Face à Canteloup - Gilles Kepel - Dominique de Villepin réagit à son interview - 24/04
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et ce jour-là, Gilles Keppel était mon invité dans le face-à-face. Il était resté face à Canteloup. Bonjour Gilles Keppel. Bonjour. Nous avons parlé de la guerre en Iran évidemment. Dominique de Villepin voulait réagir.
Madame de Baller, en effet j'ai écouté attentivement M. Keppel nous exposer la situation actuelle au Moyen-Orient. Je trouve qu'il a progressé. Bon. Même si bien sûr il est encore loin d'avoir le niveau qui est le mien. Cette capacité à sublimer les mots pour embarquer son auditoire. Cette éloquence, cette maîtrise de l'art oratoire qu'on admire chez moi. Moi y compris.
Alors la situation au Moyen-Orient elle-même. Vous rejoignez l'analyse de Gilles Keppel, Dominique de Villepin ?
J'y viens. Dans les propos de M. Keppel, tout n'était pas parfait. Nous sommes d'accord. Nous en parlions d'ailleurs avec Laurent Neumann. Mais on ne peut pas lui en vouloir. Lui n'a pas été comme moi un ministre des affaires étrangères mondialement reconnu et envié qu'à côtoyer les plus grands dirigeants de la planète qui fut la tête de proue du bateau France sur l'océan déchaîné de la géopolitique mondiale. Oui, je suis poète. C'est donc normal que M. Keppel tâtonne encore un peu. Mais assez parlé de lui. J'aimerais à présent vous exposer ma vision. Ma vision c'est que cette guerre est excellente pour les affaires. Alors c'est pas tout à fait ce qu'a dit Gilles Keppel.
Oui pour lui peut-être parce qu'il n'écrit que des livres à 20 euros. Mais moi qui facture 100 000 dollars le moindre compte à n'importe quelle milice Angela-Bas de la région, je remplais le tiroir caisse.
Merci beaucoup M. De Vipart. Rebonjour Eric Celsi. C'est le choc des titans. Des maires RN ont enlevé les drapeaux européens de la façade de leur mairie.
Vous trouvez ça bien ? Écoutez, ce n'est que de la déco. Je ne peux pas juger, je ne suis pas Valérie Damido. Certains enlèvent le drapeau européen, certains brûlent le drapeau algérien, d'autres mettent des têtes de cochon sur leur vieille de jardin. Après, les goûts et les couleurs, vous savez. Moi par exemple, je suis habillé par Hugo Boss, vous par Stabilo Boss.
Elle est belle la vie à Nice depuis votre victoire.
Finalement, pas tant que ça. Christian Estrosi me manque tellement. Vous savez, dans cette campagne, ce qui était sympa, c'est de tout faire pour dégager Christian. Mais maintenant que c'est fait, ma vie n'a plus de sens. J'ai perdu cette petite folie, la passion de mon métier. C'est fini le temps où je me levais à 4h du matin, le feu dans les yeux, en me demandant où j'allais bien pouvoir trouver encore une affiche de Christian que je n'ai pas déjà taguée ou cramée. Non, finalement, sans Christian, la vie n'a plus la même saveur. Je suis Nadal sans Federer. Je suis Luke Skywalker sans M. Dark Vador. Je suis Prost sans Sénat. Je suis Messi sans Rodalto. On a compris, là.
Non, mais attendez, j'en ai d'autres. Je suis Mathieu Béliard sans Pascal de la Tour du Père. Je suis Dominique Tenza sans Perrin Storm. Ceci dit, Mère Denis, c'est quand même du travail. Je ne pensais pas, sinon je ne me serais pas présenté. Non, je gère 350 000 personnes âgées. Mais je suis quelque part le gérant du plus gros ZEPAD de France. Oui, oui, je gère des retraités et notamment, répétons-le, Christophe. Le texte souhaitait également dire un mot.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui. Oui, bonjour, bonjour à tout ce staff autour de moi, Mme Malheur. Bonjour à Catherine Vautrin, Mme la ministre Vautrin. Si vous me permettez, je voudrais profiter de la présence de Mme Vautrin sur votre antenne pour lui demander de confirmer publiquement que je ne suis pas son mari.
Comment ça ? On sait bien que vous n'êtes pas le mari de Catherine Vautrin.
Vous, peut-être, vous le savez, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Vous n'imaginez pas le nombre de gens que je crois sur les quais de gare qui s'adressent à moi en me disant M. Vautrin toujours en retard ? Jamais alors ? M. ne va pas du tout ? Non, non, je vous le dis, ça recommande, ça va être très...
C'est la sortie de Cocorico 2, un film où Christian Clavier joue d'un riche bourgeois.
Non, mais écoutez, non, mais écoutez, arrêtez, arrêtez. On vous entend, on a l'impression que je joue toujours le même rôle. Mais dire ça, c'est dingue, c'est dingue. C'est quand même une critique qui revient souvent. M. mais pas du tout, je ne peux pas vous laisser dire ça. Dans Cocorico, Cocorico, c'est un personnage de grand bourgeois de campagne qui vote RPR. Alors qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? C'est un riche propriétaire terrien qui vote Laurent Wauquiez. C'est comme Marshall et Truchot, ça n'a rien à voir. Il y en a un qui est très à droite et l'autre pas du tout à gauche. Je vous laisse deviner qui est qui. Je parle bien sûr de la position de leur siège dans le studio.
Pater Zilpokie, bien sûr, ils s'inquiètent à ce cœur. Il est là, il est là. Quel bon Marshall, détendez-vous. Allez-y, Marshall, faites votre boulot. C'est à vous d'enchaîner.
Dominique de Villepin