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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 21 septembre 2017 13 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

«LE SYSTÈME DE MACRON NE MARCHE NULLE PART» - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Jean Luc Mélenchon. Merci beaucoup à vous d'être dans ce studio.

  • 0:15OuverteÉludée

    « Je suis serein, les Français ont voté, la démocratie, ce n'est pas la rue ». C'est ce que répond par avance Emmanuel Macron avant les manifs contre la loi travail. C'est de la provocation, Jean-Luc Mélenchon ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    Il fait exprès ?

  • 1:00RelanceÉludée

    Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il a dit « Les Français ont voté pour mon programme, je l'applique. » C'est ça la démocratie, c'est ça qu'il veut dire aussi.

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    Vous ne me répondez pas ça, vous ne me dites pas : ben, effectivement les Français ont élu un président qui applique son programme.

  • 2:00OuverteÉludée

    La primauté sera donnée aux accords d'entreprise sur les accords de branche c'est ce qu'il a dit c'est ce qu'il applique en partie seulement d'ailleurs dans sa loi travail.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45JLMFait
    « monsieur Macron c'est un homme intelligent, déterminé, qui n'improvise pas autant que ce qu'on pourrait croire, et il est à lui tout seul Blair et Thatcher dans une seule personne »
  • 1:00JLMFait
    « il a ouvert des offensives sur tous les fronts : le logement, les retraites, le code du travail, tout à la fois »
  • 2:00JLMFait
    « il n'a jamais dit à aucun moment, aucun moment, que l'accord d'entreprise serait plus important que la Loi »
  • 3:00JLMFait
    « Si vous appelez ça une modification mineure, permettez-moi de vous dire que ce n'est pas le cas »
  • 4:00JLMFait
    « le référendum qui a été fait par exemple chez les Smart, c'était pas : « alors les gars, comment on va faire, est-ce que le soir, on donne trois coups de boulon ou seulement deux ? » »
  • 6:30JLMFait
    « on parle des horaires de travail, on parle des jours de carence, on parle des primes d'ancienneté, on parle de l'organisation quotidienne du travail, de la suppression des délégués du personnel »
  • 9:00JLMFait
    « Florian Philippot l'annonce ce matin sur France 2, il quitte le parti »
  • 10:00JLMFait
    « chacun d'entre nous a payé sa place d'avion et évalué la dépense qu'il voulait faire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

(Martichoux, RTL) Bonjour Jean Luc Mélenchon. (JLM) Bonjour Madame. (RTL) Merci beaucoup à vous d'être dans ce studio. (RTL) « Je suis serein, les Français ont voté, la démocratie, ce n'est pas la rue ».

C'est ce que répond par avance Emmanuel Macron avant les manifs contre la loi travail. C'est de la provocation, Jean-Luc Mélenchon ? (JLM) Je crois qu'il est... il a une attitude très dure qui fonctionne comme un signal de ralliement à sa classe : il leur dit « Bon maintenant il y a un chef, c'est moi, et on va leur rentrer dedans. » Leur rentrer dedans, c'est les syndicats, le peuple...

Et en effet, il a ouvert des offensives sur tous les fronts : le logement, les retraites, le code du travail, tout à la fois. (RTL) Il fait exprès? (JLM) Eh ben oui, ça fait partie de sa stratégie, c'est une... monsieur Macron c'est un homme intelligent, déterminé, qui n'improvise pas autant que ce qu'on pourrait croire, et il est à lui tout seul Blair et Thatcher dans une seule personne, et il fait le tour de la France.

Si vous voulez, quand vous êtes observé depuis la scène européenne -- parce que c'est comme ça qu'il faut regarder les événements -- quand vous observez depuis la scène européenne, la France est le dernier pays qui résiste sur la base des conquêtes sociales des lendemains de la guerre. Et bon, la bataille de France est commencée, ils se disent maintenant : on va en finir avec eux. Ça a été annoncé 10 fois. (RTL) Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il a dit « Les Français ont voté pour mon programme, je l'applique. » C'est ça la démocratie, c'est ça qu'il veut dire aussi. (JLM) Oui. (RTL) Eh bien voilà. (JLM) Mais je ne sais pas, c'est vous qui me posez une question, j'essaie d'y répondre. (RTL) Oui mais vous ne me répondez pas ça, vous ne me dites pas : ben, effectivement les Français ont élu un président qui applique son programme. (JLM) Ah, vous avez prévu la réponse que je dois faire !

Donnez moi un papier, je le lirai avec beaucoup de bonne volonté. Je vous réponds ce que j'estime nécessaire de répondre pour éclairer ceux qui nous écoutent. Maintenant, quand le président de la République dit « la rue » Madame, admettez que la violence du propos nous l'entendions !

Nous avons déjà été traités de névrosés aux passions tristes par un ministre, d'emmerdeurs par un autre, de fainéants, de cyniques...

Bon...

Il y a un vocabulaire et j'essaye de vous expliquer pourquoi ce vocabulaire est utilisé. Ne croyez pas qu'il ne sait pas ce qu'il dit. Il le fait parce que il est dans une offensive frontale sur tous les terrains.

Maintenant, quand il parle de « la rue », c'est un vocabulaire très connoté « la rue », alors donc nous sommes une sorte d'émeutiers, une masse confuse, bon. Non ! La démocratie, c'est les élections, les actions syndicales, les défilés de rue, les marches, tout ça existe.

Une élection n'est pas un blanc-seing donné à ceux qui sont au pouvoir. (RTL) Non mais une élection, ça oblige à appliquer le programme pour lequel on a été élu. Je suis désolée de me répéter.

Il n'a pris personne par surprise. (JLM) Oui.. alors déjà tout ça mériterait inventaire parce que c'est pas parce qu'il le dit que c'est vrai.

Donc vous, vous l'enregistrez comme : il l'a dit donc il applique son programme. (RTL) Excusez-moi, Jean-Luc Mélenchon, il a dit « La primauté sera donnée aux accords d'entreprise sur les accords de branche » donc il n'a pris personne par surprise et même, il a dû en rabattre après la concertation, c'est la fameuse formule de Jean-Claude Mailly, l'accord de branche est remis en selle. (JLM) Oui.

Ce n'est pas du tout la situation, Madame, ce n'est pas parce qu'il le dit que c'est vrai. (RTL) Non mais ce n'est pas parce qu'il le dit que je le dis non plus, Jean-Luc Mélenchon. (JLM) Non non non non (RTL) C'est parce que j'ai lu comme vous les textes. (JLM) Non, écoutez Madame, j'ai fait aussi la campagne présidentielle de plus près que vous, donc permettez-moi de vous dire qu'il n'a jamais dit à aucun moment, aucun moment, que l'accord d'entreprise serait plus important que la Loi.

Ce qui signifie, pour un républicain, que la source de la norme n'est plus la Loi, mais un accord de gré à gré dans une entreprise. Si vous appelez ça une modification mineure, permettez-moi de vous dire que ce n'est pas le cas. À aucun moment, les Français n'ont eu ça. (RTL) La primauté sera donnée sur les accords de branche c'est ce qu'il a dit c'est ce qu'il applique en partie seulement d'ailleurs dans sa loi travail.

La branche, les branches... (JLM) Ah !

Ça a changé, vous venez de dire autre chose que tout à l'heure : vous dites les accords d'entreprises ... (RTL) ...sur les accords de branche... (JLM) Eh bien là, vous retardez d'un argumentaire du gouvernement parce que eux disent que les accords de branche s'imposeront et seront étendus et ont plus de pouvoir. (RTL) Oui la branche garde un certain nombre de sujets. (JLM) Oui mais Madame, ça ne change pas le fond.

Pardon, permettez moi d'insister pour qu'on comprenne bien, parce que l'art d'embrouiller n'aide pas la démocratie. Aujourd'hui, attendez Madame Martichoux, aujourd'hui, dans l'État républicain, l'ordre public social repose sur la Loi. On peut négocier dans l'entreprise, on peut négocier dans la branche, à condition que ce soit meilleur que la Loi.

Ça s'appelle le principe de faveur. Vous pouvez le détester, ne pas être d'accord avec ça, préférer que la loi s'établit, mais ça c'est la règle, pardon. Quand on décide que dorénavant, la Loi recule et que c'est l'accord de gré à gré dans une entreprise, ce n'est plus l'ordre public social républicain, c'est autre chose. (RTL) Mais permettez-moi juste d'insister là-dessus, Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il faut effectivement qu'on soit précis, la branche conserve l'exclusivité sur un certain nombre de sujets : les relations hommes-femmes, les CDI de chantier... ...c'est important... (JLM) Madame, vous n'écoutez pas ce que je dis, je vous en supplie, écoutez-moi.

Ecoutez-moi. Si l'accord de branche dans certains domaines est supérieur à l'accord d'entreprise, il n'empêche que ce n'est pas la Loi, l'accord de branche. Combien il y a de branches, Madame, en France ? (RTL) Il y en a 700, vous le savez. (JLM) 700 !

Donc vous le savez comme moi. Ça veut dire que vous aurez 700 régimes indemnitaires différents, 700 régimes différents concernant les congés de maternité, 700... eh bien oui chaque fois que l'accord de branche sera euh... s'imposera par rapport à la Loi et par rapport à l'accord d'entreprise, il y aura donc une procédure différente.

Tout ça est très technique, je veux pas qu'on perde de vue de quoi on parle : on parle des horaires de travail, on parle des jours de carence, on parle des primes d'ancienneté, on parle de l'organisation quotidienne du travail, de la suppression des délégués du personnel. Enfin, il ne faut pas amoindrir la signification politique de ce qu'entreprend Monsieur Macron, d'ailleurs, lui s'en vante. (RTL) Dans une interview très intéressante -- il faut le dire -- que vous donnez à Marianne, il y a 10 pages... (JLM) Oui, c''est la meilleure que j'ai faite depuis bien longtemps mais c'est un gros travail, hein ! (RTL) ...oui, elle est intéressante, et alors vous dites quelque chose à propos de cette confrontation que vous avez aujourd'hui puisque vous êtes le premier opposant à Emmanuel Macron, vous dites : « Nous sommes les pragmatiques, ils sont les idéologues » C'est assez amusant puisque on dit souvent que le macronisme est un pragmatisme, vous vous dites « Nous on est les pragmatiques, ils sont les idéologues » c'est à dire les libéraux qui sont en train de détruire le tissu social français.

Quand on est pragmatique on peut regarder par exemple un petit chef d'entreprise qui n'a pas de délégué syndical, qui n'a pas d'élu mandaté par les syndicats, et qui sera bien content par référendum, par exemple, de faire adopter une organisation d'entreprise qui pourrait servir aussi à la bonne marche de l'emploi pour ses salariés. (JLM) J'entends l'argument, nous l'avons entendu très longuement du gouvernement à l'Assemblée, mais je crois que là c'est une méconnaissance complète de la réalité pour deux raisons : d'abord, pourquoi sont-ils des idéologues, Madame Martichoux. Ce point a quand même de l'intérêt avant de passer au petit entrepreneur qui gnagnagna et tout ça.

Mais Madame, le petit entrepreneur, il en a rien à fiche de vos référendum, il discute avec les gars au boulot, et voilà, on va faire ci, on va faire là, il ne fait pas de référendum ! (RTL) Mais il est peut être content de faire un accord d'entreprise. (JLM) Voilà, très bien, il veut faire un accord d'entreprise.

Madame Martichoux, vous vivez en dehors des réalités, c'est ça votre problème, non mais je... pardon mais... (RTL) Vous avez été salarié Jean-Luc Mélenchon ? (JLM) Oui Madame. (RTL) Eh bien moi aussi je suis salariée et je vois bien comment ça se passe dans une entreprise. (JLM) Oui mais vous le voyez pas avec la même paie, donc votre regard sur le monde n'est pas le même.

Non mais pardon Madame, ne venez pas faire des procès, ensuite vous étonner que vous ayez des répliques ! J'y reviens : si vous faites un référendum dans une entreprise, c'est que vous ne savez pas comment ça se passe ! Le référendum qui a été fait par exemple chez les Smart, c'était pas : « alors les gars, comment on va faire, est-ce que le soir, on donne trois coups de boulon ou seulement deux ? » Ça a été : « Est-ce que vous êtes d'accord pour renoncer à vos 35 heures ?

Est-ce que vous êtes d'accord pour renoncer à l'augmentation de salaire ? » tout ça pour sauver l'emploi. C'est ça, les fichus référendum qu'il s'agit de faire et vous le savez aussi bien que moi.

Vous connaissez un contre exemple, Madame, à ce que je viens de dire ? Vous avez un autre exemple où l'on ait voté sur quoi que ce soit de plus favorable aux travailleurs ? (RTL) Mais je connais des petites entreprises, mais vous aussi d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon, des petites entreprises qui seront contentes effectivement de pouvoir négocier avec ses salariés... (JLM) Mais le problème n'est pas de savoir s'ils sont contents, Madame Martichoux... (RTL) ...et pouvoir assurer la pérennité de la petite entreprise ? (JLM) Ecoutez-moi, écoutez oui, la pérennité de la petite entreprise.

Il y a une chose qui s'appelle les êtres humains, voilà, d'accord ? Et ça, c'est très important. Voyez-vous, la question qui nous est posée, c'est de savoir si on va régresser sur tous les sujets et voilà pourquoi je dis : ce sont des idéologues parce que leur système ne marche nulle part, Madame Martichoux, pendant quatre ans, ils nous ont saoulés avec le modèle allemand, maintenant tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a 13 millions de pauvres et que c'est quasiment une industrie bananière que celle de l'Allemagne puisqu'elle passe 19 % de ce qu'elle produit à fabriquer des bagnoles et que le seul pays d'Europe qui a une reprise, c'est le Portugal où on a refait de la politique de la demande avec de l'ingé... et voilà pourquoi je suis un pragmatique, mon truc marche, le leur, non. (RTL) Vous savez que les ordonnances vont être promulguées sur la loi travail dans les jours qui viennent ; est-ce que cette bataille-là, est-ce qu'elle n'est pas déjà perdue ?

Est ce que vous pensez vraiment qu'Emmanuel Macron va retirer ses ordonnances de la loi travail ? (JLM) Oui oui, parce que nous allons faire...

Ah bon, on verra si on y arrive ! Mais nous nous battons pour ça. Attendez, comprenez bien, on n'est pas en train de faire des sorties pour respirer, hein !

Les gens là, aujourd'hui, ils perdent une journée de salaire il faudrait quand même que tout le monde s'en rappelle, ces gens là se dévouent ! Bon, nous allons essayer un rapport de force avec lui, on en a connu d'autres... (RTL) Comment ? (JLM) Que voulez-vous qu'on fasse ?

On descend dans la rue, on est avec nos pancartes, on fait des choses très pacifiques, et puis on dit : ben voilà nous ne sommes pas d'accord. Et puis lui, il voit les sondages qui le mettent en plongeon, et puis à un moment ou un autre, il se dit qu'il y a un problème, non ? Vous ne croyez pas ? (RTL) Quelle est l'étape suivante ? (JLM) Vous le verrez. (RTL) C'est-à-dire ? (JLM) Eh bien vous le verrez, nous n'allons pas lâcher prise comme ça.

Moi, j'en ai connu d'autres qui disaient : jamais je ne céderai, Juppé, il était droit dans ses bottes, on a fait un « Juppéton ». À chaque fois, on comptait en kilomètres le nombre de gens qui étaient là. Ben, Madame, c'est ça la démocratie. (RTL) Sur quel sujet après vous pouvez porter votre contestation dans la rue, ou ailleurs ?

Vous dites qu'il y a beaucoup beaucoup de sujets... (JLM) Mais parce que tout y passe en même temps, donc nous avons appelé ça un coup d'état social n'est-ce pas ?

À cause de la violence de la méthode et surtout à cause du renversement de l'ordre social. Voilà, c'est ça qu'il faut comprendre. Alors après, il y a d'autres sujets, que voulez-vous je vous dise, il s'en prend au logement social.

Madame Martichoux, ni vous ni moi, parce qu'on vit bien, on aura un bail précaire. Donc, on ne voit pas la chose de la même manière. Mais vous et moi on a des enfants ou des petits enfants, donc ça nous pose...

Moi, ça me pose un problème que nos mômes, maintenant, ils aient des baux précaires, c'est-à-dire que si ils sont apprentis ou s'ils ont un CDD, ils auront le droit d'avoir leur logement pour la durée de leur CDD. Le jour où le CDD s'arrête, ils n'auront plus ni logement ni boulot. Vous trouvez ça normal ?

Alors le logement c'est quand même ce qui permet de, disons, de réorganiser sa vie. Qui a inventé une monstruosité pareille ? Madame Martichoux, pendant qu'on fait tout ça, les mêmes, monsieur Macron et compagnie, viennent de décider de donner 7 milliards aux riches de ce pays, vous trouvez ça normal ?

Non, pas moi, chacun défend son camp, sa vision de la vie. (RTL) Deux choses pour finir, Jean-Luc Mélenchon. D'abord, le Front National : crise, c'est décidé, Florian Philippot l'annonce ce matin sur France 2, il quitte le parti. (JLM) Oui ben, c'est leur affaire hein, mais c'est parfait d'autant qu'ils ont un grave problème... (RTL) Qu'est-ce que ça dit du FN ? (JLM) Mais Madame Martichoux, ne sous-estimez pas les débats idéologiques au Front National.

Ils discutent de savoir si le couscous est une nourriture nationaliste ou pas. Non mais quand même, ça compte ça. On voit un parti important qui défend les travailleurs, comme il le disait, tout ça.

Voilà les sujets de discussion du Front National. C'est un parti qui ne sert à rien, et les gens qui étaient très fâchés mais pas fachos, je leur dis maintenant : tournez-leur le dos et venez avec nous parce que nous, on défend les salariés... et les autres, hein, aussi. (RTL) Je vais vous énerver, je le sais, et vous dites des choses d'ailleurs très intéressantes sur les médias -- encore une fois dans cette interview sur Marianne -- en gros, plus on vous contredit, plus on vous sert, c'est un peu ce que vous dites, voilà. (JLM) Non mais, c'est pas grave, les gens... (RTL) Mais c'est plus élaboré que ça... (JLM) Merci. (RTL) Mais en tout cas, certains ont découvert que vous voyagez en business ou en première dans l'avion de retour quand des députés femmes, Mathilde Panot et Danièle Obono qui vous accompagnaient, étaient en classe économique.

Je vous pose la question parce que, oui, Jean-Luc Mélenchon, ça peut surprendre certains. (JLM) Mais oui, mais bien sûr, c'est un débat de fond, qu'est ce que je foutais là ? (RTL) Non, c'est pas un débat de fond. (JLM) Mais vous me faites rire, vous cherchez tous les... (RTL) Mais ça peut étonner... (JLM) Ça peut étonner mais évidemment, comme vous le répétez, votre collègue déjà de France Info l'a fait, alors écoutez je vais répondre en un seul mot : chacun d'entre nous a payé sa place d'avion et évalué la dépense qu'il voulait faire.

Chacun d'entre nous paye sa place d'avion, d'accord ? Donc moi, j'ai évalué compte tenu des expériences lombaires malheureuses que j'ai faites en classe économique que je ne pouvais pas m'offrir le luxe de me faire démolir physiquement trois jours avant une manifestation, enfin, une semaine avant, mais j'apprécierais que les mêmes qui s'intéressent à mes places d'avion se soit intéressés à savoir ce que j'ai foutu à la Réunion et quelle est la situation. Les mêmes n'en ont pas dit un seul mot.

Donc vous comprenez après ça, Madame, pourquoi on vous déteste. Est ce que vous le comprenez? Voilà c'est pour ça qu'on vous déteste parce que vous êtes mesquins, mais oui !

Mais on croirait.. on croirait vous savez que je suis allé en classe affaire pendant que les autres étaient condamnés.

Non ! Chacun a choisi, d'accord ? Moi je ne peux pas faire autrement pour des raisons qui m'appartiennent.

Je suis pas obligé de vous raconter ma vie. Mais pourquoi vous me cherchez sur un sujet pareil, c'est stupide ! Vous voyagez en quoi vous ?

En classe économique, Madame Martichoux ? (RTL) Oui. (JLM) Eh bien, je vous félicite, je ne sais pas comment vous faites, vous n'êtes pas... vous êtes bien menue. (RTL) Oui je suis toute petite, c'est pour ça.

Merci beaucoup, Jean-Luc Mélenchon. (JLM) Parce que lui, Calvi [de RTL], je vais vous dire, en classe éco, il est démoli en un voyage, hein ? (Calvi, RTL) Merci beaucoup de vous occuper de notre santé !

Vous n'avez nullement l'intention de récupérer Florian Philippot chez les Insoumis, hein ? (JLM) ah non non non non non non non il..c'est un fasciste, nous on n'en a rien à faire, c'est pas notre truc. (Calvi, RTL) Merci infiniment l'un et l'autre.