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Discours / meetingyoutube.com· 20 septembre 2025 30 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"On n'a pas le temps de s'embrouiller à gauche" Discours de Marine Tondelier @ Fête de l'Huma 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Invité politiqueFait
    « On nous avait demandé un nom, on avait trouvé un nom, elle s'appelait Lucy Casté. On avait demander qu'il fallait cocher plein de cases avec ce nom, son nom, cocher toutes les cases. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Michel Barnier a été le premier ministre qui a duré le moins longtemps à Matignon de l'histoire de la 5e République. »
  • 5:24Invité politiqueChiffre
    « On est passé d'une dette quand ils sont arrivés qui était à 2000 milliards d'euros et qui 8 ans après était à 3000 milliards d'euros. »
  • 6:41Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes aujourd'hui précisément à 9,8 millions de pauvres dans ce pays et c'est un chiffre inégalé ces 30 dernières années. »
  • 7:04Invité politiqueChiffre
    « 49 % des Français ont renoncé aux vacances pour des raisons financières. 39 % des Français ont du mal à payer leur facture de chauffage. 42 % des Français qui gagnent le SMIC ou moins déclare sauter au moins un repas par jour pour des raisons financières. »
  • 8:59Invité politiqueChiffre
    « Depuis le début de l'année, le réseau action climat a enregistré 43 reculs majeurs en terme d'écologie. »
  • 11:15Invité politiquePromesse
    « On a fait adopter une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour des revenus planchés pour les agriculteurs. »
  • 11:53Invité politiqueChiffre
    « Les énergies renouvelables dans ce pays, c'est 100000 emplois. »
  • 12:26Invité politiqueChiffre
    « À chaque degré de réchauffement climatique moyen au niveau mondial, on perd 12 % de PIB au niveau mondial. »

Temps de parole

  • Marine Tondelier100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Marine Tondelier

Bon, vous allez bien ? Ouais, c'est parfait. Moi aussi. Je voulais qu'on commence par faire un tonner d'applaudissement pour celles et ceux grâces qui ce stand existe. Ils sont là en grande partie et il faut, selon ce que j'ai entendu dire sur le site, les meilleures crèves de la fête de l'humain, n'est-ce pas ?

0:23
Non speech

[Applaudissements]

0:25
Marine Tondelier

C'est un certain Daniel apparemment. Bon, on compte sur vous pour aller leur rendre visite à la fin de ce discours et jusque dimanche soir. Écoutez, moi je suis ravie d'être là. C'est toujours un moment particulier, la fête de l'humanité dans un climat militant qui est dur, il faut se le dire, qui est dur politiquement mais parfois aussi dur humainement. Et bien célébrer l'humanité, quelle belle valeur, ensemble tous les ans, ça fait du bien et il faut qu'on en profite, n'est-ce pas ? Alors, il y a un an, Michel Barnier venait juste d'être nommé. On avait un peu la gueule de voix parce que on s'attendait enfin on avait tout fait pour.

On nous avait demandé un nom, on avait trouvé un nom, elle s'appelait Lucy Casté. On avait demander qu'il fallait cocher plein de cases avec ce nom, son nom, cocher toutes les cases. Et puis on se rappelle l'obstruction qu'avait faite Emmanuel Macron qui avait commencé par nous dire "Je peux vraiment pas la nommer parce qu'elle a décidé de faire un truc horrible, de mettre des ministres insoumis dans son gouvernement et ça dans le bloc central ça ne passera pas." Jean-Luc Mélenchon avait donc répondu qu'àlemienne, si c'est nous le problème, on n'ira pas au gouvernement. Donc vous pouvez maintenant nommer Luciasté puisque ce point est élucidé.

Et puis après on a compris qu'en fait le problème c'était pas juste les insoumis, c'était aussi les communistes, c'était aussi les écologistes et c'était sûrement une bonne partie des socialistes. Bref, nous étions tous en problème et il ne voulait pas que nous gouvernions. Alors évidemment, il pouvait pas le dire comme ça Emmanuel Macron. Donc il a donné comme argument à l'époque que le le sujet de la stabilité des institutions, donc il serait le garant et que il avait fait vraiment il avait réfléchi, vous vous rappelez 2 mois donc il avait vraiment bien réfléchi et il s'était dit la seule personne qui peut durer, celle qui durera le plus, elle s'appelle Taran Michel Barnier.

Michel Barnier a été le premier ministre qui a duré le moins longtemps à Matignon de l'histoire de la 5e République. C'est ça la réalité. Et donc voyant que son raisonnement marchait vraiment très très bien, il a reproduit le même raisonnement pour nommer François Bairou dont on sait aujourd'hui que ça n'a toujours pas marché. Et donc il était quand même parti avec Michel Barni, il avait fait un peu semblant, c'était pas vraiment son parti, c'était c'était les Républicains. Là François Bairou c'était un autre parti le modène mais c'était quand même un parti allié depuis 2017 avec monsieur le cornu. Il fait même plus semblant.

Il nomme quelqu'un qui est vraiment de son parti depuis 2017 et donc je me dis si me si le cornu tombe, c'est quand même assez révaissemblable. Comment il va faire nommer pour nommer quelqu'un d'encore plus proche de lui que Sébastien le Cornu ? Je ne vois qu'une seule personne. La première la prochaine première ministre sera donc selon mon mon raisonnement Brigitte Macron. Préparez-vous. Et là vous verrez, ce sera fun. Donc on est vraiment embarqué dans un truc où on nous fait croire que le problème serait le nom du premier ministre ou qu'il aurait été maladroit sur certaines choses. Mais c'est pas ça le sujet.

Il peut nous mettre Moi, j'ai eu monsieur le Corni au téléphone, je vous dis il est très à droit. C'est sûr que par rapport à François Bairou, il est il est plus fin politique. Voilà, il connaît son il connaît son boulot. C'est un fin tacticien, ça change en terme de niveau, mais il est toujours de droite en fait. Donc il y a quand même un truc où on a l'impression que on a cette voiture qui foncerait dans le mur et que plutôt que se dire bah comment on change de trajectoire, on changerait de chauffeur mais en gardant toujours la même trajectoire et donc bah comme on garde la même trajectoire, ça ne peut toujours pas marcher et il y a un moment on ne sait même plus comment leur expliquer.

Alors on est arrivé à un moment où leur seul argument c'est de dire toute façon la France est dans un tel état que ceux qui soutiennent pas ce qu'on est en train d'essayer de faire pour la sauver sont irresponsables. C'est ça un joli argument. Soit vous pensez comme nous, soit vous êtes irresponsable. Ce qui est intéressant, c'est les deux éléments de ce raisonnement en fait. Le premier élément de dire vu l'état dans lequel est le pays, vous savez c'est la fameuse voie d'eau dans la corde de François Beou. Ce qu'il voulit toujours de dire c'est que cet état ça fait 8 ans que c'est eux qui le gère.

Donc quand ils disent "V vous rendez compte où on en est arrivé la situation ?" Mais c'est leur bilan cette situation. Quand monsieur Baou dit "Vous vous rendez compte que la France et ce PACBO, il y aurait une voix d'eau dans la coque", il oublie de dire que le capitaine de ce paqub est Emmanuel Macron et que tout l'équipage est macroniste. Et donc, ils peuvent pas nous en vouloir à nous et nous interpeller nous sur quelque chose qui est leur bilan, qui est leur responsabilité. Et être responsable en politique, ça commence par assumer ses propres responsabilités.

Ensuite, donc ils disent "Bah du coup, voilà, comme ça va pas du tout, la seule solution c'est de nous soutenir nous." Et donc, je vous dis, je vous expliquer à l'instant à quel point ça n'a pas de sens. Et à un moment quand tu es en marche dans une impasse, si tu ne comprends pas que pour sortir de l'impasse, il faut faire demi-tour, enfin en fait on peut rien pour eux quoi. Et donc il y a ces procès en irresponsabilité où on nous explique, il y a la dette, on nous fait très très peur avec la dette. Mais la dette et je le dis sur le stand écologiste avec en le faisant extrait la dette c'est comme la chasse en fait, il y a les bons, il y a les mauvais chasseurs.

Et ben la dette c'est pareil c'estàd qu'il y a de la bonne dette mais eux c'est pas de la bonne dette qu'ils ont fait. parce qu'en fait ils ont donc je vous rappelle quand même leur bilan génial sur la dette parce qu'on nous explique en politique il y a des gens qui ont une présomption de crédibilité par principe parce qu'ils auraient des beaux costumes qui seraient pas vert mais bleu marines et qu'ils auraient fait les bonnes écoles et qu'ils sont entourés des bons spécialistes et puis il y aurait les autres qui par principe sont irresponsables.

Mais c'est responsable avec un grand cette élite ils nous ont quand même envoyé dans un mur où on est passé d'une dette quand ils sont arrivés qui était à 2000 milliards d'euros et qui 8 ans après était à 3000 milliards d'euros. Ça c'est eux tout seul. Et donc nous on pourrait dire bah s'ils ont fait de la dette pour de bonnes raisons, pourquoi pas ? Mais là c'est génie, on fait 1000 milliards de dettes en 8 ans, c'est leur bilan. Alors il dit c'est le Covid et cetera. Le Covid, c'est pas la majorité de la dette qui a été produite. C'est pas vrai.

Premièrement, mais surtout, ils ont fait 1000 milliards de dettes en commettant le triple exploit de désinvestir dans les services publics, de ne de ne pas préparer l'avenir en terme de transition écologique et d'accroître les inégalités comme rarement l'avait vu dans ce pays. Les chiffres sont accablants. Au bout de 8 ans de mandat d'Emmanuel Macron, les plus riches de ce pays ont vu leur fortune multiplier par deux. Vous prenez le patrimoine des plus riches de ce pays, des 500 familles les plus riches de ce pays, leur patrimoine a été multiplié par 2 en 8 ans. Alors on pourrait se dire si tout le monde est deux fois plus riche, bon et qu'on s'en fout de la planète, pourquoi pas ?

Sauf que pendant que les riches étaient deux fois plus riches, la pauvreté a explosé. Chaque jour dans ce pays, il y a plus de pauvres et chaque jour, ils sont un peu plus pauvres. Je vous donne un chiffre. Nous sommes aujourd'hui précisément à 9,8 millions de pauvres dans ce pays et c'est un chiffre inégalé ces 30 dernières années. Et ça c'est arrivé en même temps comme le dit Macron et c'est indéfendable. Et quand on parle de million pop, c'est pas des chiffres, c'est pas des statistiques, c'est pas des lignes sur un budget, c'est pas des sondages, c'est de la réalité concrète. Les chiffres de cet été sont les suivants.

49 % des Français ont renoncé aux vacances pour des raisons financières. 39 % des Français ont du mal à payer leur facture de chauffage. 42 % des Français qui gagnent le SMIC ou moins déclare sauter au moins un repas par jour pour des raisons financières. C'est ça le macronisme, c'est ça la conséquence. Et c'est pas encore une fois des chiffres froids, des reportages au OJT, des sondages, c'est la réalité. C'est le quotidien dans l'assiette des Français et ça il ne s'en préoccupe pas. On nous a promis des mozzards de la finance. Ils ont raté sur la finance.

La note vient d'être de dégradé ce matin et donc moi je ne me lève pas tous les matins en regardant la note de des agences de de notation. Moi je regarde d'autres indicateurs, le bonheur, le développement, la pauvreté mais eux c'est leur indicateur. C'est par celui-là qu'ils sont obsédés. Et la réalité c'est que depuis la dissolution, ils ne cessent de se dégrader. Et donc ces Mozarts de la finance ne sont pas des mozzarts de la finance. Et par ailleurs, si vous vouz être Mozart de quelque chose, il ferait mieux d'être des Mozarts de l'empathie qui a une valeur qui a disparu des politiques publiques et c'est ça don dont on devrait s'occuper de l'empathie.

s'occuper les uns les autres, parler de dignité, de respect et ça ces mots-là, les macronistes, ils les ont oublié. Les macronistes, oui, ils pilotent avec juste les indicateurs financiers à vue et en plus les indicateurs s'emportent très mal. Mais il ne vous parle jamais, par exemple, du fait qu'un ouvrier a en moyenne 6 ans d'espérance de vie en moins qu'un cadre. Quand on pilote les politiques de la nation en ne regardant que les indicateurs financiers, alors on se coupe du pays et c'est ça qui est en train de leur arriver. Et puis évidemment, je vais vous parler d'écologie aussi.

Je vais vous parler d'écologie parce que ce qui s'est passé depuis le début de l'année, que vous soyez écolo ou pas, bon vous êtes sur un stand écolo, donc peut-être vous en avez pas rien à mais peut-être c'est pas votre principal sujet dans la vie et OK, c'est c'est OK. On vous remercie de venir nous écouter. Mais même monsieur le cornu quand il m'a appelé, je sais plus quand c'était, ben c'était le 10 matin, j'allais à la manifestation du 10. Même lui quand il m'a appelé, il m'a dit "J'avoue, c'est allé loin. Si même les macronises pensent qu'ils sont allés loin, imaginez. Depuis le début de l'année, le réseau action climat a enregistré 43 reculs majeurs en terme d'écologie.

J'ai vu dans la presse des fois des trucs du type écologiste enfin agriculteur 1 écologiste 0 où l'écologie a été battu. Mais quand l'écologie perd, c'est pas moi qui perd, c'est pas les écologistes qui perdent, c'est pas ce centre qui perd, c'est tout le monde. C'est votre santé, c'est la c'est la qualité de l'air que vous respirez, c'est la qualité de ce que vous mangez, c'est la qualité de l'eau que vous buvez. Tout le monde perd. Et on a essayé de réduire ça un combat par exemple entre les agriculteurs et les écolos. Alors que les écoles n'ont jamais été les amis les ennemis des agriculteurs.

Depuis 40 ans, les écologistes se battent pour euh que on nartificialise pas les terres agricoles, se battent pour des revenus justes pour les agriculteurs, se battent contre le traité de libre échange et ce qui se passe en ce moment devrait vraiment nous interpeller parce que la vérité c'est qu'avec toutes leurs déclarations d'amour aux agriculteurs et leur retu offert sur un plateau d'argent, ils sont en train de faire adopter le Mercosur sans ne rien faire et nous si nous avions été nommés ce Mercosur on l'aurait bloqué. on l'aurait bloqué et donc oui, depuis des décennies, les écologistes sont des alliés des agriculteurs.

Je vous citais quelques mesures, mais je pourrais aussi vous citer le fait de mettre des repas locaux dans les cantines qui a une vraie avancée aussi, un vrai combat historique des écolos. Vous voyez par exemple sur la mairie de Strasbourg, ils ont mis en place les ordonnances vertes dans un autre registre pas très loin. C'est que quand vous êtes enceinte, vous avez un plateau un plateau un panier repas enfin un panier bio en fait offert toutes les semaines pendant votre grossesse. Et donc évidemment que ça protège votre santé, la santé de l'enfant à venir et qu'on sait que les bonnes habitudes qu'on prend pendant la grossesse, on les garde en général tout au long de sa vie.

Donc c'est hyper prescripteur, mais ça permet aussi d'injecter juste pour cette mesure à Strasbourg 6500 € par an dans l'agriculture locale. Oui, les écologistes sont les alliés des agriculteurs et ceux qui prétendent l'inverse n'ont rien compris. Et donc, on en arrive à ces reculs écolos sous prétexte de d'aider les agriculteurs qui demandent deux choses, pas de merca sûr et des meilleurs revenus. C'est sur quoi nous on agit.

on se bat contre le mercure et on a fait adopter une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour des revenus planchés pour les agriculteurs et puis même même d'un point de vue économique puisqueon a compris que c'est surtout l'économie qui les intéressait pas l'environnement même d'un point de vue économique moi il m'est arrivé quelque chose de très surprenant je suis allée en juillet c'était les le cercle des économistes à ex en province et le cercle des économistes à ex en province c'est le plus grand rassemblement de chef d'entreprise d'Europe et il m'a invité pour la prochaine fois donc je suis allée leur rendre visite.

J'avais une conférence sur l'environnement et en arrivant les chefs d'entreprise venaient me voir moi en me disant "Madame Tournoli, est-ce que vous comprenez ce qu'ils sont en train de faire ?" Et je me suis dit "Attendez, si les chefs d'entreprise, les plus grandes entreprises de ce pays viennent me voir moi pour essayer de comprendre ce que les gens font au gouvernement, il se passe un truc bizarre." Et ce matin-là, Bruno Retaillot avait fait une tribune pour demander en fait un moratoire sur les éoliennes. Or, les énergies renouvelables dans ce pays, c'est 100000 emplois.

Il vous parle d'économie qui devrait être supérieure à l'environnement, mais la réalité, vous savez, il y a un côté, c'était une phrase de De Gaul qui disait "L'intendance suivra, mais en matière d'environnement précisément, l'intendance ne suit pas et ne suit plus et ne suivra plus quoi qu'on en veuille, quoi qu'on en pense." Et donc, il y a un chiffre qu' qu'ils ont en tête eux les chefs d'entreprise, c'est qu'à chaque degré de réchauffement climatique moyen au niveau mondial, on perd 12 % de PIB au niveau mondial. Moi, je me réveille pas tous les matins en pensant au PIB, mais pour ceux dont c'est le principal indicateur dans la vie, même de ce point de vue-là, c'est irrationnel.

Et donc c'est intéressant pour en revenir à ce qu'on disait tout à l'heure sur les responsables et les irresponsables, qui est responsable et qui est irresponsable parce qu'on voit bien ce qui se passe en ce moment et on voit bien quelque part que j'ai fait aussi le débat du MEDF par exemple où j'ai bien entendu Jordan Bardella, Bruno Retaillot se faire applaudir très bruyamment et je les ai interpellé les chefs d'entreprise làdessus. Ça leur a pas trop plu mais bon c'est la vie c'est que ça a dû les toucher quelque part. Je les ai alertais sur ce livre de Johann Chaputo que j'ai lu cet été et dont on entend beaucoup parler.

Chaputo, c'est un historien qui est expert du nazisme et des fascismes et qui raconte comment dans les années 30 comment les élites, certaines élites pas toutes mais quand même beaucoup ont parce qu'ils étaient élites économiques, politiques, médiatiques, ont favorisé l'accession des nazis au pouvoir. pas parce qu'ils étaient fans d'Hitler, pas parce que il pensaiit qu'il avait un grand destin, parce pas parce que son arrivée était voilà inéluctable et qu'il voulait être du bon côté de l'affaire, mais parce que ils avaient moins peur de l'extrême droite que de la gauche. Vous savez, en France à l'époque, c'était le fameux plutôt Hitler que le Front populaire.

Et quand j'entends, je sais plus quel jour c'était parce que ça va très tellement vite en ce moment qu'on ne sait plus quel jour on est, mais cette semaine, j'ai je me suis retrouvé sur un plateau d'CI avec un journaliste du Figaro à qui Darius Rogeband disait "Mais est-ce que vous êtes pour le front républicain encore ?" Il disait "Oui, oui, je suis pour le Front républicain contre l'extrême gauche, c'est-à-dire de donc le le RAssembl national, les Républicains, les Macronistes, le PS et contre l'extrême gauche et et face à cette phrase là, moi je lui expliqué évidemment le truc de Chapouto, il disait "Ouais, vous me traitez de nazi J'ai dit mais non pas du tout.

Récoutez ce que je viens de vous dire. Je vous dis que vous êtes en train de m'expliquer très concrètement que l'extrême droite vous fait moins peur que les que la gauche. Moi je je dénonce le qualificatiste d'extrême gauche parce que compris les historiens de la politique disent que l'extrême gauche la classification officielle ce sont des personnes qui veulent arriver par le pouvoir sans faire d'élection et donc je pense que tous les partis dont on vient de citer se présentent par principal des élections et pour ceux qui diraient c'est Tondolier c'est leurs copines y compris le ministère de l'intérieur.

Donc vous rappelez que c'était il y a pas longtemps d'arrinant et aujourd'hui retaillot qu'on ne peut pas qualifier d'alliés de notre camp politique. Le quand vous êtes insoumis au communistes et que vous allez à la préfecture déposer votre candidature à une élection, vous n'êtes pas classé dans extrême gauche mais dans gauche. Marienne Le Pen et elle est très très clairement classée dans extrême droite. Elle a même fait un recours administratif pour dénoncer cette clarification d'extrême droite et la justice française lui a confirmé que oui, si quelqu'un avait un doute, elle était bien d'extrême droite. Donc on a un problème.

Donc on a un problème parce que les élites de ce pays pour une bonne partie se sont perdu en chemin. Bruno Latour, un grand penseur de l'écologie politique qui nous manque parce qu'il a disparu il y a quelques années, il était précieux, avait lui décrit le concept d'élite obscurantiste. C'est qu'il disait les élites normalement c'est des personnes qui par leur capital social, culturel, leurs études, leur bagur bagages intellectuels sont prescripteurs, peuvent être écoutés plus que d'autres. Et il dit donc normalement ces élites sont censées utiliser tout ça pour montrer le bon chemin. Il dit aujourd'hui c'est en train de s'inverser.

Les élites se servent des positions qu'ils ont médiatiques, politiques pour prêcher l'inverse du bon sens, l'inverse même de la science. Parce qu'aujourd'hui certaines élites vous regardent droit dans les yeux pour vous expliquer que la science c'est pas grave vous dire des choses, des contrevérités scientifiques pour mentir siamment et se servent de leur audience et quand ils en ont passé, ils achètent même les médias ou les réseaux sociaux pour contrôler vraiment les prises de parole publique. Et c'est ça qui est en train de nous arriver. Alors maintenant qu'on a adressé ce panorama, la vraie question c'est on fait quoi ?

Et moi, vous le savez, je suis d'un naturel très optimiste et je continuerai avec détermination et avec mon plus beau sourire à me battre. Mais je vous avoue que je suis inquiète. Je suis inquiète pour toutes les raisons que je viens de vous expliquer, mais je suis aussi inquiète parce que je vois autour de moi à gauche parce que je vous avoue que je trouve qu'on passe beaucoup de temps d'antenne à parler les uns des autres plutôt qu'à parler des autres.

Moi je ne regarde pas si news mais si je le faisais je verrai des gens d'extrême droit qui ne sont sûrement pas d'accord entre surtout mais qui concentrent l'essentiel de leur temps en antenne de leurs moyens et de leurs propos à taper sur nous. Et quand je regarde nous y compris dans des grands médias de gauche, je lis à longueur de semaine des gens de gauche qui critiquent d'autres gens de gauche. On se donne en spectacle on je on joue au jeu des différences et oui il y a des différences entre nous. Je ne suis ni insoumise, ni communiste, ni socialiste, même s'il y a beaucoup de choses qui me plaisent et que je le respecte dans ces partis politiques, mais moi, je suis écologiste.

C'est comme ça. Je suis écologiste et manifestement, je ne suis pas la seule sur ce stand, mais je respecte aussi les principes de base écologistes que l'écologie m'a enseigné. Le premier, c'est la biodiversité. Les écosystèmes ne sont riches que de leur diversité. Et donc si à gauche il y a des gens différents de moi qui ne pensent pas entièrement comme moi et qui même des fois sont pas contents, c'est une bonne chose. C'est ce qui fait qu'on a une famille politique vivante. C'est ce qui fait qu'on se confronte, qu'on parle à des électorats différents et c'est ce qui fait qu'on peut gagner parce que nous sommes différents, notre famille politique est large.

Le deuxè principe que l'écologie nous enseigne, c'est l'efficacité énergétique. L'efficacité énergétique, c'est pas être fénéant et dire ou là faut que je me repose le plus possible et que j'en fasse le moins possible. L'efficacité énergétique, c'est dire dans une journée donnée ou si on compte par exemple tous les jours qui nous séparent de 2027 ou d'une lection qui aura lieu plus tôt mais on a pas encore la date, c'est à quoi je passe chacune de ces journées et chacune des heures de ces journées que j'ai disponible pour militer. Est-ce que je la consacre à m'embrouiller avec Manuel Bompard au Fort et Fabien Ro ?

personnellement, j'ai pas le temps où est-ce que je la je la consacre à mettre en place des stratégies pour gagner. Alors, évidemment, quand tout le monde a décidé de s'embrouiller, vous êtes obligé de mettre du temps là-dessus et il peut être utile. Mais à un moment, il faut qu'on se pose collectivement la question de la rationalité énergétique de ce que nous faisons de notre camp. Et là, moi, j'avoue que je suis sceptique. Il est en train de se passer au niveau mondial une bascule fasciste. Il faut se le dire. Il faut l'avoir bien en tête. C'est comme un jeu de domino. Vous savez, les domina tomberaient les uns après les autres en s'entraînant les uns dans la chute des autres.

Et le sujet, mes chers amis, puisque nous sommes en France, c'est que la France est l'un des prochains dominaux qui pourrait tomber. Oui, l'un des prochains dominaux qui pourrait tomber. Et que pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on se regarde le nombril, on est dans un entre soi de gauche et la gauche parle de la gauche à la gauche et des bas entre la gauche. Ça ne m'intéresse pas et ça ne devrait pas vous intéresser non plus. Et même, je le dis, on va devoir combattre cela. On va devoir combattre cela. parce que c'est un problème d'efficacité énergétique mais aussi parce que ça devient indécent.

Moi je vous le dis, j'hab j'habite dans une ville d'extrême droite qui a voilà je vois bien les observations dire qu'elle a peu de chance de basculer. On va faire l'union quand même, on va faire tout ce qu'on peut pour se battre. Mais quand je vois dans je vais dans des villes qui sont de droite mais qui pourraient basculer à gauche à une condition que nous travaillons ensemble et que je vois que ça tergiverse, j'avoue que j'ai beaucoup de mal à le comprendre et j'avoue que j'aimerais bien que ces personnes aent discuter avec les habitants. Par exemple, les personnes qui sont précaclaires où ils souffrent quotidiennement des politiques qui sont menées par voilà par la ville en question.

et j'aimerais qu'il leur explique, tu vas continuer à vivre dans une ville de droite parce que je pense que le désaccord que j'ai avec telle autre personne de gauche de cette ville est plus important que le fait de faire basculer la ville. Je n'ai aucun argument pour pouvoir expliquer ça et je pense que non plus. Et je pense que s'il y a une dissolution bientôt, ce qui n'est quand même pas tout à fait exclu, il faudra regarder les électeurs dans les yeux en disant on va vous en disant on va vous priver du NFP ou quel que soit le nom qu'on lui donne.

Non, on va partir séparé, on va passer la campagne à se taper dessus, à se diviser parce qu'on aura pas su se mettre d'accord et parce que ce jeulà était plus important pour nous que l'espoir qu'on voulait réveiller chez les électeurs. Et les électeurs, si on fait ça, nous sanctionnera durement. Et vous savez quoi ? Ils auront raison. Ils auront raison. Alors, on a un débat à 12h45 sur la grande scène de la Gora avec Mathilde Panot, avec Olivier Fort, avec François Ruffin, avec Stéphane Pe. J'espère qu'on va pas se donner en spectacle, n'est-ce pas ? Ne ramenez pas les pop-corn, c'est pas le but. Mais mais on nous regarde en fait.

Et moi ce que je pense c'est qu'on doit on a une responsabilité immense envers les gens qui sont venus voter pour nous il y a un an et qui doivent continuer à être fiers de nous parce que oui l'été dernier ils ont été fiers et que je vois passer des sondages et cetera, je me rappelle aussi qu'il y a un an j'ai vu passer 27 sondages et que les 27 sondages sur 27 nous donnaient derrière le Rassemblement national. On a déplacé des montagnes. On a déplacé des montagnes parce que vous étiez là et vous étiez là parce que nous on était là. Et donc je sais bien qu'on n'est pas d'accord surtout.

On a lancé par exemple le Front Populaire 2027 avec tous ceux qui voulaient et avec tous ceux qui voulaient préparer cette échéance ensemble en se disant qu'on allait organiser une primaire et que on allait faire choisir la meilleure candidature par les personnes les plus aptes à décider. C'est-à-dire vous vous donnez la parole. Et j'entends des candidats qui sont des candidats très voilà respectueux qui ont de l'en face, qui parlent bien, qui parlent de cas juste, qui portent des valeurs. Mais je ne comprends pas à quel moment vous êtes candidat à la présidentielle.

Vous pensez que vous avez les épaules pour être président de la République, vous pensez que vous avez les épaules pour gagner, mais vous voulez passer par l'étape où vous posez la question aux électeurs de votre propre camp. Ça non plus, je ne le comprends pas. De quoi ont-ils peur ? Moi, je peux leur dire de quoi nous on a peur de de tr quatre candidats au premier tour et d'un échec assuré pour notre camp parce que quand on sera au deuxème tour à devoir choisir entre Retaillot et Le Pen, on fera quoi ? Un Front républicain dans quel sens ? Avec quelqu'un qui est chef des républicains mais le parti des républicains qui compte le Front républicain et donc qui usurpe son nom ?

On aura plus que nos yeux pour pleurer et ça ce sera de notre faute. Alors oui, c'est peut-être pas la mode, c'est peut-être pas de saison, mais je vais continuer à me battre pour une candidature unique de la gauche et des écologistes, de tout le monde à la présidentielle pour que l'on garde toutes les villes de gauche, que l'on garde toutes les villes écologistes, mais qu'on gagne aussi à la droite et au centre et extrême droite des villes, qu'on les fasse basculer parce que ce sera un tremplin pour 2027. Et je vais vous dire, c'est la seule chose que l'on a à faire.

petit ne voit pas le problème avec ce que Gila, doit changer d'activité, doit changer de métier parce que la politique c'est pas fait pour avoir les plus beaux programmes sur du papier glacé et les imprimer, les encadrer, être content de ce qu'on a écrit. La politique c'est fait pour mettre en œuvre nos idées, pour aider les gens, pour changer leur quotidien, pas pour leur dire "On vous promet le grand soir bientôt 2027 2032, on sait pas encore. C'est pour changer tout ce qu'on peut maintenant." Et je vous dis ça, oui, si tu aimes bien, tu peux applaudir, tu as le droit.

Mais je vous dis ça en en vous disant pas non plus que je vais aller me précipiter chez Sébastien Lecornu tous les matins de la semaine prochaine en lui disant je vais négocier je sais pas quoi avec lui je n'ai aucune illusion sur ce qu'il va faire. Je vais aller le voir parce que c'est un exercice républicain. Je aller le voir parce que déjà en 20 minutes au téléphone, j'ai bien vu qu'il était pas très à l'aise. Et donc j'ai envie de voir si pendant 1 heure dans son bureau avec en plus Guillaume Gontard et Sier le Châelin, qu'est-ce qu'il raconte quand il dit non mais moi je vais faire une rupture.

Et je dis avant une rupture avec Bruno Retaille à l'intérieur avec Gérald Armin à la justice avec Rachid Alati à la culture ça elle va être belle la rupture.

vraiment ça va être intéressant parce que la réalité c'est qu'ils nomment le premier ministre sur la même ligne que ceux d'avant mais ils vont aussi renommer tous les mêmes ministres comme avant et donc c'est leur problème mais ne leur laissons aucun albibi dit donc avant la rupture bah montrez-nous la rupture on est impatient laissezon se débrouiller laisszons pédaler dans la seouille et laissons pas tout seul avec Retaillot parce que ce qu'ils veulent c'est finir par dire ah ben maintenant comme je suis tout seul avec Bruno Retaillot ben j'ai écrit le programme qu'avec lui. Non non il faut qu'on soit pénible faut qu'on dise ah bon la rupture va elle est où ?

Allez-y, expliquez-nous et on va montrer cette supercherie aussi aux français. Donc vous voyez, on a du boulot et moi souvent les journalistes politiques me disent "Mais dans tout ce que vous prenez sur l'Union et cetera, pourquoi on a pas le choix ? Est-ce que vous vous sentez pas seul ?" Donc si la réalité c'est que j'ai quelques moments de solitude, mais c'est pas que très grave, on apprend à faire avec. Mais pourquoi je me sens pas seule ? Parce que vous êtes là aujourd'hui et parce que je ne fais pas un pas dans la rue, surtout quand j'ai cette veste sans qu'on m'arrête pour me dire "Madame, ne lâchez pas. Vous les écologistes, on compte sur vous.

Et ils me le disent jamais en disant du mal d'un tel ou d'un tel, hein. Il dit juste "Bon, ça a l'air compliqué, il y en a un qui est parti par là, l'autre est parti par là, comment on fait ?" Je dis "Bah, on fait, on essaye" et ils disent "Il y a pas grand monde qui peut le faire et donc vous luciestez, tenez." Et c'est ça qu'on va faire avec vous si vous le voulez. Je vous ai donné rendez-vous à 12h45 sur la grande scène. Je vais donner un autre rendez-vous mais je sais que ce rendez-vous vous avez déjà prévu d'y être. C'est le 18 dans la rue. Vous aviez noté ou attention dans la voiture quelqu'un m'a dit il m'a parlé de la manif du 16.

J'ai dit ne te trompe pas parce que tu vas être tout seul, tu vas croire qu'il y a que toi qui est venu à la manif alors que juste tu étais de jours en avance. Donc notez bien le 18 et cette mal 18. Enfin, moi j'ai fait la malie du 10, je sais pas vous si vous l'avez faite. Je l'ai faite à calé le matin et à être clairc l'après-midi.

J'ai trouvé ça magnifique parce que vous vous rappelez ici, vous êtes sûrement des gens qui font beaucoup de manifes et des fois il y a des manifes où on dit bon dans les petites villes he moi j'ai l'habitude de manifester, on se dit bon on connaissait tout le monde c'est que c'est les gens qui sont toujours là au manivre depuis 20 ans et là à Dquer et à Calé on m'a dit il y a des gens qu'on connaît pas. OK. Très bon signe. Très bon signe de quoi ? Du fait que de tiers des Français déjà avaient fait savoir qui soutenaient ces mouvements. Du fait que les gens sont dans une forme de sursaut. Ils ont décidé de se battre pour leur dignité.

Et moi, il y a jamais rien qui m'a plus terrorisé outre tous les trucs horribles que je viens de vous expliquer que la résignation. Un jour dans je l'ai j'ai j'ai feuilleté des livres politiques et j'en ai ouvert un qui commençait par cette phrase qui m'a traumatisé. Je vous laisre. Ça commençait par nous sommes de plus en plus nombreux à être fatigués d'être fatigué. Et je me rappelle, j'ai lu cette phrase, j'ai dit non pas commencer un livre comme ça.

J'ai refermé, je me suis plus ou moins enfuie en mode je ne veux pas rester à côté de ce livre parce que ce qui fait le plus peur finalement c'est ce moment où tout le monde aurait baissé les bras, il y aurait une grande résignation générale et après on ferait quoi ? Et ce qui s'est passé le 10, ça montre que alors tout le monde est pas sur les barricades à tracter, à manifester, on en est pas là. Mais il y a quand même ce sursaut pour la dignité et les personnes, moi ça m'a beaucoup touché ce que j'ai entendu dans ces manifestations et 18, on va recommencer. On a vu aussi, nous ne sommes pas naïfs ce que les médias essayent de raconter de ces manifestations.

Moi j'ai fait un duplexe pour BFM, donc j'étais à Calé, c'était la fin de la manif à part quelques gouttes de pluie. Bon bah c'est le pas de calé, on est étanche, tout va bien. Et donc ça chauffait les merges, ça faisait la queue pour les sandwich, ça hyper bonne ambiance. Et donc je me dis bah tiens, rien que le fait de faire le duplexe sur BFM, ils vont voir que tout se passe bien, ça va montrer que c'est cool quoi. Et donc je fais mon duplexe. Bon, je vous passe les questions auxquelles on est habitué, mes réponses un peu énervées, bref. Et quand je rentre chez moi et je vois la vidéo sur mes réseaux sociaux, je vois qu'en fait le plan de BFM, donc il y a la télé comme ça.

Moi j'étais dans un petit coin comme ça, donc on voyait pas ce qu'il y avait derrière moi. Au-dessus, il y avait l'attente de Matignon, genre ils ont attendu 3h en direct que le cornu mette un pied dans Matignon. priorité au direct et toute la moitié de l'écran, c'était genre des centaines de policiers qui attendaient très fébrile à Garde du Nord. Et donc je quand quelqu'un qui regarde l'image a l'impression genre que je me prépare à me battre à main nu contre des bataillers entiers entiers de CRS. On voit aussi le traitement qui est fait de l'information.

On a vu aussi cette façade brûlée de restaurant avec beaucoup de commentaires qui sous-entendaient que c'est des manifestants qui remis le feu eux-même. On a compris le soir par la procureur de Paris qu'en fait c'était les forces de l'ordre qui évidemment de manière non intentionnelle j'espère avait mis feu. Et donc on voit bien aussi le traitement qui est fait de ces informations et nous ici nous ne sommes pas du mais nous savons à quel point nous allons devoir le répéter, le répéter, l'expliquer et je sais aussi que il y a le côté parfois très cynique mais il y a aussi des fois j'ai des trucs d'audience. Moi on m'a expliqué ça s'appelle le Riot porn.

C'est comme du porno mais du porno desmot où en fait les gens qui zappent quand ils tombent sur une poubelle qui brûle ou sur des policiers comme ça qui se préparent, on sait pas bien quoi mais il se préparent en fait les gens ils scotchent, ils restent et ça fait de l'audience et donc ça fait des recettes publicitaires. C'est tout ce système médiatique quand même qu'il faut comprendre et dénoncer parce que on marche sur la tête et il ne pourra rien en sortir de bon. Alors, tout ça étant dit, je crois que vous avez des huîtres, des trufes, je ne sais pas quoi à manger, des mergises que vous voulez végan évidemment sur la fête de de l'humain. Donc je vais pas être beaucoup plus longue.

Et je voulais juste donc vous dire que bah je suis ravie de vous avoir dit un petit mot qu'on va passer une journée ensemble au sens large puisque cette fouette est très grande et qu'il y a beaucoup de monde et que c'est une excellente nouvelle que donc on vous donne rendez-vous à 12h45 sur la scène de la fête de l'huma qu'on vous donne rendez-vous ce soir ici pour le karaokeé le plus enflammé de la fête de l'huma et celles et ceux qui sont habitués de notre stand voi de quoi je parle donc je vous donne rendez-vous personnellement vous verrez et puis le 18 dans la rue et tous les jours qui suivront et tous les jours qu'il faudra au les cœurs.

30:06
Non speech

[Applaudissements] [Musique]