Remaniement • Électricité • Émeutes : N. Dupont-Aignan sur CNEWS • 21/07/23 - 8h15
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Ce remaniement, on en parle, vous en pensez quoi ?
- 0:18FerméeRéponse directe
Pour que rien ne change, il ne faut rien changer ?
- 1:47OuverteRéponse partielle
Mais il est très attendu, il y a énormément d'attente de la part des Français sur ces différents sujets que vous avez égrenés à l'instant
- 4:51OuverteRéponse directe
Pour revenir au remaniement sur l'école, vous l'évoquiez à l'instant, ce sujet important, Papandiaï, Gabriel Attal, vous en pensez quoi ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Vous auriez fait mieux qu'Emmanuel Macron, dans le contexte actuel, la guerre en Ukraine, l'inflation ?
- 5:49ComplaisanteRéponse directe
On en parle.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Exactement. Un non-événement. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Si je retiens une chose quand même, c'est le rétrécissement du gouvernement autour des copains, une petite bande. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Non, c'est plus grave que cela, je crois, c'est qu'en fait il n'a plus rien à dire aux Français, puisqu'il ne s'exprime plus devant les Français, il ne donne pas de cap à la nation. »
- 3:43Invité politiquePromesse
« J'ai proposé 20 mesures au lendemain des émeutes, très précises, qui pourraient rassembler les Français, si on faisait des référendums, je pense qu'elles seraient approuvées à 80%. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Sur par exemple la sécurité, construire des places de prison plus rapidement, utiliser les casernes désaffectées, recruter 10 000 assistants juridiques pour aider les procédures judiciaires dans les commissariats »
- 4:10Invité politiqueFait
« Sur l'immigration, rétablir les frontières nationales, expulser les délinquants étrangers »
- 4:23Invité politiqueChiffre
« il y a 40 milliards d'économies à faire. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Parce qu'on a indexé le prix français sur le prix européen, qui lui-même est indexé sur le gaz en Allemagne. »
- 6:07Invité politiqueChiffre
« nous, on produit l'électricité nucléaire française à 42 euros le mégawatt. Et aux Français, on leur vend à 100, 200, et le marché libre est entre 90 et 200, et il a été à 500. »
- 7:01Invité politiqueFait
« L'Espagne et le Portugal l'ont fait. »
- 8:30Invité politiqueFait
« À Bruxelles, des entreprises, à Bruxelles, les super-profits de certains, l'industrie pharmaceutique, M. Aurélien Rousseau, le nouveau ministre de la Santé, quand même. »
- 8:41Invité politiqueFait
« Il a été responsable de l'ARS d'Ile-de-France en pleine crise Covid, des milliers de morts. »
- 10:18Invité politiqueChiffre
« Les Républicains nous ont dit, au moment des retraites, il a manqué 9 voix pour la motion de censure, vous vous souvenez ? »
- 12:20Invité politiqueFait
« C'est pas avec Dupond-Moretti et Darmanin qu'on va y arriver, pardonnez-moi, désolé d'être désagréable. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur14 %
- ?9 %
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Et place à l'interview politique de Florian Tardy. Vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne et président de Debout la France. Votre téléphone n'a pas sonné
?
Heureusement.
Pourtant, ce n'est pas
un scoop. On ne
peut
pas dire que vous êtes proche du président de
la
République. Ce remaniement, on en parle, vous en pensez quoi ? Pour que rien ne change, il ne faut rien changer ?
Exactement. Un non-événement.
Tout
ça pour ça. Faire attendre toute la France pour
ce
jeu de chaise musicale qui est pathétique. Si je retiens une chose quand même, c'est le rétrécissement du gouvernement
autour
des copains, une petite bande.
Quand
on voit le ministre de la Santé, sa femme est directrice de l'assurance maladie, elle avait géré le Covid, elle était chez McKinsey avant, son père à elle est député rapporteur du budget, son frère est député. Il y
a
un entre-soi, d'une petite bande de techno qui obéissent à des intérêts.
Et
c'est ça le drame. Moi, je ne
vais
pas
tomber
dans la critique des personnes.
Ce
qui me désespère, et je pense qu'ils désespèrent les Français,
c
'est qu'on a l'impression que face à un chaos,
parce
qu'il y a quand même eu une guérilla urbaine pendant plusieurs jours, il y
a
un déficit commercial abyssal, il
y
a un déficit budgétaire abyssal, il y a une guerre en Ukraine. On a l'impression
qu
'en fait, Emmanuel Macron a disparu,
qu
'il joue avec des gens, ses proches, il joue avec eux, et que les mesures, les solutions qu'attendent les Français, sur l'électricité, le prix d'électricité, on en parlera parce que j'ai pris une initiative là-dessus, mais sur d'autres domaines, la sécurité, l'immigration, l'école de la République, sur tous ces points, rien.
–
Mais il est très attendu, il y a énormément d'attente de la part des Français sur ces différents sujets que vous avez égrenés à l'instant, et pourtant le Président de
la
République va prendre la parole à 11h, on avait annoncé une expression du chef de l'État, peut-être dans un grand journal télévisé, ou dans la presse écrite nationale ou régionale, finalement il prend la parole en préambule du Conseil des ministres, là encore en un événement
? –
Non, c'est plus grave que cela, je crois, c'est qu'en fait il n'a plus rien à dire aux Français, puisqu'il ne s'exprime plus devant les Français,
il
ne donne pas de cap à la nation. Vous savez, tout le monde sait que je suis dans l'opposition, un des opposants les plus acharnés, mais
vous
pouvez être un opposant et reconnaître
que
la politique menée, il
y a
un cap, une vision, qui n
'est
pas la mienne, mais qu'elle existe ? Non, le pays est à la dérive, et c'est ça qui est effrayant. On a connu quand même les plus grandes émeutes depuis la guerre, qui
appellent
des mesures, et on les connaît ces mesures, sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'école, sur la désespérance sociale, il y
a
des choses à faire. –
Mais c'est quoi, c'est un manque de courage
politique ? – Non, je pense qu
'il est perdu, je
pense qu'en fait il ne connaît pas le pays, il ne
l
'a jamais connu, ça a été un président de communication, la communication, et qu'il
y a
un moment, vous ne pouvez pas éternellement communiquer, il y
a
un moment, le rôle d'un président de la République, c'est quand même de fixer un horizon, un cap, d'agir,
et
de régler les problèmes des Français. Or là, le seul horizon, s'il y a un horizon, il faut être honnête, j'en oublié un, c'est la soumission à l'Union Européenne. C'est-à-dire qu'en fait il n'est pas président de la République, il est gouverneur de Madame van der Leyen,
il
obéit à Bruxelles,
et
il liquide la France. Ça c'est ce qu'il est en train de faire, par manque
de
mesures précises, et encore une fois,
j
'ai toujours proposé des solutions
à
chaque critique. J'ai proposé 20 mesures au lendemain des émeutes, très précises, qui pourraient rassembler les Français, si on faisait des référendums, je pense qu'elles seraient approuvées à 80%. – Sur quelles questions ? – Sur par exemple la sécurité, construire des places de prison plus rapidement, utiliser les casernes désaffectées, recruter 10 000 assistants juridiques pour aider les procédures judiciaires dans les commissariats, puisqu'il
y
a des dizaines de milliers d'affaires bloquées, de plaintes pressées sans suite, il faut débloquer la chaîne judiciaire. Sur l'immigration, rétablir les frontières nationales, expulser les délinquants étrangers, sur l'école, rétablir des cours d'instruction civique, mieux payer nos enseignants, sur les économies, les gaspillages, j
'ai
écrit un livre où va le pognon, il y a 40 milliards d'économies à faire. Là, demain matin,
qu
'est-ce qu'on fait ? Redéployer l'argent. Enfin, il y a tellement de choses à faire dans notre pays, qu
'on soit de droite ou de gauche,
c'est pas un problème de droite et de gauche, c'est que les Français voient
un
homme perdu à la tête de l'État, parce qu'en fait,
je
crois que le jeu de communication
qui
a distrait les Français pendant un moment ne les amuse plus du tout, parce qu'ils ont compris que c'était faux.
Ça
se fracasse sur la réalité.
– Pour revenir au remaniement sur l'école, vous l'évoquiez à l'instant, ce sujet important, ô combien, Papandiaï, Gabriel Attal, vous en
pensez quoi ? – C'est une bonne
nouvelle d'ailleurs, Papandiaï s'en aille, mais c'était la trouvaille d'Emmanuel Macron au bout d'un an. Maintenant, pour quelle politique ? Si c'est pour mener la même politique ?
–
Ça va filer droit, on nous dit dans son entourage.
–
Oui, voilà, c'est tragique, ça va filer droit. Mais
ils
prennent les Français pour des imbéciles, qu'est-ce qu'attendent les Français ? Est-ce que l'autorité des professeurs va être confortée ? Est-ce qu'il va y avoir plus de cours de français ? Est-ce que même, il va y avoir un professeur dans chaque classe à la rentrée
?
Est-ce qu'on va relever le niveau des enseignants dans les recrutements
?
Voilà, ça ce sont les questions importantes
pour
la France.
– Vous auriez fait mieux
qu
'Emmanuel Macron, dans le contexte actuel, la guerre en Ukraine, l'inflation ?
–
Oui,
et il n
'y a
pas que moi qui aurait fait mieux. Parce que le problème de fond, je vous le dis, c'est qu'il
n'y a
pas une politique. Où est l'intérêt de la France
? Je
vais vous donner un exemple, prix de
l
'électricité.
– On
en parle. –
Vous
avez écrit
une lettre ouverte pour sortir notamment
du marché européen. – Oui, parce que je lis dans la presse, les médias, que le prix augmente et personne ne dit pourquoi. Parce qu'on a indexé le prix français sur le prix européen, qui lui-même est indexé sur le gaz en Allemagne.
Or
nous, on produit l'électricité nucléaire française à 42 euros le mégawatt.
Et
aux Français, on leur vend à 100, 200, et le marché libre est entre 90 et 200, et il a été à 500.
Et
qui fait du profit ? Les opérateurs privés.
Ils
achètent à EDF à 42 euros,
ils
revendent aux consommateurs. Et qui paye ?
Le
consommateur, l'artisan et l'État qui fait un bouclier tarifaire. On est dans un monde de fous. Et tout ça pourquoi ?
Parce
qu'Emmanuel Macron obéit à des intérêts privés, de fournisseurs privés,
qui
se gavent, et parce qu'il obéit à Bruxelles et qu
'il
ne
veut
pas mécontenter l'Allemagne, qui détruit l'avantage comparatif de la France qu'est le nucléaire.
Est-ce que c'est
acceptable ? C'est pour ça que les Français ne croient plus en leur politique,
justement.
Mais bien sûr ! Mais je vais vous donner autre chose. Pourquoi sur ce tarif de l'électricité ? Parce qu'on va dire, oui, Dupont-Aignan, il veut sortir de l'Europe, c'est impossible. C'est curieux. L'Espagne et le Portugal l'ont fait.
Est
-ce que l'Espagne et le Portugal sont sortis de l'Europe ?
Après, c'est peut-être moins complexe. La France est au milieu, justement,
de l'Espagne,
du Portugal, de l'Italie,
d'Allemagne. C'est très
simple. C'est ça ? L'Espagne et le Portugal ont dit, il
n'y a
aucune raison qu'on paye l'électricité
tellement
plus chère, alors qu
'on
ne la produit pas chère. La France ne produit pas chère son électricité et est obligée de la vendre très chère.
Et
qui s'engraisse ? Des opérateurs privés. Et qui paye ? L'État, c
'est
-à-dire le contribuable.
C'est aussi de mauvais choix politiques. On a sous-investi dans notre parc nucléaire.
Oui, mais pas seulement. Là, le parc nucléaire a été remis en État. Il faut réinvestir. Il y aura
une augmentation. Pour le coup, vous saluez
cette décision prise,
ce
revirement. On peut parler de virage politique de la part d'Emmanuel Macron.
J'ai critiqué quand il a fermé Fessenheim. J'approuve quand il décide de nouvelles centrales. Mais
je
n'approuve pas quand, par exemple, il suffirait d'une signature au bas d'une lettre à Bruxelles
pour
faire comme l'Espagne et le Portugal et alléger la charge des Français, alléger la charge du budget
et
rendre de la compétitivité à nos entreprises, à nos PME.
Je
rappelle qu'on est au record de défaillance d'entreprises, là. Donc, moi, ce que j'attends,
et
je crois que les Français, d'une manière générale, c'est des actes.
Ce
n
'est
pas des slogans de communication inventés par McKinsey ou n'importe quel communicant, j'allais dire un gros mot. Voilà la réalité. Mais quand est-ce qu'on va agir ? Et pourquoi on n'agit pas
? Parce
qu'il y a des gros intérêts derrière.
À
Bruxelles, des entreprises, à Bruxelles, les super-profits de certains, l'industrie pharmaceutique, M. Aurélien Rousseau, le nouveau ministre de la Santé,
quand même. Il
a été responsable de l'ARS d'Ile-de-France en pleine crise Covid, des milliers de morts. Et il est promu ministre de la Santé. Il était directeur de cabinet de Mme Borne. Et il
y
a un mois, je crois qu'il a fait un tweet en disant qu
'il
en avait marre et qu
'il
voulait s'en aller.
–
Ça faisait plusieurs mois qu'il pouvait s'en aller.
–
Oui, mais alors pour être
ministre…
– Il ne se passait pas bien entre deux.
– Alors il va être ministre de Mme Borne. – Incohérence ? Au sommet ? – On est chez les fous, excusez-moi. S'il y a un chef de PME, ceux qui me regardent, qui sont patrons de PME, s'ils géraient leur PME
comme
est géré le gouvernement, mais elle aurait fait faillite depuis longtemps. Donc le problème de fond, c'est quand est-ce qu'on remet de l'ordre ? Quand est-ce qu'on a un cap ? Et moi je vais vous dire, je ne vois pas sincèrement
comment
ça peut durer 4 ans.
Et
j'aimerais que l'opposition aussi se réveille et s'unisse. Parce que je trouve que dans l'opposition… – Pour
faire tomber le gouvernement. – Oui,
parce que je pense que dans l'opposition, et je suis un peu minoritaire là-dessus, il
faut
être honnête,
il
y a trop de résignation,
et
l'opposition est un peu endormie, c'est-à-dire qu'elle considère
qu
'on va attendre 4 ans. Mais dans quel état va être le pays dans 4 ans ? Or, il y a des dispositions. Jean-Louis Debray, ancien président du Conseil constitutionnel, a déclaré récemment
que
pour Emmanuel Macron, la seule solution, c'était l'arbitrage du peuple.
On
ne peut pas continuer à gouverner sans légitimité populaire. Contre le peuple,
contre la majorité. – Donc référendum ou dissolution
? – Il y a dissolution, référendum, destitution. – Ou destitution. –
Bon,
premier point, les Républicains, je m'adresse à eux, les Républicains nous ont dit,
au
moment des retraites, il a manqué 9 voix pour la motion de censure, vous vous souvenez ?
–
Bien sûr. – Les Républicains ont dit, mais quand ça sera grave, on votera la motion de censure.
Alors
moi je dis à Éric Ciotti,
est
-ce que la situation n'est pas grave aujourd'hui ? Donc à la rentrée, votez la motion de censure.
On
fait de nouvelles élections législatives, et je peux vous dire que si on s'unit tous, des Républicains au Rassemblement National, de reconquête à debout la France,
il
y a une majorité pour redresser la France. Et on n'attend pas 4 ans. On n'a pas le droit de laisser les Français 4 ans subir ça.
–
Le problème des politiques,
c
'est peut-être de ne pas être en capacité de voir ce qui se passe dans le pays, d'être confronté au réel. Vous avez notamment évoqué le cas d'Emmanuel Macron qui ne connaît pas très bien le pays. On parle de Nice depuis plusieurs jours, de ce qui se passe à Cavaillon. Chaque jour au presse, nous avons un nouvel exemple de ce qui se passe concrètement dans nos quartiers, pour les habitants de ces quartiers, à savoir que ce sont les dealers qui dirigent dans certains quartiers en France.
– Oui, mais je le dis depuis 10 ans. Et comment peut-on accepter… – La
République
recule, qu'est-ce qu'on fait ? – Mais on agit, j'ai proposé après les émeutes. Un,
on
envoie l'armée pour chercher les armes, pas pour intervenir, parce que c'est pas l
'ordre de l'armée. – On envoie l'armée
dans tous ces quartiers.
Quartier après quartier, pas pour
rétablir
l'ordre, attention. Pour fouiller
et
récupérer toutes les armes. Ensuite,
on
durcit les peines contre les trafiquants de drogue. On change le fonctionnement judiciaire. C'est pourquoi je parlais du recrutement. Il y a suffisamment d'étudiants de droit qui
n
'ont pas de boulot, qui pourraient aider les policiers dans les commissariats pour avoir des procédures judiciaires fortes. On revoit le code de procédure pénale. On se donne les moyens. Mais ça se fera pas… Alors, soyons francs, si je vous disais aujourd'hui qu'on arrive au pouvoir et qu'en 8 jours, on a démantelé le trafic de drogue, ce serait pas vrai.
C
'est une méthodologie lourde, longue, mais un vrai plan de guerre.
Et
ça, ça exige un changement radical. C'est pas avec Dupond-Moretti et Darmanin qu'on va y arriver, pardonnez-moi, désolé d'être désagréable. L'État est faible avec les forts, fort avec les faibles, selon vous. Bien évidemment.
Et
puis à part ça, la police, la gendarmerie est utilisée pour le quotidien. Et vous savez, les policiers n'en peuvent plus parce qu'ils voient les dealers plus riches
que
tous ceux qui travaillent. Donc le trafic de drogue est la gangrène du pays. Ça exige à tous les niveaux un changement.
Mais
il ne
faut
pas avoir garde des sceaux un ancien avocat des trafiquants.
Excusez-moi. Je parlais d'État faible avec les forts, fort avec les faibles.
Il
n
'y
a pas tout le temps. Il y a eu un exemple hier avec cet Algérien de 23 ans qui devait se marier avec une Française de 29 ans. Le mariage n
'a
pas été officialisé par Robert Ménard, le maire de Béziers. Cet Algérien a été interpellé, placé en cras, expulsé. On y arrive. Ça prouve que quand il y
a
la volonté, on y arrive. Mais
qui
est-ce qui est intervenu ?
C
'est Robert Ménard. Ce n
'est
pas le préfet. Et donc, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que, contrairement à ce qu'on fait croire aux Français, parce que je crois qu'il y a beaucoup de résignation dans le pays parce que les gouvernants disent que
ce
n
'est
pas possible, mais contrairement à ce qu'on fait croire aux Français, il y a quantité de dispositions législatives qui ne sont pas appliquées. On a voté des dizaines de lois qui sont dans les
placards. Et le préfet
dit « j'applique la loi
».
Tout
simplement la loi. Mais
pourquoi il a fallu que Robert Ménard refuse de marier ? Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'il y
a
un problème de moyens parfois,
il
y
a
un problème de dispositions législatives rarement, il y
a
un problème de volonté politique.
Et
c'est pourquoi on ne peut pas attendre 4 ans. C'est pourquoi l'opposition aussi a une responsabilité dans l'état du pays. Je pense que l'opposition, moi j'aimerais qu'il y
ait
des états généraux de l'opposition là, cet été. Je ne comprends toujours pas
pourquoi
Marine
Le
Pen, Éric Zemmour, Éric Ciotti, moi-même, on est dans des couloirs.
État généraux de la droite, donc
? Au
-delà de la droite. Le mot « droite » est réducteur parce que vous avez des millions de Français qui ne se reconnaissaient pas dans la droite, qui n'en peuvent plus d'Emmanuel Macron, et qui veulent
l
'ordre juste. Et donc, je dis aux responsables politiques, mais je ne peux pas les forcer, arrêtez vos petits jeux. Pourquoi vous vous réunissez ? Vous croyez que
dans 4 ans... Vous vous êtes entendu ? Pas
pour l'instant.
Donc
j'espère que l'été va les faire réfléchir. Et j'espère surtout,
parce
que moi j'entends la base, la base nous dit, mais pourquoi vous n'êtes pas capables de vous unir
pour
par exemple présenter des candidats aux législatives les mêmes partout
? C
'est ça que ne comprennent pas les Français,
je crois. Eh bien oui, ils ont raison. Donc moi je demande aux Français de pousser à la base pour que les responsables politiques de l'opposition se réveillent et ne laissent pas de répit à Emmanuel Macron et qu'il
y ait
une censure votée à la rentrée parce qu'on sait bien que ce gouvernement ne fera rien.
Une petite toute dernière question pour vous. Vous avez annoncé qu'il y aura une liste de boules à France aux européennes.
D
'accord, mais avec qui ? Eh bien on verra. Quelle tête de
liste ? S'il y a une entente possible avec d'autres, j'en serais ravi. Donc il y aura une liste de
boules à France, mais potentiellement... Je propose aujourd'hui
une liste, mais vous savez,
je
ne
vais
pas prêcher l
'unité. Vous pouvez vous
rallier à une autre liste
? Pas me rallier, faire une liste globale, unie, commune, pour envoyer un signal à l'opinion. Je ne
vais
pas vous tenir un propos d'union sur ce plateau et vous dire je veux ma liste, ma liste, ma liste. Je n'en ai rien à faire. Ce que je veux,
c
'est que forcer les responsables politiques de notre pays à changer d'attitude et à comprendre
que
4 ans, ce n
'est
pas possible. Moi,
je
n
'ai
pas envie de retrouver en 2027 mon pays en lambeaux et me dire « je n
'ai
pas fait ce que je devais faire
pour
tendre la main à mes partenaires ».
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Anthony Favalli, c'est à vous.
Nicolas Dupont-Aignan