locuteur

Et

8:33
Présentateur

là, pour le coup, l'INSEE et la Banque de France sont d'accord. Plus de 7 ou plus de 8 sur un an. Les consommateurs qui payent visiblement le prix fort de toutes les difficultés actuelles. Comment les aider ? En début de semaine, Olivier Daugher, notre monsieur Conceau, nous disait que vous aviez permis la réouverture de négociations entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire et il nous alertait d'un possible mois de septembre rouge pour les prix.

8:56
Roland Lescure

Vous

8:56
Locuteur

partagez cette inquiétude ou pas ?

8:57
Roland Lescure

Depuis le début, j'ai dit, et je répète, je ne serai ni prophète de malheur, ni marchand de bonheur. Moi, je regarde les faits. Aujourd'hui, l'inflation en Espagne, c'est 3,5. Aux Etats-Unis, c'est plus de 4. En Allemagne, c'est près de 3. En France, on est pour l'instant à 2,4. Et évidemment, là encore, si les bonnes nouvelles se poursuivent, ça va plutôt baisser d'ici la fin de

9:18
Locuteur

l'année. Je ne suis

9:20
Présentateur

pas sceptique, je regarde le rapport de la Banque de France et de

9:23
Locuteur

l

9:23
Roland Lescure

'INSEE. Je respecte évidemment énormément ces institutions qui ont fait leur prévision avant l'accord de paix. Vous savez ce qu'il y

9:30
Locuteur

a

9:30
Roland Lescure

dans la Banque de France ? Un baril à 100 dollars toute l'année. Ça, c'est la prévision qu'ils font. Si on est à 70 ou 80, on aura de bonnes nouvelles. Donc, attendons. Mais restons, allez, à partir des faits, autrefaits, vous savez qu'aujourd'hui, il y a toute une industrie qui est en train de se développer, VivaTech qui est un salon exceptionnel qui

9:47
Locuteur

a

9:47
Roland Lescure

lieu à Paris,

9:48
Locuteur

il

9:48
Roland Lescure

y a toute une partie de l'économie française qui est en train de croire.

9:50
Locuteur

Donc, vous êtes

9:50
Roland Lescure

quand même très optimiste ce matin. Déterminé. Moi, je ne souhaite ni raconter des carabistouilles à la hausse, ni raconter des malheurs à la baisse. Je me base sur les faits.

9:59
Présentateur

Juste pour le budget de l'année prochaine, on sait que c'est un gros sujet de préoccupation pour le gouvernement et pour le ministre de l'économie que vous êtes. L'objectif, ça sera toujours 4,4% de déficit

10:06
Locuteur

? Non,

10:07
Roland Lescure

on n'a pas d'objectif à ce stade d'annoncer. On avait prévu un plan de redressement auprès des... Non,

10:12
Locuteur

moi

10:12
Roland Lescure

je...

10:13
Présentateur

Il est caduque, ce plan ? Il n'est plus valable

10:14
Locuteur

? En

10:15
Roland Lescure

tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que ça va être très difficile. Moi, je suis inquiet pour 2027. Je ne

10:18
Locuteur

vais

10:18
Roland Lescure

pas vous dire que ça va se faire

10:20
Locuteur

sous

10:20
Roland Lescure

les pieds d'un cheval de manière très facile. Et on va vraiment avoir besoin que toutes les forces

10:24
Locuteur

présentes

10:25
Roland Lescure

au Parlement s'engagent

10:27
Locuteur

pour

10:27
Roland Lescure

qu'on ait un budget ambitieux. Et là encore...

10:29
Présentateur

Ah non,

10:30
Locuteur

mais

10:30
Présentateur

arrêtez avec les qualifices. Non, non, non, mais... C'est quoi ambitieux ? C'est combien d'économies il

10:34
Locuteur

va

10:34
Présentateur

falloir leur faire ?

10:35
Roland Lescure

Un, il faut qu'on fasse 5 en 2026. Et deux, il faut qu

10:37
Locuteur

'on

10:37
Roland Lescure

se mette d'accord pour continuer à baisser le déficit en 2027. Si on arrive à moins de 5, moi je serais heureux qu'on arrive à un consensus autour de ça. On y a tous intérêt.

10:46
Présentateur

Il y aura encore des hausses d'impôts l'an prochain, ça veut dire

10:47
Locuteur

?

10:48
Roland Lescure

Nous, on souhaite qu'il n

10:49
Locuteur

'y en

10:49
Roland Lescure

ait pas.

10:50
Locuteur

C

10:50
Roland Lescure

'est-à

10:50
Locuteur

-dire

10:50
Roland Lescure

que nous, on souhaite déposer un budget sans hausse d'impôts. Ensuite, il

10:53
Locuteur

y

10:53
Roland Lescure

aura un débat parlementaire. Et j'espère qu'on tiendra ça.

10:56
Présentateur

Juste à propos d'impôts, Patrick Pouyanné, le patron de Total, a dit hier, nous on a fait, oui, beaucoup de bénéfices sur les 6 premiers mois. On a fait 500 millions en France. Mais si vous me surtaxez mes profits, j'arrête le plafonnement des prix ?

11:08
Roland Lescure

Écoutez, en tout cas, il a plafonné. Il n'y a pas un pays dans lequel les distributeurs d'essence ont

11:13
Locuteur

plafonné. Vous voulez surtaxer

11:14
Présentateur

ou pas

11:14
Locuteur

? Les

11:15
Présentateur

bénéfices ?

11:16
Roland Lescure

Le débat parlementaire, franchement, il aura lieu et on voit bien qu'il y

11:19
Locuteur

a

11:19
Roland Lescure

des groupes qui souhaitent le faire. Il ne

11:21
Locuteur

faut

11:21
Roland Lescure

pas rêver. Il n

11:22
Locuteur

'y

11:22
Roland Lescure

a pas de taxe magique. Les profits de Total, il les a fait aux Nigériens, aux Etats-Unis, au Mexique, à Nord-Nagénieur. Il ne les a pas fait beaucoup en France.

11:29
Locuteur

Ce

11:29
Roland Lescure

n'est pas là qu'ils produisent

11:30
Locuteur

du

11:30
Roland Lescure

pétrole.

11:30
Présentateur

Vous êtes pour ou contre la surtaxation

11:32
Locuteur

?

11:32
Roland Lescure

Moi, je pense que s'il y a eu des excès, pourquoi pas ? À ce stade, je

11:35
Locuteur

n

11:35
Roland Lescure

'en vois pas. Franchement, je n'en vois pas.

11:37
Présentateur

Merci beaucoup, Roland

11:38
Locuteur

Espo, d

11:38
Présentateur

'être venu sur RTL ce matin. Dans un instant, c'est Philippe Cavrivière.