LAURENT JACOBELLI : « Ce ne sont pas aux Français de payer les réparations ! » (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 6:22OuverteRéponse directe
Le texte examiné fin octobre au Sénat. Vous allez voter pour ?
- 7:12RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas couper le robinet, il semble que c'est donc ponctionner le montant de la dégradation. Vous savez, quand vous avez un million de dégâts, en général, ça veut dire qu'ils ne retoucheront pas beaucoup d'allocations sociales.
- 8:02OuverteRéponse directe
C'est ça qu'il faut changer, selon vous, l'application du droit et des peines derrière ?
- 8:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous diriez comme Bruno Retailleau qu'il faut interdire LFI ?
- 11:04OuverteRéponse directe
Vous parlez de racisme et de propos antisémites. Vous savez bien de quoi je vais vous parler maintenant.
- 12:32FerméeRéponse directe
Vous pensez que c'est vrai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:30PrésentateurChiffre
« On a bien vu lors des émeutes de Naël presque un milliard, 800 millions, je crois, de coûts pour refaire les abribus, les magasins, les vitrines. »
- 8:19PrésentateurPromesse
« Il faut une peine minimum. Et donc, le retour des peines planchers s'impose aujourd'hui pour éviter, effectivement, de relâcher des délinquants. »
- 9:30PrésentateurChiffre
« Les classements PISA le montrent bien, on dégringole en niveau de français, mathématiques, orthographe, etc. »
- 10:10PrésentateurFait
« Vous avez aujourd'hui des pyromanes qui vont avec des porte-voix chauffer à blanc les lycéens, leur expliquer que la police est un tas de voyous et qu'il est absolument normal d'attaquer la police. »
- 11:17PrésentateurFait
« Moi je suis un démocrate convaincu, je pense que le meilleur moyen de battre LFI c'est dans les urnes. »
- 11:40PrésentateurChiffre
« Avec 200 milliards d'impôts supplémentaires notre pays va crever et dire que leur programme est nul et parce qu'il est nul et dangereux il faut les combattre sur le terrain politique. »
- 13:27PrésentateurFait
« Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé, pensé ses propos. J'en ai la conviction intime pour bien connaître Jordan Bardella. »
- 14:49PrésentateurFait
« Gérald Darmanin, mais rappelez-moi, c'est bien celui qui, lors des émeutes au Stade de France, nous expliquait que c'était des Anglais qui étaient à l'origine des émeutes. »
- 15:10PrésentateurFait
« Il devrait savoir en tant que ministre de la Justice que tout le monde est présumé innocent tant qu'il n'est pas jugé coupable. »
- 18:04PrésentateurFait
« Est-ce qu'aujourd'hui, il y a des urgences dans la rue, dans l'éducation nationale, dans le pouvoir d'achat, dans la sécurité, dans l'immigration ? »
Temps de parole
- Présentateur49 %
- Locuteur non identifié14 %
- Invité8 %
- Locuteur non identifié 28 %
- Locuteur non identifié 36 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié 44 %
- Locuteur non identifié 54 %
- Locuteur non identifié 63 %
≈ 8,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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seulement avec des jeunes électeurs, quand on a cette dynamique-là, au moins dans le camp de la gauche, on peut imposer une domination, et
c'est son premier objectif, c'est d'être au second tour.
Oui, et d'avoir cette dynamique, en tout cas de garder une dynamique pendant toute la campagne. Jean-Luc Mélenchon a toujours été frustré de ne
pas
être au second tour la dernière fois, il pense qu'il n'y en a pas fallu énormément, et sa stratégie...
Il a même pour qu'il
s'était les votes, je vous en rappelle, pour dire qu
'il
n
'était
pas quatrième, mais troisième à l'époque, c'était ça.
Et donc
il veut aller chercher les abstentionnistes, de convertir des personnes qui ne votent pas habituellement, qu'ils aillent s'inscrire sur les listes,
qu
'ils aillent voter, pour lui évidemment, on l'a vu évidemment dans les quartiers populaires, mais également beaucoup chez les jeunes, et ça c'est évidemment un des ressorts aussi du moment. Voilà, donc bataille de la rue en tout cas pour Jean-Luc Mélenchon, mais qui en effet a marché quand même
sur
le fil, c'était l'équilibriste, et faire toujours attention notamment dans ses mouvements, et quand ça dérape aussi,
voir comment ça se passe. Parce qu'on a passé quand même de la
sauvagerie policière à des méthodes de lutte non violente. Voilà. Voilà, en quelques jours. Mais s'interposer des policiers, en rappelant l'affaire et la mort de Malik Ousekine, ça n'est pas
anodin.
Recommençons parce qu'effectivement, cet étudiant avait été tué par des policiers. Donc le rappel, c'est le cauchemar, et l'inquiétude de tous les ministres de l'intérieur, c'est qu'il y ait à nouveau un drame de ce genre, avec un étudiant qui meurt dans des
incidents. Ce n'est pas anodin de la part
de Jean-Luc Mélenchon de le rappeler, c'était encore hier d'ailleurs dans la rue. La campagne, elle se passe aussi sur les réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, on le voit, ça nous alimente beaucoup, et ça va alimenter cette campagne présidentielle. Alors là, il y a un homme, Jordan Olivier, qui lui poursuit une percée sur les réseaux sociaux, c'est le maire de Cannes, David Lysnard. Oui, la dynamique de David Lysnard se poursuit. Alors ce n'est pas moi qui le dis, Anne-Chloé, mais c'est communiquant sur sa page Facebook, ou plus précisément, la page de son mouvement politique Nouvelle Énergie, qui cette semaine a décidé de faire les comptes.
Regardez, plus de 300 000 abonnés sur Instagram, 200 000 sur X, 100 000 sur Facebook. Alors c'est vrai que la progression est plutôt spectaculaire pour un homme qui se présente sur ses réseaux sociaux, vous le voyez peut-être là, comme père de famille et mère de Cannes, avant d'être candidat à l'élection présidentielle. Alors, c'est peut-être un détail, mais c'est vrai que ça traduit une volonté de cultiver une image ancrée dans la réalité. Sur le site de Nouvelle Énergie, sa biographie en est un exemple supplémentaire.
Je cite, David Lysnard court, notamment les marathons, entre parenthèses, d'âge, boxe, mais cultive aussi un esprit curieux qu'il nourrit de littérature, de magazines et de presse quotidienne. Finalement, un citoyen presque, presque comme tout le monde. Et cette proximité avec les Français, elle se ressent aussi dans les publications. C'est le message qu'il veut faire passer, en tout cas. Oui, et il n'hésite pas à mouiller la chemise ou plutôt le maillot. Vous allez le découvrir en image, puisque juste avant un footing, il prend la parole face caméra pour dénoncer le prix du plein d'essence.
Alors, sur la forme, c'est parfois artisanal, mais sur le fond, David Lysnard réagit sur quasiment tous les sujets. Écoutez.
Si
vous voulez un meilleur hôpital, une meilleure police, une meilleure gendarmerie, une meilleure école, il faut qu'il y ait moins de bureaucratie. Il faut qu
'il
y
ait
moins de dépenses inutiles. Le classement accusant vient de sortir. Comme prévu, malheureusement, il confirme l'effondrement du niveau scolaire en France, l'effondrement des mathématiques, des sciences, de la compréhension de l'écrit, de l'expression aussi. C'est un effondrement catastrophique depuis 10 ans. C'est un désastre, c'est un scandale. Beaucoup d'entre nous ne peuvent plus se loger. C'est la plus grave crise sociale. Plus rien à louer, titré le Parisien, il y a quelques heures. Et oui, plus rien à louer, parce que pour qu'il y ait des choses à louer, il faut qu'il y ait des biens, des biens sur le marché immobilier. Donc, il faut qu
'il
y ait des propriétaires. Pour avoir des locataires, il faut des propriétaires. Alors, est-ce que cette offensive sur les réseaux sociaux permet à David Lysnard d'avoir une cote de popularité un petit peu plus haute dans les sondages ? Eh bien, pas vraiment, puisqu'on se rend compte dans la dernière vague IFOP pour LCI que David Lysnard est crédité de seulement 3,5% des intentions de vote dans une hypothèse, et c'est important de le préciser, de candidatures multiples et éclatées. C'est vrai qu'il a du mal à imprimer sa marque, David Lysnard,
et
à marquer des esprits. Pourtant, il tente, en termes de communication, il y va, il utilise les réseaux sociaux, la proximité. Et
puis il a un créneau. Il a
un
créneau.
Il a un créneau. un peu plus de 3%, si je ne m'abuse. Donc ça n'est pas rien. On en connaît d'autres qui ont commencé à 3%. Je ne
veux
pas faire
de pronostic. On ne finit plus, peut-être aussi. Mais
il est dans un positionnement aussi très contraint par l'espace politique. Quand vous faites une mesure d'intention de vote, vous êtes aussi dépendant de vos voisins. Et il y a un voisin très imposant à sa droite avec Marine Le Pen. Et puis il y
a
Retailleau. Donc l'espace est étroit. Mais je crois que la valeur de ce sondage est en tout cas bien supérieure. Ce qu'on a dit aussi ou ce qu'on a vu cette semaine,
c
'est que dans les marchés prédictifs hors de France, il obtenait soudainement une cote en hausse. Oui, d'absorber
Polymarket.
C'est des sites
interdits en France, on le rappelle. à
ces paris prédictifs parce que d'abord,
ils
sont interdits en France. Mais dans ces temps de guerre hybride, il y a toujours un risque de spéculation venue de je ne sais où. Ça ne veut pas dire que ce score de Lysnard est victime de ce phénomène-là ou bénéficiaire de ce phénomène-là. Mais en tout cas, faisons très attention quand on essaye de comparer un sondage d'intention de vote avec toutes les précautions d'usage et la spéculation des capitaux. Évidemment, il y a un risque. Donc attention à la valeur de ces marchés prédictifs qui fonctionnent hors de France mais qui sont aujourd'hui interdits pour les raisons que je viens d'évoquer.
Il va sortir un livre. Vous en avez parlé, Julien Arnaud. Oui,
cette semaine.
Cette semaine, lui aussi. On en parlera les livres parce que ça aussi,
c
'est important pour tous les candidats, en tout cas à la présidentielle. Souvent,
il
y a beaucoup de livres qui sortent pendant cette période. Mais c'est l'heure d'accueillir notre invité, Laurent Jacobili. Bonjour. Bonjour. Vous êtes porte-parole du Rassemblement national, député de la Moselle. Vous avez vu, comme tout le monde et comme tous les Français, ces images de dégradation autour des lycées, notamment cette mobilisation des lycéens. Et donc, il y a cette annonce qui a été faite avec le projet de loi Casser-Payeur qui est donc avancé. Le calendrier législatif a été avancé. Texte examiné fin octobre au Sénat. Vous allez voter pour ?
Ah ben, quand on l'aura lu. Sur le principe Casser-Payeur, on le dit depuis longtemps avec Marine Le Pen. C'est-à-dire qu'on a bien vu lors des émeutes de Naël presque un milliard, 800 millions, je crois, de coûts pour refaire les abribus, les magasins, les vitrines. Qui paye, au final ? Le contribuable français. C'est-à-dire que vous avez des voyous dans la rue qui cassent tout, qui mettent le feu, qui, en général, ne vont pas ni en prison ni par la case amende. Et les Français, les honnêtes gens qui subissent tout cela et qui, en plus, payent. Je crois que maintenant, il faut que ça s'arrête. Il faut qu'effectivement, ceux qui cassent, ceux qui agressent, ceux qui pillent, payent.
Ils payent sur leurs revenus quand ils en ont ou leurs parents payent lorsqu'ils sont mineurs. Et puis, si jamais, ils ont des allocations sociales,
eh
bien, très simplement, la solidarité nationale ne peut pas s'exercer envers ceux qui souillent l'esprit républicain. Et donc, on coupe le robinet. Je crois que...
Alors, ce n'est pas couper
le robinet, il
me
semble que c'est donc ponctionner le montant
de la
dégradation. Vous
savez, quand
vous avez un million de dégâts, en général, ça veut dire qu'ils ne retoucheront pas beaucoup d'allocations sociales. Donc, tout ça doit être mis en place, mis en place très vite. La confiance dans ce gouvernement pour le faire est d'abord limitée. On va étudier une loi à la va-vite avant une échéance présidentielle qui ne vous résera pas, échappée, changera la donne. Bon, c'est une loi de com', comme on en a eu beaucoup. Le problème, je vais vous dire, en France, ce n
'est
pas forcément la loi, c'est le respect de la loi. Parce que c'est déjà interdit, ce n
'est
pas un scoop de casser un abribus, de voler une voiture ou de mettre le feu à un policier. Bon, c'est déjà interdit. Le problème, c'est que vous avez aujourd'hui des juges qui libèrent ceux qui ont fait ça. Et malheureusement, tant qu'on aura une forme de laxisme de la justice, on pourra écrire toutes les lois que nous voulons, la situation ne changera pas.
C
'est ça qu'il faut changer, selon vous, l'application du droit et des peines derrière
? Ou en tout cas, que
la peine soit là et... Mais par
exemple, en cas de... quelqu'un qui touche à l'intégrité physique, par exemple, il doit y avoir une peine minimum. C'est-à
-dire
qu'on ne peut pas tabasser un instituteur, un professeur ou un policier et rentrer chez soi tranquillement. Il faut une peine minimum. Et donc, le retour des peines planchers s'impose aujourd'hui pour éviter, effectivement, de relâcher des délinquants. Et puis, la justice des mineurs aussi. Vous avez là des gamins et ça,
c
'est assez effrayant. Ça montre d'ailleurs la perte de l'autorité, le manque de respect. Ça montre plein de choses de notre société. Mais il faut leur montrer la différence entre le bien et le man. Et des peines courtes dans des centres spécialisés pour mineurs pourraient être aussi une solution pour essayer de sauver les gamins qui peuvent être sauvés et ne pas leur laisser croire que tout ce qu'on voit à l'écran en ce moment est quelque chose de normal. Est
-ce
qu'il ne
faut
pas aller à l'envers et avant de sanctionner, c'est retourner à la base le problème même de l'école ?
D
'ailleurs, cette mobilisation des lycéens au début, elle a des revendications qui sont entendables. Est-ce que justement, il est mieux de pouvoir se dire que tous ces enfants-là et notamment aussi les casseurs qui sont aujourd'hui dans la rue alors qu'ils devraient être sur des bancs de l'école que ce soit des lycées, de l'université ou de la fac, c'est l'école ? Il faut les deux.
Il
faut revoir.
Qu'est-ce que
vous allez faire vous ? Il faut les deux. Si vous arrivez au pouvoir, le Rassemblement National, est-ce que l'école, c'est parmi vos priorités ?
Mais c'est évident.
Et
qu
'est
-ce que vous allez faire ? Aujourd'hui, on est obligé, je crois, de voir qu'il y a un problème, un déficit dans le niveau aujourd'hui de notre école. Les classements PISA le montrent bien, on dégringole en niveau de français, mathématiques, orthographe, etc. Et il y a dans le même temps des lycées et on a vu les images où les étudiants étudient dans des conditions déplorables. Aucun de nous autour de cette table ne l'accepterait. Ce qui veut dire aujourd'hui que l'argent pour l'école doit être mis dans l'éducation, dans les conditions d'apprentissage, mais évidemment pas dans la paperasserie et dans le fonctionnariat. Mais une fois encore, je ne voudrais pas qu'on confonde tout.
Ce n'est pas en brûlant un lycée qu'on proteste pour les mauvaises conditions de travail parce que dans un lycée brûlé, normalement, on ne travaille pas
bien. Ceux
qui brûlent les lycées ne sont pas forcément les lycéens qui
ont
les revendications. D'ailleurs, c'est souvent ce qui était dit
notamment par les
remontées de services de renseignement.
Vous
avez raison et le rôle de l'extrême gauche doit être ici dénoncé. Vous avez aujourd'hui des pyromanes qui vont avec des porte-voix chauffer à blanc les lycéens, leur expliquer que la police est un tas de voyous et qu'il est absolument normal d'attaquer la police, leur expliquer que la France est un rassemblement de policiers fachos et racistes de gouvernements eux aussi racistes et qui détestent les jeunes. On les chauffe à blanc et après, il y a ce qui se passe. Moi, quand je vois le maire de Saint-Denis aller dire que la violence peut être compréhensible, quand je vois M. Louis Boyard, député de la Nation, aller dire à des jeunes mettez-vous derrière moi où M.
Porte allait agresser des policiers en se mettant devant comme un mât à mort, je me dis que ces figures républicaines sont des figures du chaos, du désordre et M. Mélenchon a là une armée de gens qui ont perdu toute raison.
Justement, est-ce que vous diriez comme Bruno Retailleau qu'il faut interdire LFI ? Est-ce qu'il faut ouvrir le débat là-dessus ?
Vous savez, moi je suis un démocrate convaincu, je pense que le meilleur moyen de battre LFI c'est dans les urnes. Voilà.
Alors LFI, eux
veulent gagner le pouvoir par la rue, d'ailleurs ils le disent, ils mettent aujourd'hui le chaos dans la rue et puis ils disent si le résultat des élections ne nous convient pas, on retournera dans la rue. Bon, ça c'est antidémocratique, mais on ne joue pas contre les antidémocrates en étant soi-même antidémocrate. Il faut casser leur discours, expliquer que ce qu'ils proposent c'est la fin de la France, la nouvelle France c'est exactement l'union de tous ceux qui détestent notre pays, qu'avec 200 milliards d'impôts supplémentaires notre pays va crever et dire que leur programme est nul et parce qu'il est nul et dangereux il faut les combattre sur le terrain politique.
Vous savez, je ne voudrais pas en faire des victimes et je pense que dissoudre la France insoumise ce serait aller vers ça. Maintenant qu'on se pose la question,
peut
être assez légitime quand M. Mélenchon a des propos racistes en parlant des blancs tout vilains, tout moches, quand ils ont des propos flirtants avec l'antisémitisme, quand ils appellent à la violence de rue ce qui est interdit, évidemment la question se pose. Il y
a
des responsabilités individuelles en revanche de certains députés. Là, il faudra creuser.
Alors, vous parlez de racisme et de propos antisémites. Vous me faites justement la transition toute trouvée. Vous savez bien de quoi je vais vous parler maintenant.
J'en commence à avoir l'habitude. Oui,
et de l'affaire de Jordan Bardella et Mediapart qui révèle que Jordan Bardella aurait tenu des propos antisémites sur Facebook quand il avait 17 ans.
Vous
pensez que c'est vrai ? C'est totalement... Pardon. Vous en perdez votre voix, vous voyez.
C
'est tellement gros, vous voyez,
que je m'en
étouffe. Non, non, mais
c'est bon. Oui, je m'en étouffe parce que Mediapart devait nous apporter des preuves. Je vais vraiment avoir besoin.
Oui, vous allez vraiment avoir besoin d'un verre d'eau. Je vais vous
apporter.
Et
ce n
'est
pas lié à ça.
Mais
il n
'y a
pas de preuves.
En
fait, Mediapart remet des captures d'écran, nous explique que le 16 août, Facebook a envoyé un fichier avec des conversations et qu'entre le 16 août et le 29 septembre, rien ne s'est passé. Le 29 septembre, vous avez un commissaire de justice, un huissier, qui constate qu'il y
a
bien eu un fichier. Qu'est
-ce
qui s'est passé sur ce fichier pendant un mois et demi ?
Qui a
garanti que tout cela aérait ?
Pour vous, c'est de la totale manipulation de la part de Mediapart et donc
Jordan
Bardella n'a jamais... Alors,
Jordan Bardella n'a jamais écrit, prononcé, pensé ses propos. J'en ai la conviction intime pour bien connaître Jordan Bardella. Et puis, les loustiques de Mediapart, on les connaît. Vous connaissez le journaliste qui a écrit M. Antoine Rouget ? M. Antoine Rouget déteste la France. Lorsqu'il était jeune, il était dans
la mouvance... Non, non, non, non, non, je vais aller au bout de ma phrase. C'est compliqué parce que vous n'allez
peut-être pas de faire le procès Je vais aller au
bout de ma phrase même si vous n'en avez pas envie. Parce que c'est pas ça l'idée.
Antoine Rouget, quand il était jeune, était dans la mouvance d'un groupe jugé terroriste qui est l'ETA. Il a décroché des drapeaux français. Il a la haine du patriotisme. Cette haine aujourd'hui, elle ressurgit. Jordan Bardella étant une figure patriote française, vous comprenez bien qu'il n'a pas objectif.
Donc
c'est monté de toute pièce. En
tout
cas, c'est pour vous, c'est ça. Laurent Jacobili, quand vous entendez le ministre de la Justice, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui accuse le président du RN de mentir, je mets des guillemets, éhontément, c'est le mot qu'il a utilisé, sa stratégie qui consiste à mentir aux Français pose un doute énorme sur sa capacité à être en responsabilité politique. Vous lui répondez quoi ce matin au ministre au garde des Sceaux ? Vous dites est-ce qu'il est sorti, j'allais dire, de ses fonctions, de son périmètre ? Est-ce qu'il devrait s'occuper plutôt de son ministère ? Vous lui répondez quoi ? On vous apportait un verre d
'eau. Ah bah vous êtes gentil parce que j
'allais m'étouffer une
deuxième fois avec ce que vous voulez me dire. Vous
savez, on accuse toujours les autres de ses propres turpitudes. Gérald Darmanin, mais rappelez-moi, c'est bien celui qui, lors des émeutes au Stade de France, nous expliquait que c'était des Anglais qui étaient à l'origine des émeutes, qui, parmi ceux qui mettaient la pagaille dans la rue, voyaient des Kévin et des Mathéo. C'est bien lui, M. Darmanin. Donc, évidemment, en termes de mensonge, je crois qu'il est Pinocchio en chef. Maintenant, il est sorti de son rôle. Il devrait savoir en tant que ministre de la Justice que tout le monde est présumé innocent tant qu'il n'est pas jugé coupable.
Or, aujourd'hui, aucune preuve, et pour cause, n'a été apportée sur le fait que Jordan Bardella aurait prononcé les propos pour
lui prêter.
Vous essayez
que ce n'est pas
des preuves ?
Ah, ce n
'est
pas des preuves. Non, c'est n'importe quoi. Vous savez, si demain, je crée une adresse à votre nom, je ne le ferai pas, rassurez-vous, et que j'écris des horreurs en votre nom à Mme Chabot, par exemple. Elle le sait déjà, excusez-moi. Je ne savais pas que ça existait. Et que dans un mois, quelqu'un ressort ça et fait constater par un huissier un mois après, vous aurez bien compris que tout ça était de la fumisterie. C'est exactement ce qui se passe.
Mais il y
a part bien au-delà. Dès 2013, il atteste que dès 2013, les éléments biographiques de la vie de Jordan Bardella étaient présents et que personne ne pouvait connaître à ce moment-là sans savoir non
plus. Donc vous partez du principe que le fichier
date bien de 2013, vous.
Vous
en avez la preuve ?
C'est l'extraction de méta qui le confirme. Sauf que l'extraction...
Tous
les spécialistes le confirment. Ah non,
non, non, non,
et vous vous trompez. L'extraction de méta date du 16 août, le constat de huissier date du 29 septembre. Moi,
je
n
'ai
pas vu ce qu'il s'était passé sur ce fichier avant. Et une fois encore, n'importe qui aurait pu l'écrire. Même le constat de huissier ne dit pas que l'auteur est Jordan Bardella. Prenez beaucoup de pincettes dans l'analyse. Certains se ruent sur cette calomnie parce que parfois ça leur fait plaisir, parfois ça leur donne
des arguments. Il ne leur reste plus rien comme argument contre nous. C'est
monté de toute pièce par qui, alors, dans ce
cas-là ?
Je
le savais. Vous imaginez bien que j'aurais été le dire
au juge, mais je ne le sais pas. Il y a un
règlement de compte à l'intérieur du Rassemblement National. Alors, votre camarade Jean-Philippe Tanguy parle de la racaille antisémite qui se serait ainsi vengée.
S
'il y a un malaise à l'intérieur du parti, il y
a
un soupçon où tout le monde le regarde de savoir qui a pu balancer Jordan Bardella si vous pensez que c'est faux.
Je crois que ce qu'évoquait Jean-Philippe Tanguy ça aurait été des gens qui avaient été adhérents il y a longtemps du Rassemblement National et qui auraient été renvoyés du Rassemblement
National. J'ai compris, c
'est ce que je dis. Donc, ce n
'est
pas actuel.
Non, c'est une vengeance actuelle
de gens qui auraient croisé Jordan Bardella. Je vais vous dire,
je n
'ai
pas envie de me perdre en conjecture, ce n
'est
pas que je ne
veux
pas répondre à votre question, c'est que si j'avais le moindre début de commencement d'indice, vous imaginez bien que je le partagerais avec la justice parce que Jordan Bardella a porté plainte. Bon, je ne l'ai pas. Qu'il y ait de la malveillance, ça paraît évident.
Mais en interne,
c'est grave, ça veut dire que le
parti
serait... Ce
n'est pas en interne.
Ce seraient des gens qui auraient été adhérents il y a longtemps, pas aujourd'hui, et qui auraient été vexés d'être virés justement parce qu'ils avaient des propos nauséabonds, parce que je le rappelle, à chaque fois que quelqu'un a des propos qui sont contraires à nos valeurs et même d'ailleurs contraires à la loi, on les vire. Et donc, vous pouvez bien imaginer que certains envoient une haine envers ceux qui les ont virés. Mais je ne sais pas si c'est ça ou pas. Et moi, je vais vous dire, je n
'ai
pas envie de jouer au roule tabi ou au Sherlock Holmes. Aujourd'hui, est-ce que ma conviction avec Jordan à prononcer ses paroles oui, non, non ? Est-ce qu'aujourd'hui, il y
a
des urgences dans la rue, dans l'éducation nationale, dans le pouvoir d'achat, dans la sécurité,
dans
l'immigration ? Oui, occupons-nous des urgences. Et je vais vous dire, le temps de cerveau utile, on a plutôt envie de le consacrer à ça. Très rapidement, Pierre Giacometti. Si cette actualité
concernant Jordan Bardella se poursuit dans les semaines et mois qui viennent, est-ce que vous pensez que ça peut changer le rôle du président du Rassemblement national dans la campagne de Marine Le Pen ? On a vu s'installer l'idée d'un ticket, qui d'ailleurs, sous la Ve République, n'existe pas réellement. On n
'est
pas aux Etats-Unis, on n'élit pas un ticket en France, on élit un président ou une présidente. Est-ce que vous avez le sentiment que cette affaire peut modifier l'organisation des rôles de la candidate et de Jordan Bardella ou est-ce que vous pensez que la tournure de ce ticket va reprendre ses droits tout naturellement
?
Alors, ce ticket, évidemment, et inédit, vous l'avez dit, va reprendre ses droits. Alors, pourquoi on a mis ce ticket en place ? Parce qu'il est normal que les Français sachent qui sera leur premier ministre si Marine Le Pen est élue à la présidence de la République. Si vous votez au centre, vous ne savez pas bien qui vous aurez. M. Attal, M. Taillot,
M.
M.... Tout ça n
'est
pas clair. Et si vous votez à gauche, par contre, ça fait peur. Est-ce que ce sera M. Bompard, Mme Panot, M. Delogu ? Ça fait peur. Nous, au moins, on est clair et on dit aux Français. Je vais vous dire, ça va être comme ça pendant six mois. Voilà. Ça va être une campagne de boule puante. Donc, on va nous dire tout et n'importe quoi et on sait très bien qu'on va devoir continuer à avancer, continuer à proposer notre programme, quels que soient les clapetis médiatiques. Et donc, ça ne nous altère pas, en fait. Il y en aura d'autres, je vous le dis tout de suite, d'autres rumeurs, d'autres calomnies portées un coup par Mediapart, un coup par Street Press, un coup par Libération.
On le sait d'ores et déjà. Mais une fois encore, nous, ce que nous devons aux Français, c'est un programme pour leur expliquer ce que sera l'alternance. Et puis, je crois que ça leur montre qu'on est solide aussi. Et que dans un environnement compliqué, économique, géopolitique, sécuritaire, eh bien, nos élus du Rassemblement National seront solides car ils le sont face à la calomnie.
Jean
-Jacques Bédigy, Arnaud voulait faire réagir sur... L'album de la semaine. Trois
photos,
réponse assez rapide. Regardez, première photo, Ravier Milley à l'Elysée. Le président argentin, on le sait, qui avait fait de la tronçonneuse son symbole. Il a réduit les dépenses, certes, mais l'inflation s'est envolée d'abord avant de retomber aujourd'hui à 34%. Mais à quel prix ? Pauvreté, activité qui recule. C'est votre tasse de thé, Milley ? Non, pas du
tout. Réduire le coût de l'administration et d'un État devenu obèse, bien évidemment, mais pas au détriment d'un service public qui fait l'honneur
de
la France. Deuxième photo, regardez, cette dame qui est à gauche de votre écran, Irène Sapir, rescapée de la Shoah, elle a 89 ans et la ville de Bergerac, que je connais bien, vient de donner son nom à une école. Mais les trois élus RN du conseil municipal ont voté contre. Raison, ça a été une militante communiste et elle ne leur serrait pas la main.
Franchement. Alors, je ne connais pas l'histoire. Pour être honnête, vous m'annoncez quelque chose que je ne savais pas. Il y a sûrement des raisons pour cela. En tout cas, je crois que les rescapés de la Shoah méritent à la fois notre respect et j'allais dire aussi notre connaissance parce qu'ils sont une image qui éveille en nous ce que peut être une histoire terrible. Et donc, elle a tout mon respect, quel que soit son parcours politique.
C'est dit. Dernière photo, Constitution du 4 octobre 1958, texte fondateur de la 5e, il y a 68 ans. Joyeux anniversaire, Madame la Constitution ?
Oui, joyeux anniversaire à la Constitution issue de la volonté du général de Gaulle, une Constitution qui voulait que le peuple décide. Malheureusement, le pouvoir lui a été un peu confisqué par un certain nombre d'institutions, par parfois des rois fainéants à la tête de l'État. Nous allons, nous, lui rendre le pouvoir à ce peuple et notamment parfois en modifiant la Constitution. mais par référendum. Parce que seul le peuple peut décider les changements de la Constitution et pas quelques personnes sur des fauteuils
rouges seulement. Et pas de 6e
République ?
Ah non, la 6e République, on laisse ça à M. Mélenchon. Et quand on voit à quoi peut ressembler la 6e République, une République qui déteste tout ce qui porte un uniforme, qui déteste toutes les entreprises et qui déteste tous ceux qui ne pensent pas comme eux, c'est pas la République, c'est l'URSS plutôt.