Frank Giletti : « On a montré un beau visage à l’Assemblée nationale, on fera de même au Sénat »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
Franck Gilletti, vous êtes sénateur RN du Var. Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous étiez député, comment vous concevez votre rôle de sénateur ?
- 1:24OuverteRéponse directe
On dit que le Sénat est moins clivant, moins politique. Vous pensez travailler différemment ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez d'autres ralliements au groupe RN-UDR ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez d'autres LR ou même d'autres groupes ?
- 3:29RelanceRéponse directe
Vous pensez que des désistements avant le premier tour pourraient entraîner des transfuges ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:49Fait
« On a su montrer un beau visage à l'Assemblée nationale et je suis persuadé que ce sera la même chose au Sénat. »
- 6:53Fait
« Ça permet d'avoir une organisation structurée autour des sénateurs, des bureaux, une enveloppe financière distribuée par le Sénat, un secrétariat général. »
- 7:59Chiffre
« Nous avions plus de 11, 12 millions d'électeurs et trois sénateurs qui ont fait du bon travail, mais comme vous dites, sans moyens parce que pas de groupe. »
- 14:27Chiffre
« Nous avions, d'après mon décompte, 350 grands électeurs dans le Var. 350 sur 2348. Au final, j'arrive avec ma liste à avoir 700 grands électeurs. Juste le double. »
Temps de parole
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Franck Gilletti, vous êtes sénateur RN du Var. Nouveau sénateur RN du Var. Le RN qui compte donc pour la première fois un groupe au Sénat. 15 membres, 12 étiquetés RN, 2 UDR et une transfuge venu des Républicains qui ont donc fait leur arrivée groupée hier accompagnée de Marine Le Pen. Et Jordan Bardella, on voit votre photo de groupe. Franck Gilletti, avant de parler de ce que change la création d'un groupe RN, un mot sur vous puisque vous avez été élu sénateur dimanche soir. Vous venez de l'Assemblée nationale, vous étiez député. Pourquoi ce choix de passer de l'Assemblée au Sénat ? Alors je ne suis bien pas seul, je viens avec Karine Leroy aussi qui a été élue avec moi dans le Var. Ce choix parce qu'on a pensé et je pensais aussi que j'étais
le candidat qui pouvait réunir le plus grand nombre de grands électeurs. J'ai été élu depuis très longtemps maintenant déjà. Déjà conseiller municipal en 1995, ça nous ne rajeunit pas. J'étais aussi conseiller régional, j'étais conseiller municipal de Puget-sur-Argence, de Toulon. Je me suis présenté dans la sixième circonscription du Var avec 32 communes. Et puis je voulais, avec mes amis députés varrois, sept députés varrois sur les et 8 que comprend le Var, mailler ce territoire et profiter de leur travail aussi de proximité. Il semblerait que ça ait payé. Vous étiez député, comment vous concevez votre rôle de sénateur ? Est-ce que vous l'imaginez différemment ? Non.
D'abord, c'est le respect des institutions, le respect de cette assemblée et puis le travail, comme nous avons montré notre tenu à l'assemblée nationale contrairement à d'autres notre implication véritablement je crois que nous sommes le groupe qui intervient le plus qui est le plus présent commission qui est le plus présent dans ses interventions qui est tout simplement le plus présent et le plus actif, ça a été reconnu. Je souhaite que, et je pense que c'est l'état d'esprit des sénateurs, RN et UDR qui m'accompagnent, c'est l'état d'esprit qui va nous animer au travail pour les Français. Est-ce que pour vous, les travaux vous dites c'est peut-être différent la manière de travailler au Sénat. On a coutume de dire que c'est moins clivant, moins politique, plus de consensus,
plus de débat de fond. Vous pensez que vous travaillerez de manière différente ? – On va s'adapter, on va déjà découvrir et c'est nous le temps de nous émerveiller déjà, de venir dans ce palais du Luxembourg, d'endosser ce costume de sénateur. On est avant tout des parlementaires, on est là pour écrire, voter la loi, contrôler l'action du gouvernement, faire de la politique aussi parce que c'est ce qu'on demande à des parlementaires. Après, encore une fois, on a su montrer un beau visage à l'Assemblée nationale et je suis persuadé que ce sera la même chose au Sénat. On respectera, nous, les institutions, tout en apportant nos idées aussi. On va en parler, on va longuement en parler. Stéphane, c'était l'image politique au Sénat hier, l'entrée du groupe RN-UDR au Palais du Luxembourg.
Oui, Franck Giletti, vous avez été accueilli par Marine Le Pen et Jordan Bardella ainsi qu'Éric Ciotti avant d'être rejoint par vos 14 autres collègues hier après-midi avec une photo de groupe sur les marges de l'escalier d'honneur du Sénat autour à la fois des patrons de l'UDR et du RN et de votre nouvelle présidente de groupe, c'est Edwige Diaz qui a été choisi pour présider ce 9e groupe ainsi que Laurent Castillo qui est vice-président du groupe UDR-RN ici au Sénat, Laurent Castillo qui est UDR. Vous comptez 15 groupes à l'heure où on se parle dans ce 15 membres dans ce groupe UDR-RN. Est-ce que vous espérez d'autres ralliements ? On pense à Sylvie Gouachaman qui est venue des LR. Est-ce que vous espérez d'autres LR ou même d'autres groupes ? – Encore, la porte est ouverte.
Nous ne sommes pas sectaires et nous comptons bien rassembler le maximum d'élus, que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat d'ailleurs, sur notre programme. Je pense que les lignes vont bouger. Elles ont déjà bougé pendant ces élections sénatoriales. Elles ont déjà bougé puisque Sylvie nous a rejoints. Et puis, selon le déroulement de la campagne présidentielle, il se peut que certains sénateurs LR ou indépendants déçus du positionnement de leur cadre, de leurs candidats, puissent nous rejoindre. Et ça, ça va se décider, je pense, assez rapidement. Si, par exemple, M. Rotaillot devait se désister pour Édouard Philippe, je pense qu'il y – Vous pensez que ça entraînerait des transfugés à l'air, si c'est le cas ? – Je pense que ça entraînerait des transfugés à l'air, oui.
– Donc avant même le premier tour ? – Oui, parce que le désistement aura lieu avant le premier tour. – Il y a un travail actif de votre part pour convaincre ces sénateurs à l'air Là encore, c'est une méthode. Nous, on parle avec tout le monde. C'était notre marque de fabrique. Pardon de revenir un peu à l'Assemblée, mais je vous parle de ce que je connais pour l'instant. C'était un peu notre marque de fabrique. Nous discutons avec tout le monde et nous travaillons avec tout le monde. Encore une fois, dans les commissions, les groupes d'études, les groupes d'amitié, je pense qu'on a été reconnus pour être assez ouverts, accessibles dans l'échange, la confrontation d'idées. Et on a pu trouver des points de convergence. Et du reste, nous avons aussi voté à de nombreuses
lois qui venaient de l'ensemble du spectre politique. Si elles allaient dans l'intérêt des Français, encore une fois, notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. Alors au-delà du symbole, Stéphane, ce nouveau groupe va augmenter la visibilité du RN et de l'UDR ici au Sénat. Et oui, Marine Le Pen a parlé d'une étape fondamentale pour le Rassemblement national. Écoutez ce qu'elle a dit à notre micro, c'était hier. Nous allons d'abord apporter nos idées, ce qui est déjà une très grande nouveauté, parce qu'on y retrouve pas beaucoup à l'intérieur du Sénat, à part portée par nos trois sénateurs, mais évidemment un groupe, ça facilite considérablement la portée des débats qui auront lieu et quand on voit la crispation que ça génère chez nos adversaires,
eh bien on se dit que probablement eux-mêmes savent que ça va apporter beaucoup de renouveau. Qui est crispé Franck Gilletti ? Vous avez rencontré des sénateurs crispés vous hier – J'ai entendu des déclarations de sénateurs et sénatrices crispées, oui. Et pour le coup je ne comprends pas, j'ai du mal à comprendre, alors c'est une minorité encore une fois, je ne comprends pas, nous avons été élus, ce n'est pas tant contre nous, si vous Comme dirait Marine Le Pen, on a le cuir épais et la peau bronzée. Mais c'est nos électeurs, nos grands électeurs. Et à travers les grands électeurs, les électeurs de nos communes, de nos villages, de nos villes, qui ont voté pour ces élus, qui ont eux-mêmes voté pour nous. Donc c'est un manque de respect pour eux et moi je serai là pour les défendre,
voyez-vous. Et donc je suis un sénateur comme n'importe quel autre sénateur. Et puis, c'est quoi ces jugements a priori C'est une fibrilité qui est surprenante pour des sages. – Très concrètement, Stéphane, quel droit supplémentaire ? On va revenir sur le cordon sanitaire, mais juste pour qu'on comprenne bien et pour que nos téléspectateurs comprennent bien. Quel droit supplémentaire octroie la formation d'un groupe ? Alors d'abord, ça permet d'avoir une organisation structurée autour des sénateurs, des bureaux, une enveloppe financière distribuée par le Sénat, un secrétariat général, mais ça permet surtout d d'être bien plus présent dans les travaux du Sénat, de pouvoir participer par exemple à la conférence des présidents qui fixe l'ordre du jour au Sénat,
mais aussi de pouvoir s'exprimer beaucoup plus dans l'hémicycle. Par exemple en ayant plus de temps de parole sur une discussion générale qui introduit le débat sur un texte, mais c'est aussi en ayant une question au gouvernement par séance. Donc chaque semaine vous aurez une question à poser au gouvernement, c'est le mercredi ici au Sénat. Alors forcément avec qu'un sénateur c'est proportionnel, vous aurez moins de questions que le groupe LR, le groupe centriste ou le groupe socialiste. Mais au moins vous pourrez pousser des thèmes chaque semaine. – Il y a aussi des prérogatives Stéphane encore plus stratégiques. – Oui parce qu'au-delà de pouvoir pousser un thème par semaine dans une question au gouvernement, le fait d'avoir un groupe vous donne aussi un droit de tirage.
Et ça ne change pas, et ça ne change pas, quelle que soit la taille du groupe, c'est le même pour tout le monde. Ça veut dire que comme les autres groupes, l'ERN et l'UDR pourront décider de lancer une commission d'enquête par session parlementaire sur le thème aussi de votre choix. Ces commissions d'enquête elles donnent de la visibilité, elles permettent de réaliser des auditions qui sont parfois très suivies. On pense notamment ici au Sénat à la commission d'enquête sur l'affaire Benalla par exemple, il y a eu celle sur les eaux en bouteille, sur les marges dans la grande distribution, et celle qui est en cours sur les violences dans le périscolaire. Est-ce que vous avez d'ailleurs des idées déjà de commissions d'enquête que vous voudriez porter ici au Sénat ?
– Pas encore, je pense que le groupe se constitue à peine, on a déjà une présidente de groupe, Edouard Diaz, et je m'en réjouis, et je la félicite pour cette nomination avec le professeur Castillo. Non, on n'a pas encore réfléchi, ni même sur le nom du groupe, mais ça ne saurait tarder. Et sur le travail que vous allez mener avec l'UDR, parce que contrairement à l'Assemblée nationale où vous aviez deux groupes séparés, il va falloir se mettre d'accord au sein d'un même groupe. Oui, je nous fais confiance. Il y a des esprits très intelligents, très politiques et nous serons parler d'une voix très largement commune. Je n'ai pas de souci là-dessus. Et comme vous disiez, c'est une caisse de résonance qui fait écho d'ailleurs à celle de l'Assemblée nationale et ce qui est une forme de
réparation démocratique. Nous avions plus de 11, 12 millions d'électeurs et trois sénateurs qui ont fait du bon travail, mais comme vous dites, sans moyens parce que pas de groupe. Bon là, cette injustice démocratique a été réparée. Et c'est de bonne augure pour 2027 notamment. Le RN et l'UDR qui pourront aussi mettre leurs propres textes à l'ordre du jour. Oui, c'est ce qu'on appelle les niches parlementaires. Une fois par an, les groupes peuvent inscrire les textes de leur choix qui seront donc mis dans le débat et soumis au vote. Plus largement d'ailleurs sur le travail législatif. Avoir un groupe, ça permet de demander des scrutins publics et donc de savoir quel sénateur a voté quoi sur un texte sur des amendements. Alors est-ce que sur le fond vous tendrez la main à vos collègues ?
Edwige Diaz nous a répondu hier. On a toujours été pour l'échange, le dialogue et vous savez si nous avons été élus c'est aussi parce qu'il y a des grands électeurs qui ne sont pas adhérents du Rassemblement national qui ont voté pour nous et donc nous allons porter leur voix je vous le dis avec beaucoup de dignité au Sénat. Alors ces niches parlementaires ça permet aussi de faire avancer des textes qui auraient par exemple été votés par vos collègues de l'Assemblée ici au Sénat mais est-ce que vous irez plus loin en par exemple en reprenant des textes votés par LR à l'Assemblée pour confronter finalement les LR du Sénat à ces textes-là voir s'ils peuvent voter avec vous des textes. On l'a déjà fait à l'Assemblée nationale, des textes qui venaient de groupes comme
Liot ou qui ont été suggérés par LR c'est possible aussi. Bon laissez nous le temps de mettre en place nos stratégies comme l'a très bien défini notre excellente présidente Edwige, on sera dans une attitude constructive comme on l'a été toujours mais en défendant nos valeurs, nos propositions et elles ont été déjà avancées par Marine Le Pen je pense aux propositions qu'elle a pu faire sur le logement à Hénin-Beaumont notamment sur l'abrogation de la loi SRU, revenir sur la ZAN, zéro artificialisation nette, sur libérer le foncier, et ça, ça concerne véritablement les territoires. Ça sera des sujets qu'on portera au Sénat. Mais donc avant la présidentielle, parce que c'est des propositions qui sont dans son projet présidentielle.
Ça veut dire que vous pourriez les mettre à l'heure du jour de l'État avant la présidence ? Pourquoi pas, ça sera aussi le premier étage de la fusée ces élections sénatoriales. Ça montre un changement profond dans la vie politique française. Auparavant, nous avions des électeurs et je pense notamment dans mon département, le Var, où je rappelle 7 députés sur 8, 5 élus au premier tour. Dans toutes les communes on approchait 50 % ou dépassait largement 50%. Les communes dans la circonscription je faisais
corriger ça et on sera leur porte-parole. Vous avez entendu les propos de la gauche qui demande un cordon sanitaire, comment vous réagissez ? Est-ce que vous pensez réussir à faire passer des textes dans ces conditions ? On a bien réussi à l'Assemblée nationale, je ne vois pas dans cette sage assemblée. Après, à l'Assemblée nationale, vous étiez le premier groupe en termes de... Nous sommes le premier groupe. Là, vous serez un des plus petits. Oui, écoutez, on va tenter, en tout cas. Ça va être notre travail de convaincre. Et puis, si on ne passe pas, on mettra les LR, la La droite, peut-être, et d'autres sénateurs devant leur propre contradiction. Comme ils ont été en contradiction du reste avec leurs députés de l'Assemblée nationale. Mais au moins, ce sera une caisse de résonance.
Au moins, on se fera entendre. Ce que vous disiez, c'est que ce groupe nous apporte avant tout des moyens, ce n'est pas des moyens pour des moyens, c'est des moyens pour faire de la politique, de la faire de la politique dans une année très politique parce qu'elle précède l'élection présidentielle qui est l'élection, la reine des batailles.
Du Var retrouvé Guilhem Ricavi. Bonjour Guilhem, merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial de Var Matin. Vous avez des questions pour Franck Giletti ? C'est par là. Oui en effet parce que tous les observateurs Tous les observateurs politiques ont souligné la percée du Rassemblement national dans le Var. Vous obtenez deux sièges au Sénat, mais est-ce qu'au final vous n'auriez pas dû en obtenir plus au regard de vos résultats aux municipales récentes ? Vous voulez dire dans le Var plus de deux sénateurs ? Bonjour Guilhem d'abord. Oui. Plus que deux ? Oui, on partait juste de zéro « Oh, sénateur, on a 50 % des 4 sénateurs dans le Var. » Non, mais c'est une fantastique victoire.
Là, je ne saisis pas bien votre question. Je pense qu'il faut… Vous voyez les commentaires de DLR varois, ils ont limité la casse. Ce qui ressort, c'est une grande, grande victoire pour le Rassemblement national et nos alliés de l'UDR dans Levar. Guilhem ? Oui, effectivement, la question que j'avais, c'est effectivement de se dire qu'au regard des performances obtenues au municipal, vous auriez pu prétendre à trois sièges. Effectivement, vous partiez d'aucun siège et aujourd'hui, donc vous en avez deux, ce qui est une belle progression, mais on pouvait s'interroger sur ce sujet-là. Autre question également justement sur le département voisin des Alpes-Maritimes.
Dans les Alpes-Maritimes, dans les Alpes Vos partenaires de l'UDR ont obtenu là aussi de sièges. Est-ce que le RN n'a pas trop été effacé de ces listes avec vos partenaires, puisque des RN historiques dans les Alpes-Maritimes au final ne sont pas retrouvés en position éligible ? – Je voudrais revenir quand même sur cette première question. Nous avions, d'après mon décompte, 350 grands électeurs dans le Var. 350 sur 2348. – Au final, j'arrive avec ma liste à avoir 700 grands électeurs. Juste le double. Donc ça veut dire qu'on a convaincu 350 autres grands électeurs sur les 2349 qui n'étaient pas étiquetés RN.
Et puis je vous rappelle quand même, sur les listes comme à la Seine, à l'Avète, ce n'était pas des listes totalement RN ou UDR. Il y avait aussi des gens de la Société Suisse remportés par le RN au Rassemblement national. Donc, trois, vous-même, les observateurs de la vie politique varoise, estimiez que, un, c'était certainement acquis, mais c'était déjà une belle performance. 2, en doublant le score des grands électeurs. Oui, c'est mission accomplie. Pour moi, il n'y a pas de doute. Quant aux Alpes-Maritimes, il y a une prédominance niçoise. Évidemment, d'Éric Ciotti, de son ancrage et comme vous aurez pu me dire aussi mais pourquoi le udr ne s'est pas effacé dans le var où il y avait une candidate udr marie christine amel que je
salue en 4e position le Le découpage, les forces en présence font que dans les Alpes-Maritimes, il y avait plus une connotation UDR et dans le Var, plus une connotation RN, ce qui me semblait là aussi logique. – Vous avez ressorté des grandes villes dans les Alpes-Maritimes, Cane-sur-Mer, Monton Vous n'étiez même pas dans les trois premiers de la liste UDR ? Oui, mais il n'y avait pas aussi dans les trois premiers dans le Var du DR. Non, c'était un équilibre. Et je peux vous dire, alors là, pour le coup, il n'y a pas d'ambiguïté, il n'y a pas à chercher la moindre anicroche. Ça s'est fait en très bonne intelligence avec Eric Ciotti, Eric Ciotti qui est d'ailleurs venu très gentiment et qui m'a proposé de me soutenir à la valette justement, juste avant l'élection.
Merci Guilhem, merci beaucoup d'avoir été avec nous, la une de Varmatin, top départ pour le centre de drone, c'est à la une de votre journal, à très vite Guilhem. Franck Giletti, vous connaissez bien Jordan Bardella, il était d'ailleurs à vos côtés dimanche soir dans le Var, est-ce qu'il est capable quand il était plus jeune d'avoir tenu des propos antisémites ? Non mais enfin de quoi parlons-nous ? De propos d'un journal militant d'extrême gauche dirigé par Edji Penel qui se félicitait lui quand il n'avait pas 17 ans mais qui était plus âgé du massacre des athlètes israériens dans l'octobre noir. Aussi de ces journalistes qui se vantaient d'apporter de l'argent aux djihadistes. Non mais tout ça n'est Le site maintient ses informations, il dit même qu'il y aura d'autres révélations.
Est-ce que vous qui le connaissez, vous dites peut-être quand il avait 17-18 ans, j'aurais pu tenir ce genre de Je ne le connaissais pas quand il avait 17, 18 ans. Mais je le connais depuis un certain temps déjà quand même. Il n'a jamais tenu ce genre de propos. Pardon, mais c'est juste des dingueries. Mais en attendant, on ne parle pas de la presse ne parle pas suffisamment des 3 600 milliards, 3 595 milliards de dettes, ne parle pas des problèmes de pouvoir d'achat. Parce que moi quand je me suis promené, pas promené, mais fait campagne sur les routes varoise quand il fallait faire le plein j'ai bien senti vous voyez et j'organisais même pas de réunion dans les communautés d'agglos de communes parce
que ça me faisait de je n'avais pas envie que les grands électeurs payent d'essence et c'est moi qui est allée à la rencontre dans chaque mairie. – Ça ne nous empêche pas d'en parler, Franck Gilletti. Dans cette émission, vous voyez, on parle beaucoup des territoires avec la presse régionale, mais juste là, ça pose quand même une question politique. Est-ce que si ces propos sont avérés, ça remet en cause votre ligne de dédiabolisation. Vous comprenez qu'on se dise finalement la dédiabolisation, c'est une façade. Même le ministre israélien en charge de la lutte contre l'antisémitisme a apporté son soutien à Jordan Bardella. Moi je préfère le faire confiance à lui avec son service comme le Mossad qui est peut-être
un peu plus renseigné, Kedvi Plenel, encore une fois militant d'extrême gauche. Ce n'est pas un journaliste, c'est un militant d'extrême gauche qui fait du journalisme. Voilà, c'est tout. Est-ce que ça ne fragilise pas quand même la campagne de Marine – Je ne crois pas, nous avons vu les dernières études d'opinion et sondage. – Est-ce qu'en interne ça vous pose question ? Parce que pardon, ces révélations, elles ont bien été transmises à Média Moi, je peux faire des relations sur vous à Mediapart qui sont sérieuses et avérées. J'en ai des preuves. Bon, je ne peux pas vous les donner. Je ne peux pas vous les donner, mais j'ai quand même des preuves. Ce n'est pas très joli. Mais est-ce que ça vient de l interne ? Je crois pas, non. Est-ce qu'il y a des règlements ?
Est-ce que ça existe d'abord ? D'abord, est-ce que ça existe ? Non. Est-ce que ça existe d'abord ? Vous avez la preuve ? Non, mais Mediapart dit qu'ils m'ont donné les preuves. Oui, oui, mais moi je vous dis que j'ai marché sur sur Mars, je vous le dis. Donc vous pensez qu'ils n'ont pas de preuves ? Non, je crois pas, non. Est-ce que Jordan Bardella, dimanche, dès dimanche, a annoncé qu'il allait porter plainte ? Est-ce que vous savez s'il a porté des plaintes ? Je vais parler plein de choses avec Jordan Bardella, mais pas forcément de son dépôt de plainte. C'est quand même extraordinaire, c'est que ça arrive, c'est une opération qui est montée depuis un certain temps, à l à but de nous déstabiliser, de nous nuire. La preuve, c'est qu'on va passer 5 minutes sur le sujet.
Mais donc ma question, est-ce qu'il peut y avoir une fracture entre les partisans de Marine Le Pen non je pense qu'il y a une fracture surtout entre les politiques et la population vous voyez quand on est donné à 36 % des sondages en augmentation constante Marine Le Pen et la code de popularité de Jean-Albert Della qui la suit c'est peut-être ça qui dérange plus les politiques mais c'est que le début et puis je vais même vous annoncer quelque chose le devin ça sera pas la première fois ça sera pas la dernière fois aussi on va avoir des boules puantes et des coups bas, des barbouseries tout tout au long de cette campagne, qui est expliquée par la forte popularité de Mayne Le Pen et de Jordan Bardella. Et je rappelle le momentum de cette annonce, juste après un
symbole incroyable où nous arrivons au Sénat avec un groupe, comme vous l'avez rappelé. On attendait peut-être 7, 8, on arrive à 15 sénateurs, vous voyez ? Et ce qui semblait être inaccessible, ce qui semblait être un plafond de verre, on l'a cassé. Le lendemain, sort cette affaire. Et Mediapart qui promet la suite des révélations, vous le redoutez ce feuilletonnage ? Oui, j'en tremble. Pour vous, c'est quoi de circuler ? Il n'y a rien à voir Ça vous n'ira pas ? Non. On va terminer comme tous les jours en regardant les unes de la presse régionale. On va les regarder ensemble, Franck Giglietti. La une de la marseillaise. Les agents publics montrent les dents des moyens, des bras, de meilleurs salaires.
Telles sont les revendications qui se sont exprimées hier aux quatre coins de votre région et du pays lors des manifestations pour la défense du service public alors que le gouvernement présente demain le budget. La deuxième une, celle du Dauphiné, les lycées Nouveau Foyer, de la colère. Plusieurs lycées qui ont été bloqués. Les lycéens qui promettent de poursuivre le mouvement. Et puis la dernière une c'est celle du Parisien, c'est Édouard Philippe. En une du Parisien, il faudra travailler jusqu'à 65 ans. Le candidat à la présidentielle qui détaille son projet pour les retraites avec un report de de l'âge légal de départ et un allongement des durées de cotisation qui passerait à 45 ans au lieu de 42. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Un peu toutes.
Mais je vais peut-être me concentrer sur le Dauphiné, mettons à l'honneur les grenoblois. Violence, dérapage au conseil municipal, lycée, nouveau foyer de colère. Voilà, c'est ça la vérité. Ce n'est pas des écrits supposés ou des paroles supposées, c'est les faits. C'est les fait c'est qu'en Seine-Saint-Denis ou à Saint-Denis, les militants et les filles s'en prennent aux forces de l'ordre. C'est que dans les institutions comme le conseil municipal de Grenoble, les éléfistes, dans leur stratégie de du chaos violente les policiers municipaux est violente les élus c'est dix diaz lors de la soirée mais personne alors la personne s'est émue pour le coup on a des preuves on a
dvd j'ai vu aucun soutien de l'agression de cette ancienne élue socialiste ancienne vice-présidente de la communauté d'agglomération je crois de bordeaux qui bouscule d'une manière
ostentatoire Edwigeas elle a porté plainte Edwigeas ? oui oui elle a porté plainte ça pour le coup elle me l'a dit je l'ai vu hier elle a porté plainte et là silence total collectif féministe classe politique on attend toujours les soutiens pourtant c'est assez clair et caractérisé voilà leur méthode et ça c'est pas des racontards de journaux d'extrême gauche c'est juste la réalité j'aimerais bien qu'on focalise aussi là-dessus et qu'on prenne une mesure. – On est sur deux choses différentes, mais qu'est-ce que vous voulez dire ? Parce que par exemple, le ministre de l'Intérieur a réagi aux violences dans l'Église. – Oui, mais ça… – Il n'y a pas non plus un silence total. – Oui, enfin, sur les du jazz, non, je n'ai pas vu beaucoup de réactions sur les violences, l'incitation.
Elles ont été condamnées par Laurent Nunez. Oui, d'accord. Et donc, et les collègues de sénateurs, députés, ministres, bon, à part Laurent en une aise, vous voyez ? Et puis bon, ça n'a pas fait grand écho par rapport... Encore une fois... – C'est le coup donné par Bruno Retailleau aussi, un de vos collègues sénateurs. – Très bien. – Non, ce n'est pas suffisant ? – Non, ce n'est pas suffisant, non. – Qu'est-ce que vous attendez de plus – Non, non, mais je veux dire, quand on revient sans cesse sur cette pseudo-histoire, pardon, mais je le mets en comparaison, oui, je le mets en miroir de Jordan Bardella sur encore une fois des écrits qui font la une de tous les journaux. qui occupe toute la sphère médiatique, par rapport à des faits avérés et une volonté programmée.
C'est presque une doctrine de la violence et du chaos. Ça, ça doit nous inquiéter véritablement et ça doit nous interpeller. – Merci Franck Giletti, merci beaucoup d'avoir été notre invité
Frank Giletti