Le Grand Débat en 4 minutes | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Alors que pensez-vous du burkini ?
- 2:30RelanceRéponse partielle
Pensez-vous que les économies sur les retraités sont justifiées ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Personne ne peut garantir l'absence d'attentats. Comment l'expliquer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Emmanuel MacronFait
« Nous n’avons pas de don de personnes qui appartiennent à des grands groupes et qui pourraient demain nous ligoter, lier nos décisions à leurs intérêts. »
- 0:45Emmanuel MacronFait
« Le burkini, je suis pour éviter comme d’ailleurs le piège nous est tendu par celles et ceux qui veulent diviser la société. »
- 2:00Emmanuel MacronPromesse
« Je veux transformer le financement de l’assurance chômage, de notre modèle d’assurance chômage et de formation professionnelle. »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« Monsieur Fillon, je n’approuve pas d’aller plus loin durant le quinquennat à venir pour faire des économies sur le dos des retraités comme vous le proposez. »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« Personne ne peut dire, ici qu’il garantit qu’avec lui, ou qu’avec elle, il n’y aura pas de nouveaux attentats. »
- 4:30Emmanuel MacronPromesse
« Ce projet je veux le porter avec vous. L’alternance profonde, c’est notre projet. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un petit peu à gauche, un petit peu à droite. - Non, c’est un choix efficace et juste, M. Fillon.
Nous n’avons pas de don de personnes qui appartiennent à des grands groupes et qui pourraient demain nous ligoter, lier nos décisions à leurs intérêts. Sur ce terrain-là, moi je souhaite qu’il y ait des engagements clairs. - Je pense que c’est pour moi, je vais me permettre d’intervenir : je ne suis tenu par personne, je suis libre ; le financement est transparent, il est soumis à une commission.
On est formés dans les grandes écoles de la République, pour devenir fonctionnaire, et puis on passe, on devient banquier, puis on redevient politique… - Je crois que c’est encore pour moi… En même temps vous vous ennuieriez sans moi ! - Il n’en demeure pas moins qu’il y a quelques années il n’y avait pas de burkini sur les plages, je sais que vous êtes pour M. Macron, il n’y en avait pas. - Mme Le Pen, vous serez gentille, je ne vous fais pas parler, je n’ai pas besoin d’un ventriloque, je vous assure, tout va très bien, quand j’ai quelque chose à dire je le dis très clairement, c’est mon habitude. - Alors que pensez-vous du burkini ? - Je l’ai dit très clairement, ça n’a rien à voir avec la laïcité parce que ce n’est pas cultuel, c’est un sujet d’ordre public.
Donc le burkini, je suis pour éviter comme d’ailleurs le piège nous est tendu par celles et ceux qui veulent diviser la société, d’en faire un grand débat de laïcité. Le piège dans lequel vous êtes en train de tomber, Madame Le Pen, par vos provocations, c’est de diviser la société, c’est de faire que, les plus de 4 millions de Françaises et de Français dont la religion est l’islam et qui sont, pour la très grande majorité, absolument pas dans le communautarisme, mais qui vivent dans notre République, c’est d’en faire des ennemis de la République. Eh bien, moi non.
Je ne vais pas me fatiguer à répondre à ces attaques ad hominem, il y a une justice dans notre pays. Dieu merci elle est indépendante et elle le montre. J’y tiens beaucoup, et j’en renforcerai l’indépendance.
Je veux transformer le financement de l’assurance chômage, de notre modèle d’assurance chômage et de formation professionnelle, et là aussi améliorer le salaire net en baissant les cotisations salariales et améliorer le pouvoir d’achat de toutes celles et ceux qui travaillent en France. Ceux qui étaient à votre place au moment du Brexit qui ont dit « tout est possible, ça va être formidable ». - C’est formidable ! - Eh bien ils se sont carapatés le jour d’après. - Mais c’est formidable Monsieur Macron ! - Ils se sont carapatés.
Ils ne sont pas restés pour le gérer. Ils sont allés se planquer. Et les résultats on va commencer à voir.
Parce que ce sont d’autres, les conservateurs, qui vont avoir à les gérer, et d’ailleurs nous devrons, nous, être formidablement rigoureux en la matière. Monsieur Fillon, je n’approuve pas d’aller plus loin durant le quinquennat à venir pour faire des économies sur le dos des retraités comme vous le proposez. - Mais vous n’approuviez déjà pas le passage à 62 ans. - Pardon de vous le dire, je n’étais pas à l’époque ni parlementaire, ni ministre. - Non enfin, je pense à vos amis. - Ne faites pas parler mes amis.
Je parle pour ce qui me concerne. J’ai été membre du gouvernement à un moment où ces lois avaient été votées, je ne suis pas comme vous en effet dans la vie politique depuis plus de 30 ans. - D’abord, personne ne peut dire, ici qu’il garantit qu’avec lui, ou qu’avec elle, il n’y aura pas de nouveaux attentats.
Personne ne peut regarder en face les Français en disant cela. Donc il faut beaucoup d’esprit de responsabilité, beaucoup d’autorité en la matière. Dans la France de l’Hexagone comme dans la France de l’Outre-mer, dont nous avons si peu parlé, il y a cette énergie, ce courage du peuple français, cette volonté de l’avant.
Vous n’êtes pas le problème. Nous sommes un peuple qui est généreux, qui est solidaire, qui est volontaire, qui a un destin, au fond. Ce projet je veux le porter avec vous.
L’alternance profonde, c’est notre projet. Ce n’est pas le tic-tac, le balancier de la droite qui succède à la gauche pour tout détricoter comme on le vit depuis trente ans. C’est un renouvellement en profondeur de la vie politique française.
Un renouvellement des visages, des usages. C’est cela depuis le premier jour ce que vous faites avec moi. C’est cela que je veux mener jusqu’au bout.
En votant pour moi, vous me donnerez la possibilité de faire cette alternance profonde pour vous parce que je veux que la France, notre pays, redevienne une chance et une chance pour chacun.
Emmanuel Macron