Présidentielle 2027 : "Mélenchon ? C’est une machine de guerre électorale..." (Antoine Oberdorff)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est lui le candidat du pouvoir d'achat ?
- 2:47OuverteRéponse partielle
Est-ce que ses propositions sur le pouvoir d'achat sont crédibles ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est le candidat du pouvoir d'achat ou du pouvoir du peuple ?
- 6:53OuverteRéponse directe
Ses propositions sont-elles dirigistes ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Quels sont les thèmes porteurs de sa campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:29Fait
« il dit : "Nous pouvons collectivement reprendre les rennes, redonner une direction à la France si nous le choissons." »
- 6:10Fait
« il dit : "Non, c'est pas aux économistes de répondre si c'est crédible, c'est redonner de la marge aux politiques et donc c'est redonner de la marge à la souveraineté populaire." »
- 9:39Fait
« il commence son discours par reposer la barrière et le clivage antifasciste »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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parce qu'on est toujours surpris de voir ces grandes places avec autant de monde. Alors, les réalisations sont fournies hein par la France insoumise et il faut toujours le préciser, on a pu suivre ce discours en direct. Est-ce que ce qu'il fait là Antoine Oberdorf, les autres candidats ne n'y arrivent pas ? Oui, tout à fait. Parce qu'on est de toute manière dans la geste mélanchonienne classique tel que nous l'avons connu par le passé lors de campagne où l'on voyait Jean-Luc Mélenchon s'exprimer par exemple depuis le Prado à Marseille, depuis euh là aujourd'hui euh la braderie de Lille, euh depuis évidemment la cathédrale de Saint-Denis, la basilique de Saint-Denis. Comment il arrive à rassembler vous qui suivez ? Il y a une logistique, c'est une machine de guerre électorale qui est
taillée pour un homme sur mesure qui parvient à drainer une population considérable parce que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon avec y compris toute la sulfure, toute l'odeur de souffre qu'il entoure attire énormément de monde et parce que la logistique est parfaitement huilée, parfaitement rodée. La France insoumise, c'est ce mouvement gazeux comme l'a théorisé Jean-Luc Mélenchon qui sans avoir de parties bien codifié parvient à draîner des milliers des dizaines de milliers de personnes qui viennent le voir en bus, qui viennent le voir parfois de très très loin et j'en suis sûr aujourd'hui encore qui sont venus le voir de de villes attenantes à Lille de Roubé peut-être où dirige David Guirot l'un de ses lieutenants et ils viennent pourquoi parce qu'il y a
cette faconde parce qu'il y a cette aroratoire qui est propre à Jean-Luc Mélenchon et qui fait qui va vous vendre du rêve pendant près d'une heure sans texte. Alors justement, oui, c'est très impressionnant de de voir à quel point il a cette rhtorique et cette art discours. Euh avant de vous entendre, on a choisi un angle, il a dit beaucoup de choses. Il a pilonné le RN, on y reviendra. Il est revenu aussi sur son sa proposition choc he de de brûler une partie de la dette, d'en annuler une partie, celle détenue par la BCE. Mais nous on voudrait savoir puisque c'est la priorité des Français ou quasiment la priorité des Français selon un dernier cluster 17 après les questions de sécurité si c'est lui ou pas à vos yeux le candidat du pouvoir d'achat Tibet NDI
ce qui est certain c'est que dans cette élection présidentielle où on voit démarrer la campagne tous les candidats à cette élection devront avoir une opinion et des propositions en matière de pouvoir d'achat de manière historique Jean-Luc Mélenchon s'est toujours positionné hein du côté du pouvoir d'achat. Donc là, il y a rien là euh de neuf. Quant à dire si ce serait l'unique candidat du pouvoir d'achat, euh il est évident que ses adversaires, ses compétiteurs le lui disputeront dans les mois à venir au cours de cette campagne. Alors, tout le monde en parle en cette rentrée, hein, parce que tout augmente, on est à 2,4 % d'inflation sur le dernier trimestre, chiffre de l'INC. Tout le monde parle des salaires, il y a beaucoup de propositions. La TVA sociociale rapprocher le le net du brut,
lui on l'a entendu, il veut bloquer bloquer les prix du carburant, indexer tous les salaires sur l'inflation, augmenter le SMIC à 1600 € net, ça ferait 120 € de plus. Est-ce que ça c'est audible ? Est-ce que ça ça peut marcher ? Est-ce que ça peut lui faire gagner plus que les 18 % d'instention de vote dont il est créé aujourd'hui à 8 mois du premier tour Henri Vernet ? Alors, est-ce que c'est crédible ? Là, ça c'est un peu aux économistes de réponse qu' il y a pas mal de doutes, hein, dans un état qui est quand même euh qui est une économie qui est aujourd'hui à l'OS. Ça paraît difficile. Néanmoins, est-ce que pour autant il faut renoncer à le promettre ? Euh, bien sûr que non parce que vous l'avez dit, c'est la première préoccupation des gens. C'est vraiment là-dessus en effet
que sont attendus les candidats. D'autant plus que à la dernière présidentielle, tous les débats sur tous les thèmes ont été un peu escamotés. C'était une non campagne en 2022. Donc là, c'est vraiment l'occasion de revenir, de revenir avec des propositions, de revenir avec une vision. Lui, c'est vrai que il veut s'installer comme ça. Alors, il a quand même, il n'hésite pas à sortir des mesures qui sont par certains aspects d'un ancien temps. Il le dit blocage des prix, euh restauration mobile sur les carburants. Oui, mais des loyers aussi, blocage des loyers. En effet, les augmentations dont vous dont vous avez parlé qui seraient de conduite de manière assez incitative. D'ailleurs, moi ce qui m'a frappé, c'est que tout au long de ce discours, il s'est adressé
nommément à certains patrons. Il a pris par exemple sa ce de la grande distribution, Bonpard pour Carrefour, Leclerc évidemment pour ses centres. Il s'en est pris également au MEDF en revenant justement parce que ça maintenant c'est une arme qui lui a été fournie. Vous savez quand il revient sur les récanements qui ont été accueillis dans le parterre des patrons lors du grand oral Omédef et ça il s'en sert parce que évidemment ça l'aide à antagoniser ceux qui sont pour surtout ne rien donner ne rien céder sur ce plan du pouvoir d'achat et lui qui vient avec ça donc des mesures un peu j'allais dire presque dirigiste hein c'est en ça que je dis presque presque des vies lunes sur certains plan mais la manière dont il le présente c'est vrai avec ce soulignant Antoine Aberdovs dire cette
espèce de de lyisme qu'il arrive à mettre l'humain à chaque quoi il y revient. Cette façon de s'adresser directement aux gens, le tuto par exemple, tout cela bah c'est vrai que ça le positionne comme quelqu'un qui le grand défaut aujourd'hui qui reproché au politique ça doit pas être proche des gens. Lui, il essaie en tout cas de montrer le contraire. Alors sur la question des salaires et du pouvoir d'achat, on voit bien que la rentrée dans cette campagne présidentielle se fait sur ce thème. On aurait pu imaginer un autre thème, un thème très social et très concernant comme on dit Pablo Piovien. Est-ce que c'est c'est le plus audible sur ces sujets ? Parce qu'en fait là quand il interpelle les patron MDEF, il leur dit si vous n'augmentez pas la salaire, ce sera la récession. Donc
il est il est dans une situation de dire il y a les Français qui vous regardent maintenant il faut augmenter et sinon c'est l'État qui décide en augmentant en les obligeant par l'augmentation du SMIC. Exactement. Moi je pense que Jean-Luc Mélenchon n'est pas tant le le le candidat du pouvoir d'achat que le candidat du pouvoir du peuple. C'est ça sa proposition. Il dit "Nous pouvons collectivement reprendre les rennes, redonner une direction à la France si nous le choissons." Et c'est en ça que je vais m'opposer à la première phrase qu'a dite Henry Vernet dans dans sa réponse. Il a dit "Vous posez la question, est-ce que c'est crédible ? Ça c'est aux économistes de répondre." Et bien justement Jean-Luc Mélchon, il dit "Non, c'est pas aux économistes de répondre si c'est crédible, c'est
redonner de la marge aux politiques et donc c'est redonner de la marge à la souveraineté populaire." c'est-à-dire collectivement au peuple. C'est ça qui décline dans l'ensemble en fait des propositions qu'il fait. Ensuite, je vais aussi pour vous c'est le candidat du pouvoir du peuple, c'est c'est ce qu'il veut être. Est-ce que c'est aussi le candidat du populisme ? Parce que pouvoir du peuple, oui, c'est la démocratie. Populisme, c'est souvent synonyme de promesses non tenues. Il s'avère il s'avère que Jean-Luc Mélenchon a un temps, il utilise plus beaucoup mais complètement embrassé ce concept. qu'il voulait être le populiste de de gauche. Donc il ne voyait pas dans ce dans ce terme euh des choses absolument négatif. Mais juste un mot parce que c'est quand même intéressant.
Je reviens sur aussi ce que disait Henry Vernet. Il disait oui, c'est un peu dirigiste et vous vous avez dit oui, c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses. C'est l'État à la fin qui décide et ça c'est vrai que c'est c'est assez nouveau. État fixe par décret le montant du Exactement. Fixe par décret le montant du suiv il y a énormément la planification, c'est l'État qui décide et cetera. Donc c'est vrai qu'il y a énormément de choses dans le discours de Mélenchon qui passent par un métaphore et ça c'est moi qui le suis depuis pas mal de temps, depuis le début de son aventure insoumise en tout cas euh c'est assez nouveau de remettre l'État au centre et aujourd'hui il pense que c'est le levier le plus puissant pour faire une proposition qui soit raccord avec ce que
veut le peuple. Après, savoir si il va pouvoir avoir toute l'attitude dans l'utilisation de ce levier pour mener à bien les politiques qui l'entend mené sur la question de l'annulation de la dette, sur la question enfin des des financements des services publics, sur la question de l'alimentation ou du pouvoir d'achat. Ça c'est une autre question. Mais en tout cas, c'est vrai qu'il a identifié ça comme étant vraiment l'outil principal qu'il utilisera s'il est président. On va regarder [raclement de gorge] les dernières intentions de vote. Ce qui est certain, c'est que il fait la campagne qui euh lui permet d'être dans la plus belle dynamique, si j'ose dire, en cette rentrée euh euh scolaire. Euh il est euh à peu près crédité à 18 %, 17 18. Euh il y a 2 mois, c'était 15. Donc euh s'il
fait deux points de de plus euh chaque mois ou un point chaque mois, on voit que le second tour est complètement à à s'apporter. Quels sont les thèmes les plus porteurs ? Ce qui m'a marqué, c'est que en début de meeting, il parle pas du pouvoir d'achat alors que c'était son sujet. Il remet au fond quelques mots pour parler à son public. La résistance, qu'est-ce qui le porte ? Qu'est-ce qui va pouvoir lui faire gagner des points selon vous ? Le social ou d'autres sujets ? Ce qui marche avec Jean-Luc Mélenchon, c'est l'alliage de en réalité l'essence populiste qu'il porte depuis le départ du Parti socialiste en 2008 et la fondation du Front de gauche. Alors là, on est sur les thèmes classiques. Brûler la dette, désobéir à l'Union européenne, abat l'orthodoxie budgétaire
et évidemment le dictat de Mastrich. Ça, on est dans la plus pure essence populiste et la volonté de redonner du pouvoir d'achat aux gens, y compris en mettant par-dessus bord évidemment les théories économiques classiques. Et simplement, Jean-Luc Mélenchon s'est aperçu que en 2012 et puis en 2017, alors qu'il lui manquait 600000 voix pour parvenir au second tour, que il fallait aller sur un autre registre. Cet autre registre, c'est un registre plus identitaire, plus ethnique en réalité qui l'a conduit à parler de Nouvelle-Fance et qui l'a conduit à prononcer le slogan qui était habituellement employé à l'extrême droite lors de son meeting à STI, c'est on est chez nous. Et là-dessus, il n'est pas anodin de voir que il commence son discours par reposer la barrière et le
clivage antifasciste parce qu'il sait que à la fin des fins sur une barricade, il n'y a que deux côtés et qu'il faudra donc amener chacun à se positionner par rapport à ce clivage là, y compris des gens du centre au second tour qui seront mis en demeure de choisir entre Marine Le Pen et lui. Première chose, on est persuadé que le vote utile contre le RN, ça sera lui. Absolument parce que Jean-Luc Mélenchon par une sociologie un petit peu au doigts mouillé est convaincu que de toute manière le petit bourgeois vertébré comme il l'appelle au moment d'aller voter au second tour passe certes une mauvaise nuit mais entre Marine Le Pen et lui il sera il sera s'y retrouvé et dans l'isoloir faire le bon choix. Raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchant tire sur l'élastique
du Front républicain, il y tire, il y tire, il y tire. Il est sûr qu'à la fin reviendra en sa faveur. Et puis évidemment l'autre polémique de la semaine lui été servie par le Rassemblement national dans avec lequel il joue un face-àface permanent, c'est celle du voile. Et en l'espèce, Jean-Luc Mélenchon, c'est se positionner depuis au moins la marche contre l'islamophobie avec le CCIF contre comme un un bouclier protecteur de la communauté musulmane de France. Sera pas ce pays qui relancera la guerre des religions a-til dit. Absolument. tout début hein de ce alors alors même qui sait qu'en réalité il est évidemment Oni par toute une partie de la communauté juive c'est pas grave lui il a les siens et les siens c'est la communauté musulmane de France
Jean-Luc Mélenchon