Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 15 juin 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleSécuritéInstitutions & élections

Violences sexuelles : vers "une loi intégrale" ? | LCP, Lundi C'est Politique 15/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Le Premier ministre évoque une réponse intégrale sans loi intégrale. Vous inquiétez-vous pour l'adoption de cette loi ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    En quoi une nouvelle loi aurait changé quelque chose dans l'affaire Lyhanna ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Le budget de la justice a augmenté d'un tiers. Combien d'années pour rattraper le retard ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les violences sexuelles sur enfants doivent être punies par la prison ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu propose de ne pas classer sans suite une affaire sans justification. Vous y êtes favorable ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les magistrats dénoncent une justice submergée. Que proposez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « Il faut que la justice, avec les services, donne les moyens pour aller le plus vite possible. Avoir la vérité sur ce qui s'est passé. Et que celui qui a commis tout cela puisse être puni de plus sévèrement possible. »
  • 1:30Céline HervieuFait
    « Il y a eu de nombreux rapports et de nombreuses alertes. Si on est là aujourd'hui et qu'il y a ce soulèvement citoyen aujourd'hui et qu'à l'heure où on se parle, des gens sont mobilisés sous les fenêtres de Gérald Darmanin pour témoigner de leur volonté que ça change, c'est parce que les alertes ont été lancées, et posées depuis de très nombreuses années déjà. »
  • 2:30Céline HervieuFait
    « On ne cherche pas à légiférer dans l'émotion. C'est ce qu'on combat. On cherche à reconnaître qu'il y a un problème systémique dans la société. »
  • 3:30Céline HervieuChiffre
    « Derrière la loi intégrale, qu'est-ce qu'on demande ? Des milliards d'euros d'investissement. Oui, ça aurait changé la donne à partir du moment où vous avez une personne auteur de ce crime odieux, qui a fait l'objet de neuf procédures, six plaintes qui n'ont pas été entendues... »
  • 4:30Céline HervieuChiffre
    « 80 % des violences faites aux enfants sont dans le cadre familial. »
  • 5:30Céline HervieuChiffre
    « 97 % de plaintes pour viols qui sont classées sans suite. »
  • 6:30Céline HervieuChiffre
    « La France est quatrième pays dans le monde en termes de téléchargement de contenu pédocriminel. »
  • 9:30Céline HervieuChiffre
    « On dépense deux fois moins que les Allemands. Par rapport à la même population. »
  • 11:30Jordan BardellaFait
    « Son engagement est catastrophique, aussi en tant que ministre de l'intérieur, et il ajoutera le fait de ne pas avoir de considération pour son poste, ministre du Gouvernement et de Justice pour pouvoir garantir la sécurité de l'intégralité des Français et les plus vulnérables d'entre eux, les enfants, les personnes âgées, les femmes... »
  • 12:30Jordan BardellaChiffre
    « Nous avons une violence sexuelle toutes les trois minutes qui est faite sur les enfants. »
  • 14:30Jordan BardellaChiffre
    « 160 000 violences sexuelles sur des mineurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'onde de choc provoquée après la mort de Lyhanna ne descend pas. Tous les partis politiques veulent renforcer les lois contre les violences sexuelles. Les 70 000 plaintes concernant les mineurs doivent être révisées d'ici juillet.

Le Premier ministre laisse planer le doute sur la nécessité d'une nouvelle loi. Bonsoir et bienvenue dans ce spécial "LCP-Lundi, c'est politique". Les politiques rivalisent de propositions et après l'affaire Lyhanna, ça ressemble à une course à 10 mois des présidentielles.

On va faire le point pour voir qui dit quoi. Avec moi, Laurie-Anne Toulemont, à vos côtés, Thierry Fabre Stéphanie Depierre et Hugo au perchoir en direct sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale. Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Preuve que l'affaire Lyhanna soulève la colère. Emmanuel Macron a donné les suites à donner. - Il faut que la justice, avec les services, donne les moyens pour aller le plus vite possible.

Avoir la vérité sur ce qui s'est passé. Et que celui qui a commis tout cela puisse être puni de plus sévèrement possible. - Céline Hervieu est notre première invitée.

Le PS mène la bataille pour une loi intégrale qui regrouperait différents dispositifs pour lutter contre les violences et les abus faits contre les enfants et les femmes en majorité. Hier, dans le Parisien, le Premier ministre a opté pour une réponse intégrale mais dit qu'il ne passe pas forcément par une loi intégrale. Propos que Maud Bregeon a reporté. - Le Gouvernement est favorable à une réponse intégrale.

Cette réponse qui devra se baser sur les conclusions des rapports du 22 juin pourront être d'ordre législatif. Nous avions nous-mêmes présenté un projet de loi et nous avons consolidé ce projet de loi. C'est une première forme de réponse.

Les réponses pourraient être budgétaires aussi. - Quand vous entendez la porte-parole sur la loi intégrale, vous êtes inquiète sur l'adoption de cette loi ? - Je suis inquiète d'entendre qu'on attend des conclusions de rapport, qui en réalité ont déjà été commis.

Il y a eu de nombreux rapports et de nombreuses alertes. Si on est là aujourd'hui et qu'il y a ce soulèvement citoyen aujourd'hui et qu'à l'heure où on se parle, des gens sont mobilisés sous les fenêtres de Gérald Darmanin pour témoigner de leur volonté que ça change, c'est parce que les alertes ont été lancées, et posées depuis de très nombreuses années déjà. C'est inquiétant de voir qu'on attend encore des conclusions de rapport déjà commis. - Le Gouvernement répète une nouvelle loi n'aurait rien changé.

En quoi ça aurait changé quelque chose ? - Je vais répondre qu'on ne cherche pas à légiférer dans l'émotion. C'est ce qu'on combat.

On cherche à reconnaître qu'il y a un problème systémique dans la société. L'affaire Lyhanna est un drame absolu. Ca a été le déclencheur d'une prise de conscience collective.

Peut-être qu'il en faut, malheureusement. C'est regrettable, ça fait 10 jours qu'on a retrouvé le corps de Lyhanna et on a une prise de conscience suite à ce drame. La loi a vocation à entendre les milliers de femmes qui témoignent sur les violences dont elles font l'objet et les enfants, et la parole des enfants n'est pas entendue, en tout cas pas assez prise en compte. - Le Gouvernement a un peu raison, sur l'affaire Lyhanna, ça n'aurait rien changé. - Derrière la loi intégrale, qu'est-ce qu'on demande ?

Des milliards d'euros d'investissement. Oui, ça aurait changé la donne à partir du moment où vous avez une personne auteur de ce crime odieux, qui a fait l'objet de neuf procédures, six plaintes qui n'ont pas été entendues...

Ca aurait changé les choses. On demande un changement structurel de société. On répond à un phénomène...

On essaie de proposer une solution face à un phénomène de société complexe et transversal. - Prenons un autre exemple, le scandale du périscolaire qui passe un peu au second plan, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, doit s'attaquer aux violences dans le périscolaire, la loi intégrale peut être une solution ? - Oui, je rappelle que 80 % des violences faites aux enfants sont dans le cadre familial.

Le maire de Paris, et demain je prendrai la parole en son nom, veut demander une coalition de l'ensemble des collectivités pour demander l'inscription à l'ordre du jour de la loi intégrale et la déclinaison dans les collectivités. Les élus locaux, toutes les strates politiques de la société sont concernées. Le maire de Paris prend des engagements dans ce sens.

Demain, il y a une initiative spécifique qui sera prise pour demander l'inscription de la loi intégrale. Il prend les engagements en tant que maire de Paris mais comme tous les maires de France, pour créer une coalition de maires en France pour dire qu'ils s'engagent contre les violences. - Il faut 3 milliards d'euros pour financer cette loi intégrale, vous en faites la condition pour voter le prochain budget ? - On ne peut plus attendre.

Cette loi intégrale, puisqu'on considère qu'il y a un problème systémique et structurel, il faut une loi globale. Elle a le mérite d'avoir un regard à 360 degrés de cette société. - S'il n'y a pas les 3 milliards...

Est-ce que vous dites que vous ne votez pas le budget ? Et s'il y a une censure, vous voterez la censure sur ce sujet ? - Si on parle de moyens... - On peut changer les incarnations, les gens qui appellent à la démission de Darmanin...

Il pourrait démissionner mais ce serait mentir aux familles si on leur disait que sa démission changerait quelque chose. Notre objectif...

Je pense que c'est possible, la loi intégrale est transpartisane. On n'est pas dans des batailles politiciennes. C'est un enjeu fondamental, de société.

C'est un enjeu instauré dans les sociétés, il est séculaire, de longue date. Les alertes récentes se sont multipliées. Les commissions d'enquête, les associations...

Tout le monde alerte. Quelle que soit la couleur politique, je pense que les pédocriminels doivent être emprisonnés. C'est un sujet qui concerne toute la société.

J'espère que le Gouvernement va l'entendre. C'est peut-être le moment qu'Emmanuel Macron entende ce que demande la société. Ce serait un geste très fort de sa part. - Le budget de la justice a pourtant augmenté d'un tiers ces dernières années, on a encore pourtant que trois procureurs pour 100 000 habitants, la moyenne c'est 12.

Combien d'années faut-il pour que la France rattrape son retard ? - C'est difficile de le quantifier. Il y a une hausse des budgets.

Mais ça n'a pas suffi. Aujourd'hui, on le voit, les magistrats le dénoncent, les dossiers qui s'accumulent. Les logiques de priorisation à l'office des mineurs...

Ils priorisent les dossiers des enfants les plus jeunes. Ce sont des professionnels qui sont engagés et eux-mêmes sont obligés de priorisé...

Il faudra des années pour obtenir des résultats concrets et une transformation réelle dans la société. Mais les décisions, c'est maintenant. Les moyens aussi.

Ca prend du temps à former, des magistrats. Des décisions politiques à très court terme peuvent être prises. C'est ça qu'on attend du Gouvernement. - Les magistrats parlent d'une situation proche de submersion.

Les violences sexuelles ont été multipliées par trois. - Il y a une parole qui se libère et aussi une parole qui n'est pas assez entendue. 97 % de plaintes pour viols qui sont classées sans suite.

Comment voulez-vous qu'on entende ça ? C'est difficile, ce sont des enquêtes complexes. Prenons le temps pour ces enquêtes.

Il faut des moyens humains, évidemment financiers, et il y a un volume d'actes d'enquêtes minimum obligatoires dans les affaires de VSS. Si ça avait été appliqué,...

Ca prend du temps. - Une question pour vous dans le chat, pensez-vous que les VSS faites aux enfants doivent être punies par la prison ou alors il y a d'autres sanctions ? - Il y a des mesures pour la prévention.

L'entretien obligatoire avec un enfant tous les ans. Il y a des mesures de prévention, je suis très inquiète quand je vois les chiffres, la France est quatrième pays dans le monde en termes de téléchargement de contenu pédocriminel. On a un problème sociétal, structurel de violences sexuelles en direction des enfants.

Il y a encore l'affaire du professeur piégé sur Internet par l'intelligence artificielle qui discutait avec une adolescente de 14 ans sur un réseau social public. Ces gens se sentent en totale impunité. C'est une prise de conscience collective qu'il faut qu'on mette. - Sébastien Lecornu veut augmenter les moyens mais veut aussi mettre la pression sur les magistrats.

Il veut exiger qu'un classement sans suite soit au bout de trois mois pour les crimes sur les enfants et qu'il y ait une procédure d'enquête qui soit lancée. Il a raison ? - Il a raison, dans les mesures qui sont demandées, le délai de traitement dans le cadre de ces enquêtes et des plaintes, c'est approprié.

Mais je veux dire ma solidarité, et la nôtre au nom du groupe, envers les magistrats du pays et de notre justice et notre confiance en la justice. - Gérald Darmanin a envoyé une lettre pour redire sa confiance en eux et qu'il fallait tenir comme principe certain l'indépendance de la justice. - On a vu des velléités, de la violence dirigée en direction des magistrats.

Ce n'est pas tolérable. Les magistrats ne sont pas comptables des centaines de dossiers qu'ils ont à traiter, dans la mesure où humainement ce n'est pas possible. Ils ont alerté.

Ils avaient signé une tribune "La République ne protège pas assez ses enfants". - L'idée de Sébastien Lecornu, c'est de ne pas classer sans suite une affaire sans dire pourquoi. - Les magistrats doivent rendre compte en garantissant leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

C'est évident. Ce qu'on dit, c'est que la sonnette d'alarme a été tirée il y a longtemps. Peut-être il faut améliorer le droit et l'application des peines et la position des magistrats mais on parle assez peu des dysfonctionnements dans le monde du ministère de l'intérieur et de la police.

La façon dont les plaintes sont reçues au commissariat, je sais qu'on a progressé mais ce n'est pas encore suffisant. On a beaucoup de témoignages sur des plaintes de famille ou de femme victimes de violence et d'enfants - Vous avez parlé de ce qui se dit dans les manifestations et devant les tribunaux. Vous avez dit qu'il y a parfois des mises en cause des magistrats, des slogans qui dépassent...

Ces manifestations sont infiltrées ? Il y a des gens qui en profitent pour pousser un agenda politique ? - Toujours, c'est toujours le cas dans les manifestations.

Mais ce qui est sûr, c'est que ceux qui y vont, viennent pour des bonnes raisons. On voit des gens dans des manifestations qu'on n'avait pas vus ailleurs. Ils disent que ça suffit, les impunités, les pédocriminels.

Il faut donner les moyens à notre justice de traiter ce sujet et de prendre en charge les victimes. - Merci d'avoir été notre première invitée. Vous allez laisser la place à votre collègue député, Erwan Balanant qui arrive sur ce plateau.

Bonsoir. Je vous laisse vous installer. Vous sortez du bureau du Premier ministre qui recevait tous les représentants des partis politiques qui sont pour la loi intégrale et qui ont signé cette loi intégrale.

Vous allez nous dire ce que vous avez entendu. Deux de vos collègues sortent de cette réunion aussi. - Il y a une volonté exprimée par le Premier ministre pour que ce texte soit inscrit à l'ordre du jour.

Mais évidemment, nous restons très vigilants sur ce point car c'est décisif pour la suite. - On est tous venus et on a reçu l'idée qu'il faut vraiment un choc culturel. Je pense que nous tous, on ne laissera pas la pression redescendre, même s'il y a le foot, le G7.

On sera là. On sera là pour rappeler qu'il faut aller jusqu'au bout et qu'il faut ce changement culturel. - Il va falloir maintenir la pression sur le Gouvernement. - Oui, tout le temps.

Mais il y a une détermination, il y a une envie de prendre en compte ce que nous avons dit. J'ai senti cette volonté de l'ensemble du Gouvernement et du Premier ministre. Il y avait sept ministres autour de la table. - Est-ce qu'il y a des garanties sur la loi intégrale, elle sera bien à l'agenda ? - On a discuté d'une méthode, de comment on allait travailler ensemble.

Le Gouvernement plus les parlementaires. Afin d'avancer. Cette loi intégrale, issue de la société civile, fruit d'un travail transpartisan porté par Céline Thiébault-Martinez, déjà déposé en janvier dernier... - C'est quoi le calendrier que vous imaginez ? - C'est simple, dès la semaine prochaine, on se revoit avec certains ministres pour travailler article par article.

On n'attend pas l'avis du conseil d'Etat. Une fois qu'on aura cet avis, pour continuer le travail et pour avancer... - Vous allez travailler tout l'été pour quelque chose de concret à la rentrée ? - Ca fait deux ans qu'on travaille dessus. - Quand est-ce que vous imaginez cette loi intégrale à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ? - J'espère que ce sera en automne.

Il y a des interstices dans le budget. Il y a des pauses. J'ai entendu le Premier ministre dire que les pauses budgétaires pourraient être le moment du texte. - Lors de cette réunion, vous avez parlé de l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs ? - Oui.

La question de l'imprescriptibilité est un sujet important, il y a une évolution de la société sur ce sujet, il y a aussi une évolution des sachants sur ce sujet-là. Ca pourrait être un marqueur symbolique. J'ai longtemps été contre mais j'évolue. - Qu'est-ce qui vous gênait ? - Franchement, il nous faudrait deux heures pour en parler. - Qu'est-ce qui vous gênait sur le fait que ce soit imprescriptible ? - Pour plein de raisons.

Mais là, je ne peux pas rentrer dans le débat. J'évolue justement sur cette question. On a convenu que l'imprescriptibilité, qui n'était pas dans le texte de loi, nous avons la prescription, un autre sujet... - Le Premier ministre a dit qu'il fallait aborder ce sujet avec beaucoup de précautions. - Oui.

Il y a beaucoup de conséquences juridiques. Essayons d'être... - C'est peut-être l'explication.

Quand on dit crimes imprescriptibles, ça veut dire que les magistrats ne peuvent pas dire qu'ils donnent une chance à l'auteur de tels actes de se refaire ? - Ce n'est pas ça. Ce sujet-là est très complexe.

Il y a la question des preuves... - Donc si c'est imprescriptible, si des nouveaux éléments se découvrent, c'est trop tard ?

C'est un vrai tournant dans le droit français. Vous dites qu'il faut pas légiférer sur l'émotion mais il y a plein de choses...

Gabriel Attal dit s'il veut supprimer les juges d'application... - Justement, c'est aussi ce qu'on s'est dit.

Qu'on allait faire les choses avec sérieux et que tous les dispositifs qu'on allait mettre sur la table, on ne va pas le faire sous le coup de l'émotion. C'est un texte de détermination de la société civile avec quelques députés qui travaillent sans arrêt depuis deux ans sur ces questions-là. - Le budget de la justice a beaucoup augmenté ces dernières années.

Un budget que vous avez voté. Est-ce qu'on peut déplorer le manque de moyens ? Est-ce qu'on n'a pas fait assez ? - J'ai le rapporteur de la loi de programmation et de justice sur les questions de budget.

L'augmenter de 40 %, c'était déjà énorme. On veut tous faire plus. Même le Premier ministre indique qu'il faudra continuer dans cette trajectoire d'augmentation.

Le budget de la justice, depuis trop longtemps, le tournant était en 2020, même 2017, depuis trop longtemps ce budget était la variable d'ajustement. Quand il fallait finir un budget, on ne développait pas la justice. On a une justice, ce n'est pas moi qui le dis, qui était en voie de "clochardisation". - On dépense deux fois moins que les Allemands.

Par rapport à la même population. De combien faudrait-il augmenter pour avoir une justice acceptable ? - Il faut qu'on revoie un certain nombre de procédures judiciaires.

On a un gros problème avec le stock. On a multitudes d'affaires qui ne sont pas encore traitées. Ca embolique parfaitement notre système.

Ca fait que les juges, quand ils ont des dossiers, pour que ça arrive, ils veulent que le dossier soit carré. On a vraiment une embolisation du système. Je ne sais pas si c'est 3 milliards.

On a augmenté de 40 % déjà. Est-ce qu'il faut encore 3 milliards ? La question est si on en aura les moyens.

Le Premier ministre a dit qu'il faisait partie de cette majorité qui avait augmenté les moyens de l'armée, de l'école, de la justice, de l'intérieur...

Il n'y a pas de raison qu'on ne continue pas le travail. - Le garde des Sceaux a annoncé les 70 000 plaintes en souffrance qui portait sur les crimes contre les enfants, ces plaintes allaient être passées au crible. Mais après ? - Ce travail va avoir une grande vertu, accélérer et voir quelles sont les typologies de ces plaintes.

Il y a des plaintes anciennes qui ont été classées, On est dans une justice embolisée. Il y a une multiplication des dépôts de plainte par les auteurs, par les victimes, pardon. C'est embolisé.

Je pense que ce screening de l'ensemble des plaintes va permettre d'avoir des données un peu plus fiables. La question du nombre de magistrats est un vrai sujet. La question des magistrats qui veulent travailler sur ces sujets...

Ce n'est pas toujours...

C'est dur, long, ce sont des procédures éprouvantes. Mais il y a aussi une question de l'ensemble de la chaîne. La question des avocats...

On a un vrai sujet sur la justice. Mais ne croyons pas que la justice est la seule responsable d'un problème qui est un problème de société. Notre société a un problème avec les violences sexistes et sexuelles.

Avec les violences envers les femmes et les enfants. C'est ça qu'il faut dire. C'est pourquoi la loi est dite intégrale. - Le garde des Sceaux a mis le doute sur des questions individuelles.

C'est remettre en cause la loi de Christiane Taubira 2013. - Je crois que ce sont des idées émises sous l'émotion. Je ne crois pas que ce soit la bonne solution. - Il ne faut pas toucher à l'indépendance de la justice. - Il faut donner des moyens supplémentaires à la justice, l'aider à s'organiser, revoir un certain nombre de procédures.

Peut-être que des procédures devraient avoir priorité dans la loi mais pas par des injonctions individuelles d'un garde des Sceaux sur une affaire. On retomberait dans des travers dont on essaye de sortir. - Donc c'est non, la proposition d'Edouard Philippe ? - C'est non.

Je pense que c'est mieux. Il faut une grande politique publique autour des violences sexistes et sexuelles. Je ne crois pas que ça appartient uniquement au garde des Sceaux. - La campagne qui arrive vers ouvrir tous les discours possibles et imaginables.

C'est la foire aux questions. - J'ai vu que le RN lance l'idée de ne pas être opposé un rétablissement de la peine de mort...

Ce n'est pas ce que j'entends des citoyens. J'ai fait une réunion lundi d'avant qui était prévu de longue date. Je n'ai entendu personne parler de la peine de mort. - Question au rapporteur de la commission d'enquête sur les violences dans le monde de la culture.

La France a tiré des leçons de la période des années post-70 où des auteurs faisait l'apologie de la pédophilie ? Il y avait plusieurs auteurs qui participent à cette culture de la pédophilie. On a tiré des leçons de ça ? - On avance.

Ce n'est pas la première fois que j'entends un " plus jamais ça ". Je l'ai déjà entendu sur l'affaire Le Scouarnec, le docteur. On a entendu ça au moment du Metoo au cinéma.

On a entendu d'autres avant. Aujourd'hui, c'est la détermination que l'on a, on est porté par l'ensemble de la société civile. Qu'aujourd'hui, ce drame absolu pour notre société, pour cette famille, on essaie de se dire que ce coup-ci avancera avec détermination et force qu'on ira jusqu'au bout des changements qui doivent être faits, des changements de l'appareil judiciaire, de la prévention, de l'éducation est aussi un changement sociétal.

Notre société doit changer de regard. Elle doit changer et elle doit sortir d'un patriarcat qui est violent à l'égard des femmes et des enfants. tous réunis avant de sortir sur le perron.

On était plutôt dans un état d'esprit d'être écouté. Il ne lâchera pas. On continuera.

Que les associations, les manifestants continuent à nous porter et qu'ils portent aussi le Gouvernement. -Revenons sur Gérald Darmanin qui a dit qu'il avait eu une part de responsabilité. Il y a des appels à la démission.

Vous le soutenez ? C'est le bon ministre à la bonne place ? - Qu'est-ce que ça changerait qu'il démissionne ?

Il a démontré qu'il connaissait parfaitement les sujets. Vous pourrez interroger toutes les personnes qui étaient autour de la table. On a fait un premier tour du texte.

Il est favorable à un certain nombre et, dans l'ensemble, à beaucoup de nos propositions. Il est des mises en garde mais c'est le travail qu'on doit enclencher maintenant. La responsabilité est collective.

C'est nous tous qui n'avons pas, depuis des années et des années, eu cette volonté de sortir de cette société encore trop patriarcale et trop violente envers les femmes des enfants. Vous avez haussé le ton il y a un mois lorsqu'il avait accusé le Gouvernement d'être responsable de mort qui aurait pu être évité. La députée les macronistes c'est plaintes de ce qui se passait à l'Assemblée nationale. - J'ai honte.

Depuis qu'on a commencé cette question au Gouvernement, d'agir en responsabilité de protéger nos enfants. Depuis 15 heures, on se renvoie la balle comme des gamins dans une cour d'école. On cherche des responsabilités individuelles.

Je voudrais m'excuser car on a donné une image déplorable. Il y a plus beaucoup de Français qui croient encore à la politique. - Laure Miller accuse le Gouvernement ? - Elle parle aussi du ministre de la justice qui a lancé une espèce de chasse à l'homme sur ses magistrats plutôt que de prendre sa responsabilité, c'est une responsabilité institutionnelle et collective qui doit être exemplaire. - Il doit démissionner ? - Dans toutes démocratie normalement constituée en Europe, il devrait démissionner.

Moi, j'en ai rien à faire des personnes et des postes. J'étais assez désolé de cette espèce d'opération du ministre Darmanin...

On sent qu'il essaye à tout prix sauver son poste. Il ne comprend pas que tous ceux qui étaient dans la rue, il s'en fiche de son poste. On veut des actions et des moyens financiers. - La question des sanctions a aussi été posée.

Le garde des Sceaux a répondu en critiquant le conseil supérieur du magistrat...

Est-ce qu'on est assez sévère avec les magistrats qui ne font pas leur boulot ? - On est dans un système qui ne permet pas aux magistrats de faire leur travail. L'Espagne a investi massivement pour lutter contre les violences faites aux femmes.

La justice n'a pas les mêmes moyens qu'en France. Je veux bien qu'on parle de responsabilité individuelle. Mais ce qui m'intéresse est leur formation. - Vous trouvez cohérent de mettre sur une même les violences de femmes et aux enfants ?

Il y a une cohérence ? -La logique de cette loi intégrale est de se dire que les violences faites aux enfants et aux femmes appartiennent au même continuum. Je sais que c'est un mot qui peut faire peur.

Dans la société, il y a des personnes qui ont du pouvoir et d'autres qui en ont moins. Souvent, ceux qui ont du pouvoir vont exercer de manière disproportionnée sur les autres. De manière très statistique, nous avons 96 % des agresseurs qui sont des hommes.

Nous avons un problème systémique de la violence des hommes dans cette société, sur les femmes et les enfants. Il est normal que la réponse qu'on apporte une réponse systémique et globale. - Ce qui est inscrit à l'ordre du jour, c'est une loi contre les infanticides et pour protéger les enfants.

Vous dites que cette loi n'a plus lieu On pourrait soutenir le fait qu'on ne perde pas du temps sur une loi qui n'est pas la hauteur. Les mesures qui m'ont été proposées...

Alors qu'on sait que ce n'est pas ça qui va empêcher les gens de violer ou d'agresser...

On a vu l'état de la justice et de la police. On est sur un projet où je préfère qu'on se concentre sur une loi globale bien travaillée et qu'on ait un débat à l'Assemblée nationale. - Donc, la loi sur la protection de l'enfance, elle tomberait d'elle-même. -Les besoins seraient largement couverts. - Votre idée est quoi ? - Avec une loi intégrale, on pourrait aller loin.

On pourrait aller avec plus de recommandations de la CIIVISE. Il faut qu'on se pose la question. Pourquoi on a eu le MeToo ? - Pour vous, la loi pour la protection de l'enfance est inopérant et inutile ? - Je ne suis pas au Gouvernement.

Je ne sais pas si en septembre on aura vraiment une loi qui serait étudiée avec des moyens qui seront à la hauteur. Pour ceux qui nous regardent, il faut que les textes passent à l'assemblée puis au Sénat avant que ce soit validé. Il y a des échéances électorales qui arrivent.

On a très peur que ce qui était promis depuis 10 jours ne soit que du vent. A jamais aucune raison de croire que le Gouvernement allait faire ce qu'il disait. - Le Premier ministre envisage une discussion possible entre deux périodes.

Vous n'y croyez pas ? - Avec une autre lecture au Sénat...

Ca n'engage pas une question des moyens. - Sur l'affaire Lyhanna, les circulaires de Gérald Darmanin n'ont pas été respectées...

Pourquoi ? C'est un problème d'autorité du garde des Sceaux ? - A nouveau, les circulaires, il y en a régulièrement.

Je croule sous les consignes avec des priorités qui sont contradictoires...

C'est ce qu'on a beaucoup entendu des magistrats aux mêmes. On n'a pas les moyens d'appliquer toutes les priorités. Je suis députée, je ne peux pas siéger et travailler 40 dossiers en même temps.

C'est la même chose pour les magistrats. On a voté une loi sur les consentements. J'ai tanné les ministres pour qu'on ait les circulaires qui vont avec.

Est-ce que c'est une priorité pour le Premier ministre ? C'est ma question. J'ai le sentiment que lutter contre les violences était une priorité des ministres. - Quand le rapport sera rendu sur l'affaire Lyhanna... - J'aurais aimé qu'il agisse lors des premiers rapports sur l'état de la justice.

On attend qu'il agisse en son rôle de ministre, s'il y a des sanctions, à cause des manquements...

Comment on améliore le système en place pour que ça ne se reproduise pas. En Espagne, quand il y a un féminicide, un communiqué interministériel est en place. Ici, aucune prise de parole du Gouvernement. - Vous attendez que le ministre de la Justice prenne ses sanctions. - Qui ne le ferait pas ? - Vous dites qu'il y a des doutes pour avancer sur ce sujet, la loi intégrale que vous avez cosignée fait 79 articles.

Vous n'auriez pas dû faire quelque chose de plus serré pour avoir plus de chances que ce soit voté ? - C'est toujours ce qu'on nous demande à nous, parlementaires, de faire des propositions de loi les plus petites possibles pour avoir une adoption. Ce n'est pas l'esprit de cette loi.

Ce que proposent les parlementaires avec les associations de victimes, c'est une loi ambitieuse. Je ne dis pas qu'elle est parfaite, probablement que le débat parlementaire...

Nous aurons des choses à enlever...

Elle est à la hauteur des enjeux. Nous, on ne va pas s'excuser d'avoir fait une loi à la hauteur de la crise des violences sexistes. - On a parlé de la séance des questions au Gouvernement, agitée, Marine Le Pen a ciblé une société permissible.

Elle parle de pervers dans certains milieux culturels. Vous, de gauche, vous vous êtes senti visée ? - Pas du tout.

En plus, j'étais à peine née à l'époque. Dans les faits, une certaine partie de la droite très dure et l'extrême droite s'oppose à l'éducation à la vie affective et sexuelle. J'ai précisé mon propos avec la droite dure.

Elle s'oppose à cela pour empêcher qu'elle ait lieu dans les établissements. C'est notre meilleur outil pour expliquer aux enfants et leur apprendre ce que les adultes ont droit de faire et ne pas faire...

Ca passe par cette éducation. Ca n'a pas été mis en place de manière effective. C'est une obsession, je pense à tous les gosses qu'on aurait pu sauver depuis 2001 si cette loi avait été appliquée.

Ces enfants auraient trois heures - Qu'est-ce qu'on fait des pédocriminels après la condamnation ? Même pour ceux qui ne sont pas condamnés mais qui reconnaissent les faits, qu'est-ce qu'on en fait après ? Une fois qu'ils sont libres ou en liberté. - Ce serait bien qu'on mette le paquet sur la prévention pour éviter qu'on ait autant de pédocriminels qui passe à l'acte et qu'on les accompagne.

Il y a des centres de prise en charge pour les auteurs. C'est à financer. Il est très important de soutenir les associations qui font un travail extraordinaire, sans lequel l'Etat ne pourrait pas lui-même compter et donc il est très important qu'on finance les associations. - Il y a une ministre un peu discrète, je trouve, dans ce débat, c'est Aurore Bergé.

On ne l'entend pas beaucoup parler. Est-ce qu'elle vous semble mobilisée sur ce sujet ? - Oui, sans langue de bois.

Elle avait enclenché un travail de concertation avec les parlementaires sur la loi intégrale. Ce n'a débouché sur rien. J'ai fait un constat, je ne m'adresse plus ni au ministre de la Justice, ni au ministre de l'Intérieur, ni à la ministre de l'égalité.

Ce ne sont pas eux qui ont le pouvoir. Je parlerai au Premier ministre temps qu'il le faudra jusqu'à ce qu'il m'écoute puisqu'aujourd'hui, on constate que Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu refusent de renverser le système et ne se sentent pas concernés par la question. On va leur rappeler qu'il y a urgence.

C'est une question de priorité politique. J'ose espérer que les parlementaires qui posent la question contre la lutte contre les violences aurait été entendue. S'il y a une absence de volonté politique, c'est le fait d'hommes au pouvoir.

Les hommes au pouvoir, c'est le président de la République et le Premier ministre. - Merci d'être venu e sur le plateau de LCP. Vous allez laisser votre place.

Au Rassemblement National, tout le monde demande la démission de Gérald Darmanin. Pour vous, Lyhanna c'est une question de responsabilité politique. Jordan Bardella, candidat potentiel à la présidentielle y est revenu. - Dans cette affaire, le ministre de la Justice aurait dû, par honneur, reconnaître la faute de son administration pour dire aux Français qui sont dans une détresse inconsidérée depuis des mois pour leur dire les yeux dans les yeux : "Je vous ai compris." - On a tout entendu.

Certains disaient qu'il faut que Gérald Darmanin démissionne. S'il ne démissionne pas, vous, quelle conclusion vous en tirerait ? - Je sais que c'est la grande mode de jouer aux sept différences entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.

On parlait de question d'honneur. Le seul problème qu'on voit, c'est que tout le monde est responsable sauf les responsables politiques et ceux qui sont au Gouvernement. - Si Gérald Darmanin ne démissionne pas, quelle conclusion vous en tirerait ? - Son engagement est catastrophique, aussi en tant que ministre de l'intérieur, et il ajoutera le fait de ne pas avoir de considération pour son poste, ministre du Gouvernement et de Justice pour pouvoir garantir la sécurité de l'intégralité des Français et les plus vulnérables d'entre eux, les enfants, les personnes âgées, les femmes...

Il déshonore par son incompétence. - Vous n'étiez pas à la réunion de Matignon car vous n'avez pas signé... - Ca ne nous a pas été proposé.

De signer la loi intégrale. - Vous l'auriez signée ? - Il y a quelque chose qui me désole énormément, j'avais entendu la présidente de l'Assemblée nationale il y a quelques jours se féliciter qu'il existe cette loi dite trans partisane, qui rassemble des députés de l'intégralité de l'hémicycle, ce à quoi elle ajoute, "sans les extrêmes".

Ni UDR ni La France Insoumise...

Je ne plaide pas que ma paroisse. La lutte politique qu'on doit mener contre les violences sexuelles ne devrait pas souffrir du sectarisme politique ou d'intérêts politiciens. Nous pourrions travailler sur ce qu'il y a dedans.

Est-ce que vous savez combien de lois ont été votées depuis 2019 pour mieux qualifier et mieux sanctionner les violences sexuelles contre les mineurs ? Quatre lois. A un moment donné, voter de nouvelles lois mais qui reposeraient sur des institutions...

Nous n'avons pas les moyens en face. A la justice, aux enquêteurs, à la capacité de sanctionner avec des peines de prison ferme...

Nous avons un manque de place en prison...

Tout cela est de l'objet de la communication. On refuse de faire de la communication sur un sujet aussi essentiel. - Vous parlez de sectarisme, est-ce que vous demandez au Premier ministre de vous inviter ? - Evidemment.

La sécurité et la protection de nos enfants...

Quand on voit la défaillance totale des systèmes judiciaires... - Qu'est-ce que vous demandez au Premier ministre ? - On demande à ce que tous les partis politiques, qui représentent des millions de Français, puissent être invités autour de la table pour travailler sur le sujet.

C'est un sujet qui devrait tous nous réunir, nous unir. C'est une demande formelle. Evidemment, on n'est pas dupes.

Ceux qui ont généré cette situation, la cause et la conséquence, le drame de Lyhanna, de la petite Lola, il y a des responsables politiques. - Dès le mois de juillet, les députés vont devoir se prononcer sur le projet de loi sur la protection de l'enfance. Le Gouvernement va l'amender.

Il a annoncé qu'il va durcir les peines sur les violeurs en série en passant de 20 ans à la perpétuité. Ca vous suffit ? - Il y a la question des moyens.

Je ne veux pas évacuer votre question. Tout ce qui permettra de renforcer et durcir les sanctions contre les pédocriminels, de défendre les parents...

De raccourcir les délais de procédure judiciaire ou de multiplier et renforcer les lieux d'accueil pour les personnes victimes de violences sexuelles, nous les soutiendrons. Mais si vous ne faites que de la loi, que de la réglementation et que vous ne tenez pas les moyens à la justice et aux travailleurs d'enquête de pouvoir faire respecter cette loi qui émane de la représentation nationale et du peuple français, malheureusement tout ceci ne sert à rien. On a parlé des moyens de la justice, on a raison de parler de ça.

Il y a une semaine, Emmanuel Macron nous disait qu'on avait interdiction de critiquer la politique en matière de moyens donnés à la justice. Aujourd'hui, il est revenu là-dessus en disant qu'on manquait de moyens. - Sur les garanties, qu'est-ce que vous demandez comme garantie pour voter cette loi intégrale ? - On aura l'occasion de dire au moment des débats... - Est-ce qu'il y a un point ou deux que vous voulez ? - Donner des moyens. - De l'argent ? - Ce n'est pas moi qui le dis...

Pour rattraper la moyenne européenne, 3 milliards...

A un moment donné, on ne peut pas dire de soutenir des personnels de projet, si derrière on ne s'assure pas de l'effectivité de ce que nous votons. Il y a un problème de confiance entre le peuple français et la capacité des politiques à garantir leur sécurité. On les entend énormément communiquer, parler...

On voit le Gouvernement et le ministre de la Justice qui multiplient les interventions devant la représentation nationale, sur des plateaux TV, mais ou sont les actes ? 160 000 violences sexuelles sur des mineurs. - Comment traiter les pédocriminels ?

C'est une question de Bruno Retailleau qui se propose sur la castration chimique. Quelle est votre position ? - Le problème avec cette mesure de Bruno Retailleau, c'est que nous, nous voudrions des peines, des sanctions.

La castration chimique, c'est un soin. Je veux qu'on sanctionne, qu'on condamne fermement les pédocriminels. Sur les violences sexuelles... - Vous n'êtes pas opposé ? - Non.

Si on ne se donne pas les moyens de mieux appréhender les pédocriminels, de les identifier, de les traîner en justice et de les condamner...

Vous n'avez que 3 % des viols aujourd'hui qui aboutissent à une condamnation réelle. En ce qui concerne l'inceste, c'est pire. 1 % des viols dans un cadre incestueux qui, aujourd'hui, font l'objet d'une condamnation ferme.

Vous voyez bien que l'ampleur du travail est sur la capacité d'appréhender les criminels, de les arrêter et de les condamner... - Vous avez ressorti le sujet de la peine de mort avec ce drame.

On a du mal à comprendre votre position. Vous ne vous opposeriez pas... ?

Votre mouvement, votre parti, l'un de vous a dit qu'il ne s'opposerait pas si la peine de mort était rétablie. - Jordan Bardella et Marine Le Pen ont tous les deux dit qu'ils n'étaient pas favorables à la peine de mort. Nous avons déjà dit avec Marine Le Pen en 2022 des réformes dites sociétales, n'auraient pas lieu dans les cinq premières années du mandat car on a besoin de l'unité des Français.

Evitons les sujets qui divisent. On doit aller à l'essentiel. En 2027, nous savons que le travail sera immense. - Il y a plein de propositions. - La justice, le syndicat et la magistrature.

Certains proposent de la supprimer pour le remplacer par des citoyens. Il y a aussi la crise d'un syndicat qui ne prend pas cette sanction. - Sauf erreur de ma part, il y a une confusion entre le Haut Conseil de la magistrature qui permet de prendre des sanctions et le syndicat de la magistrature qui est un syndicat qui défend la profession.

Sur le syndicat de la magistrature, syndicat de magistrats, Vous savez pertinemment que nous sommes très opposés à l'utilisation des syndicats. En particulier ceux qui parlent au nom du peuple français. Il faut le faire avec une hauteur et une neutralité qu'impose la loi...

A ce moment-là, si vous ajoutez de la politique, de la subjectivité, je n'en veux pas d'avoir un juge, de voir les idées qu'il a et de glisser un bulletin de vote... - Il peut être syndiqué pour défendre des conditions de travail et non des idéologies... - Un syndicat qui défend un travail c'est une chose...

C'est aussi le cas de du syndicat de haute magistrature. Ca a appelé les juges à tout faire pour empêcher la victoire...

Ce n'est pas le rôle du syndicat. - Ca justifie la demande de dissolution ? - Avoir des syndicats, nous le souhaitons.

C'est très bien pour défendre les différentes professions. On a besoin des magistrats. Mais un syndicat est là pour faire son travail.

De défendre les travailleurs, l'organisation du travail...

Pas de s'immiscer dans un débat qui n'est pas le sien, à savoir celui des élections. - Vous aussi, vous êtes pour revenir sur la loi Taubira de 2013 qui interdit au garde des Sceaux de donner des instructions aux magistrats sur les affaires personnelles ? - Edouard Philippe oublie qu'il a été le premier des Premier ministre d'Emmanuel Macron.

C'est indécent, on a parlé de Gérald Darmanin mais on pourrait parler de Gabriel Attal, c'est de parler des responsables des défaillances de notre système judiciaire. Nous avons une violence sexuelle toutes les trois minutes qui est faite sur les enfants. Et maintenant, ils disent de tout changer et d'écouter les propositions.

Ils avaient toutes les possibilités de le faire. - Est-ce qu'il faut revenir sur la loi de 2013 ? - Vous savez très bien ce qu'on pense de la loi Taubira.

Lorsque vous êtes condamné à une peine inférieure à deux ans, vous êtes quasiment certain de ne pas passer un séjour en prison. Sur le bilan et sur l'histoire et tout ce qu'a apporté Christiane Taubira, nous sommes contre. A 10 mois d'une élection prêts élection présidentielle on ne peut pas dire qu'il veut tout changer. - Cette mesure était de garantir l'indépendance de la justice.

Vous attendez la décision concernant Marine Le Pen le 7 juillet, vous souhaitez la permanence de cette indépendance de la justice ? - Il est important que les magistrats rendent justice. - Merci. - Comment le RN entend-il protéger les femmes alors que vous êtes contre le consentement. - Nous allons nous défendre sur ce sujet.

On les renvoie à notre programme. - Merci d'être venu pour cette émission spéciale. Merci Thierry, c'était votre dernière saison.

Violences sexuelles : vers "une loi intégrale" ? | LCP, Lundi C'est Politique 15/06/2026 — Céline Hervieu · Pourquijevote