Jean-Luc Mélenchon ATOMISE les journalistes anti LFI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:17Invité politiqueChiffre
« Notre pays a 3500 3600 milliards de dettes. »
- 4:58Invité politiqueChiffre
« La dette rapportée au nombre d'années d'un titre moyen de dette, c'est à peine 12 % de ce qui sera produit pendant les années considérées. »
- 7:53Invité politiqueFait
« L'affollement, c'est l'arme de l'ennemi de la France. »
- 8:33Invité politiqueFait
« Nous annulons quelque chose qui ne va coûter zéro à votre bilan. Zéro, ça changera rien. »
- 16:54Invité politiqueFait
« La France a le dessus. Alors voilà, ça recommence. Donc 1 contre 26 parce que vous vous avez perdu d'avance. »
- 22:19Invité politiqueChiffre
« À la dernière campagne présidentielle, je vous ai dit ces gens ont l'intention de passer un total de 80 milliards de dépenses sociales sur le budget de l'État. »
- 23:03Invité politiqueFait
« Ils ont secrètement mis en place un régime de TVA dite sociale, c'est-à-dire pour payer les dépenses sociales. »
- 25:43Invité politiqueFait
« Le maintien de l'ordre est une très mauvaise expression. De quel ordre vous parlez ? »
- 26:26Invité politiqueFait
« Tirer dans la figure de quelqu'un n'est pas un geste adapté. Tirer à bout portant sur un jeune et lui fracasser la mâchoire et toute sa dentition n'est pas un geste adapté. »
- 27:10Invité politiqueFait
« À 11h30 du matin, 20 gugus provoquent la rangée de policiers qui se trouvent là et la bagarre commence à 11h30 à un bout de la place de la République. »
- 28:31Invité politiqueFait
« Le gouvernement a décidé que la police judiciaire était de trop et les a mis sous l'autorité du préfet et non plus du juge. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous êtes qui vous ? Vos profs, ils ont votre âge ? Qu'est-ce qu'on a à faire de ces gens ? Pourquoi payer leur retraite ? Où sont vos profs ? Levez la main que je vous vois. À quoi bon vous payez des retraites ? Vous voyez pas que vous êtes des parasites ? Vous empêchez ce jeune homme de vivre et de sir sans être sans être des parasites. Il y a des il y a un stock monétaire qui c'est votre père que vous comptez faire travailler jusqu'à 70 ans. Il y a un stock monétaire il y a un stock monétaire qui est qui est limité. Il y a un argent qui est limité. On la loue soit aux jeunes, soit aux plus vieux. On choisit. non plus. Donc on choisit pas, rien de tout ça n'est vrai.
Donc on a autant d'argent que vous faites des phrases là l'abruti moyen qui regarde en sirotant sa bière ou en schnoufant sa coque et qui voit ça. Il voit les flammes et il voit Mélenchon. Tout ça est abject. Les médias Attendez une seconde. Non non on passe pas vite là-dessus. Responsabilités poli. Bon à l'instant je disais un droit est une liberté. Je pourrais donc décider de laisser vivre ce récit. euh sa vie. Nous verrons quelle sera sa durée. Je j'apprécie l'humour qui s'y trouve. J'ai la bouche pleine des répliques que je pourrais vous faire euh dans le même registre. Mais je laisse tomber. Je vous mets en garde contre, si vous me permettez, deux choses.
La première, c'est de réduire l'analyse politique à la psychologie des personnages qui sont dans la politique et encore plus à improviser ce qui est censé être une science. à mes yeux ça se discute. Que serait la psychanalyse surtout avec les instruments aussi rudimentaires que vous utilisez pour me me décrire. Mais parce que psychologiser la politique c'est la dépolitiser. Je je le dis pas dans mon cas, ça m'amuse mais je je veux vous le dire à tous. Les personnages sont des personnages mais ils évoluent à l'intérieur d'un certain nombre d'événements d'éléments qui les conditionnent. Je vais pas entrer dans le dans le détail des choses qui m'ont amusé ou même piqué hein.
Je vais pas vous dire le contraire mais il me semble que votre récit par sa méthode est erroné puisque vous ne considérez qu'un aspect de la réalité. C'est comme si moi je vous considérais uniquement d'après vos amis. Et deuxièmement, il était éré politiquement pour deux raisons. La première, c'est que en 2008, je ne coupe pas un cordon bilical. Je reste fidèle à une identité laquelle ? C'est celle qui résulte du fait qu'en 2005, j'ai voté non au référendum qui constitutionnalisait l'ordolibéralisme sous lequel nous vivons depuis.
Donc c'est un fait politique qui a déterminé un raisonnement politique qui s'est avéré juste à savoir que quiconque adhérait à ce traité finirait par rencontrer une désapprobation massive de notre pays parce que la psychologie pour le coup collective ou la culture collective de notre pays n'est pas celle de l'Angleterre ou d'autres ou d'autres nations qui ont d'autres talents que le nôtre. Nous nous sommes d'abord définis par le fait que nous nous sommes construits comme une nation et comme un peuple. comme une invention politique à travers notre état et donc c'est une toute autre mentalité que celle qui est contenu par la logique de l'ordolibéralisme.
Par conséquent, pour moi, il était certain que le parti auquel j'appartenais, qui avait appelé à voter oui et qui avait durement combattu ce qui était pour le nom serait dorénavant lié à ce texte et ne produirait des programmes politiques qu'en accord avec l'ordolibéralisme auquel je n'adhère pas car ma ma philosophie de l'histoire est anticapitaliste. Je ne crois pas que le capitalisme soit la fin de l'histoire et je crois que d'autres valeurs, d'autres principes peuvent animer l'histoire. Voilà pourquoi je me permets avec la même audace que vous à me juger d'après ma psychologie ou supposéelle à vous dire politiquement ces deux aspects font de vous intellectuellement des libéraux.
Vous n'êtes pas des collectivistes comme moi et bon voilà nous sommes nous parlons d'un balcon différent. Voyons si en parlant l'un et l'autre on éclaire la conscience de chacun. La plupart d'entre vous euh appartiennent ou sont à un moment de leur vie où vous aurez l'occasion, pardon là, je vous parle d'une manière un peu paternaliste mais je m'en fous. Euh vous vous êtes à un moment de votre vie où indépendamment de votre appartenance sociale, un département de de vousou d'ouverture. Vous n'êtes pas enfermé par trop de routines ni trop d'obligations. Si bien que notre rencontre peut avoir un intérêt. Notre pays a 3500 3600 milliards de dettes. Affolons-nous tous en cadence. C'est horrible.
C'est monstrueux, c'est tout ça. Oui. Bon, c'est encombrant mais la dette rapportée au nombre d'années d'un titre moyen de dette, c'est à peine 12 % de ce qui sera produit pendant les années considérées. Deuxièmement, la dette rapportée, ce qu'on fait pour n'importe qui puisque le plus souvent, on vient me dire "Ah ben, c'est comme dans un ménage." Non, justement, c'est pas un ménage. L'État, l'État choisit ses revenus. Mais si on devait le rapporter comme on le fait pour un ménage, on rapporte la dette aux actifs à ce que possède le diménage pour savoir s'il va être en état le cas échéant de tout sacrifier à la Bernard Palici pour payer sa dette. Deuxièmement, la charge moyenne de la dette.
Oui, mais on parle de on parle de flux aujourd'hui. La question c'est le taux de refinancement de la dette future. Oui, c'est ça. Pas pas tant le stock parce que vous vous prévoyez le le taux auquel on va le payer. C'est ça. Bah moi, je pense aux jeunes générations qui vont devoir payer une dette. Oh mon dieu les pauvres. Et je me dis à quel taux vont-ils payer cette tête. Ah donc vous mettez maintenant un point d'interrogation. Il y a un instant c'était une certitude. Non, je me demande le taux. Quel très bien ? Mais je vais vous répondre à quel taux. Nous en sommes à des évaluations respectives. Vos prédécesseurs aux précédentes campagnes présidentielles déjà posé cette question.
Celle en 2022, celle en 2016, celle en 2012. Je les ai fait donc je m'en souviens très bien. Et à l'époque déjà on jetait de grosses larmes. Savez-vous quel est le taux moyen que l'on paye sur le total de la dette ? parce qu'aujourd'hui on parle comme si demain matin, il il faudrait rembourser la totalité de la dette au taux d'intérêt apocalyptique annoncé qui sont de 5 6 et peut-être même 7. On a 300 milliards à emprunter par an sur les marchés financiers. OK. Donc même si c'est une question de moyenne à terme si on en prend chaque année plus cher. Voilà, c'est ça.
Ne parlons pas de ce qui vient d'avoir lieu parce que là on a des certitudes tandis que parler du futur permit de confronter des scénarios absurdes autant qu'on veut. Par exemple, je pourrais vous dire nous emprunterrons à 0 %. Qui a raison ? Vous moi, on nen sait rien. Alors peut-être dites-nous comment les membres du Yesons de l'expérience. Partons de l'expérience. Non mais sinon ça devient on va vous moi je vais lire dans le dans le fond de votre verre. Le futur, le futur il [raclement de gorge] part de ce que l'on a appris de l'expérience. Quel est la le taux moyen aujourd'hui du total car on ne va pas rembourser 3600 milliards là demain matin.
On va mettre plus de 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans. Le taux moyen, accrochez-vous bien, c'est même pas 2 %. C'est un peu plus de 1 %. Pourquoi ? Parce qu'on a connu une période qu'aucun de vos prédécesseurs ne m'avait annoncé dans les précédentes campagnes où on a emprunté à un taux négatif. Donc pas d'affolement, pas d'affolement sur la DES. Non, attendez, bien sûr que non, il faut pas d'affollement. Je vais même vous dire une chose, je vais être plus précis. L'affollement, c'est l'arme de l'ennemi de la France. D'accord ? Donc, on n'est pas en train de rigoler là entre nous. C'est pas une plaisanterie la dette de la France.
Quand on a été premier ministre et qu'on dit la France est en faillite, quand on s'appelle monsieur Bairou et que pour faire peur à tout le monde et faire avaler un budget qui est une incohérence économique absolue, alors on dit nous allons nous marchons à la faillite. Quand on s'appelle madame Le Pen qu'on est candidate à l'élection présidentielle que tout le monde annonce qu'elle a gagné d'avance et qu'elle dit "La France va au-delà au-devant d'une crise obligataire". Il y a rien qui permet de dire ça. Donc moi, je les considère comme des nuisibles. Je dis à la Banque centrale européenne, nous annulons quelque chose qui ne va coûter zéro à votre bilan. Zéro, ça changera rien.
C'est de l'argent qu'on se doit à nous-même. Vous avez deux possibilités : la feu, j'entre dans votre sujet, ou la mettre au congélo. Je suis disponible. C'est-à-dire que si vous voulez la mettre au congéot plutôt que la mettre au feu, ah ça se discute. Je peux l'entendre du moment que je paye pas. Si les Allemands ne veulent ni l'un ni l'autre, ni le congélo, le feu ? Ah non, mais c'est d'accord parce qu'à ce momentlà, on a qu'à demander à madame à monsieur Schmol là de diriger la France puisque c'est lui qui décide, hein. Donc moi, j'ai l'idée que c'est nous qui décidons pour nous.
Mais attendez là aussi, prenez le temps de d'entendre ce que je vous dis avant de passer à la question rituelle habituelle parce que dans un instant, vous en êtes au Pays-Bas et vous aurez plus rien à me dire. Donc prenez les étapes. Donc première étape, je pose ce problème et je lui dis "Regardez bien maintenant ce que vous faites. Écoutez-moi parce que vous pourrez comme ça resservir ça au suivant qui passera ici. Que se passe-t-il ? Supposons que par mon irresponsabilité, le fait que ce que je propose ne peut même pas s'écouter parce que les Allemands ne veulent pas et que quand les Allemands veulent, un bon français est au garde à bout. C'est ça.
Bon, pas que les Allemands, il y a l'autric. [grognement] Euh donc non, non, mais je connais tout ça. C'est là, je fais bref parce que vous mêes Non, mais c'est-à-dire qu'il y a il y a des règles européennes. Vous en convenez ? Donc vous en convenez vous aussi ? Est-ce que vous en con Vous obériez ? Vous obéirez. Est-ce que est-ce que on peut annuler une dette si la BCE le refuse ? C'est simplement la question. Vous dites qu'on est on est maître du jeu. Pas tellement en réalité quand une dette est détenue par la BCE. Est-ce qu'on est vraiment maître du jeu ? Admettons, je prends, je fais le pari du fou, d'accord ?
Je vous dis "Ouais, on est maître du jeu, vas-y, prends-moi de de force du fric." Comment tu fais baisser ? Ah oui, donc vous annulez unilatéralement cette dette. Non, mais attends, c'est vous qui venez de me le dire. C'est pas moi. Moi je vous ai parlé d'autres choses et vous me laissez pas terminer mais je vais venir mais je veux vous prendre au piège des mots dans lesquels vous vous êtes enfermé pas moi. Je vous dis que si supposons on on on met la France en défaut d'accord puisque c'est ça qu'on qu'on nous soupçonne de vouloir faire. Si on met la France en défaut, vous avez dit il y a des lois, on les respectera les autres aussi. Vous êtes d'accord ? Très bien.
En 2012, on a voté, on a adopté le mécanisme européen de stabilité financière. Si la France est en défaut, nation qui a 3500 milliards de dettes, et ben les autres vous vous les répartissez parce que la dette sera payée à cause du mécanisme européen de stabilité financière qui lie tous les pays de l'Union européenne. Si Chipras avait dit au lieu de dire je vous paye comme il l'a fait, s'il avait dit et ben écoutez-moi, j'ai pas de sous et comme je suis 2 % de l'économie européenne, je peux rien et bien les Français auraient payé 45 milliards et les Allemands 65 milliards.
Par conséquent, arrêtez de faire comme si nous étions les mauvais élèves de la classe et que les autres nous dominant de leur regard suprême nous donneraient des ordres auxquels nous serions obligés d'obéir. J'envisage tous les cas devant vous. Ce n'est pas le cas que je souhaite. Quant à nos bons amis allemands, après avoir emprunté les 500 milliards qui s'apprêtent à emprunter pour déclencher leur économie d'armement en vue de la paix perpétuelle à laquelle ils visent et dont ils sont coutumiers, et bien figurez-vous que eux aussi ont intérêt à regarder de plus près ce que vont être les taux d'intérêt.
Si on met des taux d'intérêt à 6 % pour les Français, il y aura pas beaucoup de temps avant que eux aussi se mettent à payer plus que ce qu'ils ont envie de payer. Par conséquent, ce que je vous demande d'entendre, c'est de cesser les raisonnements qui sont des purs mécanismes comme A, alors B, alors C, alors écoutez, même dans les sciences dures, la réalité est devenue probabiliste. Alors, il y a que l'économie, cette fouesse de science dans lequel la réalité serait enchaînée par des causes et des effets.
Mais dans ce monde pur et parfait, premièrement, il y a une masse monétaire qui circule à l'intérieur d'une sphère au qui est tellement, comment dire, appétissante, goulante que le capital préfère se placer dans cette sphère plutôt que dans la production. Prenons un exemple bien concret et qui touche à ce que nous sommes en train de dire. Quand la Banque centrale européenne a racheté des titres de dettes primaux, normalement, elle aurait dû déclencher de l'inflation. Où est l'inflation ? Parlez-moi de l'inflation de l'année 2015-28. Ah il y en avait pas. Et quand le président de la Commission européenne a déclenché celui qui buvait sec là, comment vous l'appelez ?
Le le Premier ministre de du Luxembourg, Junker. Jean-Claude Junker. Schmol. Voilà, on va dire comme ça. Donc celui-là, bon, quand il a fait des propositions aux banques, il a fait trois plans de relance et il a dit "Je vous propose de l'argent si vous êtes capable d'emprêter à des gens pour construire des maisons." Résultat, wou, personne a pris son argent. Et à la fin, il a fini par dire "Allez, bon voilà, il y a des sous 86 milliards par mois.
86 milliards par mois que la banque centrale européenne sous l'influence d'un homme qui avait la tête sur les épaules qui voyait l'Europe commencer à s'enfoncer dans la stacflation, il a distribué ça aux banques privées." Mais alors donc vous dites que les taux vont diminuer. C'est ce que vous avez dit en début. S'il y a une annulation de la dette normalement. Mais alors Nicolas Dufren l'économiste qui selon le monde vous a soufflé l'idée de l'annulation de cette dette, dit lui-même que une situation d'annulation unilatérale créé une panique financière. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
D'abord, d'abord, le monde m'attribue des influences euh qui sont un peu présomptueuses, car voyez-vous, je sais bien que cette année vient commencer avec ceux qui ont été pondus cette année, mais la question de la dette ne vient pas de surgir dans l'actualité. Elle existe parce que il y a eu le thème de la dette odieuse pour tous les pays de l'Amérique latine. Elle existe parce qu'il y a eu toute l'Afrique qui a été le cahier le cahier de brouillon de cette politique pendant plus de 10 ans qui a tout détruit.
Ensuite, on est passé à l'Amérique latine et là a été posé et il y a eu une commission devant laquelle j'ai été appelé à témoigner de l'ONU sur un mandat de l'Équateur et de l'Afrique du Sud pour savoir comment on oblige les entreprises à respecter leurs obligations. Et auparavant, l'Argentine avait déclenché euh une commission avec un mandat de l'ONU sur les dettes souveraines. Donc pardon de dire à Nicolas qu'il n'a pas l'âge de m'avoir suggéré quelque chose qui était dans le débat public depuis déjà au moins 15 ans. Voilà. Ensuite, ce qu'il dit, il en assume la responsabilité. Si vous voulez en savoir davantage, invitez-le. Moi, je réponds pour moi. D'accord ?
Et le monde peut m'attribuer les influences qu'il veut. Moi, je sais aussi quelles influences subit le monde et je vois qu'elles sont très efficaces quand ils courent interroger le banquier allemand mais qui vient pas me demander mon avis à moi parce que pour le monde, le banquier allemand est plus important qu'un compatriote qui pourrait être président de la République. Mais je suis habitué à l'atlantisme de ce journal. Par conséquent, si c'est à moi que vous vous adressez, je vous réponds. Normalement, les taux devraient descendre, mais voilà pourquoi ça ne se produira pas quand même.
Et pourquoi vous aurez une crise, non pas une crise obligataire comme l'a dit stupidement madame Le Pen qui participe au complot général pour ruiner son propre pays. Autrement dit, une ils existent, vous allez pas pouvoir les supprimer. Donc leur action va dans tous les cas perdurer au moins un temps. Mais est-ce que j'ai dit que j'allais le supprimer ? Non, parce que du coup les taux vont augmenter s'il continuent d'agir. Parce que vous dites que il poussent les taux à la hausse. Le début de la phrase peut-être. J'ai dit il y aura une crise de la dette privé avant j'ai le droit de faire un pronostic. Vous en faites vous ? Vous pensez que tout va aller bien sauf pour la France.
C'est votre point de vue. Moi je pense que ça va aller très mal pour beaucoup avant que ce soit le tour de la France. Voilà. Voilà ce que je crois. Et je pense que les edge fond peuvent se casser la figure plus vite qu'il ne le croi à avoir pris des rits excessifs. Et figurez-vous que le cassage de gueule dans les chefond, c'est une bonne nouvelle. C'est un créancier qui meurt. Le créancier qui meurt et qui n'a pas d'héritier. Adieu la dette qui part avec eux. Je suis content de vous faire sourire parce que enfin on détend un peu la question. La France a le dessus. Alors voilà, ça recommence. Donc 1 contre 26 parce que vous vous avez perdu d'avance.
Je sais pas quelle carrière vous comptez faire mais moi je vous embauche pas hein. Parce que un mec qui démarre en pensant qu'il a perdu, c'est pas la peine hein. Vous en prenez un autre. Au moins au moins vous laisse l'espoir qu'il se passe quelque chose. Donc je ne serai pas un contre 26. D'abord j'ai cinq alliés, ils ont tous dépassé 100 %. Et les Nigo qui croient à la science, d'après laquelle 100 % du PIB d'une année, calcul grottesque s'il en est, est ruineux pour le pays.
Vous savez que cette thèse est l'invention de deux économistes qui ont été malheureusement pour eux démasqués par des stagiaires qui ont refait les comptes et sont aperçus que ce qui racontait reposait sur des bases ça n'existe pas. La preuve, c'est que le nombre de pays qui ont plus de 100 % d'endettement par rapport à leur PIB annuel et extrêmement nombreux que ces gens sont pas en failli. Tout dépend où est la dette, qui la possède et dans quelles conditions. Le but politique d'un gouvernement insoumis, c'est de faire échapper la France à la dictature des marchés financiers internationaux. Et nous avons donc tout un plan. le début, ça consiste à convaincre nos partenaires.
Si nous avons avec nous les Espagnols, si nous avons avec nous les Portugais, les Italiens, les Grecs, les Belges, c'est pas un contre tous, c'est 50 % du PIB de l'Europe. Je vous rappelle que nous sommes la deuxème puissance économique du continent. La 3e c'est les Espagnols. Non, la 3e c'est les Italiens. La 4e c'est les Espagnols. Contrairement à ce que raconte madame Merkel, nous ne sommes pas le club maître de l'Europe. C'est nous qui produisons l'essentiel de la richesse du continent. Il faut jamais l'oublier parce que sinon vous vous laissez intimider par un rapport de force qui n'existe pas.
Quand cette femme a dit qu'elle allait pas payer les la retraite des des Portugais, d'abord elle était insultante et deuxièmement raconter n'importe quoi parce que personne ne perra la dette des Portugais à part les Portugais eux-mêmes. Donc partez toujours de cette réalité. La France est forte, on peut faire des choses. C'est pas moi qui ai créé 3600 milliards de dettes, s'il vous plaît. Vous voudrez bien vous rappeler que ce sont les personnages politiques que vous adulez de génération en génération qu'on crée ce chaos. C'est pas nous.
Parce que la seule année où on a eu un gouvernement qui était un gouvernement de gauche et pas assez à gauche à mon avis, quoi que j'en ai été membre, et bien c'est la seule fois qu'on a fait le plan du plus grand plan d'embauche depuis la guerre. C'est la seule fois où tous les comptes sociaux ont été mis au vert, c'est le gouvernement de Lionel Jospin. Ceux qui ont creusé la dette, c'est tous les autres. Et à cela, on ne demande pas de compte. Qu'est-ce qu'il disait tout cela ? Moi, je vais vous donne ma thèse historique. Ils ont appliqué une stratégie.
Cette stratégie a consisté à endetter à mort l'État pour obliger à détruire l'État et espérer que le marché occupe la place, que les services publics n'occuperont pas. C'est une stratégie exactement comme nous. Nous avons la stratégie exactement inverse, c'est-à-dire renforcer le poids de l'État et de sa décision dans le fonctionnement de l'économie parce que nous pensons que ce sera une conduite plus rationnelle que celle du marché, surtout si vous êtes en France où l'esprit commerçant est pas si développé que ça. Bon, je crois que je vous ai à peu près tout dit sur le sujet là. C'est parfait. Si vous le permettez, on va avancer sur une autre question économique.
Mais tant que vous voulez, on peut continuer pendant une heure ou de ça me dérange pas. Et mais je tiens je tiens à souligner devant vous. J'espère que d'autres m'entendront. dans ce que nous sommes en train de vivre, je n'enlève pas la responsabilité ni de ceux qu'on crée la dette et c'est pas nous. Deuxièmement, de ceux qui passent leur temps à aller expliquer que la France est en faillite parce que cela conspirent contre leur pays. Quand vous imaginez-vous, vous êtes en fond de pension, alors vous êtes là en train de préparer vos emprunts et tout et alors arrive la case France. Ah bah non, là le premier ministre dit qu'on est ruiné.
Pourquoi moi qui suis le gars qui va prêter, je dire non, ça va très bien en France, j'achète quand même. Ceux qui dénigrent leur pays nous mettre en difficulté, aggrave la difficulté. Je n'ai pas d'autres explication à l'écart que entre les Allemands et nous. Alors, c'est un débat philosophique ou économique parce que le débat philosophique peut-on avoir raison tout seul ? C'est une discussion de philosophie. Euh alors, il y a des points de vue, non mais attendez, il y a des points de vue vérité en de ça des Pyrénées, mensonge au-delà. Bon, bref. C'est un c'est une question philosophique. Si la question est de type économique, ce que font les autres est leur affaire. Pourquoi ?
Parce que la question des retraite dépend d'une série de paramètres qui sont différents dans les États.
Savez-vous qu'on n'a pas augmenté les cotisations depuis 1990 à terme à terme même si la productivité elle augmente enfin ça ça résout pas notre équilibre notre déséquilibre démographique mais attends le déséquilibre démographique ou assurer l'équilibre de la retraite non mais c'est quelque chose à prendre en compte dans les retraites dans la façon dont on dépense pour nos retraites de mieux en mieux dans les dépenses vous voulez les limiter non j'ai pas dit ça mais est-ce que notre système est viable est-ce que notre système est viable est-ce qu'on devrait par exemple faire un système par répartition ou un système système hybride par répartition et par capitalisation. Voilà.
Celle je la connais. D'abord il est hybride hein et puis après il est de plus en plus hybride et puis à la fin bon il y a la retraite pour les pauvres et puis les autres qui peuvent se payer la leur et vous tous à la première crise financière quick vous avez plus en rond. C'est ce qui s'est passé aux États-Unis pour les principales caisses de retraite par répartition. Alors peut-être qu'à vous ça fait ni chaud ni froid mais quand on a l'idée qu'on va gouverner un pays on peut pas intégrer l'hypothèse que les gens se soient fait dévaliser aux États-Unis de cette manière. et on à la fin de l'Union soviétique avec une méthode à peu près comparable.
Il y a quand même des problèmes pour la petite entreprise, c'est plus difficile mais surtout parce que les hommes politiques que vous admirez ont trouvé la combine pour prendre tout le monde à la gorge. À la dernière campagne présidentielle, je vous ai dit ces gens ont l'intention de passer un total de 80 milliards de dépenses sociales sur le budget de l'État. Ils n'y arriveront pas sans augmenter la TVA et je vous ai dit ils vont créer la TVA sociale. Je me suis fait traiter de mythomane, d'un folleur public et cetera par toutes les autorités telles que monsieur le maire qui a quand même creusé un trou de 1200 milliards et m'en reproché 100 et cetera. Mais que s'est-il passé ?
Ils ont décidé d'exonérer de cotisation sociale jusqu'au niveau trois fois le SMIC. Qui paye cette exonération ? C'est le budget de l'État qui pour l'essentiel, c'est une part de la TVA qui passe là-dedans. Autrement dit, ils ont secrètement mis en place un régime de TVA dite sociale, c'est-à-dire pour payer les dépenses sociales. Elles sont dans le budget de l'État. Et maintenant, les voilà qui arrivent la bouche en cœur en disant "Ah non, la dépense sociale, aucun système n'est aussi généreux que le nôtre." Mais de quoi il parle ? Qui est généreux ? sont les travailleurs avec eux-mêmes car la sécurité sociale c'est leur cotise.
Et personne n'a demandé que les cotisations passent dans le budget de l'État. Vous êtes qui vous ? Vos profs, ils ont votre âge. Qu'est-ce qu'on a à faire de ces gens ? Pourquoi payer leurs retraite ? Où sont vos profs ? Levez la main que je vous vois. À quoi bon vous payez des retraites ? Vous voyez pas que vous êtes des parasites ? Vous empêchez ce jeune homme de vivre et de s'évir. S être sans être des parasites, il y a des il y a un stock monétaire qui Voilà. Chez votre père, vous comptez faire travailler jusqu'à 70 ans, il y a un stock monétaire, il y a un stock monétaire qui est limité.
Il y a un argent qui est limité, on la loue soit aux jeunes, soit aux plus vieux, on choisit non plus. Donc on choisit pas. Rien de tout ça n'est vrai. Donc on a autant d'argent que vous faites des phrases là, on a Non mais c'est une posé une question humaine. Est-ce que vous dites à votre père tu iras au boulot jusqu'à 70 ans ? Est-ce que c'est ça que vous lui dites ? Je vous interr sur vos priorités. Non mais c'est la jeunesse, je vais vous expliquer un truc. Pour faire un gosse, faut être deux. D'accord ? Donc s'il y a pas deux, il y a pas de gosse. Et une fois qu'il y a le gosse, pour l'éduquer, vaut mieux être deux peu importe de quel secte. D'accord ?
Jeune homme, les gens n'existent pas, les jeunes d'un côté puis à part après, il y a les grands. Vous bouffez davantage qu'un autre vous, grand comme vous êtes. Je suis très faim quand même. Ah ben peut-être faim, mais vous bouffez et vous êtes en pleine crise de croissance, ça se voit. Bon, donc ça va quoi. Ça suscite trier les gens. Ne triez pas les gens parce que nous ne sommes pas triables. Nous sommes obligés de vivre ensemble. Moi, je trouve que c'est plutôt bien. Les violences subies par les manifestants et par la police, tout comme les dégâts matériels infligés au petit commerce, ont choqué les Français. Face à la situation, vous avez dénoncé une grande incompétence du gouvernement.
Le ministre de l'intérieur a lui-même reconnu une perte de contrôle. Quelles sont selon vous les bonnes méthodes d'action à employer dans le cas précis des événements du 17 octobre ? Ouf ! Bon, d'abord alors commençons par le commencement. Le maintien de l'ordre est une très mauvaise expression. De quel ordre vous parlez ? Il faut dire si on veut à tout prix parler de maintien de l'ordre, on va dire le maintien de l'ordre public, c'est-à-dire la tranquillité, l'exercice des droits constitutionnels pacifiquement manifestés pacifiquement et ainsi de suite. Bon donc un de quoi on parle ? De l'ordre public et de rien d'autre.
Deuxièmement, l'ordre public, le maintien de l'ordre public est un métier. Ce n'est pas une affaire de gros bras et de petites cervelles. C'est une affaire de grosses cervelles avec des bras qui ont des gestes adaptés. Par exemple, tirer dans la figure de quelqu'un n'est pas un geste adapté. Tirer à bout portant sur un jeune et lui fracasser la mâchoire et toute sa dentition n'est pas un geste adapté. Ce n'est pas un geste professionnel. J'en passe et beaucoup. Aujourd'hui, la liste de ceux qui ont été amputés, blessés de toutes les manières possibles à la fin de ces événements est déjà très longue.
Le nombre de jeunes gens qui sont passés en garde à vue sans aucune décision d'aucune sorte ni aucune démonstration de quelque culpabilité que ce soit est considérable. Le 24 octobre, il y a plus de monde qui a été au trou que le 17. Alors, je vous dis tout ça pour bien rappeler dans quel ensemble nous vivons. Quand arrive le 17, je vais pas faire de paranoïa, d'accord ? Puisque tout à l'heure vous on m'a on m'a soupçonné de vire d'après des Je fais le contraire. Je fais le pari de croire que les gens qui prennent des décisions le font d'une manière professionnelle. Pas monter un tracnard comme ça, jamais de la vie.
Et à 11h30 du matin, 20 gugus provoquent la rangée de policiers qui se trouvent là et la bagarre commence à 11h30 à un bout de la place de la République. Personne n'a pu entrer. Si bien que comme on ne pouvait plus entrer sur la place de la République, des dizaines de groupes se sont formés un peu partout. Nous ne sommes pas une armée. Et quelles sont les bonnes méthodes ? Alors à ce momentl ? Nous ne sommes pas Attendez mais monsieur, je ne suis pas policier. Vous vous avez l'air de l'être. Mais vous serez peut-être le chef de la police. Ah bon ? à venir.
Bah c'estàd vous serez le chef des armées donc le chef de la gendarmerie donc vous aurez c'est ça et j'irai personnellement avec un casque. Le prof c'est 2200 donc nous sommes un pays où on paye mieux un policier qu'un instituteur. J'ai pas de mépris pour les policiers doivent être payés correctement mais admettez que il y a là un écart qui est difficile à supporter. Moi je vous ai dit on essaiera ça maintenant ce que je ne veux pas vous cacher que certains n'aillent pas rêver. Nous allons refonder la police de la cave au grenier avec la police de proximité ou une autre un autre organe policier que écoutez, je vais vous apprendre des choses qui vont vous bouleverser.
Il existe déjà un truc qui s'appelle la police judiciaire dont c'est le boulot mais le gouvernement a décidé que la police judiciaire était de trop et les a mis sous l'autorité du préfet et non plus du juge. Si bien que le préfet est en état de dire à vous qui menez une enquête sur moi, écoutez demain là, il faut régler la circulation. J'exagère mais à peine. C'est une erreur monstrueuse. La police judiciaire doit être préservée de manière distincte des autres corps de police et elle doit être renforcée de même d'ailleurs qu'une autre police, celle qui lutte contre la fraude fiscale et ainsi de suite.
Mais là, nous sommes sur la délinquence puisque c'est elle apparemment qui a l'air de plus nous perturber. Moi, je suis plus perturbé par les 100 milliards de dollars que de de d'euros que je me fais voler tous les ans dans mon pays. Mais la délinquence existe. Je vais pas vous dire ça n'existe pas. On ne s'en occupe pas. Mais j'en ai r bol pas de vous hein, des scronneux qui se la jouent et on va faire celle va faire là. Ça fait 10 ans que vous faites votre machin, ça marche nulle part. Mais je vous parle du capitalisme de notre époque dominé par les hedge funds, dominé par des spéculateurs, des gens qui augmentent les taux d'intérêt pour tondre un peuple entier.
Mais je suis sûr queon sera d'accord pour dire l'intérêt général. Après, on va découvrir qu'on en a pas forcément toujours la même idée.
Jean-Luc Mélenchon