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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 30 septembre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéSolidarités & famille

Propos antisémites attribués à Jordan Bardella: Louis Aliot revient sur l'affaire

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteÉludée

    Que lui répondez-vous ?

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Répondez-vous alors à Emmanuel Macron ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous estimez qu'il est complètement hors propos ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a deux fronts ?

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un front interne, comme certains le disent, d'une recherche de taupes ?

  • 2:36RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce sujet est totalement fantasmé par une partie de vos opposants et par la presse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Alors lui, en revanche, on a de quoi dire, puisque sur ce sujet-là particulièrement, il n'a pas brillé, il faut bien dire, par son courage. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Personne ne croit en France aujourd'hui, à part l'extrême gauche et une partie de la gauche, que Jordan Bardella est un antisémite furieux. »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « En revanche, beaucoup de Français, une majorité de Français croient que M. Mélenchon et ses amis sont aujourd'hui plutôt tournés vers l'antisémitisme et les actes et les personnalités qui sont anti-juives plutôt que le reste. »
  • 10:34Invité politiqueFait
    « Alors qu'en ce qui nous concerne, nous ne sommes pour rien dans l'état de la France actuelle. »
  • 12:21Invité politiqueFait
    « Mais dans la niche d'Éric Ciotti, il y avait le changement de cette loi et elle n'est pas passée par l'obstruction législative d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée. »
  • 14:05Invité politiqueFait
    « L'État n'arrive pas à renvoyer les OQTF, et on l'oblige, lui, à marier quelqu'un qui ne devrait pas être devant lui, puisqu'il aurait dû être renvoyé. »
  • 15:50Invité politiqueFait
    « C'est le citoyen français par l'impôt. »
  • 16:56Invité politiqueFait
    « ces gens-là, effectivement, devraient être arrêtés. »
  • 18:55Invité politiqueFait
    « il y a des meneurs, il y a des gens qui préparent ça, il y a des commanditaires aussi de ces choses-là. »

Temps de parole

  • Louis Aliot54 %
  • Présentateur23 %
  • ?8 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

≈ 33 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, Louis Alliot, merci

0:01
Locuteur

d'être là,

0:02
Présentateur

vice-président du Rassemblement national. Vous venez de croiser Sandrine Rousseau, vous avez sans doute écouté, vous étiez au bord du plateau, ces attaques à votre endroit, à

0:12
Locuteur

l

0:12
Présentateur

'endroit du parti. Que lui répondez-vous

0:14
Locuteur

? Ça

0:15
Louis Aliot

fait longtemps que je ne réponds plus rien à

0:17
Locuteur

ce

0:17
Louis Aliot

que dit Mme Rousseau.

0:18
Locuteur

Que

0:18
Présentateur

répondez-vous alors à Emmanuel Macron

0:20
Locuteur

?

0:20
Louis Aliot

Alors lui, en revanche, on a de quoi dire, puisque sur ce sujet-là particulièrement, il n'a pas brillé, il faut bien dire, par son courage. Je crois qu'il y a beaucoup d'ailleurs de membres de la communauté juive française qui lui ont rappelé,

0:33
Locuteur

et

0:33
Louis Aliot

d'ailleurs Jordan Bardella aussi dans un tweet, le 7 octobre, enfin après le 7 octobre, tout le monde attendait le président de

0:38
Locuteur

la

0:38
Louis Aliot

République, ils ne l'ont pas vu.

0:40
Locuteur

En

0:40
Louis Aliot

revanche, il a eu beaucoup de propos successifs pour dénoncer la guerre en Israël, etc. Et je crois qu'en plus de l'étranger,

0:53
Locuteur

il

0:53
Louis Aliot

n'honore pas la fonction que de discuter à son niveau

0:56
Locuteur

des

0:57
Louis Aliot

affaires politiques nationales, voilà.

1:00
Présentateur

Vous estimez qu'il est complètement hors propos

1:03
Locuteur

? Totalement,

1:05
Louis Aliot

mais vous savez, il est en

1:06
Locuteur

fin de parcours quand

1:08
Invité

même. L'antisémitisme, c'est une chose importante. Le président peut, dans ce genre de cas, intervenir, ce n

1:15
Locuteur

'est

1:15
Invité

pas

1:15
Locuteur

du tout illégitime. Il aurait

1:16
Louis Aliot

aimé qu'il intervienne le 7 octobre et qu'il accompagne tous les Français juifs dans la rue.

1:20
Locuteur

Oui,

1:20
Invité

mais l'un n'efface pas l'autre. Non, mais

1:24
Locuteur

vous savez... Ce n'est pas parce qu'il n'est pas

1:25
Invité

allé le 7 octobre que les propos attribués à M. Bardella sont sans importance.

1:30
Locuteur

Je

1:31
Louis Aliot

sais que vous allez lui trouver toutes les excuses du monde, il n

1:33
Locuteur

'y a

1:33
Louis Aliot

pas de souci. Mais je sais que ça choque aussi beaucoup de monde.

1:37
Locuteur

Est

1:37
Présentateur

-ce qu'il y a deux fronts ? Est-ce qu'il y a le front externe au Rassemblement national pour faire face justement aux accusations ? Et est-ce qu'il y

1:46
Locuteur

a

1:46
Présentateur

un front interne, comme certains le disent, d'une recherche d'une taupe ou de plusieurs taupes ? Ou alors ce sujet est totalement fantasmé par une partie de vos opposants et par la presse

1:56
Louis Aliot

? C'est vieux comme tous les partis politiques.

1:59
Locuteur

Je

1:59
Louis Aliot

ne

1:59
Locuteur

sais pas

1:59
Louis Aliot

ce que vous dire, comme le monde. Des taupes,

2:01
Locuteur

il

2:01
Louis Aliot

y en a toujours, il y en a toujours eu, il y en aura encore. Vous

2:04
Locuteur

avez

2:04
Louis Aliot

peut-être votre petite idée alors, M. Aïe

2:06
Locuteur

? En

2:06
Louis Aliot

revanche, il y a beaucoup de bavards. Et d'ailleurs, les journalistes se nourrissent de ces bavardages-là pour en faire quelquefois des histoires qui n'en sont pas. Des bavards au sein de votre parti ? Mais on

2:17
Locuteur

n'échappe pas,

2:19
Louis Aliot

vous savez, au travers des organisations humaines. Et donc de ce point de vue-là, très certainement qu'il y a des bavards. Mais de là à en tirer la conclusion que le torchon brûle entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, je pense que c

2:32
Locuteur

'est

2:32
Louis Aliot

un peu grossir le trait parce que, très honnêtement, dans cette campagne-là, aujourd'hui, nous menons tous la campagne présidentielle et je ne vois pas où est le problème.

2:40
Invité

Qu'est-ce que vous ferez s'il s'avère que Mediapart a raison ?

2:43
Louis Aliot

Mais je n'y crois pas.

2:45
Locuteur

Mais imaginons qu'ils aient raison. Oui, mais je n'y

2:47
Louis Aliot

crois pas.

2:47
Invité

Vous ne croyez pas, mais jusqu

2:49
Locuteur

'à présent,

2:49
Invité

dans toutes les affaires où Mediapart s'est mise en

2:53
Locuteur

avant... Non, M. Geoffrey. Si, ils ont gagné à chaque fois.

2:55
Louis Aliot

Non, non, non, non. Mais si. Ils ont été quand même dans plusieurs affaires mis en cause. Mis en cause, mais la

3:02
Locuteur

justice leur a donné raison. Regardez l

3:04
Invité

'affaire Cahuzac. Pendant des mois, on a

3:06
Locuteur

dit mais non, il n'y a pas de preuve, il n'y a rien.

3:08
Invité

Et à la fin, il y avait une preuve. Vous sortez

3:09
Locuteur

toujours la même affaire. Non, Sarkozy, pareil. Vous sortez

3:11
Louis Aliot

toujours la même affaire. Sarkozy, ils ont tronqué une preuve. Mais la justice, il y a deux journalistes de Mediapart qui ont été condamnés pour apologie de terrorisme, etc. Mediapart n'est pas une officine à l'abri de tout reproche, de tout soupçon et de toute critique. Surtout quand il est dirigé par M. Plenel. Donc moi, je ne fais aucune confiance à ce que dit Mediapart. Et vous dites, on verra bien. Eh bien, on verra bien. En tout cas,

3:46
Locuteur

vous allez porter plainte pour diffamation

3:47
Invité

?

3:48
Locuteur

Mais ça y est, je crois que Jordan l'a fait.

3:49
Invité

Jordan l'a fait aujourd'hui. Mais il y

3:51
Locuteur

a

3:51
Invité

un moyen d'aller plus vite. En tout cas, à tout le moins, cet article de Mediapart sera un fait de campagne, dans un sens ou dans un autre. Selon vous, est-ce que ça va être un fait de campagne de nature à ressouder votre électorat autour de ce binôme qui, pour l'instant, affiche sa solidarité et se montre encore soudé ? Ou est-ce que ça va être un fait de campagne qui va vous priver des segments électoraux qui vous permettaient de conquérir le pouvoir et qui vous manquaient par le passé

4:13
Locuteur

? Écoutez,

4:14
Louis Aliot

il y a deux choses. Aujourd'hui, là, ce soir, on parle d'un sondage qui va sortir pour demain. Qui est sorti déjà, un sondage dans le Figaro. Où je crois qu'on se porte pas mal. Absolument. Et dans un autre, sur la... C'est une

4:23
Invité

trentaine de points pour Marine Le Pen qui ne recule pas.

4:24
Locuteur

Et

4:25
Louis Aliot

sur un autre, sur la notoriété des personnalités,

4:28
Locuteur

je

4:28
Louis Aliot

crois que Jordan Bardella prend deux points. Donc ça, ça va clore le débat sur l'utilité du montage de Mediapart. L

4:34
Locuteur

'autre sujet... Montage qui n'est pas un montage à mon avis.

4:36
Louis Aliot

L'autre sujet... Si, c'est un montage au

4:38
Locuteur

moins médiatique. Je ne crois pas que ce soit un montage. C

4:40
Louis Aliot

'est un montage médiatique. Les

4:42
Locuteur

connaissants, je ne crois pas que ce soit un montage.

4:43
Louis Aliot

La meilleure manière, c'est qu'ils ont dit déjà qu'ils allaient feuilletonner. Bon. La vérité, sur le terrain, c'est que tout le monde s'en moque. Il faut quand même en avoir conscience. Personne ne croit en France aujourd'hui, à part l'extrême gauche et une partie de la gauche, que Jordan Bardella est un antisémite furieux. En revanche, beaucoup de Français, une majorité de Français croient que M. Mélenchon et ses amis sont aujourd'hui plutôt tournés vers l'antisémitisme et les actes et les personnalités qui sont anti-juives plutôt que le reste. Ça, c'est la vérité.

5:19
Locuteur

Je

5:19
Présentateur

vous propose d'écouter la réaction et un discours offensif et même des mots guerriers de la part de Marine Le Pen. Et vous allez me dire quelles vont être les conséquences, comment cela va se décliner.

5:28
Invité

Nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar parce que là, c'est du lourd, là, qui tombe. J'avoue que la manipulation est légère comme un congrès de charcuterie. Mais il y a quand même quelque chose qu'ils doivent savoir, c'est qu'on ne va pas se laisser faire.

5:49
Locuteur

Nous

5:50
Invité

n'allons pas nous laisser faire.

5:53
Locuteur

Et

5:53
Invité

non seulement nous allons contre-attaquer et saisir, bien entendu, la justice, mais nous allons démonter cette manipulation. Et nous saurons qui est derrière cette manipulation.

6:11
Locuteur

Et

6:11
Présentateur

il va falloir enfiler les combinaisons en Kevlar. Ça veut dire quoi, tout ça ? C'est-à

6:17
Locuteur

-dire

6:17
Présentateur

qu

6:17
Locuteur

'il

6:17
Présentateur

va

6:17
Locuteur

y

6:17
Présentateur

avoir toute une stratégie qui est déclinée pour, pas à pas, justement, contrer la feuille de tonnisation de Mediapart

6:24
Locuteur

?

6:24
Louis Aliot

Non, mais nous, on le savait avant. On est sur une trajectoire de conquête démocratique du pouvoir. On savait très bien que tous ces gens-là ne l'accepteraient pas, politiquement. Et qu'ils feraient tout, ou ils feront tout, pour nous empêcher d'arriver aux affaires.

6:37
Locuteur

Vous

6:37
Présentateur

attendiez à une telle attaque sur un tel sujet

6:39
Locuteur

dans un tel domaine

6:40
Louis Aliot

? C'est elle qui dit, nous avons mis nos propres habits de Kevlar, avant de le dire pour les journalistes de Mediapart. Cette campagne va être sale, on le sait. Mais l'important, si vous voulez, ce n'est pas là, parce que les Français, eux, sont lucides. Les Français, quand ils vont à la pompe, c'est 2,40

6:58
Locuteur

euros

6:58
Louis Aliot

le litre, etc. On annonce un prix de l'essence à 3 euros. Les Français, c'est des difficultés pour remplir le caddie. C'est aujourd'hui l'insécurité.

7:08
Locuteur

C

7:08
Louis Aliot

'est, d'ailleurs, dans tous les domaines, une espèce de faillite du système, dont M. Macron et la droite et la gauche depuis 40 ans sont les responsables. Donc ils ne

7:17
Locuteur

vont

7:17
Louis Aliot

pas faire croire par ce genre de manipulation médiatique aux Français pour les détourner de la réalité de ce qui se passe en France.

7:27
Invité

Vous venez de dire que Macron participe à la manipulation médiatique ?

7:31
Locuteur

Non, mais il

7:32
Louis Aliot

prend le

7:32
Locuteur

train en marche.

7:33
Louis Aliot

Vous

7:33
Invité

venez de le dire. Il

7:34
Louis Aliot

prend le train en marche et ça lui va bien. Non, j'ai dit que Macron était comptable de l'état de faillite dans lequel nous sommes.

7:41
Locuteur

Est-il

7:41
Louis Aliot

comptable

7:42
Locuteur

des violences

7:43
Invité

?

7:43
Locuteur

Est-il comptable

7:44
Présentateur

des violences ? Selon vous, des violences, c'est ce qu'a dit Sandrine Rousseau juste avant vous.

7:49
Locuteur

Elle

7:49
Présentateur

a dit responsable de ces images que nous allons voir, images de dégradation, images de tension, images de violences, à l'encontre des personnels de l'éducation, à l'encontre des policiers, des pompiers. Il y a eu, je le précise à chaque fois, des blessés du côté des lycéens. Qui est responsable, selon vous, d'une telle situation, quand on voit de telles images, d'un chaos, en tous les cas, dans certains lycées ?

8:11
Locuteur

D

8:12
Louis Aliot

'abord, il y

8:12
Locuteur

a

8:12
Louis Aliot

des revendications. Ces revendications, elles sont ce qu'elles sont. Et elles sont quelquefois justifiées, pas justifiées. Et ça n'empêche pas qu'il vaut mieux quand même, et même il faut le demander, qu'il n

8:21
Locuteur

'y ait

8:21
Louis Aliot

pas de violence pour demander ces choses-là. Mais derrière tout cela, on le voit avec M. Bakayoko, avec les propos hier gravissimes de M. Mélenchon, sur lesquels d'ailleurs les médias en ont parlé, mais pas plus que ça. Il a parlé de sauvagerie policière. C'est quand même fort.

8:36
Locuteur

Alors

8:37
Louis Aliot

que la police, c'est quand même l'État républicain. Il parle de sauvagerie policière.

8:41
Locuteur

Et j'ai entendu Mme Rousseau... Ce sont quelle

8:43
Louis Aliot

nature de propos ? Et j'ai entendu Mme Rousseau absoudre particulièrement toute violence, même tout en disant qu'il ne fallait pas, évidemment, user de violence. Mais on sait très bien que dans un certain nombre d'endroits, un certain nombre de mouvements sont instrumentalisés par la gauche radicale et l'extrême-gauche. Mais quelle

9:00
Locuteur

est la nature des propos ? D'ailleurs au détriment des véritables intérêts des lycéens.

9:03
Présentateur

Vous dites qu

9:03
Locuteur

'ils

9:03
Présentateur

sont très graves. Comment vous les qualifiez, ces propos ?

9:06
Louis Aliot

De Mélenchon ? Oui. Ah ben, comment vous les... Ils sont anti-police. Ils sont anti-républicains.

9:13
Locuteur

Ils

9:13
Louis Aliot

sont en train de jouer une partition qui vise, je pense, à obtenir petit à petit la bordélisation de la vie économique, sociale et politique de la France. Comme ils font à l'Assemblée nationale, ils veulent que ce soit dans le pays. Mais évidemment, ils n'y arriveront pas parce que les Français sont des gens lucides. Et je pense que ce sont aussi des gens qui sont déterminés à tourner la page de ce système-là, auquel a appartenu M. Mélenchon pendant plus de 30 ans.

9:37
Invité

Est-ce que vous croyez... On dit souvent de la jeunesse que c'est comme le dentifrice qui sort du tube. Une fois qu'elle est dehors, on

9:41
Locuteur

ne

9:41
Invité

peut plus l'y faire rentrer. C'est qu

9:43
Locuteur

'il

9:43
Invité

y

9:43
Locuteur

a

9:43
Invité

un mouvement social annoncé pour le 17 octobre. Est-ce que vous croyez, est

9:45
Locuteur

-ce

9:45
Invité

que vous craignez qu'il y ait une convergence, un rassemblement des différentes luttes ? Mouvement contre la vie chère d'une part, mouvement lycéens d'autre part. Est-ce que vous craignez que tout cela converge le 17 octobre ?

9:54
Louis Aliot

Ils vont essayer.

9:56
Locuteur

C

9:56
Louis Aliot

'est sûr, la gauche va essayer. Et je pense que la gauche sera dans les rues. Qu'elle entraîne derrière elle l'ensemble des Français, ça je ne le crois pas. Voilà. Parce que cette gauche-là,

10:07
Locuteur

elle

10:08
Louis Aliot

a été aux affaires. Elle a soutenu les gouvernements de M. Macron. Et même M. Macron lui-même. Et je crois qu'il faudra faire le bilan un jour des résultats des uns et des autres. Parce qu'on oublie que M. Mélenchon était sénateur socialiste, ministre de Lionel Jospin, etc. Ces gens-là ne peuvent pas tout

10:25
Locuteur

d'un coup... Vous êtes

10:26
Présentateur

plutôt en train de l'institutionnaliser,

10:28
Louis Aliot

en rappelant son parcours. Oui, mais ces gens-là font mine de ne jamais avoir appartenu au système, alors qu'ils en viennent. Alors qu'en ce qui nous concerne, nous ne sommes pour rien dans l'état de la France actuelle. Et ça, je crois que les Français le savent.

10:41
Locuteur

Il

10:42
Présentateur

y a ces images. Il y a également une autre image.

10:44
Locuteur

C

10:44
Présentateur

'est une audience qui est toujours en cours au tribunal de Montpellier où se trouve quelqu'un que vous avez soutenu, que vous soutenez, que vous connaissez bien. Malgré d'ailleurs quelques divergences.

10:54
Locuteur

Toujours. Oui,

10:54
Présentateur

oui, oui. Sur ce plateau exprimé, notamment sur le soutien à l'Ukraine. Il s'agit de Robert Ménard. Alors ça dure depuis le début de l'après-midi. L'audience n'est pas terminée. Plaidoiries, réquisitions. Je l'ai rappelé tout à l'heure,

11:07
Locuteur

il

11:07
Présentateur

y

11:07
Locuteur

a

11:07
Présentateur

eu des moments de tension. Robert Ménard défend, lui, une décision de bon sens pour ne pas avoir marié cette personne qui est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. Et on l'a souligné avec Arthur Berda et avec Laurent Joffrin. Il y a Bruno Rotaillot. Il y a David Lissnard. Il aurait pu y avoir lui à Lio

11:24
Locuteur

?

11:24
Louis Aliot

Oui,

11:25
Locuteur

oui,

11:25
Louis Aliot

sûrement.

11:25
Présentateur

Directement au tribunal.

11:27
Locuteur

Si

11:27
Louis Aliot

il m'avait demandé de venir le soutenir, je serais allé le soutenir. Vous savez, beaucoup de maires que je côtoie dans mon département sont d'accord avec Robert Ménard. Mais comme, évidemment, la question ne se pose pas, ils n'ont pas eu à faire face à ces

11:40
Locuteur

choses-là. Vous ne pensez pas

11:41
Invité

que les maires doivent respecter les lois

11:42
Locuteur

?

11:43
Louis Aliot

Oui. Mais quand ces lois vont à l'encontre d'autres lois

11:46
Locuteur

?

11:47
Invité

Non, ça ne va pas à l'encontre.

11:48
Locuteur

Vous, maire, vous auriez... Non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.

11:51
Invité

C'est parce que les gens qui sont mariés ne sont pas exemptés de... La vérité. Attendez, d'OQTF, donc ce n'est pas forcément...

11:59
Locuteur

Oui, d'accord.

11:59
Invité

On peut très bien expulser quelqu'un qui vient de se marier.

12:02
Locuteur

On

12:02
Invité

a le droit de

12:03
Locuteur

faire ça. Robert

12:03
Louis Aliot

Ménard,

12:03
Locuteur

à ce moment-là,

12:04
Louis Aliot

pouvait penser

12:05
Locuteur

qu

12:06
Louis Aliot

'il était tout à fait justifié de ne pas marier quelqu'un qui était sous OQTF. Il pouvait penser, mais

12:12
Invité

il

12:12
Locuteur

pense

12:12
Louis Aliot

tout seul. Ce

12:13
Locuteur

n'est pas l'avis de la loi.

12:14
Louis Aliot

Non, mais c'est en tout cas l'avis des bitérois qui le soutiennent massivement. Oui, mais ce n

12:17
Locuteur

'est

12:17
Louis Aliot

pas les bitérois qui font la loi,

12:19
Locuteur

c

12:19
Louis Aliot

'est pareil. La loi aurait pu changer, je le rappelle.

12:21
Locuteur

Mais

12:22
Présentateur

même le

12:22
Locuteur

président de la République a jugé que c'était bu à excluer le loi. Oui, oui,

12:25
Louis Aliot

mais dans la niche d'Éric Ciotti, il y avait le changement de cette loi et elle n'est pas passée par l'obstruction législative d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée, ce qui prouve aussi la duplicité de tout un tas de personnes qui viennent en disant « Oui, c'est anormal, mais lorsqu'il a fallu changer la loi, ils n'ont pas soutenu M. Ciotti pour faire passer cette loi. » C'était qui ?

12:46
Locuteur

Vous parlez

12:46
Invité

de

12:46
Louis Aliot

qui, là ?

12:47
Présentateur

Pardon, Laurent Joffrin, on va écouter Bruno Rotaillou qui s'était exprimé tout à l'heure.

12:52
Invité

Robert Ménard est un maire, c'est aussi un ami,

12:55
Locuteur

mais

12:56
Invité

je trouve qu'il est ici, au banc des accusés,

13:00
Locuteur

d

13:01
Invité

'une façon surprenante. C'est un défi au bon sens.

13:04
Locuteur

Parce

13:05
Invité

que ni vous, ni moi, ni lui,

13:08
Locuteur

ni

13:09
Invité

Stéphane Demilly, sénateur aussi, n'aurait dû être là. Ce qui est incroyable, ce que j'ai essayé d'expliquer, c'est que Robert Ménard comme maire a été pris dans une tonaille totalement contradictoire. Parce qu'on savait que célébrer, il savait que célébrer ce mariage, c'était en quelque sorte neutraliser la mesure individuelle d'éloignement du territoire.

13:31
Présentateur

– Est-ce que la décision de bon sens, certains la comprennent, mais est

13:40
Locuteur

-ce

13:40
Présentateur

que quand même, vous pourriez dire, pas encourager, mais dire au maire qui se retrouve face à une telle situation, oui, c'est ce qu'il aurait fallu faire, y compris s'il y

13:47
Locuteur

a

13:47
Présentateur

le risque de perdre son mandat, y compris avec le risque de l'inéligibilité,

13:50
Locuteur

y

13:50
Présentateur

compris avec le risque

13:51
Locuteur

d

13:52
Louis Aliot

'une telle... Je dis au législateur, aidez les maires, échangez la loi. Parce que, comme le disait Robert Ménard d'ailleurs, il se retrouve, lui, à payer l'inconséquence de l'État. L'État n'arrive pas à renvoyer les OQTF, et on l'oblige, lui, à marier quelqu'un qui ne devrait pas être devant lui, puisqu'il aurait dû être renvoyé. C

14:15
Locuteur

'est quand même le

14:16
Louis Aliot

comble de la chose.

14:17
Invité

Le comble étant qu'Emmanuel Macron lui-même avait parlé d'une situation ubuesque, sans agir, en tout cas directement, pour

14:23
Locuteur

la changer.

14:23
Louis Aliot

M. Macron a compris que c'était le ministère de la Parole, tout son mandat, et que derrière, c'est du vent. Tout le monde l'a compris. Mais là, il y a encore des députés à l'Assemblée. On pourrait modifier cette loi. Vous

14:35
Locuteur

dites qu'il faut le faire avant

14:36
Invité

la fin de la législature

14:37
Locuteur

? Moi,

14:38
Louis Aliot

je crois que pour aider les maires, oui, on devrait le faire. Mais je n

14:41
Locuteur

'ai

14:41
Louis Aliot

pas l'impression que beaucoup de monde va avoir le courage de le faire, mis à part, évidemment, les groupes de M. Sciotti, du Rassemblement national et quelques autres.

14:47
Présentateur

Le délibéré n'est pas prévu avant plusieurs semaines. Et si, parce que c'est une possibilité, il y a une peine d'inéligibilité pour le maire de Béziers. Qu'est-ce que ce serait, selon vous, une jurisprudence, un avant et un après ?

14:59
Louis Aliot

Je crois qu'il prendrait le risque de voir un certain nombre de maires en grève. Parce qu'après tout, tout le monde fait grève. Mais les maires ont cette obligation de marier, qui leur vient de l'État. Mais je pense qu'un certain nombre de maires sortirait dans la rue pour dire maintenant, stop, arrêtez de nous faire endosser, j'allais dire, la responsabilité d'actes que vous n'êtes pas capables de prendre en s'adressant au gouvernement et à l'État.

15:23
Présentateur

Alors les actes, justement, on va continuer à en parler. On va revenir aux images aujourd'hui de dégradation, de violence. Parce qu'il

15:30
Locuteur

y a

15:30
Présentateur

une chose dont on n'a pas parlé, puisque vous parlez d'actes, de responsabilités, c'est que qui va assumer la facture ? –

15:36
Locuteur

Par

15:36
Présentateur

exemple, en Ile-de-France,

15:37
Locuteur

monsieur

15:37
Présentateur

Alliot. – Eh oui.

15:39
Locuteur

–

15:39
Louis Aliot

Donc vous tous ?

15:40
Locuteur

–

15:40
Louis Aliot

Bien sûr.

15:41
Locuteur

Et

15:41
Louis Aliot

qui avait endossé la facture des manifestations qu'il y avait eu après l'affaire Naël dans les banlieues et partout en France ? C'est le citoyen français par l'impôt.

15:52
Présentateur

– Vous ne reprenez pas le slogan, si je puis dire, de Gabriel Attal. Tu casses, tu payes, tu abîmes,

15:59
Locuteur

tu répares, tu salies, tu nettoies. – Tu peux la décliner. – Ça, ce serait l'idéal.

16:04
Louis Aliot

Mais on ne va pas vers, manifestement, la situation où on arrête les gens qui cassent pour les traduire dans la justice et ensuite leur faire payer. On n'en est pas là. –

16:12
Invité

Vous êtes pour le principe du casseur-payeur

16:13
Locuteur

? –

16:14
Louis Aliot

Il faudrait, oui. – Y compris chez les lycéens

16:16
Locuteur

? –

16:17
Louis Aliot

Écoutez, ils ont des

16:17
Locuteur

parents. –

16:18
Louis Aliot

Absolument.

16:18
Locuteur

–

16:18
Louis Aliot

Je suppose.

16:19
Locuteur

– Alors le trichement

16:20
Invité

des parents, des allocations parfois, pour agir sur ce levier-là

16:23
Locuteur

? – Moi,

16:24
Louis Aliot

j'estime qu'il y

16:25
Locuteur

a

16:25
Louis Aliot

une responsabilité, oui. Mais je vois aussi des lycéens qui manifestent paisiblement ou qui sont dans le groupe. Mais j'en vois d'autres, beaucoup de cagoulés, de masqués, etc. Ça aussi,

16:36
Locuteur

c

16:36
Louis Aliot

'est quand même pas normal. Je veux dire, on est dans des manifestations. M. Geoffrey disait que quand il était jeune,

16:40
Locuteur

un

16:40
Louis Aliot

lycéen, il avait manifesté. Je ne

16:42
Locuteur

sais

16:42
Louis Aliot

pas si on se déguisait de la sorte de votre époque. Mais là,

16:48
Locuteur

les gens qui

16:50
Louis Aliot

sont masqués et qui mettent le feu aux poubelles, c'est bien d'une intention délectuelle, ces gens-là, effectivement, devraient être arrêtés.

16:58
Présentateur

– Là, vous parlez d'individus qui sont masqués, cagoulés, qui infiltrent, en tout cas qui rentrent ou qui s'approchent aux abords des lycées, et effectivement qui participent à ces violences, à ces tensions et plus largement à ce qu'on a vu. Mais que répondez-vous ? Vous avez cité tout à l'heure Bali Bagayoko. Vous dites que c'est très grave. Certains ont dit que ça pourrait tomber sous le coup de la

17:17
Locuteur

loi. – Mais je crois qu'il est poursuivi ce soir. – Vous pensez que ce sont des propos… – Je

17:20
Louis Aliot

crois que le préfet de police de Paris a

17:22
Locuteur

décidé

17:22
Louis Aliot

de le traduire

17:23
Locuteur

dans les… – Effectivement, il a saisi l'article 40. –

17:24
Invité

Dans le cas de mineurs,

17:26
Locuteur

on

17:27
Invité

dit souvent que

17:28
Locuteur

c

17:28
Invité

'est des gamins.

17:29
Locuteur

–

17:30
Invité

Oui, c'est vrai. – Est-ce que dans ce cas-là,

17:31
Locuteur

la

17:31
Invité

police ne doit pas prendre un peu plus de précautions, être un peu moins violente,

17:35
Locuteur

un peu moins

17:35
Invité

dure ?

17:36
Locuteur

–

17:37
Invité

C

17:37
Locuteur

'est des gamins. – Il y a

17:38
Invité

eu des cas, il y a eu trois cas où le

17:39
Locuteur

GPN

17:40
Invité

a été saisi. –

17:41
Locuteur

Ça, c'est très bien,

17:41
Invité

il y aura une enquête.

17:42
Locuteur

–

17:42
Invité

Pour une réponse

17:43
Louis Aliot

disproportionnée. – Et si les policiers ont mal agi, ils seront sanctionnés. Mais il y a aussi de la violence de l'autre côté. Moi, je la vois tous les jours, alors pas avec des lycéens, mais dans la rue, par des mineurs. Voilà, par des mineurs. Donc il faut aussi que la société se défende face à un certain nombre de violences. Mais ce dont je peux témoigner, pour avoir vu déjà beaucoup de manifestations lycéennes, c'est qu'une grande part des lycéens ne sont pas dans cet état d'esprit. Mais malheureusement, ils vont payer l'addition pour celles et ceux qui vont semer la perturbation sous, évidemment, l'incitation de M. Mélenchon et de quelques autres.

18:18
Présentateur

– Vous dites Emmanuel Macron est comptable de l'état de faillite, mais vous, si vous arrivez au pouvoir, quels ordres ? Peut-être serez-vous alors ministre de l'Intérieur ou autre, mais quels ordres faut-il donner ?

18:28
Locuteur

Est

18:28
Présentateur

-ce que vous estimez, malgré tout, que le maintien de l'ordre tel qu'il est présenté, tel qu'il a été discuté et mis en place, est correct aujourd'hui, malgré une

18:36
Locuteur

telle situation ? – Le maintien de l'ordre,

18:37
Louis Aliot

il a ses codes, il a ses responsabilités, il a sa hiérarchie. Moi, je ne suis ni un policier, ni un officier de gendarmerie. Ils assureront le maintien de l'ordre.

18:46
Locuteur

– Oui, mais

18:46
Présentateur

alors si vous deviez juger d'un tel

18:47
Locuteur

maintien de l'ordre ? –

18:49
Louis Aliot

Mais

18:49
Locuteur

dans

18:49
Louis Aliot

ces mouvements, il y a des meneurs, il y

18:51
Locuteur

a

18:51
Louis Aliot

des gens qui préparent ça, il y

18:53
Locuteur

a

18:53
Louis Aliot

des commanditaires aussi de ces choses-là. Eh bien aussi, il faut agir pour aller arrêter ces gens-là avant qu'ils ne commettent ces actes-là. Parce qu'en général, soit c'est spontané, bon, mais très bien, on les arrête sur le fait, soit ce n

19:03
Locuteur

'est

19:03
Louis Aliot

pas spontané, mais là, je trouve que les choses sont plus graves.

19:06
Présentateur

– Et quel est le risque si telle situation perdure ? Est-ce que pour vous, certains, je dis bien certains, en faisant attention à chaque mot que j'utilise, parlent d'un climat préinsurrectionnel ? Est-ce que c'est totalement disproportionné ? Ou est-ce que vous vous inquiétez d'une telle situation dont devrait hériter le prochain ou la présidente

19:21
Locuteur

? –

19:23
Louis Aliot

Moi, je m'en inquiète, mais

19:24
Invité

d'autres la demandent, et ça

19:26
Locuteur

me

19:26
Invité

félicite, et ça réjouisse. – Vous ne pensez pas que Jean-Luc Mélenchon attend une bataille dans les urnes également, notamment

19:31
Présentateur

avec vous et d'autres

19:31
Locuteur

? –

19:32
Louis Aliot

Mais il préfère la bataille dans la rue avant celle des urnes.

19:35
Locuteur

–

19:35
Présentateur

Donc c'est un révolutionnaire pour vous ? C'est lui qui installe ce

19:37
Locuteur

climat préinsurrectionnel ? – Oui, je pense qu

19:38
Louis Aliot

'aujourd'hui, ils ont une dérive révolutionnaire et avec des propos violents. La sauvagerie policière, moi j'étais très choqué par ce propos, c'est la mise en cause des intentions et des actes de la police républicaine de la France, alors qu'il n'y a aucune raison. Il y a eu trois affaires et l'IGPN est saisie, et bien il y aura une enquête et on verra qui est responsable.

20:00
Présentateur

– Donc à l'inverse, quand il y a des violences particulières, et on ne parle pas de violences policières à l'égard des lycéens, vous dites aussi évidemment que là, il faut le condamner totalement.

20:10
Locuteur

–

20:10
Louis Aliot

Heureusement, oui bien sûr. – Voilà.

20:14
Locuteur

–

20:14
Présentateur

Aussi clair. –

20:16
Locuteur

Merci

20:16
Présentateur

Luayu d'avoir été notre invité. –

20:17
Locuteur

Merci.