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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 6 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

L'invité d'Apolline Matin : Mobilisation lycéenne, le maintien de l’ordre décrié... des députés veulent que le ministre de l’Intérieur s’explique - 06/10

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Vous allez lui demander quoi ?

  • 2:22RelanceRéponse partielle

    Mais Boris Vallaud, il y a des pratiques brutales en face.

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Vous demandez à la police de vous adapter à cette situation ?

  • 4:12RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on ne parle pas de deux choses différentes ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous appelez aussi les parents à se mobiliser ?

  • 6:56OuverteRéponse directe

    Au fond, est-ce qu'on n'est pas devant deux phénomènes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueFait
    « Je vais lui demander comment il justifie qu'à un mouvement lycéen, ils soient d'abord répondus par des mesures de police. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « Pourquoi face à des mineurs, à des enfants, les opérations de maintien de l'ordre sont souvent d'une grande brutalité ? »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Pourquoi la pratique des NAS avec les lycéens prime sur la recherche du dialogue de la désescalade ? »
  • 1:12PrésentateurFait
    « Il a eu sa main arrachée hier matin devant son lycée, c'était à Lens. »
  • 1:58PrésentateurChiffre
    « 85% des personnes, des jeunes arrêtés sont mineurs. »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « 10 ans durant lesquels la situation de l'école n'a cessé de se dégrader. Et la part de l'école dans les dépenses publiques a régressé. »
  • 4:42PrésentateurChiffre
    « 5 000 interpellations, 6 000 à ce jour. »

Temps de parole

  • Invité politique51 %
  • Présentateur22 %
  • Invité15 %
  • ?8 %
  • Auditeur3 %

≈ 20,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC. Le ministre de l'Intérieur doit s'expliquer. Voilà ce que vous demandez, Boris Vallaud. Bonjour. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous êtes député des Landes. Vous demandez donc l'audition de Laurent Nunez. Il semble qu'il ait répondu favorablement. Cette audition aura lieu devant la Commission des lois ce mercredi. Vous allez lui demander quoi

0:19
Locuteur

? Je

0:21
Invité politique

vais lui demander comment il justifie qu'à un mouvement lycéen, ils soient d'abord répondus par des mesures de police. Pourquoi face à des mineurs, à des enfants, les opérations de maintien de l'ordre sont souvent d'une grande brutalité ? Comment il justifie que la doctrine du maintien de l'ordre n

0:40
Locuteur

'ait

0:40
Invité politique

pas évoluée, qu'elle ne soit pas à

0:41
Locuteur

l

0:41
Invité politique

'identique de l'Allemagne, une doctrine de désescalade ? Pourquoi sont encore utilisées dans les manifestations des grenades de désencerclement quand il s'agit de mineurs, de jeunes et des LBD ? Pourquoi la pratique des NAS avec les lycéens prime sur la recherche du dialogue de la désescalade ? Je suis très inquiet, je dois vous dire. Vous êtes très inquiet ? Oui,

1:03
Locuteur

je

1:03
Invité politique

suis très inquiet de ce que j'observe.

1:05
Locuteur

Je

1:05
Invité politique

suis très inquiet des blessures graves que l'on a été. On

1:08
Locuteur

a parlé évidemment de ce jeune

1:09
Présentateur

lycéen de 15 ans, c'est le dernier épisode. Il a eu sa main arrachée hier matin devant son lycée, c'était à Lens.

1:17
Invité politique

Vous savez, ni l'Allemagne, ni bien d'autres pays de l'Union Européenne n'utilisent ces moyens en matière de

1:24
Locuteur

maintien de l'ordre. Ces grenades de

1:24
Présentateur

désencerclement,

1:25
Locuteur

comme on le dit,

1:26
Invité politique

ne sont pas utilisées par nos voisins. A fortiori, quand il s'agit de manifestations lycéennes. Et je dois vous dire que c'est une des inquiétudes et une des questions, une des interpellations anciennes que nous formulons à l'endroit du gouvernement et l'endroit de M. Nouniez en particulier, puisqu'il est le ministre de l'Intérieur. Garant, non seulement de l'ordre public, mais de la possibilité d'exercer un certain nombre de liberté publique. Et non seulement, nous interrogerons M. Nouniez, mais nous déposerons une proposition de loi pour que, lorsqu'il s'agit de manifestations lycéennes avec une majorité de mineurs, ce que vient de confirmer le profil de ceux et de

1:58
Locuteur

celles qui ont été interpellés...

1:58
Présentateur

85% des personnes, des jeunes arrêtés sont mineurs.

2:01
Locuteur

Eh

2:01
Invité politique

bien, nous voulons une proposition de loi qui, comme en Allemagne, comme en Belgique, comme dans les pays nordiques, fait que quand il y a des manifestations, je parle de manifestations de lycéens, c'est-à-dire pour l'essentiel de mineurs, il n'y ait pas d'utilisation de grenades de désencerclement, de LBD, et que des pratiques, qui sont des pratiques brutales, comme l'entranglement, ne soient pas utilisées.

2:22
Locuteur

Mais Boris Vallaud, il y

2:23
Présentateur

a des pratiques brutales en face. C'est-à-dire que les manifs lycéennes, on a eu d'ailleurs de nombreux auditeurs depuis ce matin qui disent « mais moi j'ai manifesté quand j'avais 15 ans, 20 ans », mais on ne cassait pas.

2:34
Invité politique

Alors d'abord, il y

2:35
Locuteur

a

2:35
Invité politique

toujours eu malheureusement des casseurs, et il faut évidemment condamner toutes les formes de violence, et les lycéens eux-mêmes, devant leurs établissements, quand il y

2:42
Locuteur

a

2:42
Invité politique

des blocus, réclament que ces manifestations soient pacifiques, pour faire entendre leurs messages, parce que c'est d'abord leurs messages qu'il faut entendre. Ceux d'une angoisse face à l'avenir, de la dénonciation de conditions de travail qui sont inadmissibles, enfin du temps surchargés, il y a besoin d'une réponse à ces lycéens. Et aujourd'hui, je ne l'entends pas. Aujourd'hui, je souhaite que les manifestations soient pacifiques, que ce soit un moment d'expression des revendications, et surtout qu'elles soient entendues par un gouvernement qui est aux responsabilités depuis 10 ans, 10 ans durant lesquels la situation de l'école n'a cessé de se dégrader.

Et la part de l'école dans les dépenses publiques a régressé. Et Boris

3:19
Locuteur

Valois, ça ne vous

3:20
Auditeur

inquiète pas que des collèges, c'est

3:22
Locuteur

-à

3:22
Auditeur

-dire des enfants de 11 ans, soient bloqués ? C'est quand même une question de société, ça. Il n

3:27
Locuteur

'y a

3:27
Auditeur

pas un problème, là, quelque part ?

3:29
Locuteur

Des

3:29
Auditeur

collégiens, des enfants de 11 ans, qui

3:31
Locuteur

bloquent un lycée, et

3:31
Auditeur

vous demandez à la police de vous adapter à cette situation

3:34
Locuteur

? Mais

3:35
Invité politique

pourquoi vous suggérez-vous qu'ils lancent

3:38
Locuteur

des

3:38
Invité politique

grenades des encarclements devant

3:39
Locuteur

les collèges ? Je dis juste que,

3:42
Invité politique

compte tenu de la nature de ces mobilisations, avec des enfants, il faut que l'adoption et le maintien de

3:48
Locuteur

l

3:48
Invité politique

'ordre correspondent à la nature

3:50
Locuteur

de la manifestation. Mais vous ne pensez pas qu'on doit aussi s'interroger sur

3:52
Auditeur

ce qui se passe dans cette société

3:53
Locuteur

avec les enfants

3:53
Invité politique

? Bien sûr, est-ce qu'on peut aussi s'interroger sur ce qui se passe en Allemagne ou en Belgique en matière de maintien de l'ordre ? Ça ne se passe pas de cette manière-là. Par ailleurs, vous avez raison, oui, il y

4:01
Locuteur

a

4:01
Invité politique

un problème avec l'éducation.

4:02
Locuteur

De

4:02
Invité politique

société ? Oui,

4:03
Locuteur

il

4:03
Invité politique

y

4:03
Locuteur

a

4:03
Invité politique

un problème d'angoisse d'une jeunesse qui se dit « Mais finalement, on m'envoie dans une école dont le niveau régresse, qui accroît les inégalités, avec des conditions de

4:11
Locuteur

travail qui sont dégradées. » Sont-ce les mêmes ? C'est-à

4:12
Présentateur

-dire, Boris Vallaud, est-ce qu'on ne parle pas de deux choses différentes ? C'est-à-dire que lorsqu'on écoute Éric Delbecq tout à l'heure, Alain Boer hier, qui était lui-même l'ancien président de l'UNEF, vice-président de l'UNEF, qui a bien connu des manifestations, il dit « Aujourd'hui, nous avons deux groupes distincts, qui en réalité d'ailleurs, même physiquement, sur les trottoirs des lycées ne se mélangent pas. »

4:31
Locuteur

Les lycéens

4:31
Présentateur

au pied de leurs écoles et des groupes de casseurs qui sont parfois même plus nombreux.

4:36
Locuteur

Vous

4:36
Invité politique

évoquiez le nombre des interpellations, des interpellations de mineurs, des interpellations

4:39
Locuteur

de lycéens. 5 000 interpellations, 6 000 à ce jour. Qu

4:44
Invité politique

'il y ait

4:45
Locuteur

des

4:45
Invité politique

casseurs et que, je ne

4:47
Locuteur

dis

4:47
Invité politique

pas qu'il ne

4:47
Locuteur

faut

4:47
Invité politique

pas qu

4:48
Locuteur

'il

4:48
Invité politique

y

4:48
Locuteur

ait

4:48
Invité politique

de maintien de l'ordre, je dis « Oui, il faut qu

4:49
Locuteur

'il y ait

4:49
Invité politique

du maintien de l'ordre, mais il faut qu

4:50
Locuteur

'il y ait

4:50
Invité politique

un maintien de l'ordre qui soit adapté à la nature des manifestants. »

4:54
Locuteur

C

4:54
Invité politique

'est ça qui est important. C'est-à

4:55
Locuteur

-dire,

4:55
Invité politique

c'est nos enfants, c'est nos gamins qui sont devant leurs

4:59
Locuteur

détails. Est-ce que vous appelez aussi les parents

5:00
Présentateur

à se mobiliser ? Je voudrais qu'on donne la parole à Christelle, vous allez pouvoir lui répondre. Bonjour Christelle. Bonjour. Christelle, vous nous appelez de Seine-et-Marne. Vous êtes vous-même, d'ailleurs, je crois, enseignante et, par ailleurs, maman de trois enfants.

5:11
Invité

Oui, tout à fait, oui. Et c'est vrai que ce mouvement, je le trouve légitime. Je comprends, en fait, les revendications des lycéens. Ce que je ne comprends pas, c'est la violence, en fait, des deux côtés. Parce qu'on parle beaucoup de la violence policière, mais il y a aussi, il ne faut pas oublier, des enseignants, des personnels de l'éducation qui ont été touchés. Et pas par des lycéens, du coup, souvent de l'établissement, mais d'autres groupes qui viennent et qui perturbent le mouvement lycéen pacifique. Et c'est à ce niveau-là que je souhaite intervenir. Parce qu'en fait, il y

5:49
Locuteur

a

5:49
Invité

une peur en tant que parents pour nos enfants. Vous

5:52
Locuteur

avez,

5:53
Présentateur

je crois, parmi vos enfants, un lycéen et un

5:56
Locuteur

étudiant ?

5:57
Invité

Oui, tout à fait. Et c'est vrai que jusqu'à présent, c'était relativement calme. Là, comme le mouvement s'étend, ils sont impactés. Et

6:06
Locuteur

vous leur dites quoi ?

6:08
Présentateur

De rester chez

6:08
Locuteur

eux

6:09
Présentateur

ou alors,

6:09
Locuteur

au

6:09
Présentateur

contraire, d

6:09
Locuteur

'y aller ? Alors là,

6:11
Invité

au niveau du lycée, les courses sont en distanciel. D'accord. Mais pour l'instant, au niveau de l'université, c'est encore en présentiel.

6:20
Présentateur

Mais vous dites, j'ai peur.

6:22
Locuteur

Oui.

6:23
Invité

Alors, en tant que lycéenne, je me souviens avoir manifesté, pour défendre nos droits. Là, j'ai peur parce que franchement, c'est ultra violent. Mon fils est rentré choqué hier, suite aux événements qu'il a pu y avoir devant son lycée.

6:41
Locuteur

Choqué par les

6:42
Présentateur

autres jeunes ou choqué par la police ?

6:45
Invité

Des deux côtés, en fait. Par les jeunes qui n'étaient pas de son établissement et qui sont venus, clairement, pour casser,

6:55
Présentateur

pour frapper.

6:55
Locuteur

Boris Vallot,

6:56
Présentateur

je voudrais que justement, vous puissiez réagir à ce que dit Christelle. Au fond, est-ce qu'on n'est pas devant deux phénomènes, des manifs lycéennes et des violences urbaines

7:03
Locuteur

?

7:04
Invité politique

Mais peut-être. Moi, je ne suis pas un ministre de l'Intérieur. Je le dis avec netteté. On ne s'en prend pas aux établissements scolaires. On ne s'en prend pas aux personnels enseignants, évidemment, et d'évidence.

7:15
Locuteur

Ce qui est compliqué, Boris

7:16
Auditeur

Vallot, c'est qu'il

7:16
Locuteur

n'y a

7:16
Auditeur

pas de loi à retirer

7:18
Locuteur

pour calmer la colère. Est-ce

7:20
Invité politique

que vous me parlez de revendications lycéennes ce matin ? Non, elles sont étouffées.

7:24
Locuteur

Non, on parle que ça. Elles sont étouffées par... Vous-même, Boris

7:29
Présentateur

Vallot, votre objet aujourd'hui, et ce qui vous intéresse, c'est la question du maintien de l'ordre.

7:35
Locuteur

Votre mobilisation aujourd'hui, c'est pour demander au ministre de l'Intérieur. Donc, n

7:38
Présentateur

'inversez pas les choses.

7:39
Locuteur

C

7:39
Présentateur

'est important.

7:39
Locuteur

Parce

7:39
Invité politique

que la cellule

7:40
Locuteur

de

7:42
Invité politique

crise face au mouvement des lycéens, elle s'organise place Beauvau et par rue de Grenelle au ministère de l'Éducation nationale. Et je souhaite que la réponse, elle soit d'abord, évidemment, une réponse éducative. Je veux qu'il

7:53
Locuteur

y

7:53
Invité politique

ait un dialogue qui s'engage, non seulement au sein du ministère, mais au sein des académies, au sein des départements, établissements par établissement, que la démocratie lycéenne puisse s'exprimer, que les

8:03
Locuteur

moyens soient

8:03
Invité politique

mobilisés. On sera en soutien de cette mobilisation. Et puis, vous le savez, les services d'ordre, je crois, des organisations syndicales, des partis politiques, seront là pour encadrer, parce que nous souhaitons toutes et tous, pour nos enfants, pour l'avenir, que les choses se passent bien. Et je crois que cette préoccupation, elle doit aussi être celle du gouvernement. C'est ce que nous

8:19
Présentateur

attendons. Une dernière question pour Isvalo. Je reçois tout à

8:21
Locuteur

l

8:21
Présentateur

'heure Gérard Larcher, le président du Sénat. La loi Casseur-Payeur, qui a été accélérée pour être examinée par le Sénat dès le 27 octobre, ça, c'est une des réponses que

8:31
Locuteur

vous pouvez tout à fait dégâter. Non, mais honnêtement,

8:33
Invité politique

c

8:33
Locuteur

'est

8:33
Invité politique

un hochet. Moi, je veux bien qu'on fasse plaisir, mais cette loi ne servira à rien. Il y

8:38
Locuteur

a

8:38
Invité politique

déjà un certain nombre de dispositifs légaux qui peuvent être activés. Par ailleurs, vous avez bien compris le principe de cette loi. C

8:44
Locuteur

'est

8:44
Invité politique

que vous pouvez être dans une manifestation de façon parfaitement pacifique et finalement payer la facture pour les autres. Non, le principe, c'est que quand on est responsable, d'abord de ces actes.

8:55
Présentateur

Merci beaucoup, Boris Vallot, d'être venu sur RMC ce matin. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous êtes à l'origine de cette convocation à laquelle, semble-t-il, le ministre de l'Intérieur a décidé de répondre oui.

9:07
Invité politique

Et d'une proposition de loi que nous déposons.

9:08
Présentateur

Et votre proposition de loi, effectivement, pour une désescalade face à des manifestants mineurs.