L’État de droit repose sur de « grands principes auxquels il ne faut pas toucher »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Merci d'être là, on va parler de la nuit du droit et de la situation internationale.
- 0:15OuverteRéponse directe
Sur la situation au Moyen-Orient, l'escalade est-elle encore évitable ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
La voix de la France est-elle audible dans ce conflit ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis sont-ils encore en capacité d'agir ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'élection américaine est-elle décisive pour le climat ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La COP21 a-t-elle encore un avenir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Laurent FabiusChiffre
« il y a plus de 75 élections majeures dans le monde sur 200 pays »
- 10:00Laurent FabiusFait
« le droit dans nos vies c'est très important »
- 12:00Laurent FabiusFait
« l'État de droit c'est les grands principes qui ne doivent pas être touchés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour monsieur faus merci d'être là je vous en prie installez-vous merci beaucoup notit je ne parle jamais alors ah ben on vous on a hâte de vous entendre merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes président du Conseil constitutionnel on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de est France bonjour Stéphane bonjour Orian alor fabus bonjour bonjour Leurent Fabius on va évidemment parler de la nuit du droit que vous avez organisé hier vous allez nous parler de cet év mais d'abord on a envie de vous entendre sur la situation internationale vous qui avez été ministre des Affaires étrangères et sur la situation proche au Moyen Orient Israël qui poursuit ses Frat ses frappes sur beyouth et promet une repost après la pluie de missile sur son territoire pluie de missile iranien il y a quelques jours est-ce que l'escalade est encore évitable selon vous je le souhaite je suis très en phase avec ce que vient de dire monsieur Cambon que que j'ai entendu avant d'entrer dans ce studio oui le mot d'or doit être stop à l'escalade de la mort bon on est à quelques jours de triste anniversaire de de l'attaque du Hamas contre Israël ensuite la répliique israélienne plus de 40000 morts quand même le Hezbollah la diffusion maintenant l'Iran euh il faut éviter à tout prix évidemment cette escalade d'autant que ce qu'on soulligne pas assez c'est que dans ces guerres il y a désormais une confusion totale entre l'aspect militaire et l'aspect civil bon quand on regarde les dégâts humains qui sont faits que ce soit au Liban que ce soit Gaza que ce soit en Israël c'est déjà terrible lorsque ça vise des militaires mais là c'est vraiment tous les civils et le drame je dis des choses évidentes c'est qu'au moment même où il faudrait que la communauté internationale comme on dit soit en capacité d'intervenir euh il y a personne donc comment vous l'expliquez d'abord il y a une diluion de la communauté internationale d'un manière générale alors ça pose d'immensees problèmes c'estàdire le rôle de l'ONU et cetera mais il y a aussi la proximité des élections américaines peut-être en dira t un mot euh et il y a j'ai suivi tout cela parce que vous faisz allusion au fait que j'ai dirigé notre diplomatie pendant plusieurs années et notamment j'étais un de ceux qui euh on conclut l'accord sur le nucléaire iranien vous rappelez en 2015 bon cet accord n'était pas parfait mais il évitait que l'Iran aille vers la bombe atomique et malheureusement on l'a oublié mais je veux le rappeler c'est le président Trump qui a sa'abordé l'accord et du coup évidemment il y a un entraînement qui fait que que c que c'est terrible alors bien sûr quand on est raisonnable comme nous le sommes on dit mais ça n'a pas de sens d'entrer dans la guerre les uns les autres bon oui mais les guerres il y a un aspect rationnel et un aspect qui n'est pas rationnel parce que une attaque entraîne une contre-attaque et cetera et donc c'est l'immense crainte déjà il y a eu des dégâts immenses mais il peut y en avoir d'autres la voix de la France est-elle audible dans ce conflit est-ce qu'elle peut apporter quelque chose est-ce qu'il y a encore une possibilité d'intervenir de manière diplomatique pour ramener les bigérants à la raison je pense que on le fait je veux pas trop m'engager même pas du tout dans des appréciations politiques vous savez que ma fonction actuelle de président du Conseil constiel me l'interdit mais c'est vrai que à la fois il y a des efforts qui sont faits bien sûr mais à elle seule la France n'est pas en situation on pourrait dire malheureusement de de renverser la table et de faire en sorte je répète le mot d'ordre stop à l'escalade de la mort mais qui est encore en situation est-ce que aujourd'hui les États-Unis sont encore en situation de mettre des lion c'est la plus grande puissance maintenant nous sommes à 5 petites semaines de l'élection américaine et donc il y a pas besoin d'être un grand analyste pour comprendre que c'est pas à ce moment-là que les États-Unis vont rentrer dans une guerre au sens classique et j'imagine que un certain nombre des belligérants entre guillemets en profit vous êtes inquiet des conséquences que pourrait avoir le résultat de cette élection américain bien sûr bien sûr très inquiet hier justement un de nos intervenants à la nuit du droit au Conseil constitionnel était John Kerry qui est un vieil ami et qui a été avec moi d'ailleurs secrétaire d'État américain et on a travaillé ensemble en particulier sur la question du climat mais il y a énormément de choses qui vont dépendre de cette élection américaine il y a pas besoin de oui certainement pour une grande part ce qui se passe en Ukraine en Russie les évolutions Proche et au Moyen-Orient et je ne sais pas s en dira un mot la question climatique on va en dire un mot on va en dire un mot de la question climatique mais on peut en dire un motouction l'élection américaine est une élection décisive cette année je ne sais oui vous le savez bien sûr on a une année particulière puisqu'il y a plus de 75 élections majeures dans le monde sur 200 pays donc c'est vraiment une année électorale mais la la j'allais dire la mère des élections d'une certaine manière enfin l'une des plus importantes c'est l'élection américaine et évidemment l'issue pour les États-Unis et comp tenu du rôle des États-Unis pour les reste du monde ne sera pas la même selon que Madame Haris l'emporte ou monsieur Trump on va en dire un mot de la question climatique c'est un sujet qui vous tient à cœur vous avez présider on le rappelle la COP 21 d'abord sur le plan international la la COP 21 elle a encore un avenir aujourd'hui vous êtes inquiet de l'avenir de la trajectoire que vous avez fixé la la COP 21 c'est laaccord de Paris c'est le grand accord mondial sur le climat et j'ai eu la chance l'honneur de la préparer de la présider et maintenant c'est ce qui sert de cadre à toute l'action contre le dérèglement climatique mais c'est vrai que et et tout est dans l'accord de Paris il faudrait l'appliquer mais le problème c'est l'application je ferai une distinction si on a réussi l'accord de Paris c'est par la conjonction entre trois trois planètes si je pu dire la planète scientifique les scientifiques les techniciens et cetera ont fait au moment l'accord de Paris et depuis de grands progrès et et ça c'est très important parce que on a besoin de technologie nouvelles moins chè et cetera pour lutter contre le dérèglement climatique donc je dirais que sur le plan scientifique il y a beaucoup de choses qui ont été fait à Paris et depuis Paris ce qu'on appelle la société civ ville c'est-à-dire les villes les régions les entreprises les associations il y a eu beaucoup de travail fait notamment pour les entreprises mais pas toutes les secteurs en particulier dans le secteur pétrole charbon gaz il y a encore desnmes prob à faire mais là où le bas blesse le plus c'est au niveau des gouvernements au moment de Paris on était arrivé à ce qui est une comment dire un accord entre les les très grands Obama président shiziping du côté chinois nous-mêm euh mais la la le contexte international était pas le même aujourd'hui chacun se dispute par rapport à l'autre et donc il y a un un recul et je suis inquiet je dois le dire euh nous en parlons souvent avec John Kerry avec d'autres collègues euh nous avons dans quelques semaines euh une COP la COP 29 à Bakou en Azerbaïdjan et malheureusement ça se présente pas bien euh pas bien du tout il faudrait dans cette cop de Bacou fixer parce que la finance est tout à fait déterminante les masses financières que les pays riches doivent accorder aux pays pauvres pour lutter contre d règlement climatique ils ne sont pas d'accord ils sont pas d'accord on n'est pas d'accord ni sur qui va payer ni sur le montant ni sur qui va toucher l'argent et c'est pas faire in jure à l'Azerbaïdjan de dire que sa capacité diplomatique n'est pas euh donc vous crainez que la cop29 n'aboutisse pas je crains euh que ça n'aboutisse pas euh derrière mais ça prend encore un an on a heureusement le Brésil qui lui est une puissance d'une autre dimension avec un engagement certainement du président Loula mais ne soyons pas défétistes il faut tout faire pour que déjà à Bacou on puisse avancer vous parlez de du poids des gouvernements l' des gouvernement quand vous entendez Michel Bernier faire de la réduction de la dette écologique sa priorité vous dites c'est un bon signal vous avez peur queich depuis très longtemps est sensible à ces questions il rappelle souvent qu'il a été le premier ministre tout à fait tout à fait alors maintenant sur l'action actuelle qui sera menée ou pas menée ça c'est le silence du président du conseil mais mon souit mais vous avez été sensible à ces mots je suis sensible mais je vois où vous voulez m'emmener non je sais que c'est une préoccupation c'est objectivement une préoccupation majeure c'est l'avenir pas seulement de nos enfants on dit nos enfants mais nous et c'est une course de vitesse parce que même si les choses même s'il y a des progrès qui sont faits le progrs le problème c'est que on continue à émettre des gaz à effet de serre beaucoup trop et donc c'est vraiment un des défis majeurs c'est un des combats de ma vie et et je souhaite vraiment qu'on avance la France bien sûr mais l'ensemble des autres pays et vous l'avez dit il a éé question du climat hier à la nuit du droit on va justement parler de cette nuit du droit Stéphane oui c'était la 8e édition de la Nuit du droit hier il y a plus de 200 événements sur l'ensemble de la France organisé simultanément est-ce que c'est un quel est le l'objectif de de l'événement est-ce que est-ce qu'il atteint son but écoutez moi j'ai créé cela enfin nous avons créé cela il y a 7 ans 7 8 ans euh et l'idée elle était toute simple au fond c'est de faire connaître le droit et les métiers du droit pourquoi parce que le droit dans nos vies c'est très important lorsque vous louez une chambre un appartement il y a un aspect commercial un aspect de droit lorsque vous êtes embauché ou lorsque vous avez un problème il y a un aspect de droit enfin le droit il est partout et nos concitoyens sont pas des spécialistes du droit donc l'idée c'est de les sensibiliser sibisé au métier du droit et donc au départ on a lancé ça Conseil constitutionnel et puis aujourd'hui vous avez cité le chiffre euh hier il y avait 220 manifestations dans toute la France et donc je remerciis les initiateurs alors les initiateurs c'est qui c'est les tribunaux que ce soit judiciaaires ou administratif les chambres de commerce les mairies les académies les universités et tout le monde et euh ça a beaucoup de succès sur tous les thèmes j'ai regardéis la liste des thèmes alors il y a ben au Sénat on a vit les choses à l'Assemblée aussi mais dans telle ville c'est le droit et le sport dans une autre ville c'est le procès de valdemort dans un autre endroit c'est un film qu'on diffuse et après une conversation autour du film et je pense que ça aide ce qui est très important et vous y contribuez vous aussi en tant que que chaîne à à armer le citoyen et le citoyen doit être armé euh arméon enfin doit être capable de savoir quels sont ses droits alors vous vous l'organisez dans la nuit du 3 au 4 octobre parce que aujourd'hui vendredi 4 octobre 2024 c'est le 66e anniversaire de la 5e République et de sa fameuse Constitution qui est si robuste qu'elle a permis à cette république de durer beaucoup on approche le le record de la 3e république hein puisque voilà euh cette constitution est très robuste et pourtant elle est très contestée aujourd'hui oui mais je pense qu'il y a une certaine confusion bon moi je suis enfin le le l'institution que je préside euh c'est elle qui est chargée de veiller au respect de la Constitution et je regarde rétrospectivement ce qui a été fait vous avez raison de dire que maintenant c'est celle qui a duré le plus longtemps et je pense que la stabilité c'est une vertu euh parce que ça évite quand même les charivaries qu'on a connu dans d'autres périodes de nos République mais c'est une stabilité j'emploie ce terme c'est une stabilité adaptative c'estàdire qu'on a déjà révisé quand même 25 fois bon et il y a sans doute d'autres révisions qui seraient nécessaire et donc c'est un atout mais ce qui est critiqué à mon avis c'est peut-être moins la Constitution que certaines pratiqu institutionnell ou certaines politiques suivies c'est pas exactement la même chose c'estàdire bah il suffit de d'ouvrir un journal où j'imagine d'écouter vos antennes euh est-ce que l'équilibre entre entre l'exécutif et le législatif est ce qu'il faut est-ce que il y a ou non une personnalisation du pouvoir est-ce que la décentralisation est suffisante est-ce que la politique suivie dans tel ou tel domaine est- ce qu'il faudrait bon mais ça ça ne remet pas en cause de la Constitution étymologiquement la Constitution c'est ce qui nous tient ensemble et moi je pense que si on explique bien les choses les gens aujourd'hui sont un peu perdus bon les repères traditionnels c'est évidence de dire ont explosé et donc il est très important qu'il y ait des éléments qui euh définissent ce que les Français ont à faire ensemble ça s'appelle la Constitution qui est une loi superri aux lois c'est ça que souvent on a du mal à comprendre bon avant qu'il y ait la 5e République la loi pouvait tout faire il y avait pas de limite et puis dans la constitution de la 5 République comme c'est le cas dans les démocraties avancées on a dit la loi oui elle est faite par les parlementaires bien sûr mais il y a une loi des lois au-dessus de la loi c'est la Constitution alors on peut on peut réviser la Constitution mais tant qu'on l'a pas révisé il faut que la loi soit conforme à la Constitution et il faut bien qu'il y ait des personnes qui vérifient si oui ou non la loi est conforme à la Constitution ça s'appelle le Conseil le thème juste le thème hier de votre nu du droit c'était la démocratie et le droit et vous avez eu cette phrase l'État de droit et la condition de la démocratie il y avait besoin de le rappeler euh vous suivez l'actualité c'est pour ça que je vous pose la question c'était une réponse à Bruno rotaillot non euh j'évite j'ai passé l'âge comme dit l'autre euh de m'engager dans des personnell mais je ne déteste pas être clair euh ça fait très longtemps d'ailleurs de dire que je dis si vous suivez attentivement c'est certainement le cas les rares fois où je m'exprime je fais la distinction qui doit être rappelée entre et c'est pas du sophisme entre l'état de Dr et l'état du droit restons un instant sur ce ce concept l'état du droit c'est simplement les lois bon alors l'état du droit on peut le changer si l'Assemblée et le Sénat décide de modifier telle ou telle loi bah il y a une modification de l'état du droit mais l'état de droit c'est autre chose l'État de droit c'est les grands principes qui ne doivent pas être touchés c'est-à-dire la séparation des pouvoirs l'indépendance de la justice les grandes libertés ce qu'on appelle la hiérarchie des normes et ça c'est ce qui qui définit la démocratie donc État de droit ça c'est vraiment la démocratie la République état du droit dépend bien sûr de ce que votent les assemblées et il doit s'inscrire l'état du droit dans le respect de l'État de droit euh bon euh c'est ce que on apprend en général dans les études juridiques il a pas bien suivi ses cours ah non mais je personnalise pas je person non mais est-ce que est-ce que vous dites quoi il a fait une erreur sémantique ou est-ce que pour vous il a voulu aller non moi je je ne me lance pas dans des appréciations c'est pas du tout mon rôle sur telle ou telle action politique telle ou telle personnalité non non c'est pas du tout mon rôle vous avez quand même bien tapé du point sur la table hier oui enfin oui mais la table est resté assez stable non mais de temps en temps il y a des choses qui qu'il faut rappeler tout en étant parfaitement respectueux du rôle des uns et les autres les membres du Conseil CREL ne sont pas des ministres ne sont pas des parlementaires mais ils sont les garants du respect de la Constitution alors précisément le le il y a eu un rétropédalage du ministre de l'Intérieur Bruno rillot qui est revenu un peu sur ses déclarations qui ont été interprété quand il parle de quand il dit que le l'État de droit n'est pas sacré bon il a il est revenu là-dessus par contre vous avez hier 170 parlementaires républicains qui sont allés dans son sens qui ont apporté leur S qui ont apportter leur soutien dans une tribune et on a quand même l'impression d'être dans un moment où il il y aura une volonté de s'affranchir précisément d'un certain nombre de dispositions de la constitution de de faire en sorte qu'elle ne soit plus la loi au-dessus des les lois et d'en revenir à l'état que vous vous évoquiez précédment je je ne sais pas je n'ai pas pris connaissance de cette tribune mais je veux dire vous si ce sont les parlementaires sont les parlementaires les parlementaires savent bien que ils votent les lois ils sont élus pour ça bon ils peuvent modifier les lois bon mais c'est à l'intérieur du cadre constitutionnel il faut ajouter qu'on peut réviser la Constitution mais je l'ai dit très souvent je le redis à l'occasion pour réviser la Constitution il faut utiliser les formes qui permettent de réviser la Constitution ça s'appelle l'article 89 de la Constitution si vous avez le petit bouquin sur la constitution vous verrez que l'article 89 qui définit la révision de la Constitution dit qu'on peut réviser la Constitution mais il faut l'accord de ces parlementair justement on ne peut pas le faire autrement voilà il a y a quand même une volonté de trouver des bi par exemple autour de du du D' référendum sur le sur sur l'immigration l'article 11 ne dispose pas qu'on puisse utiliser un référendum pour ce type de sujet ce que vous dites il non c'est pas ce que je dis c'est ce qui est écrit dans la Constitution bien sûr ou mais on s on sent bien qu'il y a quand même une espèce de volonté de de mettre un peu de pression sur sur le Conseil constitutionnel peut-être sur vous en particulier oui mais nous sommes insensible à la pression c'est ça l'avantage si je puis dire de nommer au Conseil constitutionnel euh c'est pas euh commandement mais des gens qui ont alors on nous appelle les sages je sais pas si nous sommes sages j'espère enfin en tout cas nous avons une certaine expérience des choses et nous sommes totalement indépendants et nous sommes là euh non pas pour inventer je ne sais quel élément mais pour rappeler les règles pour rappeler les règles vous avez dit parfaitement exact que euh l'article fameux article 11 euh dit voilà euh les points sur lesquels il peut y avoir des référendum alors il dit ça peut porter sur la politique économique sociale environnementale de la France et il peut y avoir des intersections si je puux dire entre certaines dispositions d'immigration et ce que je viens de dire mais la politique de l'immigration globalement elle n'est pas dans l'article 11 et donc si on veut modifier le contenu de cet article 11 il faudra réviser la Constitution et d'ailleurs la personnalité dont vous parliez tout à l'heure le sait et je crois l'a dit mais donc ça veut dire que ceux qui promettent un référendum sur l'immigration c'est possible après avoir révisé la Constitution sur ce point donc ça va être très long ce qui oui mais il faut l'accord à ce moment-là des parlementaires et cetera et ça ne parit pas à qui vous savez la Constitution elle est assez bien faite hein et en particulier bon le temps a évolué mais quand on se réclame du général de Gaulle il faut voir ce qu'il a écrit dans la Constitution quand même donc ça veut dire qu'aujourd'hui ils sont plus fidèles il est plus fidèle en l'occurrence à la lig golist je reste dans mon rôle Stéphane vous vous êtes revenu hier sur le le le un sujet qui vous préoccupe depuis des années et auquel vous essz de trouver un remède c'est le le malaise démocratique dont dont souffre la France dans votre allocution hier à la nuit de droit vous vous avez rappelé qu'il y avait un sentiment qui se développait en France les citoyens de ne pas être assez écouté et représenté oui est-ce que la dissolution ratée du du mois de de de de de juillet n'a pas mis un coup d'accélérateur à ce à ce sentimentl alors ce que ce que j'ai appelé le malaise démocratique euh je crois qu'il existe depuis assez longtemps et c'est une expression que j'avais utilisé c'est pas moi qui l'ai forgé mais enfin il faut trouver une expression il y a déjà plusieurs années alors il y a des des manifestations de cela bon on a pendant beaucoup d'éctions çaété de l'abstention bon c'est une forme de malaise démocratique la dernière fois il y a pas eu beaucoup d'abstention il y a le fait que par exemple on a du mal à trouver euh des candidats aux élections ou aux élections locales souvent il y a le fait bien connu c'est malheureux mais c'est comme ça qu'il y a une distance entre la population et certaines institutions certains élus lorsqu'on demande aux gens qu'est-ce que vous pensez en général des élus euh malheureusement euh les les résultats ne sont pas fameux alors c'est vrai que euh depuis quelques mois et compte tenu de ce qui s'est passé dans l'actualité politique alors même qu'il y a eu beaucoup de votes on entend aujourd'hui vous l'entendez sûrement plus que moi en tant que que journaliste les gens direent ah ben alors on a voté dans un sens mais voilà ce qui se passe dans l'autre sens et et donc il faut être bien conscient de de de ce malaise là euh et je pense que l'effort qu'il faut faire fa tout le monde pour que la démocratie vraiment fonctionne comme il faut c'est de remédier aux causes de ce malaise alors c'est facile à à à dire voilà quels sont les chapitres c'est pas facile à remplir les chapitres parce que c'est lié à la situation personnelle aux questions de pouvoir d'achat à la question de l'égalité des chances à toute une série de question comme ça il existe ça veut dire que la dissolution les choix politiques qui ont été fait derrière ils ont accrus démocratique j'en sais rien mais j'ai utilisé une un terme que certains de de vos collègues de la presse ont repris qui est B c'est un peu jargonneux la multicohabitation ça veut dire quoi on a une situation qui est sans précédent il faut honnêtement la constater dans le passé quand vous regardez l'histoire de la 5e République on a eu soit des majorité qui coïncidait avec le pouvoir exécutif des majorité parlementaires bon la plupart du temps soit des majorités parlementaires majorité Assemblée nationale qui était le contraire de de l'orientation du Président on a appelé ça la cohabitation mais là c'est beaucoup plus compliqué parce que d'abord tout le monde reconnaît qu'il y a pas de majorité évidente il y a des rapports qui sont eux-mêmes bon donc on pourrait dire c'est la cohabitation entre le Président de la République et le Premier ministre mais c'est plus compliqué que ça parce que au sein même du gouvernement il y a des équilibres assez différents il y a une certaine cohabitation semble-t-il au sein même des différents partis il y a un certain nombre de divisions donc ce terme imparfait de multicohabitation veut dire que on a une situation nouvelle sans précédent et donc il faut que ceux qui sont chargés de là essayent de régler les problèmes du pays avec cette situation qui est pas facile c'est d'autant plus complexe que dans les problèmes du pays a la situation de la France bien sûr alors vous avez été ministre délégué du budget au début des années 80 20 ans plus tard vous avez été ministre de l'économie et des finances quand vous regardez est-ce que est-ce que par exemple quand vous entendez Michel Barnier dire que la la situation financière de la France est très grave est-ce qu'il a est-ce qu'il a raison vous avez la même analyse oui la situation est très difficile nous en sommes saisis d'une certaine manière en tant que que conseil consnel puisque vous savez qu'en général toujours lorsque le budget est voté il nous est déféré et euh en même temps qu'il nous est déféré nous sommes saisis de l'avis du Haut Conseil des finances publiques alors la question n'est pas qu'est-ce que Laurent Fabius pense de la politique économique nous je reviens au rôle du Conseil consel nous examinons deux choses nous examinons même trois choses euh premièrement si il y a une sincérité des chiffres c'est-à-dire est-ce qu'il y a une volonté de mensonge ou pas bon deuxièmement nous examinons si le débat parlementaire a été clair et sincère et troisièmement nous examinons si nous en sommes saisis toute une série d'articles pour voir si ils sont votés conformément à la Constitution est-ce que l'égalité devant l'impôt est respectée par exemple est-ce que la spécificité des collectivités locales est respectée donc c'est sous cet angle juridique que nous examinons le budgetain non il y a pas besoin d'être grand clair pour voir que la situation des finances publiques de l'aveux de tout le monde d'ailleurs sauf que la situation des finances publiques on a appris il y a ces derniers mois que la situation des finances publiques elle correspondait pas à ce qui avait été annoncé par by dans le précédent budget est-ce que du coup vous avez eu des doutes sur la sincérité de ce budget alors oui c'est une question effectivement qui s'est posé mais là nous allons être saisis du budget bon et donc la question que nous devrons nous poser c'est est-ce que ce nouveau entre guillemets budget les chiffres qu'il contient sont ou non sincères est-ce qu'il y a une volonté de mensonge c'est pas ce qui est soutenu aujourd'hui par les uns et par les autre la critique quand elle existe dit mais ce sont des chiffres énormes mais peu de gens disent non mais sur le budget précédent c'est ce qui a été soutenu que les chiffres annoncés dans le budget ne correspondaient pas à la réalité financière le budget de l'année dernière ou oui mais nous n'avions pas nous n'avions pas annulé le budget bon vous avez rappelé moi j'ai été ministre des Finances parmi beaucoup d'autres ministères et c'est vrai que c'est assez difficile de faire une une prévision pardon à à 0,2 points près quand on vous dit la croissance va être de 1 % bon elle oui 1 % mais ça peut être 0 bit ou 1 2 euh donc la sincérité au sens de de notre jurisprudence l'insincérité serait la volonté de mentir pour le budget de l'année dernière je crois me rappeler que nous avons dit bon il y a des incertitudes sur euh les chiffres mais il y a pas la volonté de mentir l'année dernière c'est-à-dire que vous allez être attentif cette année oui mais le problème ne se pose pas de la même manière puisque cette année euh aujourd'hui euh ce qui est dit euh dans dans ce que je lis ça n'est pas les chiffres sont mensongés c'est les chiffres sont énormes c'est pas la même chose qu'est-ce qui se passe c'est le Conseil constitutionnel retoque le budget il y a pas de budget et s'il y a pas de budget il se passe quoi oh là là bon donc les parlementaires bien sûr et le gouvernement savent que le budget en général fait l'objet d'une saisine et j'imagine qu'ils vont faire effort pour qu' trouve pas dans cette situation mais la situation est compliquée la situation est compliquée à vrai dire je vais vous amuser si on peut dire dans ce domaine il y a une fois c'était en 79 je crois où la première partie du budget était annulée et la personne qui avait le parlementaire qui avait déféré le budget au Conseil constitionnel c'était un certain Laurent Fabius just une question puisque vous dites parmi les les critères j'ai découvert ça dans les anales et parmi les critères vous dites il y a le le temps que le débat que le Parlement puisse débattre sereinement de ce budget oui c'est clarté et sincérité du débat là il a été présenté plus tard que prévu on a entendu des parlementaires se plaindre de ne pas avoir les documents nécessaires est-ce que du coup vous allez être particulièrement attentif à ça et est-ce que vous avez des doutes sur il y a des règles vous savez c'est la fameuse règle des 70 jours vous regarderez attentivement vous réviserez vos cours de finances publiqu l'article 47 de la Constitution et cetera bon le gouvernement c'est parfaitement ça les parlementaires aussiquit oui non mais le problème principal qui existe mais un instant des raisons à la place de tous ceux qui ont des décisions à prendre qui soit ministre ou parlementaire c'est que la situation des finances publiques bon elle est très difficile donc donc il faut trouver les solutions et les solutions elles sont elles-mêmes difficiles le budget qui repassera encore par un 493 c'est ce qu'a laissé entendre hier soir Michel Barnier c'est préoccupant pour vous j'ai pas écouté le le Premier ministre le 43 c'est un grandb il dit de toute façon j'ai pas de majorité un grand débat bon il est dans la Constitution maintenant ce qui me frappe si vous voulez je vais peut-être donner une une autre vision euh vous savez peut-être que une fois par trimestre nous tenons nos audiences en région la prochaine fois nous allons faire à Rennes d'ailleurs euh c'est très intéressant qu'au lieu de Siger à Paris on va dans une région en général une capitale régionale et on tient notre audience et donc la presse est là les avocats sont là les magistrats sont là et on examine deux questions prioritaires de constitutionnalité et je reviens moi-même la semaine suivante pour expliquer la décision qu'on a prise et en même temps que nous allons en région le matin en général nous allons dans un lycée alors neufm nous répartissons dans dans les lycées et à plusieurs reprises je suis allé dans des lycées et la première question des jeunes gens ou jeunes filles c'était monsieur fabus que pensez-vous du 493 alors je me suis dit bon 493 peut poser problème mais voilà que les jeunes français deviennent des spécialistes de la Constitution une dernière question plus personnelle pour terminer Stéphan oui vous quitterez la présidence du Conseil constitutionnel en mars prochain quelle est l' près pour vous je reviendrai avec plaisir vous en parler j'ai j'ai j'ai j'ai lu que vous vous vous aviez l'atention d'entrer à l'Académie française au il y a des personnes extrêmement aimables gentilles élogieus qui ont envisagé cela pour moi mais je n'ai pas été candidat non écoutez ce que je ferais bon il est probable que je je m'intéresserai de nouveau aux questions climatiques d'une autre façon doute euh la voie classique c'est souvent de de faire de l'enseignement de faire des conférences et ca et puis je dois vous dire que je suis un grand adepte de la peinture bah vous viendraz nous en parler avec plaisir merci Laurent fabus merci je précise qu'on suivra la nuit du droit ce soit 11h30 sur notre antenne ce matin merci beaucoup d'avoir été notre invité plaisir d'être avec vous
Laurent Fabius