Manuel Valls : "L'État a perdu le contrôle"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous les images auxquelles on a assisté ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce que cela vous inquiète ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Quelle est la responsabilité du président et du pouvoir dans ce qui se passe ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Vous parlez de déficit politique démocratique. Pouvez-vous préciser ?
- 2:54RelanceRéponse directe
Est-ce que vous dites aujourd'hui la même chose au final ? L'État a-t-il perdu le contrôle ?
- 3:34FerméeRéponse directe
Est-ce que l'armée doit participer au maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Manuel VallsFait
« Nous faisons face au fond à un triple déficit : déficit budgétaire qui empêche d'ailleurs l'État de répondre à toute une série de revendications. »
- 1:26Manuel VallsFait
« Il y a un déficit aussi de dialogue social démocratique. Pendant 10 ans, on a nié le rôle ce qu'on appelle les corps intermédiaires. »
- 2:09Manuel VallsFait
« Nous payons cas cher les Français, la France, la dissolution de 2024 qui crée un vide au fond du pouvoir. »
- 5:44Manuel VallsFait
« Les policiers, les gendarmes que je connais bien vivent une crise sociale morale. »
- 11:09Manuel VallsChiffre
« Quand je vois que 63 ou 64 % des moins de 35 ans vont voter pour l'extrême droite ou pour l'extrême gauche, »
- 19:32Manuel VallsFait
« Nous devons augmenter massivement en France et en Europe nos dépenses militaires. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Solen, bonjour à tous. Manuel Vals, bonjour, merci d'être avec nous. Votre regard d'ancien premier ministre, d'ancien ministre de l'intérieur qui a vécu aussi quelques quelques crises sera sera très utile ce matin. D'abord, en un mot, comment expliquez-vous les images auxquelles on a assisté ? Comment les qualifiez-vous ? C'est un fiasco ? Oui, ce sont pas des images seulement. Ce sont malheureusement des réalités, des faits, des blessés, des destructions, des bâtiments publics, des commerçants désespéré. Un coup aussi là aussi d'image en l'occurrence pour la France au niveau mondial, au niveau international. Il y a de la violence dans notre société mais je vous cache
pas, je suis triste, désespéré, en colère par rapport à ce qui se passe. Hm hm. Quand vous voyez qu'il y a déjà un acte 2 de prévu de la part des gilets jaunes que des d'autres appels à manifester sont lancés pour les prochaines semaines, est-ce que cela vous inquiète ? Cela m'inquiète. Je pense que d'abord la tâche du gouvernement, c'est de protéger, c'est de sécuriser, c'est de mettre le paquet comme a dit le premier ministre Sébastien Lecorn pour que cela ne se reproduise pas, pour que la doctrine en matière de maintien de l'ordre soit évidemment différente, modifiée, adaptée à la réalité de ces groupes qui à travers les réseaux sociaux notamment sont particulièrement mobiles. Cela ne m'empêche pas de le
souligner la grande responsabilité du président de la République et du pouvoir dans ce qui se passe parce que nous faisons face au fond à un triple déficit déficit budgétaire qui empêche d'ailleurs l'État de répondre à toute une série de revendications. Moi quand j' dans l'impse aujourd'hui, il y a une impasse et d'ailleurs cette impasse vaut aussi pour les candidats à la présidence de la République. Tous ceux qui promettent sans dire comment réduit les déficits et la dette et sans réforme mente aux français. Il y a un déficit aussi de dialogue social démocratique. Pendant 10 ans, on a nié le rôle ce qu'on appelle les corps intermédiaires, c'est-à-dire essentiellement les syndicats qui sont invités cette fois-ci partis politique. Ils ont laissé pourrir la situation.
Non mais moi je dirais pas ça mais mais c'est mais c'est le résultat aussi d'une manière d'aborder la société. Et le troisème déficit, c'est un déficit politique démocratique. Enfin, nous payons cas cher les Français, la France, la dissolution de 2024 qui crée un vide au fond du pouvoir. Et face à ce vide, celui de l'autorité de l'État de l'ordre républicain, bah s'engouffre l'ultra gauche, les violents, les pilleurs et qui ont pillé, cassé, abîmé samedi et dimanche ce dernier notre pays. Il y a aussi cette responsabilité politique et et là où il y a une forme d'impasse et j'écouté Christophe Barbier, c'est que à quelques mois de l'élection présidentielle, il est très difficile de
répondre à une angoisse, à une anxiété puissante qui monte de la société française depuis longtemps, des classes moyennes sur le pouvoir d'achat de la jeunesse quant à l'avenir. C'est tout cela et c'est tout cela que devrait traiter la campagne présidentielle. Parmi les nombreuses critiques qui ont été formulées à l'égard du gouvernement et notamment du chef de l'État Emmanuel Macron, celle de dire que le pays n'a pas été tenu. Est-ce que vous dites aujourd'hui la même chose au final ? Quand euh avec François Hollande et Bernard Casneuve, nous avons euh fait face euh à une crise terroriste sans précédent, à des attentats, mais dans un contexte économique, social qui était déjà très difficile et qui n'était pas facile sur le plan euh politique non plus, je n'ai jamais eu le sentiment et
je vous le dis vraiment très sincèrement, de perdre euh le contrôle de l'État parce que ce qui s'est passé ce weekend. Oui, parce que l'État dans notre pays, il est puissant, il est fort. En tout cas, il l'était. C'est l'État qui a fondé la nation. Il s'appuie sur la République, l'école, la police, la gendarmerie, une certaine vision de la France. Tout cela a été mise en cause notamment, je le répète, par une certaine conception du pouvoir du président de la République. J'ai vu de très près pendant que j'étais ministre des autres mères, nommé par François Baïou, que j'ai vu notamment après la dissolution, c'estàd il a dissout d'une certaine manière, il a provoqué une crise institutionnelle et démocratique qui qui évidemment
aujourd'hui apparaît euh crépusculaire dans cette fin de de quinquena. Euh euh nous vivons un moment très difficile pour notre pays. Il faut se reprendre vite. Et alors désormais, il y a une question qui se pose pour ces manifestations dont je vous parlais à l'instant, leur interdiction. Il êtes-vous favorable ? Mais on peut interdire euh, c'était bien expliqué sur votre plateau ponctuellement un certain nombre de manifestations, mais on va pas interdire, me semble-t-il, celle du celle du 24. Et ce qu'il faut, c'est en revanche sécuriser encore une fois euh les centres villes, les commerces et avoir cette présence de la police et de la garderie. et même de l'armée de terre. Oui. La la présence des forces sentinelles, est-ce que cela a un sens ? Est-ce que c'est
Ils sont déjà là, ils sont déjà là en appui. Il est hors de question que l'armée l'armée de terre notamment dans ses missions de protection, de lutte contre le terrorisme et de sécurisation de nos de nos institutions participent au maintien de l'ordre. Vous savez le matin, ça n'aurait rien changé par exemple devant la mairie de Limoge, les forces sentinelles, on peut on peut adapter les forces sentinelles ici ou là pour venir en protection mais attention, ils ne sont pas dans le maintien de l'ordre. Le maintien de l'ordre euh c'est un métier et ce qui a failli ces dernières années euh c'est qu'on a dilué trop souvent les ces ces cette idée cette doctrine du maintien de l'ordre qui appartient au CRS, aux gendarmes mobiles euh parce qu'elles sont surchargées de travail.
euh on a utilisé d'autres forces de sécurité moins formées, moins préparées notamment à l'usage d'un certain nombre d'armes, ce qui explique aussi l'ensemble des difficultés. Les policiers, les gendarmes que je connais bien vivent une crise sociale morale. Vous savez pour eux c'est très difficile ce qui se passe d'entendre également ces mots contre à Cab on va y venir mais juste sur le maintien de l'ordre parce que vous avez publié une tribune assez intéressante là-dessus. Vous êtes aujourd'hui favorable à la suppression des grenades de désencerclement. Expliquez-nous pourquoi. Qu'est-ce qui a changé ? Vous étiez tout de même partisan une certaine fermeté dans le dans dans le maintien de l'ordre. Aujourd'hui, vous dites tout de même, il faut changer beaucoup de choses et
notamment les armes. Excuse-moi. Oui, il faut changer l'ensemble de la doctrine, je viens de le dire de le dire et sur l'utilisation d'un certain nombre. Nous sommes les seuls pratiquement à l'utiliser en Europe. Il serait peut-être temps de regarder également ce qui se passe en Allemagne ou en Grande-Bretagne notamment en terme de maintien de l'or. Il faut une bonne utilisation des autres armes. Je pense au grenade LBD bien sûr, on a de lacrimogène pour essayer d'éloigner. Il faut utiliser davantage les canons à eau, les marqueurs aussi en terme de couleur et puis aller au contact. Il faut aller beaucoup plus au contact parce que le le maintien de l'ordre c'est difficile mais comment voulez-vous que les Français comprennent que on puisse piller des magasins sous le
regard des policiers qui eux-mêmes d'une certaine manière souffrent de cette situation ? Donc il faut là aussi changer cette cette doctrine. Emmanuel Macron a eu tort de refuser la démission de Laurent Nouz. C'est pas le sujet. Qu'est-ce que ça aurait changé ? Qu'est-ce que ça aurait changé ? Très autement Laurent Nugè que je connais bien est un des meilleurs spécialistes d'ailleurs en matière de sécurité qu'on a jamais connu a été préfet de police de Marseille préfet de police de Paris il a été patron du renseignement intérieur coordon mais c'est une faillite politique c'est la faillite du président de la République dimanche qu'a-t-il dit ? rien. Sinon, si il a jeté en pinture le renseignement territorial, c'estàd un service de la police, attendons de savoir ce qui s'est
vraiment passé notamment à travers les commissions d'enquête parlementaire, ce qu'on attend du président de la République, c'est deux choses. L'autorité de l'État, l'ordre républicain et de l'autre côté la capacité à ouvrir un véritable dialogue notamment avec les partenaires sociaux et avec la jeunesse. Est-ce qu'il est capable de faire ça ? Est-ce qu'il est capable d'offrir une perspective à quelques mois de la présidentielle ? C'est impossible. Donc oui, une forme d'impuissance. Il y a quelque chose de de triste, de crépusculaire. Je le regrette évidemment profondément, mais on aurait attendu des mots d'autorité. Moi, si j'avais été premier ministre ou ministre de l'intérieur, c'est peut-être ce qui a été fait d'ailleurs, j'aurais peut-être proposé au chef de l'État
qu'il engage l'état d'urgence, en tout cas ponctuel nécessaire là où cela peut se mettre en tout cas les Français attendaient des mots. Derman dit aujourd'hui, il y en a il est chef de l'État et l'État ça s'incarne, il ne l'incarne pas. Et l'état d'urgence, là aussi, je vous repose la question. Vous vous pensez que ça pourrait changer quelque chose ? Qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça pourrait changer concrètement ? Géralmanin qui garde des sud dit ça ne sert à rien, on en a pas enfin dis pas que ça sert à rien, pardonnez-moi, il dit on en a pas besoin aujourd'hui. D'abord, il faut des chocs d'opinion aussi. Faut être capable de euh parler euh au français. Deuxièmement, il vous donne un certain nombre d'outils notamment en matière de perquisition et puis ça permet d'interdire un certain
nombre de rassemblements aussi. C'est cet ensemble, il peut être utilisé ponctuellement. Ça l'a été notamment plusieurs reprises, ça a été le cas notamment à plusieurs reprises en Nouvelle Calédonie. Donc on peut utiliser les outils. Euh ils sont adaptables, euh ils sont souples et en tout cas ils doivent démontrer aux Français que leur leur préoccupation et le mot est faible, leur est froid par rapport à ce qui s'est passé. Enfin, on peut pas parler d'un côté d'une faillite de d'une perte de contrôle de l'État sans prendre un certain nombre de mesures et sans prononcer les mots que les Français attendent. Et qu'est-ce que vous dites aux 500000 personnes qui sont descendues dans la rue pour défendre leur le leur conviction pour des voilà dire un peu ce
qu'ils pensaient ? Recul des libertés pour tout le monde ? Non, pas du tout. En quoi c'est un recul des libertés Bien s ne peuvent plus aller manifester manifesté quand on a décidé de l'état d'urgence après les attentats du Bataclan. Ça n'a pas empêché les manifestations. Ça n'a pas empêché la tenue de la COP 21 à Paris, ça n'a pas empêché la tenue des élections régionales quelques semaines après. Qu'est-ce que ça en aucun cas une paire de liberté si c'est adapté ? Je vous rappelle que c'est en plus sous l'autorité du juge, du juge constitutionnel évidemment du du parlement. Donc, on peut prendre un certain nombre de dispositifs, mais il faut être capable d'assumer euh cette d' de de porter l'autorité de l'État. Et de l'autre côté, par rapport à ces manifestants, par rapport à leurs
préoccupations, par rapport à leur légitime attente, il faut ouvrir cette période de dialogue d'écoute. Encore une fois, le discours du président de la République dimanche était à contrecourant. Il aurait dû prononcer ses mots notamment sur le dialogue social quelques semaines après. Vous savez, il y a il y a des injonctions contradictoires que que l'opinion et que les forces de sécurité ont aussi l'impression de subir. Je voudrais vous interroger tout de même sur quelque chose qui qui est assez impressionnant ces derniers temps, d'entendre des commerçants qui sont tentés de se défendre seul. Question très simple. Ceux qui agitent aujourd'hui le spectre de la guerre civile sont-ils des prophètes de malheur ? Ou alors quand vous voyez autant de polarité de polarisation dans la
société, vous dites c'est un risque qui existe mais tous les risques existent. Et d'ailleurs ceux qui parlent de guerre civile depuis des années d'une certaine manière peuvent utiliser pour prendre votre première expression à votre première question les images de de ce de ce weekend dernier pour essayer de la justifier. Il y a une grande violence dans la société française. On le voit d'ailleurs dans y compris dans les actes de délinquence, dans le passage à l'acte. Quand je vois que 63 ou 64 % des moins de 35 ans vont voter pour l'extrême droite ou pour l'extrême gauche, quand il y a cette violence politique dans la société française alimentée notamment par la France insoumise, quand je vois les aussi les drapeaux palestiniens, les kéfier, pas seulement en France d'ailleurs comme si
il y avait une autre lutte là derrière, il y a il y a un mélange qui montre que notre notre démocratie est profondément en crise et peut-être qu'en France, elle est davantage parce qu'elle est incarnée par l'État qui est aujourd'hui touché de plein fouet. Illustration justement de l'état touché en plein fouet. On va voir ces images de la mairie de Limoge qui a été incendié. On a appris qu'un militant d'ultra gauche a été interpellé par le RA hier, un homme de 34 ans. Fiché, probablement le cerveau de cette opération nous dit les sous-direction antiterroriste a été saisie. Là encore, c'est une menace sérieuse aujourd'hui cette ultra gauche, elle est menaçante et on a plusieurs menaces. on on le sait bien, il y a les les risques liés toujours là hein et un très haut niveau
du terrorisme islamiste. Il y a un risque aussi, nous ne le cachons pas, d'ultradroite, mais il y a également bien sûr un risque euh d'ultra gauche assez présent d'ailleurs dans cette région euh euh du limousin comme on l'appelait avant, enfin comme on l'appelle toujours. Oui. qui a toujours existé. Bon là, on voit un fichier S. Les services de renseignement font leur leur travail et dans les prochains jours et force de sécurité, renseignement, justice bien évidemment doivent mettre le paquet contre les voyou parce qu'il y a cette réalité, cette jonction avec l'ultra gauche. Donc là, il menace directement l'État. Donc là, il faut être extrêmement actif, proactif, agir et taper fort. Et dans les premiers résumés des
comparutions immédiates auquel on a pu on a pu accéder, il y a aussi une très grande variété de profils. On parlait de l'ultra gauche à l'instant, mais il y a aussi des gens qui n'ont qu'un casier judiciaire et qui ont été comme contaminés, contagiés, influencés par par tout ce ce chaos. Qu'est-ce que cela vous inspire là encore ? Est-ce que ça rajoute un danger supplémentaire ? Mais on ne tire pas les exprèces. Enfin, en 2023, c'était pas la première fois, il faut le reconnaître. Il y a eu les émeutes de 2005, mais en 2023, il y a eu des émeutes massives dans notre pays. On a brûlé des écoles, des bâtiments publics, des commerces. On s'est attaqué à un maire d'ailleurs, monsieur Jean Brunin, dans son propre dans son propre domicile, on a attaqué sa famille. Donc
cette réalité, elle est là. Il y a ce qu'on appelle, j'aim pas beaucoup utiliser ce mot, une génération naelle. Et donc il y a eu cette jonction des quartiers d'une partie de la jeunesse de tous ceux qui veulent en profiter d'une certaine manière parce que c'est du pillage. On vole des montres, des baskets, de l'alcool, on le revend. Donc il y a il y a quelque chose de la crise des banlieux qui est là. Euh une crise de l'intégration aussi de l'assimilation dans notre pays et une jonction avec la politique avec l'ultra gauche et ce qui se passe sur le terrain et une jeunesse déboussolée parce que la l'acceptation de la violence elle est là elle est pas uniquement chez LFI qui la légitime mais elle est aussi dans une partie de nos universités de nos sociologues au fond
la violence elle est elle est justifiée et on parle de manière scandaleuse d'ailleurs de la police qui tue des violences policières. On met en cause ceux qui sont là, même si évidemment eux ils doivent bien travailler, qui protègent l'État, qui protègent la démocratie, qui protège les Français. Vous parliez de la France insoumise à l'instant. Hier, on a assisté à une séance de questions au gouvernement extrêmement tendu. Je vous propose d'écouter un échange entre Sébastien Lecornueu et Mathilde Panot. Même la prison de panneau, il vous reste 2 secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoge dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra gauche. Vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne.
Pas un mot pour la jeune qui a perdu un œil à Moue. Pas un. A votre réaction ? C'est ça la politique désormais. Et d'ailleurs, je pense que le gouvernement a commis une faute, non pas en traverser le propos, mais en faisant dès le début de de LFI, le Deusx Makina, celui qui serait derrière ou celle qui serait derrière les manifestations. Au fond, tout ça est un jeu. Le gouvernement cherche à travers les fill à désigner un responsable et à se dédouaner de ses responsabilités et lesfilli jouent les idiot utiles parce que tout cela appelle le parti de l'ordre, c'est-à-dire la victoire du rassemblement national et tout ça au
détriment du sérieux de la de la raison et surtout de l'avenir du pays. Et donc c'est ça évidemment qui qui m'inquiète. Moi depuis 10 ans, je parle des gauches irréconciliables. Je dis qu'aucune aucun accord n'est possible avec un parti qui dit que la police tue, qui sème le désordre et qui est parant un parti antisémite. Mais pas une nouvelle aujourd'hui vous dites aujourd'hui euh ils ne sont pas responsables, ce ne sont pas les premiers responsables de de ce qui s'est passé ce weekend comme l'affirme le gouvernement. Ça mais qu'ils attent bien évidemment qu'ils ont des liens avec la mouvance d'ultra gauche euh ça se sait. qui légitime euh la euh violence et qui ne la condamne pas. Euh ça n'est pas euh
nouveau. Mais euh il y a aussi sans doute d'autres responsabilité. Il y a l'ultra gauche, il y a les casseurs, il y a les euh il y a les il y a les voyou euh et puis d'une manière générale, il y a l'incapacité face à ce qui se passe dans notre pays et je sais que c'est difficile à trouver une réponse et une réponse qui soit sérieuse et qui redonne de l'espoir à nos compatriotes qui assistent à ce spectacle. ce qu'il aurait beaucoup reproché aussi ces derniers jours, c'est une forme de dualité. À ce propos, je voudrais vous faire écouter Jean-Luc Mélenchon qui était l'invité de de Margaot Hadad il y a quelques jours. L'interroge sur les slogans anti policier. Écoutez, écoutons l' ACAB, est-ce que vous le reprenez à votre compte ? Ça dépend des jours et 10 heures. Tous
les slogans à leur place. Vous savez, je peux vous chanter Mor au vache, mort à la sûreté et cetera. Ça fait 100 ans que ça dure. Vous vous savez qu'on est en France ici, vous savez comme moi, [raclement de gorge] vous les connaissez, ils font comme ça. Bon voilà, ce type de de slogan, je vais le rappeler pour nos téléspectateurs, ce qui signifie tous les policiers sont sont des bâtards. Euh au fond, quand on entend ça, est-ce qu'on se dit il y a quand même une forme d'irresponsabilité dans les propos qui sont qui sont tenus ? Mais c'est c'est pour pour reprendre le mot de de de quelqu'un qui veut être le président des Français et donc des politiques. Rependre le mot d'un livre célèbre, c'est un ingénieur du chaos. Oui, bien évidemment, mais il a lui-même théorisé
le chaos qui permettra l'insurrection et la révolution et la confrontation entre lui et le Pen. Et même si cette dernière gagne, et bien l'insurrection et le le le mouvement incivique vont vont se poursuivre. Donc il a toujours théorisé cela. Ça n'est pas ça n'est pas nouveau. Pour ça qu'on a rien à faire avec cet individu qui est sorti depuis longtemps du champ républicain. Mais il faut le combattre politiquement. Il faut le combattre avec des arguments bien évidemment la dissolution du parti de la France insoumise tout ça c'est le réclam oui ça m'étonne d'ailleurs de l'archer mais c'est le concours l'épine on les combat politiquement on les combat par des interdictions. Vous rendez compte il aurait alors fallu interdire le Front National dans les années 80 et 90 après
tous les propos de de Jean-Marie Le Pen. Jean-Luc Mélenchon a encore tenu hier des propos terribles au moment de la conclusion, enfin des des réquisitions du procès concernant Rima Hassan en désignant encore une fois Israël là-dedans. Donc c'est c'est tout cela, ils participent de cette violence mais il se nourrit aussi de la colère, de la de la frustration, d'une rage qui existe dans notre société et dans toutes les catégories, moi je le vois autour de moi, et de l'impuissance des autres formations politiques, du champ républicain comme on le dit. répondre à ses angoisses, à ses colères, à la peur de l'avenir. Et alors à l'étranger, on entend Donald Trump qui vente Marine Le Pen qui
explique qu'il voit en elle la voix conservatrice en France, qui décrite un pays pris d'assaut, je cite, pillé incendié par des migrants, des djihadistes, des communistes. C'est le meilleur carburant pour elle ce que l'on ce que l'on a vu. Vous savez, moi je m'exprime peu. J'essaie de prendre de la de la de la distance. Je réponds pas beaucoup aux invitations et je reste cependant très préoccupé de la situation. Donald Trump aujourd'hui est en train de lâcher et l'Ukraine et l'Europe et nous met face à un défi considérable qui nous oblige à dire la vérité aux Français. Nous devons augmenter massivement en France et en Europe nos dépenses militaires. Donc ça veut dire qu'il faut faire des choix. C'est ça le débat de l'élection présidentielle. C'est de cela dont nous
devrions parler pas de savoir ce que pense ou Mélenchon ou un tel. Évidemment Donald Trump parce que c'est cette internationale d'extrême droite populiste de manière vulgaire, insupportable parce qu'il est en difficulté euh à quelques jours des élections américaines fait passer ses messages. Pas que lui, V aussi son vice-président, l'ensemble de l'extrême droite euh internationale alors que chez lui, il a des problèmes majeurs, que le maintien de l'ordre est toujours difficile aux États-Unis, que il y a beaucoup de morts dû à l'action de la de la police et il vient nous donner des leçons. Et mais ça obligera un débat. Madame Le Pen, elle veut supprimer l'aide à l'Ukraine comme Donald Trump. Donc il est là le débat. Il est sur ces questions là qui sont essentielles pour
l'avenir de la France, de l'Europe et de la démocratie, de la liberté. Manuel Vals, il est temps de passer aux questions des Français et elles sont nombreuses ce matin. La première d'entre elles qui nous vient de Fred qui habite à Menton. Je les découvre avec vous. Pourquoi ne pas interdire le port de la cagoule ou les visages masqués lors des manifestations ? Bah c'est interdit déjà. Hm. mais lo qui permet faut faire la respecter. Ça me permet de dire que et c'est pas facile toujours pour nos compatriotes de le comprendre mais qu'il y a aussi tout le travail qui doit être fait grâce à la reconnaissance faciale qui doit être généralisée au drone et qui permettent à la justice ensuite d'intervenir notamment face au pilleurs, à ceux qui créent le désordre, à ceux
qui cassent. Mais il faut faire appliquer cette loi. Je reconnais pour les forces de l'ordre dans ces conditions là, c'est loin d'être facile. Pardon d'un mot mais la reconnaissance spatiale, qu'est-ce que ça change avec des par parce que parce que on suit grâce au système de caméra. Ils sont pas toujours ils ne portent pas toujours cette cagoule quand ils interviennent. Il y en a qui ne la portent pas et donc ça permet ce suivi. Mais les vrais professionnels de la casse, de la violence, eux, ils sont plus difficiles à prendre. D'ailleurs, on le voit dans les comparitions dans les comparis immédiates. Vous l'avez dit tout. On va passer à la à la prochaine question. Monsieur Vals, vous avez été aux commandes pendant des années. Pourriez-vous lancer vous lancer dans
une candidature à l'élection présidentielle ? Une question de Pauline qui vient de Nice. Merci Pauline de penser à moi. Mais bon, le ridicule ne tue pas mais c'est toujours possible. Donc rajouter aujourd'hui une candidature alors qu'il y a pas d'attente n'aurait aucun sens. Mais mais ça ça ne veut pas dire que je ne suis pas préoccupé, vous l'avez senti, sur l'état du pays, notamment vis-à-vis de ceux qui aujourd'hui devrait prendre des responsabilité pour empêcher l'étau la tenaille mortifère qui est en train d'écraser toute possibilité d'alternative au duo Le Pen Mélenchon. Mais vous dites c'est toujours possible d'être candidat ? Non, vous êtes non non non, c'est impossible. Je ne suis pas candidat à l'élection prés c'est c'est une phrase très
importante aujourd'hui dire je ne suis pas [rires] candidat à l'élection présidentielle non mais en revanche je vais essayer modestement de de participer au débat d'idées et puis surtout de dire vous savez à tous ceux qui vont de Raphaël Gusman à Bruno Retaillot on y vient on y a rejoint bonjour Christophe bonjour monsieur le premier ministre un candidat de plus ça n'arrangerait rien venez-vous de dire mais un candidat de moin ça pourrait changer les choses est-ce que vous pensez que François Hollande qui est à 10 % dans notre dernier sondage quand il était candidat de la gauche he sang Luxman. Est-ce que vous pensez que François Hollande devrait renoncer comme vous pouvez dire voilà place à d'autres ? Ben d'abord c'est à lui de le décider mais et et mais mais je mais je suis
convaincu que François Hollande d'une manière ou d'une autre pense que moi, c'estàdire sur le fait que nous sommes face à un moment grave pour le pays, vital même vu les dangers qui sont devant nous et que d'une manière ou d'une autre, il participera à cet acte de responsabilité. Je pense pas qu'il veuille participer à à rajouter de la de la confusion, mais il doit se désoler comme moi de la situation et du paysage que vous brossiez tout à l'heure à travers le sondage qui a été publié hier et notamment de ce paysage à gauche. Hier, Mathieu Piga sur LCI disait Gluxman droite qui infiltre la gauche. Il disait "C'est comme Bismila, les ténèbres là pour le pour les mouvements des lycéens. Gluxman c'est de la droite." Mais ça venant de ce de ce milliardaire qui qui qui nous a encore montré ces
dernières semaines ce qu'il est, ses liens avec l'administration de Trump. et et avec le régime de de Maduro et on recevrait à la tête d'une d'une radio avec des humoristes qui prennent la violence et toujours euh à la limite et nous donne il donnerait des leçons de gauche à à Raphaël Gluxman. C'est c c'est insupportable mais ça fait partie de cette confusion de cette gauche paraît-il qui n'a qui n'a rien compris et qui est en train d'offrir un boulevard à l'extrême droite. Vous avez vu dans votre passé des tas de négociations pour qu'il y ait peu de candidats à la présidentielle qu'on se rassemble. Vous l'avez vu entre Mitteran et Rocard, vous l'avez vu avec Jospin. Là aujourd'hui, est-ce qui vous semble possible d'avoir une procédure pour que ce bloc central ait un seul candidat ?
Christophe Barbier, vous parlez d'un autre monde que vous et moi nous avons euh connu mais qui n'est qui n'est plus là. Moi je pense qu'il y a pas de procédure aujourd'hui possible. Les primaires autre chose. Personne n'a la capacité de les de les organiser réellement. enfin une primaire qui soit massive et conclusive et encore personne n'est capacité de les organis de les organiser. Donc ça repose que sur une seule question, un seul sujet qui est la responsabilité de chacun et les noms que j'ai cité, les 4 candidats qui sont au cœur de cette dans un mouchoir, ils devront dans les prochaines semaines prendre le responsabilité. C'est à un moment la la question personnelle n'est plus là. C'est celle de l'avenir du pays. Il ne peut y avoir qu'un seul candidat du
centre. Il peut y avoir qu'un seul candidat et qu'il disent en la vérité non seulement ce qu'il faut faire mais sur le fait qu'il faudra une coalition. Une coalition mais une coalition c'est pour les législatives. Vous seriez partisan de faire de l'impasse sur cette présidentielle. Allez tant pis. Mélangchons l' Pen au deuxème tour et quel que soit le vainqueur une coalition pour les mettre en coalition. Mais mais elle sera balayée cette coalition. elle leur apporter une responsabilité majeure dans euh euh ce scénario que vous envisagez et qui et donc il faut le faire avant et ça se prépare avant un candidat, un projet, une coalition, un discours de vérité au français. Et c'est la fin de cet entretien. Merci d'avoir été avec
Manuel Valls