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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 26 mai 2019 27 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Les résultats des Européennes 2019

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « En France, la décision a été prise par les autorités d'avoir une barre de 5% que l'on retrouve absolument pas en Europe occidentale, qu'on retrouve dans les pays de l'Est, ce qui était autrefois sous le joug du pacte de Varsovie. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « Je prie toutes celles et tous ceux qui ont confiance en moi-même et en l'UPR d'accepter mes excuses de ne pas avoir réussi à faire mieux. »
  • 1:58Invité politiqueChiffre
    « À Taïwan, les Français expatriés à Taïwan ont voté à 8,9% pour la liste de l'UPR. Nous sommes la 3e liste. »
  • 11:24Invité politiqueFait
    « J'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer, puisque nous avons les preuves audio qu'un certain nombre d'instituts de sondage, Ipsos et Ifop pour ne pas les nommer, nous avaient attribué un score de 0,5% ou de 1% aux sondages sans même avoir testé notre liste. »
  • 13:30Invité politiquePromesse
    « Nous allons écrire dès lundi... Dès demain, nous allons écrire à M. Roch Olivier-Maistre, le président du CSA, pour que soit définitivement clarifiée cette affaire du CSA et de l'attitude des médias envers nous. »
  • 14:50Invité politiqueFait
    « Le parti du Brexit de Nigel Farage a obtenu un score mirobolant, ce qui explique d'ailleurs la raison pour laquelle Theresa May a annoncé qu'elle présenterait sa démission le 7 juin prochain. »
  • 15:30Invité politiqueFait
    « Nous sommes le parti du Frexit. Et nous sommes plus que jamais le parti du Frexit, puisque nous sommes le plus ancien – ça fait 12 ans –, nous sommes celui qui, même si nos scores sont modestes, obtenons le meilleur résultat, et de loin. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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0:03
François Asselineau

encore beaucoup de résultats, notamment dans les banlieues, dans les grandes villes, notamment en région parisienne, que nous n'avons pas. Or, ce sont des endroits où nous pourrions faire un score un peu meilleur que prévu. Alors qu'est-ce qu'on peut dire de ces résultats ? Je ne vais pas dire le contraire. Nous sommes déçus. Nous espérions faire mieux. Nous espérions si possible dépasser les 2 ou 3%. Je l'avais dit pendant la campagne. Nous l'avions dit. Toutes les personnes participant à la liste qui s'étaient exprimées pendant les grands meetings l'avaient dit.

Nous espérions dépasser 3% pour être remboursés des frais de campagne, et si possible dépasser 5% pour avoir des députés, ce qui – je me permets de le rappeler, d'ailleurs – est une loi inique, puisqu'au moment même où je vous parle, que nous avons à peu près 1,2%, si nous étions en Allemagne, nous aurions 1 député, puisque 1,2%, ça permet d'avoir 1 député. En France, la décision a été prise par les autorités d'avoir une barre de 5% que l'on retrouve absolument pas en Europe occidentale, qu'on retrouve dans les pays de l'Est, ce qui était autrefois sous le joug du pacte de Varsovie. Alors nous sommes effectivement déçus. Voilà ! La chose est dite. Je suis déçu. J'espérais mieux.

Et je prie toutes celles et tous ceux qui ont confiance en moi-même et en l'UPR d'accepter mes excuses de ne pas avoir réussi à faire mieux. Voilà. On est d'autant plus déçus que pendant la journée, pendant l'après-midi, nous avions d'excellentes nouvelles qui nous provenaient notamment des Français expatriés. On a eu des résultats tout à fait remarquables à l'étranger. Par exemple à Mexico, où les Français expatriés ont voté à peu près à 2,9% – je crois – pour l'UPR, à Dallas, aux États-Unis, 2,7%, également en Indonésie, où les Français expatriés ont voté à 6,09% pour l'UPR, 4e liste. À Taïwan, les Français expatriés à Taïwan ont voté à 8,9% pour la liste de l'UPR. Nous sommes la 3e liste.

Au Japon, sur 1 833 votants, à Tokyo, Kyoto, Osaka, nous avons obtenu 4,3% des Français expatriés, qui ont voté pour la liste de l'UPR, très en avant de beaucoup d'autres listes. Voilà. Et puis nous avions également des bons résultats outre mer. Nous avions des bons résultats outre mer, notamment en Martinique, où les résultats qu'on avait tournaient aux alentours de 2,9%. C'est dire à quel point nous pensions au début de soirée que nous allions marquer vraiment un score remarquable. En revanche, c'est en France métropolitaine que l'essai n'a pas été marqué. Alors pourquoi ?

Et si vous me le permettez, je vais essayer évidemment d'éviter le ridicule de donner dans le satisfecit, mais je voudrais quand même aussi donner des raisons d'espérer. Nous avons en fait un résultat qui ressemble à une bouteille à moitié vide, à moitié pleine. On va commencer par le côté à moitié vide. Le côté à moitié vide... Au moment même où je parle, on est à peu près à 1,2%. 1,2% ne nous permet pas d'avoir un remboursement des 1,3 million et quelques mille euros que vous avez consacrés à organiser cette campagne. Ça ne nous permet pas non plus d'avoir des députés. 1,2% : nous ne sommes pas hélas parmi les premiers partis politiques de France.

Nous restons un peu scotchés dans les scores relativement marginaux. C'est ça, la plus grosse des déceptions. C'est aussi une bouteille à moitié pleine. Et là, je voudrais attirer votre attention sur toute une série d'éléments qu'il faut avoir à l'esprit afin d'avoir un jugement nuancé et éclairé sur ces résultats. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y avait 34 listes. Et je sais par exemple qu'à Paris, même s'il y avait des listes fantômes qui n'étaient pas capables de présenter des bulletins de vote, à Paris intra muros, dans le bureau de vote où j'ai voté, il y avait quand même 24 bulletins.

Et puis les listes fantômes, celles qui ne disposaient pas de bulletins de vote, pouvaient toujours télécharger des bulletins de vote et les déposer, de telle sorte qu'en fait, il y a eu un éparpillement des suffrages. Et cet éparpillement des suffrages n'a pas pu ne pas nuire aux autres partis politiques. Plus exactement, les médias, depuis des mois et des mois, ont mis dans la tête des Français, des électeurs français, que la bataille se déroulerait entre Macron et Mme Le Pen, une espèce de revival, une espèce de réédition du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2017. Donc beaucoup de gens pensaient que le débat tournait autour de ce duel.

Et comme il y avait 34 listes, un certain nombre de Français se sont dits : « 34 listes... On va se focaliser sur le débat entre En marche et le Rassemblement national ». Ça, c'est le premier point qui a pu nuire à notre score. Et la conséquence, c'est qu'effectivement, il y a des gens qui ont voté pour des petites listes, par exemple la liste de Lalanne, de Francis Lalanne, qui a – semble-t-il – obtenu 0,6%, ce que nous trouvons un peu cruel, parce que M. Lalanne n'a strictement rien apporté au débat. Rien. Lorsqu'il y a eu les débats télévisés, on voyait bien qu'il était là pour dire simplement qu'il n'avait pas de programme, qu'il appliquerait ce que les gens décideraient.

Mais enfin c'est une chimère. Et bien évidemment que s'il avait été élu député européen, il ne pouvait pas se retourner vers ses commanditaires et demander constamment 15 fois par jour qu'est-ce qu'ils voulaient voter. Donc en fait, c'était se moquer un peu du monde. Et néanmoins, il a obtenu ses 0,6%, parce que c'est une personnalité connue. Francis Lalanne, c'est un chanteur. Ses 0,6%, s'il n'avait pas été là, peut-être qu'une partie d'entre eux serait venue sur la liste de l'UPR. C'est un exemple. Alors cet éparpillement a nui à l'ensemble des partis politiques, à l'exception du RN et à l'exception de EELV, qui – il faut le reconnaître – réussit une belle percée. J'y reviendrai.

Mais – et c'est là où cette bouteille pour l'UPR est quand même intéressante à regarder de près – si vous regardez bien, l'UPR a quand même progressé. Aux dernières élections européennes, en 2014, nous avions fait 0,41% des suffrages. À la présidentielle, Dieu sait si les commentateurs l'ont répété à satiété, nous avions fait – j'avais fait, plus exactement – 0,92% des suffrages. Aux élections législatives qui avaient suivi, nous avions fait 0,67% des suffrages. Nous étions donc scotchés dans la tranche des 0,6, 0,7, 0,9, 0,4. Et cette fois-ci, nous faisons 1,2, ce qui représente quand même...

Même si je suis d'accord que ce score n'est pas mirobolant, ce score représente quand même 3 fois le score que nous avons obtenu aux élections européennes de 2014. On est passés de 0,4 à 1,2. Et même par rapport à la présidentielle, on est passés de 0,9 à 1,2, ce qui représente une augmentation de 33% en termes de pourcentage. Et les autres ? Et les autres partis ? Regardez ce qui est arrivé à la FI. M. Mélenchon, au moment de l'élection présidentielle de 2017, a frisé les 20%. Il était à (NDLR: 19,6%). Ce soir, FI obtient 6,5%. C'est-à-dire que le score de Mélenchon et de la FI a été divisé par 3 par rapport à la présidentielle quand le nôtre a augmenté d'un tiers.

Ça, c'est un fait irréfutable. Regardez LR. M. Fillon avait fait (NDLR : 20,0%) des suffrages à la présidentielle. Son nouveau protégé – enfin le protégé de M. Wauquiez, plus exactement –, M. Bellamy, a réalisé – semble-t-il – 8,5% des suffrages, c'est-à-dire une division par plus de 2. C'est une chute de 60% pour LR. Regardez Hamon. Hamon a fait 6% à l'élection présidentielle. Il est tombé à 3%. (NDLR : Baisse) de 50%. Regardez Nicolas Dupont-Aignan, qui avait fait (NDLR : 4,7%) à l'élection présidentielle, et qui – semble-t-il – est actuellement aux alentours de 3,5%. En d'autres termes...

Je sais que ça peut faire sourire certains, qui vont dire que j'essaye de tordre les statistiques en notre faveur. Honnêtement, je ne crois pas que ça soit vrai. J'ai dit que nous étions déçus. Mais il ne faut pas non plus exagérer. Nous sommes en progression. Et nous sommes bien l'un des très rares à être en progression, parce que malgré les 34 listes, nous avons effectivement augmenté d'un tiers. Chose curieuse : si vous allez sur France Info... Ils ont fait un commentaire sur notre résultat.

C'est un commentaire qui est presque louangeur, en tout cas factuel, et qui reconnaît que effectivement, nous nous enracinons sur la scène politique, nous progressons certes avec une lenteur qui parfois est un peu désespérante, mais nous progressons quand même. Et nous faisons preuve de ce qu'on appelle de la résilience. Nous ne nous laissons jamais abattre par le sort et son adversité. Qu'est-ce qu'il y a également à dire en termes de bouteille à moitié pleine ? Ce qui est à dire, c'est que maintenant, nous sommes les seuls sur le Frexit. M. Philippot a fait un score... Je vais pas l'accabler. C'est un score qu'on a connu. Mais M.

Philippot n'a pas réussi à faire ce qu'il souhaitait probablement, c'est-à-dire à nous dépasser. Il est très sensiblement derrière nous. J'ajoute que ce score de M. Philippot pose problème, en tout cas nous pose problème à nous vis-à-vis des médias. C'est que je rappelle que les sondages, qui ont un vertu, un travers de prophéties autoréalisatrices, les sondages nous ont systématiquement mis dans un corner. Les sondages qui nous étaient attribués donnaient en général entre 0,5% et 1%. Nous terminons pour l'instant à 1,2%. Peut-être qu'au cours de la nuit, le résultat de certaines banlieues françaises va nous faire monter – je ne sais pas – à 1,3% ou 1,4%. On n'en sait rien.

En tout cas, nous sommes dans la marge très supérieure des sondages qui nous étaient attribués. Je note en revanche que M.Philippot... J'ai vu des sondages qui le donnaient à 3%, alors qu'au moment où je parle, il est donné à 0,7%. Nous, nous n'avons jamais eu un seul sondage qui nous ait donnés à plus de 2%. Ça veut dire que les instituts de sondage – c'est le moins que l'on puisse dire – ne nous étaient pas favorables. Je voudrais signaler à ce propos le scandale que représentent ces affaires de sondages.

J'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer, puisque nous avons les preuves audio qu'un certain nombre d'instituts de sondage, Ipsos et Ifop pour ne pas les nommer, nous avaient attribué un score de 0,5% ou de 1% aux sondages sans même avoir testé notre liste. Et je rappelle – scandale du scandale – que ces sondages ont été ensuite utilisés ad nauseam, à satiété, ont été utilisés par les grands médias et par le CSA pour nous attribuer ou plutôt pour ne pas nous attribuer du temps de parole. Si nous avions eu de temps en temps un sondage qui nous donnait à 3%... On aurait pu, puisqu'on a eu des sondages qui nous donnaient à 0,5 alors qu'on est à 1,2%.

Si on applique dans le sens inverse, 0,7 en plus, on aurait pu avoir des sondages nous donnant à 1,9%, 2%, 2,5%. Le sort en aurait peut-être été un peu changé. C'est-à-dire que nous aurions pu participer... J'aurais pu être invité notamment à des grandes émissions de radio, par exemple Bourdin, sur RMC, par exemple la matinale de France Inter, la matinale de France Info, la matinale de RTL, la matinale d'Europe 1, et y être invité à répétition. Je rappelle que M. Philippot, par exemple, a dû depuis l'automne 2017 être invité 5 fois par Bourdin. Et moi, je l'ai été 0 fois. Je rappelle que sur BFM TV, M.

Philippot a été invité à 4 reprises en plateau pendant 24 minutes, c'est-à-dire pendant 1h34 au cours des 2 mois écoulés, quand moi, j'ai été invité in fine d'ailleurs pendant 12 minutes. Je rappelle que BFM TV, d'ailleurs, m'a écarté du débat final, avec les prétendues 11 grandes listes. Nous l'avons donc un petit peu amer. Et nous allons écrire dès lundi... Dès demain, nous allons écrire à M.

Roch Olivier-Maistre, le président du CSA, pour que soit définitivement clarifiée cette affaire du CSA et de l'attitude des médias envers nous, puisque nous estimons que nous avons été spécialement maltraités, et que si nous avions été traités plus justement, très probablement, nous aurions ce soir un résultat meilleur. Je ne voudrais pas donner l'impression de remuer des griefs. Nous aurions préféré faire mieux. C'est exact. Nous avons quand même progressé. Ça n'est non moins exact. Nous avons été...

On a vu des embûches colossales qui nous ont été imposées, les dernières en date étant par exemple le refus des grands médias, notamment britanniques, de nous donner le score obtenu au moment des élections au Royaume-Uni jeudi dernier, au motif que – paraît-il – il ne fallait pas influencer les résultats sur les autres. Si l'on avait diffusé ces résultats, tout le monde en France aurait pu constater que le parti du Brexit de Nigel Farage a obtenu un score mirobolant, ce qui explique d'ailleurs la raison pour laquelle Theresa May a annoncé qu'elle présenterait sa démission le 7 juin prochain.

En revanche, les mêmes médias ont fait croire que les résultats aux Pays-Bas condamnaient le parti du Nexit, lequel est quand même passé de 0 à 12%. Le parti favorable à la sortie de l'UE pour les Pays-Bas a bondi de 0 à 12%. C'est ce que le journal Le Monde appelle un échec. Nous, nous aurions bien aimé avoir un échec de cette nature. Ce que je veux dire par là, c'est que même si des embûches nous ont été dressées, il faut quand même aussi constater que nous nous inscrivons dans une évolution générale qui touche à peu près tous les pays de l'UE. Nous sommes le parti du Frexit.

Et nous sommes plus que jamais le parti du Frexit, puisque nous sommes le plus ancien – ça fait 12 ans –, nous sommes celui qui, même si nos scores sont modestes, obtenons le meilleur résultat, et de loin. Dans les semaines qui viennent, à la mi-juin, nous allons avoir le conseil national de l'UPR qui va se tenir. Et nous allons consulter les délégués, les membres du conseil national, qui sont à peu près une centaine de personnes, sur la marche à suivre pour les événements à venir. Il semble que tout le monde soit d'accord sur un point fondamental. C'est que comme le disait Churchill, le succès consiste à aller d'échec en échec sans jamais se laisser abattre, jusqu'à la victoire finale.

Parce que qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Ce qui va se passer, c'est que, la belle affaire, le RN arrive en premier. Et alors ? Ils vont avoir donc 23 ou 24 députés. Ils en avaient déjà eu 24 députés en 2014. Qu'ont-ils fait ? Rien. Les 24 députés du FN de 2014 étaient jusqu'à il y a quelques jours tombés à 14. 10 s'étaient égayés dans la nature, avaient quitté le groupe FN. Si j'ai une amertume ce soir, c'est de penser qu'il va y avoir le 22, 23 et 24e député du FN... Je ne sais pas qui c'est, d'ailleurs, mais qui vont être là dans un groupe surabondant.

Je pense qu'il eût été préférable pour notre pays – et je le dis comme je le pense – que plutôt que le FN ait un 22e, un 23e et un 24e député qui ne serviront à rien, puisque les députés du FN au Parlement européen se sont immensément illustrés au cours des 35 ans écoulés pour ne rien faire. Eh bien je pense qu'il eût été vraiment préférable pour notre pays que le FN ait 3 députés de moins, et que nous, nous en ayons 3. Il aurait fallu qu'on dépassât 5% des suffrages. Et les 3 députés eussent été outre moi-même Zamane Ziouane, que vous connaissez, et Vincent Brousseau, notre expert dans les questions monétaires. Mais nous avons perdu encore une bataille.

Mais nous n'avons toujours pas perdu la guerre, parce que tous les événements se mettent en place pour donner de plus en plus de crédit à notre affaire. Pourquoi est-ce qu'avec tous les handicaps dont nous souffrons, nous sommes néanmoins l'un des très rares partis en croissance ? C'est parce que nous avons raison. Dans quelques jours, lorsque les flonflons seront retombés, que la fête sera arrêtée, que les luminaires, les lampes, les bougies qui ont été allumées à l'occasion de ce show, de cette scène de théâtre seront éteints, il se passera quoi ? Il se passera rien. Le FN, pas plus d'ailleurs que LREM, pas plus d'ailleurs que les Verts de M.

Jadot qui réussissent effectivement un bon score, pas plus d'ailleurs que les quelques députés des Républicains, pas plus d'ailleurs que les quelques députés de FI, ne vont pouvoir changer quoi que ce soit. Les Français vont pouvoir constater que le seul parti politique à leur avoir dit la vérité, c'était nous. C'est-à-dire que dans 15 jours, 3 semaines, plus personne ne parlera de ces élections. Vous verrez. Vous verrez ! Plus personne ne parlera de ces élections. Et puis on constatera quoi ?

On constatera que le niveau de vie des Français continue de se dégrader, que l'on continue de privatiser à outrance du patrimoine public, bientôt les barrages hydroélectriques, à la demande de la Commission européenne. Les Français pourront constater que nous sommes en train de démolir le droit du travail. Les Français pourront constater que ça n'est pas parce que M. Macron a subi une gifle ce soir que ça va changer quoi que ce soit. Et de ce point de vue-là, je regrette infiniment que certains aient pu imaginer qu'il fallait voter pour le FN pour... pour... On sait même plus pour quoi, d'ailleurs. Pourquoi ? Pour dépasser En marche ? Et alors ? Et alors ? Est-ce que M.

Macron a annoncé sa démission ce soir ? Que nenni. Est-ce que M. Macron a annoncé une dissolution de l'Assemblée nationale ? Pas davantage. En fait, – voilà – ça n'aura servi strictement à rien. Je voudrais également dire un petit élément. C'est sur les quelques groupuscules qui avaient appelé à l'abstention. Je ne les remercie pas, parce que d'abord, ils ont été désavoués de façon presque comique par le corps électoral, puisqu'il y a eu au contraire une participation très importante. On est passés de 57% d'abstention, 58% d'abstention en 2014 à 49% d'abstention (NDLR : 49,88%).

C'est-à-dire que tous ces groupuscules : le ParDem, le PRCF, le je ne sais pas quoi, qui avaient dit qu'il fallait s'abstenir pour faire barrage à Macron, pour enlever sa légitimité, ils ont obtenu quoi ? Ils ont rien obtenu du tout. La participation a augmenté. En revanche, comme la plupart de ces partis veulent sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, ils eussent été beaucoup mieux avisés d'appeler à voter pour l'UPR. De toute façon, l'Histoire a tranché et continuera de trancher.

Je voudrais remercier ici les quelques personnalités connues qui avaient apporté leur soutien à l'UPR, notamment Étienne Chouard, que je remercie très sincèrement, parce qu'il a été très correct et très éthique dans le soutien à l'UPR, qu'il soit très profondément remercié. Je voudrais remercier aussi Olivier Delamarche. Je voudrais remercier Jean Bricmont. Je voudrais remercier Olivier Delorme. Je voudrais remercier les youtubeurs, notamment Trouble Fait et Kriss Papillon, qui nous ont apporté leur soutien. Je voudrais remercier Pierre-Yves Rougeyron, qui avait également appelé à voter pour l'UPR.

Je voudrais remercier toutes les chaînes de radio du web qui ont fait leur devoir et nous ont invités régulièrement. Je ne remercierai pas les personnes qui sont d'accord avec nous, qui ont de la notoriété et qui ont refusé de rendre public leur soutien à l'UPR. Leur soutien nous manque, parce que nous avons besoin de notoriété et besoin de crédibilité. Et je trouve que ceux-ci ne nous ont pas aidés quand nous avions besoin d'eux. C'est dommage. Et c'est dommage pour la France, du moins provisoirement. Nous allons dans les semaines qui viennent, lors du conseil national, envisager la suite. La suite, ça s'appelle élections municipales. Les élections municipales auront lieu en mars prochain.

Nous allons essayer de présenter le plus grand nombre de listes possible soit dans des très grandes villes, soit dans des villes moyennes, soit dans des petites villes. Pas forcément des listes. Ça pourra être aussi un adhérent de l'UPR ou plusieurs adhérents qui intègreront des listes dans des villages, des listes d'intérêt local. Mais leur participation à ces élections permettra de contribuer à ce qui est une des choses les plus importantes qui soit pour la poursuite des événements. C'est que l'UPR continue à s'incruster, à s'enraciner dans la société politique française. Ces élections ont marqué un tournant.

Nous avons franchi pour la première fois dans une grande élection nationale le seuil fatidique de 1%, et même sans doute de 1,2% au niveau national (NDLR : l'UPR a eu 1,17%). Nous avons également pu noter que notre notoriété était en très forte croissance, ainsi également que l'accueil fait par les journalistes. Ici ou là, dans les salles de rédaction dans les radios, dans les télévisions, dans des journaux, j'ai pu noter que de plus en plus de journalistes avaient changé de regard et changeaient de regard sur l'UPR.

Les attaques ad hominem, les calomnies, les diffamations à notre encontre, donc à mon encontre, à l'encontre de notre mouvement se sont faites de plus en plus rares, jusque même à disparaître. On a même pu noter un intérêt renouvelé pour... un intérêt nouveau, en fait, pour nos analyses. Nous allons être plus que jamais le parti du Frexit.

Nous allons continuer tout simplement parce que nous avons raison et que les mois et les années qui viennent vont montrer l'impasse totale dans laquelle s'enfonce la France avec un peuple qui a du mal à regarder la réalité en face et qui a du mal à remettre en cause son appartenance à l'UE, qui préfère voter pour des partis qui lui mentent effrontément, qui lui proposent des programmes totalement inapplicables, un peuple qui a du mal à regarder la réalité en face et qui, pour autant, sans remettre en cause notre appartenance à l'UE, à l'euro ni à l'OTAN, n'en accepte pas les conséquences. Nous sommes donc face à un dilemme.

Un dilemme de plus en plus béant qui va bien d'une façon ou d'une autre déboucher un jour sur une crise de régime. Et là, nous serons là. Le parti du Frexit sera là. Je ne vous abandonnerai pas. Les dirigeants de l'UPR ne vous abandonneront pas. Nous serons là « perinde ac cadaver », comme on dit chez les jésuites. Nous serons là jusqu'au bout pour faire triompher la cause de la République française, de la liberté, de la souveraineté et de l'indépendance nationale. Merci à toutes et à tous ! Merci à tous les adhérents qui nous ont financés, à tous les donateurs.

Merci à tous les militants, qui ont fait un travail de terrain qui est au-delà de tous les éloges que l'on puisse faire, puisque dans de très nombreux cas, de nombreuses communes rurales ont pu constater que la seule affiche qui était affichée sur les 34 panneaux, c'était l'affiche de l'UPR. Et Dieu sait si beaucoup d'employés municipaux ont pesté, tempêté contre le fait d'avoir été obligés de mettre des panneaux qui étaient vides. Nous avons semé, continué à semer des quantités, des milliers de petites graines qui font que désormais, l'UPR est plus connu. Merci à toutes et à tous pour le formidable travail de militantisme, de conviction, de bénévolat dont vous êtes capables.

Nous sommes l'âme de la résistance et – si vous me le permettez – nous sommes ce que la France a de mieux à offrir au monde. Vive la République et vive la France.