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Interviewyoutube.com· 6 mars 2026 60 minComplaisantActualité / polémiqueLogementTravail & emploiSantéInstitutions & élections

David GUIRAUD (Fiers de Roubaix) Municipales à Roubaix 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 22 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous vous présenter et nous redonner un peu votre parcours politique ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pas réussi à accomplir en tant que député que vous pensez faire en tant que maire ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Vos détracteurs vous accusent d'utiliser Roubaix comme un laboratoire politique pour la France insoumise. Réponse ?

  • 7:08OuverteRéponse directe

    Quelles sont les valeurs de votre liste en trois mots ?

  • 10:12OuverteRéponse directe

    Quelles sont les priorités pour Roubaix sur pauvreté, logement et chômage ?

  • 25:03OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les Roubaisiens attendent un choc politique pour ces municipales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 46:38David GUIRAUDFait
    « les plus riches millionnaires de ce pays payent pas d'impôts. C'est que nous on paye des impôts. »
  • 46:38David GUIRAUDChiffre
    « 13000 fortunés c'est ça. »
  • 47:22David GUIRAUDChiffre
    « les écoles à 40000 € »
  • 48:05David GUIRAUDFait
    « Cette politique là, elle est pas si effective que ça en fait. Ça marche pas très bien euh ce truc de marketing territorial »
  • 50:07David GUIRAUDFait
    « dans ton programme, tu parles des d'un festival 70 nations. »
  • 52:06David GUIRAUDFait
    « il y a des étapes de concertation obligatoire mais qui sont très formelles. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Je pense donc que je vote pour les municipales à Robert. Je pense donc je vote pour les municipal à Auer. David Guirot, bonjour. Bonjour. On vous reçoit aujourd'hui au comité de quartier de l'emelé dans le cadre du collectif de lutte contre l'abstention je pense donc je vote car vous êtes candidat aux élections municipales à Roubé. Donc pour la liste Fier de Roubé et vous êtes également, je le rappelle vous êtes député de la 8e circonscription donc la circonscription qui cadre Roubé. Voilà, on n pas les pelu malheureusement mais on cadre quasiment tout roubé.

Voilà, j'aimerais que dans un premier temps vous vous présentiez puis vous nous redonnie un peu votre parcours politique pour introduire cette interview. Et bah David Guirot, j'ai trentaine 33 ans, des fois j'oublie mon âge donc [rires] on vit en écha quand on fait de la politique, on prend 7 ans par an. Euh je suis député du coup de la 8e circonscription du Nord depuis 2022. Euh et donc depuis 2022, bon avant j'étais militant, euh j'ai beaucoup milité dans les lieux de la jeunesse notamment.

Euh et depuis 2022 en fait, j'ai développé une approche de mon mandat qui est une approche évidemment mobilisée sur les sujets nationaux euh notamment sur ATVA, sur la lutte contre le racisme, sur des sujets internationaux aussi, je pense à la Palestine mais aussi beaucoup avec une approche très locale parce que avec mon équipe parlementaire, on s'est rendu compte que il y avait un manque de la part de la municipalité sur plein de types de dossiers. Je pense évidemment au dossiers de logement euh de régularisation sur lesquels on est les plus sollicité en tant que députés qui sont pas dans nos prérogatives hein. C'est la préfecture en général plutôt qui décide ou les bailleurs.

Mais on a vu qu'on pouvait débloquer des dossiers euh et en fait c'est à la fois très stimulant d'intervenir sur des sujets locaux et aussi très frustrant parce qu'on avait une municipalité qui était à terre quoi. C'est-à-dire on a une équipe politique aujourd'hui qui est à terre avec un maire qui a été démissionné, un directeur général des services. le premier responsable administratif de la ville aussi où ça a été hyper instable, on en a perdu un, il y en a un autre qui a remplacé qui est resté 20 jours.

Donc euh donc voilà, ça crée beaucoup de frustration et euh et euh et quand on aime cette ville et qu'on a envie qu'elle qu'elle reprenne la place qu'elle a eu à un moment quand même dans l'histoire de France parce que je pense en tout cas j'estime que cette chose, elle a des villes à dire. Roubé, c'est pas une ville comme les autres, on va dire, même si tous les candidats au municipal vous le diront euh pour chacune des 36000 villes de France, mais il n'empêche que que je crois que Roubé a quand même des choses à dire à la France, pas juste parce que elle est étiquetée comme ville la plus pauvre de France, mais aussi parce qu'elle a une histoire, elle a un patrimoine qui est exceptionnel.

Bref, dans la population comme dans les murs de la ville, en fait, on ressent tout ça et on a envie de on a envie de faire briller cette ville et ses habitants. D'accord. Du coup là, vous nous avez expliqué que en tant que député, vous avez essayé de faire bouger les choses sur Roubé. Qu'est-ce que vous avez pas réussi à accomplir que vous pensez faire en tant que maire plutôt qu'en tant que député ? Voilà pourquoi avoir choisi la municipalité en plus de la députation. Alors pas en plus parce que si je suis maire, vous quittez votre poste de député. De toute façon, il y a une loi qui a interdit le cumule des mandats et je peux pas être maire et député.

Moi, j'ai choisi d'être d'être maire aujourd'hui. C'est ce qui correspond le plus à ce que j'ai envie de faire. On n' pas euh comment dire, on n' pas raté quelque chose en tant que enfin j'ai pas raté quelque chose en tant que député. Par contre, il y a des leviers que j'ai pas. Euh et clairement le fait de pas de pas être à la mairie, quand vous avez par exemple un sujet comme la privatisation du parc des sports h h euh vous êtes un peu démunis. C'est-à-dire on peut faire un signalement au préfet à la limite mais ça se joue en conseil municipal et ça se joue dans la majorité municipale. Ça c'est le genre de sujet sur lesquels on peut pas trop influencer.

Euh quand vous avez euh des des politiques de subvention aux associations euh qu'on trouve hasardeuses, euh quand vous voyez un peu euh par exemple que le CCAS qui est un instrument de politique sociale est excédentaire et que c'est pas normal parce qu'en fait tout l'argent devrait être consommé pour aider les plus précaires de Roubé. Vous voyez, ça c'est des sujets en fait euh municipaux sur lesquels en tant que député on peut pas intervenir. Et moi j'avais aussi euh même si j'intervenais beaucoup localement, il y a un respect de la fonction de chacun.

Moi, je suis député euh euh à part à la fin pendant la campagne où je suis arrivé en conseil municipal pour envoyer deux trois signaux, j'allais pas participer au conseil municipaux en tant que député et et faire de l'ingérance dans les affaires la municipalité. Donc là maintenant, en fait, le fait d'être élu, ça permet de rentrer dans les affaires et et d'être au d'être au commandant. OK. Vos détracteurs vous accusent parfois d'utiliser Roubé comme un laboratoire politique pour la France insoumise ? Qu'est-ce que vous avez envie Qu'est-ce que vous avez envie de leur répondre ? et surtout à au Rubéac qui peuvent craindre un peu que les enjeux nationaux ils éclipsent un peu les enjeux locaux.

Alors deux choses déjà moi je je l'ai annoncé plusieurs fois, je l'ai dit y compris mes camarades de la France insoumise le savent. Je l'ai dit en meeting devant Jean-Luc Mélenchon Roubé n'a pas vocation ni à être un laboratoire c'est-à-dire on n'est pas des on n'est pas des rats de laboratoire quoi. Roubé euh ni une baronie locale. C'est parce qu'en fait on est concerné par les enjeux nationaux à Roubé. C'est une folie de penser que quelque part euh en ayant juste une politique locale qui se désintéresse complètement de ce qui se passe à l'extérieur, on va réussir parce que euh typiquement là, moi je sors d'une séquence budgétaire à l'Assemblée nationale.

Euh l'académie de Lille, c'est l'académie qui est le plus saignée en terme de poste euh sur l'éducation nationale dans le budget du gouvernement. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va avoir des profformants et des classes qui ferment y compris à Roubé. Euh santé, pareil, le budget sur la santé qui baisse. Nous, on a un hôpital psychiatrique où il y a quasiment plus de médecins, c'est l'hôpital Bonafé. On a un hôpital qui est en difficulté quand même notamment quand on voit les syndicats et cetera, on est en difficulté.

Le directeur de l'hôpital à Sesveux nous dit "Bon bah le budget, on va devoir resserrer la vie." C'est-à-dire soit fermer des postes, soit être encore plus dur dans les conditions de de travail pour les professionnels et d'accueil pour les roubésiens et les roubésiennes. Donc en fait, ça nous concerne les sujets nationaux. Maintenant, moi je je l'ai déjà dit, je je je suis candidat à une municipalité. Quand j'étais candidat à la députation, il y a que deux personnes sur ma liste. Il y a moi et ma suppléante del Torki. Quand vous êtes candidat à une municipalité, vous êtes 53 55 si on compte en plus les deux renforts. Et moi dans les 55 personnes de ma liste, il y a pas que des insoumis.

En fait, LFI est représenté évidemment parce que moi je veux pas me cacher de ce que je suis et les gens savent qui je suis et voilà, je porte mes combats, mes valeurs et mon organisation. Mais j'ai des écolos, Myiam Co, Nassim Sidou, ils étaient chez les verts, j'ai des anciens socialistes, Fred Prire, j'ai des associative, j'ai aussi des militants de quartier dans ma liste. Je pense à Florient Vertriè qui est pas si loin de chez nous là, qui est qui est à l'Allemagne un peu plus là-bas euh qui est qui est lui animateur d'un collectif contre la démolition de son quartier.

Donc par contre en tant que maire, moi je représente un collectif qui est beaucoup plus large et qui est au service des habitants, pas d'une organisation politique. Maintenant, c'est important aussi de pas mentir sur qui on est. Voilà, moi les gens savent qui je suis, ils savent quelle est ma famille politique, quels sont les combats que je défends et je trouve ça bien parce que euh les autres candidats ont tendance un peu à se cacher de ça quoi. C'estàdire Garin, il dit pas que il est euh horizon, c'est-à-dire Édouard Philippe qui déclarait il y a quelques temps que il y avait pas de crime de colonisation en Algérie par exemple.

Moi, je suis désolé, je pense que ça les gens peuvent être comment dire intéressés par les positionnements de chacun et c'est pas le seul. Donc moi, je me dissimule pas mais je suis au service de tous les de tous les roubésiens et de toutes les roubésiens. Vous nous avez présenté brièvement votre liste. Moi, j'aimerais savoir quelles sont les valeurs de votre liste en trois mots et puis pourquoi on a beaucoup réfléchi à à cette histoire de quelle valeur on affiche.

Euh nous on a fait un slogan, c'est fier de Roubé parce qu'on pense que la question de la fierté est une chose hyper importante dans cette campagne parce que c'est précisément ce qu'on essaie d'enlever au roubé en fait la fierté de notre ville et et le fait de nous dénigrer, de nous pointer du doigt. Sinon, on a on avance, on reprend souvent le slogan de la ville en fait he probitas et industriel, c'est c'est-à-dire la probité, l'exemplarité et le travail. Voilà, ça c'est vrai que c'est un peu les deux jambes sur lesquelles on essaie de de marcher dans ce qu'on fait.

C'est pour ça que je me suis lancé 1 an et demi avant l'élection parce qu'en fait on a besoin de on a besoin d'élus qui bossent leur sujet qui savent de quoi il parle et qui savent monter des dossiers et mener des projets et encadrer des équipes parce qu'en fait c'est le constat qu'on a fait hein. Je l'ai pas inventé comme ça parce que ça me faisait plaisir. C'est que la question du travail elle est elle est fondamentale à rouler parce qu'il y a plus de travail politique, plus de travail de proximité plus de travail sur les dossiers plus de suivi sur les demandes des habitants.

le travail et l'exemplarité parce que c'est aussi quelque chose qui revient souvent à Roubé le fait que on a eu des élus bon pas sur l'affaire d'el bar qui évidemment est le sommum quoi. C'est mais c'est un peu le comment dire le le la pointe de l'iceberg et on sait qu'en fait il y a un problème aussi d'exemplarité et ça doit commencer par nous les élus. Voilà. Et après bah dans la ville, on a besoin de remettre cette un fonctionnement sain parce que tout est mal sain en fait. Quand quand un système comme ça dysfonctionne, tout est malsin.

C'estàd par exemple à Roubé euh euh moi quand j'avais lancé la constitution de la liste, il y avait quelque chose euh même des gens honnêtes he le fais mais ils avaient il y avait plein de gens qui ont l'impression par exle si on n'est pas sur la liste, on sera pas représenté. Et quelque part, ils avaient un peu raison parce que c'est comme ça que ça se passait avant. Il fallait être sur la liste du maire pour ensuite bénéficier des subventions et cetera et être dans les petits papiers euh de la municipalité. Si vous êtes pas sur la liste, si vous êtes opposant au maire, catastrophe. Alors là, vous êtes euh vous êtes à sec sur 6 ans euh sur tout le mandat.

Bah nous, en fait, c'est pas comme ça qu'on voit les choses. C'est-à-dire, on a essayé de rassembler largement. Moi, j'ai constitué un collectif comme je vous l'ai dit. Mais maintenant, par exemple, sur la question des attributions des subventions aux associations, c'est en fonction d'une projet collectif qu'on porte et de deux du service rendu au roubésien. pas de ma proximité, moi en tant que maire, à l'association à qui sur laquelle je dois décider dans mon temps de subvention. Donc tout ça faut arrêter quoi. Et ça, il y a besoin d'un d'un petit d'un petit d'un petit vent frais quoi, on va dire pour pour que pour que cette ambiance elle revienne à Rober. OK.

On va parler plus particulièrement du programme et des idées que vous développez dans votre programme. On définit souvent la ville de Roué par ces difficultés, les questions de pauvreté, logement, chômage, insécurité. Voilà, c'est les c'est les problématiques qui sont soulevées par les habitants à l'OML et dans d'autres quartiers roubésiens. Pour vous, quelles sont les priorités pour la ville de Roubé et quelles sont les propositions de votre programme pour y répondre sur les questions de pauvreté, logement, chômage ? C'est vous qui avez fixé du coup les Oui.

Euh bah déjà sécurité, ça me j'y pense parce qu'en fait j'étais venu là il y a quelques c'était il y a 2 ans moins de 2 ans et demi je crois. Ouais. 2 ans, 2 ans, il y avait une réunion du comité de quartier euh avec la police nationale et la police municipale, si je me souviens bien. Oui. Euh et et pourquoi je parle de ça ? Parce que je pense que c'est les moments les plus importants dans la vie d'un quartier, dans la vie d'un comité de de comité de quartier. Euh on manque, ça c'est le problème, c'est une priorité pour moi, les habitants ont été privés de représentants politiques pendant des années à Roubé. C'est-à-dire qu'il y a des quartiers entiers où ils ne voyaient plus leurs élus.

Hm hm. Euh quartier nord, c'est vraiment c'est Alors, il y avait gens de roi qui était un peu plus là avant, mais là Lazaro, voilà quoi, depuis le début, il vient quand même assez peu dans les quartiers nord, quoi, ça peut de le dire. Euh et donc en fait euh tout le travail de proximité mais qui permet aussi de déceler les problèmes, de parler des problèmes.

Par exemple, sécurité, l'omeleté, vous faites une réunion de quartier, vous voyez un peu ce qui émerge comme problème, y compris quand vous êtes la police nationale, police municipale et c'est à partir de de ce genre de réunion, on sort un compte-rendu, on sort des propositions d'action et on voit y compris avec la police ce qu'on fait bah pour casser la vitesse quand ça bombarde le soir. Bon, on a un souci d'autoxicomanie aussi dans le quartier de l'omelet, par exemple, comment on fait ? Mais moi, je crois beaucoup au fait de reprendre goût à la la culture de la proximité.

Les élus, ils veulent pas le faire parce que évidemment, il tombe face à des gens en colère, notamment les premières fois qu'il les voit. Et nous, on sait qu'en fait quand on va refaire des réunions de quartier, ce qu'on est en train de faire en ce moment, on est en train de faire une tournée des réunions de quartier pendant l'élection. On sait qu'il y a des gens qui ont pas vu leurs élus pendant 10 ans et qui sont en colère. Mais il faut savoir l'accueillir en fait cette colère. Il faut savoir ce qu'on fait. Et on sait qu' aussi, moi j'ai déjà reçu des gens aux colère à mon cabinet.

quand ils voi boss même quand onarrive pas forcément à débloquer leur dossiers mais quand il voit qu'on se batt pour eux ils sont plus dans le dans le même rapport à nous ils sont plus dans un rapport uniquement de de colère maintenant sur les sur les priorités bon le logement euh moi pour moi s'il y a j'ai eu l'occasion de le dire il y a pas si longtemps à je crois que c à BFM quand on a fait le débat mais s'il y a un dossier qui est prioritaire à Oub et qui en même temps a été complètement délaissé par la municipalité sortante c'est le logement parce qu'en fait le logement on n'avait même a un adjoint au logement et on avait une conseillère déléguée qui est d'ailleurs en rupture avec sa mairie parce que bien va peut-être rejoindre une autre liste euh qui était à mi-temps quoi en fait sur ce poste là alors que c'est une c'est une problématique qui est écrasante à rouber le logement c'est on a des logements vides qui dégradent les logements voisins parce que bah vous avez des champignons et cetera qui contaminent voilà des gens qui sont chez eux mais qui subissent le logement voisin qui cassent l'allure d'un quartier parce que bah les maisons murées en fait quand vous allez au pil ou ou autre ça se voit particulièrement.

Bah la rue elle est pas accueillante quoi. Vous avez des murs comme ça sur les maisons. Bon euh vous avez des logements insalubres donc qui sont loués, qui sont habités par des gens mais ils sont insalubres ou indignes. Vous avez des propriétaires qui peuvent être parfois bah des marchands de sommeil et parfois des propriétaires qui essayent de bien faire mais qui sont pas du tout soutenus y compris par la municipalité. Et donc et en plus de ça, vous rajoutez le fait que chez les roubésiens, il y a un il y a parfois un sentiment d'être bloqué dans la ville. C'est-à-dire vous avez des roubésiens, ils ont besoin de partir ou ils ont envie de partir de Roubé.

Dans n'importe quelle ville, c'est normal dire "Moi, je suis pas là pour faire de la rétention de Rouen, dire vous restez, vous bougez pas." Mais quand ils veulent partir et que le dossier de logement, de relogement notamment avec les bailleurs sociaux, il entre dans ce qu'on appelle la méta et cetera. Donc euh la coordination des bailleurs qui examine les dossiers de logement pour les autres villes, mais les autres maires il bloquent les dossiers des roubésiens. Et donc en fait les Roubéiens quelque part mettent 10 20 ans, 30 ans à trouver un logement euh ailleurs qu'à Roubé. Donc en fait, il y a aussi une discrimination quand on veut partir.

Et donc c'est sur tous ces axes là, nous on a on a travaillé un programme de de 400 propositions euh sur sur le logement. On a besoin de reprendre du pilotage politique, de réexister dans la métropole de Lille parce que le logement c'est une compétence de la métropole. Donc on peut faire des choses he il y en a il y a quelques pistes de travail mais il faut réexister dans la métropole. Je le dis parce que Delbar à la métropole dans les réunions de métropole la réputation qu'il avait c'était dernier arrivé premier parti. Vous pouvez pas mener une politique en fait un peu ferme vis-à-vis des autres si vous-même vous montrez pas que vous êtes pas actif sur le sur le poste.

Donc on a besoin de revenir et et moi j'estime que Roubé est légitime à demander y compris la vice-présidence au logement parce queen fait il pas juste d'être vice-président pour être vice-président dans la métropole. à la limite, je m'en fous, on a assez de travail à rouer mais on a besoin d'appliquer un schéma directeur du logement où en fait les autres villes parce que nous on est une ville d'accueil, on a du logement social, il s'agit pas de ne plus être une ville d'accueil, c'est une fierté aussi d'accueillir les plus exclus, les plus précairs.

Mais Roubé est considéré par les autres maires de la métropole un peu comme la poubelle, c'est-à-dire on met tous les publics les plus difficiles et vu que le maire il gueule pas, allez voilà, pas vu, pas pris, ça faut qu'on arrête. Donc c'est-à-dire que il faut quand même que même si on accueille et il faut qu'on accueille c'est l'histoire de notre ville, il faut que les autres ville prennent un peu leur part quoi. Voilà et en terme de construction de logement social et cetera parce que sinon on va se retrouver dans la situation qu'on a aujourd'hui. On a une crise du de la construction du logement, ça construit pas assez.

Donc on a des dizaines de milliers de de de logements sociaux qui sont pas pourvus alors qu'il y a des demandes. C'est comme ça que vous créez un effet de bouchon. Donc faut reconstruire du logement social et pour ça faut aller convaincre les les maires des autres des autres villes en métropole sur un plan qui on a besoin de la fermeté de l'État et on a besoin de la demander mais aussi sur quelque chose qui peut convenir à tout le monde si on répartit un peu équitablement l'effort et c'est comme ça aussi qu'on arrivera à faire en sorte que le roubé soit respecté parce que nos problèmes ils sont multiples.

Et après moi je le dis aussi hein, j'ai vu un abandon complet de la part de la municipalité sur les dossiers de logement mais complet. C'est-à-dire qu'avec mon cabinet parlementaire, on est deux ou trois à travailler sur ces sujets-là, on a une meilleure relation avec les bailleurs sociaux que la municipalité. On développe plus de dossiers, c'est pas normal, on est que deux. La municipalité, vous avez des centaines d'agents. Donc et ça c'est un gros problème. C'est que la relation entre les bailleurs et la mairie, elle a été complètement cassée.

Et c'est pas bien parce que nous, on a une relation très dure par exemple au début avec LMH sur le quartier de l'Allemagne notamment qui a été complètement abandonné. Donc on on y allait, moi j'y suis allé très durement avec eux, mais n'empêche que depuis le temps, ils ont ils ont quand même un peu bougé. Et le fait qu'on les alerte régulièrement sur des situations, c'estàdire qu'on lève qu'on soulève des sujets euh sur lesquels parfois ils sont pas au courant parce que les gens ont arrêté de les contacter en fait hein. C'est comme ça que ça se passe.

Quand vous avez un quartier qui est abandonné depuis 15 ans, au bout d'un moment les gens ils arrêtent aux trois ponts euh quartier des trois ponts vers les Haut la grange et cetera, il y a des problèmes de chauffage. Les gens, ça fait 4 ans qu'ils ont pas d'eau chaude. Ils contactent, ils contactent une fois, deux fois, trois fois. Au bout d'un moment, ils s'habituent à vivre à l'autede et ils contactent plus personne et ils sont voilà, ils se désespèrent. Donc donc nous quand on arrive et qu'on dit bah voilà, il y a un problème, les gens ils payent leurs charges, ils sont pas ils sont pas d'eau chaud, qu'est-ce que vous faites [rires] ?

Et ben ça a bougé mais ça a bougé parce qu'on a un peu gueulé mais c'est normal c'est une relation de travail quoi avec les bailleurs qu'il faut je suis un peu long sur le logement maisou parce que en fait voilà il y a il y a cette relation exigeante qu'il faut reconstruire avec eux quoi. Ils ont pareil eux-mêmes ils sont en crise du logement eux-mêmes ils ont mais franchement il y a des choses qui peuvent bouger quoi. Je je le vois quand on a une relation exigeante et puis après [grognement] sur la pauvreté, bon bah évidemment le logement ça joue he parce qu'il y a aussi les aides liées au logement hein.

Des fois le les bailleurs peuvent faire des gestes he ça se négocie donc ça joue maintenant et du coup vous voulez gommer cette image de Roubé ville la plus pauvre de France et et comment vous pensez y arriver ? Bah euh nous l'objectif si vous voulez euh c'est je me moque de ce que les autres pensent de nous. En fait, c'est le grand problème de la municipalité en place, c'est qu'elle a elle a fait toutes ses politiques pour plaire aux autres de la métropole. Donc vous voyez, il y a un mapping, vous voyez un machin en fait les les culturellement, sportivement, on essaie de plaire aux autres.

Moi ce qui m'intéresse c'est que ça soit ma population c'estàd les roubéiens les roubésiennes qui a accès au maximum d'offres culturel sportive en terme de lutte contre la pauvreté ça que ce soit eux qu'on fasse pas venir des prestatairs des partenaires qui sont parfois très bien mais qui sont lilaux parisiens et qui connaissent pas la ville et qui ont du mal en plus à s'implanter parce que on est particulier à roubé des fois on est un peu dur on est un peu raide en même temps on est vachement accueillant mais des fois les extérieurs ils y arrivent pas à à s'implanter dans leur projets culturels associatif et donc c'est comme ça en se faisant respecter par sa population qu'on aura une légitimité d'autant plus forte pour que les autres nous respectent en fait parce qu'ils nous respecteront mais nous notre but c'est de mobiliser les gens c'est de de de leur offrir en fait ce qu'une municipalité peut offrir dans dans le cadre de ses moyens moi je pour même pas de chose que je peux pas donner mais c'est comme ça qu'on arrivera à se faire respecter par les autres c'est comme ça qu'on existera aux yeux des autres c'est pour ça qu'en fait moi j'ai lancé ma campagne il y a un an et demi et moi mon but c'est pas juste d'être élu c'est d'être élu avec le meilleur score possible parce que plus de plus les roubésiens vont aux urnes et nous élisent, plus le score il est haut, plus moi j'arrive avec une légitimité à la métropole de dire mais moi il y a tant de gens qui nous ont élu, on n'est pas sur 2020 où il y avait 80 % d'abstention en fait les maires ils ont pas de légitimité.

Alors il y avait pas que roubé mais 80 % d'abstention c'est veut dire que vous avez que 20 % de la ville qui a choisi son maire la dernière fois. Donc nous c'est avec cette légitimitélé là qu'on doit arriver aux élections et après au poste de responsabilité. C'est comme ça qu'on se fera écouter. C'est que les autres ils se diront ou là lui [rires] il est soutenu par les siens. Ça c'est important. On va parler peut-être de démocratie participative et de participation citoyenne parce que on est on est au comité de quartier de l'homele. Vous savez que les comités de quartier sont des associations historiques sur la ville de Roubé sur les questions de démocratie participative.

Quelle place vous pensez donner à la participation citoyenne, la participation des habitants si vous êtes élu et puis sous quelle forme ? Alors, il y a deux choses. Moi, en tout cas, ce qu'on a notamment, on a travaillé avec ça sur ça avec Nassim Sidou qui est un responsable associatif un peu historique de la ville qui est au pile. Euh, d'abord avant de faire de la participation, il faut qu'on recrée le lien, c'est faut faire de la proximité en premier.

Oui, parce que participer pour participer, c'estàdire on va avoir toujours les mêmes, c'est quelques personnes qui sont très comment dire qui se soucient énormément de la vie de la cité et qui s'engagent et c'est très bien mais c'est des cercles assez restreints si on en reste à ce qui est là, ce qui est là aujourd'hui. Nous, on a besoin d'abord de faire le travail de proximité, c'est-à-dire revenir en tant que municipalité, en tant qu'élu dans la vie des gens, dans leur quotidien. Donc pour ça, qu'est-ce qu'on a ? Qu'est-ce qu'on fait ? On va reprendre les mairies de quartier. On en a on a les mairies de quartier nord, sud, est, ouest.

C'est c'est assez pratique he de les avoir et c'est ça qu'il faut considérablement renforcer. En fait, nos méries de quartier quelque part, ça doit plus être juste l'endroit où on vient faire le papier du véhicule ou des trucs très administratifs et très basiques, mais ça doit être les lieux d'interpellation, de vie démocratique, euh de soutien. C'est là où on va y mettre des travailleurs et des travailleuses sociaux, notamment pour les gens qui ont des difficultés.

en fait en bref que quelqu'un qui a un souci d'hiver aille dans la mairie de quartier en se disant là-bas euh c'est eux qui vont quelque part dispatcher après le problème quel est le service compétent mais moi j'arrive avec mon problème je le pose en mairie de quartier et derrière voilà c'est eux qui qui gèrent le reste du travail social. Ça c'est pour la mairie de quartier.

Ensuite, il y a la vie démocratique parce que une fois qu'on a réussi à faire reprendre goût aux institutions, auprès de gens qui sont parfois très loin, qui ont plein de problèmes à Roubé au quartier de l'OBL, il y a plein de problématiques par exemple où on est, où les gens ils sont loin en fait pour certains de la politique. Une fois qu'on a fait ça, on fait des réunions régulières. Donc on a commencé à les faire pendant la campagne parce que nous on dissocie pas en fait la campagne de l'exercice des responsabilités. On a fait une réunion des quartiers nord, donc c'était le 12 ou le 13 février, je crois.

euh à l'issue de cette réunion euh où tout le monde peut parler et cetera, où on invite tout le monde aussi hein, c'estàdire moi je pense qu'il faut qu'il y ait les comités de quartier, qu'il faut qu'il y ait la police municipale, que la police nationale, un représentant, on va pas non plus pas on va pas faire des réunions à chaque fois avec tout le monde mais qui a de représentants régulièrement et que à la fin de ce de ce moment-là et ben on a un compte-rendu là, on est en train de travailler, je suis en train de les boucler là, un compte-rendu avec qu'est-ce qu'on dit les gens, c'était quoi leur revendication, c'était quoi nos réponses et à la prochaine réunion Donc là, on en a fait une par exemple pour les quartiers nord.

On a parlé de l'omé de l'OM notamment avec les problèmes liés au parc et cetera, les nuisances, le trafic. Bon et ben la prochaine réunion, on arrive avec ce contrer-rendu et on dit voilà nous entre-temps on a fait ça, ça ça et ça. On n pas fait ça parce que et on on peut l'expliquer, on va pas tout changer en en 2 mois, mais qui ces moments-là toutes les tous les de tr mois, moi ça me paraît important. Ça c'est les mies de quartier le travail et après il y a les comités de quartiers qui sont euh comment dire des lieux euh d'intervention citoyenne plus sur le quotidien du quartier, sur le travail au jour le jour, sur de l'animation au jour le jour.

Et ça évidemment faut le renforcer parce que ça manque beaucoup d'animation en fait. À la ville de Roubé, elle fait plus d'animation, elle elle fait elle anime pas. Donc nous on a de la chance et d'avoir on a encore des comités de quartiers. Alors, c'est inégal, hein. Oui. Oui. C'est-à-dire qu' roublé en fait les comités de quartier, moi je trouve ça bien. C'est une richesse. Ils ont pas la même conception de leur rôle les uns les autres. Le comité de quartier de l'omeleté, il va pas faire exactement que les mêmes choses que le comité de quartier sud. Et tandis qu'à l'épul, c'est presque un centre social bis parce qu'ils font du travail social en plus et cetera.

Moi, je trouve que c'est une richesse à préserver et à renforcer. Mais là, il y a quelque part, c'est moins à la mairie euh de dire ce que doivent faire les mairies de quartier. En gros, on doit les soutenir. Euh on y met des objectifs politique euh style euh bah faut aller accrocher les gens qui sont loin ou alors dans tel quartier euh il y a personne donc euh faut aller les trouver parce que vous voyez Aurant, Cartini, Certel Cariem, c'est des c'est des il y a les quartiers qui sont il y a très peu de participation parce que les gens personne va les chercher. Donc ça ça peut être des objectifs politiques qu'on donne au comité de quartier.

On en discute mais par contre une fois que c'est fait les animations c'est pas c'est pas à la mairie de le décider. Autant la mairie de quartier c'est nous qui décidons ce qu'on fait autant les comités de quartier faut aussi qu'il y ait un peu de liberté démocratique par rapport à leurs actions. J'espère que je suis assez complet parce que je suis un peu bavarde. [rires] J'accélère. Non c'est bon. Quand on parle aussi de participation, on parle de de vote et euh et et des des roubés qui se rendent aux dernières élections municipales, on a eu 80 % de de taux d'abstention sur Roubé. Est-ce que vous pensez que les Roubéiens attendent un choc politique pour ces élections municipales ?

Alors oui, mais juste avant parce que j'ai oublié, je vais me faire euh je vais me faire gronder par Nassim Sidou, c'est queon a quand même une proposition majeure sur la démocration, c'est on a le 2 % citoyen en fait, c'est 2 % du budget euh euh qui est alloué justement euh à la fois au projet citoyens, donc c'est décidé par des citoyens, je pense qu'on aura un comité on a encore de de finaliser ça.

Et puis euh il y a il y a ça, mais il y a aussi le fait que quelque part les gens qui participent à la démocratie locale, il faut qu'ils soient indemnisés parce que c'est difficile de demander à des gens de passer parfois une soirée, deux soirées, trois soirées alors qu'ils bossent euh qu'ils ont besoin par exemple pendant qu'ils sont là, bah il faut que il y a quelqu'un qui garde les enfants ou des choses comme ça. Ça a un coup. Donc nous on on considère aussi que quelque part l'engagement citoyen il il doit être indemnisé.

On peut pas non plus faire un conseil municipal bis mais euh que quand on fait venir des gens sur des sur des formats un peu lourds en terme d'organisation et de temps, bah le 2 % citoyens, c'est aussi ce qui est censé les aider à à voilà à payer la nounou s'il faut payer la nounou ou là où le femme de ménage homme de ménage. Voilà, c'est c'est aussi important. Alors, je reviens à votre question sur la participation. Moi, je l'ai déjà dit, je crois qu'il se passe quelque chose à Roubé. Hm hm. Je l'ai vu. La différence entre 2022 et 2024 sur les élections législatives, elle est saisissante en terme de participation.

C'estàd que pas si loin d'ici, quand on monte un peu plus au nord, euh il y a le quartier du C de Four. Le bureau de vote du C de Four, c'était le plus abstentionniste du département en 2022. H on avait je sais pas moins de 20 % de participation. Il est remonté à quasiment 40 % de participation en 2024. C'està-dire qu'en 2 ans, il prend 20 points de participation, ce qui est énorme. Alors, il y avait un phénomène national.

Alors toute la France avait un peu peur du RN au por du pouvoir d'un peu de l'ambiance mais moi mon objectif c'est qu'il y a eu un grand bon de participation à Roubé sur la nationalisation maintenant des des enjeux maintenant le but c'est de pas juste aller voter par crainte du RN et cetera parce que il y a pas de risque Ren à rouber enfin il y a un risque mais ils sont pas en capacité de prendre la mairie. mais d'aller voter par envie d'un projet. Et moi, je constate honnêtement que que je pense que les Roubésiens, ils ont envie de quelque chose de neuf. Moi, je me balade dans la rue, à chaque fois, on se fait arrêter, les gens sont au courant.

Il y a des gens qui sont au courant de l'élection depuis juin dernier. Ce qui est moi je bon, c'est pour ça que j'ai lancé la campagne très en amour. C'était justement pour que cette élection là, elle soit pas écrasée par les enjeux nationaux parce que je savais qu'il y avait un risque de dissolution à nouveau. Finalement, elle a pas eu lieu mais c'était dans toutes les têtes. Un an après les municipales, il y a les présidentiels. Donc forcément les enjeux municipaux, ils sont aussi un peu écrasés par les enjeux nationaux, par les organisations politiques. Et le fait de lancer taux et ben ça fait que voilà quand vous avez des gens en juin-juillet qui disent "Je vais voter pour vous".

Rendez-vous le 15 mars 2026, un an plus tard, quand j'en parle avec mes autres collègues députés qui sont candidats aussi en septembre, je leur en parlais un petit peu et on dit alors comment ça se passe toi ? Alors moi je dis bah moi ça se passe bien, les gens ils sont intéressés et tout et toi oh moi les gens ils sont pas dedans, ils s'en foutent. Donc en fait à Roubé les gens ils sont concernés par cette élection depuis longtemps et je pense que on va revenir au moins au niveau de 2014. Il y avait 40 % de participation mais je pense qu'on va être au-dessus et je pense qu'on va être bien au-dessus.

Moi, j'aimerais honnêtement plus le taux de participation il est haut, mieux c'est euh parce qu'encore une fois ça confère une légitimité au mer, même si c'est pas moi, ça confère une légitimité au mer qui est pas la même. Et ça envoie un signal, c'est que la ville, une des villes les plus abstentionnistes de France qui quelque part décide d'utiliser les urne pour se faire entendre, pour porter ses projets, ses espoirs ou autres, c'est un signal démocratique qui est extrêmement puissant et qui et qui est puissant même dans le cadre de l'élection présidentielle parce qu'en fait on peut être un exemple pour les autres villes.

Moi j'ai plein de gens qui sont pasés, qui regardent la campagne incrbée qui se disent "Mais elle est incroyable." Alors bon, je suis très heureux parce que mais qui se disent mais mais c'est vrai que wouh il se passe un truc chez vous quoi. Et donc euh j'aimerais bien moi si on pouvait gagner 10 points de participation par rapport 2014, ça serait serait incroyable. Si on est à 50 % de participation, c'est énorme. Ça fait beaucoup beaucoup de gens qui reviennent aux yeures. Je sais pas si on va le faire hein.

Je c'est beaucoup hein 50 % de participation mais euh mais ça veut dire qu'au moins là il y a un électeur sur deux qui se déplace, ça serait et alors là s'il y a ça bon bah c'est c'est plutôt bon pour nous je pense. On a déjà eu un petit surtout d'inscription sur les listes. C'est déjà pas mal. 3000 nouveaux inscrits mais moi pour moi c'est une fierté. Les gens pensent que je le mets à mon crédit parce que mais moins 3000 personnes en plus qui s'inscrivent surtoire, c'est incroyable. plus tous les jeunes qui sont inscrits automatiquement et on voit que la jeunesse elle elle commence à s'y intéresser quand même. C'est ça.

Ça a pas toujours été simple à roubé parce que bah voilà quoi, les promesses les et puis encore une fois, il y a des gens qui n'ont pas choisi leur mère depuis 12 ans parce qu'en fait en 2020 80 % d'abstention c'estàd qu'il y a des gens qui n'ont pas choisi leur mère depuis 12 ans. La plupart des roubéiens en fait l'immense majorité parce qu'en plus vous rajoutez entre 2020 et 2026 il y a des gens qui sont partis qui sont décédés voilà la vie quoi. Euh donc en fait l'immense majorité des roubésiens, elle a pas choisi son maire.

Et là je sens qu'il y a une envie quand même de voilà de décider qui sera le prochain parce qu'on est on est on est tellement arrivé au fond du trou sous le mandat d' bar quelque part queon sent qu'il y a un nouveau cycle qui peut s'ouvrir. OK. Très bien, on va passer aux questions aux questions d'habitants parce qu'on a préparé des questions avec des habitants du quartier également sur d'autres quartiers puisque les comités de quartier nous ont envoyé également leurs questions. Donc on les a un peu regroupé parce que les thématiques étaient plutôt semblables. Je demandais de tirer une question et de nous la lire alors et d'y répondre.

[raclement de gorge] Des blocs de béton sont installés dans certaines zones de la ville. Ne serait-il pas plus pertinent d'envisager un fleurissement de ces zones ? Cela en l' dit le paysage. Alors oui, on a développé dans notre programme que j'invite tout le monde à à suivre, c'est giro26.fr. Il y a un lien sur le programme. En fait, quand on a fait les réunions de quartier, je crois que c'était dans les quartiers que il y a une dame qui disait ça, qui disait "J'étouffe un peu à Roubé." J'ai le sentiment d'étouffer, tout est bitumé, euh du béton partout. En plus, on a une ville qui a pas été faite pour le confort des habitants à la base.

La base roubé, c'était des usines et on foutait des ouvriers autour dans des conditions très difficile. Donc nos rues, elles sont étroites pour beaucoup de quartiers. L'omlé, c'est le cas notamment, on a des rues étroites. Donc bon, là on est boulevard de Strasbourg, c'est un peu plus large mais quand vous commencez à rentrer à l'intérieur du quartier, vous voyez bien que on a des espaces où bah il y a les voitures sur le trottoir et faut s' repenter entre les voitures et les maisons des gens. On étouffe un peu. Myiam co qui est qui est une écolo historique pousse depuis le début pour un grand plan canopé en fait, c'est-à-dire un plan d'implantation massive d'arbres.

H h et bon, il faut qu'on choisisse les essences des arbres. On est dans des on est dans ce niveau de détail, c'est quelle essence la meilleure et cetera. Mais ce qui est sûr, c'est qu'en fait non seulement il faut mettre des arbres, en plus les mettre à proximité des habitations parce que un arbre à proximité d'une habitation ou sur une rue et ben non seulement en cheminement de rue, c'est quand même un peu plus sympa mais en plus pendant l'été vu qu'il fait super chaud maintenant et que le nord n'est pas du tout épargné par euh l'augmentation des températures, il fait très chaud à Roubé dans la métropole.

fait en fait on peut c'est vrai que depuis de l'extérieur on peut penser que le nord il peut et cetera, mais en fait il fait très très chaud l'été et vu qu'on est très habitué, il fait très chaud. Un arbre à proximité euh de chez soi, c'est quelques degrés en moins dans les pièces. Donc il faut qu'on arrive à à faire ça. Alors il y a il y a il y a le plan canopé, il y a la trame verté bleue qu'il faut renforcer. Donc en fait comment créer des cheminements aussi piétons où il y a des arbres et puis après on passe sur le canal.

Euh on va même jusqu'au parc des sports, il y a des cheminements qui auraient qui qui auraient pu être trouvés un peu plus comme on remet des arbres au parc des sports aussi parce queon en a perdu beaucoup donc on piquenique moins quand il fait super chaud. Vous voyez tout ça c'est des choses euh qu'on réfléchit. On a de la chance d'avoir un beau patrimoine autour du parc barbieux mais il faut qu'on arrive à développer ça dans les quartiers maintenant parce que typiquement à l'omelé c'est pas l'offre en terme de végétation elle est pas elle est pas top. On est dans sur un quartier très dense. Oui, au niveauation très dense et et très bitumé.

Donc l'OM, c'est un quartier dont on parle peu hein. Il y a des quartiers comme ça qui souffrent en silence, les élus font pas gaffe parce que alors l'Alma c'est qu'on en parle, il y a une mobilisation, il y a eu des affrontements des mais vous avez des quartiers comme ça qui souffrent dans l'indifférence alors que l'omeleté vous êtes dans le deuxè ou troisème plus quartier le plus peuplé deé hein. Oui. Ou oui, tout à fait. Donc voilà, une grande partie des habitants des fois ils souffrent en silence quoi. Alors ma dernière question pour terminer sur ma partie. Ensuite on passera au trombinoscope de Brudau et à la question de Mariam la question d'étudiant. Mariam avant. D'accord.

Alors donc si vous êtes élu, quelle sera votre toute première mesure symbolique dans les 100 premiers jours du du mandat ? Ah on me la demande souvent. Alors moi le problème c'est que comment dire je j'ai 400 propositions, je dois toutes les [rires] faire. Mais la je pense que la la première chose symboliquement qu'on fera euh ça sera probablement au quartier de l'Alma qui est un des quartiers les plus délaissés de la ville. Euh et je pense qu'alors évidemment on va transformer le projet en rue c'est on veut pas démolir ces bâtiments, on veut les évidemment on a besoin de les réhabiliter et ceterain.

Je dis pas qu'il faut rien faire contrairement à ce que dit Garç Garçin dit que je veux arrêter le projet, c'est pas vrai. On veut le transformer. On va annuler la moitié des démolitions qui sont prévues. En fait, il y en a d'autres qui sont justifiés. Mais voilà, mais on a un très beau patrimoine. Mais au-delà de l'en rue, en fait ce que j'aimerais faire en premier, c'est on arrive à l'Alma qu'on va faire dans tous les autres quartiers ou qui ont subi ça, on enlève les barrières parce qu'en fait, il y a énormément d'endroits qui ont été grillagés avec des barrières où on interdit aux gens, vous savez, l'allemand, il y a des cœurs d'ilo. Oui. Oui. Oui. J'attends cœur d'ilo.

Il y a de la verdure, c'est c'est rare hein quand même hein à Roué, il y a des espaces entiers où on ne peut plus aller dans les jardins parce que il y a 20 ans il y avait du trafic et que donc il fallait tout murer. Ça on arrive, on prend la on prend la tronçonneuse et on enlève les barrières. Il faut rendre ces espaces aux habitants et c'est parce qu'on leur rend espaces que aussi les habitants ils prennent soin parce que là évidemment il y a des coins où il y a des grilles partout, ben c'est le dépôtoir, les gens ils jettent parce que personne utilise ces lieux. Donc allez on jette, on balance.

Là, nous on estime qu'il faut d'urgence rendre ça et je parle de l'Allema, mais en fait il y a plein de quartiers qui subissent ça. Hm hm. Euh où en fait, il y a des punitions collective. Le plus spectaculaire en ce moment, c'est rue de la Louette parce qu'il y a un Night Shop qui fait du bruit. Euh alors, c'est vrai Night Shop, il a causé des problèmes hein. Donc je dis pas qu'il faut rien faire, mais on on on mure, on met des blocs de béton à l'entrée, à la sortie. Et en fait, c'est les habitants qui sont pénalisés par ça.

Alors, évidemment, les habitants, ils ont envie qu'on intervienne parce qu'ils sont concernés par les nuisances, mais on peut pas punir collectivement des gens qui ont rien fait. OK. Très bien, merci. Tu poses la question de Donc là, ça c'est une question de Mariam qui est étudiante en fait en à laato en journalisme. On a de la chance de pour le bac de roubé d'avoir quatre cinq étudiants qui alors qui nous font des sujets mais ils peuvent pas forcément être là tous les rendez-vous. Sa question c'est que compte-ils faire pour améliorer l'accès à des aides concernant la santé mentale des jeunes entre parenthèses, intervention, prévention.

C'est ça la santé mentale, c'est le sujet qui me préoccupe le plus euh dans le sens où ça reste très globalement une politique d'état. Euh la question hospitalière et cetera est très dépendante de ce que fait l'État. On a un hôpital Bonafé comme je vous l'ai dit qui est en très très grande souffrance. Les personnels sont un peu désemparés. Il y a je crois qu'on a huit postes de médecin ouverts. On a qu'un demi médecin sur place. Donc les autres c'est de la coordination en fait. les infirmiers, les êtres soignants, ils sont livrés à eux-mêmes. Euh, on a on a vraiment on est très très en retard là-dessus.

On a des pathologies qui se développe, schizophrénie, bipolarité, qui sont liés à l'usage de drogue, qui sont liés aux mal-être, qui sont liés à plein de choses. Nous, ce qu'on peut faire, c'est intervenir pour que les jeunes se sentent mieux dans leur peau sur plusieurs aspects en terme d'offre. Déjà, je vais venir sur le sanitaire après, hein. Mais mais d'abord, il y a aussi des jeunes qui ont besoin d'offres sportives, culturelles, de voir autre chose, de de pour pas en arriver au pétage de plomb quoi ou au décrochage scolaire ou autre. Donc ça, on met le paquet là-dessus en fait sur les aides à la tarification pour que les jeunes aient accès à tout.

On pousse on poussera les horaires aussi d'ouverture, des lieux culturels, des lieux sportifs, des lieux d'études parce qu'on va faire des grandes maisons, des devoirs aussi pour que les jeunes puissent étudier sereinement. Bref, qu'ils aient des choses à faire pour pas qu'il soit comment dire ? Vous savez, les moments les plus durs quand vous êtes en dépression par exemple, c'est quand vous êtes entre quatre murs quoi, seul dans votre chambre. Euh c'est ça qui est difficile et isolé. Donc c'est ces c'est ces choses-là qu'on peut faire ensuite sur la question des traitements sur des publics, notamment de jeunes qui sont en souffrance de santé mentale et qui ont des diagnostics de posé.

Donc là, il s'agit pas juste de faire on peut intervenir pour qu'il se sentent un peu mieux, mais il y a besoin d'un traitement. C'est là où c'est le plus dur. C'est-à-dire que nous, on va essayer de faire en sorte d'avoir d'attirer des médecins, des psychologues, des psychiatres euh avec des maisons médicales euh communal, municipal ou alors nous on met à disposition des lieux et on essaie de faire venir, je pense qu'il y en a qui seraient intéressés pour venir à Roubé par ailleurs euh sur des formats contrats de travail. Si tu veux faire 18h, tu fais 18h.

Voilà, je pense que la forme libérale aussi, elle a atteint son quelque part le le libéralisme infirmier hospitalier et des médecins, il a atteint il est au bout du chemin. Moi, je pense là-dessus parce que en fait les jeunes, ils veulent plus être en libéral ou alors s'ils veulent être en libéral, ils veulent rester dans Paris ou dans les grandes zones urbaines et nous, on est perdant là-dessus. Donc peut-être proposer des contrats de travail, voilà, avec la municipalité, ça ça peut être une solution. En tout cas, c'est ce qu'on met dans notre dans notre programme. Euh mais après, c'est avec l'État et avec euh avec l'agence avec la RS, l'agence régionale de santé.

Au moins en fait, un des premiers rendez-vous que je dois prendre, c'est avec eux pour leur dire ou là e il y a urgence parce que nous on a un nombre de pathologies de jeunes euh bah qui sont en grande souffrance hein. Comme je vous l'ai dit, typiquement le quartier de l'omelet, il y a beaucoup de consommation de drogues par exemple et et ça crée beaucoup de pathologies. Euh et là il faut il faut un spécialiste. C'est pas juste la alors la mairie, elle encore une fois quand on est auprès des jeunes, qu'on leur donne des cadres bienveillants et cetera, ça va un peu mieux.

Mais quand le diagnostic il est posé et que c'est bipolarité ou schizophrénie, euh c'est pas juste des activités sportives et culturelles qui peuvent vous sortir de là. Il faut un traitement des fois, il faut un suivi renforcé, hein, des fois c'est pas un traitement. Donc nous voilà la mairie, elle peut agir sur tout ce qui est hors du médical on va dire où là elle peut faire des choses à destination de cette jeunesse. D'ailleurs, y compris en terme de c'est un peu la raison de pour laquelle on a appelé ça fier de Roubé hein, c'est qu'il y a aussi un malaise identitaire.

C'estàd qu'il y a des jeunes aujourd'hui à Roubé, ils savent plus qui sont, où ils en sont, quelle est leur place dans ce pays parce qu'en fait vous allumez la télé, on leur explique qu'ils sont en trop, que ils sont pas les bienvenus, que il faut qu'ils partent alors qu'ils ont toujours été qu'en France. ils sont rattachés à leur viealités et cetera.

Donc nous on a aussi fait de roubé parce que quelque part on veut que ces jeunesl qui sont bah ciblés par des discours extrêmement exclusif excluants par l'extrême droite notamment mais pas que puissent au moins se sentir roubésien et après le fil qu'on tire c'est que c'est parce que tu es roubésien que tu es pleinement français et cetera mais que le la roubéianité quelque part ça soit la première attache identitaire pour ces jeunes là qui qui pour beaucoup voilà ils sont ça se voit qu'il y a une souffrance quoi. Ils le disent pas hein, mais ça se voit. Jeune femme pareille. Donc euh donc c'est ça c'est sur le l'avant sanitaire on va dire.

Maintenant par contre on peut essayer de faire venir des médecins, des spécialistes. Je pense qu'on arrivera à en faire venir quelques-uns. Mais par contre après, il faut prendre rendez-vous avec la RS pour tirer la sonnette d'alarme. Eux-mêmes, on a des budgets hospitaliers. C'est pour ça que je vous dis, on est relié aux questions nationales. Oui. Oui. Et quand vous avez un budget de l'hôpital public qui baisse, croyez pas que ça va s'arranger pour rouber quoi. Mais il faut qu'on arrive à faire revenir au moins des médecins à l'hôpital Bonafé, des publics de qualité parce que là vous êtes jeune, vous avez pas envie d'aller à l'hôpital Bonafé aujourd'hui c'est c'est compliqué.

Il y a pas de médecin, la structure, les infirmiers sont débordées. Donc il y a un mélange de local et de national sur les questions de santé mentale qui est qui est un sujet qui voilà qui m'inquiète un peu plus que les autres parce que c'est celui où j'ai le moins prise en tant que mère en fait. OK, on passe au tropinoscope. Bonjour à tous. On se permet d'interrompre nos interviews de candidat aux élections municipales à Roubé pour vous indiquer que l'association qui édite le bloc de Roubé, donc le comité de quartier de l'Omelé, rencontre actuellement des difficultés financières comme beaucoup d'associations obésiennes actuellement.

[raclement de gorge] Donc si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez liker, commenter ou partager cette vidéo via les réseaux sociaux. Sinon, vous pouvez également effectuer un don qui sera défiscalisé via le QR code et le lien qui se situe dans les commentaires. Merci pour votre soutien. Donc euh on se tuto on se tutoi. On se tuto et donc je te soumets des portraits de mon cas des des portraits de personnes et tu réagis. Hop. Alors, attends. Ouais. Et tu réagis. Euh, on va commencer simple. Quelqu'un que tu connais ? Hop. Daniel Guirot, c'est le papa. C'est pas banal d'être fils d'un fils d'un mère. C'est ça. Fils d'un élu. Ouais. Ouais. Il n plus là mais ouais et petit papa.

Qu'est-ce que Alors c'est là aussi si tu as des enfants, tu veux leur dire fais de la politique, c'est un métier génial. Et lui il m'a jamais dit ça. Justement, moi je l'ai vu faire même. Non, moi quand je le voyais faire, j'avais pas envie de faire de la poétique parce qu'il bossait trop. Euh maintenant, c'est aussi un élu local. Moi, j'ai vu ce que c'était en fait d'être M, c'est quelqu'un qui comptait pas ses heures quoi. Après, il s beaucoup occupé de nous et on a toujours séparé la politique et le perso. On n pas dans les mêmes organisations politiques. Donc déjà et il m'a toujours laissé libre de faire ce que je voulais. C'est c'est plutôt ça que je ferai à mes enfants.

Moi je laisserai je les laisserai libre de faire ce qu'ils ont envie de faire. Le conseil qui t'a donné, travaille et marie-toi. [rires] OK. Jean-Luc Mélenchon, il paraît que vous l'appelez le vieux. L'ancien ? Non, le le alors le vieux c'est moi je je l'appelle pas le vieux, j'aime pas mais parce que c'est une référence à Mitteran. C'est comme ça que les jeunes appelaient Mitteran. Moi je l'appelle plus l'ancien. Ah c'est une figure pour moi. Il porte tous les combats et toute la diabolisation d'un système qui qui essaie d'étouffer les voies de la paix, de la justice et de l'espoir.

Et donc il a un courage qui est qui est qui est qui est très fort et je lui en je lui en suis vraiment redevable de porter ses combat. OK. Emmanuel Macron. Macron le maudit. Bientôt fini, ça s'arrête bientôt. Heureusement, je touche du bois. Il a fait beaucoup de mal ce monsieur. Il y a pas un secteur de la société qui a pas explosé sous le macronisme. Les paysans, ils ont explosé, les banlieux, ça a explosé, les professions intermédiaires, ça a explosé, les salariés avec les syndicats, ça a explosé. Tout a explosé sous Macron. Donc si la France est dans un état compliqué, c'est en grande partie à cause de lui. Gérardin Manin, notre voisin, c'est ça, c'est notre voisin.

Bah, on n pas très bien compris ce qu'il voulait faire. Alors, il dit qu'il veut être premier adjoint. C'est ça. Moi, j'ai l'impression qu'il a un peu sacrifié Tourcoin sous sur l'hôtel de ses ambitions présidentielles. J'espère qu'on va le battre à Tourcoin aussi. Euh, il nous avit fait une opération sur place net contre la drogue. Oui, je vu. Est-ce que toi tu penses qu'on peut éradiquer le narcotraphique à Roubé ? Oui, mais pas comme ça. Mais je l'avais vu euh lors de l'opération Placennet, je l'avais interpellé. On avait une poignée de main assez ferme euh tous les deux où je avais dit que c'était du cinéma et d'ailleurs euh c'était Rue Julged, je crois.

C'était au croisement de la rue Julged. Euh c'est marrant parce que les camions de CRS, ils sont restés quelques jours et alors en fait les dealers, ils étaient de l'autre côté de la rue et ils se regardaient. Voilà. Donc les CRS étaient mobilisés à un endroit pour être là et les dealers ils s'étaient juste déplacés, ils se regardaient et le le trafic continuait. Et du coup, comment on éradique le narcotrafic ? Parce que ça fait vivre aussi des familles. C'est pas juste un Oui, bien sûr. Bah, il y a la pauvreté mais pas que. En fait, c'est juste il faut qu'on ait des filières de recherche et de renseignement et de police nationale un peu un peu un peu plus costaud.

Quand on éradique la police, quand on diminue par exemple les moyens de la police judiciaire, on peut plus mener d'enquête. Et c'est ce que fait Darmanin. Alors il en il il enlève les moyens qui sont à jouer à ceux qui mènent des enquêtes et qui démantellent les réseaux mais de l'autre côté il fait venir des camions de CRS bah qui regardent les dealers qui sont déplacés à 10 m. Bernard Arnou le né à Roubé Vmerch. Ouais van Dermerch et le peut-être la personne la plus riche du monde c'est ça ou c'est ça ? Il a bien il a bien délaissé Roubé celui-là comme les Français d'ailleurs.

Si si admettons si Jean-Luc Mélenchon devient président de la République, est-ce qu'il lui prend ses 220 milliards d'euros de richesse ou il lui en laisse quand même ? on lui prend [grognement] pas, on redistribue, c'est pas la même chose. Non, mais je pense qu'il y a besoin de, je veux dire, il y a il y a un lien direct entre le fait que les plus grandes fortunes de ce pays sont considérablement enrichies et le fait qu'une partie de notre population, notamment nous à Roubé, on vive dans des conditions extrêmement difficiles. Il y a un lien, c'est il y a de l'argent qui est parti dans des poches et puis qui qui revient plus dans les nôtres.

Et en plus, il y a un il y a une commission d'enquête là qui est en train de se dérouler. En tout cas, il y a le travail parlementaire qui commence à être amorcé. sur le fait que les plus riches millionnaires de ce pays payent pas d'impôts. C'est que nous on paye des impôts. Vous moi, bon moi je suis ça va hein, je touche du bois, je Mais enfin on paye tous des impôts autour de cette place et et les riches non. Voilà parce qu'ils mettent ça dans des holdings et que les holdings elles sont beaucoup moins imposées. C'est 13000 fortunés c'est ça. Ben toujours dans le même genre j'ai Armulier qui est quand même ben le premier au champ est à Roubé. On est à quoi ? Deux pas de Fildart.

C'est là où il y avait ce qui est devenu le part du nouveau monde. Fildar, je suis moins dur avec lui parce que lui il a comment dire, il a conservé une petite dimension paternalisme patronal, on va dire. C'estàd qu'il intervient encore dans quelques endroits. Ils sont jamais trop coupés du nord les muliers. Maintenant, on a eu des gros conflits avec eux sur les fermetures d'champ, sur Auchamp, sur les conditions des salariés et ça bah il y a toujours la lune des classes. Mais je suis moins dur avec lui qu'avec Bernard Arnaud qui lui a complètement oublié Robé.

Euh Bruno Bauel, je le cite parce que comité grand Lille, stratégie de communication et c'est un peu enfin l'île Olympique est devenue grand Lille enfin le l'île 2004 événement culturel qui a fortement influencé sur la politique de marketing de territoire d'oubé qui en gros se décline en trois se décliner en trois parties de la culture CSP plus dans une ville où trois quarts populaires des loft à quoi 400000 € voilà donc c'est pas pour les 47 % de gens précair non et les écoles à 40000 € alors après il faut reconnaître aussi que la la municipalité sortante elle a repopularisé des événements mais c'est mais ça c'est globalement c'est une politique pour Paris appliqué à des roubésiens quoi.

C'est ça le c'est ça le souci. Alors, on fait des grands centres, l'île 2, l'île 2000, l'île 3000, l'île 18000 roubé 450 enfin vous pouvez mettre les chiffres que vous voulez, hein, on peut en faire plein. Mais euh mais cette politique là, elle est pas si effective que ça en fait. Ça marche pas très bien euh ce truc de marketing territorial, c'est c'est beaucoup d'argent dépensé dans des effets de communication. Pour certains ça a marché un petit peu mais Roubé par contre nous nous on pense même que c'est une des clés pour comprendre pourquoi il y a autant de gens qui mettent des ordures et qui s'en foutent aujourd'hui.

C'est que on a communiqué sur Roubé qui était pas là qui qui faisaient pas appel à leur valeur culturelle à eux. Ce qui fait qu'au bout d'un moment à côté bon on s'en fout. Bah quand les élites politiques montrent pas l'exemple c'est difficile pour les citoyens de de suivre et de se sentir impliqués. Je leur en veux moins à eux qu'aux de politique. On passe au bah aux politiques justement les politiques locales. Qu'est-ce que tu as dire de Guillaume Delbar ? Je frappe pas un homme à terre mais il a été démissionnaire et puis il a fini démissionner quoi. Voilà. OK. André Diligent, est-ce que ça t'inspire ?

Alors moi, j'ai connu surtout dans les livres, hein, euh André Diligent, mais c'est vrai que c'est un peu la dernière grande figure. Euh, mais ça reste un homme de droite pour moi, hein, néanmoins. C'est-à-dire que j'ai du respect de ce qu'on voit, de ce qu'il fait, parce qu'il a incarné un autre troubé en fait quelque part, mais ça reste une droite euh patronale, euh centriste. Alors, c'est vrai que c'est rigolo parce que en fait, il était un peu plus à gauche que les dirigeants du PS à l'époque à Roubé. C'est ça qui est rigolo. Alors, on passe à Marc Vent de Devin Keladjoint sous Pierre Prouveau et c'est lui qui a créé financer les comités de quartier et le festival de l'amitié.

Euh c'est une bonne idée le festival de l'amitié. Ça c'est des choses qu'il faut qu'on reprenne. Euh moi j'ai toujours considéré que il fallait qu'on ait des moments de flux de de vie en commun parce que quelque part c'est quand on mange ensemble qu'on se sert les coudes. Donc euh tous ces moments en fait de de fraternité, ils sont importants. Ils sont importants pour notre jeunesse. Ils sont importants pour les anciens isolés. Il faut reprendre le fil de cette histoire là roubé et en plus on a de la chance parce que les roubéiens ils aiment sortir, ils aiment faire des choses en commun. Donc et voilà, on peut le faire. Alors dans ton programme, tu parles des d'un festival 70 nations.

Est-ce que c'est ça ? parce que c'est un peu le la Oui. Alors en fait, il y a il y a il y a plein de choses qu'on veut reprendre hein. Il y a le festival mais moi il y a des choses que je trouve absurdes. Euh le marché de Noël qui est fait devant la le musée de la piscine. Pour moi, le marché de Noël sa place c'est sur la grande place. En plus on est dans des places du nord très minérales qui qui sont faites pour accueillir des événements de masse. C'est pas le cas de toutes les municipalités en France. Bah pourquoi il est pas là-bas le marché de Noël ? Et de la même manière que on a eu la Coupe d'Afrique des nations, il y a pas eu d'événement de la mairie sur la Coupe d'Afrique des nations.

Enfin, je veux dire à la fin vous avez quand même le Sénégal. Voilà, dans les dernières poules de finale, vous avez le Sénégal, vous avez l'Algérie, vous avez le Maroc, enfin c'est intéressant et les gens en plus il on a beaucoup de binationaux de de tous ces pays-là, rien. Donc j'ai si on gagne, quand on gagne, voilà, je touche du bois mais maintenant je dis quand on gagne, on va commencer par la coupe du monde parce que ça sera un événement quand même où il faut qu'il y ait quelques quelques événements importants pour nos jeunes et pour les commerçants, c'est pas mal aussi.

Roger Lemand qui est une figure banication militant de l'Alma des luturbain il a dit on ne transforme plus une ville sans consulter les habitants. Bon c'était en 70 l'Almagar en fait c'est mais c'est pour ça qu'il y a encore une lutte sociale à la mas c'est que je pense que les habitants comme Floriant ils sont empreint cette histoire là profonde de gens qui dans les années 70 en fait refusent d'avoir les grands immeubles HLM qui se sont faits euh à Paris en banlieu et cetera. Ils veulent un quartier vivable, habitable et c'est de là que vient la première grande victoire sur leur rue et la deuxième bah ça sera en 2026. Euh quel gard fous tu mets ?

Enfin, nous on a un exemple ici dans le quartier où tu as un Myiam Co t'en parler. Il y avait un espace vert qui a été transformé en parking goudroné en dégueulasse. Il y a eu un des logements sociaux, le couvent qui a été transformé en lieu culturel qui nous a programmé des soirées techno jusque 6h du matin. Et donc il y a des devis, il y a des permis de construire, des permis d'aménagement. Nous on se disait mais pourquoi dans les permis de construire il n'y aurait pas une exigence de concertation bah d'un lieu dont on sait qu' un impact en fait ça existe. C'est juste que par contre il y a une l'attitude qui est donnée à la municipalité pour le faire appliquer ou pas.

En fait aujourd'hui la mairie, elle a les outils hein pour concerter hein. C'est juste que elle y est pas formellement obligée. C'estàd il y a des étapes de concertation obligatoire mais qui sont très formelles. Mais si la mairie elle veut faire une concertation de qualité euh aujourd'hui les textes de loi il lui permettent. Il y a même pas besoin de durcir la loi. Il faut juste durcir ses exigences envers soi-même. H euh plein des portraits. Ouais. Ouais. Mais c'est pour ça qu'on fait vite. On a terminé lui Jean Macel le président du carnaval de Roubé. Est-ce que pour toi le carnaval qui a une défaite populaire traditionnelle folklorique ça sa place à Roubé ? Oui oui moi j'y crois.

Après c'est vrai que le dernier a pas hyper bien marché. Faut qu'on s'interroge sur pourquoi. Bah il avait programmé en plein Ramadan. Ouais. Ouais. Voilà. Bah c'est pour ça queon peut pas faire des événements populaires en se coupant des moments où les gens sont dispos. Mais mais ouais moi j'y crois. Alors en fait on a on a besoin de ces événements de fête. La fête c'est pas que pour les autres. Hop de le faire. Ouais cinéma c'est une figure culturelle qui est quand même importante à Roubé. Voilà qui a fait un film notamment sur Roubé qui est qui est pas mal. Alors il paraît que c'est inspiré du commissaire Aroun. Ouais et mais surtout il fait jouer des roublésiens dans dans les acteurs.

On a fait un casting ici. Alors elle peut-être que tu connais pas c'est Fleur Barlois. T'en douter qu'on va te poser la question. La reine des rèes une des premières misses roubé en fait et ils ont créé le concours pour alors j'ai appris ça récemment pour financer l'hôpital de la fraternité. Ça je vais le noter. Flore comment ? Flore Barloa. OK. Non je la connaissais pas elle. Ouais. Donc c'est figur on va dire figur emblématique. Remarquerez que les figures féminines à Roubé sont assez peu connues et en fait on a besoin de reprendre un peu ce qu'on appelle le matrimoine parce qu'il y a le patrimoine et le matrimoine. Euh ça manque un peu à Roubé.

C'estàd même quand vous demandez sur internet ou à chat GPT c'est quoi les figures de Roubé ? Il vous met que des hommes et alors que il y a des femmes qui ont participé à l'histoire de la ville. Bah c'est ça. Puis là nous on essaie de maintenir cette tradition là. Vim d'vois peut-être que ça te parle. Il a créé le disco bolos. Ouais. Qui est une œuvre d'art commandée par les habitants euh dont l'affiche est euh là ? Bon, l'art dans la ville euh bah hyper important euh l'art dans la ville alors c'est important mais à condition que les habitants soient dedans. Voilà, c'est ça toute la différence. C'estàd en fait on a besoin d'art.

Moi je crois que c'est un levier d'émancipation et que Roubé peut être une ville d'émancipation que ce soit sportive ou culturelle. Euh on a besoin d'art mais par contre il y a des projets aujourd'hui où on fait venir des collectifs d'artistes euh alors encore une fois je dis pas que tout doit être 100 % voir 1000 % roubé. des apports extérieurs, ça peut être vachement intéressant, mais il faut des gens qui se mettent au service des roubésiens et pas l'inverse parce qu'on a des fois des œuvres culturelles qui sont un peu en décalage avec la réalité d'un quartier. Euh les bombes sur pas loin de la mosquée vers la condition de Pflix, c'était pas l'idée du siècle quoi.

Alors que c'est joli en soi. Mais le signal, il est un peu bizarre le truc avec les bombes qui on a l'impression qu'elle tombe sur la mosquée. Bon, c'est pas top. Euh Labala qui est un artiste connais vu à la dernière manifestation euh à la Pride he Ouais mais il y a la Pride ou et la question c'est le jour de la pride parce que il va y avoir une PR sans doute en mars en avril. Toi maire de Roubé est-ce que tu mets le drapeau LGBT en frontanton de la mairie ? Ouais j'ai a pas réfléchi mais faut voir pourquoi pas. Mais en tout cas, ce qui est important, c'est que alors c'est un peu particulier parce que la dernière Pride en fait a été euh organisée globalement par la mairie.

Euh les avis étaient assez partagés là-dessus, hein, y compris des assauts LGBT qui se disent ça doit pas être quelque chose d'institutionnel normalement ce mais en même temps, il y avait un besoin que ça parte de quelque part. Donc moi, j'y suis allé euh voilà pour soutenir parce qu'il y a une réalité à roué, c'est que on a aussi des personnes LGBT qui ont besoin d'être d'exister, d'être défendu. Donc je verrai ce qu'on fait sur le prochain mais c'est pas moi qui déciderai. Je pense qu'on je verrais ça avec le le collectif mais pourquoi pas. D'accord.

Et là on passe finalement les au candidats du municipal qui est donc Jean-André Louis Bon dont on sait pas aujourd'hui s'il maintient ça les sou. Ouais. Je crois que ça va être compliqué hein. Alors sachez que j'ai gardé en collection le tot bag avec la tête de monsieur Ibon. Je crois qu'il y en a pas beaucoup. Il y en a que 20 en circulation dans la ville. Moi je l'ai gardé. Enfin, c'est c'est Naori Kamala, mon directeur de campagne. Il l'a. On le garde précieusement parce qu'on pense que ça va être un objet de de mémoire d'ici bien d'ici quelques temps. Euh Karim Amrouni très agressif avec moi. Euh je comprends pas pourquoi. Euh je suis pas son adversaire.

Son adversaire ça doit être le maire surtant. Mais tu rends bien quand même. Enfin ah moi quand on me moi je je tends pas l'autre jour. Donc ça c'est une de mes caractéristiques c'est clairement. Mais je trouve qu'il fait une campagne très très agressive contre moi et je sais ce qu'il dit aux habitants et cetera et je trouve ça dommage parce que notre adversaire c'est la droite en fait. Moi c'est pas Garuni mon adversaire. Hop euh Nassimze Glaxali intéressant. Euh je sais pas s'il a déposé sa liste ou pas. Je suis pas sûr qu'il puisse faire un énorme score mais au moins il trace sa route, il trace son sillon.

il est de gauche euh il s'assume comme étant de gauche et je crois que parmi les candidats, c'est le seul qui est né à Roubé. Euh donc c'est pas il est pas inintéressant. Voilà, moi je je suis un peu ce qu'il fait. Euh maintenant bon des fois il il tombe un peu dans la facilité quand il dit que on n'est pas sur le terrain par exemple. Ça me fait rire parce que [rires] je l'ai pas sfu moi personnellement mais bon on est en campagne et quelque part c'est un peu normal aussi. Enfin Alexandre Garçin un pas enfin euh c'est le maire sorti, bientôt sorti Alexandre Garçin. Je pense que il porte sur lui un bilan qui est trop lourd à porter pour ses épaules et donc ça va être compliqué pour lui.

Et enfin David Guerou, qu'est-ce que tu as envie de dire sur lui ? Tiens bon, continue jusqu'au bout et puis et puis 15 et 22 mars, gagne avec ton équipe et et fais briller cette ville. OK. Merci beaucoup. Merci à vous. Je pense dans je pense dans je pense dans je pense dans je vote pour les municipal à [chant]

58:34
Non speech

[musique]

58:37
Locuteur

je pense donc que je vote pour les municipales à Rouber.

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[musique]

58:54
Locuteur

Donc on a des énormes difficultés financières actuellement. Donc du coup on vous demande votre soutien pour aider nos projets et notre association. Donc si vous voulez nous soutenir, vous pouvez donc via le QR code qui va apparaître. Sinon via le lien qui est juste à ta [rires] bien. C'était bien. Ouais. Attends, je peux peut-être faire la dernière partie. C'était quoi ? C'est le cuillère.