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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 5 décembre 2023 26 min

Détention préventive des fichés S, menace de l'ultradroite... Le "8h30 franceinfo" de Marion Maréchal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Marion Maréchal

Bonjour Marion Maréchal, sur le drame de Crépolle qui a conduit à la mort de Thomas, le Parisien aujourd'hui en France fait des révélations ce matin, révélation que France Info est en mesure de confirmer sur la base d'un rapport d'enquête de la gendarmerie, il en ressort qu'à ce jour, rien n'accrédite la thèse d'un acte prémédité. Clairement, est-ce que vous avez parlé trop vite ?

0:24
Invité

Ah bah non, je ne crois pas, pour une raison simple, c'est qu'il y a quand même eu une trentaine de personnes qui sont arrivées à l'issue de ce bal de manière coordonnée avec des couteaux, donc ça me semble compliqué d'expliquer que cela est fortuit et hasardeux. C'est pas ce que raconte le rapport des gendarmes.

Mais ça c'est ce qui s'est passé de fait, maintenant la question c'est de savoir si l'assassinat a été prémédité, c'est-à-dire si la mort de Thomas a été prémédité, et de ce point de vue-là, en effet, il ne semble pas y avoir eu préméditation, néanmoins il y a eu volonté d'agresser et de faire mal, puisque quand on arrive avec des couteaux de 25 cm, et a priori, parce que c'est ce que révèle aussi d'ailleurs cet article des coups de feu tirés à l'issue... Un coup de feu tiré à l'issue de l'altercation, il y a eu en tout cas volonté manifeste de faire du mal et d'agresser.

1:04
Marion Maréchal

Sur les faits, Marion Maréchal, sur les neuf suspects, quatre au moins étaient déjà présents au bal deux heures avant que la bagarre n'éclate. Ils étaient venus faire la fête, tout simplement ces jeunes. L'altercation, elle, alors a été déclenchée par une moquerie concernant une coupe de cheveux. Ça, ça ne ressemble pas à de la préméditation, à une descente de jeunes violents qui veulent en découdre, comme vous l'avez dit.

1:23
Invité

Mais j'avoue que j'ai beaucoup, beaucoup de mal à comprendre où vous voulez en revenir. Je sais que c'est le discours que j'entends. Je comprends, mais où est-ce qu'on veut en revenir ? C'est-à-dire que... La question, c'est celle de la... Non, la question, c'est celle... Mais vous savez bien que ce n'est pas cette question. Thomas l'aurait mérité, les 17 blessés l'aurait mérité, c'est-à-dire quand bien même il y aurait eu un tirage de cheveux et une bousculade en allant aux toilettes du bal. La question est celle de la chronologie et de la lecture que l'on fait des événements. C'est une excuse, c'est-à-dire que je ne comprends pas. Non, la question, elle est simple.

C'est inexcusable, je veux dire, on a des racailles qui aujourd'hui descendent dans un bal avec des couteaux de 25 cm. Ça, je pense que pour le coup, l'enquête, la test, il n'y a pas de débat. Je veux dire, quand on va dans un bal populaire avec des couteaux, a priori, quelle que soit la manière dont l'agressivité monte, ça n'est pas normal et c'est condamnable.

2:06
Marion Maréchal

Madame, la manière dont vous racontez les faits, en fait, induit qu'ils sont tous venus en bande pour justement... Non, mais la manière dont je... Or, ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Il y avait parmi ces jeunes, il y en avait qui étaient déjà là au bal pour faire la fête. La manière dont je raconte les faits... Ils sont arrivés par grave tout au long de la soirée, l'après-midi.

2:23
Invité

Madame, la manière dont je raconte les faits, c'est qu'il y a aujourd'hui une bande de racailles qui sont arrivées avec des couteaux et manifestement une arme à feu, qui sont arrivées dans un bal populaire et qu'à l'issue de cette arrivée, et combien même ils auraient été là une demi-heure avant, qu'importe, ça finit avec 18 blessés et un mort de 16 ans qui aurait eu, demain, 17 ans. Voilà, donc je ne sais pas, quelle que soit la manière dont ça s'est déroulé, comment on peut trouver une excuse à cette situation. Il n'y a pas d'excuse, madame.

Si, parce que depuis 24 heures, j'entends un certain nombre de journalistes dire « Oui, mais vous comprenez, finalement, à un moment donné, il y aurait peut-être une bousculade, et puis il aurait tiré les cheveux en disant « Chiquita », donc finalement, est-ce que ça n'aurait pas justifié le fait que... » Non, il n'y a rien qui justifie, pardon, il n'y a rien qui justifie qu'un jeune homme de 16 ans meurt d'un coup de couteau égorgé devant ses amis et mourant devant ses amis sur le parking du bal populaire. Marion Maréchal, dans cette affaire...

Moi, je rapporte l'effet qu'aujourd'hui, c'est qu'il y a des racailles qui sont descendues, qui pour la plupart, une fois de plus, et comme d'habitude, étaient des multirécidivistes, qui avaient un casier judiciaire, qui manifestement ont si peu peur de la justice, qu'ils n'ont pas hésité, d'ailleurs, parce que l'un des principaux sustés a déjà été condamné pour un port d'armes blanches, et il n'a pas hésité à réitérer ce port d'armes, parce qu'aujourd'hui, la justice est tellement faible et tellement laxiste qu'ils n'en ont pas peur. Et donc, moi, c'est les conclusions que j'ai tirées.

3:36
Marion Maréchal

Marion Maréchal, les faits que vous rapportez, en fait, sont quelque peu tronqués. Je vous donne ce qu'on a, nous, vérifié avec le rapport de la gendarmerie. Si 9 témoins sur les 104 évoquent des propos hostiles aux Blancs, après la bagarre, l'ami du rugbyman, qui serait à l'origine de la moquerie qui a déclenché la bagarre, qui était lui-même un ami de Thomas, a confié « J'ai envie de taper des bougnoules pendant la soirée ».

3:57
Invité

Madame, pardon. Quelle est votre réaction ? Très bien, un témoin sur 104, puisque 9 témoins sur 104. Maintenant, la question que je vous pose, c'est il y a aujourd'hui des propos racistes en 6 Blancs qui ont été tenus dans cette soirée. D'ailleurs, le procureur lui-même le reconnaît. Est-ce que ces propos sont racistes ? Oui, on est d'accord. Les propos, quand vous dites « Je viens tuer du blanc, je viens planter du blanc », est-ce que ces propos sont racistes ? Je pense qu'on peut quand même s'accorder pour dire qu'ils sont racistes. Et donc moi, qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai pas parlé trop vite en disant qu'il y avait eu du racisme anti-blanc.

La preuve, c'est qu'il y a eu 9 témoignages, en effet, que le procureur n'en a pas l'attesté. Que la famille elle-même réclame que ce motif du racisme qui n'a pas été retenu soit retenu parce que, pardonnez-moi, mais moi, je suis aujourd'hui la porte-parole, en effet, d'un racisme anti-blanc dans notre pays qui est invisibilisé, qui est nié et qui est même toléré d'une certaine manière. Parce que quand aujourd'hui, on a 9 personnes qui attestent avoir entendu « On est là pour planter du blanc, on est là pour tuer du blanc » et que le motif raciste, Marion Maréchal, l'enquête continue et on apprend aujourd'hui qu'il y a eu des propos racistes aussi de l'autre côté.

C'est bien de rappeler les deux. Il y a eu un témoignage, on verra d'ailleurs s'il est confirmé. A priori, 9 témoignages, c'est quand même plus sûr qu'un témoignage. Et par ailleurs, non mais excusez-moi, moi ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui, il y a un racisme anti-blanc dans notre pays dont on refuse de parler, qui a aujourd'hui une explosion d'ailleurs de ces actes anti-blancs. Le ministère de l'Intérieur parle lui-même d'ailleurs, entre 2021 et 2022, de plus de 65% d'actes anti-blancs dans notre pays. Un sondage CSA qui était sur les faits de ce qui s'est passé à Crépol, Marion Maréchal. C'est plus compliqué que ce que vous disiez au départ, c'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui.

Madame, est-ce que ces propos sont racistes ? Est-ce que les propos qu'on a entendus sont racistes ? Non mais la question est de savoir si ces propos... Ils ont été tenus ou pas ? Oui. Donc à partir de là, ce que je vous dis, c'est que si, à l'inverse, on avait eu Thomas et ses amis qui étaient descendus dans la cité de Crépol et qui avaient dit, on est là pour tuer et planter de l'arabe et qu'à l'issue de cela, il y avait eu 18 blessés et un mort, pardonnez-moi, je pense qu'aujourd'hui, vous ne seriez pas, dix jours après, à tenter d'expliquer « oui, mais enfin, on a attendu ça, mais on n'est pas sûr ». Je pense qu'il y aurait eu une indignation générale.

Et bizarrement, je pense que le procureur... Vous ne pouvez pas préjuger de ce qu'on aurait dit ? Dans la seconde... Si, je préjuge un petit peu par habitude. Non mais nous, on dirait bien, on rapporte des faits, Marion Maréchal. Je préjuge un petit peu par habitude. Et je pense que le procureur, évidemment, aurait retenu le mobile raciste, mais il faut du mobile raciste à minimale injure raciale. Et aujourd'hui, moi, je suis désolée, je dénonce cela. Et j'en parle, parce que je suis la seule à en parler, parce que les racismes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, sont condamnables. Mais le racisme anti-blanc, c'est un racisme qu'on ne veut pas voir.

Parmi les faits, Marion Maréchal. Il y a deux jours, il y a un antiquaire qui est un peu connu, puisqu'il passe sur France 2, qui a été agressé dans sa voiture au cri de « sale français ». Pardonnez-moi, mais une fois de plus, personne n'en a parlé, parce que c'est un racisme qui n'existe pas. Parmi les faits et les nouveaux éléments de l'enquête, il y a la polémique sur les prénoms. Vous savez, notamment ce qu'avait dit Éric Zemmour, ce sont toujours les Thomas qui tombent et les chaïds qui tuent. Il se trouve que l'enquête des gendarmes montre que deux jeunes hommes sont suspectés aujourd'hui d'être le meurtrier de Thomas.

Il y en a un qui s'appelle Iliès, qui a 22 ans, et l'autre, il est mineur, on ne peut pas donner son identité parce qu'il est mineur. Mais le rapport d'enquête le précise bien, son prénom est bien historiquement français, pour le dire. Alors là, c'est drôle, parce que du coup, d'un coup, les prénoms veulent dire quelque chose. C'est-à-dire qu'on a passé dix jours, on a expliqué « Mais les prénoms, ça n'a rien à voir, c'est scandaleux, vous ne pourrez en tirer aucune conclusion ». Et là, quand il s'agit, ou il s'agirait en tout cas d'un prénom historiquement français, on va comprendre par la suite ce que cela signifie. C'est pour nuancer ce que vous aviez déclaré au départ.

C'est intéressant de constater que ça veut dire quelque chose. Mais monsieur, l'interprétation, qu'est-ce qu'elle est l'interprétation que j'ai faite ? C'est exactement ce dont je viens de vous parler. Des racailles, multi-récidivistes, qui descendent dans un bol populaire, quelle que soit éventuellement l'altercation qui puisse y avoir, et qui doit encore d'ailleurs être prouvée, qui ne justifie en rien qu'à l'issue, il y ait un jeune de 17 ans ou de 16 ans qui meurt, et 17 blessés, et des propos racistes anti-blancs tenus à l'occasion de cette soirée.

7:38
Marion Maréchal

Vous voyez bien que la réalité, elle est un peu plus compliquée que tout ce que vous racontez, Marion Maréchal. Tout ce que je vous dis, c'est le rapport de l'enquête de gendarmerie qui le dit. Vous ne pouvez pas nier d'autres faits, en fait.

7:48
Invité

Mais je ne nie rien du tout, madame. Je rappelle d'ailleurs ce que la famille elle-même demande et réclame. Quand je vous parle du racisme anti-blanc, c'est la famille elle-même d'ailleurs qui demande que ce motif soit retenu, parce qu'une fois de plus, il y a de très nombreux témoins qui en ont incesté. Mais le fait qu'il y ait ce prénom qui apparaisse ne change rien à ce que j'ai dénoncé, il ne change strictement rien.

Le fait qu'aujourd'hui, il y ait des zones de non-droit dans lesquelles des populations se croient tout permis, qui sont animées en partie aussi, disons-le, par une haine de la France et une haine des Blancs, dans une forme d'ambiance revancharde d'une partie de la population immigrée qui ressent une forme d'amitié. Ils ont une forme d'amertume à l'égard de la France qu'ils considèrent comme raciste, colonisatrice. Ils sont alimentés par cela. Et que, oui, cette ambiance dans laquelle évolue un certain nombre de quartiers participe d'une facilité d'agressivité, d'agression, voire même parfois de meurtre à l'égard de la population historique. Je suis désolée de vous le dire, mais un fait.

Marion Maréchal, vice-présidente de Reconquête, vous êtes avec nous jusqu'à 9h. On vous retrouve juste après le fil. Info 8h41. Maureen Suignard. Il parle d'un enfer sur terre. Le porte-parole du CICR sur France Info ce matin. Le comité international de la Croix-Rouge évoque une souffrance inquantifiable dans toute la bande de Gaza. L'armée israélienne étend ses opérations dans le sud du territoire palestinien et maintient son objectif d'éradiquer le Hamas. Un adolescent de 15 ans est mort hier après-midi dans le Val d'Oise. Il a été tué pendant une rixe à Aizanville, selon le parquet. Une bagarre entre deux bandes rivales. Un appel à la grève chez Casino.

Aujourd'hui, syndicats et salariés redoutent des suppressions d'emplois. Le groupe est en grande difficulté financière et prévoit de céder 300 supermarchés et hypermarchés. Comment faire pour améliorer le niveau des élèves ? Le ministre de l'Éducation fait une série d'annonces cet après-midi. Alors que les résultats de l'enquête internationale PISA sont dévoilés ce matin, les résultats ne s'annoncent pas bons. Gabriel Attal veut notamment assouplir le redoublement. Un sans faute pour les Français au tour préliminaire du mondial de Hande. Les handballeuses ont gagné hier contre la Slovénie. Elles terminent première de leur poule. France Info

9:55
Présentateur

Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Braclia

9:59
Invité

Avec Marion Maréchal vice-présidente de Reconquête on continue d'évoquer rapidement ce qui s'est passé il y a 15 jours maintenant dans la Drôme et notamment les manifestations d'ultra-droite qui ont suivi à Romand-sur-Isère. Vous aviez qualifié de zozo d'ultra-droite ces militants encagoulés venus de plusieurs villes de France à Romand-sur-Isère après le meurtre de Thomas ils étaient armés de battes de barres de fer à la main zozo est-ce que c'est pas une manière de minimiser ce qu'ils ont fait à savoir selon les mots du procureur une expédition punitive ?

un des zozo pour une raison simple c'est d'ailleurs que la plupart à l'exception d'un n'avaient pas de casier judiciaire et que surtout je dis cela parce que je ne veux pas participer d'une quelconque manière à ce que j'ai considéré être une énorme manœuvre de diversion puisque dix jours après le meurtre de Thomas le sujet en France et la menace en France devenaient l'ultra-droite voilà or ce que j'ai voulu dire par là non c'est une menace dérisoire honnêtement c'est pas ça qui menace la France aujourd'hui ce qui menace la France c'est en effet l'ultra-délinquance c'est l'ultra-criminalité c'est le trafic de drogue c'est l'insécurité du quotidien c'est l'islamisme les attentats terroristes c'est pas l'ultra-droite et que les extrêmes s'opposent pardon mais j'aimerais qu'on me donne un exemple en France de meurtre commis par l'ultra-droite d'attentats commis par l'ultra-droite de viols commis par l'ultra-droite d'agressions gratuites qui ont entraîné la mort ou des situations d'agressions physiques extrêmement graves mais c'était opportun d'aller manifester comme ça au lendemain de ce drame à Romain-sur-Isère c'était opportun non mais je dis pas que c'est opportun c'est pas mes méthodes et vous le savez très bien mais je trouve que c'est pas le sujet voilà objectivement aujourd'hui c'est pas le sujet que l'ultra-droite en France c'est pas le sujet c'est quand même le sujet s'il y a des jeunes qui veulent faire justice eux-mêmes et que tous ceux qui passent des jours et des jours oui mais alors madame ce qui est intéressant c'est de savoir pourquoi parce qu'une fois qu'on a dit ça pourquoi pourquoi aujourd'hui il y a des citoyens qui ont le sentiment qui doivent se faire justice eux-mêmes parce qu'ils ont le sentiment précisément que l'Etat ne garantit pas leur sécurité et la justice et ça ça devrait être le vrai sujet plutôt que d'être obsédé par les dizaines de zozos qui ne représentent pas la menace une grande menace française la question l'obsession une expédition punitive selon les mots du procureur l'obsession qui devait être la nôtre matin, midi et soir c'est justement et vous avez raison de le dire d'éviter à tout prix qu'on tombe dans un chaos de règlement de compte dans lesquels les gens se fassent justice eux-mêmes parce que ça personne le souhaite et pas moi en premier lieu mais donc pour cela il faut réaffirmer l'autorité de l'Etat et que les gens aient le sentiment que quand l'Etat met en place des lois il les fait respecter et que les peines quand ces lois sont enfreintes sont à la hauteur de la gravité et sont respectées jusqu'au bout aujourd'hui il n'y a pas ce sentiment il n'y a pas cette réalité et donc oui de fait il va y avoir des éruptions de celles que nous avons pu constater que vous condamnez mais madame pourquoi je ne suis pas rentrée dans ce jeu-là je vais vous dire très simplement parce que c'est très condamné c'est très simple parce que du jour où je commence à condamner on va me dire parce que je connais le processus par cœur ça m'est arrivé 50 fois oui mais enfin vous condamnez mais est-ce que vous condamnez suffisamment et puis avec les bons mots et puis avec suffisamment de gravité et puis est-ce que vous condamnez à la même mesure que la manière dont vous avez condamné Crépaule et puis finalement est-ce que vous n'auriez pas quelques petits liens avec ces personnes qui se trouvent parce que c'est toujours le même procès qui se trouvent dans ces manifestations et puis finalement est-ce que ce ne serait pas de votre faute à la fin précisément pardon si je suis devant vous aujourd'hui c'est parce que je veux éviter la guerre civile je veux éviter les affrontements ethniques je veux éviter les affrontements religieux et donc c'est pour ça justement que je veux faire en sorte que l'État retrouve toute sa place pour éviter ces dérives donc je ne veux pas rentrer là-dedans parce que je sais que du moment où je mets le doigt là-dedans je participe à la manœuvre de diversion et je passe la moitié de mon décision à devoir me justifier là-dessus annoncée par Gérald Darmanin moi ce que je veux vous validez ça ?

mais moi ce que je veux madame ce que je voudrais c'est que Gérald Darmanin mette les mêmes moyens qu'il a mis face à l'ultra-droite que dans les zones de non-droit et que face au trafic de droite moi j'ai écouté la mère de Romand-sur-Isère qui a parlé chez votre consoeur Apolline de Malherbe et qui disait j'ai vu débarquer des cars de CRS de manière extrêmement rapide et efficace je n'ai rien vu de tout cela au moment des émeutes de Noël parce que si on parle d'un danger qui menace la France à la suite quand même rappelons-le de la mort de Noël il y a eu 58 000 c'est groupuscule d'extrême droite est-ce que c'est parce qu'au sein de Reconquête il y a des fondateurs parce qu'au porte de votre studio avant-hier il y a un terroriste islamiste qui a encore tué et blessé des gens et que c'est ça qui menace la France aujourd'hui et que tout le temps qu'on passe à parler de ça c'est donner du crédit c'est donner du crédit à une menace je suis désolée qui n'existe pas et donc moi je ne veux pas une menace qui n'existe pas oui qui n'existe pas excusez-moi une fois de plus combien de meurtres combien d'attentats combien de viols combien d'agressions gratuites à la sortie d'une boîte de nuit ou pour une cigarette venant de l'ultra droite zéro voilà l'arrêté c'est que zéro

14:35
Marion Maréchal

il y a eu le ratage dans le suivi psychiatrique c'est ce que dit Gérald Darmanin à propos de l'assaillant de Paris qui a tué un touriste samedi dernier est-ce qu'il a raison ce qui s'est passé et la conséquence d'un système psychiatrique défaillant

14:48
Invité

non j'y crois pas du tout je pense que Gérald Darmanin utilise cela pour ne pas avoir à répondre une fois de plus d'une faillite de l'état ce que je sais dire être une faillite de l'état d'ailleurs un certain nombre de spécialistes du djihadisme qui s'intéressent de près au profil psychiatrique je pense notamment à Wassim Nasser je pense à Daniel Zagoury qui eux-mêmes disent qu'aujourd'hui il n'y a pas dans ce profil de choses qui attestent d'une maladie mentale d'ailleurs c'est quelqu'un qui est quand même particulièrement organisé et structuré quand même rappelons-le pour un soi-disant fou c'est-à-dire que c'est un homme qui a tenté de rejoindre un camp d'entraînement djihadiste qui a été condamné quand même pour s'entraîner à l'égorgement sur des lapins qui avait prévu cet attentat sa mère elle-même d'ailleurs l'avait signalé il a revendiqué cet acte de manière parfaitement cohérente au nom de l'état islamique il l'a justifié une fois son arrestation faite donc excusez-moi de vous dire que c'est quand même très structuré et très cohérent pour un malade mental donc moi je ne crois pas à cela je pense qu'on essaye de psychiatriser l'islamisme alors que c'est une idéologie c'est pas une maladie mentale il a d'ailleurs jamais été hospitalisé Mais il peut y avoir une conjonction de plusieurs facteurs même de maladie et puis une idéologie qui se grève dessus En l'occurrence cet homme a déjà été condamné et il n'avait pas été reconnu irresponsable pénalement à l'époque donc je pense que c'est une fois de plus une facilité de la part de l'état pour ne pas avoir à accepter le fait qu'aujourd'hui il y a une faillite de notre état il y a 5000 fichiers S pour islamisme qui sont reconnus comme des profils dangereux et suivis par nos renseignements dont une partie sont aujourd'hui en liberté et qui commettent un certain nombre de meurtres je vous rappelle d'ailleurs j'ai fait la liste en arrivant chez vous de fichiers S excusez-moi mais l'attentat du Thalys c'était un fichier S le massacre du Bataclan il y avait des fichiers S l'assassinat du Père Hamel c'était des fichiers S la tentative d'attentat sur les Champs-Elysées c'était des fichiers S le terroriste de l'Opéra c'était un fichiers S l'attentat du marché de Noël à Strasbourg fichiers S Dominique Bernard fichiers S Et qu'est-ce qu'on fait alors ?

Ce que je suis en train de vous dire c'est qu'aujourd'hui moi ce que je demande c'est qu'on n'attende pas que ces gens commettent des agressions ou des meurtres pour y répondre il faut et j'en ai parlé dans une tribune du Figaro il faut mettre en place une arrestation immédiate et une détention préventive de tous les fichiers S Sur quelle base légale Marion Maréchal ? La base légale elle n'existe pas il faut justement la mettre en place pour les mettre hors d'état de nuire et ôter toute forme la menace qu'ils peuvent représenter sur la société dans l'attent de pouvoir évaluer au cas par cas Vous voulez enfermer des gens qui n'ont commis aucune infraction ?

Chaque situation des gens madame qui sont des bombes à retardement ce que je constate c'est qu'il y a un principe de précaution pour l'environnement il y a un principe de précaution pour le Covid où là il n'y a aucun problème à enfermer 66 millions de français pour des raisons sanitaires Mais on n'a pas été enfermé en prison madame Par contre 5000 fichiers S qui menacent la sécurité de 66 millions de français on n'a pas de solution donc moi je vous le dis je pense qu'il faut cette détention préventive elle existe dans d'autres cas sans que ça n'offuse que personne elle existe sur la rétention de sûreté elle existe sur la détention provisoire elle existe sur l'assignation à résidence On vous répondra Marion Maréchal qu'il y a une confusion sur ce qu'est le fichier S c'est-à-dire c'est un outil de renseignement qui peut viser des individus qui n'ont pas connu de délit ou de crime qui n'ont pas commis de délit ou de crime Je sais parfaitement cela monsieur mais à la différence de vous je ne vais pas attendre et je ne veux pas attendre que ces profils identifiés comme dangereux et donc suivis comme tels commettent des meurtres avant de s'en soucier Je vais vous donner un exemple C'est-à-dire qu'on pourrait en France enfermer des gens pour des meurtres qu'ils n'ont pas commis de justice préventive Situation exceptionnelle réponse exceptionnelle d'ailleurs l'article 15 de la convention européenne des droits de l'homme nous permet de déroger un certain nombre de droits fondamentaux Quand une situation Marion Maréchal

18:22
Marion Maréchal

vous donnez l'exemple de la détention provisoire pardon mais elle est exceptionnelle et deux en fait les personnes qui sont enfermées c'est la rétention de sûreté ils sont judiciarisés ils sont dans l'attente d'un procès parce qu'ils ont commis un crime

18:33
Invité

La rétention de sûreté C'est pas du tout ce que vous proposez C'est bien un maintien en détention à l'issue d'une condamnation qui a été réalisé donc c'est en dehors de la peine judiciaire c'est donc un maintien en détention administrative à l'issue d'une peine Mais ils sont passés à l'acte au regard de la dente Mais vous savez très bien que parfois des gens se retrouvent sur un fichier S sur le fichier S Monsieur je vais vous donner un exemple Pour avoir juste consulté à un moment donné un site Je vais vous donner un exemple d'un fichier S qui est en liberté qui date de ne pas très longtemps puisque le 6 octobre dernier à l'occasion d'une instance judiciaire un fichier S a menacé d'égorgement l'avocat Thibault de Mondréal Vous voyez probablement qui c'est Cet homme dont je parle a subi 6 signalisations Il a contribué à radicaliser l'un des co-assassins de Magnanville Il a été interpellé vers un camp d'entraînement djihadiste Il a été lui-même d'ailleurs condamné à de la prison Et aujourd'hui cet homme est libre Il travaille Il touche des aides de logement Et il est donc en liberté Et bien moi je vous dis ce genre de profil là Aujourd'hui il ne peut pas être en liberté Il faut qu'il soit mis hors d'état de nuire et que nous puissions avoir le temps d'évaluer chaque situation Parce que pendant que ces personnes seront en détention provisoire l'idée c'est de laisser du temps à l'Etat pour permettre soit d'expulser les étrangers Pendant combien de temps ?

Vous savez par exemple la rétention administrative des migrants dans l'Europe c'est jusqu'à 18 mois Donc déjà si on avait 18 mois de mandou ça nous permettrait d'expulser les étrangers d'expulser les clandestins de déchoir de leur nationalité les éventuels binationaux et donc de pouvoir mener des enquêtes pour pouvoir justement apporter Je vous coupe Marion Maréchal On va reprendre ce débat juste après le fil info Vous êtes avec nous jusqu'à 9h8h53 Maureen Suignard Le réchauffement climatique peut atteindre 1,5 degré d'ici 7 ans seulement Il s'agit pourtant du seuil fixé par l'accord de Paris Mais selon Global Carbon Project nos émissions continuent d'augmenter En pleine COP28 les chercheurs indiquent donc que l'objectif de maintenir le réchauffement à 1,5 degré n'est plus atteignable Une première nuit en prison pour deux chauffeurs de VTC C'est après la mort d'un supporter du FC Nantes poignardé ce week-end Le principal suspect est mis en examen pour homicide volontaire Il l'affirme qu'il cherchait juste à se défendre Le second chauffeur est soupçonné d'avoir effacé des preuves C'est assez rare pour être souligné Un texte voté à l'unanimité à l'Assemblée Nationale Celui qui vise à interdire les puffs Ces cigarettes électroniques à usage unique Des produits accusés d'être une porte d'entrée vers le tabagisme pour les plus jeunes Le Sénat doit encore adopter la mesure et la Commission Européenne doit aussi donner son accord Le décret a été publié ce matin au journal officiel Le risque lié à la grippe aviaire en France passe de modérés à élevés Plusieurs foyers ont été détectés Des éleveurs vont donc devoir confiner leur volaille France Info

21:11
Présentateur

Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Braclia

21:16
Marion Maréchal

Avec Marion Maréchal tête de liste reconquête aux européennes et vice-présidente du parti d'Éric Zemmour Vous proposez donc la détention préventive pour les fichiers S suivis pour radicalisation On les met où ?

21:30
Invité

Ah bah vous savez quand l'État veut l'État peut quand il s'agit de répartir sur le territoire et de réquisitionner des logements pour des dizaines de milliers de migrants ils le font Mais concrètement où en prison ?

Ah bah il faut des centres de rétention dédiés ça veut dire qu'il faut réquisitionner des habitations des logements des casernes pourquoi pas En 2008 il y a 85 casernes qui se sont libérées du fait de la réduction des effectifs il y a une partie d'entre elles aujourd'hui qui n'ont pas été par exemple réassignées donc on pourrait utiliser typiquement ce genre de logement mais moi ce que j'ai envie de vous dire c'est que quand l'État se donne une fois de plus les moyens il peut le faire encore faut-il que ce soit une priorité et ça devrait être pour moi la priorité Vous faites matin

22:05
Marion Maréchal

parallèle avec les migrants Marion Maréchal alors qu'on est sur un tout autre sujet on parle de radicalisation Je vous donne un exemple l'encadrement est pas le même

22:13
Invité

Bien sûr madame vous avez raison souligné vous avez raison qu'il va falloir s'organiser pour se mettre matériellement et humainement en capacité de pouvoir assumer cette mesure et d'ailleurs il va falloir pour cela puisque cette mesure n'existe pas mettre en place une réforme législative moi ce que j'ai envie de dire c'est que j'ai entendu Gérald Mardamanin dire qu'il était ouvert à toute proposition parce que lui-même admet d'ailleurs chez vos confrères qu'il y a une partie en effet de ces fichiers S qui sont en dehors des radars et pour lesquels on n'a pas véritablement de solution j'ai vu même Manuel Valls évoquer aussi cette solution par le passé Nicolas Sarkozy lui-même l'avait évoqué donc je pense que maintenant il faut arrêter ah si si Nicolas Sarkozy l'avait évoqué en ces termes je pense qu'il faut avoir de l'état de droit concrètement non mais non on ne sort pas de l'état de droit puisqu'en fait on ne peut pas arrêter de l'évoquer mais une fois de plus madame des situations de détention administrative elles existent en France et moi je veux bien qu'on raisonne à droit constant mais dans état de droit il y a d'abord état et le premier rôle et le premier devoir de l'état c'est d'assigurer la sécurité des français il y a une menace aujourd'hui endémique moi j'ai deux petites filles pardon j'ai pas envie de vivre dans un pays où je vais attendre tous les jours de savoir si ça va pas finir au hasard par un égorgement au milieu de la rue parce qu'il y a des fous dangereux et identifiés comme tels et suivis par l'état qui se baladent aujourd'hui en liberté je pense que les français ne peuvent plus entendre ça et donc il faut une mesure exceptionnelle et une situation exceptionnelle Marion Maréchal l'ancien ministre socialiste de la santé Claude Evin et Patrick Stéphanini figurent des républicains ont rendu leur rapport sur l'aide médicale d'état hier l'AME dispositif sanitaire utile écrive-t-il globalement maîtrisé sur le plan financier qui ne génère pas de consommation de soins faisant apparaître des atypismes ou des fraudes il n'y a donc pas lieu de la supprimer moi je suis en désaccord complet avec ça relativement maîtrisé pour aujourd'hui une mesure qui coûte près de 2 milliards d'euros aux français 1 milliard 1 milliard ça a augmenté en 2022 ça a augmenté mais c'est quand même je veux dire dans le porte-monnaie des français quelque chose de significatif et puis surtout au-delà même du coût que ça peut représenter pour un pays qui est quand même très largement endetté je le rappelle il y a aussi une question à un moment donné de principe et de justice ça veut dire qu'aujourd'hui quand vous êtes clandestin dans notre pays entré et maintenu illégalement sur le territoire vous avez une prise en charge à 100% de vos soins médicaux quand les français eux-mêmes se privent d'un certain nombre de soins parce qu'ils n'ont pas les moyens pour des raisons sanitaires pour éviter que des virus de l'Union Européenne et je ne crois pas savoir qu'il y a des épidémies mortifères dans ces pays c'est un dispositif d'ailleurs de mémoire qui est apparu en 1999 en amont de cela excusez-moi de vous dire qu'une fois de plus il n'y avait pas non plus d'effondrement sanitaire de la France donc je pense que tout ça sont de fausses justifications ce sont des gens qui sont dans une logique aujourd'hui de maintien de l'immigration qui veulent maintenir ces pompes aspirantes à l'immigration illégale parce qu'ils considèrent que c'est la solution à l'effondrement démographique de la France aux fameux métiers en pension moi je ne partage pas cette vision-là je pense qu'aujourd'hui les conséquences de l'immigration en France sont trop lourdes sur le plan économique sur le plan culturel et sur le plan sécuritaire

25:09
Marion Maréchal

j'ai juste une dernière question rapide depuis le début de l'entretien on vous appelle Marion Maréchal mais il fut un temps où vous appelez Marion Maréchal Le Pen lorsque vous étiez au Front National tout à fait c'est fini vous avez honte maintenant ? ah non j'ai pas honte du tout

25:20
Invité

c'est d'ailleurs un prénom que je porte en nom d'usage sur ma carte d'identité mais vous savez j'ai quitté la politique en 2017 et vous êtes revenue et quand j'ai quitté la politique j'ai dit je quitte mon nom politique si je peux dire parce que j'ai monté une école à ce moment-là et je suis revenue dans le privé et c'est vrai que quand je suis revenue en politique à l'occasion des élections présidentielles pour soutenir Éric Zemmour je trouvais ça un peu hasardeux de reprendre on va dire le nom et de rechanger mais je n'ai aucun problème à ce qu'on m'appelle avec ce nom et j'en suis très fière donc on peut encore vous appeler Marion Maréchal Le Pen aucun problème pour moi Marion Maréchal Le Pen Le Pen était donc l'invité du 8.30