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interviewLCP - Assemblée nationale· 14 avril 2025 57 min

Les questions au Gouvernement : temps forts de la vie parlementaire | Les grands débats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par monsieur Jean-Philippe Tangy pour le groupe Rassemblement national. Bonjour à tous et bienvenue sur LCP pour un nouveau numéro des grands débats ici au cœur de l'Assemblée nationale.

Alors dans cet épisode, on va revenir sur l'un des temps forts de la séance publique, les questions au gouvernement du mardi et du mercredi. Nous sommes le 1er avril. La veille Marine Le Pen a été condamnée à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

Ce mécanisme judiciaire prévu dans le code pénal pour éviter la récidive crée la polémique sur certains bancs. L'exécution provisoire, cela veut dire l'application immédiate euh de la décision de justice, donc de l'inéligibilité prononcée à l'encontre de la chef de fil des députés ern avant même avant même que l'affaire ne soit réexaminée en appel. Les plus fidèles lieutenants de Marine Le Pen montent au crénon pour dénoncer une justice politisée.

Le général de Gaulle l'avait dit. En France, la seule et unique cour suprême, c'est le peuple. La vérité là, c'est que jamais l'oligarchie n'a accepté que le peuple décide ni ne vote.

Le système ne respecte que les urnes qui confortent son pouvoir, mais ren déplaisent. Voilà qu'un carton de procureur et de juges prétend sortir du droit pour exercer l'avant d'état du système contre son seul opposant, le Rassemblement national et contre sa principale incarnation, Marine Le Pen. Il y a des tyranis qui enferment leurs opposants.

Il y a désormais des justes tyran qui exécutent l'état de droit en place publique. Voilà. Voilà les magistrats qui refusent à Marine Le Pen le droit effectif à l'appel à la présomption d'innocence qu'elle confère.

Voilà des magistrats qui refusent à Marine Le Pen d'être candidate en appliquant l'esprit d'une loi postérieure au fait reprocher. Voilà des magistrats qui criminalisent le droit à la défense aggravant une peine car Marine Le Pen avait le seul tort de faire valoir son innocence. Voilà des magistrats qui laissent envoyer hier à toute la presse parisienne et à nos adversaires le jugement que nos avocats n'ont eu que ce matin.

Voilà des magistrats qui dansent ce jugement avoue que la candidature l'élection de Marine Le Pen serait un trouble à l'ordre public. Voilà finalement des magistrats qui appliquent la promesse du syndicat de la magistrature, celle de faire barrage par tous les moyens, les pires moyens à Marine Le Pen. Le groupe Le groupe Rassemblement national ne vous laissera pas voler l'élection présidentielle comme vous avez volé des dizaines de sièges lors des dernières législatives.

Aucun Aucun député du Rassemblement national ne laissera diffamer celle qui incarne l'espérance du peuple de France, Marine Le Pen. Alors monsieur, monsieur le premier ministre, de quoi est accusé Marine Le Pen sinon de pouvoir vaincre ce système ? Alors dans une démocratie normale, interjeté appel, ce qui a été fait aujourd'hui même à midi, annule la décision de première instance et rétablit à tout justiciable la présomption d'innocence.

Cela vaut donc pour tout le monde sauf pour Marine Le Pen. 4 ans de prison dont deux fermes quand un ancien magistrat qui prostituait sa fille de 13 ans sentir lui avec 3 ans avec surcis est de la justice. Pas d'enrichissement personnel, pas de corruption incapable de la moindre récidif puisqu'elle n'est ni présidente de parti ni députée européenne.

Marine Le Pen est aujourd'hui condamnée parce qu'elle est Marine Le Pen. Entre deux déclarations d'amour à l'ancienne candidate d'extrême gauche Vajoli, madame de Pertui explique même que le seul fait de se défendre et d'exercer son droit fondamental est un motif de condamnation à l'exécution provisoire. Elle ajoute que la seule candidature de Marine Le Pen devant les Français constituerait, je cite, un trouble à l'ordre public, oubliant peut-être qu'elle doit rendre sa décision au nom du peuple.

L'état de droit est bafoué, les recours effectifs sont anéantis. La liberté des électeurs, pourtant rappelée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel, est annihilé. Mes chers collègues, êtes-vous devenu déraisonnable ?

Ne voyez-vous pas ce que cela veut dire ? Ne voyez-vous pas ce qu'il se passe ? Ça n'est plus de la justice, c'est de la politique.

La France, seul pays où pour gouverner, il faut avoir perdu les élections, s'abîme à l'international en laissant s'abîmer notre état de droit. Craignant le jugement du peuple, certains se rassurent par celui de magistrats politisés. Sous le regard du monde entier, sous le regard de démocratie authentique, la France est observée.

Ces dirigeants et peuples du monde nous disent "On vous voit, on vous regarde, on vous voit. Vous qui parlez à Teboun, vous qui parlez à Teboun, vous qui parlez à Alchara, vous acceptez ici le piétinement de notre état de droit. Vous qui aimez tant donner des leçons de morale au monde entier, allez-vous demain ?

Comment allez-vous défendre Navalni ? Comment allez-vous défendre Imam Moglou, l'opposant à Erdogan ? Quand ici vous acceptez que le peuple ne puisse ni choisir ni voter pour la candidate du peuple.

Marine Le Pen. Hier, en effet, une décision de justice importante a été rendue. Elle concerne madame la présidente Le Pen comme de nombreux membres du Rassemblement national.

Nous avons à constater 10 jours, vous le savez, pour que l'ensemble des personnes qui le voudraient puisse interjetter appel. Cet appel est de droit. Et je veux rappeler ici comme ministre de la justice que tout citoyen que toute citoyenne doit pouvoir faire valoir son droit au recours à être jugé par une cour d'appel.

Et je souhaite personnellement que si madame Le Pen interjette recours, ce délai de jugement nouveau à la cour d'appel de Paris puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible avec l'esprit dans lequel madame Le Pen va interjetter appel. Il appartiendra à la cour d'appel de Paris, parfaitement indépendante dans son organisation, de fixer la date de cet appel. Je veux vous dire, monsieur le député que dans votre question, vous avez peut-être commis, si vous le permettez, il y avait du bourage, je pas tout entendu, deux erreurs.

La première, c'est que nous n'avons volé aucun des sièges de députés ici et que le suffrage universel direct que vous réclamez nous a tous ici élus comme parlementaires égaux et les élections législatives se déroulent en deux tours d'élection et aucun citoyen n'a été forcé de voter pour aucun député ici présent. La deuxième des choses, monsieur le député, c'est que vous avez sans doute oublié d'apporter votre soutien au magistrat menacé depuis hier. et qu'en démocratie, il est inacceptable que des personnes puissent meser physiquement des magistrats.

Il me semble que quand on réclame l'état de droit, ça vaut pour tous les magistrats libres et indépendants de ce pays. Alors Gérald d'Armanin a-t-il été entendu en tout cas le soir même dans un communiqué la cour d'appel de Paris que Marine Le Pen a saisi a expliqué qu'elle rendrait sa décision à l'été 2026. En attendant, Éric Cioti de son côté annonce son intention de déposer une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité.

La France est-elle encore une démocratie ? Beaucoup de nos compatriotes se posent aujourd'hui avec gravité cette question. Face au coup de boutoi répété porté à nos principes fondamentaux, le candidat de l'opposition largement favori de l'élection présidentielle de 2017, François Fillon, éliminé, la chaîne de télévision la plus populaire de la TNT rayé de la carte.

Et aujourd'hui Et aujourd'hui la candidate donnée gagnant par tous les sondages pour l'élection présidentielle de 2027 que certains veulent et tentent d'empêcher de se présenter. Je veux aujourd'hui dire tout mon soutien à Marine Le Pen dans ces conditions. Ce qui se passe est d'une gravité extrême.

Alors que le pouvoir exécutif n'exécute plus rien, alors que le pouvoir législatif ne légifère sur rien, nous observons la prise de pouvoir de l'autorité judiciaire. Le gouvernement des juges s'installe contre le peuple souverain. Déminents juristes, pourtant opposé à Marine Le Pen, on fait entendre leur inquiétude.

L'exécution provisoire installe une peine de mort politique. Monsieur le Premier ministre d'autres groupe portera donc dans sa niche de joint une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité. La loi à partir de laquelle les juges ont pris leur décision a été votée par le Parlement de la République.

Je pense qu'il y a des questions à se poser, je l'ai fait moi-même, mais dès cet instant, dès que nous prenons acte de cette répartition des rôles qui font l'équilibre d'une démocratie et de la République, alors la démarche est très simple. vous annoncez que vous allez déposer une proposition de loi. Cette proposition de loi, elle sera examinée par le Parlement dans ces deux chambre et c'est le Parlement qui décidera si oui ou non il convient de toucher à l'écriture de la loi à partir desquelles à partir de quelle écriture les magistrats jugent.

Côté gauche dans l'hémicycle. Au contraire, on s'indigne que des responsables politiques osent critiquer une décision de justice. Le patron des députés socialistes défend l'état de droit et prend la défense des juges attaqués, des juges qu'il dit impartiaux et indépendants.

Hier, la justice de notre République a rendu son verdict dans une affaire qui n'a rien de banal tantelle été scrutée. Depuis hier, des responsables politiques se succèdent pour commenter, voire pour condamner cette décision. Certaines autorités de l'État évoque même un trouble.

Mettre en cause une décision de justice, c'est manqué aux principes élémentaires de la séparation des pouvoirs et de l'état de droit. Mettre en cause individuellement des magistrats, c'est d'exercer sur eux une pression inacceptable qui appelle les condamnations les plus fermes. Non.

Ces femmes et ces hommes ne sont pas les agents d'un système mais les juges impartiaux dont notre République a besoin. Mettre en cause la loi quand il s'agit de l'appliquer au puissant, c'est accréditer l'idée qu'il aurait une justice à deux vitesses. Toutes les Françaises et tous les Français sont égaux devant la loi.

Seul lese les faits compte 4 millions de détournements d'argent public et en l'espèce ils sont accablants. en scène une position entre le peuple et sa justice, c'est emprunté une voix sans issue qui nous conduit hors de l'état de droit, hors de la démocratie, hors de la République. Non, le peuple français n'est pas privé de la souveraineté par des juges qui rendent la justice en son nom.

Toutes les manœuvres du monde ne pourront renverser la réalité dans cette affaire. Un système, des prévenus, un parti et sa chef ont été reconnus coupables et la justice, elle n'est pas sur le banc des accusés. Monsieur le Premier ministre, alors que les attaques contre notre état de droit sont proférées du crèelin à la Maison Blanche par les amis de madame Le Pen, en perçant par certains bancs de cet hémicycle, nous vous demandons aujourd'hui d'exprimer devant la représentation nationale votre soutien inconditionnel à la justice de notre pays.

Euh premièrement euh il n'y a pas de possibilité, à force pour un responsable gouvernemental de critiquer une décision de justice. J'estime même que nous n'en avons pas le droit. [Applaudissements] Deuxièmement, deuxièmement, le soutien que nous devons apporter au magistrats dans l'exercice de leur fonction doit être un soutien en effet inconditionnel, non mesuré, puissant.

Et il est très important que il est très important que l'ensemble de la représentation nationale formule ce soutien. Il est vrai qu'il y a des interrogations et j'ai moi-même souvent exprimé des interrogations sur le seul sujet qui me paraît devoir être dans cette affaire sous notre observation. En principe en principe de droit, toute décision lourde et grave en matière pénale doit être susceptible d'appel.

Toute décision et de recours. Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Des décisions potentiellement porteuses potentiellement porteuses de conséquences irréversibles ne sont pas susceptibles d'appel.

Je l'ai dit, je l'ai dit comme citoyen à différentes reprises. Par exemple, par exemple pour le maire de Toulon, je considère que il devrait y avoir possibilité, je considère comme citoyen qu'il devrait y avoir Je suis citoyen. Je suis citoyen.

Voilà. Et donc les principes du droit, allez s'il vous plaît. Et donc les principes du droit, s'il vous plaît, font que les décisions de justice sont protégées, que les magistrats doivent être soutenus et que c'est au Parlement lorsque il s'agit de s'interroger, de prendre ses responsabilités.

Une autre décision de justice s'est invitée dans l'hémicycle, celle qui a stoppé net le chantier de l'autoroute à 69 reliant Toulouse à Castre. Le tribunal administratif de Toulouse a estimé que les bénéfices attendus du projet n'étaient pas suffisants pour justifier les atteintes à l'environnement. Ce coup d'arrêt brutal au projet donne lieu à des échanges très vifs en séance. ministre.

Le tribunal administratif de Toulouse a jugé que l'A69 ne répondait pas à une raison impérative d'intérêt public majeur selon l'article 411 et 2 précisé par décret en Conseil d'État signé par madame Borne première ministre, Christophe Béchu, ministre la transition écologique, Éric Dupont Moretti ministre de la justice, Marc Fenot agriculture et Hervé Berville. C'est une victoire du droit face au fait accomplis et une reconnaissance des arguments incontestables portés à longue date de longue date par les associations, les scientifiques et les citoyens mobilisés. Ce jugement, votre gouvernement le conteste à grand renfort de déclarations irresponsables de la ministre de la transition écologique et du ministre des transports qui en plus demande la poursuite du chantier au mépris de la justice et du principe de l'état de droit. leurs arguments, un coup pour le contribuable et un chantier déjà bien avancé.

Mais ce n'est pas la justice qui met le contribuable en difficulté. C'est votre aveuglement à poursuivre ce projet malgré ses incohérences économiques, ses aberrations sociales, sa dette environnementale et son montage juridique hasardeux soigneusement couvert par le secret des affaires. Monsieur le Premier ministre, respecter l'état de droit ne peut être à géométrie variable.

La 69 nous le montre. Il est grand temps de repenser les projets d'infrastructure routière et autoroutière de notre pays. Plutôt que de laisser votre gouvernement s'obstiner dans cet impasse juridique et financière, quand allez-vous enfin renoncer à ce projet mortifère et engager une véritable concertation pour des alternatives modernes de mobilité durable, juste et adapté aux besoins des territoires dans le Tarne comme ailleurs ?

Je comprends votre enthousiasme face à cette décision de justice, mais permettez-moi d'être direct. Votre victoire judiciaire est une défaite pour des milliers d'habitants du TARM. Un projet à l'arrêt qui traverse 30 années de procédure ayant obtenu toutes les autorisations légales et dont les de tiers sont déjà réalisés.

C'est tout simplement absurde. Le projet de A69 n'est pas tombé du ciel. Il a été porté par toutes les collectivités locales, de gauche comme de droite.

L'État fera donc appel de cette décision et demandera un surcis à exécution pour que le chantier puisse reprendre au plus vite. Non pas par obstination mais bon sens. Un projet réalisé à plus de 70 % et par respect de la volonté démocratique exprimée par ces territoires.

Je vous invite à sortir des postures idéologiques. L'écologie ne peut pas être un prétexte pour condamner les territoires ruraux à l'enclavement. La transition la transition écologique existe des infrastructures moderne et adapté non l'immobilisme de l'action publique.

Première victime et l'intérêt général c'est de terminer cette autoroute, pas de laisser un chantier béant pour satisfaire quelques militants écologistes mais surtout extrémistes. Monsieur le ministre, cette décision est incompréhensible. incompréhensible car comment expliquer aux habitants du Tarne que le chantier de l'autoroute à 69, alors qu'il a été déclaré d'utilité publique en 2021 par le Conseil d'État doit s'arrêter brusquement parce qu'il ne relèverait pas d'un intérêt public suffisant en 2025 par le Tribunal administratif de Toulouse.

Compréhensible que le Conseil d'État, juridiction suprême de l'ordre administratif a été désavoué par le tribunal administratif de Toulouse en se fondant sur les mêmes critères socio-économiques qu'il avait conduit à valider définitivement l'utilité publique du chantier au regard du gain de trajet attendu, au regard de la sécurité renforcée pour les usagers, au regard du développement économique et démographique, au regard du désenclement d'un bassin d'emploi de plus de 80000 personnes. compréhensible encore parce que cette notion d'intérêt public avait été déterminée par la représentation nationale ici en 2019 dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités. incompréhensible parce que l'intérêt public a été entériné par les élus locaux, départementaux et régionaux dans le cadre d'un long processus démocratique de plus de 30 ans.

Incompréhensible enfin au vu de l'état d'avancement du chantier réalisé à plus de 70 % avec 300 millions d'euros de travaux engagés et près de 1000 salariés du concessionnaire qui se retrouvent aujourd'hui sans emploi. Alors certains pourraient vous dire, monsieur le ministre, et je ne suis pas de cela, qu'il n'y a pas que des espèces protégées qui habitent ces territoires ruraux, mais aussi des personnes qui y vivent, il y travaille, il souhaitent pouvoir s'y déplacer en toute sécurité et c'est malheureusement le sentiment qui prédomine aujourd'hui dans le sud du Tarne et qui poussera ses habitants ce samedi 8 mars à Castre pour rappeler leur volonté de faire aboutir le chantier de l'autoroute à 69. La 69 n'est pas un caprice administratif, c'est la volonté d'un territoire tout entier, la région Occitanie.

Le département du Tarn, les collectivités locales, les acteurs économiques, les réactions à la décision de jeudi en ont très clairement attesté. C'est un projet attendu depuis plus de 30 ans. Face à la décision du tribunal, l'État fera appel comme c'est son droit et demandera un surcis à exécution comme c'est son droit.

Nous respectons l'état de droit, mais l'état de droit ne peut pas être l'état de l'immobilisme. L'appel est bien sûr nécessaire et le surcis en exécution doit nous permettre, nous l'espérons de recommencer au plus vite les travaux pour ne pas laisser ce chantier à l'arrêt trop longtemps. La situation actuelle est UBS.

Comment est tel projet déclar déclaré d'utilité publique ayant déjà affronté de multiples recours, sep recours, peut-il se retrouver à l'arrêt du jour au lendemain alors que les 2/ tiers du projet sont réalisés ? Comment faire moderniser notre réseau ferroviaire ou adapter nos territoires au changement climatique si chaque projet peut être anéanti après des années d'effort ? Nous sommes confrontés à un empilement cafïen de procédures qui paralyse l'action publique.

Ce qui arrive à l'O9 aujourd'hui menace tous nos grands projets de demain. Le droit environnemental ne peut pas être un droit contre le progrès. Il ne peut pas dresser les juges contre les élus, la technocratie contre la démocratie.

C'est pourquoi nous travaillons aujourd'hui plus que jamais, monsieur le député, à engager des réformes pour simplifier nos procédures et cela sans renoncer à nos ambitions environnementales. L'annonce a sidéré l'Europe. Dans la nuit du 3 au 4 mars, Donald Trump a annoncé la suspension de l'aide américaine à l'Ukraine.

L'Europe se retrouve donc seul pour soutenir Kief, mais aussi seul pour assurer sa propre sécurité. Dans l'hémicycle, les députés réclament que la France travaille à sa souveraineté militaire afin de ne plus dépendre du parapluie militaire américain. Seulement voilà, reste à savoir qui va payer, c'est la question.

Depuis lundi, l'Europe vacille. Depuis lundi, les États-Unis l'ont abandonné sous l'influence de son président. Depuis lundi, l'Europe prend conscience qu'elle reste seule maître de son destin.

L'urgence de relancer notre économie de guerre constatée en 2022 est plus que jamais d'actualité. La loi de programmation militaire, bien que respectée à l'heure au près depuis 2017, doit être révisée afin de garantir notre indépendance et notre souveraineté. Car je le rappelle, si elle a été votée à 413 milliards d'euros, elle avait été présentée à 420 milliards d'euros, soit 1 milliard de plus que notre rythme actuel.

La contrainte doit devenir une opportunité. une opportunité car nous sommes les seuls en Europe à disposer d'un modèle d'armée complet et cohérent nous permettant de parler en ego avec les superpuissances et de porter une forme de leadership sans arrogance. Une opportunité car nous sommes la seule puissance nucléaire européenne autonome et souveraine.

Et il n'est pas question de partager la décision d'appuyer sur le bouton. Le général de Gaulle le disait clairement en 1962. Nos intérêts vitaux ont une dimension européenne.

Une opportunité car notre BITD forte de 4000 entreprises et 200000 emplois sissé au second rang mondial des pays exportateurs en 2024. Mais pour protéger la France et l'Europe, il faut des financements. En 2023, je rendais un rapport sur l'économie de guerre aux propositions de financement multiples.

Grand emprunt, livret dédié, fléchage des livrets réglementés, labellisation des entreprises de défense porté dans la LPM, puis dans le PLF 2024, puis dans une loi dédiée sans pouvoir aboutir. Aujourd'hui, le sujet reste entier et les conclusions de mon rapport tristement d'actualité. Monsieur le ministre, ma question est double.

Révision de la LPM, PLFR dédié, nouvelles ressources, fléchage ou nouvelle offre d'épargne, fonds européens. Quelles sont les pistes de travail et surtout l'agenda dans un contexte d'urgence pour financer les enjeux de la sécurité de notre pays et du continent et pour porter cet effort, comment comptez-vous insuffler l'esprit de défense dans notre économie ? Nous sommes placés depuis ces derniers jours devant un nouvel ordre international, un nouvel ordre mondial qui nous impose d'accentuer tous nos efforts pour une souveraineté européenne et pour une souveraineté de la nation, notamment en matière de défense.

Et c'est une des priorités que sous l'autorité du président de la République et du premier ministre, nous donnons pour les mois et les années qui viennent. Nous allons agir dans plusieurs directions. D'abord la mobilisation des financements européens et la présidente Ursula Forel Lyon hier a annoncé 800 milliards 800 milliards de fonds européens à destination de la base industrielle et technologique de défense européenne.

Et puis il y a les financements français et avec le ministre des armées Sébastien Lecornu, nous allons réunir à Beril le 20 mars l'ensemble des investisseurs privés, les assureurs, les banques, les fonds d'investissement afin de les mobiliser d'abord pour modifier leurs règles de fonctionnement parce que trop souvent les règles ne permettent pas d'investir dans le secteur de la défense qui pourtant est un secteur essentiel et de mobiliser l'épargne privée. Enfin, vous parlez de la loi de programmation militaire qui a été protégée dans le projet de budget, mais nous travaillons avec le premier ministre de façon à en élargir l'objet pour nous préparer au temps qui viennent et nous ferons des propositions naturellement à la nation dans les semaines et les voies qui viennent pour regarder comment financer l'augmentation de l'effort de défense qui est devant nous tout en respectant nos contraintes budgétaires parce que l'indépendance nationale c'est aussi de maîtriser notre dette publique. Je vous remercie.

Oui, notre soutien à l'Ukraine et à une certaine idée de l'Europe désormais autonome pour sa sécurité doit être sans faille. Sans faille, monsieur le Premier ministre, mais pas sans raison. L'effort de défense ne saurait servir de cheval de 3 à une fragilisation de notre modèle social.

Au contraire, c'est la nécessité d'un patriotisme républicain. Ayons à l'esprit les mots du général de Gaulle en juin 1942 qui disait "La sécurité nationale et la sécurité sociale sont pour nous des buts impératifs et conjugués. opposer la défense nationale et la sécurité sociale.

Ce serait méconnaître que la première ligne de défense d'un pays, c'est la cohésion de son peuple et ce serait donné la victoire à nos adversaires. Or, cette cohésion nationale, cette cohésion sociale, elle est touchée en son cœur sur deux enjeux. La pérenité de la SQ qui fête ses 80 ans, elle est menacée par un déficit de près de 25 milliards d'euros.

Or, disons-le avec force, ce déficit, il vient d'abord et avant tout d'une insuffisance des recettes, qu'il s'agisse des exonérations de cotisation sociale ou d'un non financement du Ségure de la santé. Sur tous ces sujets, nous sommes prêts à débattre mais pour l'instant, vous n'ouvrez pas ce débat. La cohésion sociale, c'est du régalien comme la police, comme la justice, comme la défense qui ont leur loi de programmation.

Où en est la loi de programmation en santé que vous-même avez annoncé à cette tribune lors de votre discours de politique générale ? Plutôt que des coups de rabot touchant les plus fragiles, les classes populaires, les classes moyennes, où est le nécessaire patriotisme fiscal qui mobilise d'abord les haut revenus, les haut patrimoine, les entreprises qui ont profité de des crises énergétiques, inflationnistes ou sanitaires. Et bien sûr, il y a les inquiétudes quant à notre système de retraite.

Les partenaires sociaux à notre initiative ont repris le fil du dialogue pour dégager une solution juste et durable à rebour de la réforme de 2023. Toute pression sur les partenaires sociaux en invoquant le contexte géopolitique est inacceptable. Monsieur le Premier ministre, est-ce que vous pouvez garantir que le cadre de cette négociation que vous avez posé n'a pas changé et que vous en serez le facilitateur car personne n'a intérêt à son échec, ni vous ni le reste du Dans votre question à juste titre, vous citiziez le général de Gaulle et vous citiez la capacité évidemment à garder ce modèle social.

Notre modèle social, vous l'avez dit tout à l'heure, aura 80 ans au mois d'octobre. Ce modèle, évidemment, c'est un trésor national. À partir de là, quelle réponse pour le maintenir ?

Nous l'avons évoqué dans les débats que nous avons eu au moment de la préparation de la loi de financement de la sécurité sociale. Le premier ministre a tenu à ce que dans un contexte qui était un contexte extrêmement compliqué, il y ait un premier effort qui était celui d'améliorer pour l'exercice 2025 le budget dans évidemment une situation déficitaire. Vous l'avez rappelé vous-même, les chiffres sont clairs.

Un budget 650 milliards d'euros d'un côté, un déficit de 22 milliards 100. Alors après, vous appelez à juste titre à un patriotisme social. Ce patriotisme social, nous y travaillons dès maintenant avec les ministres du pôle que j'ai la responsabilité de coordonner.

Astrid Bouvet Panotian et la ministre qui fait le lien avec le travail de la commission sur les retraites. En aucun cas, nous n'allons interférer sur le travail de cette commission. Monsieur Marette est là pour articuler.

Ils ont jusqu'à la fin du mois de mai, ils vont continuer avec Yannique Noder. Nous travaillons sur la partie santé parce que effectivement l'encre du PLFS est à peine sèche qu'il faut qu'ensemble nous travaillons sur ce que nous allons prévoir pour 26. Alors oui, on peut bien sûr travailler sur une loi pluriannuelle en matière de santé.

Oui, nous devons aller sur la prévention primaire. Je sais combien la prévention primaire vous tient à cœur parce que quand on parle de prévention primaire, on dit à chaque français, chacun d'entre nous est responsable de sa santé. Si chacun fait du dépistage, se vaccine, lutte contre l'obésité.

Nous participons les uns et les autres et c'est cet effort communiser le modèle. Elle avait été annoncée en janvier par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale. La concertation entre partenaires sociaux sur le sujet explosif des retraites devait durer jusqu'au mois de mai.

Seulement voilà, avant même les conclusions de ces réunions, François Baou a affirmé son opposition au retour de la retraite à 62 ans, très loin de son engagement à reprendre, je cite, sans tabou ni totem, les propositions des syndicats et du patronat. Malgré la colère de la gauche, le locataire de Matignon persiste et signe devant les députés. Comment vous exprimer toute notre révolte, notre défiance, notre écœurement ?

En une déclaration, vous venez de renier vos propres engagements et ruiner l'espoir de millions de françaises et de Français de ne pas subir un départ à la retraite à 64 ans. Alors que le conclave avec les syndicats était au travail, vous venez de fermer la porte. à un retour de l'âge de départ à 62 ans et ainsi d'enterrer tout effort démocratique sur cet enjeu décisif pour la qualité de nos vies et en particulier de celles et ceux qui ont les métiers les plus pénibles.

Lors de votre déclaration de politique générale ici même devant la représentation nationale, vous disiez pourtant que toutes les questions devaient pouvoir être posées, que rien n'était fermé. Je sais que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, mais là vous abîmez encore davantage une parole institutionnelle agonisante. Vous écrasez la volonté des Français.

Vous piétinez les syndicats. Vous méprisez la vie de l'Assemblée nationale qui aurait dû être saisie depuis fort longtemps. Au fond, la stratégie du choc aujourd'hui avec votre économie de guerre a encore frappé.

Monsieur le Premier ministre, si nous devons nous défendre, c'est d'abord contre une vision du monde qui repose sur la loi du plus fort, la marchandisation de tout et n'importe quoi, la violation de la démocratie face à Trump, face à Poutine. C'est précisément un autre choix de société que nous devons affirmer et donner à voir, celui du progrès humain, de la passion de l'égalité, de la mise en commun, de la démocratie active. C'est ce que j'appelle l'esprit public.

C'est aussi la vérité contre les faits alternatifs. Non, il n'y a pas de déficit caché de notre régime de retraite. La justice sociale, nous pouvons la financer.

Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous revenir sur votre déclaration qui sonne comme une nouvelle déflagration ? Il y a deux questions dans votre interrogation. La première question qui est assez souvent remise en cause, c'est est-il légitime que les partenaires sociaux soient associés à la réflexion sur une partie aussi importante de notre protection sociale que les retraites ?

J'ai considéré depuis le début que leur légitimité était nécessaire, naturelle et devait être reconnu. Et c'est la raison pour laquelle je les ai invité à participer à participer à ce travail et ce travail est en cours. Deè question, j'ai été interrogé pour savoir s'il était à mes yeux possible au détour d'une interview qu'on en revienne à la retraite à 62 ans, c'est-à-dire à la suppression de la réforme des retraites.

Et j'ai répondu que je considérais que ça n'était pas possible pour beaucoup de raisons frappantes. Je rappelle que ceux qui sont autour de la table se sont engagés ou en tout cas ont été engagés. à ne pas dégrader l'équilibre financier du système de retraite.

Je rappelle que le contexte démographique dans lequel nous sommes est un contexte qui déséquilibre le système des retraites continuellement. Je rappelle de surcroix que dans la réforme des retraites, il y a 7 milliards d'avantages qui ont été reconnu et accordé euh aux femmes, aux carrières longues, à tous ceux qui ont connu d'une pénibilité particulière. Et supprimer la réforme des retraites, ça voudrait dire qu'on supprime ces 7 milliards là.

Et c'est la et c'est la raison pour laquelle j'ai considéré. Est-ce que c'était possible dans de supprimer la réforme et de revenir au 62 ans ? Je prétends que ça n'est pas possible.

Le rapport, je dis comme citoyen, comme observateur que ça n'est pas possible. Le rapport de la Cour des comptes a indiqué que c'était d'ors et déjà un déficit de 7 milliards, sans compter les dizaines de milliards qui tiennent à la convention d'amélioration, à la convention euh liée aux retraites de la fonction publique. J'ai répondu en conscience et je ne crois pas que qui que ce soit qui travaille sur ce sujet puisse prétendre qu'on peut en revenir à la retraite à 62 ans et je suis persuadé que les partenaires sociaux dans leur ensemble en viendront à une conclusion de cet ordre.

Et donc je j'ai tendu j'ai donné la main aux partenaires sociaux. On verra les propositions qu'ils font, mais il n'est pas possible de dégrader euh l'équilibre financier du système de retraite déjà profondément abîmé. Monsieur le Premier ministre, le 16 janvier dernier, vous vous étiez engagé à ce que la concertation sur les retraites ait lieu sans totem ni tabou, laissant ainsi les partenaires sociaux libres dans leur discussion.

Cet engagement était l'un des compromis obtenus par les députés socialistes pour améliorer la vie des Français en l'échange de notre non sensu. Hors dimanche, vous avez publiquement fermé la porte à un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, rompant ainsi la promesse de laisser les partenaires sociaux négocier sans entrave. Monsieur le Premier ministre, ces huit dernières années ont profondément abîmé notre démocratie sociale.

Trop souvent, les corps intermédiaire des syndicats aux associations ont été malmenés par Emmanuel Macron et sa méthode jupitérienne. Le passage en force de la réforme des retraites en 2023 a laissé des plais béantes au sein de la société. Il a contribué à augmenter la défiance de nos concitoyens vis-à-vis du gouvernement et de la classe politique.

La blessure démocratique est toujours présente et nous l'entendons chaque jour. Alors, monsieur le Premier ministre, nous vous le demandons, ne revenez pas sur l'engagement que vous avez pris. Donnez toute sa chance à cette négociation entre partenaires sociaux en les laissant travailler.

À son issue, le Parlement aura le dernier mot, vous l'avez assuré. Je suis sûr qu'à cette occasion, la représentation nationale sera à la hauteur. Elle aura surtout la possibilité d'enfin s'exprimer sur le sujet des retraites, ce qui lui avait été interdit il y a 2 ans.

Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous nous assurer que vous n'allez pas interférer dans le travail des partenaires sociaux et que vous transmettrez au Parlement l'éventuel accord qu'il trouverait, même s' contient un retour à l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans ? Je vous remercie. Et comme l'a indiqué le Premier ministre de sa déclaration de politique générale, nous voulons faire confiance au dialogues social et au partenaires sociaux et comme il la vient de l'indiquer, leur légitimité est naturelle, nécessaire et elle est renforcée.

Notre démarche, cette démarche que nous lançons est absolument inédite. D'abord, nous demandons à la Cour des comptes qui a rendu un rapport et des conclusions qui ne sont pas contestées, qui rappelle que la trajectoire financière de ce régime par répartition auquel nous sommes tellement attachés et bien que cette trajectoire financière, est aujourd'hui préoccupe préoccupante avec un déficit de 7 milliards d'euros d'ors et déjà aujourd'hui. La deuxième étape, c'est cette lettre de mission qu'a envoyé le Premier ministre partenaires sociaux leur disant qu'effectivement on pouvait discuter de tout à la seule condition de revenir à l'équilibre en 2030 parce que c'est la condition syéquanon pour que les actifs qui cotisent aujourd'hui puissent bénéficier d'une pension de retraite quand ils arriveront à l'âge de la retraite.

Et puis ce sont aujourd'hui des réunions hebdomadiaires qui se tiennent sur un ordre du jour défini par les partenaires sociaux et donc on veut continuer à les laisser travailler. Et donc le processus il doit il doit se poursuivre. Il est absolument indispensable à la fois sur la consolidation de la trajectoire financière mais aussi comme ça a été dit pour améliorer certaines choses qui doivent être améliorées sur les carrières pénibles ou sur les femmes.

En ce début de printemps, un taxe fait du bruit à l'Assemblée nationale. Le projet loi qui vise à simplifier la vie économique. Voté à l'automne par les sénateurs, il est très attendu par les milieux économiques, notamment les patrons de PME.

Objectif louable. Cela vise à réduire la charge administrative des entreprises mais à la droite de l'hémicycle, on aimerait aller beaucoup plus loin à la tronçonneuse ou à la hache si besoin pour supprimer une série d'organismes d'agences et autres comités théodule. Savez-vous qu'au travail, pour changer une simple ampoule, vous devez suivre une formation obligatoire de 3 jours à renouveler tous les 3 ans ? que cette règle est valable pour les ampoules dont le diamètre du culot est de 15 mm mais pas pour celle de 10 mm.

Que si l'escabo pour changer l'ampoule compte trois marches ou plus alors inutile de tenter l'ascension tout seul. Vous devez appeler un collègue pour venir vous assister et vérifier la fameuse posture réglementaire. Monsieur le Premier ministre, ceci n'est pas une brève du Gorapfi, mais malheureusement la France d'aujourd'hui.

Cette France aux 400000 normes, aux 10000 articles du code du travail, aux agences et opérateurs d'État et aux quatre strates de collectivité territoriale. Cette France dont l'excès normatif, vous le savez, nous coûte chaque année 4 % de notre PIB, loin des 0,5 de nos voisins européens. Cette France qui pour simplifier n'a jamais trouvé mieux que d'empiler les comités, commissariat et autres autorité.

La dernière nouveauté audacieuse de la technure en 2025 dans votre prochain projet de loi et bien c'est la création d'un haut conseil à la simplification. Le haut commissaire que vous étiez, monsieur le Premier ministre, ne dira pourtant pas le contraire. Quand l'administration attribue le grade de haut ou haute à un nouvel organisme à financer, c'est en fait mieux pour en masquer sa vacuité.

Monsieur le Premier ministre, la France est tenue en laisse par des technocrates déconnectés qui ne tiendraient pas de semaines à la tête d'une entreprise. Alors, aurez-vous enfin le courage d'en finir avec la bureaucratie ou resterez-vous le haut commissaire en chef de ces petits hommes gris ? Monsieur le député Allons.

Nous avons déjà eu l'occasion de discuter des ambitions du gouvernement en matière de simplification. Ce que vous avez tout à l'heure rappelé, hélas se passe dans d'autres domaines. Il y a d'abord un calendrier.

Euh la semaine dernière avec mes collègues Lombard et Louvagie, nous avons réuni plus de 200 chefs d'entreprise à Berte à venir. Un texte qui n'est pas le grand soir, nous en conviendrons tous, mais qui est d'abord un début de réponse notamment à nos entreprises en matière de simplification et nous veillerons à travailler avec l'ensemble des forces désireuses de contribuer à ce texte pour l'améliorer. en commission spéciale à partir de la fin mars et dans l'hémicycle, mais ça ne s'arrêtera pas là.

Et le premier ministre a pris des engagements. D'ailleurs, vous avez cité des chiffres qu'il a lui-même dit ici lors de sa discussion de politique générale et que nous connaissons tous ces normes, ces normes qui se contredisent, ces normes qui font un peu penser à un mauvais sketch qui est un peu domaine de l'absurde. Et bien ces normes, il faut que nous nous mettions tous ensemble au travail pour pouvoir les supprimer quand il faut les supprimer. les modifier quand il faut les modifier et je peux vous dire que c'est une véritable volonté du gouvernement portée par l'ensemble des ministères dans le domaine de l'agriculture, dans le domaine de la culture, dans le domaine du travail, dans le domaine de l'économie, mais également dans le domaine des collectivités territoriales.

Vous avez cité aussi les exemples parfois que notamment les maires peuvent rencontrer sur leur chemin. La volonté est là. À vous aussi de faire les propositions qui peuvent aussi orienter le gouvernement.

Nous sommes prêts à travailler avec l'ensemble des forces parlementaires désireuses de prendre ce chemin. Les Français le demandent, le gouvernement est prêt. La volonté est là.

C'est un sujet qui divise l'hémicycle, le port du voile ou de tout autre signes religieux pendant les compétitions sportives. D'un côté, il y a la ministre des sports Marie Barzac. De l'autre Ellisabeth Borne, la ministre de l'éducation nationale, toutes deux défavorables à l'interdiction.

De l'autre, il y a Gérald Armanin et Bruno Retaillot qui appelle au contraire à légiférer pour interdire le port de signe religieux dans le sport au nom de laïcité. Après un recadrage de François Bairrou à Matignon, c'est Aurore Berger qui rappelle la ligne du gouvernement. La lutte contre l'entrisme islamiste est-elle une priorité de votre gouvernement ?

D'un côté, votre ministre des sports soutenu par votre ministre de l'éducation nationale décrète que le port du voile islamique dans le sport n'est pas de l'entrisme religieux. Et votre allié Édouard Philippe refuse même son interdiction. Les frères musulmans applaudissent.

Horizon rime avec soumission. De l'autre côté, du côté droit, votre ministre de l'intérieur déclare être en désaccord radical avec cette position et votre ministre de la justice menace même de dimissionner en cas de recul sur la laïcité. quatre ministres, deux discours, zéro lignes politiques.

Pendant que votre gouvernement affiche ses divisions, l'islam politique avance sans opposition avec le soutien et la complicité de la France insoumise. Dernièrement, le Sénat a adopté une loi visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport. Dans le même temps, un rapport que j'ai rédigé avec ma collègue macroniste Caroline Niadan vous a rappelé la réalité des dérives islamistes dans le sport.

Alors même que 73 % des Français se disent favorables à l'interdiction du voile dans les compétitions, il faut maintenant une réponse ferme et déterminée. Alors, monsieur le Premier ministre, il est temps de trancher les graves divergences au sein de votre gouvernement. Allez-vous enfin expulser les islamistes de nos stades, de nos gymnases et de nos piscines.

Mettez-vous fin à ces à ces dirives inacceptables en inscrivant la proposition de loi du Sénat à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Il n'y a qu'une seule ligne au sein du gouvernement, c'est celle portée par le Premier ministre et cette ligne, elle est très claire. Évidemment, la lutte déterminée contre toute forme d'entrisme islamiste.

Cette ligne, elle est très claire. C'est le soutien à la proposition de loi amendée qui a été portée au Sénat. Cette ligne, elle est très claire et elle dit explicitement qu'il n'y a aucun signe religieux ostentatoire qui doit pouvoir être porté dans les compétitions sportive.

Il y a ce que vous dites, il y a les tentatives de déstabilisation que vous voulez avoir et il y a une ligne claire réaffirmé ici. Encore une fois, pas d'entrisme islamisme, pas d'intégrisme religieux, pas de signe religieux ostentatoire dans les compétitions sportives. C'est le soutien du gouvernement à la proposition de loi.

La proposition de loi dont vous pourrez débattre. Je rappelle que sur d'autres textes, malheureusement, les voix de votre groupe ont largement manqué, notamment dans la lutte contre le séparatisme islamiste où il me semble clairement que vous n'avez pas voulu voter ce texte. Un texte qui est pourtant essentiel dans notre lutte contre l'islamisme.

Madame la ministre, comme d'habitude sur tout le sujet, dans la lutte contre l'islamisme, vous n'avez aucune volonté, aucun courage, aucune ligne politique. La ligne politique, elle est claire. La ligne politique, c'est de ne jamais transiger sur les valeurs et sur les principes républicains.

La ligne politique, elle est claire, c'est d'assumer un principe de laïcité, un principe de laïcité qui est un principe de liberté et jamais un principe de séparation. Un principe de laïcité que tous les membres du gouvernement défendent. Un principe de laïcité que vous dévoyez quand vous voulez l'utiliser contre certains de nos concitoyens. là où nous nous l'utilisons pour être un principe de liberté, un principe d'égalité notamment entre les femmes et les hommes.

Le 22 mars dernier, le rabin d'Orléan est agressé sous les yeux de son fils de 9 ans en pleine rue pour la seule raison qu'il est juif. Cet événement va profondément choquer et indigner les députés qui condamnent fermement à nouveau tout acte d'antisémitisme. Monsieur le ministre, un drame s'est produit samedi à Orléan avec l'agression odieuse du rabin Harrier Engelberg devant son fils de 9 ans.

Cet axe s'inscrit dans un contexte alarmant, l'explosion de l'antisémitisme dans notre pays depuis les attentats du 7 octobre. En 2024, il y a eu trois fois plus d'actes antisémites en France qu'en 2022. L'explosion de l'antisémitisme ne vient pas de nulle part.

Elle est nourrie par un islamisme qui instrumentalise la cause palestinienne pour ratiser la haine des juifs. Et cela, mes chers collègues, avec la complicité d'élus présents sur nos bancs. Oui, la France insoumise porte une responsabilité directe dans la banalisation de l'antisémitisme dans notre pays.

Oui, madame la présidente, rappelez-vous ce que Jean-Luc Mélenchon disait de vous. Madame Brown Pivet, quand-elle à vive pour encourager le massacre ? Il y a un mois, Louis Boyard présentait une liste municipale avec un candidat ouvertement proass.

Rima Hassan, député européenne de la France insoumise, juge légitime l'action du Hamas alors que cette organisation terroriste a massacré des civils, des femmes et des enfants. comble de l'indessence. La France insoumise a appelé à manifester ce weekend contre le racisme en publiant une affiche de Cyril Hanouna reprenant les pires codes antijuifs des caricatures nazi.

Honte à vous collègues de la France insoumise, honte à ceux qui mettent en jeu la sécurité de nos compatriotes de confessions juive. Honte à ceux qui font le pari de la complaisance avec l'islamist radical en vue d'obtenir une assurance vie électorale. Monsieur le ministre, face à cet antisémitisme qui menace, agresse et qui tue, quelles sanctions comptez-vous prendre ?

Non seulement les actes antisémites sont très importants et ont même explosé depuis le 7 octobre et l'attaque ignoble des terroristes du Hamas en Israël. Grâce à l'action que les forces de l'ordre ont depuis le 7 octobre, nous arrivons à protéger nos compatriotes juifs. Mais encore une fois, nous l'avons vu ce weekend, l'agression absolument ignoble devant son enfant du rabin d'Orléan nous a tous choqué et mérite une nouvelle fois, comme vous l'avez fait, que tout le monde, absolument tout le monde soit clair contre toute forme d'antisémitisme.

Alors oui, monsieur le député, vous avez raison de dire que des discours politiques et des attitude politique mène à l'atmosphère parfois du passage à l'acte et nous le regrettons. Et il est vrai que certains dirigeants de la France insoumise ont de l'ambiguïté, ont un problème avec l'antisémitisme. Et je ne suis pas seul à dire, je cite premier secrétaire du Parti socialiste, monsieur Fort, personne ce qu'est l'antisémitisme à commencé par monsieur Mélenchon qui connaît parfaitement les codes et l'iconographie.

Madame Auin, député sur Séan, qui connaît bien, je crois, la France insoumise à propos de l'affiche pour lequel monsieur Anouna a obtenu justice et je m'en félicite devant les tribunaux. C'est grave, c'est profond, c'est irresponsable, c'est un dérapage, une erreur manifeste. Jean-Luc Mélenchon ne me paraît pas à la hauteur du moment.

La Ligue des droits de l'homme elle-même pourtant parfois et on le sait en discussion avec tous les partis politiques et notamment les plus à gauche de l'hémicycle lorsque et lesfi ne semble pas reconnaître le fait et la nature évidemment de notre communication antisémite évoquée plutôt cela nous interroge sur sa compréhension sa volonté d'y remédier oui nous attendons de la France insoumise qu'il démontre qu'il dans le champ républicain et qu'il condamne tous les actes qui touchent les juifs de France et les juifs du monde. Samedi dernier, le rabin d'Orléan a été agressé en pleine rue sous les yeux de son enfant du seul fait qu'il était juif. Et je lui réitère tout mon soutien ainsi qu'à sa famille.

Cet acte, odieux intervient alors que les actes antisémites explosent ainsi que les violences à caractère raciste ou antireligieux. Quelques semaines avant à proximité d'Orléan toujours, c'est une mosquée qui était incendiée. Aucun citoyen ne devrait avoir peur de vivre sa foi ni craindre des représailles à cause de son apparence ou de son appartenance réelle ou supposée à une communauté.

La lutte contre l'antisémitisme est un sujet trop sérieux pour faire l'objet d'instrumentalisation politique et la désignation d'un bouc émissaire et les discours aineux n'y changeront rien. À Orléan, ville de Janszé, lâchement assassiné par les miliciens du régime de Vichi, nous le savons et le portons dans notre histoire et notre chair. Et j'en veux pour preuve et comme signe d'espoir.

Ce sont des citoyens de toute confession qui ce samedi ont prêté assistance à monsieur le Rabin. La lutte contre la haine et la violence contre l'essentialisation doit être menée par toutes et tous dans l'unité nationale et la fraternité. Profitez d'un drame pour servir un discours de division qui oppose nos concitoyens juifs et musulmans comme l'a fait le ministre des Outremè est scandaleux.

Alors monsieur le Premier ministre, au-delà de la communication politique, qu'allez-vous concrètement entrependre pour mettre au cœur de l'action gouvernementale la lutte contre l'antisémitisme et ses spécificités, la lutte contre tous les racismes, la défense de la liberté de culte et l'éducation à la tolérance et au vivre ensemble. L'agression antisémite survenue à Orléan a choqué tous les Français par sa lâcheté, un père attaqué devant son propre fils, par l'âge de son auteur, 16 ans, et par l'essentialisation de vous en vous avez parlé, nos compatriotes juifs qui sont ramenés à la situation qui se passe à 4000 km de là. L'antisémitisme depuis le 7 octobre, ce sont deux chiffres et trois lettres.

Deux chiffres : 1570 actes antisémites en 2024, c'est une explosion et c'est un risque de réarenement. 62 % d'actes antireligieux concentrés sur nos compatriotes juifs quand il compte moins de 1 % de la population et trois lettres L F I. Honte honte à un parti Honte à un parti et à Jean-Luc Mélenchon qui considère que l'antisémitisme est résiduel alors qu'il le ramène à un niveau structurel. résiduel, l'antisémitisme dans notre pays.

Résiduel quand on consacre l'intégralité d'une campagne électorale à déverser sa haine d'Israël et à placer des cibles dans le dos de nos compatriotes juifs. Résiduel l'antisémitisme quand on choisit l'iconographie des années 30 pour ériger des affiches résiduelles, l'antisémitisme quand on chasse les femmes juives de manifestation pour l'égalité et les droits des femmes. Alors, bravo à vous mesdames et messieurs les députés de la France insoumise.

Vous avez déjà le déshonneur et vous avez déjà la honte. Demain, vous aurez la défaite et vous serez ramené au niveau que les Français voudront pour la France insoumise. Un niveau qui lui doit être résiduel.

Et pourtant, madame la ministre, la commission nationale consultative des droits de l'homme rappelle dans son rapport de 2024 que si l'antisémitisme existe malheureusement dans toute la société, il bat des records à droite et plus particulièrement à l'extrême droite et votre réponse n'est pas à la hauteur de la situation. Voilà donc pour ce florilège des questions au gouvernement de printemps sélectionné avec la rédaction de LCP. On se retrouve très vite sur notre antenne pour voir ou revoir un autre moment parlementaire.

À bientôt. [Musique]

Les questions au Gouvernement : temps forts de la vie parlementaire | Les grands débats — Marine Le Pen · Pourquijevote