MARINE LE PEN DÉNONCE LE CHAOS EN FRANCE : « Nos villes ont été saccagées »
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Chapitres
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« Françaises, Français, mes chers compatriotes, vous avez vu hier avec effarement sur vos écrans nos villes, nos rues, notre pays malmené, maltraité, mis à sac. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Elle réveille dans notre mémoire nationale et notre cœur le douloureux souvenir de l'incendie de Notre-Dame. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Ce courant, avec sa branche politique LFI et sa branche armée, les groupes Antifa, qui se réfèrent de manière absurde aux révolutions sanglantes sud-américaines ou plus grave, aux conflits du Proche-Orient, voudrait faire croire que la violence serait devenue un moyen légitime d'expression politique et une solution aux problèmes des Français. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté, qui semble désormais incapable de faire autre chose que de commenter sa propre impuissance, sa propre déchéance, dirais-je même. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Un ministre de l'Intérieur qui se contente, avec un fatalisme satisfait et mou, de faire mécaniquement, le soir, sur les télés, le compte des destructions enregistrées dans le pays dans la journée. »
- 4:24Invité politiqueFait
« il y a des millions de Français qui sont en colère mais qui ne cassent rien, ne pillent rien, ne brûlent rien. »
- 5:07Invité politiqueFait
« le président du Conseil constitutionnel, en violation de son rang, de sa mission et de l'éthique imposée par sa fonction, a cru pouvoir s'exprimer en partisan et même en militant macroniste dans le débat électoral. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Des décennies pendant lesquelles s'est installée l'idée que l'on pouvait attaquer, brûler, détruire sans répondre de ses actes. »
- 6:35Invité politiquePromesse
« Le premier principe que j'appliquerai c'est celui de la responsabilité avec la règle du casseur-payeur. Celui qui viole la loi doit répondre de ses actes. »
- 7:19Invité politiquePromesse
« Le troisième principe, c'est le retour d'un État qui écoute, qui comprend et qui décide. Un pouvoir qui respecte les Français au lieu de les mépriser. »
Temps de parole
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Françaises, Français, mes chers compatriotes, vous avez vu hier avec effarement sur vos écrans nos villes, nos rues, notre pays malmené, maltraité, mis à sac. Vous avez vu des destructions et des pillages perpétrés par une alliance entre des groupes de casseurs politisés et des délinquants issus de la banlieue. Vous avez vu des bâtiments publics incendiés, des commerces pillés, des commissariats attaqués, le domicile d'un préfet pris pour cible. Vous avez vu les symboles les plus sacrés de notre République profanés, des mairies attaquées, la Marianne brisée, l'autorité de l'État défiée.
Vous avez vu ces images terribles d'édifices publics livrés aux flammes, le magnifique hôtel de ville de Limoges en feu et son campanile qui s'effondre. Elle réveille dans notre mémoire nationale et notre cœur le douloureux souvenir de l'incendie de Notre-Dame. Ces images nous font mal. Elles nous blessent. Parce que derrière chaque bâtiment détruit, il y a une part de notre histoire. Il y a des symboles, des références et des édifices qui, quels que soient nos opinions, nous rassemblent. Derrière chaque commerce pillé, il y a le travail de vies entières. Derrière chaque policier agressé, derrière chaque agent public menacé, c'est la République elle-même qui est atteinte.
Et je veux le dire avec la plus grande solennité, la France ne peut pas, ne doit pas, ne s'habituera jamais à de telles scènes. J'appelle aujourd'hui tous les Français au calme, à la dignité et à la retenue républicaine. Tous ceux qui servent l'État et en ces heures les policiers, les gendarmes, les pompiers, les préfets doivent être assurés de mon appui dans leurs si délicates et périlleuses fonctions. Je demande instamment que l'État leur assure les moyens et leur garantisse le soutien nécessaire à leurs missions. Ce qui se joue aujourd'hui dépasse la seule question de l'ordre public. Nous vivons une crise profonde de confiance, d'autorité qui fait peser une menace sur la démocratie.
Le constat doit nous alerter. Notre pays est pris en étau, voire en otage, entre la violence et l'impuissance. D'un côté, les forces de la destruction qui banalisent la violence, encouragent l'affrontement, ciblent les policiers, les institutions et les représentants de l'État régalien comme des ennemis à abattre. Ce courant, avec sa branche politique LFI et sa branche armée, les groupes Antifa, qui se réfèrent de manière absurde aux révolutions sanglantes sud-américaines ou plus grave, aux conflits du Proche-Orient, voudrait faire croire que la violence serait devenue un moyen légitime d'expression politique et une solution aux problèmes des Français.
En réalité, ces pyromanes sociaux aggravent la situation. Tout au contraire, en effet, par la conflictualité brutale et l'intolérance abjecte qu'ils entendent stupidement propager dans toute la société, ils ajoutent un problème au problème. Chacun d'entre vous le sait, la violence n'est pas une opinion. La destruction n'est pas un mode d'expression et le chaos ne peut faire office de projet pour la France. De l'autre côté, nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté, qui semble désormais incapable de faire autre chose que de commenter sa propre impuissance, sa propre déchéance, dirais-je même.
Nous avons un gouvernement qui déplore les événements sans parvenir à les prévenir, à les contrôler ou même à les gérer. Un pouvoir minoritaire et disqualifié, dont l'unique préoccupation est moins de gouverner la France que de s'accrocher aux dernières bribes de son pouvoir finissant. Nous avons un ministre de l'Intérieur qui se contente, avec un fatalisme satisfait et mou, de faire mécaniquement, le soir, sur les télés, le compte des destructions enregistrées dans le pays dans la journée. Un président sans crédit ni autorité, fantomatique et jusqu'à tout à l'heure muet, qui en réalité a perdu tout contact avec le réel et qui laisse les événements décider à sa place.
Ces événements violents ne sont pas nés de rien, ils interviennent dans un contexte délétère que le gouvernement a lui-même créé à force de ne jamais être entendu et pas même peut-être écouté, les inquiétudes, les souffrances, les plaintes de Français se sont transformées en exaspération et même parfois en colère. Ces colères sont souvent légitimes tant les crises se sont succédé sans qu'aucune décision ne soit prise. Mais que les choses soient claires, très claires, il y a des millions de Français qui sont en colère mais qui ne cassent rien, ne pillent rien, ne brûlent rien.
Je condamne ainsi fermement l'instrumentalisation de ces colères par des forces politiques qui encouragent la violence tout comme la récupération de ces colères par des racailles qui sèment le chaos dans les villes de France. Gouverner et plus encore présider, ce n'est pas pérorer mais c'est entendre et comprendre pour agir. Aucun pouvoir ne peut oublier qu'en République, dans une démocratie vivante, c'est le peuple qui est souverain et qu'il faut savoir l'écouter et accepter sa volonté. Il n'y a pas d'autres voies, il n'y a pas d'autres choix. Ce principe est violé chaque jour.
Encore récemment, le président du Conseil constitutionnel, en violation de son rang, de sa mission et de l'éthique imposée par sa fonction, a cru pouvoir s'exprimer en partisan et même en militant macroniste dans le débat électoral. Il est venu clamer sur les plateaux, sans que personne ne lui demande rien, qu'il ne laisserait pas le peuple décider par référendum. Cette intervention déplacée et inconvenante d'opposition à la démocratie était une nouvelle provocation d'un pouvoir décidément dramatiquement coupé du peuple.
Mais avec ces émeutes tragiques pour le pays, sa situation et son image dans le monde, nous payons aussi des décennies de renoncement, des décennies d'immigration anarchique dont chacun voit aujourd'hui les conséquences dans tous les domaines. Des décennies pendant lesquelles s'est installée l'idée que l'on pouvait attaquer, brûler, détruire sans répondre de ses actes. Que les casseurs, souvent parfaitement identifiés par la police, pouvaient disparaître parce que derrière eux, il se trouverait toujours quelqu'un pour payer. Le contribuable, c'est-à-dire vous. Face à cette situation, je vous propose une voie claire. Une voie qui repose sur trois principes.
Le premier principe que j'appliquerai c'est celui de la responsabilité avec la règle du casseur-payeur. Celui qui viole la loi doit répondre de ses actes. Celui qui dégrade doit rembourser. Celui qui s'attaque au bien public, au commerce ou aux représentants de l'État doit savoir que la République ne reculera pas. La justice doit être rapide, effective et les sanctions pénales et financières volontairement dissuasives, réellement appliquées. Le peuple français, au nom duquel la justice est rendue, attend dès demain la plus grande fermeté pour les auteurs des crimes et délits commis hier. Le deuxième principe, c'est le rétablissement de l'ordre républicain.
Il n'y a pas de liberté sans sécurité. Il n'y a pas de justice sans autorité. Et il n'y a pas non plus de République lorsque la peur veut remplacer la loi légitime, les vociférations perturber le débat démocratique ou les menaces attenter à la liberté des citoyens. Le troisième principe, c'est le retour d'un État qui écoute, qui comprend et qui décide. Un pouvoir qui respecte les Français au lieu de les mépriser. Un pouvoir qui consulte au lieu d'étouffer. Un pouvoir qui décide au lieu de se dérober. La France est plus grande que ceux qui la gouvernent. Elle est plus forte que ceux qui la divisent. Elle est plus résiliente que ceux qui voudraient la détruire.
Dans six mois, les Français pourront choisir une autre voie. Celle de l'autorité, de la sécurité retrouvée. Celle de la souveraineté et de la démocratie respectée. C'est celle que je vous propose. Ce sera, n'en doutez pas, pour la France la voie de l'espérance. La voie de la renaissance. Vive la République. Et vive la France.
Marine Le Pen