David Lisnard : "Il n'y aura pas de 'Notre-Dame' du carburant !"
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Sud Radio, l'aide Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est David Lysnard, le président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes, et je crois bien aussi candidat à la présidentielle.
Bonjour David Lysnard. Bonjour. Qu'est-ce qu'on fait avec les prix des carburants ? Est-ce qu'il y a une solution miracle ? Vous avez beaucoup de propositions à faire, vous les mettez sur la table en général, mais là, vous avez les oubliés du gouvernement qui manifestent samedi, tous ceux qui n'ont pas ces aides nécessaires pour passer le cap. Est-ce qu'il y a une solution ? Est-ce que le gouvernement a raison de ne pas vouloir bloquer les prix ou baisser les taxes ? Il n'y a pas de solution miracle, parce que les miracles, c'est quand même rare dans l'histoire. Et le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de toutes les turpitudes des dernières décennies.
C'est-à-dire que quand un pays est surendetté et surfiscalisé, c'est-à-dire qu'on paye plus d'impôts qu'ailleurs et qu'on a plus de dettes qu'ailleurs et déjà plus de dépenses publiques qu'ailleurs, dès qu'il y a une crise, ce sera pareil demain s'il y a une crise alimentaire qui peut arriver à cause du prix du pétrole qui va avoir une incidence sur les engrais azotés. Personne n'en parle, mais on va avoir une crise alimentaire très grave en Afrique et dans certaines parties d'Asie. Et nous, avoir une inflation alimentaire si la situation ne se débloque pas au mousse.
Donc, pour répondre à votre question, le gouvernement est prisonnier de ces impuissances et pourtant, il faut bien aider les gens. Donc, il n'y a que deux solutions aujourd'hui, si on ne veut pas que les comptes publics continuent de s'effondrer. Un, c'est suspendre les certificats d'économie d'énergie, les C3E, puisqu'il y a 17 centimes par litre que l'on paye pour ces C2E, pardon, et qui ne sont pas dans les prélèvements obligatoires, qui ne sont pas comptabilisés dans le budget de l'État. Donc, si on les suspend... Même si ce sera un manque pour la rénovation énergétique. La vie, c'est hiérarchisé.
Si on veut aider les gens à faire le plein, et vous avez vu ce que l'on paye quand on fait notre plein, et bien là, vous pouvez tout de suite, pour tout le monde, avoir 17 centimes de moins. Et ensuite, n'oubliez personne dans les catégories ciblées. Je pense en particulier aux pêcheurs. J'ai la plus grande prud'homie de pêche professionnelle des Alpes-Maritimes et du Var dans ma commune. Voilà, ce sont des professions qui sont très fragiles, très sinistrées, et qui aujourd'hui sont victimes des surnormes et des surcharges. Vous dites pêcheurs avec risque de crise type gilet jaune, là, qui arrive ? Je ne sais pas, moi, je ne suis pas...
Mais vous comprenez l'exaspération des Français, là-dessus ? Mais je la vis, enfin, je suis un Français, moi. Donc, bien sûr, je la comprends. Mais je répète, cette crise-là n'est qu'un révélateur de plus de tous les renoncements de ces dernières décennies. Donc, ce qu'il faut, c'est que chaque individu puisse avoir, être beaucoup plus propriétaire de son revenu, de son salaire. Et c'est cette révolution-là que je propose avec nouvelle énergie. Je ne sais pas si on aura le temps d'en parler. Ce n'est pas de l'incantation. Cela passe... Vous parliez tout à l'heure de solutions miracles. En fait, on parle d'État-providence.
Il faut comprendre que l'État-providence, aujourd'hui, ne peut plus fonctionner. Tous les partis politiques veulent nous faire croire qu'on peut revenir aux Trente Glorieuses. Sauf qu'à l'époque, il y avait une forte croissance et des forts gains de productivité. Il y avait surtout... On faisait beaucoup plus d'enfants. Donc, on avait quatre cotisants par retraité. Aujourd'hui, on en a 1,7. Ils ont maîtrisé l'immigration et l'immigration de travail. Donc, je sais que le président de la République a eu la révélation divine avec la rénovation de Notre-Dame et qu'il voit des Notre-Dame partout. Mais il n'y aura pas de Notre-Dame du carburant. Pas de Notre-Dame du carburant, vous dites.
Même s'il y a des risques de pénurie. C'est Patrick Pouyanné, le patron total, qui le dit. Une totale énergie. Le gouvernement ne communique pas là-dessus. Au moins, à minima. Écoutez, j'ai tendance à faire confiance à la parole de Patrick Pouyanné, qui sait de quoi il parle, qu'on l'apprécie ou pas. Il ne faut pas jouer à se faire peur non plus, parce que je comprends la position de l'exécutif. C'est-à-dire que si on parle de pénurie, ça va amplifier l'effet de pénurie potentielle. Mais ce qu'il ne faudrait pas qu'on revive, pardon, c'est l'absence totale d'anticipation qu'au moment du Covid. Parce que le pétrole, ce n'est pas simplement le carburant.
Je parlais des engrais tout à l'heure azotés. Mais c'est aussi le plastique. On a besoin encore aujourd'hui de nombreux produits plastiques, notamment dans le secteur de la santé. Et certains professionnels de la santé m'alertent sur une possible envolée des prix, une possible pénurie des matériels de protection sanitaire. Donc tout cela, on aimerait avoir de la transparence et un gouvernement qui anticipe les choses. David Lissnard, est-ce que vous avez des fast-foods de poulet frit à Cannes ? C'est des enseignes qui cartonnent partout en France ? Je ne sais pas si vous prenez ça pour de la malbouffe. Vous avez ça à Cannes ? Oui, parce que c'est dans la réponse.
Parce que partout en France, Cannes, c'est en France. Donc il y a une multiplication des enseignes de volailles à bas prix à l'âle. Je ne crois pas que cette enseigne-là soit particulièrement présente, mais d'autres équivalents sont présentes. Vous soutenez Karim Bouhamran, le maire socialiste de Saint-Ouen, dans son bras de fer contre l'ouverture d'un master poulet. Vous êtes, je le rappelle, le patron de l'AMF, de l'Association des verts de France. Si vous voulez, d'abord, première règle, moi, je n'ai pas à faire d'ingérence dans une affaire municipale.
Je pense que LFI devrait s'en exempter aussi et laisser Karim Bouhamran, qui est un maire qui vient d'être réélu, qui est quelqu'un qui a beaucoup de qualité et qui, je pense, sait ce qu'il doit faire, puisqu'il est mandaté par ses habitants pour veiller à la salubrité, à la tranquillité de sa ville. Il a raison de s'y opposer ou pas. Mais je ne vais pas le dire. Il le fait, donc c'est qu'il a des bonnes raisons de le faire. Vous voyez ce que je veux dire ? Je pense que c'est la raison. Mais ce que je veux vous dire, c'est que là-dessus, ce n'est pas lui qu'il faut regarder, c'est LFI. C'est-à-dire, pourquoi LFI, tout d'un coup, fait de l'ingérence dans une affaire municipale ?
LFI n'a pas gagné cette municipalité. Qu'est-ce que vous y voyez derrière ? J'y vois, en fait, cette espèce de volonté systématique d'LFI de vouloir réunir un électorat qu'ils veulent victimiser de confessions musulmanes et ils instrumentalisent nos compatriotes de confessions musulmanes. Je trouve ça d'un cynisme absolu. Moi, quand je vois un de mes compatriotes, qu'il soit musulman, athée, juif, catholique, agnostique, ce que vous voulez, je vois un français, voilà. Masterpollé, c'est une affaire de communautarisme. Derrière LFI a ses arrières-pensées, on le sait très bien, ce sont des cyniques.
Et ce qui est d'autant plus drôle, c'est qu'ils font un reproche à Karim Bouram de gentrifier, c'est le grand mot maintenant, sa population. Mais ceux qui votent pour LFI, essentiellement, ce sont quand même des bobos, ce sont des petits bourgeois, ceux qui peuvent se payer des poulets bio et pas des poulets bas de gamme. Donc il y a une grande hypocrisie là-dessus. Et on voit l'affrontement de ces deux gauches, finalement. Une gauche qui veut encore être universaliste et qui respecte ses principes, très minoritaire. D'ailleurs, il y en a certains qui viennent chez moi.
Et une espèce de gauche qui, non seulement a trahi le peuple, mais trahit même ses principes républicains qu'on retrouve à l'extrême-gauche et à LFI. David Lissnard, la gauche, que vous citez, s'est mobilisé contre la publication du rapport à l'oncle. Vous saluez cette publication, ce rapport sur l'audiovisuel public ou pas ? Oui, j'ai suivi quand même. Oui, oui, j'ai suivi. Mais lorsqu'il y a de l'argent public, il est normal que cet argent public soit contrôlé. Et ensuite, chacun verra si le rapport lui semble objectif ou pas. Il n'est pas encore publié, le rapport.
Mais heureusement que lorsqu'il y a 5 milliards d'argent de nos impôts utilisés quelque part, on s'interroge sur leur affectation. Moi, dans ma commune, je suis tout le temps contrôlé. Quand j'avais des commerces, j'avais sans arrêt des contrôles fiscaux et des contrôles du RSAF. Donc, c'est normal pour vous ? Oui, c'est la démocratie. Et le service public, qui a toute sa vocation et sa grandeur, moi, je ne vais pas tomber dans la démagogie, mais il doit être optimisé, doit être rationalisé, doit être contrôlé. Je suis dans une ville qui a un partenariat avec France Télé qui se passe très bien. Canal Plus avait donné beaucoup d'impact au Festival de Cannes.
France Télé a repris cela et le fait très bien aussi. Donc, moi, je ne vais pas jeter l'opprobre sur le service public. Mais on a le droit de dire qu'il y a trop de chaînes de service public, que le service public doit veiller à la neutralité. Je vois très bien que lorsqu'on critique les ricaneurs payés avec nos impôts du service public, on est blacklisté de certaines émissions. C'est ça, la réalité. Vous aviez suivi la polémique autour des frais d'hôtel de Delphine Ernaud, de plusieurs intelligents de France TV. C'était Cannes 2023. Polémique justifiée à vos yeux ou c'est une instrumentalisation politique ? C'est les deux à la fois, si vous voulez. C'est une évidence.
Parce que Delphine Ernaud, vous la croisez. Vous allez la recroiser là. Ceux qui trouvent qu'à nos téléchères pendant le festival, c'est ceux qui ne viennent jamais à l'hôtel à Paris. Moi, vous savez, je n'habite pas à Paris. J'habite en province. Je suis très heureux d'ailleurs. Donc, en revanche, il est évident que lorsqu'il y a des crises économiques, des crises sociales, l'affichage d'une chambre d'hôtel dans un palace, ça frappe l'opinion. Et à juste titre, les gens se disent, merde, c'est quand même l'argent de nos impôts. Patrick Sébastien, il vous a choqué, au fait, puisqu'on parle de ça ? Je peux vous dire, très franchement... Oui, vous savez, la chanson, il y a un débo de plainte.
C'est fait pour provoquer. Je crois que c'est fait pour ça. Donc, si on disait qu'on n'était pas choqué, on le décevrait. Et puis, il y a un esprit français grivois qu'on peut trouver de très mauvais goût. Mais allez, soyez francs vous-même. Ça vous fait marrer quand vous n'êtes pas à l'antenne. Donc, avouez-le. Donc, il ne vous choque pas. Si, ça peut être grossier, de mauvais goût. Il faut peut-être relativiser tout ça. Et puis, vous savez, moi, depuis que je me suis engagé dans la vie publique et dans l'action politique, j'ai habitué à me faire moquer. Donc, il faut que chacun soit habitué à se faire un petit peu moquer. Je ne crois pas que ce soit méchant, en plus.
David Lissnard, on va parler du livre noir de la bureaucratie. Est-ce que, d'abord, vous allez la jouer, comme Éric Ciotti, votre voisin d'une trentaine de kilomètres, le maire de Nice ? C'est-à-dire qu'il sort la tronçonneuse, lui. C'est 60 millions d'euros d'un plan d'économie annuel. Il y a bientôt même 46 millions prévus sur les investissements. Il a raison de sortir la tronçonneuse ? Alors, deux choses. D'abord, je ne me la joue pas et je ne me la joue pas comme un autre. C'est-à-dire que, lorsque j'ai été le maire de Cannes, les premières choses que j'ai faites, c'est de respecter, bien sûr, mes engagements, de mettre de la police municipale à la sortie et à l'entrée des écoles.
C'était ma première décision. Et depuis que je suis maire, nous avons baissé la dette d'une ville que, depuis Paris, les gens pensent comme une ville uniquement cantonnée à la Croix-Dête, mais qui est une ville qui a un taux de pauvreté historiquement très élevé, une ville d'immigration pauvre, etc. Et nous avons baissé la dette, avec mon équipe, de 82 millions d'euros. Nous avons baissé la masse salariale de 18%. Nous avons réduit le train de vie de la commune de 40 millions d'euros. Nous avons baissé les impôts l'année dernière.
Donc, moi, c'est une philosophie de gestion qui me va bien, non pas comme fin en soi, mais au service des contribuables, au service aussi des usagers, puisqu'on a un service qui s'est nettement amélioré, en termes de propreté, en termes d'accueil du public, d'état civil, ouvert le samedi matin, on est en train de numériser, on en est à notre troisième plan d'intelligence artificielle. Donc, c'est au service du service, allais-je dire. Les agents sont beaucoup moins nombreux qu'avant, mais mieux payés. Donc, c'est ce qu'il faut faire, vous dites. Chacun doit faire ce qu'il pense devoir faire dans sa commune.
Je suis pour la liberté communale, la responsabilité communale, et la philosophie, qui est celle d'Éric Ciotti, qui reprend ce que j'ai fait à Cannes, ne peut que me convenir. Mais c'est au niçois de le dire, ce n'est pas à moi. Vous comprenez, c'est comme tout à l'heure pour Saint-Ouen. Le niveau noir de la bureaucratie que vous mettez là sur la table, de quoi s'agit-il ? C'est votre cheval de bataille pour votre campagne présidentielle à venir ? C'est un des éléments qui a fait que je me suis engagé dans la vie publique.
Quand j'étais dans le commerce et que je recevais, dans le dernier commerce que nous avions, un commerce familial, je recevais une lettre de 18 pages de l'inspection du travail avec des absurdités normatives dans une boutique de 20 mètres carrés, j'ai affronté la bureaucratie. Et depuis que je suis en mairie, j'affronte une bureaucratie que j'ai vue exploser. En disant que le code de l'environnement est passé de 120 000 mots à 1,2 million de mots. Dans la même semaine, on peut m'obliger à réaliser 300 logements sociaux, l'État, et m'interdire de construire des logements au titre de l'artificialisation.
Donc, ce que je veux dire, c'est que si vous voulez être mieux protégé dans vos rues, avec plus de policiers qui bossent le jour et la nuit, si vous voulez plus de magistrats, si vous voulez plus de gardiens de prison, si vous voulez des soignants mieux payés, si vous voulez des enseignants et des profs, il faut rompre la dysfonction publique. Il faut qu'on retrouve de la performance publique. Et pour cela, il faut en finir avec cette inflation absurde de règles. Il faut des règles, peu de règles, bien respectées. Pour avoir plus d'agents de terrain, il faut moins de bureaucrates. Pour avoir moins de bureaucrates, il faut moins de bureaucratie.
Et juste quand on oblige un ostréiculteur à mettre des toilettes sur sa barge de 8 mètres, depuis l'été dernier, c'est stupide, c'est absurde. Lorsqu'on empêche le maire d'une commune de l'Atlantique de faire une caserne de gendarmerie qu'il paye pour le compte de l'État, avec 12 ans de procédure, parce qu'une tortue est venue frayer à côté du terrain, alors qu'elle est moins bête que l'agent de la direction régionale de l'environnement, donc elle est rafrayée quelques mètres plus loin, c'est absurde.
À un tel point, c'est que le Président de la République nous donne raison, puisqu'il exonère les projets qu'il lui juge utiles avec les préfets, les 150 projets qu'il a annoncés la semaine dernière, il les exonère des règles qu'il impose aux autres. Donc c'est de l'arbitraire. Donc si on veut relancer la France, redonner à la France sa grandeur, redonner du pouvoir d'achat aux Français, il faut en finir avec la perte d'argent, la perte de temps, la perte de nerfs, que provoque cette bureaucratie absurde.
Un truc qui me rend dingue, c'est vraiment la folie du système français, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron récemment en Ariège, il faut conclure ce matin, David Lissnard, il est d'accord avec vous en fait. Mais oui, il va voter pour moi. Sauf que, moi vous savez, tous ces gens-là, enfin pardon, c'est un peu péjoratif, je trouve que dans l'offre politique actuelle, la proposition politique actuelle, j'entends de plus en plus de propositions qui vont dans mon sens, sur la rentraite par capitalisation, sur comment on rapproche le salaire net, comment on augmente le salaire net sans augmenter le salaire brut, c'est vraiment le baissant, etc.
Ce que vient de dire Emmanuel Macron sur la folie administrative. Quand on disait ça il y a dix ans, quand je disais ça, il nous traitait de démagogue, de populiste. Maintenant il le reprend. Ils y viennent ? Sauf que, vous savez, je vais faire comme le président du Sud-Vietnam à l'époque, quand il parlait des communistes. N'écoutez pas ce qu'ils vous le disent, regardez ce qu'ils ont fait, regardez ce qu'ils font. Et c'est pourquoi la politique, c'est non seulement la parole et des propositions, mais c'est aussi une attitude, une façon d'être, un comportement.
Dernier mot, il va falloir que vous laissiez tomber la primaire, si vous voulez surnager avec l'offre à droite pour la présidentielle. Ça va être compliqué d'émerger. Je pense que la primaire reste, aujourd'hui, la seule façon de sélectionner les comportements, les caractères et les projets. C'est-à-dire qu'il faut organiser un quart de finale avant la demi-finale. J'espère qu'on jouera aussi bien que le Bayern et le PSG hier. Et s'il n'y en a pas de primaire, vous y allez quand même ? Et s'il n'y en a pas, il faut s'imposer grâce à une présence sur les réseaux, dans les bistrots et dans les médias. Et c'est ce que je vais faire. Merci David Lissard.
Pour gagner la liberté en France et la responsabilité individuelle.
Ce n'est pas trop d'ailleurs que Bernard Cazeneuve se présente aussi côté socialiste. Vous avez dit...
Je ne peux pas reprocher à des gens d'avoir des ambitions. Bernard Cazeneuve est quelqu'un de grande qualité de surcroît. Vous pourriez vous entendre avec Bernard Cazeneuve ? Moi j'arrive à discuter avec tout le monde. Moi ce que je veux c'est ne pas transiger sur la réalité de mon projet. Donc mon projet il est tout sauf socialiste. Il est pour la liberté, la responsabilité et la dignité humaine. C'est le contraire de ce qui est fait depuis 40 ans. Je vous dis que c'est une personnalité respectable.
Simplement la responsabilité c'est aussi de faire en sorte qu'on évite la division qu'il fasse perdre et on évite la compromission des projets, les effets de notable, les arrangements et tous ceux qui vous disent on n'a qu'à regarder les sondages, supprimez les élections tant que vous y êtes moi je suis un démocrate.
Vous regardez les sondages vous ?
Tout le monde regarde les sondages évidemment.
Vous êtes déçu justement parce que vous êtes dans le classement
de Paris Match Sud Radio IFOP fiducial vous êtes cinquantième. Vous êtes arrivé cinquantième.
Cinquantième sur 68 millions c'est magnifique. Donc la progression est fulgure. Non mais c'est pas important. Ce que je veux dire c'est qu'à un moment donné c'est la proposition qui crée la dynamique. C'est une question de dynamique et lorsque l'on est, je me sens aligné entre ce que je dis, ce que je fais, ce que j'ai fait dans ma vie et ce que je suis et j'ai envie, j'ai un âge où je ne veux plus aller vers des personnalités qui ne feront pas ce qu'elles ont dit.
Je ne supporte plus le marketing politique, je ne supporte plus le prêt-à-penser, je ne supporte plus tous ces trucs-là et ce qui m'importe moi c'est que mes enfants puissent se projeter en France, que la France retrouve sa grandeur et qu'on retrouve notre liberté, notre responsabilité. Vive nouvelle énergie pour la France. Merci à vous.
Merci, allez on parle de tout cela dans un instant. Sur Sud Radio.
David Lisnard