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InterviewHugoDécrypte - Grands formats· 8 octobre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécuritéÉconomie & entreprises

J’ai interrogé le ministre sur la colère des lycéens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous à dire sur les violences aux abords des lycées ces derniers jours ?

  • 1:08RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il n'y a pas là un échec immense de la part du gouvernement dans la gestion de cette situation ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé pour que des personnels de l'éducation nationale soient ciblés ?

  • 3:40RelanceRéponse directe

    Laurent Nunes a évoqué des consignes de retenue : est-ce que ce discours est responsable ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Les forces de l'ordre ont-elles bien compris ces instructions ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il des inspections et suites judiciaires pour les cas mentionnés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Édouard GefreyFait
    « Eden âgé de 14 ans a eu la mâchoire fracturé après un tir de grenade de gaz lacrymogène. Un autre jeune à lance a eu la main arrachée par une autre grenade. »
  • 1:08Édouard GefreyChiffre
    « Plus de 215 élèves aussi blessés. »
  • 1:51Édouard GefreyFait
    « Ce ne sont pas les lycéens qui sont violents au départ. »
  • 3:40Édouard GefreyFait
    « Il n'y aurait pas de retenu dans la mobilisation des policiers en cas de violence. »
  • 5:29Édouard GefreyPromesse
    « Le gouvernement ne fait pas d'économie sur la jeunesse. »
  • 6:05Édouard GefreyChiffre
    « Le budget d'éducation nationale augmente de 1,2 milliards. »
  • 8:22Édouard GefreyChiffre
    « On perd 180000 élèves à la rentrée prochaine. »
  • 8:56Édouard GefreyChiffre
    « 1588 postes d'enseignants seront supprimés au sein de l'éducation nationale. »
  • 10:10Édouard GefreyChiffre
    « On est en moyenne à 18,7 élèves par classe au lycée professionnel et à 30,5 au lycée général technologique. »
  • 16:51Édouard GefreyFait
    « Cette année, pour la première fois, j'ai fait le plein dans la quasi totalité des concours. »
  • 28:11Édouard GefreyChiffre
    « Il y a 50000 climatiseurs, ventilateurs et cetera qui ont été achetés et financés dans l'été. »
  • 28:50Édouard GefreyChiffre
    « Près d'un jeune sur 5 avaient eu des pensées suicidaires dans l'année. »
  • 28:50Édouard GefreyChiffre
    « Un psychologue en moyenne pour 1600 élèves. »
  • 30:11Édouard GefreyChiffre
    « On est en train de créer des postes dans ce domaine. J'en ai créé 300 l'année dernière, j'en recrée 300 cette année. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Aujourd'hui, j'interview le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefrey. Je vais l'interroger sur la situation non avec les blocus, ce qui a pu se passer aux abords des lycées ces derniers jours. On va aussi parler de la suite, mais je vais surtout l'interroger sur les revendications des lycéens. Je tiens au passage à vous remercier pour vos témoignages, notamment sur Instagram où on vous informe chaque jour. Vous avez été nombreux à nous contacter pour partager votre situation. D'ailleurs, que vous soyez lycéen, parent de lycéen ou encore professeur, vous allez le voir, on va aussi lui montrer un certain nombre de témoignages que vous nous avez transmis comme d'habitude. Donc l'objectif est d'aborder un maximum de questions qui vous concernent avec des

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éléments factuels. Je vous laisse donc avec l'interview. Bonjour Édouard Gefrey. Bonjour. Merci d'avoir accepté cette invitation. J'ai travaillé sur cette interview afin qu'elle porte avant tout sur la situation dans les lycées et les revendications à des jeunes. Vous êtes ministre de l'éducation nationale. On a en effet reçu euh beaucoup de messages au passage de personnes qui ne faisaient part parfois de leur frustration avec ce sujet, la question des revendications des lycéens et la situation dans les lycées qui se retrouvait paradoxalement relégué dans le débat que ce soit dans les médias ou parmi parmi certains politiques. Avant de commencer, je souhaitais quand même vous interroger sur ce qui a pu se passer aux abords de certains lycées ces derniers jours. 16

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ans a perdu l'usage de son œil après un tir compatible à celui d'un LBD. Eden âgé de 14 ans a eu la mâchoire fracturé après un tir de grenade de gaz lacrymogène. Un autre jeune à lance a eu la main arrachée par une autre grenade. Plus largement, les autorités évoquent de très nombreux blessés qu'on va tous citer ici pour être complet. 85 personnels d'établissement, le chiffre a peut-être évolué hier. Plus de 700 forces de l'ordre, plus de 215 élèves aussi blessés. Et ce dernier chiffre étant probablement sous-estimé parce que les décomtes sont plus difficiles dans le cas des élèves au quotidien, quand on voit ces situations se multiplier, est-ce qu'il y a pas là un échec immense de la part du gouvernement dans la gestion d'une telle situation ? D'abord, les cas que vous mentionnez

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sont évidemment des drames. Je veux dire, les seules personnes au quiil faut penser dans ces cas-là, c'est évidemment les les jeunes qui sont victimes et leur famille et d'ailleurs les victimes en général. Je pense aussi au personnel parce que c'est la première fois qu'on a quand même des personnes de l'éducation nationale qui sont attaquées dans un mouvement. Ça n'est jamais arrivé. Il pouvait y avoir parfois, j'allais dire par vraiment effet de bord un ou deux personnels blessés. On n jamais vu des personnes éducation nationale ciblé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et qu'est-ce qui se passe en été quand il y a des violences ? Quelque chose très précis. Ce ne sont pas les lycéens qui sont violents au départ. On a des gens qui arrivent à 7h du matin en voiture intégralement bill en noir

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cagoulé avec des mortiers qui se glissent au milieu des jeûes et qui tirent des mortiers dans tous les sens et pas que des mortiers. Quand quelqu'un vient avec une bousé d'accide chlorrique, a priori son intention n'est pas de discuter. Et une fois que vous avez un mélange dans une foule avec mouvement de foule et cetera et puis avec l'effet d'entraînement qui peut y avoir aussi quand on est quand on a un petit peu d'effets de surchauffe. Une fois que vous avez donc dans une foule des individus violents qui se sont infiltrés, le maintien de l'ordre devient objectivement beaucoup plus difficile. Je suis pas spécialiste de maintien de l'ordre, je suis ministre d'Udion nationale. Moi, je m'occupe de de former la jeunesse. Mais mais je parler que on est dans un on a été dans

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un contexte et c'est pour ça que hier c'était bien que manifestation parce que justement s'est encadré ça s'est bien passé mais on a été dans un contexte ces derniers jours où en fait nos lycéens et leurs revendications se sont retrouvé en fait noyautés et confisqués par des groupesuscules qui en fait pour en découdre. Est-ce qu'il y a pas eu là des erreurs importantes de la part du gouvernement ? On a listé là plusieurs cas on l'a dit des lycéens qui se sont retrouvés mutilés de situations qui sont graves dans certains cas de personnel aussi vous l'avez dit qui ont été ciblés. Euh Laurent Nunes sur TF1 il y a quelques jours a déclaré "Vous vous avez sur la droite ou l'extrême droite de l'échiquier politique des gens qui disent que le ministre de l'intérieur

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donne des consignes de retenu. C'est faux, il n'y a aucune consigne de retenu. Est-ce que ce discours est responsable lorsque des centaines de milliers de lycéens sont dans la rue dont beaucoup de min ?" Mais ce discours, il a été, j'allais dire à la fois tronqué et mal compris. Ce qu'a toujours dit Laurent Nunes, il l'a écrit, il l'a répété, je l'ai vu le faire devant les préfets et cetera, c'est il a toujours dit qu'il y avait une ligne de proportionnalité absolue et qu'il fallait justement tenir compte de du fait qu'il y avait des mineurs dans les foules. En revanche, ce qu'il a dit, c'est qu'il n'y aurait pas de retenu dans la mobilisation des policiers en cas de violence. C'estàd s'il y a des violences, on y va quand même. On laisse pas euh euh brûler un bâtiment où on

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laisse pas euh des jeunes tirer à coup de mortier au milieu de gamin de 15 ans. Est-ce que c'est sentiment qu'il a été bien compris par les forces de l'ordre ? Ah ben après ça alors de deux choses. D'abord les forces de l'ordre reçoivent des instructions du gouvernement. Les instructions du gouvernement enfin du mise de l'intérieur très clairement sont des instructions de proportionnalité. Ensuite comme dans toute usage de la force si vous avez des personnes qui ont des comportements j'allais dire individuel qui ne s'inscrivent pas dans le cadre légal. Si un policier intervient en dehors du cadre légal, à ce moment-là, il y a inspection et si c'est avéré, il y a poursuite. Il y a une dizaine d'inspections. Il y a une dizaine d'inspections. Tous les cas que

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vous avez mentionné ont donné lieu à inspection JBN et qui aura on verra s'il y a des suites judiciaires et dans certains cas, ce sera probblement le cas. sur euh la question des revendications des jeunes qui est qui est forcément le point important que l'on va voir aujourd'hui. Euh si on refait un petit peu déjà le fil, euh le 1er octobre, on avait près de 1000 établissements environ qui étaient euh perturbés, en tout cas plusieurs centaines, principalement perturbés par des blocus organisés par les lycéens. Et ce même jour, exactement le même jour, le gouvernement présente un budget. Dans ce budget, si on voit dans le détail, il est prévu la suppression de 1588 postes d'enseignants. Une annonce donc qui est faite le même jour que cette mobilisation des lycéens. Le même jour,

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vous déclarez, je cite que le gouvernement ne fait pas d'économie sur la jeunesse. Comment est-ce qu'un lycéen peut entendre cela et ses suppression de poste en parallèle ? D'abord, c'est pas fait exprès que soit le même jour, hein. J'ai j'ai pas choisi la journée du 1er octobre pour publier le projet de loi de finance. C'est le calendrier annuel du projet de loi de finance. C'estd que chaque 1er octobre le projet de loi de finance est déposé. Ensuite les mesures et ce qui que il faut regarder il faut regarder l'intérieur du budget. Vous savez que globalement donc la dépense publique donc toute dépenses confondu assurance maladie collectivité locale et cetera le projet du gouvernement c'est un projet qui va être débattu au parlement c'est pas une copie définitive

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prévoit une baisse de 54 milliards d'euros de la dépense publique. Pourquoi ? Parce qu'on a une dette très importante et que la dette à la fin c'est nos enfants qui la payeront. Voilà c'est les lycéens d'aujourd'hui qui vont payer demain les les dettes et les armements d'aujourd'hui sur la question des suppression de poste. J'arrive j'arrive mais c'est important que tout le monde ait tout le long contexte. Donc on baisse 54 milliards. À l'intérieur donc de ce de ce de ce de ce processus-là, le budget d'éducation nationale augmente de 1,2 milliards. On est un des seuls budgets qui augmente 1,2 milliards. Donc je vous confirme, on continue à investir sur la jeunesse et depuis 2017, le budget a augmenté de 31 %. 31 % si on prend pas en compte l'inflation,

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bah 31 % en valeur budgétaire, enfin en euros quoi. Oui. Oui. Mais du coup, on prend pas en compte l'inflation. L'inflation, on la connaît depuis 2017. Il y a eu le Covid, il y a eu la crise énergétique, les situation et on augmenté plus que l'inflation. Mais vous aujourd'hui si vous compez votre revenu, si vous comparez votre revenu à su pardon, vous le comparez en ayant modifié l'inflation ou dans votre tête vous le comparez par rapport à votre revenu mais les salaires par quand vous dites à votre famille il y a 10 ans je gagnais temps ou il y a 5 ans je gagnais temps aujourd'hui gagne temp vous corrigez avec l'inflation là vous comparez la situation d'une personne avec une question de budget de l'état vous savez bien quand on parle de budget de l'état de ça ça se gère aussi

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avec j'allais dire ça ça en tout cas ça doit se gérer comme mon père de famille donc oui mais c'est pas tout à fait la même chose c'est comme la question de la dette la la question de la dette à l'échelle d'un individu n'est pas la même question de la dette à dire on peut se trouver on peut se trouver tous les motifs toutes les excuses qu'on veut jamais le budget national n'a autant augmenté en 10 an d'accord donc il a augmenté de 31 % c'est ça c'est ça c'est ça 64 milliards mais évidemment si vous prenez mais c'est un point non mais c'est un point important avoir en tête dessus sur le sujet c'est 31 % par définition tout compris donc il faut arrêter de dire que que qu'on a baissé la dépourse pas il a le plus c'est pas ce que j'ai dit ah ben c'est heureux parce que sinon

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vous auriez fait une erreur et comme vous ne faites pas parce que vous journaliste et professionnel Je vous en remercie. Donc l'objet augmenté. Après, on en vient à la question des éventuelles suppressions de poste qui sont donc discuter. On a une baisse démographique qui est massive qui concerne pas le lycée mais qui concerne beaucoup le collège et énormément les écoles. D'accord ? Au total, on perd 180000 élèves à la rentrée prochaine. On en a perdu 160000 cette année. Les 180000, c'est dans quel euh c'est 110000 dans grosso modo 110000 à l'école et les 70000 restants au collège et au lycée. Et dans le lycée spécifiquement, on a les et dans le lycée, c'est de l'ordre de quelques milliers probablement aux entour et au collège le reste dans les médias la baisse des du nombre

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de lycéens est très marginale. Pour l'instant, c'est assez faible et ça va s'accroître très très rapidement parce qu'en fait ça va décrocher alors non parce que les les suppressions de postes ne portent pas sur le lycée. Aucune des suppressions de postes ne poste ne portent sur le lycée. Donc c'est pour ça qu'il faut il faut là aussi être précis. Alors je pose l'interview instant. Petite précision tout de même sur ce point. Si je parais surpris par cette déclaration, comme vous le voyez peut-être, c'est tout simplement parce que pour la première fois et bien le ministre de l'éducation nationale annonce que les lycée ne seront pas concernés par les suppressions de poste. Pour résumer donc, dans le budget 2027 présenté par le gouvernement qui sera débattu au Parlement, 1588 postes

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d'enseignants seront supprimés au sein de l'éducation nationale, mais il n'y aura aucune suppression dans le cas précis des lycées. C'est en tout cas ce qui est annoncé par Édouard Jeffrey aujourd'hui dans cette interview. D'où ma surprise donc sur le moment sur cette séquence. Bien entendu, on fera un suivi précis sur le sujet dans les prochains jours. Allez, on poursuit l'interview. Si on devait suivre simplement la démographie, c'est si on devait retirer des des postes de professeur à proportion de la basomme d'élèves, il faudrait retirer quasiment 10000 postes. Nous, ce qu'on propose, c'est d'avoir retirer 1500. Qu'est-ce que ça va entraîner selon vous sur le nombre d'élèves par classe ? Justement, si on fait ça, vous voyez bien que 1500 professeurs pour 180000

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élèves, vous êtes pas dans un ratio habituel. Non. Bon. Donc on tire 1500 le 10000 grosso modo. Et donc la conséquence mécanique mécanique c'est qu'on va baisser le nombre d'élèves par classe en maternel, en primaire, au collège et au lycée. C'est mécanique. On ne touchera pas au lycée en terme d'évolution du nombre de ce qui est prévu aujourd'hui alors c'est assez compliqué de le formuler comme ça parce que à l'école matern enfin à l'école vous avez en fait un nombre d'F par classe parce que vous avez qu'une seule classe qui est si je puis dire euh entre guillemets fermé. Enfin, voyez, vous avez un professeur égale une classe. Le second degré en fait c'est plus compliqué. Ce le second degré, c'est le collège et le lycée. C'est plus compliqué parce que comme vous le savez,

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vous avez 8 10 professeurs avec des grouilles différentes et cetera. Donc c'est on a on a on a plus de mal à appréhender un volume de de d'élèves par classe. Aujourd'hui, on est en moyenne à 18,7 élèves par classe au lycée professionnel et à 30,5 au lycée général technologique. Grosso modo, l'idée c'est de faire baisser ce nombre là. Après, c'est une moyenne et donc la moyenne ça p grand chose. Ce qui compte c'est tout s'attaquer aux établissements où il y a beaucoup d'élèves par classe. Quand il y a 36 élèves par classe. L'idée c'est qu'on remette des moyens pour en fait donc des professeurs pour baisser ce nombre d'élèves. Pour donner le contexte effectivement là-dessus, vous l'avez dit sur le nombre d'élèves en moyenne par classe euh sur une classe de seconde c'est environ 30

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élèves par classe. On va en parler après, mais ça cache aussi parfois des disparités importantes en fonction des lycées effectivement. Donc faut faire attention à ces chiffres. Mais ce qu'on peut noter aussi par ailleurs, c'est qu'en 2005, la moyenne au lycée public, elle était de 28,8 élèves. Donc il y a une légère augmentation en 20 ans sur ce nombre d'élèves. Qu'est-ce que vous répondez aux lycéens ou aux parents d'élèves ou aux enseignants qui estiment que dans cette situation là, on devrait profiter et bien de l'évolution démographique qui est réelle pour conserver ces postes d'enseignant et pour justement baisser le nombre d'élèves par classe. C'est exactement ce qu'on fait. Mais il y a quand même des suppressions de Oui, mais typiquement envoyé au lycée,

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c'est exactement ce qu'on fait. Pourquoi est-ce que les suppressions de poste notamment portent sur les écoles ? C'est parce qu'il y a des endroits en fait où il y a plus d'enfants dans certaines classes. Évidemment, là on parle de la question des lycées. Oui, mais c'est pour ça qu'au lycée, je l'ai dit dès le départ, au lycée je n'y touche pas. Et non seulement je n'y touche pas, mais en fait je vais plutôt remettre des moyens au lycée pour justement baisser le nombre d'élèves. Pourquoi ? Parce que d'abord au lycée, on est sur la fin du pic démographique, mais on est aujourd'hui sur les classes les plus nombreuses, hein. C'est nos enfants qui sont au lycée actuellement. Ils sont nés en 2009 2010, effectivement 2008. Mais ce sont les classes les plus nombreux. CCS où il y a eu le plus

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d'enfants, il y a eu le plus de naissance. Et donc évidemment, ils pâtisent d'un effet démographique et donc c'est sur eux qui faire porter l'effort à la rentrée prochaine. C'est d'ailleurs pour ça que au lieu de suivre, j'allais dire bêtement la démographie en bah il y a moins 10000 postes de professeur, on en supprime 1500 essentiellement à l'école un petit peu au collège là où les collèges ferment parce que il y a des collèges qui ferment faut le savoir parce qu'il y a plus d'enfants. Il faut quand même se rendre compte de ça mais en revanche évidemment pour les classes les plus nombreuses que sont le lycée non seulement on préserve les moyens mais en été on va en réinjecter pour faire en sorte de baisser de F par classe. Et juste pour bien comprendre sur ce point

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précis, vous parlez de réinjecter de l'argent, d'investir sur la question des des lycées. En quoi ça va consister dans le cas des dans le cas des lycées ? Ces investis par tout simple en fait on met plus de professeurs, on va mettre plus de professeurs à la rentrée scolaire prochaine au lycée. Combien on a des chiffres sur ça ? Alors pour l'instant pas encore parce que ça va se faire en fait c'est un travail un peu long. Ça se fait toute l'année en réalité hein. Ça se prépare toute l'année lycée par lycée. Mais l'idée c'est que en tout cas on on la marge démographique, j'allais dire profite prioritairement au lycée h et qu'ensuite tout ça se fait quelque part entre février et juin puisqu'on fait ça établissement par établissement parce que ce que les jeunes qu'on voit

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très bien aussi c'est que d'une année sur l'autre d'un établissement à l'autre vous avez des variations et ce qu'on essaie de faire justement c'est de corriger ces variations c'est de faire que l'année 2026 on pensait qu'il y aurait 28 élèves par classe. pas de chance, il y en a 35 parce qu'il y a eu un des nouveaux arrivants et cetera et ben il faut essayer de corriger le plus tard possible avant la rentrée pour qu'il soit pas trop nombreux par classe. La question du nombre d'élèves par classe, c'est peut-être le sujet qui revient systématiquement là, on a été en reportage pas mal ces derniers jours pour parler à des jeunes en voie générale et technologique qui qui revient quand même le le plus souvent. Pourquoi ne pas annoncer aujourd'hui un engagement sur le nombre euh de

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professeurs euh qui vont être recrutés si vous souhaitez augmenter comme vous le dites là, le nombre euh d'enseignants au lycée ? Bah, j'aimerais vous dire que c'est facile parce que ça me permettrait de le faire. Euh la réalité, c'est que ce qu'il faut mesurer, si vous voulez, je dis pas que c'est pas une excuse, c'est une réalité. On accueille aujourd'hui 12 millions d'élèves dans 60000 implantations en France et dans 600000 classes. L'éducation c'est pas un tableur Excel quoi. C'est qu'à la fin vous avez plein de réglages tout le temps à faire parce que vous accueillez un français dans vos mur. Pourtant il y a bien eu des arbitrages qui ont été fait ces derniers jours. On a parlé on va en parler tout à l'heure mais il y a eu la question des frais d'inscription pour les non

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boursiers dans dans dans les B des BTS notamment qui a été qui a été annulé. On voit qu'il y a quand même des arbitrages qui peuvent être faits par le gouvernement. Oui, c'est des décisions politiques. Mais vous croyez pas que c'est une décision politique que de dire qu'on de supprimer 10000 postes d'enseignant, on en supprime 1500 qu'on préserve le lycée qu'on va y mettre des moyens supplémentaires et la question c'est une décisionement politique mais simplement ensuite vous dire à l'unité près combien de postes à combien de postes ça va correspondre l'objet d'un budget justement d'établir vous dire c'est que ce que je peux vous dire c'est que au minimum au minimum il y aura aucun retrait de poste au lycée alors que la démographie va commencer IBC et on aura probablement de l'ordre

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de quelques centaines voire quelques milliers de postes qui seront réflé affecté au lycée probablement de l'ordre de entre peut-être 800 et 2000 postes qui seront affectés au lycée mais je ne le sais pas encore parce que tout ça ça se fait au cas par cas établissement par établissement et pour une simple raison c'est que l'éducation c'est pas un tableur Excel et nos jeunes c'est pas un tableur Excel et il faut arrêter d'avoir des approches comme ça justement très tableur Excel parce qu'au bout d'un moment qu'est-ce qui se passe ben les gens ils voient que ça correspond pas à leur vraie vie et ils disent "Mais moi je crois pas parce qu'on m'a dit c on m'a dit ça mais moi dans mon dans mon établissement et dans ma classe ça se passe pas comme ça et donc au bout d'un

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moment si vous allez si vous voulez aller jusque dans la classe pour voir ce qui se passe concrètement 36 gamins par classe et ben ça prend effectivement un petit peu de temps y compris parce que je sais pas combien on aura à la retrée prochaine classe par classe je ne sais pas encore mais d'où les d'où les situations encore une fois qui nous sont remontées ces derniers jours que vous devez entendre et connaître aussi quand vous parlez à des lycéens ces derniers jour on a parlé à beaucoup de lycéens qui disent sur la dernière année se sont retrouvés par exemple 100 profs de philo sur une année de philo. Ils ont eu un mois et demi sur une année pardon, ils ont le bac et l'épreuve de bac de philosophie. Ce genre de situation pour avoir parlé à beaucoup de de lycéens ces

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derniers jours, c'est pas des cas isolés. C'est-à-dire que dans chaque lycée, il y a souvent ces situations avec des lycéens sur une année de bac, sur une année importante pour eux qui se retrouvent avec des enseignants à des postes importants qui ne sont pas qui ne sont pas remplacés. Donc on voit ces sujets qui sont quand même latent et qui ne datent pas d'aujourd'hui qui ne datent pas de la mobilation. Malheureusement, ça fait ça fait très longtemps que ça dure. Tout simplement parce que ça fait aussi très longtemps qu'on a du mal à recruter des professeurs dans certaines disciplines. C'est qu' a y a parfois on a on a pas de professeurs disponibles dans les disciplines en question. Comment vous l'expliquez ? Bah, historiquement, en tout cas, c'est un

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processus qui est assez ancien, hein, qui a été qui a été marqué par une forme de de perte d'attractivité du métier pour tout un tas de raisons. Euh là, la bonne nouvelle entre guillemets, mais parce qu'il y en a aussi des fois et puis parce qu'on travaille pour nos élèves à la fin, c'est que cette année, pour la première fois, j'ai fait le plein dans la quasi totalité des concours. C'estd que tout professeur du des écoles, professeur de mathématiques, professeur de français et cetera, ça faisait des années qu'on avait pas fait le plein. Ça faisait 15 ans qu'on faisait pas le plein. Quand je dis pas le plein, c'est vraiment pas le plein. Et donc derrière, on avait Ouais. dans et d'admis surtout d'admis toute cette ce chénage vertueux se traduisent du coup par une scolarité

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absolument sans à coup ça prend un petit peu de temps mais moi ce que je veux dire à nos lycéens c'est que d'abord moi je les comprends enfin je veux dire je serai lycéen et mon professeur je serai en spécialité SVT j'aurais pas de professeur de SVT pendant 5 mois je serai inquiet quoi. Bon et donc pour que tout le monde le sache quand même parce que nos élèves le sachent, moi ce que j'ai demandé euh à à l'administration éducation nationale, ce qu'on appelle des rectorats, c'est de me faire remonter, d'identifier, de faire remonter tous les cas critiques, tous les cas critiques d'ici ce soir et de traiter tous les cas critiques dans les 8 jours parce que si vous voulez tout ça au bout d'un moment finit par être presque un peu aplati c'est un peu le traitement bureaucratique voyez on oui

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oui un professeur absent ben il y a un professeur absent non un professeur absent en classe à examen C'est une semaine, c'est embêtant, on fait tout pour le remplacer. C'est un mois, c'est pas possible. Pour quand même revenir sur ce sujet parce que vous le dites, c'est c'est vraent le le cœur des questions quand même. C'est questions de de budget. Sur les embauches de professeurs, vous dites que il pourrait y avoir des des embauches additionnelles de de professeur. C'est pour le budget 2027 ce sujet-là. Fin 2020 fin 206, on aura le budget. Ce budget, c'est celui qui s'appliquera à la rentrée prochaine et les concours d'enseignants qui vont avoir lieu au mois de mars, le nombre de postes ouverts au concours sera le nombre de postes qui aura été aura été, si je puis dire ce qu'on appelle

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calibré, c'est aura été déterminé en fonction de ce projet de loi. Et donc quand je dis aujourd'hui par exemple, on va pas baisser le nombre de postes en lycée, on va on va même très probablement les augmenter de modifation pour le budget 202 dans mes dans mes concours de recrutement qui auront le mois de mars, on va en tirer les conséquences. C'est donc à la rentrée 2027 devant les élèves, donc à la rentrée prochaine devant les élèves, il y aura plus de professeurs au lycée rapporté au nombre d'élèves. Euh autre sujet qui est qui est un petit peu différent mais qui a une question sur l'organisation des cours. Les journées de 8h à 18h, c'est pas un sujet qui est nouveau dans le débat sur au sein de l'éducation nationale et auprès des des lycéens. En 2023, le président

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de la République Emmanuel Macron, disait, je cite, qu'on bourre les semaines de nos enfants. En novembre 2025, une convention citoyenne proposait de commencer les cours à 9h au lycée. En février, Emmanuel Macron a redit qu'il faut des journées plus courtes. En avril, vous-même, vous avez déclaré plutôt 9h que 8h. Et le 2 octobre, il y a quelques jours, vous annoncez finalement que rien ne sera décidé dans l'immédiat pour la rentrée 2027. Donc là, c'est la rentrée prochaine. Tout le monde globalement semble d'accord au sommet de l'État entre le président de la République, le gouvernement, vous-même. Pourtant, rien ne change. Comment est-ce que vous l'expliquez sur ce sujet ? Alors, d'abord, c'est un sujet qui est extrêmement complexe parce que et je pense que tous nos lycéens notamment, je

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pense aux lycéens qui sont en dans les lycées ruraux euh le comprennent très bien euh c'est qu'en fait les hores de lycée, c'est pas que les horaires de lycée, c'est les horaires des parents aussi. C'est les horaires de transport scolaire, pardon, parce que euh vous avez vous avez la chance d'être à Paris, mais mais je sais pas, vous avez grandi, mais pour beaucoup de lycéens notamment au milieu rural, le lycée, il peut être à 1 heure voir à 1h30. Euh il y en a qui sont en internat, moi je suis je suis déjà dormir quatre fois en internat. Euh bon ben un internat c'est une vie à part entière et cetera. Donc euh c'est ce sujet des horaires, il est en fait très central pour les lycéens mais il est très central pour la société entière et en fait il faut tout repenser autour.

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On est du coup sur ce deuxième chose c'est important. Deuxième chose, si on veut réduire le nombre d'heures de cours par jour, ce qu'on croit tous assez sain et je suis le premier à être assez d'accord avec ça, forcément ça pose la question de des vacances. On a 3 semaines de plus de vacances que la moyenne de l'CDE, grosso modo. Donc aujourd'hui, vous pouvez n'importe quel pays européen et cetera et cetera. En moyenne, on a 3 semaines de vacances de plus. Ce qui évidemment euh euh peut aussi interroger, c'est que voyez dans dans l'arbitrage d'un jeune 3 semaines vacances de l'arbitrage entre le fait d'avoir des vacances par exemple des vacances d'été plus courcment consensuel et donc il y a un travail j'allais dire un peu de de fond à faire voir comment

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est-ce qu'on pourrait bouger tous les ns scolaires, commencer à 9h, préserver les libertés de choix des élèves qui veulent faire telle ou telle spécialité et cetera et puis travailler de vacances. Moi ce que je dis c'est que décider de ça tout de suite là maintenant alors qu'il y a une élection présidentielle dans 6 mois et que je suis intimement convaincu que l'éducation et singulièrement ce sujet-là ça doit être un des objets de la campagne ça serait juste préter le débat. Donc qu'est-ce que je vais faire ? Je laisse pas le sujet en se faire à l'Assemblée nationale aujourd'hui, il peut se faire Je laisse pas le sujet. Oui, mais on voit bien que enfin je c'est un c'est un projet en réalité de c'est presque un projet de société. Ça réorganise toute la vie. Organisation importante mais ma

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question à l'origine, ça fait pas comme ça au moment au moment où il est mais ce que je disais simplement sur ce sujet-là, c'est que c'est pas quand quand en 2023 le président de la République dit qu'on bourre les semaines de nos enfants et qu'il aborde ce sujet. Je l'avais interviewé d'ailleurs à l'époque, il avait déjà parlé de cette question en disant qu'effectivement il voulait une évolution en s'inspirant du modèle soit à l'Allemande, soit d'autres d'autres pays. Il y a eu du temps ces dernières années pour mettre en place potentiellement ces ces sujets. Il y a d'autres priorités qui ont été poursuivies parce que parce que vous pouvez pas tout bouger à la fois dans une société parce qu'il faut aussi respecter les gens et pas brutaliser une société. Faut faire attention surtout

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quand ça a autant d'impact. Moi ce que je peux vous dire c'est que il s'agit pas pour rien de mettre le sujet au frigo. Ce sujetl je l'ai dit, je l'ai dit au lycéens. Je vais l'ouvrir pour faire en sorte que celles et ceux qui arriveront en mai 2017 puissent, s'ils le souhaitent, prendre des décision extrêmement rapide. Peut-être d'un point de vue plus personnel, quel serait selon vous le bon modèle sur cette question justement des vacances scolaires ? Cette question du rythme, est-ce que vous avez un modèle qui vous parle ? Moi, je pense qu'il faudrait un peu moins de vacances globalement. Euh c'est-à-dire que alors probablement d'ailleurs plutôt sur les petites vacances de l'année quand on regarde nos nos homologues européens, ils ont des vacances un peu plus courtes. Vous savez

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quand au lieu de faire 15 jours, ils en font 10 ch comme ça. Donc pas forcément toucher aux vacances d'été mais potentiellement davantage pas forcément mais peut-être plutôt faire 10 jours que 15 jours voyez euh à la toussin en février à Parc et cetera. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que effectivement il faudrait plutôt faire commencer nos jeunes à 9h. Je l'ai toujours pensé et qu'à ce mois ça devient possible d'ailleurs par des chercheurs sur tout un tas de sujets de voà et ça ça devient possible. Et le troisème élément c'est de se dire que quoi qu'il arrive, on termine pas après 17h. Voyez, il faudrait une espèce de de trucs qui disent voilà, on peut pas faire plus de 9h 17h, on réduit le nombre d'heures par semaine et on a un peu moins de vacances

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dans l'année. Ça ça serait ça le bon équilibre pour moi. Et sur la question des emplois du temps, je voulais vous montrer quand même des choses. On a lancé une sorte d'appel à témoignage ces derniers jours pour avoir des témoignages des des jeunes sur leur situation. Là, j'ai deux deux emplois du temps des capteurs d'écran qu'on nous a envoyé. C'est un emploi du temps d'un élève du lycée Saintexupérie à Mont à Montel Jolie pardon. et lycée Montescu à Bordeaux. On a eu beaucoup de témoignages comme ça d'emploi du temps où vous l'avez vu, ça va de 8h à alors 17h pour l'un quasiment 18h pour l'autre mais surtout vous le remarquez peut-être aucun moment pour manger, aucune pause le midi et ça c'est quelque chose qui a été partagé par beaucoup de lycéens dans

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les messages qu'on a reçu ces derniers jours dans ces captures d'écran. Comment est-ce que c'est possible ? Bah euh là, typique, alors bon, je veux pas euh je veux pas juger euh ceux qui font les employants parce que c'est un c'est un travail de titan que chef établissement font chaque été. [grognement] Euh ce qui est sûr c'est que on peut pas avoir une situation dans laquelle un enfant enfin un jeune n'a pas de temps pour manger. Ce qui est le cas dans pas mal de journées. Euh après, il faut toujours pareil, il faut il faut il faut essayer de se dire la vérité et pas et pas tout mélanger. Aujourd'hui, je pense que beaucoup de lycéens ont au moins une journée par par semaine où ils font 8h 18h au sens où ils arrivent à 8h au matin au balu, ils sortent à 18h. Après

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euh dans la journée, malheureusement euh alors là, on a les deux qu de figures, c'est on a 15 qu figures, mais on a aussi on pourrait avoir le deuxème, c'est-à-dire le jour des pendant 3h ou 4h dans la journée. Bon, aucun de ces deux de ces aucune des c situations n'est satisfaisante. Euh alors ça lui a un trou dans la journée honnêtement, ça s'est toujours fait. Je pense que vous l'avez connu aussi. Parfois, c'est pas possible de faire autrement. Il faut pas que ce soit tous les jours mais un jour par semaine. Si le temps de permanence est bien utilisé pour pour travailler, faire ses devoirs et cetera, c'est aussi à moins de pas avoir là sur la pause du midi, il a disparu. Ouais. Bah ça se va pas que je peux pas vous dire autre chose que non la pause de midi pour le

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coup elle est importante. Alors parfois malheureusement elle est trop courte. Hm. Et là aussi si on arrivait à desserrer le calendrier. Vous me demandez tout à l'heure mon avis personnel. Si on arrivait à desserrer le calendrier, ça permettrait justement d'avoir aussi ce temps-là. Mais en tout cas on peut pas avoir des jeunes qui ne mangent pas le midi. Ça, je crois que c'est pas c'est pas forcément raisonnable. Euh enfin c'est pas c'est pas c'est pas forcément c'est pas raisonnable. Ça ça reflète je pense la encore une fois la frustration de beaucoup de lycéens qui ont le sentiment que les emplois du temps ne sont pas adaptés. Euh c'est un exemple assez assez marquant. Ouais. Non non mais je peux pas vous dire l'inverse parce que de toute façon je le vois moi sais je vois des lycéens

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chaque semaine depuis un an. Je suis dans 35 départements. J'ai rencontré quasiment systématiquement des lycéens. Euh je passe beaucoup de temps avec les lycéens parce que je pense c'est une c'est une c'est des élèves d'abord d'abord j'aime bien parler avec les lycéens et puis et puis ils ont vécu une période pas évidente Covid machin et cetera. Et donc j'ai déjà euh j'ai déjà vu des choses comme ça, elles sont pas souhaitables et il faut il faut même d'ailleurs euh tout faire pour les pour les pour y remédier. Euh on a reçu euh parmi tous les messages euh ces derniers jours aussi plusieurs images euh de la part de nos des gens qui nous suivent, de lycéens ou de professeurs d'ailleurs, ils ont été assez nombreux à témoigner qui ont pris en photo leur leurs établissements. Ces

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images, du coup, je vous les montre. On voit de la moisissure au mur, des sols et des plafonds abîmés, des fuites d'eau parfois directement dans les classes. Ça, je j'ai j'étais assez euh euh assez marqué de voir que littéralement beaucoup de jeunes à qui j'ai parlé me disaient que quand ils pleuvaient dehors, ils pleuvaient assez souvent dans leur classe aussi. Alors évidemment, c'est pas la majorité des classes, mais c'est des choses quand même qui reviennent assez assez souvent. Des insectes dans des salles de classe, des fenêtres pas remplacées. On a reçu aussi beaucoup de messages sur les températures très basses en hiver et très hautes. On était dans les bâtiments, notamment là il y a quelques mois avec la canicule. Est-ce que c'est possible de bien apprendre dans ces conditions ?

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Alors, je vous remercie d'abord de rappeler que c'est pas la règle et par ailleurs, enfin il faut il faut distinguer les sujets. On a globalement un bâti qui est donc qui appartient en région qui dans certains cas est assez vieux et qui en cours de réhabilitation. Si je prends l'Île-de-Fance, c'est 1 milliard d'euros par an d'investissement qui sont fait par Valcress et qu'on s'agîle-de-Fance. Il y a 368 lycées qui ont été réhabilités les au cours des 8 dernières années sur les 500 lycées d'Île-de-Fance. Donc il faut pas négliger ça. Mais malgré ces investissements là, il y a des établissements qui restent encore dans dans des états qui ne sont pas satisfaisants et donc les régions évidemment ils travaillent. Il y a un deuxième élément, vous avez eu des

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tempêtes et cetera où par définition le toit est parti. Quand le toit est parti, l'eau rentre dans le bâtiment, ça pourrait être chez vous, ça pourrait être ailleurs. Ce sont des réalités aussi. Là, on a beaucoup de témoignages qui parlent d'événements qui sont pas exceptionnels mais qui sont sont récurrents. Après, et après il faut y remédier mais il faut bien distinguer les sujets entre ce qui est, j'allais dire de l'ordre du conjoncturel et malheureusement ça peut arriver et il y a beaucoup de choses qu'on trouvé sur les réseaux sociaux qui étaient conjoncturel et dont les auteurs sont bien gradés de le dire y compris dans qui n'étaient pas fréquentés par les lycéens y compris et puis il y a des cas comme cela où par définition enfin moi je comprends que les lycéen soit mécontent

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de de travailler dans une salle où il y aurait éventuellement de l'eau qui des plafond enfin c'est pas possible. Dans le cas des dans le cas de la canicule par exemple, c'est à la fois un événement exceptionnel et à la fois ça ne l'est plus. On est d'accord là-dessus. Les canicules, elles sont elles sont exactement, elles sont Ouais. s'intensifier, se répéter, elles sont présentes de plus en plus fréquemment. Le nombre de retours qu'on a eu sur cette question est quand même assez massif de classes qui ne sont pas adaptées, de d'épreuves du bac ou même au-delà des épreuves du bac de cours qui sont donnés parfois sous 35°gr. Au 1er juin, il y avait 24 millions de mètres carrés qui étaient en cours de rénovation en France. Donc si on se dit la vérité, c'est qu'on a 60000 aujourd'hè

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lycée 60000 c'est un patrimoine qui représente des mais des dizaines et des dizaines de millions de mètres carrés et ça se réhabite pas en un jour. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On va pas dire qu'on va attendre que ce soit réhabilité. On va pas dire aux gens rendez-vous dans 5 ans. Bien. Donc on réhabilite et à côté de ça, on est en train d'équiper euh notamment en climatiseur, euh en rafraîchisseur d'air, en ventilateur les établissements qui ne qu'on qu' qu'on dont on sait que les collectivités n'arriveront pas à les rénhabiter d'ici euh 2 ou 3 ans. Juste pour vous donner une idée, il y a 50000 climatiseurs, ventilateurs et cetera qui ont été achetés et financés dans l'été pour arriver dans les salles de classe à la rentrée. Une autre question thématique importante, la question de la santé

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mentale, de la santé mentale des des jeunes. Un sujet qui revient souvent. Selon en santé publique France, en 2024, près d'un jeune sur 5 avaient eu des pensées suicidaires dans l'année. 15 % avaient déjà fait une tentative de suicide dans leur vie. C'est deux de deux points pardon de plus qu'en 2022. Euh dans le même temps, il y a près d'un poste de médecin scolaire sur deux qui seraient vacants et un psychologue en moyenne pour 1600 élèves si on prend les ordres de grandeur à l'échelle des des lycées. Pour comparer, la moyenne, elle est d'un pour 800 au sein de l'Union européenne et on est loin des recommandations plus largement des organisations de santé sur le sujet. La santé mentale, c'est une en théorie une grande cause nationale pour le gouvernement depuis 2025, ça avait été

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annoncé. Est-ce que vous estimez que aujourd'hui on est à la hauteur sur cette question qui évidemment est importante ? D'abord, c'est une c'est une question qui est extrêmement euh j'allais dire grave au sens propre et qui moi depuis mon arrivée et j'en j'en ai fait une de mes trois priorités. Voilà. Euh parce que on a des jeunes qui effectivement euh ont un mal-être, connaissent des difficultés euh de santé mentale, des troubles anxieux, des troubles dépressifs et que notre devoir c'est de les protéger. À partir de là, on a il faut distinguer deux deux types de de enfin deux moyens de les aider. Il y a d'abord tout ce qui est santé scolaire. Donc c'est infirmière scolaire, médecin scolaire, psychoéation nationale, assistante et assistant sociaux. Euh pour que tout le

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monde le sache, on est on est en train de créer des postes dans ce domaine. J'en ai créé 300 l'année dernière, j'en recrée 300 cette année. Euh et pourquoi 300 et pas 1000 ? Bah tout simplement parce que j'ai pas sur le marché de quoi du travail recruter. Comment vous expliquer ? Est-ce que c'est une question d'attractivité du métier en terme de salaire ? En fait, c'est une question de capacité de formation globale sur les dernières années qui fait qu'en fait on arrive pas à enfin on a on a on n pas on a on air beaucoup de d'étudiants en insu de formation des infirmières et cetera et des infirmiers en fait on a on n pas forcément derrière ils sont inspirés entre l'hôpital le libéral et l'école et donc on n pas forcément la capacité à à en recruter énormément. En tout cas, on pourrait pas

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voyez enfin si quelqu'un aujourd'hui celui qui dit avec moi euh il y aura 1000 infirmières de plus l'année prochaine, il m il y en a il y en a pas sur le marché du travail. Et donc tout l'enjeu pour nous, c'est à la fois d'augmenter au niveau des formations initiales et puis c'est de faire en sorte que derrière ça suivait. C'est pour ça qu'on je demande de 3 ou 400 parents et puis après ça il y a les sujets et c'est important aussi de médecine de ville. Moi j'ai fait un truc très simple avec la mise de la santé. On a fait un un un texte qu'on a appelé le une instruction coupefil. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à partir du moment où un élève exprime un sentiment de de enfin de mal-être, j'allais dire grave, enfin un trouble anxieux ou dépressif grave dans

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un établissement auprès d'une infirmière scolaire ou autre, il a un coupfil pour avoir une une pour être pris en charge par la médecine psychologique soit à l'hôpital, soit en centre médicopsychologique, soit de ville. C'est qu'en gros en 24 à 48h, il est pris en charge là où actuellement la médecine de ville était aussi comme vous le savez un peu débordée et que parfois vous pouvez mettre 3 semaines ou un mois ou 6 semaines à avoir un rendez-vous. Si vous allez pas bien et vous mettez 6 semaines à avoir un rendez-vous, c'est pas possible. Donc l'idée c'est dire un élève qui aujourd'hui va voir son infirmière ou son médecin scolaire ou autre et et qui est pas bien dans ses baskets et ben on a la possibilité d'avoir ce dispositif qui fait qu'il il sera prioritaire pour être pris en charge.

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Et j'en profite pour dire qu'on mettra en description tout un tas de ressources qui peuvent potentiellement aider les jeunes justement sur ces sur ces sujets qui sont qui sont importants des des cellules d'écout et cetera qui peuvent qui peuvent aider. Simplement sur cette question là des des moyens là aussi. J'ai passé la journée hier avec un lycéen au lycée Paul Luarard à Saint-Denis qui m'expliquait et sa professeur était là et a confirmé que ils avaient une infirmière à mi-temps pour je veux pas dire de bêtises, je sais plus de 1000 élèves dans ce dans ce lycée. Une infirmière à mi-temps qui travaille aussi pour d'autres lycées en parallèle parce qu'il manquait de moyens. Ils en avaient donc une seule qui devait se partager. Comment est-ce qu'on peut se retrouver dans ce genre de

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situation ? Ben parce que comme je vous le disais, pendant très longtemps en fait, on a eu du là aussi et même encore maintenant, on a du mal à recruter les infirmières. Tout l'enjeu pour nous, c'est d'aller les chercher, c'est de les recruter, c'est de les faire venir et c'est évidemment que ce soit des gens qui euh, j'allais dire soient des infirmières scolaires, c'estàd qu'il comprennent aussi l'environnement particulier, la psychologie particulière d'un enfant ou d'un adolescent et cetera. Mais est-ce qu'il y a pas un enjeu dans ce cas d'attractivité du métier ? Ce qui compte, c'est d'abord de créer des postes. C'est ce que je fais. Je je crée plusieurs centaines par par an, une fois encore et c'est pas rien des centaines par an. Il faut créer des postes, il faut il

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faut aller chercher les candidats au concours, il faut aussi créer l'envie chez ceux qui font ces études là devenir un environnement scolaire, ce qui est pas toujours la première idée d'une personne qui fait des études d'infirmière ou d'infirmier. C'est pas voyez, c'est pas toujours il pensent pas toujours à l'école et donc on est en train de faire un gros travail pour justement dans lesci aller parler de de l'école, aller parler du métier spécifique d'infirmière scolaire parce un métier spécifique et c'est vrai que c'est pas celui auquel on pense spontanément forcément quand on se dit en terminale là bah tiens je dire infirmière. Ouais. Sur un autre sujet important qui revient beaucoup, on verra que le temps qu'on qu'on a, c'est la question de parcours sup forcément qui revient la

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question du stress associé à parcours sup d'avoir un peu une sorte de boîte noire qui fonctionne face à nous. Ma question elle est très simple. Euh est-ce que il y a des modifications qui sont envisagées ? Le Premier ministre promet plus de transparence d'ici fin octobre. C'est ce qu'il a déclaré il y a quelques jours. C'est bientôt, c'est dans une vingtaine de jours. Est-ce que vous avez une idée de ce à quoi ça pourrait ressembler ? Est-ce qu'un lycéen saura plus précisément pourquoi est-ce qu'il a été refusé ? Est-ce qu'il y aura d'autres évolutions que vous voyez dans ce alors le le ministre donc parcours supement supérieur ? c'est enseignement supérieur euh mais justement travailler ensemble évidemment et le premier ministre a demandé au ministre d'enseignement supérieur de travailler

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là-dessus et de lui faire des propositions et dans un délis effectivement resserré. Bon, il y a des enjeux probablement à mon sens vu d'ici, il y a des enjeux de transparence à accroître. Il y a beaucoup de choses au parcours sup mais ça veut pas dire qu'on comprend forcément exactement ce qui s'est passé. Il y a des enjeux aussi d'appropriation de la de la de la machine si je puis dire qui n'est rien d'autre que un système de rencontre entre la demande des élèves et puis les différentes formations qui existent hein. Je rappelle que c'est pas Parcours sub qui sélectionne. Parcours sub ne sélectionne rien. Parcours sup d'ailleurs à chacune des formations ce que vous avez demandé comme vœux et chaque formation vous choisit. Donc il faut bien rappeler ça aux F parce qu'il

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y a plein de mythes qui circulent là-dessus. Il y a une instrumentalisation en plus qui se fait sur ça qui est extrêmement préjudiciaire. Qu'est-ce qu'il faudrait revoir selon vous changez ? Il y a de transparence, il y a le sujet du nombre de places dans le supérieur, il y a le sujet aussi de l'orientation. Moi, je connais quand même beaucoup de jeunes et j'ai vu beaucoup de lycéens qui en fait des vœux qui étaient qui étaient pas toujours, j'allais dire, en cohérence avec dans le fond ce qu'il voulait faire et qui lui dire perdait des vœux en disant bah je pourrais mettre ceci ou je pourrais mettre cela. Alors qu'en réalité, s'ils avaient eu un système de vœux très cohérent, même s'ils avaient pas le premier, ils avaient le deuxème ou le trisè. Bon, donc il y a un gros travail

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à faire sur l'accompagnement de nos élèves. Mais après, je voudrais aussi dire que parcours supfin, il faut se rendre compte de ce que de s'il y avait pas parcours sup, les élèves devraient déposer dossiers papier dans les formations qu'il trouveraient. Bon euh moi j'ai connu ça, c'était pas hyper rigolo. Et qu'est-ce qui se passait ? Il se passait que les gens allaient près de chez eux, donc il y avait une assignation territoriale et ils allaient dans ce qu'ils connaissaient c'estàd qu'il y avait une assignation sociale. Il y a jamais eu autant d'élèves de l'académie de créat notamment de scè Saint-Denis qui font leurs études à Paris depuis parcours sup. Donc en terme de mixité sociale et d'ouverture des parcours, on s objectivement ça répond quand même à un enjeu.

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Et on suivra du coup effectivement fin octobre les les annonces du premier ministre sur le sur le sujet. Vous avez déclaré le le 2 octobre, nous avons des lycéens consultés, pas toujours entendus. Hrê avec ça. Vous avez annoncé il y a quelques jours une nouvelle consultation, une plateforme ouverte don vous avez parlé depuis le qui est ouverte là jusqu'au 16 octobre si je ne dis pas de bêtises jusqu'au 23 jusqu'au 23 octobre pardon avant cette plateforme dans le passé dans le cadre des débat on a eu à la convention citoyenne sur le climat qui était dans un autre format évidemment parce que c'était une forme d'assemblée. Avant cela, en 2018-29, il y a eu le grand débat pendant la crise des gilets jaunes avec des cailles d'oléance qui avaient été mises en place pour faire remonter

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des sujets et à chaque fois le résultat de ces initiatives avait été beaucoup critiqué. Les participants saluant pourquoi pas la mise en place d'un tel dispositif mais estimant ensuite qu'il n'avait pas été entendu d'un point de vue politique, on va dire, dans les décisions politiques qui pouvait en ressortir. Qu'est-ce qui garantit au lycéen que cette nouvelle plateforme n'est pas en quelque sorte une nouvelle façon de jouer la montre et qu'il y aura vraiment des choses concrètes et réelles qui les impacteront directement après ? Alors, d'abord, c'est la première fois qu'on donne la parole. C'est jamais arrivé qu'on dise à tout lycéen de France de manière universelle, tu peux nous dire toutes tes difficultés et toutes tes attentes on parlait tout à l'heure de santé mentale, des choses

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comme ça, bah ils vont pouvoir tout dire. Euh et d'ailleurs quand j'ai annoncé ça il y a quelques jours, au début j'ai beaucoup entendu des recements dans une plateforme, enfin euh en quelques heures, il y il y a déjà 30000 élèves qui qui ont qui l'ont rempli, hein. La deuxième chose, c'est que moi, je vais être très transparent parce que la démocratie c'est la transparence. Je vais tout mettre euh en mode ouvert. C'estàd que touses les contributions voulais dire enfin sur les les sorciers sur les résultat de contribution. On vérifie juste qu'il y a pas de données personnell dedans que certains ont pas cité leur professeur et cetera mais tout sera ouvert. Et puis la troisième chose c'est que point par point on apportera des réponses avec un calendrier objectif. Ça veut pas dire

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qu'on pourra tout faire. H et peut-être il y avoir des choses qui seront euh j'allais dire qui seront pas possibles ou pas ou pas crédibles. Mais il y aura aussi beaucoup d'attente légitime y compris d'ailleurs à l'échelle de l'établissement ou l'accadémie. Et donc ça on la regardera une par une et on y répondra. Voilà. Et puis il y aura un calendrier, il y aura des objectifs et tout le monde pourra tenir les comptes. Donc si on résume à date sur la situation et les annonces potentielles de de votre côté, euh vous avez évoqué le fait que il y aurait un débat et potentiellement des annonces ou des précisions sur euh des investissements et potentiellement des embauches de professeurs sur euh dans le cas du budget 2027. De toute façon, on fera on aucun effort ne portera sur le enfin

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aucun effort ne portera sur le lycée. C'estàd que le nombre d'élèves par classe au lycée baissera à la rentrée prochaine. C'est très clair. Et il y aura le il y aura du coup le débat au Parlement qu'on suivra bien entendu. Il y a cette plateforme là qui a été qui a été annoncée. Est-ce qu'il y a d'autres choses au-delà de parcours supon évoqué à l'instant parcours ? Et on l'a dit aussi, j'ai demandé à ce que toutes les situations, j'allais dire critiques, enfin au sens avec des absences non remplacé préjudiciable pour les élèves remonte au niveau des académies et soit traité dans les 8 jours et que désormais on a un suivi, j'allais dire quotidien directement par les responsables de Gion national dans les territoires qu'on appelle des recteurs pour faire en sorte

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qu'on ait plus des situations comme celles qui ont été décrites l'autre jour et typiquement d'ailleurs au lycée Saintxupéri qui est le point de départ comme vous le savez de laisation lycéenne Euh, on a résolu la question en moins de 8 jours. Il y a aussi chez beaucoup de lycéens un sentiment de ne pas être entendu par le gouvernement ou plus largement d'ailleurs par les politiques, mais là en l'occurrence par le par le gouvernement. C'est ce sentiment de ne pas être entendu, est-ce que vous le comprenez ? Oui, et je le comprends très bien. D'abord parce que je connais beaucoup de jeunes, y compris dans ma proximité immédiate et ensuite parce que c'est une génération qui elle a raison. Enfin, moi je je me sens très en phase en fait avec ce qu'ils disent. C'est une génération

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qui voit le monde changer très vite. C'est déjà arrivé dans l'histoire mais quand même. Vous avez la ch climatique, vous avez l'IA, vous avez plein et qui qui viennent perturber y compris les perspectives professionnelles. Tous les jours on le dit, il y a des métiers qui vont disparaître, il y a des métiers qui vont apparaître. Enfin voilà, il y a une espèce de vertige collectif. Et la réalité c'est qu'on doit lui proposer un projet à cette à cette génération. Elle a besoin de savoir où on lui propose d'aller et de participer au fait d'y aller. Euh vous pouvez pas, si vous voulez avoir l'impression d'être le spectateur d'un monde qui est en train de tourner complètement différemment dont vous allez être l'héritier sans pouvoir euh finalement avoir voix au chapitre.

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Vous auriez aimé être lycéen en 2026 ? Ben moi, j'ai toujours trouvé que le lycéen c'était je sais que ça peut paraître paradoxal, mais je pense qu'en fait lycéen, c'est un âge extraordinaire parce que c'est l'âge de la conscience, de l'éveil de la conscience politique. Euh et d'ailleurs, on le voit ce que ce que ces jeunes nous disent, c'est un besoin d'école. C'est un besoin justement de politique au sens noble, pas de politique politicienne avec des gens qui se pouillent toute la journée, mais de politique au sens noble, c'est de vision politique. Ils ont besoin qu'il y ait une vision et et je veux dire, c'est une génération qui est belle. C'est une belle génération. Ils sont engagés, ils sont hyper solidaires. Euh il y a aussi il y a il y a quelque chose de très de très j'allais dire

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fraternel dans leur dans leur revendication et dans et dans la solidarité qu'ils ont. Et donc beaucoup c'est vrai que beaucoup de lycéens de lycées favorisés voir très favorisés en tout cas tel qu'on peut l'imaginer euh ont parfois effectué des blocus en solidarité de de lycéen. Mais donc ça veut dire qu'en fait on a on a si vous voulez quand les gens vous disent oui la société est en voie d'implosion tout part dans tous les sens et cetera. Non non, on on a on a des des forces d'unité qui sont très puissantes dans cette génération. C'est une génération qui veut s'emparer de son avenir, qu'il faut écouter. C'est pour ça d'ailleurs que je fais cette consultation et je leur rendrai des comptes point par point parce qu'il faut les écouter. Je vais aussi modifier

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d'ailleurs les instances de démocratie scolaire pour qu'il pèse plus sur les décisions parce que je pense que les décisions qui les concernent, il faut qu'ils y voient au chapitre et qu'ils puissent vraiment avoir une influence dessus. Et derrière ça, ma conviction profonde, c'est que enfin, vous voyez, on est la France quoi. Enfin, on n pas n'importe quoi. On a une destinée singulière, on a un pays qui est extraordinaire, qui a toujours d'ailleurs misé sur sa jeunesse pour avancer. Et [grognement] ma conviction profonde, c'est qu'au-delà des revendications actuelles et y compris dans leur caractère parfois ponctuel, ce qu'on est en train de de voir, c'est une génération qui est à nouveau une génération qui se dit bah en fait, on est la France, on a une

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décennie singulière et on va essayer de changer le monde. Et donc, il faut surtout pas les brider, il faut les protéger. Il faut leur laisser exercer leurs droits dans un cadre légal pour pas les mettre en danger. Et puis parce que l'état de droit, ça s'apprend aussi et que c'est l'autre caractéristique de la France et j'allais dire dans ces conditions-là euh on peut tirer le meilleur de ce qui se passe actuellement. On va suivre en tout cas l'évolution de la situation avec les les blocus aussi encore dans dans pas mal de de lycées dans les dans les prochains jours. Merci Eddard Gefrey. Vous êtes ministre de l'éducation nationale et vous avez accepté de répondre à ces questions sur la situation. On suivra tout ça du coup dans les dans les prochaines semaines. Merci

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et merci à vous évidemment pour votre écoute. N'hésitez pas à témoigner, à réagir ou à débattre sur tout cela directement dans les commentaires. Sur Instagram, je le disais, on va continuer à vous informer. Le nom du compte, c'est Hugo Descrypt. Et vous pouvez enfin retrouver des reportages et des interviews sur cette chaîne YouTube ou alors en podcast. Je vous tiens au courant avec l'équipe dans les prochains jours.