« Général des banlieues » : de Marignan à la Seine Saint-Denis, avec le Général de Richoufftz
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:00général_de_richoufftzFait
« « La France est un pays fondamentalement assimilationiste. » »
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[Musique] et bien bonjour à toutes et à tous nous sommes aujourd'hui le 9 janvier 2025 et dans le cadre des entretiens que j'essaie d'avoir régulièrement avec des personnalités du monde politique du monde culturel ou de différents intervenants dans tout de nombreux domaines j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui euh le général Emmanuel de Richou de richouf richouf voilà bonjour général qui est en 2è section come on dit donc vous êtes vous êtes retraité et qui va nous parler d'ailleurs de sa viille à une vie assez extraordinaire une vie très remplie et qui continue bien qu'il soit retraité maintenant il continue à avoir une activité débordante comme vous allez le le le voir alors c'est un plaisir de vous recevoirci beaucoup alors déjà déjà un petit mot sur votre nom de famille de richouf alors ça s'écrit 2ftz et donc la première chose que j'ai demand au général c'est comment on fait pour prononcer donc en fait il paraît qu'il faut pas prononcer le TZ c'est ça parce que le TZ a été le TZ a été rajouté au cours de l'histoire on sait pas pourquoi mais initialement c'était de def Richou voilà de richouf alors votre encein parce que j'ai regardé ça sur une notice Wikipédia j'ai vu que vous avez un ancêtre lointain qui en fait était allemand tout à fait et qui est venu travailler pour le roi de France et mis au service du pas n'importe lequel cé fr vous savez à l'époque il il y avait pas d'armée ou très peu d'armées national paril fallait les payer donc on avait des mercenaires et chaque fois qu'il y avait une bataille où il y avait des affaires qui se jouaient sur les différents théâtres d'opération différents pour les différentes royautés ont rémunérait des des mercenaires et donc mon ancêtre faisait partie d'une faisait partie des mercen duc de gel je crois et qui a travaillé pour le roi de France François 1er et qui situe l'rait à Marignan puisque puisque le roi de France remporté la victoire de Marignan et mon ancêtre qui était qui s'appelait Éric de richichouf a été blessé sur champ de bataille et mourant a quasiment fait sont en disant je je remercie le roi de France de m'avoir de m'avoir euh accepté et C la bannière française je je je suis en train de je suis en train de de mourir et cetera et en fait il est pas mort et le roi de France en remerciement lui a lui a dit bah écoutez vous allez être français voilà et donc mes ancêtres mais la famille est française depuis 1515 alors moi ça c'est le genre de chose je sais pas ce que vous en pensez mais moi j'adore parce que là on vit c'est l'histoire de France hein c'est comme lorsque j'avais reçu il y a quelques mois de cela Patrice r butau donc vous rappelez qu'il descendait par un côté de sa famille du Président de la République Patrice de mcmaahon par une autre par un autre membre de sa famille il descendait en ligne direct de Louis XI et d' d'Autriche donc là alors c'est encore mieux donc on a le général de richouf qui descend en ligne directe quelqu'un qui s'est battu marignant en 1515 qui connaî pas 1515 quand on était petit la première chose qu'on apprenait c'était 1515 Marignan alors finalement vous êtes des immigrés alors bah voilà je suis un immigré de pas de fraîche date comme certains donc j'ai été j'étais assimilé en fait la famille était assimilée puisqueà l'époque on devait assimiler il fallait parler le français il fallait il fallait s'intégrer il fallait il fallait voilà montrer montrer je dire sa sa sa sa foi dans la dans la royauté française et voilà et et mes ancêtres on ont été à la fois en Picardie ont été voilà ont pas mal boug ont pas mal bougé dans le royaume de France mais ceci étant on a on a plus de château on a plus de fortune on a plus rien quoi donc voilà mais vous avez une histoire de 500 an d'amour de la France on peut dire voilà alors vous avez fait des études vous êtes vous êtes entr à saint-cir je suis entr à saint-cir je suis de la d'une promotion illustre qui s'appelle la promotion générale de Gaulle donc avec un Parin comme ça on ne peut être que on peut être que porté par par la foi qui nous anime et puis j'ai une une vie je pense assez intéressante et mouvementée puisque j'ai été à la fois j'ai commencé avec les du contingent puis j'ai poursuivi avec la Légion étrangère où j'ai servi 9 années vous a été 9 ans à la Légion étrangèreangère oui tout à faitant vous français ça n'est pas rés c'est pas c'est pas mais les officiers sont les officiers sont français sont français et ne font ne font pas carrière à la Légion étrangère vous avez des est voilà donc j'ai j'ai ch donc en revanche les les les soldats ah bah ils sont étrangers aujourd'hui vous avez la moi la Légion étrangère quand je suis rentré en 76 2è Régiment étranger de parachutiste en Corse la Légion était française à 75 % au oui à l'époque des mauvais garçons des repris de non ça c'est ça c'est un peu l'histoire qui qui dit ça c'est c'est le mythe bon c'est des Canadiens c'est des Canadiens Français les Belges et cetera donc voilà mais mais des Français qui se faisait VO mais aujourd'hui c'est une majorité c'est 75 % d'étrangers et depuis 15 20 ans et donc viennent d'où alors alors les étrangers B ils viennent de T de tous les continents VO de tous les continents voilà moi j'ai eu j'ai eu dans mon régiment que je commandais il y a 30 ans j'ai eu les premiers japonais voyez j'ai j'ai eu les premiers russes puisque c'est la décomposition de de de l'armée sovétique il viennent comme ça en France ils ditent je veux entrer dans l'armée bah ils viennent ils viennent il frappent à la porte à la porte de la lég je veux m'engager en France je veux être légionnaire donc il passe non non pas pas pas initialement non non pas du tout ils apprennent en cours de route euh mais ils ont des tests des tests assez cadrés à faire he donc on ne recr pas tout le M bien évidemment oui d'accord il qui un âge TR B le plus jeune les les plus jeunes sont quand vous engagez bah quand vous engagez plus vous êtes jeune plus vous êtes jeune mieux sait parce qu'après vous avez une carrière qui peut se dérouler plusê bah vous savez comment ça se passe he quand vous êtes âgé les portes se ferment quoi et donc voilà donc non non j'ai cétait ce sont des hommes extraordinaires c'est une une armée comme je disais à mes jeunes que je dont je m'occupe dans les banlieux euh depuis maintenant une dizaine d'années une quinzaine d'années je disais c'est c'est une troupe extraordinaire c'est c'est quand vous avez quand vous avez vécu à la Légion étrangère quand vous avez connu cette fraternité d'armes vous pouvez vous restez vous avez une marque indélibile si vous voulez c'est on trouve ça dans d'autres pays du monde ou non c'est les seul la France c'est le seul le seul pays qui a justement la la la faculté de d'intégrer de de former ces jeunes on en fait on en fait les meilleurs soldats du monde c'est-à-dire que tout le monde nous nous regarde avec avec un air de de d'envie et on sait faire voilà donc alors vous avez ça c'est très très important à comprendre dans la formation si je pe me permettre commenter de la formation intellectuel et de de du général c'est qu'il a donc été un jeune encadré pendant 9 ans des soldats de la Légion étrangère des légionnaires donc de la Légion étrangère et qui donc ont fait des opérations sur le terrain son assez extraordinaire parce que vous avez vraiment été avec vos hommes sur TER vous avez fait quoi alors expliquez-nous faites-nous un peu rêver ben je suis pas non plus je suis pas non plus monopoliser vos vos auditeurs sur sur les campagnes j'ai fait pour ceux qui s'en souviennent encore j'ai fait la l'un des épendance des territoires français des afares et des Isa qui é Dib en 75 75 76 Djibouti ensuite colvi le saut pour libérer les otages de Al c'est tout à fait différent parce que 75 ça s'est quand même globalement bien passé ououi ça passa bien ça pass bien non non mais voilà mais c'était quelque chose de c'est la dernière je crois que c'était la dernière possession française qui passait indépendante sur le continent africainououi tout à fait mais ensuite le sa colv é quand même pour des gens génération donc en 76 j'avais ans 78 78 78 donc j'avais j'avais 20 ans 21 ans c'était une c'était une c'était une autre époque qu'aujourd'hui et je pense qu'aujourd'hui on ne pourrait plus faire ce que l'on a fait il y a il y a 30 ans voilà parce que c'est resté c'est dans dans les anal oui i oui mais c'était voilà mais c'était c'était colv pour rappeler c'est au sud de ce qui est aujourd'hui le Congo le Congo c'était le le à l'époque ça s'appelait le zaï et donc euh pour pour les fr c'était le catanga c'était au sud au sud du du zaï et le comment dirais-je le transport en avion lorsque nous avons sauté en parachute nous avonsembarqué à Kinshasa qui est la capitale et nous avons sauté sur colvisi il y avait 6 he de vol je crois c'était la distance Berlin Madrid en avion euh ou vous imaginez 6 he de vol avant de sauter voilà non mais après après on comme comme dit l'autre et c'est vous aviez sauté parce qu'il y avait à l'époque une espèce de de rébellion locale locale cé c'était des Belges cétait à l'appel du gouvernement belge que nous nous avonsé là-bas sur les Hees du président de la République était giscardtin à l'époque oui et c'est resté comme un fait d'arme très oui oui oui mais bon après vous savez je faut dans ces affaires là il faut rester modeste après il y a eu plein plein d'autres choses il y a eu le Tchad il y a eu sarevo il y a eu voilà il y a eu la Côte d'Ivoire voilà donc j'étais dans T C dans vousz pas été un général derrière un bureau comm on en trouve parfois parmi vos collègues euh je fais partie d'une génération je pense que je fais partie d'une génération d'officiers où la la France avait quand même un certain nombre de de contrats guerriers entre guillemets à à faire ou à remplir aussi bien en Afrique à l'époque en Europe et en Europe c'était pour l'essentiel le le c'était pour l'essentiel sarevo enfin la Bosnie Herzegovine je suis allé trois fois là alors ensuite alors ensuite bah ensuite beaucoup de choses alors dans cet intermède là j'ai fait pas mal de de politique quand j'étais pris en politique non pas en tant qu'acteur mais en tant que en tant que témoin puisque j'étais l' de camp du Premier ministre pendant 3 ans donc j'ai vu un peu comment s'organisait c'était pierre Moroi vous avez éé lre de camp de Pierre donc le premier Premier ministre de François mitteran pour ceux qui leurit oublié puis on a des jeunes qui ne sont pas donc pierre maoin c'est lorsque miteran est élu président de la République en 1981 il choisit lorsque miteran choisi pierre MAOI qui va être Premier ministre jusqu'en 1984 où il sera remplacé par Laurent Fabius donc là c'est un peu la période du socialisme triomphant et donc vous êtes parce que vous êtes socialiste ou ah pas du tout pas du tout je suis je suis serviteur de mon pays je suis sous uniforme donc j'ai été appelé parce que j'étais j'étais appelé ben je sais pas pourquoi d'ailleurs je je je voilà je me suis retrouvé je me suis retrouvé du jour au lendemain quittant le le commandement de ma compagnie au deuxè REP j la fin pour aller à matigon je suis arrivé un petit matin avec ma valise et mon uniforme et et PU m'a dit euh enfin P aurait dit à à son entourage il m'a l'air sympathique on va le prendre quoi voilà mais mais voilà ça c'est passé mais si vous voulez j'ai eu C ces 3 ans ces trois années au cœur du du système du système gouvernemental français m'a permis de de de regarder de voir comment ça se passe et j'allais dire la différence de ce que je vois aujourd'hui ce que je constate aujourd'hui c'est que nous avions des des personnalités euh bon qui d'abord qui peu ou pro avaient tous fait quelque chose pendant la guerre et donc ils étaient marqués par ils étaient marqué par ce qu'ils avaient fait peu importe quel était leur rôle dans le dans les combats ou pas les combats de de du conflit entre 40 et 45 mais ils avaient viscéralement attaché la France voilà au au cœur et ça c'était quelque chose d'important que je ne vois que je ne vois pas aujourd'hui chez nos classes dirigeantes jeunes h c'est un des problèmes sur lequels on va revenir donc vous êtes pendant 3 ans aide de K de pierreemis ensuite ensuite je ensuite c'est après c'est c'est le le tour normal après je suis retourné l'école de guerre retourner au 2ème REP commander un régiment de légion commander une brigade interarm interarme euh voilà je aller retravailler au ministre l'école de guerre bien sûr l'école de guerre puis l'ODN le CHEM pour les officiers généraux enfin pour les futurs officiers généraux et puis ensuite le le commandant d'une brigade et puis travailler au ministère et puis j'ai fini en étant l'adjoint du gouverneur militire de Paris voilà alors c'est votre dernier poste d'activité ouaou àit al là il y a une histoire c'est qu'est une histoire qui revient un petit peu à ce que vous disiez ce que nous disions tout à l'heure au sujet de lgion étrangère si vous voulez je je je me je me disais nous nous sommes je suis à Paris bah Paris c'est la capitale de la France on était à la fin du on était à la fin de la conscription on était donc l'armée de française était engagée sur la professionnalisation et je me suis posé la question de savoir comment faire pour que le lien armée nation que nous avions connu avec les appelés du contingent et puis le le le le le comment dirais-je le l'allerretour des appelés avec leur famille et cetera qui avaient créé une symbiose en quelque sorte comment faire pour rétablir ou établir ce lienes nation et euh j'ai dit moi j'ai dit au gouvernement de Paris je je peux m'en occuper si vous voulez bien et donc j'ai j'ai lancé une opération qui s'est appelée permis Sport Emploi qui était un petit peu où on a essayé de regrouper je reviens pour ce que disais sur les légions étrangères je me suis dit comment se fait-il que nous Français nous so soyons capable de faire de prendre des étrangers et d'en faire les meilleurs soldats du monde et comment ne sommes-nous pas capables dans nos banlieux où il y a à peu près 10 nationalité par banlieu on serit pas capable d'en faire les meilleurs citoyens au monde voilà citoyens au monde donc c'est quelque chose et et parallèlement à cette à cette ce constat qui me qui me touchait euh j'avais avec moi un des réservistes et parmi ces réservistes j'avais des chefs d'entreprise des chefs d'entreprise qui me disaient mon général je j'ai une entreprise dans le 93 euh en Scine Saint-Denis cette entreprise je demande je je souhaite des recrutements de jeunes pour qu'elle qu'elle qu'elle continue qu'elle poursuive si j'arrive pas à recruter je je je vaisis obligé de fermer de de rater des marchés et à côté de ça j'avais des formateurs de banlieu de de banlieu qui étaient sous ma sous ma responsabilité entre guillemets que que je suivais de près qui me disait général j'ai des jeunes de quartier je les sors des je les sors des caches d'escaliers je fais faire du foot je le fais faire un petit peu de footing le dimanche et cetera mais ce qu'il faudrait c'est que je puisse mettre à l'emploi et ben j'ai dit bah voilà on va trouver on va trouver à TR on va se autour d'une table et on va essayer de trouver le bon système alors je vous interrose donc résumons à l'issue d'une carrière bien rempli on est extrêmement extrêmement à la fois très très actif sur le terrain mais aussi dans des Sénats comme l'école de guerre comme le CHEM et cetera le général de de richouf est donc l'adjoint du gouverneur militaire de Paris vous auriez pu vous contenter d'aller d'aller faire d'aller déposer des des des gerbes sur dresser derrière votre bureau mais pas du tout il y a quelque chose de très très actif chez vous de volonté d'action et le général se dit bah finalement pourquoi est-ce que je ne mettrai pas en je en pratique ce que j'ai fait avec mes hommes dans les gens étrangèr est-ce que je pourrais pas m'occuper un petit peu de ce qui se passe dans les dans les banlieux c'est à partir de ce moment-là que vous allez acquérir le surnom de général des banlieux tout à fait tout à fait j'ai acquis le le le ce nom donc je suis très fier hein je dois dire que général les banlieux je suis très fier pourquoi parce que pourquoi pourquoi j'acquis ce ce cet appel ation parce que ben on a on a créé j'ai créé j'ai créé puis finalement j'ai pas travaillé tout seul enfin j'ai créé cette comment ce cursus un cursus de de formation de formation intégration insertion intégration au profit de jeunes en désérance pour moi il s'ag pas de prendre des des des bacheliers il s'agit pas de prendre des gens ceux-là ils se débrouillent ils ont ils ont la porte qui est ouverte pour rentrer en France mais j'essayais de tirer vers le haut des jeunes qui étaient désespérés ou voyaaient ou étaai soit désespéré et ne pouvait pas penser qu'il n'arriverait pas à à à entrer dans la dans la dans la société ou alors je me disais il faut que je récupère ces jeunes avant qu'il ne tombe véritablement dans la délinquence ou dans dans la violence donc votre CP c'était des jeunes jeunes des jeunes jeunes des jeunes 18 25 qui sont marginalisés non parce que les les plus jeunes à l'époque je n'arrivais pas à les mettre au travail c'est-à-dire que maintenant les les mineurs on n'arrive pas à les mettre au travail c'est compliqué quoi et donc je me suis appu pour faire tout ça je me suis appuyé sur des gens de terrain c'estd que pour moi il était hors de question de de hors de question de créer une structure il y en a déjà des multiples de structures mais c'était véritablement appuyé sur des gens de terrain qui font mais qui font pas forcément dans cet esprit de de de coalition j'allais dire de coalition de de moyens et de et de et d'hommes pour amener pour amener des jeunes à l'emploi au bout de quelques quelques mois voilà et donc c'est c'est c'est ces gens de terrain ben j'ai commencé sur la région parisienne c'était bah lesémission locale pour avoir les pour avoir les jeunes les entreprises que je sais que j'ai démarché pour le recrutement donc à commencé par mon commencé par mon entreprise qui était dans le 93 et si vous voulez la démarche que nous avions c'est de pas dire c'est de ne pas dire nous allons former des jeunes nous allons former des jeunes pour former des jeunes qui sachent faire ceci cela non nous nous disions aux entreprises qu'est-ce que si vous avez besoin de quoi de qui et de quoi et et donnez-moi une fiche de de poste précise et moi je vous trouverai les jeunes c'està-dire que les jeunes on les formait en fonction de l'entreprise qui est un peu différent absolument donc vous prenez en charge sur quoi alors alors je prenais en charge sur bah sur tout c'està- dire on les prenait en charge donc si vous voulez ça c'était c'était l'idée c'était celle-là après il faut que tout ça que ça fonctionne donc on avait un certain nombre le moteur était composé de était composé de gens à commencé par des mission par a commencé par des entreprises d'insertion c'est-à-dire des gens qui savent faire avec cette population avec ce public là donc il connaissent les jeunes qui parce qu'il il ils font la ils font je sais pas quoi moi ils peuvent faire avec ces jeunes ils font beaucoup de choses ils font l'apprentissage de la langue euh les cours du soir et cetera donc moi j'avais donc j'avais ces gens-là avec une entreprise d'insertion qui était très remarquable en île-de-fance je prenait une auto-école sociale il fallait parce que permis ça s'appelait permis SP emploi aujourd'hui vous ne pouvez pas travailler si vous n'avez pas le permis de conduire donc déjà 20 ans en arrière c'était quelque chose qui était novateur tout tout le monde a dit ah là là c'est formidable mais il fallait réfléchir euh le permis de conduire est extrêmement compliqué pour cette population là donc il fallait réapprendre le réapprendre le vocable mettre les gens autour d'une table apprendre le français le le sens des mots aller vite et cetera et puis il me fallait du des sports permis Sport Emploi le sport ça me semble capital quand vous avez 18 20 ans vous regardez pas la télévision mangant des cacahuètes il faut il faut peut-être transpirer un peu les mecs et donc on allait on a on a pris des sportifs on avait une période bloquée à l'extérieur de Paris dans un centre pendant une semaine et puis on avait les armées où je prenais pendant une demandis aux armées pendant une semaine de donner de leur temps avec des réservistes et là ils partaient qui à Salon de Provence qui je sais pas où euh à avec la marine avec les commandos marines et cetera et cetera et parfis vous repreniez le baba si je le BAB voilà le le le le B même le comportement tout tout tout tout donc le comportement comment s'habiller enlever les les enlever les boucles d'oreilles et cetera euh bah oui parce bonjour on se lève quand on se lève quand le formateur rentre bah oui euh tout pour que le que l'entreprise en disant l'entreprise disait si vous voulez l'entreprise disait moi ce dont j'ai besoin c'est des gens qui sonient là à l'heure qui a envie de travailler et qui soient fidèles fidèle dans le le poste et donc euh bah ça a pas mal marché donc ça a même très bien marché puisque tout le monde en redemandait et donc c'est ainsi qu'avec cette équipe là plus d'autres que j'avais sur lîle Lyon j'ai travaillé sur Bézier euh aujourd'hui je suis sur nîes on a fait plus il y a de plus de 2000 jeunes qui sont rentrés dans la vraie vie ouais grâce à ça ouais ouais ouaisis et j'étais le moins cher de France voilà en plus ouais ouais le le le sentiment que vous avez sur ces sur ces jeunes désœuvrés et cetera c'est est-ce que c'est pas un formidable gâi et est-ce que est-ce que quelqu'un leur a appris à un moment ou un autre à aimer la France bah je je j'y ai contribuéant part euh bah il y avait il y avaitavant le pendant le service militaire il ils avaient ils avaient le sens probablement de la de l'amour de la France hein on leur apprenait on leur appr est qu'est-ce que c'est que la France après c'est c'est perdu de vue je pense que l'éducation nationale ne fait pas le job euh et donc ces jeunes bien ils sont en attente euh donc ils sont en attente de quelque chose qui ne vient pas et et comme c'est quelque chose ne vient pas mais il retombent il tomb ou il retombent dans les dans les mains de de B dans les mains des autres quoi c'està-dire de la violence dans les banlieux il ils sont récupérés par les bandes et cetera et cetera voyez euh ils sont violents euh voilà parce attendre il développe une certaine forme de haine à l'égard de haine de haine oui parce que bah parce que quand vous êtes comment dirais-je quand vous êtes laissé quand vous êtes laissé à vous-même vous cherchez les raisons pour lesquelles vous êtes laissé à vous-même et donc vous vous vous comment dirais-je vous critiquez vous critiquez le monde des adultes et donc critiquant le monde des adultes ben vous le vous dites bah c'est ces adultes sont sont nuls c'est français sont nuls parce que c'est ça traduit comme ça c'est français sont nuls ils veulent pas ils veulent pas de nous ils veulent pas de nous donc on se on se met on se met en retrait et et et et et on va faire autre chose quoi et le cette autre chose me semble cette autre chose ben c'est c'est ce qu'on en voit aujourd'hui malheureusement avec des des des jeunes de plus en plus jeunes qui sont violents et je je dirais parce qu'ils n'arrivent pas à trouver chaussures à à leur pied dans la nation et parce que en fait on on s'est pas vraiment occupé de il y a même pied moi je me rappelle très bien quand je suis entré à Lena c'était en début 1983 j'ai fait mon stage traditionnel en préfecture je l'ai fait dans les Alpes Maritimes auprès du préfet fait à Nice mais où vous il y avait un stage social qui est de de 3 mois auparavant et on m'avait envoyé au fond d'action sociale pour les travailleurs immigrés et je me rappelle très bien donc on est en 83 vous étiez de camp de de pierreemouris moi j'étais élève à Lena et il y avait quand on parlait de ces questions d'immigration il y avait tout un discours venu de la gauche d'ailleurs de la gauche de la gauche qui consistait à dire faut surtout pas assimiler ces population je me rappelle madame il y avait une députée de de Dreux qui s'appelait Françoise Gaspar pour ne pas la nommer qui avait fait des et qui expliquait qu'il fallait surtout pas le mot d'assimilation était absolument à proscrire même intégration c'était déjà limite il fallait donner des cours je me rappelle des cours de langue étrangère donner des cours d'arabe donner des cours de couscous disait dans les écoles enfin je ne dis pas que ça participe pas d'un d'un point c'est c'est ça peut être c'est un peu naïf c'est un peu gentil c'est tout ce qu'on veut mais je pense que fondamentalement quand on arrive dans un nouveau pays on a d'abord besoin avant tout de se sentir le fils de de ce pays bon moi je je suis vous allez peut-être me contredire ou me confirmer mais moi ce que j'avais vu à l'époque c'est que et c'était en 83 donc malheureusement je pense que ça n'a fait que se développer dans mal il y avait jamais il y avait jamais la moindre volonté d'expliquer à des jeunes Français qui étaient dont les parents s'étaient installés quelques années auparavant j'allais dire le bonheur d'être français la fierté d'être français on leur montrait jamais on allait pas leur faire visiter N de versaill Chadeau de chambor ni mont-s-michel rien ils étaient laissés dans leur dans leur dans leur dans leur cach d'escalier à la à la main des des grands frères est-ce que c'est toujours ça alors je je sais je je pense que malheureusement c'est toujours ça ce que je veux dire également c'est que nous avec permis pour emploi nous avions cassé ces codesl c'est-à-dire que au cours de de ce cursus de 6 mois pour vous donner un exemple on a certains certains jaunes on les amenai on les amené à la cathédrale de chartre il y en d'autres qui sont allés sur le page du débarquement avec mont Kevin avec Kevin dont je vous ai parlé je vous ai parlé tout à l'heure euh il y en a d'autres qui sont allés au Sénat on leur montré le Sénat ils sont allés raviver la flamme du soldat inconnu ils sont venus à nî à nî au brusquement ils sentaient ils ont senti d'abord qu'ils étaient ils étaient ils étaient quelqu'un ils avaient tout tout soudain ils étaient quelqu'un parce qu'ils comprenaient euh que la France éétait pas uniquement la la cour dans la banlieu et le la cage d'escalier qu'il y avait autre chose que la France était autre chose il comprenaient il changeaient en quelques jours il changeaient je vous donner un exemple le on avait une période militaire comme je vous le disais d'une petite semaine et je me souviens très très bien c'était au cours d'une période qui qui qui est avec les des jeunes de des quartiers de nî de de Lille ils sont allés avec l'armée de l'air qui les avaient encadré pendant une semaine comme je vous disais à Salon de Provence à Salon de Provence était en uniforme et cetera donc l'idée c'était pas de leur faire faire de la préparation militaire l'idée c'était véritablement leur donner le sens de la la cohésion du du travail ensemble ble de jours comme de nuit les marche de nuit et cetera et cetera quelque chose de de de voilà avec montter des couleurs le soir descend monter des couleurs le matin et cetera et moi j'arrivais chaque fois la veille au soir je je dînis avec eux et puis le lendemain matin c'était le le signal du départ et cetera et le général le le le matin donc arrivé là-bas le les gens étaient en carré il y en avait 65 il étaaient un carré le ma des couleurs on monte les couleurs des jeunes qui montent les couleurs c'était il monta les couleurs de DEP une semaine he il était là depuis le lundi c'était le vendredi quoi ou le samedi je sais plus mon les couleurs pour Dra Françis qui cl mon les couleurs et là il y a le on monte les couleurs tout le monde était en uniforme il chante à marseillaise le général se tourne vers moi il m' dit mon général on l'aura pas appris je dis peut on ne peut que se féliciter et ensuite il y a un petit pot il y a un petit pot à l' range tout ça avec les cadres et cetera et là il y a un jeune que je ne connaissais pas qui arrive de du groupe là qui était donc de ville il me dit mon général c'est la première fois que je me sens citoyen voilà donc ce que je dis moi je suis optimiste je dis rien n'est perdu rien n'est perdu encore faut-il se bouger pour faire en sorte que une partie de cette jeunesse même si une partie de cette jeunesse c'est fourvoyé et n'est pas récupérable pour X raison je pense qu'il y en a une bonne partie qui est récupérable encore faut-il avoir le faire le le comment dirais avoir la volonté de et le courage de de faire en sorte que ces jeunes reviennent vers la France écoutez moi je bois vos paroles c'est exactement l'é esit qui nous anime à lupè depuis des années d'ailleurs c'est que en fait il faut se mettre à la place des jeunes issus de l'immigration ils sont pas tous comme ça bien entendu mais il y en a quand même beaucoup où ils sont confrontés à un paysage politique où on a la droite de la droite ou l'extrême droite qui est stigmatise c'est vous voilà vous êtes de toute façon anti-français et cetera il faut que il faut vous expulser donc un discours de rejet et à gauche c'est aussi une certaine forme de discours de rejet c'est que non non vous êtes d'origine étrangère surtout restez bien étranger il faut surtout pas la France est une la France c'est un pays maléfique donc il faut surtout que vous gardiez donc pour promouvoir le le communautarisme c'estàd que l'offre traditionnelle de la France depuis des siècles qui était vous en êtes d'ailleurs une illustration on le disait tout à l'heure avec 50 ans de c'est l'offre traditionnelle d'un pays qui la France est un pays fondamentalement assimilationiste et qui a pu qui a v d'ailleurs il y a des Français innombrables d'origine étrangère qui ont apporté extrement à la France mais qui qui communiait dans l'amour de la France et de l'extrême droite jusqu'à l'extrême gauche en passant même par le Centre on a tous un discours enfin tout tous les les responsables politiques ont un discours soit de rejet soit un discours de dénigrement de la France et d'ailleurs on parle vous savez que notre dada ici nous c'est la souveraineté l'indépendance nationale vous sererez d'accord avec ça mais c'est aussi la question européenne qui est intimement liée parce que ces jeunes quand on leur parle de l'Europe ça leur dit quoi quand ils sont originaires du Maghreb d'Afrique et cetera on leur dit que on va fusionner avec les les les Estoniens les finlandais mais ça ça ça n'a aucun sens en fait aucun aucun vous êtes d'accord avec ça bien d'accord aucun ce qui veulent enfin ce qu'ils veulent je crois c'est ce je ce que je je j'ai j'ai amené que nous avons amené parce que j'ai travaillé avec tous ces toutes ces toutes ces associations et cetera c'est c'est que ils viennent en France quoi voilà ils sont pas voilà ils viennent en France quoi voilà et euh et c'est possible alors vous avez vous avez fait un livre c'est pour ça aussi que je d'abord merciininiment parce qu'on est en face vraiment très très en phase avec ce que vous dites eu vous avez une expérience en particulier avec un certain Kevin dont on parlait avant de commencer alors expliquez-nous qui est Kevin et avec qui vous avez fait cette espèce de d'ouvrage hein que je montre ici donc du général Emmanuel de richouf France séessionniste que faire le dialogue avec le général des banlieux sécessionniste vous faites allusion à ces centaines de quartiers en a mis plus de 1000 ou 1500 ou sont en de qu voilà des zones de non droit comme on dit avec avec notamment François Hollande qui avait trouvé très malin d'expliquer en tant que président de la République que fallait avoir une partition ENF c'est incroyable normalement c'est de la c'est de la haute traison un chef d'État français qui dit B il va falloir aller une partition c'est dingue bon on en est là en France on a des responsables politiques qui n'ont qui sont absolument pas à la hauteur des des événements vous en revanche vous avez pris le mort au dents et vous êtes allé avec un certain Kevin alors expliquez-nous ce qui s'est passé alors je si vous voulez ce Kevin c'est un formateur de banlieu que je suis depuis maintenant plus de 10 ans qui était avec moi dans les permis Sport Emploi qui qui était qui était en région parisienne mais qui avait également des antennes un peu partout en France qui très très entreprenant est franais d'origine il est il est qu'est-ce que j'avais dit mauricien français Franco mauricien ou fr maauricien très très très actif sportif voilà boxeur costaud et j'allais dire que lui et moi lui lui et moi nous avons même avec nos différences lui était véritblement au cœur de au cœur des quartiers donc il voyait exactement ce qui se passait avec la drogue la violence les les les les barbu l'armement et cetera et cetera et moi un peu à l'extérieur et finalement on s'est bien entendu parce que il voyait ce que nous faisions il me il me il me il me en quelque sorte il me tensit en me disant il faut vraitement qu'il y ait un continuum c'est-àdire qu'on ne peut pas euh avec cette jeunesse là il faut pas lui faire faire du sport le dimanche et puis après on s'en occupe plus faut pas leur faire faire des leçons de français le soir et puis après on s'en occupe plus il faut qu'il y ait un continuum et que les gens et et que et que ce ce public là puisse puisse comprendre que le le le c'est par le travail qu'ils arriveront à quelque chose donc voilà alors nous avons nous avons lancé cette affaire là et et au cours de nos de nos de nos échanges il m'a dit un jour Emmanuel tu vois euh aujourd'hui nous sommes libres dans les banlieux 1500 quartiers qui échappe à la l'autorité d'État nous sommes libres et demain nous serons indépendants et nous serons indépendants pourquoi parce que nous avons le nombre nous avons l'armement et nous avons l'argent et en plus demain nous aurons l'intelligence c'estàdire que tous les tous les trucs se recompr ce qui veut dire que nous serons indépendants c'est-à-dire que les 1500 quartiers ça fa 2000 quartiers ces 2000 quartiers seront hors de contrôle hors de contrôle de l'État c'està-dire je reviens un petit peu ce que vous disait François Hollande je dis c'est pas ça moi pour moi c'est pas possible c'est pas possible et donc on va écrire parce que je crois qu'il faut qu'on échange qu'on puisse réfléchir réfléchir véritablement parce que ce qu'il proposait finalement c'est ben c'est ce que c'est ce que c'est ce qui prop ce qu' proposait ce qu' proposait pas ce qui ressent ce qu'il ressentait c'est-à-dire une partition de la France une séession de la France avec une France en peau de léopard une libanisation une France en peau de léopard où l'État français ben va va continuer à d'abord l'état français PA pour tout le monde et puis pra pour ceux qui qui s qui qui échappent à l'autorité l'autorité de la France et je me suis dit c'est pas possible quoi je veux dire on peut pas et le l'idée c'était celle-là ça été d'écrire à quatre mains avec lui euh sur ce sujet en évoquant tout ce qui tout ce qui nous intéresse c'est-à-dire finalement la partition l'armement la drogue la famille la République et cetera et avec un fil rouge qui est celui de le de comment dirais-je de comment retrouver comment éviter cette sécession de quartier complet donc ce livre c'est le récit des dialogues que dialogueonon a eu tous les deux alors ce dialogue voilà ce dialogue ce dialogue a une fin relativement tragique puisque Kevin que je que je avec qui nous échangions parce que nous avons écrit ce livre en duo en quelque sorte par téléphone en enregistrant j'allais le voir il venait et cetera on avait des échanges réguliers je je l'ai reçu à la maison plusieurs fois et cetera il a été sauvagement agressé le 15 décembre 2023 et il est toujours en rééducation et voilà donc on a on sait son agresseur est sous les verou bien évidemment on a trouvé des il y a un avocat qui va s'occuper de lui et bien qui veut bien s'en occuper donc c'est quoi le motif de l'agression je peux pas vous dire je je je sais pas Ctait dans c'est dans un quartier justement dans son quartier justement bah parce qu'il dérangeit c'estàdire que vous avez dans nos quartiers aujourd'hui vous avez des formateurs de de de banlieu des formateurs qui se décarcassent et qui sont quand même il faut savoir menacer parce qu'ils dérange si vous vouz quand vous tirez quand vous tirez les jeunes des griffes des des dealers ben vous risquez vous vous enlevez de la main d'œuvre au dealer quoi donc vous voilà il faut le savoir d'accord donc c'est là là qu'il faut porter voilà là qu'il faut porter le ferà d'cord plutôt que d'envoyer des milliards à l'Ukraine on ferait peut-être bien de s'occuper de ça tout à fait c'est le c'est le c'est le résultat si vous voulez de ce de cet ouvrage où j'essaie de montrer qu'il y faut véritablement un projet politique de fond si nous voulons revenir si nous voulons que nos quartiers reviennent dans le giron de la France et je crois que c'est possible dès lors qu'on va y mettre les moyens mais c'est pas des moyens uniquement financiers c'est des moyens humains avec une réorganisation complète de l'État il s'agit pas d'avoir 8 ministères ou six ministères plus les associations qui s'occupent de la politique de la ville il faut rassembler il faut rassembler cette politique de la ville il faut que ça dans une seule main d'un Haut Commissaire d'un haut commissaire chargé de la politique de la ville qui est véritablement d'une part la vision la vision stratégique de de tout ce petit monde parce que tout le monde fait tout et c'est bien d'ailleurs tout le monde fait tout mais j'allais dire c'est pas tout et n'importe quoi il faut tout toujours dans l'idée d'avoir des cursus cohérents rechercher permettre à des jeunes comme les moins jeune d'ailleurs de de de de de rentrer dans cette filière dans ces filières françaises de la France et et et pour ça il faut véritablement qu'on ait qu'on fasse un audit complet de où passe l'argent et là on sera étonné de voir que il y a des milliards qui qui achètent la paix sociale et pour autant qui ne servent pas à la formation ou à la ou l'insertion voilà qui qui finit dans de mauvaises mains alors je je je dirais c'est pas oui fait des ement je dirais qu' finissent j'ai des exemples tous les évoque les exemples làdedans c'est si vous voulez c'est un petit peu pour pour ceux qui se décarcassent comme aurait dit comment dit comme aurait dit des comiques se décarcassent c'est un peu frustrant de voir que l'argent dont on a on aurait besoin pour faire par exemple non pas 150 jeunes mais 3000 jeunes de formation pour les tirer vers le haut que cet argent on l'a pas parce que ça passe ailleurs quoi mais alors en plus de ça tout ceci c'est bien mais ce qu'il faut aussi enfin je pense c'est que tout ceci s'inscrive dans une espèce de réarmement moral et patriotique si jeose dire c'est-à-dire avec des gens qui au sommet de l'État et à tous les échelons de la de la fonction publique mais aussi dans les médias et cetera communie non pas dans la détestation de la France parce que le discours qu'on nous tient partout tout le temps c'est la détestation de la France entre ceux qui considèrent que la France il y a que des fonctionnaires qui foutent rien il y a que des syndicats qui fichent rien il y a que des immigrés qui fichent rien que de toute façon on a eu tort dans dans n la colonisation a été mauvais qu'on est c qu'on est ça qu'on a tous les défauts du monde en fait là là moi quand on circule dans le monde entier et qu'on revient en France la France est un pays particulier où tous les jours tous les jours tous les jours on explique aux Français que la France est nulle et que c'est une espèce de vieill carnees qu'il faut qu'il faut don qu' faut il faut avoir la peau al vous vous avez vous avez vous avez raison c'est le sentiment qu'on a quand on quand on écoute les médias quoi je veux dire on n' pas aujourd'hui un journaliste qui dit tiens ce ce qu' a fait tel français c'est bien quoi donc on on a l'impression que B tout tombe autour de soi c'est la pluie en pluie fine c'est la détestation à tous les niveaux euh moi je crois d'expérience que on peut faire sous réserve qui a une prise de conscience bien évidemment de la notre classe dirigeante ce qui n'est pas le cas me semble-t-il aujourd'hui et on attend il faudra peut-être attendre qu'il y ait une comment dirais-je un réveil brutal de d'un certain nombre de concitoyens pour qui pour lesquels la France et la et leevvre vive moi je ne je ne conçois pas que mon pays qui m'a qui m'éberge depuis 5 siècles euh finissent comme comme aujourd'hui on a l'impression qu'il va finir quoi je veux dire c'est la France c'est autre chose qu'une qu'une qu'une région une pauvre région de l'Europe quoi je veux dire que la France elle on a on a été le phare le phare du monde pendant des siècles c'est ça sera un petit peu dommage qu'on soit qu'une région sans sans grand sans grand voilà sans espoir quoi une région d'un État européen sous domination américaine par exemple voilà ça fait penser il y avait le philosophe Michel ser qui était qui est connu qui au début des années 2000 avait un peu un jour apostrophé des des journalistes en disant à des journalistes français si vous pouviez je ne dis pas tous les jours disait-il mais de temps en temps dire un peu de bien de la France de la France he pas de Macron pas du régime Macron de la France c'est que la France c'est quand même un très grand pays avec une culture extraordinaire et on est dirigé actuellement je vais peut-être choquer vos chastes oreilles général on est dirigé quand même par une Camaria et à commencé par le Président de la République qui nous explique qu'il y a pas de culture française et que si et que ça d'ailleurs au fait je vous poser une question un peu provocatrice est-ce qu'on peut lutter contre le trafic de drogue dans les banlieu si on a le sentiment que plus au niveau de l'État on a des gens qui qui se font des liges de coque alors c'est ce que c'est ce que dit ce que dit Kevin ah ben voilà Kevin il dit exactement ça il dit Emmanuel comment veux-tu comment veux-tu aujourd'hui je ne comprends pas la raison pour laquelle on on arrête des dealers on arrête des dealers dans les dans les dans les banlieux de qui qui qui vendent de l'extasie des machin des petits dealers donc on les arrête et en haut et dans et l'intelligencia ils n'ont rien quoi et oui donc si vousoulez c'est le ressenti le ressenti d'une injustice donc cette injustice rejaillit ensuite sur le les idées de les idées des des gens en disant bah tout se pourrit quoi donc voilà alors est-ce que votre question c'était est-ce que les oui la Camaria et et les trafics euh bien évidemment je crois moi je je je je suis pas rentré je suis pas rentré bien évidemment dans mon livre sur le l'affaire de la drogue à ce point pour dire voilà ce qu'il faudrait faire parce que je pense que j'avis pas les éléments pour le dire ni l'observation suffisante pour pour avoir quelque chose de clair bien évidemment me semble-t-il qu'avant avant de comment pour stopper le trafic de drogue il faut stopper déjà il faut stopper déjà les consommateurs il faut il faut il faut faire une action de force contre les consommateur mais qui aura le courage il y a un prè chinois qui dit le poisson pourri par la tête c'est quand même la le vrai le vrai problème c'est ce sentiment d'impunité que ce soit sur la drogue que ce soit sur la criminalité que ce soit sur le fait de de faire de l'évasion fiscale et cetera où il y a le sentiment de beaucoup de Français de de du peuple français que il y a les lois pour le petit peuple et puis en revanche il y a une une espèce de Camaria transpartisane d'ailleurs qui s'affranchit complètement des des lois de la République et qui paraî par ailleurs donner des leçons de morale à la planète entière vous avez remarqué aussi que N notre classe dirigeante ne parle jamais de la France jamais on parle toujours la République or or la République ce n'est qu'un épiphénomène j'allais dire dans dans dans l'échelle dans l'échelle comment dirais-je de de l'histoire où il y a on a 15 15 siècles d'histoire la République n'occupe que TR siècles grosso modo on ne parle jamais on ne parle jamais de la France et en plus on parle des valeurs de la République on dit que par exemple les valeurs de la République je sais pas ça serait l'IVG mais c'est pas du valeur de la République on parle de la valeur on confond les valeurs de la République avec des valeurs comme je sais pas moi l'égalité de la femme c'est pas une valeur de la République il y a des républiques islamiques la République Islamique de Mauritanie la République islamique d'Iran ce sont des républiques non non il y a beaucoup de de d'éléments de des valeurs de la France qui en fait sont pas des valeurs républicaines ce sont des valeurs chrétienneson nose pas le dire mais par exemple l'égalité de l'homme et de la femme le la la la l'identité nationale l'absence de de de comment dirais-je d'interdit alimentaire sur l'alcool ou sur le le POR et ca c'est pas la République ça n'a rien à voir avec la République donc il y a effectivement une volonté systématiquement de cacher le mot France vous savez que ces jours-ci d'ailleurs Radio France n'existe plus ça s'appelle ici ah oui donc vous aviez Radio France radio bleue radio bleue Bourgogne ça s'appelle ici Bourgogne pourquoi qu'est-ce qui se cache derrière la décision de la directrice de Radio France d'avoir comme ça d'un d'un seul coup c'est vrai que quand vous étiez il y avait radio bleue radio bleue pays je sais pas radio bleue pays de savoix radio Bleu Bourgogne et cetera donc c'est toutes ces radios locales euh France Bleue voilà c'est pas radio bleue c'est France Bleue France Bleue Pays de Savoie France ça s'appelle ici Pays de Savoie ici voilà c'est-à-dire que tout est fait on le trouve sur les ndres également tout est fait pour que progressivement on gomme le mot France d'un petit peu partout comme si ça n'existait plus le la question de fond qui posera à terme c'est pourquoi je vais m'engager je vais prendre je vais m'engager sous l'uniforme pour défendre pour défendre la France si la France existe plusou et donc je crois que c'est important je je je discutais je discutais l'autre jour avec un général d'active qui m'avait reçu très aimablement chez lui dans son étatmajor je disais voyez mon général je me replace enant que je une âme j'ai toujours mon âme de lieutenant qu'aujourd'hui je j'ai 20 ans que je j'arrive dans dans dans un des vos régiments qu'est-ce qu' ferait en S qu qu'est-ce qui qu'est-ce qui me ferait aujourd'hui qu'est-ce qui me donnerait envie de me de me faire tuer de de éventuellement mourir pour ma patrie on parle plus de patrie on parle plus de France on parle plus d'histoire voilà il me dit mais vous avez raison en général vous avez raison et je veux dire que il y a on a eu un un basculement un basculement j'allais dire en un demi-siècle un basculement fort avec le le départ enfin comment dirais-je l'effacement de de valeur qui était pour lesquels nos anciens se sont fait tuer à chezmenu à Verdin pendant la deuxem Guerre mondiale en Indochine en Algérie ils sont fait Hach menu pour la France et aujourd'hui si vous voulez ce mot France disparaît quoi donc c'est quand même euh on en arrive quand même fondamentalement toujours au même problème il y a un projet derrière tout ça qui est le projet de construction européenne de créer un État fédéral dont on ne sait pas d'ailleurs quel serait le périmètre puisque ces jours-ci on nous explique que la Géorgie qui n'est pas un pays qui est un pays situé en Asie géographique et que la Georgie aait voocation entré dans l'Union P que la les valeurs de la la valeur républicaine ce serait de faire entrer les Georgiens qui sont des asiates de faire entrer dans un pays dans un état continent qui s'appellerait l'Union européenne et cetera on est dans une situation qui est complètement dramatique parce que on a des dirigeants qui ne voient même plus il savent même pas il il ne savent pas parler de la France à horizon de 20 ans voilà nous à l'UP on sait ce que l'on veut à horizon de 20 ans les autres on sait même pas quel est le périmètre de l'Union européenne sa même pas en fait d'ailleurs ils ne réfléchissent pas parce qu'ils font carrière ils savent simplement que si d'aventure il s'intéressait à aux fins dernière de la France à l'objectif à ce que va devenir la France horizon de 20 ans et peut-être de démettre des réserves voir proposer la sortie de l'Union Européen j'en parlais avec Sébastien Berraud il y a quelques jours avanhier à votre place un leader agricole quand il a parlé du frexit à partir de ce moment-là terminé plus accès aux médias ils sont asselinisés si j'ose dire c commeelino si on dit qu'il faut réétablir la souverinté l'indépendance de la France on est inexistant mon général vous avez si j'ai bien compris été reçu par le Président de la République actuelle Macron et qui vous avait demandé justement ce que vous en pensiez alors ou ouiou oui il y a j'ai reçu pas personnellement puisqueon était au cours c'était au cours d'une petite cérémonie on a remis au Président de la République je crois qu'il y a 3 ans un 18 juin 3 ou 4 ans d'ailleurs maintenant un ouvrage que nous avions fait parce que promotion générale de Gaulle on était quand même on a une promotion assez emblématique on a pas mal d'officiers généraux donc on avait tous écrit quelque chose c'est un beau bouquin qui qui permet qui traversera le temps j'espère qui permettra à nos jeunes de de lire s'ils savent lire encore et le président passe on est une dizaine donc il passe et puis je lui dis voilà Monsieur président VO ce que je fais il é assez intéressé il revient vers moi et il me dit mon général oui expliquez-moi donc je lui explique ce que j'is fait ce que je faisais dans les quartiers que ça serait intéressant de de d'élargir le dispositif qu'on que que c'est relativement simple sous réserve d'avoir bah de faire ce que de faire certain nombre de un certain nombre de choses complémentaires pour permettre à des jeunes de de de d'intégrer la France parce que c'est bien ça don ce dont il s'agit et il m'a dit oui oui mon général je reviens vers vous rapidement et puis puis voilà quoi c'était il y a 3 ans ouais 4 ans je crois ouais cétait une macrodate qu voilà c'est-à-dire rien des mots des mots des mots des mots des mots toujours des mots et bien écoutez en tout cas je alors ça s'appelle France séessionniste que faire c'est un discours un dialogue pardon de du général de richouf avec un éducateur de banlieu Kevin qui on souhaite quand même de se rétablir au au mieux euh c'est disponible sur Internet c'est disponible sur internet sur le book edition édition ou alors dans les librairies mais c'est pas c'est un peu compliqué donc c'est par Internet par internet je signale que nous aurons un petit contingent d'une vingtaine d'ouvrages ici à Paris donc dans notre boutique 2628 rue basfroid Paris 11e donc ceux d'entre vous qui voudrait venir l'acheter qui ne serait réticent à acheter par internet et bien peuvent venir au siège pour o on leur vendra on a une vingtaine d'exemplaires puis si d'aventure il y avait plus de monde l'autre voilà et qui pourrait intéresser et vous pouvez l'acheter en direct sans frais de port vous pouvez l'acheter chez nous à la boutique de l'UP et bien écoutez j'étais ravi de faire de faire cette ce tour d'horizon avec avec vous je crois fondamentalement que ce que vous faites est vraiment bien he et et que on doit tous tirer dans le même sens et en fait onombe toujours sur les fondamentaux he c'est que lorsque lorsque il n'y a pas de d'exemple dans l'histoire mondiale d'un redressement d'un pays qui ne se soit fondé sur d'abord et avant tout l'amour de la patrie voilà voilà c'est exactement ça et je termine par ce proverbe chinois aussi que j'ai déjà cité souvent c'est lorsqu'un pays est en proie au chaos qu'apparaissent des responsables intègres voilà et là il faut qu'il ait une nouvelle génération de de responsables et si vous me le permettez je vous classe dans cette catégorie vous êtes maintenant retraité mais vous avez donc trouvé votre plus de liberté de temps et liberté de parole pour dire justement tout ce qui va pas en France et essayer de montrer que pour sortir du marasme il faut absolument redonner à tous les Français quels qu'ils soi quel que soient leurs origines et les plus jeunes notamment l'amour de notre pays l'amour de la France merci beaucoup merci en général [Musique]
François Asselineau