"D'année en année le budget du gouvernement est de plus en plus caricatural" (Emmanuel Maurel)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quel est votre projet pour redresser l'économie française ? Le gouvernement présente un budget avec 43 milliards d'économies et une dette record.
- 1:25RelanceRéponse directe
Sur la question des impôts : augmentez-vous les impôts ? Si oui, lesquels et pour quelles catégories ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Est-ce que les économies envisagées ne pénaliseront pas le pouvoir d'achat ou les prestations sociales ?
- 3:21FerméeRéponse directe
Êtes-vous pour la taxe Zucman (2% sur les patrimoines >100M€) ?
- 4:45RelanceRéponse partielle
La taxe Zucman suffit-elle à redresser les finances publiques ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Un grand emprunt citoyen suffira-t-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Chiffre
« Les Mozarts de la finance, le résultat c'est plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires. »
- 0:40Chiffre
« Le chômage 1300 milliards exactement, le chômage qui repart à la hausse, les déficits qui ne sont pas contenus puisqu'on est autour de 5 % »
- 2:03Fait
« chaque euro que la classe moyenne engrange, c'est un soutien à l'activité économique, c'est un soutien à la consommation »
- 6:52Chiffre
« on va baisser la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui va passer de 7 milliards et demi à 5 milliards »
- 7:30Chiffre
« il y a 6000 milliards d'épargne disponibles »
Temps de parole
- ?100 %
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On va maintenant parler de la situation économique de la France. Quel est votre projet aux uns et aux autres pour redresser l'économie française ? Ce matin, le gouvernement a présenté un budget. Il prévoit un effort de 43 milliards d'euros de nouvelles économies à mettre en rapport avec la dette. La dette française qui atteint 3 3600 milliards. C'est un record depuis 1946. Alors pour redresser la barre, il y a pas 50 options. Soit on augmente les impôts, soit on fait des économies. Le dernier président de gauche, François Hollande a fait face à ce que son propre gouvernement qualifiait de vous vous en souvenez, ralbol fiscal. Alors, est-ce que vous allez augmenter les impôts et lesquels ? Je regarde peut-être Jérôme Gat qui a un peu de retard sur le temps de parole.
Non, mais d'abord c'est le dernier budget d'Emmanuel Macron. On peut remonter 10 ans en arrière et constater les dégâts. Les Mozarts de la finance, le résultat c'est plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires. Le chômage 1300 milliards exactement, le chômage qui repart à la hausse, les déficits qui ne sont pas contenus puisqu'on est autour de 5 % et surtout surtout le pouvoir d'achat de nos concitoyens qui est en berne. Et donc il faut à un moment donné, parce que c'est ça le sens d'une élection, pouvoir constater que c'est l'échec de la politique économique et budgétaire d'Emmanuel Macron et des gouvernements successifs qui l'ont mis en œuvre avec cette théorie fumeuse qui était celle du ruissellement qui a consisté vous attend
sur vos propositions mais justement mais j'en parle sur ce point-là euh qui consistait à baisser les impôts de certaines catégories de français en espérant que le ruissellement allait générer de de la redistribution. ça n'a pas marché. Sur la question des impôts, est-ce qu'on est-ce que vous augmentez est-ce que vous assumez d'augmenter les impôts ? Et si oui, lesquels et pour quelle catégorie de français ? mon propos liminaire, je vous ai dit qu'il fallait redresser dans la justice et donc ça veut dire que l'ensemble des Français doivent être mis à contribution mais d'abord celles et ceux qui ont le plus bénéficié de la période précédente. C'est-à-dire que les plus hauts patrimoines, les plus hauts ménages, les ménages les plus aisés, les revenus, les grosses entreprises qui arrivent à
optimiser leur compris Jérôme G les classes moyennes qui par exemple ont bénéficié de la suppression de la taxe d'habitation. Oui, mais vous savez celle-ci, il faut se dire que chaque euro que la classe moyenne engrange, c'est un soutien à l'activité économique, c'est un soutien à la consommation, c'est un soutien au carnet de commande des des PME, des TPE de nos territoires, de nos artisans et de nos commerçants. Et il faut donc ne surtout pas assécher comme ça a été fait la faible croissance qui existe dans notre pays. Et donc moi je vais vous répondre très honnêtement, c'est il va falloir faire des efforts et je j'assume que nous devrions nous allons devoir faire des économies à la condition qu'elle ne pénalise pas ni le pouvoir d'achat, ni l'accès aux soins,
ni le niveau des prestations qui sont touchées par les uns et par les autres. Parce que je connais trop bien nos finances sociales, par exemple pour savoir qu'on peut faire des économies sans pénaliser les uns et les autres. Et à ce moment-là, il faudra que les entreprises, l'intelligence artificielle, les exonérations de cotisation sociale, le patrimoine et les Français dans leur diversité puissent participer à l'effort. Bien euh donc ça c'est pour le propos général sur la fiscalité. Si on rentre un petit peu dans le détail Olivier Fort et qu'on parle notamment d'un d'une thématique fiscale qui a suscité beaucoup de débats, la question de la taxe Zucman et là on a regardé un petit peu les positions des uns et des autres ici. C'est pas tout à fait la même chose.
Est-ce que vous président Olivier Fort il y a une taxe Zucman ? Rappelle pour ceux qui nous regardent et nous écoutent sur France Inter, la taxe duman ça veut dire on taxe à 2 % les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Il y a pour dire les choses sur ce plateau quelqu'un Raphaël Luxman qui dit "Moi, je suis pour le principe mais dans l'application c'est difficile." Quelle est votre réponse là-dessus ? Non non, je je ne dis pas ça monsieur, vous dites exactement just que pour les entreprises de la tech, il faut trouver des modalités d'application qui sont différentes et c'est d'ailleurs aussi la position du Parti socialiste dans son programme. Sur ce point Olivier fort. Oui. Il y aura une taxe Zucman. Vous vous rendez compte que on est en France le pays qui est le deuxè plus gros
producteur de dividende au monde au monde qu'il y a 13000 millionnaires qui ne payent pas d'impôts sur le revenu. 13000 millionnaires qui ne payent même pas d'impôts sur le revenu. Et là dans le budget qui nous est présenté à partir d'une retite de 1200 € 1200 € ont des indexes sur votre pension. On est riche pour la droite à 1200 mais quand on dépasse le million là on redevient pauvre. Et bien il faut remettre les choses à l'endroit faire en sorte que tout simplement ceux qui peuvent payer payent et que ceux qui doivent être accompagnés soient accompagnés. C'est ça la justice. Et on ne peut pas être à chaque fois faible avec les forts et fort avec les faibles.
Est-ce que ça suffit à redresser les finances publiques, faire payer ceux qui n'en pay ce qui ne payent pas d'impôts aujourd'hui ? Est-ce que ça suffit à redresser les finances publiques ? Mais il y a là, il y a beaucoup de points sur lesquels on peut revenir. La taxe Zukman c'est autour de 15 milliards. On sait qu'il y a demain la grande transmission qui va concerner les baby boomers qui malheureusement vont disparaître au fur et à mesure et d'ici 2040, on pense qu'il y a sur les gros héritages environ 15 milliards à récupérer par an. Et puis il y a la proposition qui nous est commune avec Emmanuel Morel. Moi je plaide aussi pour un grand emprunt citoyen. Un grand emprint commune depuis ce soir. Alors jeavais il y a [rires] des surprises surise et des convergences.
Tu as été tellement bon en dernier débat. Je veux je veux quand même dire les choses. Il y a déjà eu un grand emprunt en France c'était baladure il y en a eu d'autres et donc ça ne suffit pas parce que c'était 39 milliards simplement de collecter et donc il faudra faire un effort supplémentaire engager l'assurance vie qui pour l'instant contribue trop peu au verdissement de notre économie. faire en sorte que nous puissions là aussi avoir un déplafonnement du livret développement durable, que nous puissions faire en sorte que il y ait là un élan qui puisse permettre de réindustrialiser le pays. Sur quelle base ? Sur la base de la grande transformation écologique. Fa en sorte que le réseau d'eau, que nous ayons des forêts que nous ayons enfin des forêts qui soient re
Vous êtes en train de prendre beaucoup d'avance Olivier Fort et c'est autant de temps que vous n'aurez pas sur les prochains sujet. Mais ça, j'imagine que vos vos camarades en ont aussi. Mais écoutez, je reviendrai plus tard sur mes propositions. Bien Emmanuel Morel, puisque vous avez été parce qu'il y a visiblement une copaternité d'une d'une proposition dans ce débat. Non, non, j'en assume la paternité mais je vais y revenir mais mais la première des choses quand même, caractérisons ce budget. Vous dites on demande aux Français de faire des efforts. Oui, sauf à ceux qui devraient en faire parce que c'est et et ça d'année en année, c'est de plus en plus caricatural. Là, c'est les retraités, les familles, euh les les APL pour les étudiants. Euh mais par contre, on va
baisser la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui va passer de 7 milliards et demi à 5 milliards dans le texte actuel. C'est bien ce que je dis. Euh eux, on leur demande pas de de faire des efforts, au contraire, alors même que il y a jamais eu autant de concentration de capital dans ce pays. Donc cette injustice flagrante, tous les Français la ressentent de droite comme de gauche. Il euh ils viennent nous en parler dans nos circonscriptions, ils disent "Il y a quand même quelque chose qu'on comprend pas, monsieur Morel, c'est qu'il y a des gens qui ont beaucoup d'argent. Il y a des entreprises qui réalisent d'énormes profits et eux sont épargnés là où nous on est on paye plein potô." Ça c'est la première chose. Mais la deuxième chose
et là j'ai j'ai vraiment une différence de diagnostic. Moi je pense que nous ne dépensons pas trop. Je pense que nous produisons pas assez en France et que ce que nous produisons est inégalement reparti. Et donc j'en reviens à cette proposition du grand emprunt parce que moi je pense que c'est pas seulement une solution économique, c'est une solution pour recréer du commun en France. Aujourd'hui, toutes les taxes du monde, monsieur Damel, toutes les taxes du monde ne pourront pas financer le mur d'investissement auquel on doit faire face. Pourquoi ? Parce qu'on doit aller très vite sur l'électrification. Non non non, je finis très vite sur la décarbonation, très vite sur la réindustrialisation. Pour ça, on a besoin de beaucoup d'argent maintenant. Donc moi, je regarde, il y a
6000 milliards d'épargne disponibles. Il y a mieux que ça. Vous savez combien il y a sur les cours de courant en France ? 600 milliards d'euros qui sont donc même pas rémunérés. Et bien moi, je m'adresse à ceux qui détiennent cet épargne, c'est-à-dire essentiellement des seniors qui ont des enfants, des petits enfants et je leur dis participer à ce pacte entre les générations, à cette solution souveraine et démocratique pour investir massivement dans le pays. Pour moi, c'est une solution centrale. C'est pas seulement un gadget ou un élément de communication. Vous l'a bien comp on l'a compris.
Emmanuel Maurel