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DébatManuel Bompard· 15 juillet 2025 32 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprises

🔴 Face à Lenglet sur LCI !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la symbolique de la suppression des jours fériés pour vous ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Les jours fériés valent-ils pour les riches comme pour les pauvres ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qui va payer le prix de la non-indexation des retraites et prestations ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La suppression d'un fonctionnaire sur trois est-elle symbolique ou réelle ?

  • 13:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'un budget de compression de la dépense publique aura un impact positif sur la croissance ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    La comparaison avec la Grèce est-elle pertinente ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Manuel BompardFait
    « la proposition de supprimer le 8 mai qui je rappelle est quand même la journée la commémoration de la victoire sur l'Allemagne nazi. »
  • 3:30Manuel BompardChiffre
    « le produit en terme budgétaire n'est pas si conséquent parce que il y a bon nombre de de d'emplois dans lesquels vous ne mesurez pas votre productivité au jour. »
  • 5:30Manuel BompardFait
    « Quand vous supprimez 2 jours férier par an, c'est-à-dire qu'en quelque sorte vous allez augmenter le temps de travail sans augmentation de salaire, ça veut dire très concrètement que c'est une baisse du salaire horaire net des Françaises et des Français. »
  • 8:00Manuel BompardChiffre
    « les recettes fiscales sont montées à 45 % du PIB en 2022. Aujourd'hui, elles sont plus bas parce que la croissance n'est pas là. »
  • 9:00Manuel BompardChiffre
    « si les recettes étaient restées au même niveau aujourd'hui en pourcentage du PIB que ce qu'elles étaient au moment où Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le déficit aujourd'hui en France sans les mesures de monsieur Baou, il serait inférieur à 3 % du pays. »
  • 12:00Manuel BompardChiffre
    « les 10 % les plus pauvres vont payer deux fois plus en terme d'impact sur leur pouvoir d'achat que les 10 % les plus riches. »
  • 14:00Manuel BompardChiffre
    « Pour une personne qui est au RSA par exemple, c'est une baisse d'à peu près 100 € sur l'année. »
  • 15:00Manuel BompardFait
    « la France avait atteint un record historique du nombre de personnes pauvres dans ce pays. »
  • 18:00François LanglaisFait
    « les mesures qui sont mises sur la table aujourd'hui par monsieur Bou, elles vont produire de la récession économique. »
  • 19:00François LanglaisChiffre
    « 19 % de l'argent est épargné. Bon, et il part par ailleurs dans le déficit commercial, c'est-à-dire que la consommation s'adresse aux Chinois et aux Allemands. »
  • 21:00Manuel BompardChiffre
    « Les 500 plus riches de ce pays, ils ont vu leur fortune doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. »
  • 23:00Manuel BompardFait
    « toute personne tout député aujourd'hui qui ne voterait pas la censure d'un tel budget sera complice de la mise en œuvre de ce budget. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ce qui va payer très exactement après les annonces faites par le premier ministre François Baou avec nous Manuel Bompard. Bonsoir. Bonsoir.

Merci beaucoup Manuel Bompard. Vous êtes coordinateur de la France insoumise député des Bouches du Rô François l'anglais merci beaucoup d'être avec nous. Éditorialiste économique TF1 LCI.

Alors sans forcer des positions l'un évidemment sociale l'autre peut-être avec une fibre plus libérale. En tout cas ce sera votre échange de vue, votre débat sur les mesures annoncées qui font date données par le premier ministre. qu'on peut peut-être les rappeler d'abord la suppression des jours fériers lundi de Pâqu et 8 mai.

On commencera par là, c'est la mesure qui suscite le plus grand nombre de réaction ce soir. Les retraites et prestations non indexées sur l'inflation, le gel des barêes d'impôts avec ce que ça supposera en terme d'augmentation d'impôts réel pour un certain nombre de françaises et de Français, le non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 à la retraite, le passage de la franchise annuelle sur les médicaments de 50 à 100 €. Le maintien à niveau en réalité ce gel des dépenses de l'État et cetera.

Commençons par la suppression des deux jours fériers euh lundi de pâqu et euh 8 mai. C'est d'abord symbolique et réalité de cette de ce changement. Commençons par la symbolique ce que ça représente pour vous pour l'un et l'autre.

Manuel Bpart. Bah symboliquement ce que j'ai retenu c'est évidemment la proposition de supprimer le 8 mai qui je rappelle est quand même la journée la commémoration de la victoire sur l'Allemagne nazi. Donc je trouve que symboliquement c'est quelque chose avec évidemment avec lequel évidemment je ne peux pas être d'accord.

Oui, lui-même faut se souvenir que c'est François Mitteran qui l' qui en a fait un un jour férier. Ça fait pas si longtemps si je puis dire he pour quelqu'un qui a mon grand âge, c'est-à-dire et c'est pas pour ça que on ne commémorait pas la victoire sur l'Allemagne nazi auparavant. Donc ne nous arrêtons pas sur le jour.

Moi au fond cette affaire des jours fériers m'a semblé être un peu un chiffon rouge, un signal pour dire à tout le monde c'est grave et tout le monde doit mettre la main à la pâte. Et et de ce point de vue, le produit en terme budgétaire n'est pas si conséquent parce que il y a bon nombre de de d'emplois dans lesquels vous ne mesurez pas votre productivité au jour. Prenons un Verp, il faut qu'il fasse ses contrats.

C'est pas parce qu'il travaille ou il travaille pas le 8 mai que ça change. Peut-être l'intensité de son travail va changer les jours qui précèdent mais je veux dire c'est marginal. Et en terme donc de de d'activité économique et de recettes liées à l'activité économique, je pense que c'est une fausse piste.

Le symbole que ça donne ça près 4 milliards je crois. En tout cas, c'est les chiffres qu'ont donné. Voilà, on va revenir à la réalité.

Mais d'abord le symbole que ça donne beaucoup le préjugé qu'il y a sur la France souvent de l'étranger, c'est les Français sont si attachés à leur jour de congé, à leur pont et cetera. Quand le premier ministre va contre cette idée-là, est-ce que c'est bien ? Mais non, mais d'abord bon, vous l'avez dit euh monsieur l'anglais, la la recette mis en face estimée, c'est une recette à hauteur à peu près de 4 milliards d'euros pour les deux jours fériers.

Juste pour quand même que les jours qui les gens qui nous écoutent le comprennent, c'est l'équivalent de ce qui a coûté en quelque sorte la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune. Donc après là, on est dans un débat qui est un débat politique. La question est de savoir si on considère que les Français doivent désormais travailler de jours fériers supplémentaires ou au contraire est-ce qu'on veut mettre à contribution par exemple pour prendre cet exemple de l'impôt de solidarité sur la fortune les plus riches quand même pour que les gens qui nous écoutent le comprennent.

Quand vous supprimez 2 jours férier par an, c'est-à-dire qu'en quelque sorte vous allez augmenter le temps de travail sans augmentation de salaire, ça veut dire très concrètement que c'est une baisse du salaire horaire net des Françaises et des Français, de l'ensemble des Françaises et des Français. Si on fait le calcul, monsieur l'anglais, vous pourrez le vérifier, ça fait à peu près 1 % de baisse du salaire euh horaire des Françaises et des Français. Et ben je suis désolé mais cette situation euh de déficit à laquelle on est confronté aujourd'hui, personnellement, je ne suis pas d'accord avec l'idée que l'effort doit reposer sur l'ensemble des Françaises et des Français.

Je pense au contraire que l'effort doit reposer sur une petite minorité qu'on a largement profité depuis des années et des années de la politique d'Emmanuel Macron et qui peut être mis davantage à contribution. Écoutez, les jours fériers, ils valent pour les riches comme pour les pauvres. De ce point de vue, je suis pas sûr que on travaillez pas de la même manière les jours fériers, monsieur.

Bah euh écoutez, tous ceux qui travaillent, tous ceux qui travaillent profitent de jours férier et n'en profiteraient plus. C'est ça. Bon, mais c'est quand même la grande majorité des gens et de ce point de vue, ça rejoint le diagnostic sur la quantité de travail en France est insuffisante.

Ce qui est vrai, c'est vous rappeliez tout à l'heure, Darius les chiffres quand vous prenez l'ensemble des heures travaillées que vous divisez par le nombre d'habitants ? Rappelonsles, rappelons-les peut-être comme ça, on aura vos réactions à l'un et à l'autre sur le sujet. Italie 767, Espagne 731, Allemagne 752 et on descend à la France à 666.

Alors que ce chiffre il est très contesté parce que vous l'avez dit vous-même, il est renvoyé à l'ensemble de la population et pas à l'ensemble de la population quand même de choses très différentes. Non, il y a des bia qui sont des biais démographiques. Monsieur, reconnaissez-le au moins s'il vous plaît.

C'est l'intérêt de ce chiffre, c'est qu'il n'est pas lié à la population active. Ah d'accord. Mais donc il ne veut rien dire.

Si laissez-moi juste les enfin vous vous connaissez ça aussi bien que moi. On met en rapport une quantité de travail avec le nombre de personnes qu'il y a à faire vivre qu'il soi actif ou pas. Et on voit bien qu'en France le socle de travail sur lequel on prélève les recettes pour financer la redistribution, il est plus étroit qu'elle.

Alors alors monsieur l'anglais, c'est intéressant votre remarque parce que alors si c'est ça le problème, alors le problème il est pas le fait que une personne individuellement ne travaille pas suffisamment dans la semaine, dans l'année ou dans la vie. C'est le fait que et sans doute il faudrait faire en sorte qu'il y ait davantage de gens au travail et que les gens travaillent plus longtemps que que la carrière soit plus longue. Je ne crois pas.

Ça ne se joue pas sur la semaine ni même sur le temps de travail même sur la vie de mon point de vue. Et donc la question qui est posée c'est comment on fait en sorte que des gens qui aujourd'hui soient sans emploi, sans travail puissent effectivement avoir un emploi et un travail. Mais pardonnez-moi, la réponse qui est proposée aujourd'hui par monsieur Baou qui consiste en fait à prendre individuellement les gens et à leur dire "Vous allez travailler 2 jours de plus dans l'année", ne répond pas de ce point de vue-là à cet objectif.

Pas complètement en tout cas, c'est certain. C'est pour ça que je rejoins ce qui était implicite dans votre question. On est dans une mesure symbolique et et on on met un coup de staby pour dire la situation est vraiment grave.

C'est quand même ça le le le le la morale de cette soirée. On peut contester les mesures. Bon, d'ailleurs moi-même je suis pas en adéquation avec tout, loin s'en faut.

Mais c'est quand même la première fois qu'on a un chef de gouvernement qui fait un constat sans détour sur l'état des finances publiques. Quand Pierre Moscovici tout à l'heure, il l'a fait avec son ses prudences de premier président de la Cour des comptes, mais il dit en gros là la sonorité de droite est plus forte que la sonorité de gauche. Est-ce que c'est votre sentiment ?

Bah évidemment, d'abord euh je suis pardonnez-moi, mais le constat c'est un constat erroné et en fait ce que ce qui ce qui m'inquiète depuis cet après-midi, les chiffres ils sont pas éoné monsieur, on va on va y venir sur les chiffres monsieur l'anglais. C'est que tout le commentaire politique et médiatique à quelques exceptions près s'appuie sur un constat qui un constat faussé qui consisterait à dire si aujourd'hui on a une situation de déficit, c'est parce que en quelque sorte on dépense trop. Alors que la vérité, et vous le savez comme moi, monsieur Langlais, c'est que si vous comparez par rapport à 2017, au moment où Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, globalement les dépenses publiques en pourcentage du PIB sont restées à peu près stables.

Ce qui a baissé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, c'est les recettes. Pourquoi ? parce qu'Emmanuel Macron a fait des cadeaux fiscaux, des cadeaux fiscaux au plus riches.

J'ai parlé de l'impôt de solidarité sur la fortune aux grandes entreprises et donc ces recettes elles ont très largement baissé de tel point que si les recettes étaient restées au même niveau aujourd'hui en pourcentage du PIB que ce qu'elles étaient au moment où Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le déficit aujourd'hui en France sans les mesures de monsieur Baou, il serait inférieur à 3 % du pays. Non, votre raisonnement est biaisé, pardonnez-moi. Ah non, pardon, il est pas biaisé, il est tout à fait exact. parce que les recettes fiscales dépendent de deux paramètres, le niveau des impôts et la croissance économique.

Or, bien sûr, il a baissé un peu les impôts quand il est arrivé, on y reviendra si vous le souhaitez, mais entre-temps, les recettes fiscales sont montées à 45 % du PIB en 2022. Aujourd'hui, elles sont plus bas parce que la croissance n'est pas là. C'est pas du tout parce qu'on a baissé les impôts.

On est au plus haut de toute l'histoire du pays et au plus haut du monde entier. Non, ce n'est pardonnez-moi monsieur l'anglais, mais moi précisément je vous fais des comparaisons, on va pas rentrer dans un débat trop technique, mais qui sont en proportion du PIB. Donc bah oui, donc j'annule l'effet de la croissance.

Pardonnez-moi de vous dire bah si puisque précisément en proportion du PIB, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, les recettes avaient un certain niveau et aujourd'hui elles ont baissé des pour vous c'est un idéal. Un pays où le niveau des impôts ne cesse de grimper. Un pays où le niveau des impôts est le plus élevé du monde.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je vous dis que ce qu'il y a, je vous dis non. Je vous dis que le déficit aujourd'hui auquel on est confronté, il a été créé artificiellement par la baisse des recettes et donc si on veut répondre à cette situation parce que personne peut se satisfaire d'un déficit de 6 % presque 6 % du PIB, alors la réponse elle doit tenir compte de ce diagnostic.

Et tenir compte de ce diagnostic, ça veut dire augmenter le niveau de recette. Non, je dis pas augmenter les impôts, je dis augmenter les prélèvements sur une partie de la population, une catégorie de la population qui quand même, monsieur Longlet, a très largement profité de la politique d'Emmanuel Macron depuis qu'il est arrivé au pouvoir. Dois-je vous dire que les 500 plus riches de ce pays, ils ont vu leur fortune doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir ?

Peut-être qu'ils peuvent contribuer un peu. Je n'ai pas d'action Macron, pas du tout. Je faites ce que vous voulez d'ailleurs si vous en avez.

Pas grave. Non, ce que je veux dire c'est que je ne me mettrai pas dans le la position du défenseur de la politique économique qui a été tenue. Je je la juge très imprudente et je pense qu'elle nous a mis dans une situation très problématique justement à cause de ce déficit et de l'accumulation de la dette qui aujourd'hui étrangle toute marge de manœuvre.

Et il faut bien réagir à ça. Vous prenez les grandes masses. En réalité quand vous voyez les dépenses de l'État, une très grande partie c'est de la redistribution.

La redistribution, ça va à qui ? Aux français. Bah écoutez, c'est par là qu'il faut commencer pour redessiner un peu le périmètre de notre état providence.

Ben écoutez, il a été conçu à une époque où il y avait un actif pour un cotisant. Aujourd'hui, tous les ratios sont détériorés. La croissance était à l'époque à 3 4 ou 5 %.

Elle est aujourd'hui à moins de 1. On ne peut pas faire tomber l'argent du ciel. Parlons de cette de un instant, parlons de ça.

Est-ce que vous pensez sincèrement, y compris mettons de côté les questions de justice fiscale, d'égalité qui sont très importantes pour Mais mettonsles juste un instant de côté monsieur l'anglais regarde de l'expérience que vous avez y compris de l'observation de ce qui a été fait dans d'autres pays, est-ce que vous pensez sincèrement qu'un budget comme ça, qu' un budget de compression de la dépense publique, de compression de l'investissement public, est-ce que vous pensez sincèrement que ça avoir un impact positif sur la croissance ? La vérité c'est que les mesures qui sont mises sur la table aujourd'hui par monsieur Bou, elles vont produire de la récession économique. Le budget de cette année, il a déjà diminué les prévisions de croissance par de vous pouvez pas faire comme si vous ne l'avez pas vu.

Et ce budget, il fera pareil pour une raison simple. Après, je vous laisse répondre pour que les gens qui nous écoutent le comprennent, c'est que quand vous vous attaquez par exemple, parce que c'est ce qui est proposé dans ce dans par exemple quand vous refuser de revaloriser les pensions de retraite, le RSA, les prestations sociales et cetera, mais à la fin c'est des gens qui sont déjà dans très lourde difficulté qui encore moins de moyens, donc vous allez baisser la consommation populaire, donc vous allez baisser les recettes fiscales. Vous êtes en train de nous amener dans un cercle vicieux de l'anglais deux éléments.

Le premier, c'est que vous aurez noté comme moi que depuis quelques années, alors que les transferts sont assez importants, l'argent part sur les livres d'épargne. 19 % de l'argent est épargné. Bon, et il part par ailleurs dans le déficit commercial, c'est-à-dire que la consommation s'adresse aux Chinois et aux Allemands.

En clair, la dette publique française fait tourner les usines allemandes et chinoises. C'est un autre problème. Formidable.

Je suis très heureux qu'un libéral comme vous rejoigne les propositions y compris de protectionnisme que nous défendons depuis des années et des années pas libre échangiste et je l'ai je ne ah bah on aura au moins un point de convergence dans la je vous l'apprends peut-être qui portera le fardeau pardon quand on regarde les décisions enfin les le projet de François Baerou concernant notamment les retraites les pensions les prestations non indexé il considère que ça peut rapporter 7 milliards d'euros cette nondexation sur l'inflation en 2026 selon vous ça fait que le le poids Le fardeau sera porté par qui ? En l'occurrence là, c'est l'ensemble de la population quasiment. C'est-à-dire c'est c'est très c'est égalitaire.

Non, bah plus ou moins c'est c'est ça frappe davantage ceux qui payent l'impôt sur le revenu que ceux qui ne le payent pas par définition. Mais ça va faire entrer dans le champ de l'impôt sur le revenu probablement 200000 300000 foyers. On ne sait pas très bien.

Et par ailleurs, ça va augmenter la contribution de chacun de ceux qu'il paye aujourd'hui. Ceux qui ne le payent pas, par définition en sont protégés. Pour autant euh s'ils ont des allocations, ils vont être pénalisés à la hauteur de 1 %.

C'est 1 % la valeur de l'inflation. Donc le man à gagner sera de 1 %. On peut pas dire c'est nul.

On peut pas dire non plus que ça soit euh insupportable hein. Alors monsieur Langlet en fait il est on a déjà la réponse à cette question. Qui va payer le le prix de ce que monsieur Baou appelle l'année blanche ?

Moi personnellement, j'appelle plutôt l'année noire ou l'année rouge. Euh et l'Institut des politiques publiques a fait une étude très claire sur les impacts de cette mesure. Les réponses sont très claires.

Les 10 % les plus pauvres vont payer deux fois plus en terme d'impact sur leur pouvoir d'achat que les 10 % les plus riches. Je veux dire, c'est c'est incontestable. Vous pouvez consulter cette cette étude de l'institut de des des politiques publiques.

Vous dites "C'est pas très grave, c'est peu et cetera quand même pour que les gens qui nous écoutent le l'entendent." Pour une personne qui est au RSA par exemple, c'est une baisse d'à peu près 100 € sur l'année. On parle de gens dont 75 % d'entre eux vivent déjà sous le seuil de pauvreté.

En moyenne pour les retraités, ça va perdre à peu près 350 € sur l'année. Donc vous pouvez dire c'est peu, mais quand vous êtes sous le seuil de pauvreté, que vous êtes au RSA, que vous avez déjà des ressources toutes petites et qu'on vous dit que vous allez avoir 100 € de moins sur l'année, pardonnez-moi, mais personnellement, je trouve pas que ça soit peu. D'autant plus ça vous a pas éché échappé que la semaine dernière, on a quand même appris que la France avait atteint un record historique du nombre de personnes pauvres dans ce pays.

Donc réduire les rémunérations des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, je crois pas que ça aille dans la bonne direction. Si notre objectif, je pense qu'il est partagé, c'est de lutter contre la grande françis. Le le on peut pas continuer à avoir 200 milliards de déficits par an, c'est pas possible.

Alors vous dites proposition, non mais vous dites on va imposer mais si vous imposez la France à hauteur de 200 milliards, vous allez tuer la bête. Et finalement les plus pauvres dont vous vous faites le défenseur, ils en seront les victimes aussi. Soyez pas une mauvaise foi.

Mais attendez, la proposition de monsieur Baou, elle n'est pas à hauteur de 200 milliards. Vous en êtes d'accord ? Non non non.

Mais je parle de vos propositions. Alors moi je vais vous mettre mes propositions mais mais attendez moi je vais vous parler de mes propositions mais si vous voulez bien soit clmanuel Bonard ça veut dire que dans votre optique il faudrait augmenter certains impôts et non pas avoir cette tactique ici et évidemment mais je vais vous dire les choses soit très précis je vais être très précis on cherche 40 milliards apparemment c'est c'est ce que monsieur Baou met sur la table deux mesures deux pas 40 deux première ce qu'on appelle le tax la tax du c'est-à-dire le fait que les les personnes les plus riches en tout cas les personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine payent au moins moins 2 % en impôt à hauteur en pourcentage de leur patrimoine. Bon, ça c'est une une mesure qui touche 1800 personnes et qui permet de rentrer entre 15 et 20 milliards d'euros dans les recettes de Alors, là-dessus d'abord, là-dessus d'abord, qu'est-ce que ça causerait ou qu'est-ce que ça créerait selon vous au François Langlais ?

Le problème c'est que on ne peut pas faire ça tout seul. Nous ne vivons pas dans une île. Donc si vous faites ça mécaniquement et on l'observe en ce moment même invivu au Royaume-Uni, le Royaume-Uni a supprimer un régime fiscal qui était très avantageux pour les personnes fortunées.

C'est ce qu'on appelait le nonom. Mais ces gens-là partent par dizaines, par centaines, par milliers. Ils vont s'installer notamment en Italie qui est un régime fiscal très intéressant pour les personnes riches.

Donc on peut dire "Ah bah on voudrait vivre dans le monde tel qu'il est, que tout le monde soit égal et cetera." Non mais c'est que il y a quand même un rapport de force. Vous ne pouvez pas attendre que les gens restent sous le marteau fiscal que vous avez concocté pour eux.

Ils ne vont pas attendre gentiment de se faire écraser. Je peux le regretter, vous pouvez le regretter. C'est la réalité.

Moi, je vis dans la réalité comme vous. Deux éléments. La rentabilité du patrimoine des personnes dont on est en train de parler.

Vous déplacer la discussion. Moi, je vous parle de la faisabilité de Je vais vous en parler. Mais je vais vous en parler mais d'abord quand même la rentabilité du patrimoine des personnes dont on est en train de parler est entre elle est entre 5 et 6 % chaque année.

C'estd que même si vous les imposez à 2 % ils vont continuer à s'enchir. Leur patrimoine va continuer à grossir premièrement. Deuxièmement là je suis un peu surpris vous avez pas regardé le dispositif que nous proposons avec sérieux parce que dans ce dispositif nous proposons pendant 5 ans le fait que même si une personne part dans un autre pays elle devra continuer de s'acquitter de son impôt en France.

Maisain vous perrez à ce moment-là d'une autre façon les gens ne viendront plus s'installer en France ils sont en France mais ils sont libres ça vous embête mais les gens sont libres non ça m'embête pas mais je pense que les gens ils peuvent être un peu patriotes quand on a construit son patrimoine on l'a construit grâce au services publics en France grâce aux formations en France c'est normal c'est normal qu'on contribuela éant parenthèse les Américains ont des moyens de coercition mondiaux qui sont pas ceux de la France ça c'est son fait attendez qu'est-ce qui nous empêche aujourd'hui comme c'est dans cette proposition de dire que si une personne parle part pardon pendant un cas elle va continuer de s'acquitter de l'impôt qu'elle doit à la France enfin quand même vous pouvez pas accepter l'idé une force d'attrition non ce n'est pas sur la création d'entreprise c'est évident regardez par exemple parlons d'un exemple concret c'est des gens qui ne sont pas patriotes pouvez pas les défendre non mais je je constate les choses c'est pas constatez pas vous donnez un point de vu non c'est un c'est c'est pas un jugement proposé des réponses le rapport de force se regarder les fondateurs de Mistral, c'est la pétite française et cetera qui sont riches, je sais pas milliards, je ne sais pas très bien, peu importe. En tout cas, ça se libelle en dizaine de zéro derrière. Vous allez arriver au pouvoir ou en tout cas si on suivait vos préconisations, on va dire "Monsieur Mistral, payez-moi 100 millions par an." Mais les gars, ils n'ont même pas cet argent.

C'est pas vrai. Mais mais ils ne l'ont même pas parce que l'entreprise est en construction et que les revenus qu'elle génère, elles sont ils sont largement hypothétiques. Donc monsieur Mistral partira s'installer monsieur l'anglais monsieur si vous me trouvez là, excusez-moi, pardon, mais si vous me trouvez la personne qui n'est qui a un patrimoine de plus de 100 millions d'euros et qui n'est pas capable de s'acquitter dans l'impôt de 2%, ce n'est pas vrai.

Et d'ailleurs monsieur d'ailleurs monsieur Zukman qui a porté cette taxe a déjà répondu à cet argument et il a fait la démonstration que c'était faux. Je vous invite à consulter sa réponse. Vous me demandiez mes mesures par mesure la seconde là, c'est juste pour illustrer la discussion, c'est une recette fiscale qui est entre 20 et 25 milliards d'euros.

D'ailleurs, ce sont les deux mesures des mesures que nous avons réussi à faire voter l'année dernière à l'Assemblée nationale. Si on était un peu dans une démocratie quand on vote des mesures, c'est ce qu'on appelle l'impôt universel sur les entreprises. C'est-à-dire que quand une multinationale aujourd'hui produit à un chiffre d'affaires conséquent en France, mais qu'on se rend compte que le bénéfice qu'elle déclare en France ne correspond pas au chiffre d'affaires qu'elle a réalisé en France.

C'est-à-dire entre vous et moi qu'elle a des dispositifs d'évasion d'optimisation fiscale. Bon de faire en sorte qu'on puisse demander à ces entreprises de s'acquitter de l'impôt au regard d'affaires et non pas au regard du bénéfice qu'elles ont déclaré en France. C'est entre 20 et 25 milliards d'euros et c'est pas pour leur faire payer plus d'impôts, c'est juste pour demander à parce qu'on va on va revenir au Baou.

Mais mais réponse là-dessus de François. Non mais comme comme moi vous écoutez les informations, vous regardez la télévision, vous lisez les journaux. Vous avez vu que il y a 8 jours, Donald Trump, président des États-Unis, a remis en causeilier un accord mondial avec un impôt minimal à 15 % pour l'impost des bénéfices.

C'est le monde tel qu'il est. C'est bien la preuve qu'il faut agir unilatéralement. C'est le monde tel qu'il est, c'est que vous ne pouvez pas venez tirer une balle dans le pied dans le débat, monsieur, vous ne pouvez pas agir unilatéralement.

Et justement, l'OCDE était parvenu à un accord de la communauté mondiale cimenté par l'accord de Joe Biden qui a volé en éclat. C'est la réalité des choses. Après, vous pouvez dire "Venez chez moi, je vous matraque et vous serez très heureux." Je ne suis pas en train de parler de les matraqu enfin vous êtes en train de défendre l'idée qu'une entreprise qui réalise une partie significative de son chiffre d'affaires en France, vous trouvez ça normal qu'elle aille déclarer ses bénéfices ailleurs, qu'elle utilise des méthodes qui sont des méthodes de contournement de la loi.

Mais à n'importe quel français, vous ne direz pas ça monsieur les détournements de la loi, il faut les punir. C'est pas la même chose que de changer un régime fiscal pour se mettre complètement en marge de la communauté. C'est pas charg fiscal, c'est donner les moyens que les gens les entreprises en l'occurrence payent qu'elles doivent payer en ça fait 40 milliard proposition de Françis Baou.

J'ai compris mais juste dire quand même parce que j'ai présenté mes propositions et il y a celle de monsieur Baou. Pardon mais moi l'avantage de mes propositions c'est qu'elle ne mette pas à contribution le peuple qu'elle ne crée pas plus de souffrance qu'elle ne crée pas plus de pauvreté. Peut-être qu'elle va embêter les 1800 personnes qui ont un patrimoine.

Peut-être qu'elle va ralentir aussi les créations d'entreprise. Peut-être qu'elle va faire partir d'autres entreprises. Peut-être qu'elle va dissuader les entrepreneurs d'entreprise elles ont jamais atteint un record aussi important que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.

Donc c'est pas encore un mot làdessus. Pardon, excusez-moi. Je je je pense que une politique comme celle-là, elle a un coût qui n'est pas apparent au début mais qui sur 2 ans, 3 ans, 5 ans, c'est votre point de vue un mécanisme.

Mais on l'a expérimenté. Non, ce n'est pas vrai. Mais si en France, on a eu un déficit de croissance à cause de ça, de la complexité des impôts.

Franchement, la taxman, elle est soutenue par il y a eu une tribune soutenue hier la semaine dernière par que quasiment 15 prix Nobel d'économie. Donc moi, je veux bien que vous soyez savez mieux que mais peut-être qu'il disent pas non plus n'importe. Monsieur Bompard, monsieur Bompard et monsieur l'anglais, revenons aux propositions de François Baou concernant cette fois les fonctionnaires parce qu'il s'est passé là quelque chose où en tout cas il y a une clarté de la proposition approuvé ou désapprouvé.

François Baou dit non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 mois de la retraite 3000 postes supprimés. On l'entendait tout à l'heure avec Pierre Moscovici il y a un peu d'incertitude sur ce que ça représente. Est-ce que c'est combien de milliers de fonctionnaires ?

Il y a actuellement 5,8 millions de d'agents de la fonction publique en France. Ça veut dire à peu près 20 % de l'emploi total. Premier ministre parle de ne pas renouveler un fonctionnaire sur trois qui partirait à la retraite.

D'abord sur le message que ça donne là encore et ensuite on viendra sur le l'effet réel sur le message que ça donne. Écoutez, c'est une mesure qui me paraît pas très opportune parce que on peut s'interroger sur le périmètre de l'État et dire ça n'appartient plus à l'État, il faut privatiser, l'État n'a rien à faire là et à ce moment-là faire évoluer le statut des agents évidemment. Pour autant décider sur un trait de plume que le nombre de suppression d'emploi et de temps le le le nombre m'étonne d'ailleurs parce que il y a 45000 départs à la retraite chaque année dans la fonction publique d'état.

Alors si c'est le cas, ça voudrait dire 15000 chaque année. Donc il y a une petite incertitude sur ambiguité sur sur ce nombre qui me paraît curieux, qui en tout état de cause est symbolique et qui je pense ne prend pas le problème dans le bon sens. Ah pardon.

Si c'est 15000 chaque année, c'est pas que symbolique. Non mais enfin quand on entend combien les politiques sont prudents sur d'habitude, il se passe quelque chose. Ce que je veux dire, c'est qu'on prend pas le problème dans le bon sens.

Il faut s'intéresser au fonctionnement de l'État, à son efficacité, à son rapport qualité- prix. Il il coûte cher, il doit coûter cher, je veux dire, il fait des choses très importantes, il assure la sécurité, l'enseignement et cetera, mais il doit le faire de la façon la plus efficace possible. Et ça n'est pas en diminuant le nombre d'emplois avant même d'avoir travaillé sur la structure et l'organisation qu'on y parviendra.

Écoutez, c'est le retour aux années Sarkozy. Ça a existé. Ça s'appelait la revue générale des politiques publiques.

C'était une personne sur deux qui part à la retraite, un fonctionnaire sur deux qui ne part pas à la qui part à la retraite n'est pas remplacé. Ça s'est traduit pendant le mandat de monsieur Sarkozy par à peu près 70000 postes d'enseignants en moins et par à peu près 10000 postes de policiers en moins. Et et tout le monde a plutôt considéré que ça avait été un fiasco puisque quand il y a eu un changement de euh majorité, euh on est revenu en arrière sur cette sur cette mesure.

Moi, vous savez, à un moment il y a pas juste les chiffres, après c'est des réalités concrètes. Donc il va falloir me présenter la famille qui considère que finalement il y a trop de fonctionnaires. C'est pas grave si euh dans l'école de ses enfants, il y aura pas d'enseignant l'année prochaine.

Euh il va falloir me présenter la personne âgée par exemple qui a besoin d'avoir accès aux soins euh et qui sera très contente si la prochaine fois il y aura pas d'infirmier ou d'infirmière pour pouvoir prodiguer les soins. Parce que très concrètement derrière les chiffres, on parle de réalité humaine, vous voyez, on parle de gens qui exercent une fonction, une mission de service public. Et je pense que j'ai pas besoin de vous convaincre que nos services publics sont déjà très largement sous-dotés, qu'il y a beaucoup de souffrance au travail, que le service rendu malheureusement parfois s'en ressent y compris du point de vue des usagers.

Et donc je pense qu'il y a quelque chose à ne pas faire. C'est bien ça. Précisément pour que les Français aient le droit d'avoir accès à des services publics de qualité.

Mais je vous rejoindrai assez là-dessus. Je pense que alors je vais en tirer des conclusions qui ne vont pas vous plaire mais je pense que euh de fait la redistribution en France a dévoré l'État régalien et son fonctionnement et ses moyens. C'est-à-dire qu'à force de créer des allocations pour tous les pasculptures, les aides au repris de chaussettes, à la réparation de de postes de télévision, et bien effectivement les services publics n'ont plus de Mais non, j'exagère pas. regardz la part de la redistribution, elle n'a jamais été aussi importante.

Alors, il y a bien sûr les retraites qui comptent là-dedans, la démographie, mais pas seulement. On est à 35 ou 36 % du PIB. Et bien aujourd'hui, avec la structure de financement que nous avons de l'État, ça ne fonctionne pas sans un déficit de 200 milliards.

C'est ça moi qui préqu monsieur l'anglais. Si on taxait comme une brute, j'ai bien compris vos prix Nobel et cetera. Je sais pas d'ailleurs où ils ont eu leur Nobel parce que là, monsieur Langlet, vous êtes un petit peu arrogant si je peux me permettre, mais c'est pas grave.

Euh ce que je veux dire, c'est que là-dessus, je ferai plus conscience à un praticien de l'économie, des chefs d'entreprise qui justement se déterminent par rapport aux perspectives qu'ils offrent pour leur à la fois leur travail et leur entreprise que à quelqu'un qui analyse les choses en terme macroéconomie. Les Nobels, il y en a dans tous les camps soyons honnête comme les juristes revers pour ça que je répondais ça à monsieur Lang. Vous me l'avez envoyé d'un revers de la main en disant lisez les analyses du Nobel. truc peut pas marcher, personne est d'accord avec je me permets de dire qu'il y a un certain nombre de références qui pensent quand même pas une écoutez le premier ministre quand il fait une comparaison qui a fait lever l'oreille d'ailleurs volontairement il l'a amené au début de son intervention quand il a comparé avec la Grèce et tout le monde se rappelle la gravité de la situation en Grèce la tragédie qu'ont vécu les Grecs et ils s'en sont ils sont ils commencent à s'en relever mais enfin ils reviennent de très très loin.

Écoutez la comparaison que faisait François Vaou. Le peuple grec, l'État grec ont dû consentir des sacrifices immenses. Ils ont dû baisser de 30 % les retraites et de 15 % le salaire des fonctionnaires.

Et c'est exactement ce que nous ne voulons pas. Et c'est pourquoi il faut constater que c'est là que nous en sommes et c'est pourquoi c'est notre moment de vérité. Voilà.

Et soulignons bien premier ministre dit c'est justement pour éviter le scénario grec qu'il faut toutes les mesures dont il parlait. Est-ce que vous prenez ou non la comparaison ? Écoutez on est l'ordre de grandeur n'est pas le même mais il faudrait comparer justement les chronologies.

On a probablement quelques années de retard par rapport à à la Grèce et à l'évolution de la détérioration incroyable des finances publiques qui est la commun degré d'urgence. Mais mais on approche du point de non retour, ça c'est sûr, celui qu'on appelle le point de l'emballement, c'est-à-dire le point à partir duquel les intérêts de la dette finissent par dévorer toutes vos marges de manœuvre. Et là, pour le coup, François Baï a raison quand il dit on ne baisse pas en valeur réelle les indemnités, les allocations, les pensions.

Mais si vous laissez se détériorer les finances publiques, il y a un moment vous êtes obligé de faire ça. Bon, d'abord le constat alarmant que vous décrivez, je ne m'y retrouve pas du tout. Est-ce que vous savez, monsieur l'anglais, qu'en 2030, en France, la charge de la dette publique sera inférieure à ce qu'elle était en 2000 ?

Mais bon, d'où ça sort ça ? Mais mais c'est complètement faux. pas complètement vous le compar mais mais monsieur l'anglais vous devriez pas jouer sur ce sujet parce que vous savez ce qu'on va faire c'est qu'à l'issue de cette émission je publierai mes sources mais non mais sur les réseaux sociaux et vous publierez les votes parce que sinon c'est un peu facile.

Vous voyez attendez ce que je suis en train de dire en 2000 la dette était beaucoup plus basse qu'aujourd'hui. pourcentage du PIB, en pourcentage de la richesse qu'on produit chaque année. Je vous dis que la charge de la dette y compris en 2030 sera plus faible que ce qu'elle était y compris dans les années au début des tel que c'est prévu aujourd'hui premièrement.

Premièrement, deuxièmement, monsieur l'anglais, la situation en Grèce, moi je veux bien qu'on fasse des comparaisons, mais le déficit en Grèce au moment où on été mis en place les plans d'austérité était de 15 %. D'accord ? Donc à un moment faut faut pas non plus raconter n'importe quoi.

Par contre ce qui est vrai c'est que la recette qui est aujourd'hui choisie par monsieur Baou est une recette assez proche de celle qu'on a eu en Grèce où ça s'est traduit par une hausse de la TVA, une baisse du SMIC et cetera. Mais quel a été le résultat économique des mesures d'austérité en Grèce ? Les mesures d'austérité en Grèce elles se sont traduites par le fait que un/art du PIB s'est évaporé.

Vous me parliez tout à l'heure d'impact sur la croissance et c'est ce que je vous disais tout à l'heure. Le problème c'est que l'austérité budgétaire, elle produit de la récession économique et comme elle produit de la récession économique, elle se traduit par moins de recettes fiscale. Et comme elle se traduit par moins de recettes fiscale et ben il faut encore plus d'austérité budgétaire.

Donc pardon mais si le modèle de monsieur Bairou c'est la Grèce bah précisément les recettes qu'il proposent, il devrait vraiment pas appliquer celles qui ont été appliquées à la Grèce. Vous ne pouvez pas dire la la charge de la dette de 2000 et cetera. Non, on a aujourd'hui 114 % du PIB de la dette.

En c'est moins que la Grande-Bretagne et États-Unis en 2000, on avait combien ? Deux fois moins de fois moins. Ce n'est pas vrai.

Mais si, mais ce n'est pas vrai. En pourcentage du PIB évidemment, mais en pourcentage du PIB, nous avions deux fois moins monsieur. Bah, on fera la comparaison si vous voulez.

Est-ce que oui ou non le pourcentage le niveau des taux d'intérêt peut jouer et faire que momentanément à une dans une année passée. Oui, mais la base Pourquoi momentanément ? Non.

Non, mais parce que les taux d'intérêt, ça change et ça change beaucoup. D'accord. Mais ça peut changer dans les deux sens.

D'accord. que ça change dans le mauvais en ce moment. Est-ce que oui ou non ?

Prenons un exemple à à paramètre constant. Est-ce que oui ou non aujourd'hui la dette en France est inférie à la dette en Grande-Bretagne aux États ? Non c'est la même à peu près.

Ah moi je veux bien quand les chiffres vous conviennent pas vous dites qu'ils sont pas vrais. Mais mais c'est la même à peu près. Non c'est les c'est inférieur en France que en Grande Bretagne aux Étatsun.

Mais vous avez vu ce qui se passe au Royaume-Uni où les les premiers ministres sont virés par des accès de marché. Ça risque d'arriver en France sans doute d'ailleurs. Ben oui, mais si ça vous semble enviable, pardonnez-moi, on n pas envie dans fait, vous vous comparez au plus mauvais, vous dites "Bah regardez, non, je me compare pas au plus mauvais.

Regardez ce qui se passe aux États-Unis, la première puissance mondiale, les marchés deviennent un acteur central dans la définition des politiques. Écon avancer dans cette soirée spéciale. On va avancer dans cette soirée spé si vous vouz mais c'est pas le sujet.

Encure donne des éléments de comparaison. D'habitude, vous aimez bien vous comparer à d'autres pays un mot politique, ça dépend. Ça c'est vous qui décidez quand c'est bon et quand c'est vous êtes députés.

François Langlais n'est pas encore député. Donc voilà, vous serez pas les filles apparemment mais enfin vous pas grave le débat est cordial et respectueux. Toujours fait con.

Absolument. Je vous remercie. Il l'un en est l'autre.

Mais part est-ce que pour vous dans tout ce qui ce qui est écrit ici le résultat de ça est la censure prochaine ? Oui évidemment le plus vite possible. Vous la voterez vous évidemment.

Bien sûr. Et est-ce que selon vous le RN la votera avec vous ? Je je dis je dis d'abord parce que j'entends beaucoup de réactions très négatives dans le champ politique aux annonces qui ont été faites par monsieur Baïou.

Je rappelle que s'il y a 15 jours, parce que c'était pas il y a 6 mois, si 15 jours tout le monde avait voté l'asso, monsieur Baou serait pas là pour faire ses annonces. M pas répondu. Est-ce que logiquement le RN votera avec vous l'assension ?

C'est de le décider. Mais ce que je ce que je dis ce que je dis pour répondre d'une certaine manière à votre question, je dis que toute personne tout député aujourd'hui qui ne voterait pas la censure d'un tel budget sera complice de la mise en œuvre de ce budget. Ça ça me paraît assez clair.

Et donc les gens qui ont voté pour des gens qui se prétendaient comme étant dans l'opposition à Emmanuel Macron, bah si ils continuent à être les biky de la continuité de la politique macroniste en France, je pense que les électrices et leurs électeurs auront été trahis. Merci beaucoup et à l'un et à l'autre de cet échange de vue de qualité. Je vous remercie vraiment particulièrement.

Merci. Dans quelquesuns.