Guerre au Liban : "Emmanuel Macron a perdu toute crédibilité", déplore Jean-Paul Chagnollaud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
On va revenir avec vous dans un instant sur la situation et les appels à un cessez-le-feu cette nuit depuis l'ONU : peuvent-ils oui ou non être entendus ?
- 2:05OuverteRéponse directe
La marche vers la guerre entre le Hezbollah et Israël est-elle évitable ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Quel est le rôle de l'Iran dans cette histoire ?
- 8:05OuverteRéponse directe
La France a-t-elle encore une voix qui porte là-bas ?
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bonjour Jean Jean-Paul chagnolo merci d'être dans ce studio vous êtes professeur de l'Institut de recherche et d'études Méditerrané et Moyen-Orient on va revenir avec vous dans un instant sur la situation et les appels à un cesser le feu cette nuit depuis l'ONU peuvent-ils oui ou non être entendu la situation bien sûr au Liban mais justement on va commencer par prendre la direction de Beyrouth pour retrouver notre envoyé spécial Nicolas RER bonjour Nicolas bonjour à Pauline bonjour à tous Nicolas vous êtes arrivé hier soir à Beyrouth la capitale où se massent les réfugiés qui fuitient les bombardements du sud du pays hein oui Apoline en fait c'est c'est vraiment frappant quand on arrive dans la capitale libanaise on voit l'afflu déplacé en fait plusieurs dizaines de milliers de personnes ont fuit les combats notamment dans le sud du pays et beaucoup ont rejoint Beyrouth et ça se voit he les voitures sont garées partout dans un chaos indescriptible certains de ses déplacés sont hébergés chez leurs proches au dorment dans des hôtels ceux qui ne sont pas encore complets les autres ont trouvé refuge dans des écoles ou dans des mosquées transf foré pour l'occasion en dortoir géant il faut s'imaginer des salles de classe où s'entassent jusqu'à 40 personnes avec ou sans matelas pour dormir subsistant grâce à la solidarité des habitants venus leur apporter là de la nourriture ou des vêtements à beyouth en tout cas l'attention est palpable hein les discussions politiques peuvent vite s'envenimer quand les avis divergent on en a été témoin aussi hier et il y a de la résignation hein de la peur chez les Libanais qui se souviennent de la dernière guerre entre le hzbola et Israël c'était en en 2006 il y avait eu plus d'un millier de morts civiles côté libanais et même s'il n'y a pas eu de frappe cette nuit tout le monde a cette dernière offensive en tête Nicolas un cessé le feu de 21 jours est proposé par la France les États-Unis l'Arabie Saoudite qu'est-ce qu'ils en disent les Libanais avec qui vous vous avez échangé alors énormément de de scepticisme sur avec la plupart des des Libanais que nous avons rencontré les paroles c'est bien mais il faut des actes nous att-tons répété cette propession de trêve de 21 jours pourquoi pas nous dit-ons ce matin mais les Libanais ne croient pas qu'Israël arrêtera ses Bombard sauf sauf si les États-Unis et Joe Biden tapent véritablement du point sur la table merci Nicolas Nicolas rert donc en direct de Beyrou je précise également qu'à l'instant on apprend par la voix du consul de France au Liban qu'aucune évacuation de français n'est prévu à ce stade Jean-Paul chagnolo la marche vers la guerre entre donc le hzbollah et Israël est-elle est-elle évitable je crois qu'elle aurait pu être évitée bien entendu parce que c'est un choix fondamental de de de netanou je pense que il aurait très bien pu s'arrêter il aurait pu fondamentalement accepter le cesser de feu à Gaza je crois que c'était ça le point de départ or il a refusé alors même que les conditions à Gaza auraient permis se cesser le feu parce qu'aujourd'hui il est clair que l'armée israélienne contrôle euh la situation sur le plan militaire euh alors mais mais en même temps ça ça ça ça en dit long sur sa politique c'estàd qu'il veut rester à Gaza c'est ça l'idée donc il veut pas de cesser le feu parce que si on se prend si on prend en compte la résolution du 10 Ju qui était la résolution du Conseil de sécurité qui est la base de tout ça ça signifie un on fait un cesser le feu et deux on fait en sorte que les troupes israëlennes se retirent et de ça il n'en veut pas et par conséquent la guerre continue et le l'obstacle suivant pour lui c'estit évidemment le Hezbollah et donc on est dans cet engrenage de guerre qui mène finalement nulle part évidemment euh professeur on entend Emmanuel Macron cette nuit qui appelle non seulement en effet Israël à cessé je cite l'escalade au Liban mais qui immédiatement rajoute qu'il appelle également le Hezbollah libanais à arrêtter ses tirs vers Isra c'est une lecture pour le coup des deux côtés oui bien sûr mais je pense que le hzbolah n'a pas intérêt luême n'a pas intérêt il n'a pas intérêt à il n'a pas intérêt à cette guerre c'est pas sa guerre c'est pas sa guerre il a il a il a voulu montrer une forme de solidarité à l'égard du Hamas et donc il a ouvert un front mais toujours contrôlé jusqu'à ces derniers jours bien entendu et donc s'il y avait un cess le feu à Gaza la raison pour laquelle le sbala s'est engagé disparaîtrait et je pense que ça serait bien pour tout le monde et s'il y avait un cessé le feu une fois encore on pourrait enfin penser en en terme de de d'avenir or aujourd'hui tout est bloqué et j'ajouterai un point très important c'est que si néanou veut faire ça c'est parce que je le répète il veut rester à Gaza et il ne veut pas entendre parler de cette résolution du 10 juin qui implique quelque part qu'on s'intéresse au fond de l'affaire c'est-à-dire au règlement politique du conflit israelllo-palestinien et aujourd'hui la situation à Gaza est absolument désastreuse puisqu'on a entasser pratiquement les 2 tiers de la population Gazaoui dans dans dans le sud autour de Rafa autour de unes et de Malaisie Jean-Paul chagnolo si on se concentre sur ce qui se passe en ce moment même au Liban quel est également le rôle de l'Iran dans cette histoire écoutez l'Iran je crois que n'a pas c'est pas sa guerre non plus n'a pas envie de cette guerre et et je crois que mais il a toujours financé le hbola oui bien sûr mais il y a eu des changements politiques importants en Iran avec un nouveau président Massou pzesquan et la le discours qu'il a fait aux Nations Unies est quand même intéressant il a parlé de cesser le feu en général un gent iraniens et toujours dans des diatribes pas possible à l'égard d'Israël là le président dit il faut un cesser le feu et je crois que je crois que c'est une vérité pour ce qui concerne l'Iran l'Iran a des problèmes internes considérables notamment sur le plan économique et il y a eu des changements peut-être encore mineurs mais important sur plan politique avec ce nouveau personnage qui est entré au fond quelque part comme par effraction dans le système politique parce que le comité d'experts vous savez qui sélectionne les candidats pas vu venir mou ption et et du coup on on a on a quelque chose qui se passe en Iran et la première chose qu'a fait pexquan c'est de prendre comme ministre d'affaires étrangères quelqu'un qui a fait l'accord sur le nucléaire et il a ouvert un dialogue avec les États-Unis donc vous voyez bien on est quel donc il n pas forcément intérêt eux-mêmes à ce que c ils ont fondamentalement intérêt à ce qu'il n'y ait pas de guerre et que cette guerre s'arrête bien entendu la question c'est aussi le la situation des Libanais qui se retrouvent pris en tenaille je voudrais revenir sur une un édito un éditorial de l'Orient le jour qui était cité hier par Mathieu bé Lorient le jour qui dit le Hezbollah dévore le Liban de l'Intérieur Israël promet de l'aniler depuis l'extérieur le hzbollah s'est installé dans le Liban qui sont les interlocuteurs désormais au Liban c'està-dire que on se souvient de Shirak Kiri aujourd'hui on a l'impression que le Liban est comme une coque vide dans laquelle le Hezbollah a pris une partie du pouvoir vous savez c'est une longue histoire c'est d'abord une histoire d'un pays qui a été créé par la France en 1920 avec trois communauté principale les sunnites les chrétiens et les chiites et les chiites pendant très longtemps ont été complètement marginalisés jusque dans les années 70 à peu près c'était au fond le pouvoir c'était les sunites et les chrétiens surtout jusqu'à jusqu'à TF c'estàdire jusqu'en 1989 et aujourd'hui c'est vrai depuis une trentaine d'années le hzbollah est devenu un acteur puissant il est fait partie du système politique mais en même temps il est très lié à l'Iran donc il a au fond une culture chiite régionale qui le liit à l'Iran et d'autre part c'est un acteur libanais nationaliste libanais et donc il y a ces deux ces deux aspects et aujourd'hui malheureusement pour les Libanais et bien il y a pas d'entente véritable encore que il y a des alliances avec les chrétiens pourquoi est-ce que Aoun a été le précédent président libanais a été élu c'est parce que chrétien il avait le soutien du Hezbollah donc c'est un acteur important mais voilà il il est sur des postures qui sont assez radical la France a-t-elle encore une voix qui porte là-bas j'allais dire avec presque une arme à l'œil ça c'est du c'est du passé vous savez je crois que on a vu Emmanuel Macron faire un certain nombre de déclaration avec le drapeau libanais der oui bien sûr mais il trompe d'époque et puis surtout il s'est trompé de de politique je veux dire qu'à partir du du moment où dès les les premiers jours de enfin après le 7 octobre il a fait des déclarations qui sont très en retrait ou très en désaccord avec ce qui était la ligne habituelle de la France il a perdu en quelques jours toute crédibilité à l'égard du Liban mais à la garde de tous les pays arabes enfin la voix de la France é jeanedriant est sur place personne n'écoute jean-udriant part peut-être Macron au Liban il n aucune espèce de d'audience et c'est malheureux parce que la France paradoxalement elle n'est pas écoutée mais elle est attendue il a espèce de paradoxe bizarre on voudrait bien que la France soit ce qu'elle fut mais elle ne l'est plus véritablement Jean-Paul chagnolo merci d'être venu dans dans ce studio vous êtes le président de l'Institut de recherche et d'études Méditerranées et Moyen-Orient professeur des universités [Musique]