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Conférence de presseyoutube.com· 18 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Blanche Leridon et Raphaël Llorca analysent l'allocution du Président - C Politique 18 Octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment analysez-vous l'allocution du président face à l'érosion démocratique ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Quels sont les deux moments clés de l'allocution selon vous ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'appel au calme et à la responsabilité des partis ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Comment interprétez-vous l'équilibre entre violences et revendications ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Le président se présente-t-il comme garant de la démocratie ?

  • 3:56OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les annonces concrètes dans le discours ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:16Fait
    « Il fait d'abord un grand appel au calme et l'appel voilà la responsabilité des partis et cetera. »
  • 1:58Fait
    « À 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. »
  • 3:14Fait
    « Il va dire la mobilisation, la violence, tout ça vient en quelque sorte vous confisquer un débat absolument clé qui est celui de l'élection. »
  • 3:56Fait
    « Il y a eu quand même très très peu d'annonces et c'est quand même ça qui est à mon avis problématique aussi dans le discours. »
  • 4:32Fait
    « Compte-il dans la tête ? Comment les Français peuvent-ils faire ça à la France ? Rien ne le justifie, rien ne l'explique. »
  • 5:11Fait
    « Il nous dit cellule de crise demain autour du premier ministre. »
  • 5:43Fait
    « Il demande à ce que chacun prenne ses responsabilités afin d'obtenir des positions claires. »
  • 7:33Fait
    « Il a utilisé un mot que je trouve important qui suit désescalade. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

de regarder le président de la République et de venir avec nous le commenter. Ils sont accompagnés de Julien Jeanet, professeur de droit public, enseignant à Strasbourg, spécialiste de la Constitution. Bonsoir Julien Jeanet, vous signez quand vient l'épreuve les juges constitutionnels face à l'érosion démocratique sujet au combien d'actualité ça sort dans quelques jours aux éditions Le Fèvre d'Allose. Raphaël Blanche le premier mot allez-y. [grognement] Bon d'abord il y a toujours un petit frisson quand même lorsque le président de la République non mais convoque les Français comme ça dans la journée au 20h il y a quand même des souvenirs qui remontent hein.

Celui du confinement suit de la dissolution. Donc on est toujours quand même pris avec cette idée de savoir qu'est-ce qui va pouvoir nous nous inventer ou nous ou peut-être disposition constitutionnelle ou politique publique. Bon alors on rassure tout le monde. Vous avez pas pu le regarder si j'ai bien compris hein. Alors on on échangeait, c'était très intéressant. Bon c'est un c'est un grand [grognement] appel au calme. Premier élément c'est-à-dire que là il joue son rôle quand même de président de la République et de et de et de chef de l'État.

C'estàd que on l'a discuté dans le plateau précédent, c'est à savoir cette crainte de l'effondrement de l'État comme institution garante du bien commun, de la paix civile et cetera. Il fait d'abord un grand appel au calme et l'appel voilà la responsabilité des partis et cetera. Ça c'est peut-être un premier élément. Il joue la position institutionnelle qui lui a attribué celle d'un président de la République. Alors ensuite alors je franchement on dévoile un peu les quizes de l'émission. Je ne j'ai donné un petit extrait à voir. Je sais pas si on va pouvoir le voir tel que diffusé comme ça. Je ne sais pas.

Quelqu'un me parle dans au tout début de son allocution en fait il pose la question de savoir mais compte-il dans la tête ? Alors je sais pas si on peut l'écouter. Ce serait super. Ah pas encore. Mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, donc un but, abîmer la République et voler le débat. Les choix d'avenir que vous aurez, que nous aurons à faire dans 6 mois, ils sont essentiels et la France est une grande force démocratique. Elle mérite ses débats. Ne pas se voler le débat blanche. Absolument.

Alors ça c'est la toute fin de la locution présidentielle. Il faut quand même préciser qu'il y a eu deux momentum avant. Un premier moment où il commence par la violence et c'était le sujet euh de votre discussion où il accuse les faxieux. Il y a eu des mots très forts qui ont été utilisés et Raphaël va y revenir. Le mot fax a été employé. Il a été employé euh dès le dès le début et c'est comme ça qu'il a qualifié et ça c'est vraiment un des éléments que j'ai noté dans la locution présidentielle. Deuxième partie par contre, c'était de dire attention, il y a pas que les violences. Il y a eu 500000 Français qui se sont mobilisés hier avec des revendications parfaitement légitimes.

Et donc il a accordé d'ailleurs je je sais pas à la minute près, mais en tout cas de façon très équilibrée, aussi bien une première partie aux violences qu'une deuxième partie aux revendications et on y en reviendra peut-être un peu plus tard. Mais pour en venir à cette dernière partie, moi ce que j'y vois c'est vraiment ce cette volonté de la part du président de la République de s'ériger en garant de la bonne tenue des débats qui vont précéder l'élection présidentielle dans 6 mois. Et ça c'est malin parce qu'il disons qu'il situe désormais la conversation sur un tout autre terrain.

C'est-à-dire que là, il est sur la campagne présidentielle avenir, il est sur la sauvegarde de la démocratie de la République et de notre capacité collective à débattre. Et en gros, il va dire la mobilisation, la violence, tout ça vient en quelque sorte vous confisquer. Un débat absolument clé qui est celui de l'élection. Et d'ailleurs, il dit "Nous allons voter." Et donc lui-même se remet peut-être presque au niveau du citoyen ordinaire qui lui-même va aller voter et son vote contrat tout autant que le nôtre, que le vôtre, que celui de toutes celles et ceux qui nous regardent.

Et ça, cette volonté de s'ériger en grand protecteur et en garant de la conformité, de la bonne tenue de cette campagne et de l'élection et je pense pour lui une façon de sortir un petit peu par le haut de cette de cette séquence, même si on y reviendra hein, mais il y a eu quand même très très peu d'annonces et c'est quand même ça qui est à mon avis problématique aussi dans le discours. Raphaël et puis après je vous donne la parole à tous les deux bien sûr et on va sur les réponses, les solutions parce que ça concerne les préfets. Allez-y. Euh je voulais quand même revenir sur le tout début de son intervention. C'est pas grave si on n' pas l'extrait. Moi, j'ai j'ai les mots sous les yeux.

Je Julien Janet, vous vous parliez de de de compréhension. Moi, j'ai vu d'abord une incompréhension marquée puisqu'il a dit la chose suivante : Compte-il dans la tête ? Comment les Français peuvent-ils faire ça à la France ? Rien ne le justifie, rien ne l'explique. Alors, je sais bien que le président de la République n'est pas sociologue et c'est pas son rôle peut-être de donner des mais d'afficher de façon aussi claire une volonté de dire en fait il y a rien ne l'explique. Il y a aucune raison. Ça j'ai enfin j'ai vraiment été marqué par ce premier élément et deuxième élément sur les sur les sur les réponses apportées. Il nous a pas fait le coup du numéro vert mais pas loin quand même.

Du numéro vert. Mais c'est une blague c'est qu'à chaque fois on dit on sort un numéro vert 361 et puis prenez le télép [rires] bon il nous dit cellule de crise demain autour du premier ministre. Bon il renvoie les lycéens à cette merveilleuse plateforme de de de participation. Il y a quand même 100000 il y a 100000 personnes qui ont déjà répondu. C'est formidable. On va trouver des solutions et on va s'asseoir autour d'une table. J'ai ça dans mes fiches quelque part. On s'assoit autour de la table, on met les professeurs, les élèves, les syndicats et on trouve des solutions. Bon, impuissance quand même. Alors ça tient beaucoup de son statut.

Il n'a pas du tout l'assise politique pour faire quoi que ce soit. Il a peut-être pas le budget, pas le temps plus mais quand même tout ça sonne quand même assez assez creux. blanche, on a vu dans l'extrait, il y avait la dimension préfet et puis elle dimension très politique, une demande quasiment insistante aux partis politiques de se désolidariser de ce qu'ils considéra être les violences urbaines. Euh comment est-ce que vous l'avez entendu l'un et l'autre rappelle et et vous blanches ?

Alors, j'étais très très impatiente euh [raclement de gorge] de de l'entendre sur cette partie- làà parce que souvenez-vous et on l'a aussi commenté en première partie d'émission, la parole du premier ministre hier, Sébastien Lecornu, c'était un appel à choisir son camp. et il a dit cela, c'est désormais le moment de choisir son camp. Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre, soit on est du côté des casseur. S'il n'y avait espèce de dilemme de dichotomie et que c'était soit l'un soit l'autre sans aucune nuance ou subtilité entre les deux. Et je me disais peut-être que le président de la République lui, il va se hisser à un niveau un peu supérieur.

Il va avoir un appel à l'unité, il va pas vouloir tout antagoniser et réduire espèce de deux camp contre camp, bloc contre bloc. Or, ce qu'on a entendu dans l'extrait qu'on vient de passer, c'est un petit peu finalement le sous-texte ou la continuité de ce qu'a dit Sébastien Lecnuiè puisque qu'est-ce qu'il dit ? À quoi va servir la rencontre qui va se tenir avec les différents partis politiques dans les jours qui viennent ? Et ben, il demande à ce que chacun prenne ses responsabilités afin d'obtenir des positions claires. Et c'est un petit peu ça. Il va appeler les uns et les autres à dire "Bon mais toi, tu es pour qui tu es, dans quel camp ?

Qu'est-ce que tu fais ?" Alors que c'est vrai que c'est un peu étonnant comme formulation. faut voir ce qu'il on attendait derrière parce que c'est c'est un petit peu elliptique comme façon de présenter les choses mais moi je l'ai plutôt entendu non pas comme euh disons une volonté de surpasser ce qui avait pu être dit et accueilli de façon un petit peu et et a raison euh euh voilà contesté de la part de de son premier ministre.

Ben lui, il a plutôt l'air, je sais pas ce que tu en penses Raphaël, de s'inscrire dans le prolongement de de propos du Premier ministre d'hier plutôt que comme une volonté de se hisser au-dessus de cette volonté de de voilà d'antagoniser, de conflictualiser encore davantage ce positionnement. Qu'est-ce que tu en penses Raphaël ? Ça y est, on se tue toi maintenant. Ça y est, c'est le tue est lâché. passé 20h donc c'est euh [rires] euh bon, il a utilisé un mot que je trouve important qui suit désescalade et moi je trouve qu'il fait de la désescalade à l'échelle du bloc central quand même.

C'est-à-dire que tu tu l'as rappelé, tu l'as rappelé blanche, les propos du premier ministre étaient très dur. Il y avait une sorte de face-àface entre bloc central et France insoumise. Là manifestement quand même moi j'y ai vu alors certes dès le début il parle de faxieux de gropuscule d'escrèm gauche et de délinquant mais il le cible pas. la France insoumise nommément, il ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon, il ne parle pas de la France insoumise, il parle, il fait un appel assez général à l'unité et cetera. Donc moi, j'y ai vu quand même une stratégie un peu différente et d'unité beaucoup plus forte que celle qu'a eu hier Sébastien Lecorn.

8:14
Non speech

[musique] [musique]