JULIEN ODOUL est face à ANTOINE LÉAUMENT sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 57 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Les événements d'Aubagne provoquent un choc national. Mais national au sens large, le collégien de 14 ans a ouvert le feu à plusieurs reprises dans son école. Avec nous sur notre plateau, Anne-Charlène Bézina.
- 2:44OuverteRéponse directe
Regardez les images de ce collège lacanale à Aubagne. On peut comprendre d'abord le déroulement des faits.
- 3:07OuverteRéponse directe
Anne-Charlène, vous enseignez à des élèves plus âgés, mais on mesure ce soir le traumatisme qu'il y a dans un établissement comme celui-là.
- 3:49OuverteRéponse directe
Julien Audoul.
- 8:36OuverteRéponse directe
1000 armes blanches en un an et demi. On se dit quand même que quelque chose a changé dans les écoles en France.
- 10:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on va en arriver à des portiques ? C'est-à-dire que devant tous les collèges et lycées, il y aura...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:29Invité politiqueFait
« Et aujourd'hui, un élève de 14 ans, qui prend une arme à feu pour faire un carnage dans son collège. »
- 10:36Invité politiqueChiffre
« Mais vous avez 120 attaques au couteau par jour en France. »
- 10:49Invité politiqueFait
« Et vous avez des parents démissionnaires, bon nombre d'entre eux aujourd'hui, qui laissent leurs enfants devenir des menaces pour la société. »
- 14:30InvitéChiffre
« Petit 1, c'est pas vrai, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Il y a plutôt une baisse du niveau de violence dans la société. »
- 15:25InvitéChiffre
« Il y a eu une multiplication par deux du nombre de cas de troubles psy dans les 20 dernières années. »
- 15:30InvitéChiffre
« Il y a eu une division par trois des urgences psychologiques. »
- 21:43Invité politiquePromesse
« nous demandons avec Marine Le Pen la mise en place effective et réelle du principe du casseur-payeur »
- 29:08InvitéChiffre
« les agressions de pompiers elles ont été multipliées par 3 en 10 ans »
- 31:56Invité politiquePromesse
« quand on touche à un cheveu d'un pompier, d'un policier ou d'un gendarme, on dort en prison »
Temps de parole
- Présentateur22 %
- Invité22 %
- Julien Odoul21 %
- Invité 215 %
- Invité 38 %
- ?8 %
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Sa vie a joué un rôle dans jamais vraiment
être
soi-même. Parfois, il vaut mieux partir et retrouver une part de ce qu'on avait oublié. GECO, le nouveau classique.
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Merci d'être avec nous. Les événements d'Aubagne provoquent un choc national. Choc,
c
'est les enseignants, chez les élèves, chez les parents. Mais national au sens large, le collégien de 14 ans a ouvert le feu à plusieurs reprises. Dans son école, il y a des blessés. Les armes qu'il détenait, on va en parler aussi. Ses parents sont en garde à vue. Avec nous sur notre plateau, Anne-Charlène Bézina. Merci beaucoup Anne-Charlène, constitutionnaliste, politologue. Antoine Léaumant, vous êtes député de la France Insoumise de l'Essonne. Merci monsieur le député. Julien Oudoul, député, Rassemblement national de Lyon. Merci Julien Oudoul. Merci aussi à Guillaume Fard, notre consultant, police-justice, TF1 et LCI. Regardez les images de ce collège lacanale à Aubagne.
On peut comprendre d'abord le déroulement des faits. A 9h25 ce matin, l'élève n'a que 14 ans. Il pénètre dans l'établissement avec un fusil de chasse qui est dissimulé dans son étui à guitare. Il sort son arme, il monte au premier étage et il tire en direction du principal et d'un professeur. Le tireur monte ensuite au deuxième étage. Il tire en direction du sol, puis vers le mur d'une salle de classe qui est occupée par des élèves. Et la réaction des enseignants est très importante ce soir, puisque après qu'il a ouvert le feu quatre fois au total, donc l'assaillant, le conseiller principal d'éducation a réussi à le désarmer. Il est l'homme courageux de la soirée, Guillaume Fard.
Il faut dire hommage, hommage à eux, parce que là, les enseignants ont agi et ont réussi à arrêter le pire.
Oui,
parce que dans ce type de scénario,
alors
fort heureusement très rare en France, des intrusions avec armes à feu, j'avais trouvé un précédent en 2017, mais sur les dix dernières années, fort heureusement, c'est à peu près tout. C'est très rare. Maintenant, si on compare à ce qui se passe dans d'autres états du monde, généralement, les gens qui viennent avec une arme à feu dans l'établissement scolaire pour s'en servir, ils s'en servent jusqu'à ce qu
'on
les arrête. Donc, en désarmant cette personne, le conseiller principal d'éducation, il a évité le pire, parce qu'il y a des blessés légers. Heureusement, ça aurait pu être beaucoup plus grave, surtout avec un fusil de chasse chargé de chevrotine. Et s'il a tiré à quatre reprises, ça veut dire qu'il a rechargé au moins une fois. Et donc, il savait, même à 14 ans, se servir de cette arme.
Très grand traumatisme ce soir. Vous allez entendre, alors, les politiques, vous allez pouvoir commenter, évidemment, Anne-Charlène. Écoutez d'abord un des élèves, puisqu'il y
a
un élève, en tout cas, qui a été blessé, éraflé par un débris. Écoutez un des témoignages.
Il
y
a
eu l'alarme incendie, donc du coup, tout le monde était sorti. Et quand on est sorti, d'un coup, il a visé à côté de moi. Donc, du coup, je me suis pris un petit débris de la balle sur le cou. Et on est vite rentré en classe et on a vite mis l'armoire sur la porte. Il a essayé de rentrer plusieurs fois, mais il n'a pas réussi.
Anne-Charlène, vous vous enseignez à des élèves plus âgés, mais on mesure ce soir le traumatisme qu
'il
y a dans un établissement comme celui-là.
Bien sûr, d'autant qu'en plus, les images horribles ne font que s'accumuler. On est dans un climat qui est déjà tellement fort de tensions au niveau des lycées, des universités, qu'accumuler en plus ce fait d'hiver-là, de cet ordre-là, je trouve que ça rajoute à l'effroi. C'est très difficile d'avoir un commentaire, je trouve, sur ce genre d'événement. Mais on se rend compte, voilà, il y
a
eu du sang-froid. Et c'est vrai que c'est traditionnel aux États-Unis. J'ai l'impression que ça rentrera dans l'histoire, quand même, en pleine période politique aussi contrariée de ce que nous vivons au lycée. Avoir en plus cet événement-là, c'est vraiment tragique.
Julien Audoul.
C
'est l'effroi, en fait, qui domine.
Je
pense évidemment à nos professeurs qui, aujourd'hui, vont au travail, effectuer une mission essentielle, qui est celle de la transmission des savoirs, avec une boule au ventre, avec l'incertitude, avec l'angoisse. Nos professeurs qui ont déjà subi tant d'épreuves, demain, malheureusement, on commémora le troisième anniversaire de l'assassinat de Mick Bernard. Dans trois jours, ce sera le sixième anniversaire de l'assassinat de l'attentat terroriste contre le professeur Samuel Paty. Et aujourd'hui, un élève de 14 ans, qui prend une arme à feu pour faire un carnage dans son collège. Et en plus, c
'est
à Aubagne que ça se passe. Quand on fait référence à Aubagne, on pense à Marcel Pagnol. On pense à une certaine idée de l'école. On pense à une certaine idée de l'autorité, du maître, de la transmission. Et cette idée, aujourd'hui, elle a totalement disparu. Elle a été annihilée par des dizaines d'années d'abaissement, d'effacement de l'autorité, des dizaines d'années d'ensauvagement qui ont explosé, où nos écoles ne sont plus des sanctuaires. Alors même que l'ensauvagement avait inondé et gangréné la société, on avait toujours l'espérance que les écoles préservaient la sécurité de nos enfants, préservaient ce lien entre les personnels de l'éducation nationale et nos enfants.
Donc il y a énormément à faire, aujourd'hui, pour remettre notre pays à l'endroit, et pour un choc d'autorité qui est aujourd'hui vital.
Le
meilleur et le pire. Effectivement, il y a cet enseignant, vous le disiez,
le
conseiller principal d'éducation, qui arrive et qui sauve la situation. Regardez, il a été félicité, on va même regarder la séquence, elle est courte, mais regardez bien, par le ministre de l'Éducation, M. Geffray.
Et
par Laurent
Nunez, un mot là-dessus aussi ?
Non,
mais d'abord, dire mon soutien aux deux personnes qui sont blessées, et des voeux de prompt rétablissement,
et
puis dire aussi que tout le monde est sous le choc dans ce collège. Et je pense que dans ce genre de situation, là j'ai vu qu'il y avait une cellule psychologique qui avait été mise en place par les pompiers, et c'est effectivement ce qu'il faut faire, parce qu'il y a d'abord le moment où la personne frappe, et il y a ensuite la suite. Et je voyais des témoignages de jeunes gens qui disaient qu'ils avaient peur de retourner au collège, qu'ils avaient la boule au ventre, ça doit être la même chose pour les professeurs, les CPE.
Et
donc la question du soutien psychologique dans ce genre de moment, elle est essentielle. Après, il y a des cas qui malheureusement existent et se multiplient. Moi j'ai souvenir qu'il y avait eu un cas d'une attaque à l'intérieur d'un lycée, je crois, à Sainte-Marie de Nantes, et ces phénomènes de fusillade ou d'agression à l'intérieur des écoles, malheureusement on sait qu'elles existent. Vous le disiez, je crois que c'est vous qui le disiez, aux États-Unis, et jusqu'à présent on a eu l'impression que la France était plutôt protégée de ce type de phénomène. Alors là, pour l'instant on n
'en
sait rien.
Il y a des armes,
regardez la perquisition, cette service police-justice de TF1 et d'LCI qui le révélait, les perquisitions ont eu lieu chez les parents, et les deux parents, n'est-ce pas, sont en garde à vue
? Oui,
ça c'est assez naturel dans le cadre de cette procédure, il
y a
une enquête couverte du chef de tentative d'assassinat, donc on retient a priori la préméditation contre ce garçon, il a 14 ans, il se présente avec un fusil de chasse, il l'aurait récupéré au domicile, le père est chasseur, vous avez le droit en France de détenir jusqu'à 15 armes, donc il faut vérifier si toutes ces armes, il n'en est pas 15,
je
crois qu
'il
y
a
les 6, mais il faut vérifier si ces armes sont détenues légalement, et puis voir si les parents étaient au courant ou pas du projet mortifère de leur adolescent, donc ça évidemment on va leur demander, et comment est-ce qu
'il
y
a
eu accès aux armes, est-ce qu'elles étaient bien conservées au domicile, conformément à la réglementation, il y a énormément de questions qui se posent, et donc le régime de la garde à vue est pratique pour ça, vous êtes privé de liberté pendant 24 à 48 heures, et donc pendant ce temps-là on peut vous poser toutes les questions pour éclaircir aussi tout le profil psychologique de ce garçon, parce qu'il y
a
beaucoup de rapprochements qui ont été faits, avec des attentats terroristes meurtriers, avec la délinquance de certains mineurs, bon là, des premiers éléments qui nous remontent, on est face à quelqu'un qui est en grande souffrance psychique,
qui
se... Non, pas toujours,
c'est pas vrai, ah non, moi je ne mets pas sur le même plan,
Abdoula Kandzourov, l
'assassin de Samuel
Paty, qui avait 18 ans en demeurant, et la souffrance psychique d'un adolescent de 14
ans. Quand
on est touché par une balle, hélas, si on est mort, ça revient un peu au même.
Ah non, non,
non, ça ne revient pas au même, parce que les motivations ne sont pas les mêmes, le contexte n'est pas le même, et juridiquement, ça n
'a
pas les mêmes implications non plus, donc non, il n
'y a
pas d'équivalence. Mais précisément, au cas d'espèce, on est face à quelqu'un qui dit qu'il se sent dans une situation de profond mal-être à l'école. Donc c'est aussi ça qu'il faut prendre en considération.
Regardez, écoutez, prêtez bien l'oreille aux chiffres que va lâcher le ministre de l'Éducation nationale, qui est assez vertigineux, en un an et demi, eh bien, il y
a
eu beaucoup de fouilles, mais on a découvert 1000 armes blanches en un an et demi seulement, sur des lycéens et des collégiens en France.
Comme
vous le savez, depuis un an et demi, sous le contrôle du ministre de
l
'Intérieur, il y a eu 28 000 opérations de fouilles depuis mars 2025, qui ont donné lieu à la saisie de quasiment 1000 armes blanches.
L
'école ne peut pas tout.
L
'école ne peut pas traiter de la grande violence. L'école ne peut pas traiter des actes criminels.
Nous
avons besoin d'apporter une réponse collective
au
fait que des jeunes puissent, aujourd'hui, se tourner contre l'institution qui est chargée de les faire grandir, de les instruire et de les faire s'épanouir.
Ah, 1000 armes blanches ! Je ne savais pas dire toujours que c'était mieux avant. Il y avait des problèmes à l'école de toute éternité. Mais 1000 armes blanches en un an et demi. On se dit quand même que quelque chose a changé dans les écoles en France.
Mais au fond, le discours est impeccable. C'est vrai qu'on quitte l'éducatif pour être dans le criminel. Ce qui nous fait tomber de nos chaises, d'avoir à même ne serait-ce qu'employer ces deux mots de manière corrélative. Mais au fond, je crois que c
'est
ça qu'il faut avoir en tête. C'est qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui pour assurer la sécurité du plus beau lieu du monde qui est quand même celui où on est censé s'instruire et s'épanouir. Mais je rejoins quand même ce qui a été dit. Tous les profils ne se valent pas. On ne
va
pas pouvoir traiter ça avec encore une énième loi de sécurité globale. J'aimerais quand même attirer l'attention de tous nos députés sur la question. On a un phénomène sécuritaire, on a un phénomène aussi de détresse de la jeunesse. Il va falloir mettre les deux sur
le même point. Est-ce qu'on va en arriver à des
portiques ?
C
'est-à-dire que devant tous les collèges et lycées,
il
y aura...
Non, mais
arrêtons avec ces portiques. À chaque fois, effectivement,
moi,
ça m'insupporte. À chaque fois qu'on a, non pas, des faits divers, c'est un fait de société. Il y
a
une violence aujourd'hui qui est décuplée, qui est débridée, un ensauvagement qui est une réalité. On parle des armes blanches qui se baladent dans les écoles. Mais vous avez 120 attaques au couteau par jour en France. Malheureusement, on n'est pas au Mexique, on n'est pas à Bogotá, on est en France, 120 attaques au couteau par jour. Et vous avez des parents démissionnaires, bon nombre d'entre eux aujourd'hui, qui laissent leurs enfants devenir des menaces pour la société. Où il n'y a aucun contrôle, où il n
'y
a aucun principe éducatif, où vous n'avez aucune notion du bien et du mal, où vous avez des jeunes, mais dès le plus jeune âge, on parle de 14 ans, mais 12 ans, en fait, qui n'ont comme autre moyen et comme autre mode d'expression que la violence, que la violence et que toute forme d'autorité rebute et révulse, que ce soit le professeur, que ce soit l'élu ou que ce soit le policier ou le gendarme. Donc, il faut un choc d'autorité global pour que, encore une fois, ceux qui enseignent, ceux qui font respecter les valeurs de la République et les lois de la République, encore une fois, soient respectés et particulièrement par les mineurs.
On va reparler de l'autorité en général, mais sur les portiques, parce
que
c
'est
une question pratique et technique et précise. Ce n
'est
pas
les portiques qui sont la solution. En l'occurrence, là, on voit bien ce qui a permis l'intervention, c'est un CPE. Donc, peut-être que davantage de CPE dans les établissements, ce qui est par ailleurs, ce qui est demandé en ce moment aussi par le mouvement des lycéens, c'est quelque chose de plus utile. Mais ce n
'est
pas seulement les CPE, c'est la question des professeurs, c'est la question des psychologues scolaires aussi. Il faut savoir qu'il y
a
un grand manque de psychologues scolaires dans les établissements, alors même qu'il y a des difficultés supérieures, pour les jeunes en particulier. On a beaucoup parlé de la question des réseaux sociaux, de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs. On s'était opposé à cette loi parce qu'elle était rédigée d'une manière, enfin,
elle
était rédigée avec les pieds, donc ça ne fonctionnait pas. Mais la question des difficultés psychologiques, du harcèlement à l'école, qui est une question assez centrale aussi pour les jeunes gens, en particulier quand on parle d'adolescents qui sont dans la construction de leur identité, tout ça, c'est des sujets qui doivent être traités et qui doivent être traités collectivement avec les moyens qu'on met dans l'éducation et dans l'école. Donc, je ne crois pas que ce soit une question d'autorité, comme le disait M. Audoul, ou de respect de l'autorité.
Là, de toute évidence, c'est un jeune garçon, j'imagine, qui est en trouble psychologique, puisque s'en prendre à des enseignants, à des professeurs, ensuite à les tirer dans une salle de classe, ça donne l'impression, je n'en sais rien, c
'est
l'enquête qui le dira, mais l'impression que ça donne, c'est que c'est quelqu'un qui veut faire un genre de périple meurtrier. Et ça, ça correspond assez à des choses qu'on a pu
voir dans plusieurs pays.
Votre raisonnement tiendrait si c'était un
cas isolé. La dernière fois, mon dernier souvenir, c'était le lycée Sainte-Marie à Nantes. C'était quelqu'un qui a léré.
Vous avez un nombre de professeurs insultés tous les jours, vous avez un nombre de professeurs agressés à la fois par les élèves et par les parents d'élèves aussi, il faut bien le dire, puisqu'on a un changement d'époque total. Il y a 30 ans, quand, encore une fois, il y avait une réprimande contre l'élève, il s'en prenait, j'allais dire, une deuxième réprimande en rentrant à la maison. Maintenant, vous avez les parents d'élèves qui arrivent pour régler leur compte avec les professeurs, avec les principaux et les proviseurs. Donc, il y a un vrai problème. Aujourd
'hui, on
a un effondrement de l'autorité qui n'existe plus.
Vous avez
un manque de respect, ne serait-ce que sur des principes élémentaires, sur
le
vouvoiement. Nous, nous souhaitons réintroduire le vouvoiement obligatoire dans les classes.
C'est déjà un cas, ça
change la santé mentale.
Mais c'est déjà un cas, arrêtez avec votre santé mentale, arrêtez avec ce paravent. Parce que vous mettez sur le même plan la santé mentale et la santé mentale. Mais non, mais à force de distinguer, de décortiquer, en fait, vous ne
réglez pas le problème. Vous
voyez bien
qu
'il y a
une violence dans nos écoles qui est réelle.
Mais peut-être qu'elle vient de question psychologique. Je
veux bien qu
'on
prenne les causes indépendamment, mais il
y a une
globale de violence à l'école. Les atteintes à la laïcité,
le port de ce religieux sensible, la drogue aux
écoles. Petit
1,
c'est pas vrai. Si,
c'est
vrai.
Laissez
-moi répondre. Petit 1, c'est pas vrai, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Il y a plutôt une baisse du niveau de violence dans la société. En particulier,
il
y
a
eu une baisse... Les atteintes
aux
personnes
augmentent.
Arrêtez des bêtises.
Il y a eu une baisse du nom de domicile. Ce qui
diminue n'importe quoi. Écoutez, moi, je regarde les chiffres du SSMSI et il y a plutôt une baisse... Les agressions physiques,
les atteintes... Vous irez regarder les statistiques du... Excusez-moi, n'importe
qui peut aller vérifier. Moi, je travaille en commission des lois. On travaille sur ces questions-là. Je vous invite à aller regarder les
chiffres...
C'est des lois parallèles, visiblement, parce que vous
êtes en dehors de la réalité. La
commission des lois, c'est celle qui travaille sur les questions de police et de justice. Merci. Donc, je vous invite à aller regarder les statistiques du ministère de l'Intérieur. Il y a plutôt une baisse de la criminalité en général. Il
y
a une augmentation d'un certain type de criminalité dont on reparlera peut-être. Et la question des arnaques, en particulier des arnaques sur Internet. Ça, c'est un vrai sujet qui pourrait intéresser nos compatriotes. Mais sur ces questions-là spécifiques, moi, je vous dis, il y a eu une multiplication par deux du nombre de cas de troubles psy dans les 20 dernières années. Il y a eu une division par trois des urgences psychologiques. Antoine Léaumont,
du point de vue des
victimes, je comprends les distinguos que vous faites, mais du point de vue des victimes, quand on est tué ou blessé, hélas, on est tué ou blessé. L'accumulation qu'il y
a
eu ces dernières années, si on se met à la place des malheureux enseignants, Samuel Paty décapité, on n'a dit plus jamais ça. Dominique Bernard, égorgé dans des circonstances qui ont, évidemment, hélas, quelques ressemblances avec l'assassinat précédent. Des minutes de silence sifflées, ça, ça paraît. Que des minutes de silence soient
sifflées en France... C'est le
fait
d
'une
gravité comparable à décapiter un enseignant et siffler une minute de silence.
Exactement,
mais ça montre un degré de folie, que des minutes de silence en honneur à des malheureux qui ont vécu ça soient sifflées en France, ça montre un état de dégradation morale qui est quand même extrêmement grave. Des enseignants qui ont peur d'enseigner, y compris sur notre plateau, des enseignants rapportent qu'ils ont peur d'enseigner la Shoah en France. Bien sûr.
En
France, on ne parle pas d'une dictature lointaine, on dit que ça paraît tellement étonnant. Quand on met tout ça bout à bout, ça représente combien de centaines de personnes qu'il faudrait contrôler davantage
?
Combien ? Je pense que
c
'est une question infinie, je ne
suis
pas sûre qu'on ait les chiffres sous les yeux, mais... Mais est
-ce
qu'on peut les contrôler ? Exemple concret, regardez, c'est ceux qui, et encore une fois, on dit toujours ici, on rappelle qu'il
y a
tous les lycéens qui manifestent de façon très pacifique et très respectable,
mais
ces élèves qui ont chanté des chants à la gloire de Mohamed Merah, le terroriste islamiste qui est allé jusqu'à pourchasser même des enfants pour les assassiner d'une balle dans la tête. Est-ce qu'on peut contrôler ces gens-là ? C'est quoi ? Des dizaines, des centaines à l'échelle de la France ?
Il y a déjà un délit qui existe qui est celui d'apologie
du
terrorisme, pour le coup, que certains groupes politiques veulent abroger. Donc oui, évidemment, il faut qu
'on
continue à s'armer sur cette question parce qu'au fond, en fait, le droit pénal ne passe qu'à partir du passage à l'acte. Mais il y a évidemment toute une question d'identification de ce qu'on appelle la radicalisation. Ils sont fichés
d'après vous ?
Non, pas nécessairement, surtout aussi jeunes.
C
'est très difficile en réalité d'identifier le mal avant qu'il n'ait lieu. Et au fond, aucun système juridique ne peut véritablement le faire comme il se doit.
Ça montre
la difficulté. On avait les dirigeants de la DGSC
dans
cette émission. Ils disaient, par exemple, les parents des gens qui en sont à siffler une minute de silence en l'honneur de Samuel Paty ou Dominique Bernard ne
sont pas forcément coincés. Il faut quand même être sacrément
détraqués. Et or,
ils ne sont pas nécessairement fichés. Ce n'est pas forcément
identifiable dans les familles non plus. Ce sont parfois des jeunes qui se radicalisent dans leur coin. la question de savoir où les lieux de radicalisation ont lieu, etc. Tout ça avait été identifié dès les lois sur le terrorisme de 2015 où en fait, les réponses à portée sont assez fermes mais où on se rend compte qu'on a un véritable problème d'identification. Mais après, je voudrais quand même faire l'éloge de la complexité sur ce plateau. Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il y ait des solutions miracles, uniques et finalement vendables en magasin qui puissent nous permettre d'éradiquer toute forme de violence.
On ne pourra pas s'en sortir en tant que société en s'élevant dans ce débat sans justement se dire qu'il va falloir avoir quand même des réponses plus fines. Et moi, je crois évidemment que tous les cas ne se valent pas.
Pourtant, le regard vers l'avenir puisque là, on parle de toute autre chose mais il est bien question parfois, hélas, aussi de violence. Regardez ces images de ce qui s'est passé à Nantes. C'est ce qui va arriver cette semaine puisqu'il y aura d'importantes manifestations ce mardi avec leur part sans doute réussies et bien réussies. Il faut rappeler ce qui s'est passé encore lors de leur dernier acte où il y avait des manifestations très réussies et tout à fait pacifiques notamment à la Bastille mais il y
a
eu ça aussi. C'est en l'occurrence la faculté de Nantes qui est saccagée dit un mot peut-être de ça. Malheureuse présidente de la faculté qui avait des larmes dans la gorge parce que ça représente beaucoup de centaines de milliers de dégâts.
Oui, d'abord parce que son université est dégradée parce qu'en plus elle souffre d'un manque de moyens donc évidemment elle explique à juste titre que souffrant d'un manque de moyens ça n'arrange pas la situation et qu'elle a été un peu mis devant fait accompli puisqu'elle n'a pas pu rentrer dans son université le temps que toute la durée pendant laquelle un groupe de personnes dégradait dégradait violemment l'établissement donc elle elle en a évidemment beaucoup souffert elle s'est exprimée sur notre antenne ce week-end et après maintenant la question c'est la question de l'imputation parce qu'il n'y
a
même pas de certitude sur le fait que ce soit vraiment même des étudiants qui a fait ça ça peut être aussi des délinquants qui seraient venus spécifiquement pour détruire cette université et d'ailleurs cette hypothèse d'enquête elle a aussi cours pour l'incendie du lycée Nelson Mandela dont rien ne dit à l'heure où on se parle qu'il s'agisse de lycéens en tout cas de délinquants c'est indéniable puisque l'incendie criminel enfin l'incendie volontaire c'est un acte criminel ça c'est certain mais sur l'identité l
'enquête est en cours ce que vous soulignez est très important écoutez ce policier qui essaie de comprendre qui pouvaient être exactement les auteurs de cela
alors
des renseignements que nous avons pu obtenir et de ce qu'on a pu constater c'était un mélange assez hétéroclite d'étudiants de lycéens aussi pour un nombre assez important et d'individus qui étaient totalement extérieurs on va dire au monde étudiant et lycéen mais tous liés à ce qu'on appelle couramment l'ultra gauche l'extrême gauche
voilà
comment agir pour empêcher ça
mais
encore une fois c'est signé c'est l'extrême gauche qui aujourd'hui jette des géricanes d'essence dans le brasier qui a chauffé à blanc à la fois des lycéens et des étudiants alors oui il n'y a pas que des lycéens et des étudiants mais vous avez des lycéens et des étudiants qui se sont radicalisés avec les discours incendiaires irresponsables de Jean-Luc Mélenchon et des députés de la France Insoumise qui sont allés encore une fois exciter ces gens-là avec des discours totalement scandaleux en parlant de sauvagerie policière en légitimant la violence comme monsieur Bagayoko en ayant des propos totalement irresponsables il
s'en est défendu hier il s
'en est défendu hier sur notre plateau en disant
bien qu
'il ne la souhaitait pas pour autant non non mais je veux bien qu'il dise ce qu'il veut la réalité c'est qu'il a eu des propos extrêmement condamnables qui ont une portée puisque quand vous êtes un élu de la République a fortiori quand vous êtes médiatique votre discours il a une incidence sur des lycéens ou des milices d'extrême-gauche qui aujourd'hui passent à l'action dans les deux cas ce qui est scandaleux pour Nantes c'est la double peine vous avez une université qui manque de moyens et vous avez des sauvageons et des milices d'extrême-gauche qui caillassent qui saccagent et qui vont encore une fois alourdir l'addition mais qui va payer toujours les mêmes toujours les mêmes c'est pour ça que nous demandons avec Marine Le Pen la mise en place effective et réelle du principe du casseur-payeur pour que ce ne soient pas les honnêtes gens et les contribuables qui payent pour réparer les sauvageries de ces gens-là
alors
d'abord
comme
je l'ai déjà dit le principe du casseur-payeur ça existe déjà c'est un article du code de la sécurité intérieure qui permet si jamais on retrouve les auteurs et encore une fois la question qui est posée c'est éventuellement celle de la police judiciaire et des moyens de la police judiciaire mais qui permet à l'état de se retourner vers les auteurs sur la base de plusieurs articles du code civil donc déjà ce que vous
proposez vous donneriez un exemple
de personne qui a payé un
exemple délinquant
monsieur O'Doul vous passez votre temps à dire qu'il faut mettre du bleu dans les rues pour la sécurité c'est faux si vous voulez mettre de la sécurité ce qu'il faut mettre c'est du bleu dans les bureaux et c'est faire en sorte qu'il
y ait
de la police judiciaire et un logiciel fonctionnel de la police nationale qui pour l'instant ne fonctionne pas mais maintenant le sujet est de répondre à ce type d'enjeux moi je ne suis pas d'accord avec le fait d'aller saccager taguer etc c'est pas ça les revendications qui sont portées et d'ailleurs vous faites très bien de dire que c'est un peu flou de savoir qui s'en prend aux lycées ou aux universités qui incendie c'est l'extrême
gauche non c'est pas signé vous savez on a
déjà vu des gens
des
signes d'antifa
et adonarchistes on a
déjà vu des gens faire des faux tags pour avoir des accusations qui sont portées contre une partie
des gens et des gens d'ailleurs parfois plongés
dedans de
manière
un
peu stupide à mon avis
non mais j'en sais rien moi vous vous êtes enquêteur et juge donc vous êtes très fort mais moi je suis député de la république française et je fais
la loi vous êtes formidable non je
fais
la loi
je me contente de ça
votre façon
très policée très apaisée de sortir en fait de votre responsabilité je suis bien
plus apaisé que vous en effet vous avez raison
moi excusez
-moi
ça me révulse en fait ça
me révulse et votre responsabilité parce que vous avez dit la responsabilité quand vous allez devant les lycées
quand vous allez
parler de sauvagerie policière quand vous allez mettre des cibles
dans le dos à nos policiers et
que vous incitez
les racailles et milices d'extrême gauche à passer à l'acte je trouve ça totalement irresponsable et dangereux
vous êtes
un peu à côté de la plaque parce que quand je vais sur des mobilisations lycéennes ou étudiantes en général on a bien vu que vous aviez un problème avec ceux
qui foutaient ils
sont c'est vrai si vous me laissez finir en général je discute avec les commissaires de police donc si j'excitais la haine contre la police je n'irais sans doute pas discuter avec eux pour essayer de savoir quelles sont les opérations qu'ils essaient de mettre en oeuvre
messieurs les députés cas
d'école si vous pouvez vous montrer une image je vous montre une image et je vous allez la
commenter s'il vous plaît regardez
vous lui poserez la question si vous voulez mais d'abord j'aimerais que vous réagissiez laissons de côté le débat sur gauche pas gauche le fait objectif là ce sont ces voyous parce que quand on s'en prend à des pompiers il faut vraiment être particulièrement demeuré il n
'y a
pas d'autre mot c'est pas normal disons les apprenants avec la police ça a toujours existé il y
a eu
1068 heures mais là s'en prendre à des pompiers qui viennent aider les gens sauver des gens il faut être vraiment il
y a
un degré là d'abaissement intellectuel qui est quand même considérable regardez il leur jette il manque de les tuer parfois de les blesser gravement qu'est-ce qu'on fait exactement dans cette situation-là qu'est-ce qu'on fait avec ces gens-là très concrètement
ça déjà commençons par dire que c'est un cas plutôt exceptionnel c'est
faux
mais non
c'est faux
moi écoutez il
fait des
années que les
pompiers
sont
attaqués je vais vous dire une chose
moi ce que j'ai vu sur les mobilisations sur lesquelles j'ai été c'était des pompiers applaudis donc ça c'est des cas qui sont plutôt exceptionnels ensuite M. le député
en
général Alain Boer sur ce plateau vient souvent dire que dans les quartiers aujourd'hui il est courant il est courant semaine après semaine que des pompiers soient attaqués donc
ça ça existe
je vais vous dire le contraire ça existe et personne n
'est
d'accord avec ça mais
d'une manière qu'est-ce qu'on fait ? comment
on
agit là
? mais il y a des lois qui existent et qui doivent
être appliquées ça ne marche pas ben
si c'est ce que je vous disais il
faut
retrouver les gens et il faut appliquer la loi mais si vous voulez retrouver les gens il faut de la police judiciaire il faut de la police d'enquête il ne
faut
pas du bleu dans les rues c'est pas comme ça que ça fonctionne ça ça ne marche pas et d
'ailleurs il faut désarmer les policiers
sur le terrain et
vous leur mettez des ordinateurs dans les bureaux non mais
non
moi j'ai une question
j'ai une question pour vous spécifiquement parce que vous avez dit la parole des élus elle est très importante pour ne pas encourager aux violences donc quand vous voyez qu'il
y a
des personnes par exemple qui se sont faites éborner qui ont perdu une main à cause d'actions policières est-ce que vous avez un mot pour ces personnes là ? est-ce que vous avez un mot de condamnation de ce type de violences qui sont des violences physiques pour le coup qui vont mutiler des
jeunes
gens ? Monsieur Leomain je vais être très très clair je ne mets pas les racailles et les policiers sur le
même plan je peux terminer vous m'avez posé une question je sais que je
vous
gêne
mais les policiers qui se font agresser subissent des attentats subissent des tentatives de meurtre de la part de gens qui les tirent au mortier et qui ont envie de tuer du flic quand il y a du côté des manifestants ou des délinquants et des casseurs des blessures effectivement comme on a pu le relever ce n'est pas le fait volontaire des policiers c'est toute la différence vous
voyez la police nationale
n'est pas une bande de racailles la police nationale elle fait respecter comment ça dépend ? ça dépend pour
vous la police
nationale est une bande de racailles ? je vous dis ça dépend quand il y
a
des gens qui commettent des violences pour vous la police est une bande de racailles c'est intéressant monsieur Leomand vous ne
m
'avez pas laissé finir je dis quand il
y
a des gens qui commettent des violences
volontaires
portant l'uniforme ils doivent être davantage sanctionnés en tout cas c
'est ce que prévoit la loi la police est le corps de
l'état le plus contrôlé
et le plus sanctionné de la république vous
avez l'IGPN
vous savez combien il y a de cas ? l'IGPN je pense qu'aucun
démocrate
si je peux vous
interrompre
pardon
j
'aimerais
revenir à la question pardon je remets en
cause le travail de l'IGPN
c'est incroyable revenez s
'il vous plaît à la question que je vous posais c'est à dire avant de se renvoyer violence de certains policiers versus la violence des casseurs là ceux qui s'attaquent à des pompiers encore une fois là ce sont des délinquants mais strictement qu'est-ce qu'on fait exactement pour retrouver les punir plus vite et empêcher que ça ne se reproduise
?
il n
'y a
qu'une seule solution en droit pénal c'est le flagrant délit c'est à
dire
qu'en fait il faut arriver à les prendre sur le fait donc déjà au lieu de les filmer normalement il faudrait arriver à les atteindre comment est
-ce que là on a dit
? donc là comment est-ce que vous voulez sur une vidéo les identifier et donc aller les chercher et aller les faire payer leurs délits ça c'est quand même un problème d'identification et peut-être un problème de moyens ce qu'il faudrait mais ça devient dramatique de se dire qu'au moment où on manifeste maintenant il faudrait qu'on ait des brigades pour aller attraper des flagrants délits autour de nos forces de l'ordre
et autour de nos... pardon de m'accrocher au très concret mais
là ces gens-là c'est-à-dire est-ce qu'il faut le retirer là maintenant agir avec des LBD agir avec quoi exactement pour empêcher que le délit ne soit commis là maintenant ?
d'abord qu'est-ce qui est présent en termes d'effectifs policiers au moment où cette dégradation a lieu ? j'en sais rien manifestement pas un nombre supérieur à celui des personnes qui s'en prennent à ce calon de pompier sinon il serait intervenu de toute évidence donc il devait être en sous-nombre et ensuite avec quel type de moyens ? je ne sais pas quels sont les moyens dont il disposait dans une situation comme celle-ci vous ne pouvez pas nécessairement faire usage du lanceur de balles de défense la doctrine elle est très claire il faut que vous soyez vous agressé personnellement donc là la destruction d'un équipement ce n
'est
pas un motif d'usage du lanceur de balles de défense
donc pardon s'il jette par exemple un parpaing sur un pompier que fait le policier ?
il y a
une agression sur une personne dépositaire d'autorité publique c'est pas tout à fait pareil là on est sur une destruction de matériel après sur le fait qu'il y
a
de plus en plus de camions de pompiers détruits oui les agressions de pompiers elles ont été multipliées par 3 en 10 ans donc ça la statistique elle est implacable mais dans des quartiers sensibles de nuit au pied des immeubles pas de jour au pied des lycées dans des quartiers qui ne présentent pas le même niveau de sensibilité donc là en fait ce que l'on voit sur ces images c'est ce qui se passe toutes les nuits de France il y en aura encore 7 nuits des agressions de pompiers il y en a tous les soirs c
'est terrifiant c'est vrai que pour les
personnes qui nous écoutent c'est vrai que se dire qu'en France en 2026 il y
a
chaque nuit des agressions de pompiers ça paraît
la question de l'armement des pompiers notamment de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ce sont des militaires donc certains sont armés ne serait-ce que pour garder leurs propres emprises vous allez place Jules Renard au siège de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris vous êtes accueilli par des pompiers en armes ce qui peut être un peu paradoxal mais statutairement c'est possible la question de leur armement s'est posée est-ce qu
'ils devraient eux
l
'ont refusé parce qu'ils
estiment
qu'ils
viennent secourir et que venant
secourir
ils n'ont pas à être armés justement pour pas qu'il y
ait
de confusion de mélange des genres mais ils sont de plus en plus victimes d'agressions et d'agressions physiques
il
faut savoir aussi que les pompiers sont ceux qui sont envoyés dans les situations où parfois la police refuse d'intervenir il y a ça aussi qui existe comme difficulté et dans les cas ils
n
'ont pas
les mêmes compétences
mais par exemple il y
a
des cas de violences conjugales par exemple où au final c
'est
les pompiers qui sont envoyés en intervention il y a des cas de personnes alcoolisées sur la voie publique où au final c'est les pompiers qui sont envoyés pour aller s'occuper de ces personnes-là et moi quand je fais le tour des gendarmeries que je vais discuter avec les gendarmes parce qu'en général quand je vais en France j'essaie d'aller faire des rencontres avec les gendarmes un des cas de violence qui n
'est
jamais évoqué dont on ne parle jamais sur les plateaux télé c'est justement les cas de personnes extrêmement alcoolisées sur la voie publique et où c'est à la fois pour les gendarmes à la fois pour les pompiers des cas qui sont avec des gens qui sont incontrôlables parce qu'ils sont tout simplement hors de leur état naturel bon et bien tous ces cas-là qui existent dans notre société malheureusement c'est des cas qu'on n'évoque pas dont on ne parle pas et qu'il faudrait traiter non
pas par de la répréciation non là en France c'est autre chose par rapport à ce dont on est en train de parler là ça n'a rien à
voir là vous êtes fait du hors sujet pour ne pas parler en fait du problème de fond monsieur Oudoul je vous parle de la situation concrète
des policiers des gendarmes je veux bien qu'on parle des individus
en état d'ébriété mais là c'est pas le sujet
pour
là non je
vous disais que des cas de violence c'est pas le sujet sur aujourd'hui
les attaques qui subissent nos sapeurs-pompiers et je le vois dans mon département ce sont toujours les mêmes profils des guet-apens on attire les pompiers dans une ruelle on incendie des poubelles et autres et ensuite on les attaque on les caillasse on l'a vu pendant les émeutes de 2023 aussi énormément et il
faut qu'il y ait
un
délinquant effectivement un délinquant il faut
que la dissuasion judiciaire soit implacable et nous ce que nous souhaitons c'est quand on touche à un cheveu d'un pompier d'un policier ou d'un gendarme on dort en prison c
'est déjà
le cas
non c'est faux on a vu pardon soyons honnêtes c'est faux c'est faux monsieur le maire vous dites n'importe quoi c'est incroyable c'est incroyable c'est un
facteur
aggravant vous
avez
quantité d'exemples
vous avez quantité
d'exemples mais si je peux me permettre
de nous
interrompre soyons précis soyons précis vous ne connaissez pas la réalité vous n'avez pas la loi on a vu évidemment de
très nombreux cas où quelqu'un frappant un policier va en prison mais on a été témoin récemment c'était lors des dernières manifestations où il est possible en France de frapper un policier et de ne pas aller en prison ce qui objectivement paraît très étrange ici on a eu des cas en fait
ça dépend du contexte ça dépend de la gravité des blessures infligées
attendez si on
frappe
un
policier on va en prison
ça dépend des antécédents
vous me demandez d'expliquer
le
cas que nous avons eu à connaître ensemble sur votre plateau je vous dis voilà il y a des personnes qui n'ont pas d'antécédents judiciaires qui n'ont pas occasionné de blessures physiques parce que vous pouvez frapper sans blesser heureusement pour le policier en cause et donc il
y a
des magistrats qui considèrent que même sur du ferme ça part en aménagement de peine voilà dans
un
contexte où je ne
vous
apprends rien sur l'état de surpopulation des maisons d'arrêt où on avoisine les 200% dans certains établissements
je
voulais terminer juste d'un point sur les mineurs parce qu'il y a beaucoup de mineurs effectivement qui agressent nos pompiers là il faut que la réponse soit implacable et qu
'il y ait
une dissuasion financière et que les parents de mineurs multirécidivistes de délinquants multirécidivistes soit tapés au portefeuille soit par la suspension de leurs allocations familiales de leurs prestations sociales soit par l'expulsion de leurs logements sociaux qui est une aide sociale donc à un moment donné il faut qu'il y
ait
cette responsabilisation des parents qui doivent éduquer leurs enfants pour ne pas qu'ils agressent les pompiers
projection
s'il vous plaît je pose la question surtout aux deux politiques qui sont là projection sur la semaine à venir donc demain grande journée de manifestation on verra comment elle se déroule est-ce qu'à un moment donné l'autorité doit forcer les lycées à rouvrir c'est-à-dire considérer comme le disait Guillaume Roquette il vous manque Guillaume Roquette ce soir je le sens Guillaume Roquette homme de droite commentateur de droite qui disait à un moment donné il faut dire voilà l'école reprend et ceux qui ne veulent pas y aller vous serez exclus parce qu'on ne peut pas tolérer que pendant X semaines les écoles soient fermées est-ce qu'on peut aller jusque là ou bien est-ce qu'il faut rester dans une logique de négociation et d'aménagement je veux dire de quoi on parle
dans les revendications des lycéens on parle de manque de professeurs devant les salles de classe on parle moi dans ma circonscription on parle de rats dans la cantine je vous l'ai déjà dit on parle de manque de table et de chaise on parle vraiment de choses qui sont matérielles indispensables pour pouvoir étudier et avec le coup près de Parcoursup où moi ce que me disent les jeunes des lycées de ma circonscription c'est monsieur le député je peux faire tout ce que je veux je peux bien travailler à l'école mes parents me disent de bien travailler à
l
'école je le fais je mets tous les efforts de la terre pour y arriver et à la fin des fins de toute façon comme je n
'ai
pas des professeurs en face de moi j'ai des absences qui sont comptées et donc Parcoursup me dévalorise ça veut dire que l'idée républicaine même si elle peut être critiquable parce que l'égalité des chances ça n'existe pas réellement parce qu'il y a des inégalités structurelles dans notre société que par ailleurs notre programme vise à corriger mais l'idée même de s'élever par l'éducation par l'école et bien elle est limitée à cause de cette situation qui est déplorable et on a madame Pécresse par exemple qui met davantage d'argent que ce qu'exige la loi dans les lycées privés plutôt que de mettre d'aller consacrer cet argent
au lycée public vraiment sur
la reprise ou non forcée c'est à dire sur un moment donné est-ce que l'état doit dire on s'arrête ou bien est-ce que de toute façon il faut considérer qu'on n'arrête pas un mouvement lycée d'autorité
mais
il ne faut certainement pas négocier avec
les casseurs en fait aujourd'hui les signaux qui sont envoyés par le gouvernement sont des signaux de faiblesse donc qui incitent les éléments les plus radicaux les éléments violents à continuer à se dire on va y arriver avec plus d'incendies avec plus d'agressions de force d'or tous les jours en fait on a des policiers ça ne choque plus personne tous les jours vous avez des policiers on
a vu un peu
la difficulté parce que la personne ne pense qu'on a négocié avec des casseurs mais avec les lycéens est
-ce
qu'à un moment donné il faut on a vu ça
en mai 68 De
Gaulle était pour la méthode dure
encore une fois en
mai 68 De Gaulle était pour la méthode dure Pompidou pour la méthode douce il y a quand même toujours les deux méthodes il
faut
pour une méthode lucide et quand on est un républicain on ne négocie pas alors même qu'il y a encore de la violence et que l'ordre n
'est
pas rétabli ce qui est la priorité aujourd'hui
les éléments à l'étranger qui courent très vite ce soir regardez merci beaucoup messieurs les députés regardez ces images Trump Trump est en train de franchir un seuil qu'il n'avait sans doute jamais franchi auparavant le conflit est en train de devenir ouvert entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky le ton monte encore ce soir et vous allez voir les développements sont incroyables l'Ukraine défie Donald Trump elle ne se laisse pas du tout impressionner
Julien Odoul