Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseSud Radio (sur YouTube)· 20 octobre 2026 43 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

17 Octobre : Sébastien Lecornu promet une "réponse pénale massive". Y croyez-vous ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Quel est le bilan des premières comparutions immédiates après les violences du week-end ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Combien de gardes à vue ont été enregistrées et combien de personnes sont déjà en prison ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que la qualification de criminalité organisée est nécessaire pour utiliser des outils numériques d'enquête ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Avez-vous des retours des parquets sur la demande du ministre concernant la qualification de bande organisée ?

  • 4:00RelanceÉludée

    Les peines de 10 ans évoquées pour les pillages seront-elles effectivement appliquées ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Comment la justice triple-t-elle le nombre d'audiences de comparution immédiate à Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Chiffre
    « Vous avez 2500 gardes à vue depuis samedi qui sont gérés par la police et par la justice. »
  • 5:45Fait
    « Le ministre se rend aujourd'hui au parquet de Lille. Le parquet de Lille a dès ce weekend mis en place un circuit facilité pour les commerçants. »
  • 6:23Fait
    « Il y a une transmission automatique des coordonnées de la préfecture au procureur de la République. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:01
Locuteur

Sud Radio, l'invité politique

0:05
Non speech

[musique]

0:06
Locuteur

Jacques Tardose. Au cours de cette matinée spéciale et d'ailleurs c'est une antenne spéciale que l'on vous propose depuis les événements et depuis samedi, nous sommes ce matin avec le porte-parole du ministère de la justice, Sacha Stropkan. Bonjour. Bonjour. Merci de d'avoir accepté notre invitation dans ce studio. On a besoin d'y voir clair sur les chiffres euh à la suite de l'intervention du ministre de la justice, Géraldmanin, hier. D'abord, les premières comparions immédiates ont eu lieu ce lundi au au tribunal judiciaire. Quel est le bilan ? Alors effectivement, vous avez eu une première vague lundi.

L'immense majorité des dossiers vont être jugés aujourd'hui et demain puisque le temps de la garde à vue fait que la plupart des gardes à vue se sont terminés hier soir ou se termineront aujourd'hui dans la journée. En gros, vous avez 2500 gardes à vue depuis samedi qui sont gérés par la police et par la justice. Et vous avez ce matin environ 123 personnes déjà qui dorment en prison pour les faits qu'ils ont commis soit samedi, soit dans la journée de dimanche. Donc vous avez une partie, c'est de la détention provisoire, c'est-à-dire c'est des gens qui attendent d'être jugés et condamnés éventuellement pour les faits qu'ils ont commisé.

Puis vous avez une partie, c'est effectivement les premières condamnations qu'on a vu hier à de la prison ferme, ça va jusqu'à plusieurs années de prison dans certains cas. Alors le ministre, et ça c'est très important a demandé une qualification spéciale qui pourrait permettre donc de poursuivre, de prolonger les gardes à vue. Mais on est bien d'accord que le ministre, il peut donner des indications, il peut orienter, il peut formuler des souhaits. C'est Mais la justice est indépendante. Tout à fait. La justice est indépendante et en gros c'est très important que vos auditeurs le comprennent.

Le ministre peut ce donner ce qu'on appelle des circulaires de politique pénale général, c'est-à-dire dans ce cas d'espèce dire au vu de ce qui s'est passé ce weekend, voilà la façon dont je vous invite ou dont je vous suggère à gérer les dossiers. Évidemment, dans chaque dossier individuel, les magistrats qui ont à les gérer restent indépendants. Il n'empêche que ce que vous évoquez sur la criminalité organisée. En gros, ça a deux objectifs. Un, prolonger les gardes à vue parce que face à un afflux de garde à vue, on peut avoir besoin d'un peu plus de temps que 24 ou 48 heures pour les gérer, pour mener les investigations.

Ensuite, la deuxième chose, c'est que ça permet, c'est un peu technique, mais ce qu'on appelle des techniques spéciales d'enquête, c'est-à-dire typiquement faire de la géolocalisation, euh exploiter aussi les téléphones portables, tout un tas d'actes d'enquête qui peuvent ensuite permettre de caractériser euh les infractions. C'est très intéressant euh ça Sacha Stropskan parce que ça veut dire que s'il n'y a pas ce qualificatif de criminalité organisée, alors on ne peut pas utiliser les outils numériques. Non, c'est pas impossible, c'est juste que ça simplifie là pour le coup le travail des enquêteurs et en plus ça correspond aussi à une forme de réalité.

C'est-à-dire que c'est aussi envoyé un message que quand vous demain ou moi, ça n viendrait pas l'idée mais on va casser une vitrine dans Paris là à 9h du matin tout seul, on voit bien que ça n'a pas du tout la même portée que si on est au milieu d'une bande de 200 300 personnes qui au cœur de la nuit ou au cœur de l'après-midi samedi déferlent dans un centre-ville. On voit bien qu'il y a une forme d'organisation, une volonté de s'organiser pour commettre des infractions. C'est typiquement euh ce qu'on appelle la qualification de bande organisée qui relève d'une forme de criminalité organisée.

Est-ce que vous avez des retours des parquets à ce sujet sur euh la demande ou la le vœu euh du ministre ? Oui oui, c'est enfin c'est c'est utilisé par certains parquets. Alors pour évidemment les faits pour certains faits est très grave. Vous parliez de la mairie de Limoge, tout le monde comprend bien pourquoi, mais ensuite vous avez d'autres types de fait.

Et je tiens quand même à dire que si vous voulez par exemple commettre un vol comme on l'a vu, des pillages, je vais pas rentrer dans la qualification pénale précise, mais que les gens comprennent, c'est quand même puni de 10 ans d'emprisonnement avec les circonstances aggravantes de la bande organisée, c'est-à-dire aussi lourdement que le trafic de stupéfiant. Donc, si vous voulez, c'est pas comme aller voler un carreau de chocolat dans un supermarché. C'est on n'est pas sur la même chose sur ce point. Vous savez ce que pensent ceux qui nous écoutent he c'est que ces 10 ans ils ne les feront pas.

Quel de d'abord il faut que les peine soi prononcé et ensuite alors on a bien entendu le ministre de la justice qui demande une extrême sévérité mais encore une fois bah les magistrats ils décident. Alors évidemment il décident en toute indépendance et c'est normal vous moi demain on est on comparait devant la justice on est bien content que ce soit pas le ministre de la justice qui donne des instructions au magistrat. Donc ça nous protège tous. Maintenant, il y a quand même une réalité, c'est que pour prendre le seul exemple de Paris, par exemple, normalement tous les jours à Paris, vous avez deux audiences de comparition immédiate. Aujourd'hui, vous allez en avoir six.

Donc, on triple le nombre d'audiences. C'est bien la preuve que la justice sait prendre la mesure fait qu'il y a une réponse à apporter. En vérité, c'est si vous voulez tout le monde se désole de ce qui s'est passé vraisemblablement et au plus haut niveau du gouvernement, on reconnaît qu'il y a eu une défaillance sécuritaire en terme de maintien de l'ordre. Maintenant, ça s'est acté. Maintenant nous le sujet pour nous ministère de la justice c'est comment est-ce que on répond à ce que les gens attendent en terme de réponse judiciaire sûr précisément combien y a-t-il eu de plainte et combien y a-t-il de dossiers ? Est-ce que ça on a le chiffrage ?

Alors ça c'est encore un peu tôt pour le dire mais c'est aussi un autre sujet parce que je pense que c'est un sujet très important pour vos auditeurs, c'est que évidemment qu'il y a la réponse pénale, mais il y a aussi comment est-ce qu'on accompagne les gens qui ont été victimes de ce qui s'est passé ce weekend et notamment les commerçants qui n'ont rien demandé à personne. Et là aussi le ministère de la justice a son rôle à à jouer sous deux aspects. Un, l'indemnisation classique, c'est-à-dire que par exemple le ministre se rend aujourd'hui au parquet de Lille.

Le parquet de Lille a dès ce weekend mis en place un circuit facilité pour les commerçants dont on prend de façon quasi automatique les coordonnées qui sont recontactés quand on a trouvé la personne qui éventuellement a commis les faits qui les concerne et pour pouvoir les épauler et que ça soit pas un enfer administratif dans l'enfer qu'ils ont déjà vécu. Et ensuite, il y a un deuxième aspect, c'est qu'on a la tutelle sur tous les tribunaux de commerce qui gèrent la vie économique du pays et que dès cette semaine, dès demain, le ministre va les réunir tous les présidents de tribunaux de commerce parce qu'il souhaitent se mettre à disposition des commerçants pour les aider. D'accord.

Donc ça c'est un point important sur le premier le le premier point sur la rapidité en réalité d'information auprès du commerçant. C'est quelque chose qui ne se faisait pas que vous mettez en place là à Lille mais j'imagine dans d'autres par tout.

Gros, l'instruction qui est passée, c'est que les procureurs se rapprochent des préfets puisque les préfets via les services de police ont de toute manière l'identité, les coordonnées des commerçants qui ont été touchés par ces faits-là et qu'en fait si vous voulez, il y a une transmission automatique des coordonnées de la préfecture au procureur de la République pour éviter, si vous voulez, que les commerçants aient besoin de faire le double du travail. Ouai. Alors, autre point euh dont on parle beaucoup euh c'est la possibilité de euh prélever les prestations sociales euh lorsque l'on a des auteurs de dégradation qui sont identifiés et jugés et condamnés évidemment par la justice.

Euh on sait que la loi qui est en préparation euh ne sera pas effective avant début 2027. En revanche, le ministre a souhaité décider d'une circulaire. C'est ça qui peut faire que et bien cette décision soit prise. Oui. Alors, vous avez deux sujets. Vous avez effectivement la loi Casseur Payeur qui arrive au Sénat demain qui de toute manière, même si elle est votée, ne s'appliquera pas de façon rétroactive au fait qu' qui nous occupe aujourd'hui. Et vous avez donc cette instruction qui est une instruction commune du gouvernement qui est de dire que dans le calcul des prestations sociales, on va pouvoir intégrer les revenus illégaux.

Typiquement, vous avez vendu 100 paires de pompe sur euh Vined parce que vous avez pillé un magasin. Ben en vérité, si on vous attrape, on va rétroactivement considérer que c'était des revenus, des revenus illicites certes, et donc on va le défalquer de vos droits sociaux. Ça c'est très important Sacha Stropskan parce que effectivement c'est du gain qui jusqu'à présent n'était pas déclaré, considéré par la justice comme un gain. Exactement. C'est euh alors éventuellement c'était pris en compte par la justice au moment de la condamnation. Exactement. Et puis au moment de la condamnation mais si vous voulez pour le coup la justice pénale, elle n'a pas la main sur les prestations sociales.

Et là pour le coup, c'est les prestateurs socials, c'est-à-dire vous, moi, puisqueen fait cet argent, il vient de il vient de nos impôts et de nos prélèvements sociaux qui vont pouvoir récupérer l'argent. Et puis évidemment, la justice a aussi besoin d'un d'un cadre légal. Donc d'où la d'où la circulaire. Autre point, Sébastien Lecornu a pointé du doigt des groupes d'ultra gauche qui auraient organisé la violence. Le garde des saau [raclement de gorge] et le ministre de l'intérieur également ont ciblé l'ultra gauche et l'extrême gauche radical qui aurait, je cite, fait dégénérer les actions. Est-ce que vous vous confirmez le lien entre ces pillages et l'ultra gauche ?

Et comment l'ultra gauche aurait-elle organisé ce chaos ? Alors, si vous voulez, je il y a il y a il y a deux vagues en vérité dans ce qu'on a vu ce weekend. Il y a une première vague avec des professionnels de la casse, ce que maintenant on appelle les black block qui en vérité est une compos une matière composite un peu plus complexe que ça. Mais en gros des professionnels de la casse qui sont très bien organisés, qui à l'occasion de mouvements sociaux profitent de manifestation pour et ils ont un objectif politique derrière. Ça pour le coup c'est même revendiqué. Si vous voulez, vous allez voir les black, c'est effectivement un objectif politique derrière.

Et ensuite, vous avez une deuxième lame de gens qui profitent du chaos qui est créé par cette première lame. C'est de l'infraction d'opportunités pour ensuite aller mener euh des pillages et d'autres casses dans des magasins. Mais si vous voyez par exemple les Black Block, eux en général c'est pas des paires de chaussures qui vont voler, c'est des banques auxquelles ils s'attaquent. C'est pas pour autant que c'est plus légitime. Donc lorsque les ministres font ce lien, ils le font via les Black Block ou bien est-ce qu'ils pensent à d'autres groupes d'ultragauche ?

Ah, en tout cas, si vous voulez, je comme je vous ai dit aujourd'hui, Black Block c'est un mot fourtout, mais de fait des professionnels de la casse qui sont orientés à l'ultra gauche et qui profitent effectivement des mouvements sociaux pour créer une forme de chaos et qui ensuite et c'est là toute la perversité de de leur mode d'action, c'est qu'ensuite ils reflusent, c'estàd et et c'est pour ça qu'ils sont souvent moins interpellés que les autres parce que eux, ils savent très bien le moment auquel il faut quitter le terrain entre guillemets.

Pourquoi la procureur de la République Lorbe a assuré qu'elle ne peut, dit-elle pas absolument pas confirmer ce que les ministres on ont dit qu' faut-il croire ? Alors si vous voulez, si vous prenez ce que dit précisément la procureur de Paris et la question à laquelle elle répond, c'est qu'elle dit qu'elle ne peut pas faire de lien entre l'ultra gauche et les pillages. Ce qui est ce que je vous dis, c'est-à-dire que si vous voulez, c'est pas des groupes d'ultra gauche qui ont mené les pillages. Et objectivement, pour l'instant, les gens qui comparaissent devant la justice sont plutôt des gens qui ont commis des pillages plutôt que des simples casseurs.

Et c'est pour ça que je vous parlais de ces deux lames. Après que l'un est servi à l'autre et inversement, ça pour le coup, c'est ce que disent de façon très claire les services de renseignement. Maintenant euh effectivement, c'est pas pour autant que c'est des groupes d'ultragauche qui sont allés euh voler à la Fnac ou chez Darty. Beaucoup de gens ont été euh évidemment euh choqués de voir également que euh un certain nombre de ces casseurs euh étaient euh masqués et on se pose la question de savoir comment les enquêteurs font pour identifier finalement euh ceux qui sont masqués. Est-ce qu'il y a d'autres moyens de les identifier ? Oui, il y a toujours des moyens de les identifier.

Après, c'est aussi pour ça qu'on les appelle black block, c'est qu'en général, ils sont habillés en noir aussi pour pas pouvoir être individualisés. Et après, vous avez un autre sujet au-delà d'identifier ceux qui sont masqués, même s'il y a toujours des moyens, je vous assure pour avoir mené des dossiers euh de cette nature pendant des années, je vous assure queil y a toujours des moyens. Mais au-delà de ça, vous avez même des petits malins maintenant qui sont dans un tel sentiment d'impunité qui répondent à vos confrères. C'est pas la faute de vos confrères à visage découvert qui se qui publie des vidéos sur les réseaux sociaux.

Et donc eux aussi, vous avez tout simplement des moyens très simples hein, c'est vous prenez la vidéo euh la capture d'écran de la vidéo, vous la passez au tage, c'est-à-dire au fichier police. Vous avez à peu près 17 millions de personnes qui sont au fichier police du tage et vous faites des matchs tout simplement pour voir si cette personne est connue au tage et infin vous arrivez à les identifier. Dernier point que je souhaiterais évoquer avec vous euh Sacharopskan, c'est euh les Émetiers de 2023 étaient des hommes de de [grognement] 25 ans de moyenne sans emploi majeur pour les 23ers sans casier judiciaire.

Est-ce que cette fois-ci vous avez une sorte de topographie euh ou plus exactement de euh de de profil de ceux qui sont intervenus ? Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les premiers qui ont été jugés L'analyse esté moins fine puisqu'ils font un petit peu de temps mais en gros c'est une immense majorité d'hommes puisqueen gros vous avez entre 95 et 98 % d'hommes, vous avez 70 % de majeurs. Ce qui là aussi est important de préciser parce que sur le mouvement lycéen des dernières semaines, c'était l'inverse.

C'était une une grosse majorité de mineurs, ce qui prouve bien que c'est pas le même public puisque tout le monde maintenant oublie quand même qu'à la base, c'était une manifestation à l'initiative de mouvement lycéen. On n'est pas sur le même public. Et ensuite, c'est globalement effectivement des jeunes hommes euh qui sont là aussi différence majeure par rapport au mouvement lycéen en général connus euh de la police. Alors pas forcément pour des faits très graves mais qui ont déjà eu des condamnations au maill à partir avec la police.

Qu'on comprenne bien, il n'est pas faux de dire que les populations n'ont rien à voir, que ce sont des profils très différents avec le mouvement lycéen ou avec ce qui s'est passé avec le mouvement lycéen. Avec le mouvement lycéen. Ah oui. Sauf que j'ai entendu quand même que parmi ceux qui ont été condamnés notamment cette nuit, il y avait un lycéen qui allait profiter de la situation. Après la marge, vous ayez des mineurs, des lycéens qui se soient laissés emporter ou même qui sont venus pour casser ou pour piller probablement. Il y a toujours des réalités individuelles. Mais c'est pas la majorité.

Merci infiniment Sacha Stropkan euh porte-parole du ministère de la justice de nous avoir livré en détail les indications sur cette réponse judiciaire aux événements de ce weekend. On se retrouve dans quelques secondes avec Noémi Alua et Elizabeth Lévi pour la vérité en face. Vous nous appelez au 0826 300. Que vous soyez commerçant sur les thèmes que l'on a évoqué tout à l'heure avec Serge Papin et le président de la chambre de commerce et d'industrie, mais également euh sur le franc parler de Guillaume Casbarian ou bien encore sur la réponse judiciaire. Quel que soit le sujet et bien vous nous appelez 0826 300 300 et et on en débat avec Noémie et Ellisabeth. À tout de suite.

9h10h, le grand matin Sud Radio la vérité en face. Jacques Cardos minutes, on est avec Noémie Alouin et Élisabeth Lévi. Rebonjour à toutes les deux pour ceux qui n'étaient pas avec nous tout à l'heure lors de vos chroniques [musique] respectives.

Bien sûr, on sera très intéressé d'avoir votre regard sur la réponse puisque maintenant on parle [musique] essentiellement de réponse à la fois judiciaire, on vient d'en parler, mais aussi politique tout à l'heure avec les solutions qu'évoque Guillaume Casbarian hein qui nous dit clairement que la loi permet de riposter et évidemment là on est sur un terrain qui est envie de dire très glissant qui est celui de la Ripost qui doit [musique] être proportionné. Comment se faire justice sans tomber ? euh et sans soi-même devenir délinquant. Ça fait partie des sujets sur lesquels vous pouvez nous appeler au 0826 300300. D'abord, Alba Texera avec vous.

On va voir quel était le sondage du jour et la question posée. On vous demandait après les violences survenues samedi, Sébastien Lecornu promet une réponse pénale massive. Y croyez-vous ? Et vous nous répondez à 96 %. Non, vous ne croyez pas en ce que Sébastien le Cornu promet. Euh dans les commentaires, vous êtes nombreux à réagir et vous allez dans le sens de ces 96 % qui ne croient plus en Sébastien le Cornu. Par exemple, on a euh Jean-Christophe qui nous dit euh très clairement on n'y croit plus au contraire l'État pousse au chaos. Euh de l'autre côté, on a aussi Quentin qui dit "À chaque fois, c'est la même chose avec ses politiciens.

Ils nous font des promesses mais rien ne bouge." En tous les cas, vous n'y croyez pas et c'est déjà euh une indication euh surtout euh le le chiffre est évidemment très impressionnant, 96 %. Je commencerai avec vous Ellisabeth, c'est le grand matin, c'est c'est la toute c'est là toute la difficulté de la réponse judiciaire. En général, on a des chiffres dans les premiers jours et on peut estimer qu'on aura des chiffres toute la semaine. Mais c'est la question que vous posiez hors micro tout à l'heure à à Sacharopscan, c'est que on a environ à peu près 300 personnes qui auraient été casseurs et on n pas 30000 meilleurs.

En fait, il faut je crois que la distinction entre les deux est assez importante parce que c'est ce que j'ai essayé d'expliquer hier, c'est l'entrée en scène de plusieurs vagues. Vous avez d'abord les gentils manifestants. Bon, ils brûlent parfois quelques poubelles, voire un lycée, mais bon. Disons qu'à la louche, c'est les gentils manifestants. Ensuite arrivent en rener les black block qui eux cassent du flic mais violemment et sont chargés de bâtim et des bâtiments publics. Et après alors comment ils sont coordonnés, ça j'en sais rien. J'aimerais que les services de renseignement territoriaux nous le disent.

Mais après dans la foulée quand les Black Block ont en quelque sorte attendri la viande, c'est-à-dire déjà épuisé pas mal les policiers parce que eux c'est vraiment leur cible, les bâtiments les policiers. Et ensuite vous avez les pillards, les pilleurs les pillards, vous les appelez comme vous voulez. Et effectivement on peut dire que plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé. Donc là, il y a deux choses. Un, il y en a pratiquement tous. Aucun n'est arrêté sur place. Si on considère qu'il y a 2500 arrestations, euh aucun n'est arrêté sur place.

deux fois qu'ils sont arrêtés que vous allez devoir non seulement vous allez devoir prouver qu'ils ont participé bon maintenant on a beaucoup de vidéos surveillance et téléphone vintage tout ce que vous voulez mais après qu'est-ce que vous allez voir vous nous on est encore sous le choc des images dans 15 jours ou dans un mois ou dans 6 mois selon le délai bah vous allez avoir des gentils gamins qui auront mis des cravates et qui diront bah pardon dame je voulais pas le faire je l'avais pas fait j'ai pas fait exprès et on vous dira qu'ils sont pris de la je finis juste cette phrase Donc beaucoup de juges diront, on va quand même pas condamner des gosses.

Ils auraient alors et moi ce que je pense avant, je pense aux commerçants, je pense aux victimes à la société, je pense à eux. Si ils n'ont aucune [raclement de gorge] sanction, je dire on les abandonne à eux-mêmes. Les la ce que doivent les adultes aux enfants comme dit le syndicat de la magistrature, même aux grands enfants, même aux gaillards violents. Ce qu'on leur doit, c'est de leur poser des limites. Ça, c'est notre devoir envers eux. Voilà. Noém Ali, est-ce que la réponse judiciaire peut être peut nous surprendre par rapport à ce que on a connu par le passé ? On aimerait bien. On aimerait bien. C'est ce qu'on attend.

C'est c'est ce qu'attend sans doute une grande part de l'opinion publique. Mais ce qu'on [grognement] sait aussi, c'est qu'il va y avoir une grande part d'impunité. On parlait des chiffres tout à l'heure. Rien que pour Marseille, c'est la préfecture des des Bouches du Rô qui ont annoncé qu'il y a eu 30000 pilleurs 30000 pilleurs juste sur Marseille. Vous imaginez sur toute la France. Oui, mais c'està-dire qu'on par on parle de dizaines de milliers au moins sur toute la France. Si vous mettez ça, vous mettez ça. Oui. Oui.

Si vous mettez ça en comparaison avec les 2000 personnes interpellées, combien vont être littéralement condamné, là on se rend compte quand même qu'il va y avoir une part d'impos modo déjà sur un schéma de 1/ hein. Si c'est transmis déjà 1 sur 10 et encore c'est au bas moto. Je vais vous dire là avanthier soir j'ai été place de la République pour regarder un peu ce qui se passait et j'ai assisté le travail de journalist de journaliste de terrain. Je trouve ça toujours intéressant de voir les choses de ses yeux. Je me suis j'ai mis une petite casquette et cetera. Je me suis habillée en noir et je me suis couverte avec une un bandeau. Enfin, je suis rentré dans la Exactement. Oui. Tout à fait.

Je je suis rentrée dans la peau du personnage pour essayer de voir comment ça fonctionnait. Et en fait, vous voyez des mecs courir déjà c'est quand même des spécialistes du sprint. Je veux dire, en terme de course, j'ai vu les mecs courir, je pense qu'ils pourraient se s'inscrire, ils pourraient s'inscrire au triathlon. Ils ont des bonnes chances d'y arriver. C'est-à-dire que vous voyez les mecs, ils pillent, ils courent comme des fous et vous avez ensuite les forces de l'ordre qui essayent de les rattraper mais on comprend très bien qu'ils ne vont pas y arriver.

Et donc ce sont des types qui cassent, qui pillent, qui rentrent chez eux tranquillement en coursant, en traversant plusieurs rutes, plusieurs rues de Paris et et c'est tout.

Et donc vous avez ensuite des commerces qui sont volés et vous comprenez le sentiment d'injustice immense qui touche à la fois les commerçants, ceux qui assistent à ces scènes-là, ceux qui sont volés et puis le command des mortels qui se dit "Attendez, moi j'ai pas payé euh j'ai pas pris mon ticket dans le métro, je dois payer mon amende." C'estàd on ne pardonne rien et ces types là qui qui ne respectent rien, eux on le on leur pardonne tout et même ceux qui se font passer euh parce queils vont dire "Pourquoi moi et les autres tous les autres là, tous mes copains eux ils ont rien eu." Alors moi, j'ai vu d'autres scènes d'un balcon.

Euh c'est-à-dire vous avez des groupes à partir le dimanche soir notamment, vous avez des groupes qui recommencent au moment où Macron parle, qui recommencent à se former Rudrivoli. Alors, ils sont ils sont très autour d'une bijouterie. Donc, par moment, il y a des policiers devant, donc ils y vont pas dès que les policiers s'en vont machin. Après, en réalité, les policiers n'essayent même plus de les rattraper. Et alors moi j'y étais pas mais le un ami qui m'a raconté m'a dit euh c'est la première fois qu'il voit autant de filles.

Euh donc il est clair si vous voulez qu'une grande partie euh euh ce sera l'impunité mais surtout si le monde des adultes euh qui devrait quand même si vous voulez moi je peux comprendre qu' on a on a le droit d'être de gauche. Ça ça ne me choque pas. Les avocats, c'est un peu normal qu'ils dépendent leurs clients. On va pas non plus, je veux dire, c'est le boulot des avocats, mais si le monde des adultes, si vous voulez les encourage, utilise leur code. Il faut voir comment parle le syndicat de la magistrature quand même. Noémie, bah vous les connaissez. Oui, les fameux juges rouges. Oui, vous avez raison. C'est qui représente quoi ? On peut dire à peu près un/art, je dirais 20 % 20 %.

Mais par exemple dans la fameuse soirée des avocats là euh qui était en lutte contre la l'invitation faite à Charles Longue. Ces gens vraiment détestent le pluralisme, c'est dire donc ils ont accueilli, il y avait la fameuse contresoirée, ils avaient leur pancarte débile bismila, c'est les ténor donc si vous voulez c'est vraiment de la démagogie. Or euh ce que ce dont on besoin ces jeunes y compris de leurs avocats, c'est que leurs avocats leur disent "Tu as déconné, c'est pas bien de faire ça.

Les parents doivent dire les parents qui vont arriver des momes avec des trucs des des palettes." Hier avec Juliette Rop, faut le regarder sur Vintage, il y avait des des palettes de crème encore sous cellophane. Ah oui oui, mais le ministre nous l'a confirmé tout à l'heure. information qui est tombée dans le courant de la matinée et on va la commenter dans dans quelques secondes et qui est une information majeure. Le l'un l'une des personnes qui est a mis le feu à la mairie de Limoge apparaît dans les fichiers comme fichier S euh et apparemment serait sur le coup de plusieurs euh condamnations ou en tous les cas poursuivies euh pour des faits euh de de terrorisme.

Tout ça demande à être évidemment confirmé. parce qu'il est poursuivi du pour des paix de terrorisme et qu'il est encore en mesure en tous les cas en tous les cas il est poursuivi par le ZAT donc c'est c'est l'antiterrorisme. On en parle dans quelques secondes. 9 [musique] le grand matin Sud Radio. La vérité en face Jacques Cardose. Vous nous appelez au 0826 300 300 on l'a appris il y a quelques [musique] secondes. l'une des personnes interpellées, le suspect l'un des suspects dans l'incendie de la mairie de de Limoge, a été interpellé avec l'aide de l'antenne du RA de Bordeaux.

et il s'avère que il s'agit d'un homme de 40 ans décrit comme activiste d'ultra gauche déjà fiché s et connu pour des faits de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique. C'est ce qu'indique une source policière à la presse. Euh voilà, ça ça confirme évidemment un certain nombre de choses et un certain nombre d'éléments et notamment ce que nous disait le maire lui-même de Limoge hier matin sur cette antenne qui avait des indications selon lesquelles cette opération avait été menée disait-il. euh notamment avec la complicité [musique] de certains groupuscules d'ultra gauche.

D'ailleurs, information qui a été confirmée et reprise par Gérald Armanin hier dans le 20h de TF1, Noémi Alua. Ça ça va être l'une des données, j'ai envie de dire, à travers ces enquêtes. Ces enquêtes vont nous permettre d'en savoir un peu plus sur les profils, sur qui est derrière. Et effectivement, c'est passionnant mais je reprends la discussion que nous avions. Encore faut-il qu'on qu'on ait suffisamment de dossiers parce que pour le moment 2500 garde à vue, on est très loin des 30000 dossiers susceptibles de pouvoir arriver sur les les les bureaux des juges. Et très loin encore faut-il qu'on qu'on ait les moyens.

On parlait de dizaines de milliers de pilleurs et tout à l'heure sur votre antenne il y a quelques minutes le porte-parole c'était le porte-parole du ministère de de la justice et qui se réjouissait qu'on ait actuellement 123 personnes qui dormaient en prison. Alors, il nous a expliqué aussi qu'ils avaient triplé le nombre de comparitions immédiates. Donc, il y a un dispositif objectivement qui a été mis en place par le ministère de la justice. Mais on comprend bien que ce dispositif est sous-dimensionné par rapport à ce qui se passe.

Il est sous-dimensionné par rapport au nombre de pilleurs, de casseurs, de gens qui n'ont pas respecté la justice, de du nombre de gens qui ont qui ont que ce soit brûlé des poubelles, incendier la mairie de Limoge, que ce soit s'être entrer dans les commerces et avoir volé. Donc, il va y avoir différents dossiers, différentes enquêtes et c'est vrai que malgré toutes ces enquêtes, on n'ura peut-être pas beaucoup de réponses.

C'est pour ça d'ailleurs que en tous les cas, c'est c'est ça fait partie des dossiers qu'il va falloir suivre, j'ai envie de dire, sur le long terme parce qu'on sait que la justice met du temps parfois à répondre et on peut le comprendre, il y a des enquêtes qui sont difficiles à mener. Euh mais j'insiste sur ce point, c'estàd qu'on a les chiffres là dans la première semaine parce qu'on est tous un peu grogi. Encore faut-il que ensuite les informations soient données et j'espère qu'elles le seront sur le sur le sur le à moyen terme. Oui. Alors, il faudrait une commission d'enquête parlementaire.

C'est ce qu'a appelé d'ailleurs à faire la la patronne, la présidente de l'Assemblée nationale, il y a Drone Pivé. Et ce serait bien que ça s'organise et que tous les partis politiques acceptent de jouer le jeu pour essayer de comprendre ce qui s'est passé parce qu'effectivement, il faudra que la lumière soit faite sur euh sur cette fameuse journée du 17 octobre qui continue d'ailleurs hein, il continue d'y avoir des violences. C'est la situation n'est pas complètement réglée. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs il a été décidé de mettre en place des couvresfeu partiels, d'interdire des rassemblements.

On voyait encore ce matin qu'il y avait une un hélicoptère au-dessus de la place de la République à Paris. Donc on voit bien que les autorités euh continuent de regarder sur le terrain très précisément ce qui est en train de se passer avec des demandes précises he Noé hein parce que ce matin le président de la Chambre de commerce et d'industrie nous disait euh moi je demande l'interdiction des manifestations pour ce weekend parce que au nom de la protection de mes commerçants parce que précisément ils pourront pas se défendre. Alors, on va on va on va accueillir Cécile et Richard parce que vous êtes nombreux à nous appeler sur ces sujets. Bonjour Cécile. Oui, bonjour.

Vous nous appelez de Marseille. Bonjour. Noémi est là et vous écoute également. Euh vous souhaitiez nous parler de Sébastien Lecornu et de la réponse pénale ? Alors le la réponse pénale, j'y crois pas évidemment. Euh si on pouvait, on aurait quand même des solutions. Je bah je suppose que tout le monde sait quand même que le président du Salvator s'est adressé à la France en [grognement] disant qu'il y avait des enfin il a fait de son pays quelque chose d'absolument extraordinaire. Donc si on allait ne serait-ce qu'une personne un peu motivée qui est vraiment en vie et qui tout ça c'est enfin je j'arrive même plus à m'exprimer tellement je suis désemparée par tout ce qui se passe.

Du coup j'ai pleuré toute la journée de samedi. Pourtant j'étais un mariage un mariage qui était beau, qui était plein d'amour, qui était plein de joie. Malheureusement l'info nous nous rattrape et je n'ai fait que pleurer. Donc la répression, je n'y crois pas. Nous étions avec une avec une petite serveuse qui travaillait pour le traitor lors de ce mariage. Elle était également dans la police. Elle savait depuis le matin oui. qu'elle allait le soir après le service au mariage qu'elle a commencé au cocktail. Donc tôt elle savait qu'elle allait être appelée. Elle n'a pas fini le service du mariage et elle y retourne à Marseille. Tout ça c'était connu.

Il savait que ça allait être très très violent. Quand la police doit rester en faction jusqu'à recevoir des ordres qu'elle ne reçoit jamais, on se demande toujours pourquoi les policiers restent bouger parce qu'ils n'ont pas d'ordre d'intervenir. Et vous dites que les couvre-feu mais tir respecter les couvre-feu les gens qui sont dans la rue ils rien. On a perdu de toute façon le respect naturel pour les figures d'autorité. Ça n'existe plus. Le professeur, le flic, le médecin, on n plus aucun respect naturel pour toutes ces figures d'autorité.

Si on change pas les choses d'une manière drastique, la répression, ça fait des années qu'on dit qu'elle n'existe plus et c'est bien ce pourquoi il se passe tout ce qui se passe. Un couvre-feuier, j'entendais un couvre-feu. Mais ça va servir à quoi ? Alors Paï, il a été fort et dable. quand il a défendu la l'intrusion dans la mairie de Marseille, il a eu des mots absolument formidables. Les gens qui ne connaissent pas de paillant et qui ne pensent pas que tout ça c'est sa faute, ils doivent se dire "Mais qu'est-ce qui est bien ce maire !" Non, pas du tout. Si on en est là, c'est parce que c'est lui qui a laissé faire ça. Ouais.

C'est lui qui pousse à ce genre de de de Il a il a il a il a pas forcément je peux pas vous laisser dire qu'il a incité ou qu'il a laissé faire. Après, il savait peut-être et peut-être que euh peut-être que peut-être qu'on peut dire les choses de cette façon-là. Euh, Cécile, c'est-à-dire que euh et peut-être qu'il a trop tardé à demander des renforts. C'est pas les Non, non, non, non, excusez-moi. Alors, je me suis mal faite comprendre. Je ne disais pas qu'il avait laissé faire, qu'il avait laissé rentrer dans la mairie et qu'il avait laissé euh cette insurrection dans toute la ville de Marseille. Non, non, pas du tout.

Je dis que si on en arrive à ce point, c'est parce que c'est lui qui est maire de la ville. déjà il est pas maire de la ville depuis 10 ans hein. C'est un holdup hein la première la première place de la mairie. Vont pas voter pour ce maire là. Donc déjà cant holdup qui était sans doute bien évement c'était prévu élu quand même démocratique. Non non non non non non. La première fois pas du tout. La première fois c'est la c'est la démission et c'est la c'est la démission qui lui a. Mais qu'est-ce que Mais allez-y qu'est-ce que vous vouliez dire par là ? Mais c'est lui qui pousse à ça. C'est c'est c'est sa politique de ville.

Non, je ne parle pas des émotes en soi, sauf que qui s'insurge sur le résultat. Oui. Ouais. C'est comme tous les politiques du moment. Hm. C'est la c'est la réaction qui vous euh c'est la réaction qui vous trouble. C'est vrai que il a eu une réaction en défense et c'est vrai que bon, il y a il y a il y a beaucoup à dire sur la politique de la ville à à Marseille. Cécile, vous restez avec nous. On accueille également Richard qui souhaitait lui réagir au propos de de Guillaume Casbarian ce matin. Bonjour Richard. Bonjour Richard. Oui, bonjour. Soyez le bienvenu. Bonjour. Ouais.

En fait me heureusement Chacarad a rappelé que cet homme a été été ministre de la majorité, qu'il y ait toujours dedans. Et monsieur Gasparen, en fait il a il a dit des inepsies. La plus grosse c'est de dire aux commerçants vous pouvez vous défendre de manière proportionnée. Vous avez 50 jeunes qui rentrent qui attaquent le magasin. Soit vous avez une arme automatique et vous pouvez peut-être y arriver. Soit vous prenez une batte ou autre et vous finissez à l'hôpital dché. C'est soit la prison sur l'hôpital ou le cimetière. C'est c'est il est irresponsable cet homme. L'autre point, c'est un pompier pyoman.

Euh monsieur Casvarian, il fait partie d'une majorité qui a cassé le thermomètre du nombre de places en prison en faisant pas des places en prison. Tout simplement parce que le gouvernement a décidé de ne pas en faire parce que sinon ils auraient été obligés d'afficher que notre immigration incontrôlée ben faisait exploser la délinquence. Donc aujourd'hui un commissaire de Toulouse, je le rappelle, il il dit c'est c'est dire à quelqu'un de ma famille c'est simple, il faut 80000 pas de plus quoi. Donc en fait on est vraiment dans une dans une fouise et je crois que Géral de Darmanin a quand même annoncé il y a quelques mois qu'il allait mais 80000 non.

Donc en fait, je pense que l'autre point, c'est que les black block ont été instrumentalisés pour casser le mouvement des gilets jaunes. Je crois que il faut être idiot pour pas le voir. On a une loi antihouigane. Je connais des jeunes qui qui ont qui qui qui l'ont vécu. On peut être bloqué à son domicile. Je pense qu'aujourd'hui, il y a eu une grosse instrumentalisation. Euh les gens qui aujourd'hui à nous faire euh des morales font partie de ceux qui ont mis le feu. Ils font partie de ceux qui mettent le feu. Euh et je trouve que je trouve qu'il y a une grande bienveillance dans les interviews. Voilà, c'est je dis ça pour Jacques.

Merci en tous les cas de votre franchise et vous le savez, vous connaissez la règle hein, c'est parler vrai sur Sud Radio et merci de votre intervention Richard. Bonne journée à vous Cécile et Richard. Euh on se retrouve dans quelques secondes, on marque une toute petite pause. Vous revenez au 0826 300 pour intervenir sur les événements. Euh on apprend à l'instant que c'est euh bien l'antiterroriste qui a été saisi euh à Limoge et qui s'occupera de de cette enquête.

Donc euh les le souhait de Gérald Armanin est suivi des faits puisque les policiers antiterroristes sont maintenant saisis de cette enquête et en plus et bien c'est justifié par le fait que l'une des personnes interpellées est un ficher S. À tout de suite. Le [musique] grand matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardose. Vous êtes nombreux vous commerçants à nous appeler au 0826 300 et à nous parler des difficultés que vous traversez aujourd'hui. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie qui était notre invité ce matin nous disait que certains sont dans le désespoir total.

Noémi Alua dans le désespoir total et que malheureusement certains évoquent même les les et on utilisent le terme de suicide et utilise des termes de fermeture d'établissement. Euh c'est c'est plus grave que ce qu'on pense qui est en train d'arriver. Vous savez Jacques, ça ne concerne pas que les commerçants. Depuis ce matin, on entend des auditeurs qui nous appellent et qui nous racontent leur détresse. C'est-à-dire qu'il y a aussi une détresse aujourd'hui après ce qui s'est passé que l'on ressent chez une part de l'opinion française qui est complètement désemparée et qui se sent abandonné, disons-le, par l'État.

C'est-à-dire, vous savez, c'est la base du contrat social, c'est que en tant que citoyen, nous acceptons de renoncer à certains de nos droits en échange d'une seule chose, la sécurité. L'État doit une seule chose à ses concitoyens, la sécurité. Or aujourd'hui, on sent bien que la sécurité n'est pas une donnée qui est absolument que l'on peut obtenir, qui n'est pas tenu. Le contrat n'est pas tenu. Et donc, vous avez, on a entendu Cécile il y a quelques minutes qui nous disait qu'elle avait pleuré hier. Je suis convaincu que cette détresse beaucoup de Français la ressentent aujourd'hui. Alors, vous êtes nombreux à nous appeler.

Dans un instant, on sera avec Frédéric qui veut nous appeler et qui qui veut nous parler des des fichiers S. Mais d'abord, j'accueille Yannick. Bonjour. Oui, bonjour. Bonjour Yannick. Vous nous appelez de Paris euh avec Noémi Alua. On vous écoute. Vous étiez vous aviez un restaurant vous et vous aviez et vous avez décidé de le vendre. Ah ben bien sûr.

Oui, parce que bah la situation pas que celle qui vient de se produire ce weekend, mais bon, ça s'est déjà produit avant et c'est vrai que j'avais déjà un peu d'anxiété à chaque fois qu'il y avait une manifestation parce que maintenant c'est que des pillages euh bah à chaque fois quoi et donc ça devient ça devient un rituel et en fait c'est juste inadmissible et et bah du vivre dans l'angoisse c'était un petit peu voilà parce que ça peut arriver à n'importe qui et je plains sincèrement tous ceux qui ont perdu leur outil de travail. C'est moi c'est dramatique quand je vois ça.

Mais euh il faut bien se rendre compte d'une chose Yannick, c'est que lorsqu'on détruit, pardon de le dire comme ça mais lorsqu'on détruit un magasin qui appartient à une grande chaîne, ça n'est pas du tout la même chose que lorsque lorsqu'il s'agit d'un indépendant. L'indépendant, il a mis toute sa vie dans le commerce. C'est vrai. C'est vrai. Mais malgré tout, les les deux sont condamnables. Donc de toute manière, il faut il faut que ça s'arrête ça en fait. Et euh et et vous parlez tout à l'heure de de l'État qui doit assurer la sécurité. Certes, l'État ne ne l'assure plus. Et ne l'assure plus pourquoi ? Parce qu'elle ne donne pas euh les moyens à sa police de de de faire le nécessaire.

Euh moi j'ai je voyage beaucoup et euh et nulle part je vois je vois ça à l'étranger. On respecte la police en France, on respecte plus la police. Donc quand est-ce que on va remettre ça en place ? Et donc j'ai une de mes amies qui m'a envoyé un petit message avec une photo du général de Gaulle où il disait il y a deux il y a deux camps. Il y a il y a [raclement de gorge] ceux qui veulent détruire l'ordre et puis ceux qui veulent l'imposer. L'État doit imposer l'ordre. Et bien et à un moment donné, il le le message il était très clair. Il dit on fait une sommation, on a on a on interdit aux gens parce qu'on n' pas le droit de faire ce qu'ils font euh de d'aller détruire des des choses.

C'est c'est un crime. C'est c'est c'est pas normal de de faire ça. Donc à partir du moment où on informe les gens en leur disant à partir de maintenant c'est terminé, ça ne se reproduira plus et si ça se reproduit et bien il y aura des sommations, on va tirer et et puis bah à vos risques épérils. y a ça va être la seule solution pour évidemment Yannique, je ne souhaite évidemment pas qu'on en arrive là et effectivement ce serait absolument dramatique que il y ait des réponses isolées, des tirs sporadiques et et tout le monde le craint, tout le monde tout le monde l'a en tête et tout le monde sait que ça peut ça peut déraper.

Vous restez avec nous Yannick, j'accueille Frédéric qui souhaitait intervenir. Bonjour Frédéric. Oui, bonjour. Bonjour tout le monde. Vous souhaitiez intervenir également sur l'info qu'on vient de donner, hein, ce fichier S qui a participé à l'incendie de la mairie de Limoge. Oui, tout à fait. Euh on voit que et c'est pour ça qu'on a un crâne pour les prochaines manifestations, on voit très bien euh c'est la démonstration par la preuve que c'est l'extrême gauche qui est à la manœuvre depuis déjà un bout de temps. Donc euh toute la la toute la frange extrémiste de la gauche française à laquelle Éléfi participe. C'est le bras armé defi, on va dire.

C'est un garçon fiches qui est fort connu de la police. Donc il y a on oublie dire que il y a un attentat de l'extrême gauche par semaine en France. Mais ça on le on la presse est relativement silencieuse làdessus. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Chaque semaine, il y a un attentat qui est commis par l'extrême gauche. Une une contre une antenne de téléphone, contre une source électrique, contre de l'alimentation. peutêtre le mot est un peu fort. Vous voulez dire peut-être sabotage ce ce genre de chos attentat sabotage ? Ou oui, enfin il faut préciser par attentat c'est c'est la c'est la définition le sabotage est un attentat hein.

Et et par contre par contre je suis pas d'accord quand on dit que la police pardon excusez-moi n'a pas les moyens et cetera. la la les forces de police et de gendarmerie ont tout à fait les moyens, la formation, l'entraînement et les capacités à gérer ce genre de manifestation. Le problème c'est que samedi dernier, les directives d'aîné étaient de ne pas aller au contact. h le président Macron a une peur mais viscérale de la banlieu et il sa sa grande crainte c'est qu'un un des membres de la banlieu soit tué lors de Oui. C'est ce qu'on appelle c'est ce qu'on appelle le syndrome Malekusekin, hein.

C'est-à-dire effectivement tout le monde a ça en mémoire, cette manifestation qui à l'époque avait effectivement mal tourné avec un jeune issu de des quartiers d'origine marocaine, je crois si je me souviens bien, bah qui était décédé à l'occasion des interventions de de la police. Bon, sur les attentats Frédéric, je cro je je ça me paraît pas être documenté. Peut-être que vous faites effectivement allusion à plutôt à à des euh à des sabotages. Euh on va on va juste poser la question à Yannique justement qui intervenait sur ce sujet du maintien de l'ordre. Vous avez vendu votre restaurant à cause de cela, à cause de ce climat également Yannick ?

Oui, parce que ben pas spécialement à cause de ça, mais parce que d'abord le business n'est plus le même et compte tenu de la conjoncture hein, les gens ont moins de moyens où les gens n'ont pas envie de dépenser parce qu'on sait pas où on va. H bon mais et donc mais voilà moi je me sens libéré depuis que j'ai arrêté mon activité et vous pensez à tous ceux qui aujourd'hui la boule au ventre sont effectivement à la fois à la tête de de commerce et qu'ils ont du mal pour les raisons économiques qu'on connaît et en plus avec des difficultés maintenant de sécurité. Je voyais une pharmacie la la peau pharmacienne ça ça elle voyait sa sa pharmacie complètement détruite.

Mais c'est c'est juste inacceptable. comment on peut et comment on va pouvoir empêcher ça parce que voyez quand je disais le le mot moyen, je je rejoins le le monsieur qui vient d'intervenir. Bien sûr que la police a les moyens mais c'est nos gouvernants qui ne leur donnent pas l'autorisation d' à un moment donné qui qui C'est ce que vous nous dites. C'est ce que vous nous dites tous. Merci Frédéric et et Yannick. J'accueille Stéphanie de Muru qui est dans le studio. Bonjour Stéphanie. Bonjour Jacques. Bonjour mon cher Jacques. Bientôt à vous de le dire. 10h mid. Qu'est-ce qui sera au programme aujourd'hui belle matinale ?

En tout cas, j'ai écouté, il y a eu pas mal d'annonces de Serge Papin notamment. On va y revenir parce que les commerçants attendent évidemment beaucoup de réponses de l'État. On vous en venez d'en parler, ils sont dans un état de désarrois même psychologique hein. Euh il y a j'ai entendu d'ailleurs sur Sud Radio ce matin dans votre métinal même des risques de suicide chez certains, beaucoup de de déprimes et on le serait pour moins. Vous parliez également des policiers. Dans la première partie, on recevra Marc Silvera, c'est le fondateur et le directeur général de l'amical de la police nationale parce que c'est vrai que certains les accusent de de trop enfer, de ne pas assez enferme.

Enfin, on était on était frappé avec Noémie. l'un l'une de nos intervenantes ce matin là il y a quelques secondes nous disait qu'elle était un mariage samedi et qu'il y avait une policière qui était qui travaillait à l'occasion du cocktail qui servait au moment du cocktail et qui était obligé ensuite le soir d'aller sur les interventions. C'est ça aussi la réalité de la police he sont des gens qui ont du mal aussi parfois tout simplement à par assez d'eux donc on va parler d'eux de 10h à 10h30 et vous qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous trouvez ça normal parfois qu'on les critique, ils soit en première ligne sans en avoir toujours les moyens ?

N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez. 0826 300 dans un instant donc Stéphanie Demuru pour à vous de le dire 10h sur Sud Radio. Merci à Juliette Rioufol, Joseph Ruis euh pour la préparation de ce grand matin. Anthony à la réalisation et Emmanuel Galassos, je vous souhaite une bonne journée. Je vous dis à demain.