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interviewEurope 1· 21 mai 2025 15 min

Proposition de Gabriel Attal sur le voile : "On ne peut rien appliquer jusqu'en 2027"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir 19h 21h Pierre de Villena toujours en compagnie de Louisalter du Figuero et de George Fenc le rapport sur le frérisme sur l'entrisme des frères musulmans en France a été débattu en conseil de défense. Emmanuel Macron demande, on se demande pourquoi d'ailleurs, pour des raisons politiques peut-être, peut-être parce que Bruno Rotaillot prend trop la lumière, demande qu'il revoit sa copie avec de nouvelles propositions à venir au début du mois de juin alors que je voyais tout à l'heure chez mes confrères de BFM TV Manuel Vals demander l'interdiction des frères musulmans comme ça a été le cas dans plusieurs pays. Je voyais et j'entendais Charles Rodwell tout à l'heure ici dans ce studio qui demandait qui toute une série de mesures également puisque son parti et le chef de son parti Gabriel Atal chef de fil des députés EPR sais de la question s'est saisi de la question pardon et il a pris la parole aux quatre colonnes tout à l'heure à l'Assemblée nationale.

On écoute l'ancien premier ministre Gabriel Atal. J'ai l'impression de revivre les mêmes arguments et les mêmes débats. En 2004, quand le gouvernement de Jacques Chirac à l'époque avait décidé de la laïcité dans les établissements scolaires d'interdire le port de signe ostentatoire religieux dans les établissements scolaires, tout le monde avait dit c'est inapplicable, ça pourra pas être fait.

Et bien ça a été fait. J'ai l'impression d'entendre les débats qu'il y avait eu au moment de l'interdiction de la Bourkaa dans l'espace public. Tout le monde avait dit c'est impossible, ça pourra pas être mise en place, ça pourra pas être fait.

Ça a été fait. J'ai l'impression d'entendre ceux qui me reprochaient à l'époque où j'ai interdit le port de la Baya et du Camis dans les établissements scolaires qui disaient "Ça va être impossible à mettre en œuvre, ça pourra pas être fait." Ça a été fait parce que la République elle est forte.

Parce que quand on édicte des principes de manière très claire, on est capable de les faire appliquer. Moi, je considère que le rôle des politiques, c'est de mettre des limites pour défendre notre République. Et ben très bien.

On a envie de dire Loualter, bah appliquons, allons-y. Non, mais il y a on ne peut rien appliquer en ce moment. Enfin, en ce moment, je dis jusqu'en 2027, hein, euh si vous voulez lancer l'assemblée par parce que le parlement, parce qu'il y a pas de majorité et puis parce que même dans l'exécutif, personne n'a assez de légitimité, d'impulsion politique.

Euh vous pensez au président de la République, au premier ministre, vous dites pas que là euh ils ont assez de dynamique et de force politique ministre de l'intérieur tout se pour aller ce sujet-là. Alors ça c'est intérêt. Et le ministre de l'intérieur tout seul, on qui qui maintenant est chef de parti hein, chef du parti des républicains.

On sent bien que le message qui fait passer, même si de l'intérieur il essaie il essaie de mettre les sujets sur la table, euh le sous-entendu c'est qu'il dit que la plupart des mesures qu'il préconise, il ne peut pas les mettre en œuvre maintenant et qu'il faudra le faire euh plus tard. Mais c'est quand même intéressant ce qui vient ce qui s'est passé euh dans ce fameux conseil de défense ce matin. On attendait des mesures à la sortie de ce conseil de défense.

Le rapport, il était déjà là. Donc déjà dans ce rapport cert il y a des choses nouvelles parce que c'est documenté ça document document sujet qui était parfaitement connu et que la stratégie des frères musulmans depuis leur fondation dans les années 20 ou les années 30 de se répandre en Europe tout ça a des décennies et d'ailleurs le rapport rappelle très bien la jeunèse et l'historique de cela. En revanche, il y a pas de décision en sortie de de conseil des ministres.

Deux interprétations. L'interprétation euh alors la version d'Emmanuel Macron, c'est que le gouvernement n'est arrivé pas assez préparé, que les propositions n'étaient pas à la hauteur, qu'il faut revoir la copie. On peut avoir une interprétation plus politicienne euh qui euh selon laquelle en réalité Bruno Rotaillot prend beaucoup la lumière et c'est vrai que c'est lui qui met beaucoup ses sujets euh sur la la place publique.

Et il y a évidemment une volonté Macron de se réapproprier à son niveau ce sujet-là. Ce qui m'interroge un peu parce que pourquoi dire pourquoi faire le dire c'est fait, c'est dans ce rapport pourquoi faire quelle action ? Sachant que il est au pouvoir depuis depuis 8 ans si vous permettez Louis justement je voudrais rebondir sur ce que vous êtes en train de dire avec une réflexion que je me fais depuis ce matin sur le fonctionnement actuel de nos institutions.

Intéressant franchement est-ce que le président de la République est toujours dans ces attributions que de s'occuper de ce ce genre de choses parce que ce n'est pas des attributions qui relèvent du gouvernement et exclusivement du gouvernement. Il fait une sorte de tentative de retour sur la politique intérieure française comme après son grand monologue l'autre soir sur TF1, n'est-ce pas ? Euh de politique intérieure, mais il n'a plus les manettes.

Qu'est-ce qui empêcherait aujourd'hui, monsieur Baou et monsieur Retaillotou, de déposer un projet de loi sur la loi séparatisme de personne ? Je rappelle que monsieur Baou a tout le pouvoir pour le faire, que l'article 20, la Constitution lui dit que c'est lui maintenant le gouvernement qui détermine et conduit l'action du gouvernement. Donc il pourrait voilà et en plus il est indéboulonnable car comme vous le savez à partir du moment où le premier ministre est nommé il est indéboulonnable.

Il faut qu'il démissionne. Si c'est comme ça, c'est la constitution. Dans la pratique ça se passe pas comme ça mais c'est la constitution.

Oui, il procède du président quand même le bon donc moi c'est c'est ma première réflexion si je voulais hein. J'ai l'impression qu'il y a une espèce de de preuve de vouloir prouver par autoritarisme qu'il est toujours là et que c'est toujours lui qui mène qui mène ce genre de débat. Moi, j'attends à ce que monsieur Retaillot, qui est légitime aujourd'hui pour le faire, dépose le plus rapidement possible un projet de loi sans attendre je ne sais quoi.

Il n pas Est-ce qu'il a le la cité d'avoir le feu vert de qui que ce soit avec le gouvernement pour déposer un projet de loi ? Mais sur le fond du sujet, est-ce que ce que décrit le rapport c'est quand même dans un match de foot ? Là, je commande, c'est c'est la prise de balle quoi.

La balle la balle au centre. Voilà. Euh non, il y a je crois pas qu'il est en plus c'est pas un c'est pas un match.

C'estàd il y a pas de il y a pas de position entre nous sur ce que je veux dire est complémentaire. Votre réflexion institutionnelle est juste sur les attributions du président sa manière de de de se réapproprier une place qui normalement n'est pas la sienne dans la constitution compte tenu de la situation. Je suis d'accord avec vous sur le fond.

En revanche, je me demande au au-delà des contingences du blocage du parlement, de des complications politiques et donc de l'impossibilité sans doute de faire passer une loi euh réelle avec un réel contenu rapidement sur ce sujet. Je crois que ce que décrit le RP et ce que décrit les les décrivent les nombreux travaux sur l'infiltration frériste dans notre société, c'est aussi qu'un modèle, c'est surtout qu'un modèle de société est proposé aux gens et d'abord aux musulmans en fait parce que c'est la fameuse stratégie de réislamiser les musulmans en leur disant "Vous n'êtes pas assez musulmans" et on constate que ça marche. une radicalisation de beaucoup de musulmans euh en France, y compris musulmans français, qui s'exprime par rapport notamment à travers le le port de de signes religieux dans l'espace public et des revendications de nature communautaire.

Est-ce que face à un ce qui est proposé comme un modèle de société, une réponse purement législative et technique suffit ? Je ne crois pas je crois pas que ce soit déjà je ne crois pas que ce soit uniquement ça se passe uniquement à l'échelle du ministère de l'intérieur. Il est important qu'il y ait des mesures de contrainte que tout ça soit développé mais je crois que c'est une réponse beaucoup plus forte.

Je d'ailleurs je sais pas vous l' développé laquelle là aussi je je je suis en total accord avec lui. Moi je pense que tout cela ne relève plus maintenant de la loi. On a déjà des dispositifs législatifs protecteurs notamment dans les écoles et cetera.

Peut-être qu'on peut faire autre chose pour le sport quelques mais dans l'espace public c'est c'est c'est vous à l'échec. Moi, je crois que cette affaire relève effectivement d'une action quotidienne à différents niveaux, notamment celle des élus locaux, moi je les connais, ils font un travail remarquable, celle des associations, celle de voilà des dans les différents ministères avec des décrets, avec des vigilances, avec des contrôles dans les écoles hors contrat ou sous-contraté d'une idéologie mortifère, enfin mortifère, une idéologie en tout cas qui est contraire aux valeurs de notre République. Alors euh quand on écoute Xavier Bertrand euh il parle et ses parents pu tout à l'heure également dans la première heure de l'émission parlait d'un angle mort.

Alors j'aimerais bien euh entendre ce que dit le président de la région des Haut de France. Je suis avec Bruno Retaillot dans le bureau de Christophe Castaner, ministre de l'intérieur. Il y a aussi Nicole Belloubet qui est la ministre de la justice et on demande d'intervenir pour justement interdire, il a fait une proposition de loi Bruno Rotaillot, les listes communautaristes qui s'étaient manifesté aux élections européennes.

On dit attention aux élections municipales, il ne faut pas qu'il y ait ces listes communautaristes qui proposaient notamment des menus différenciés dans les cantines et des horaires différenciés dans les piscines pour que les hommes et les femmes ne soient pas au même moment. Ça nous a été refusé. Alors, il y a eu ensuite après l'assassinat de Samuel Patti la loi sur le séparatisme.

Pour lutter contre le séparatisme, aujourd'hui, il nous faut lutter contre l'antrisme. Voilà. Alors, ça c'est une chose et je voudrais aussi qu'on écoute une nouvelle fois parce qu'on l'a écouté tout à l'heure en première heure Florence Berge Blackler.

Elle était ce matin chez Dimitri Pavlenco dans la matinale et elle a fait une explication très très importante sur ce qu'est le halal chez les frères musulmans en écoute. Halal pour eux n'a rien à voir avec la viande hein. On croit toujours qu'il s'agit de boucherie halal.

Non c'est halal c'est la c'est l'élément qui s'oppose au haram. C'est ce qui est permis contre ce qui est interdit. Et donc il faut que l'ensemble de la société, il faut que l'individu de la naissance à la mort vive dans le halal, dans cet espace normatif du licite.

Et donc toutes ces activités, tout ce qu'il pense, tout ce qu'il veut faire, tous ces projets doivent doivent avoir comme objectif l'adoration de Dieu, la de plaire à Dieu qui a des exigences particulièrement strictes. Voilà. Et tout ce qui est halal pour les frères musulmans est supérieur à tout, y compris aux lois de la République.

Donc et donc euh l'angle mort, c'est très bien. Monsieur Atal dit "On va interdire le voile islamique pour les jeunes filles de moins de 15 ans." Très bien.

Alors on interdit mais c'est dans l'angle mort parce que d'une certaine manière dans les familles très religieuses, on va dire "Tu vas porter le voile parce que c'est au-dessus des de toutes les lois." Et monsieur Gabriel Atal va dire "Bah non, c'est pas vous comprenez c'est on reste il y a quelque chose qui qui se qui voilà, il y a quelque chose qui se percute et on en parlait avec Charles Rodel tout à l'heure. Comment est-ce qu'on fait ?" Non mais lutter contre euh cette idéologie, lutter contre l'entrisme ça suppose une action encore une fois de chaque instant.

Euh pardon, mais je fais part de mon expérience. Bien sûr, j'ai j'ai lutté contre l'entrme de mouvements sectaires qui ont aussi des idéologies totalitaire, hein. Vous savez, une organisation sectaire, c'est une idéologie totalitaire qui ne supporte aucune contestation et qui a un modèle de contciété.

Et bien, on arrive à contenir par la persuasion, par l'information, par les contrôles qu'on peut faire dans les écoles. Mais vous pouvez pas interdire, j'ai jamais vu l'organisation sectaire être interdite en France. Là, dans l'islamisme frèiste, on est dans une forme de dérive de l'islam avec des manifestations qui nous choque à juste titre et qui vont à l'encontre notamment des mineurs à juste titre.

Ce que dit monsieur Atal, euh ça part d'un bon sentiment mais c'est totalement d'un point de vue irréaliste et inapplicable sur dans le domaine public. Mais comprenez bien que c'est pas une loi qui va dire "J'interdis cette idéologie, ça n'existe pas." Peut-être qu'on le fait en Égypte, je sais pas comment il s'organise ou en Jordanie.

Maintenant sur la question des listes électorales, là Xavier Bertrand a raison, on peut parfaitement interdire effectivement une liste électorale qui se revend mais c'est pas le sujet en fait. pas le sujet le sujet et d'ailleurs c'est expliqué au Figaro. Nous avons révélé hier une note qui a été publiée à la Fondapul par le préfet Alexandre Bruger qui est le préfet des Hautes scènes préfacé par Bruno Rotayou et ce préfet là étant un ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin qui a fait une note sur l'islamisme sur le terrain.

Comment ça se passe dans son département dans le 92 où il a un/ers des mosquées et salles de prière qui sont soit sous la coupe d'islamistes soit menacé d'être d'être euh d'être prise en charge par des par des islamistes. Sur les listes communautaires. il a cette réflexion parce qu'il parle avec les maires de de son département.

Le danger n'est pas tant les listes communautaires parce qu'en fait elle se voit tout de suite et que les tentatives qui ont été faites jusqu'ici n'ont jamais vraiment prospéré. C'est plutôt les communautaires dans les listes, c'est-à-dire l'entrisme justement et c'est toute la stratégie des des frères musulmans, l'entrisme de gens qui vont placer tel conseiller municipal en échange de temps d'apport de voie parce que on va nous donner une subvention ou une mosquée. C'est tel membre de cabinet ou tel agent de la mairie qui est placé là parce que il fait de l'entrisme islamiste.

C'est c'est plus incidieux que simplement une liste où il va y avoir que des femmes volilées. Ça ça n'existe pas. Ça n'existera pas parce que ça ne marche pas.

C'est c'est plus insidieux que ça et c'est plus pernicieux et ça risque de se présenter à nouveau municipal de On en revient à ce que je dénonce dans toutes les émissions que je présente, c'est le carriérisme politique. C'est-à-dire que à la fin, il y a plus de conviction, on défend on ne défend plus un on ne défend plus une conviction qu'elle soit de gauche, de droite. On on défend son biftech, on défend son mandat parce que à la fin il y a des élections et que j'ai besoin d'être élu parce que en bas à droite sur ma fiche de payant et je peux nourrir mes goses.

C'est hallucinant. Hallucinant. Chaque fois, c'est du clientélisme et au au-delà vous pouvez avoir un élu local et vous vous en avez connu plein, George Fenc euh vous pouvez avoir un élu local qui pendant 20 ans a très bien euh comment dirais-je euh administré ses ses concitoyens.

Il a mis de l'argent dans les crèches, dans les ronds-points, dans les machin tout est extraordinaire. Et puis à la fin, on lui dit "Ah bah tiens, mais oui, mais alors vous allez peut-être on va peut-être mettre un quelqu'un de plus jeune là." Et ben non.

Voilà. Et ben voilà, ça revient et et voilà. Et le clientélisme comme vous dites, le carisme comme je dis.

Et je reviens toujours à ce petit pays frontalier qui s'appelle la Suisse où il y a pas de carriérisme politique. Pourquoi ? Parce qu'on prend des gens de la société civile, on les prend 6 ans pour un mandat cantonal ou fédéral et après on les rend à leur employeur et l'employeur est obligé de les reprendre.

Il y a plus de Il y a plus de clientélisme. Vousz qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Bon, allez, j'arrête de m'énerver.