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interviewLCI (sur YouTube)· 10 janvier 2026 27 min

Iran, Etats-Unis, Ukraine : Bernard-Henri Lévy est l'invité d'Un Œil sur le Monde avec Margot Haddad

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et c'est l'heure de notre grand entretien. Direction l'Iran. Manifestation nocturne, répression meurtrière.

Un soulèvement inédit défie le régime des mola. Les manifestants sont encore dans les rues ce soir. Regardez.

Bonsoir Bernard Henri Lévi. Bonsoir. Pourquoi ces manifestations sont-elles différentes des autres que nous avons vu précédemment ? parce que les gens n'en peuvent plus et parce qu'ils n'ont plus peur.

Voilà, ils n'en peuvent plus de ce régime de de fou, de massacreurs et parce que ils sont arrivés au point, je parle des des iraniennes et des Iraniens où ils se disent qu'ils n'ont plus rien à perdre. Voilà, c'est ça qui se passe. On est à ce point, c'est un point que qu'on que connaissent bien les historiens des des révolutions où en effet ça bascule pour cette raison-là.

Donald Trump lui menace tout de même d'intervenir. On l'écoute. Je n'ai pas envie de le dire mais je vais le dire quand même.

Ils ne vont pas bien vous le savez probablement mieux que quiconque. Ils s'en sortent très mal. Je leur ai fait savoir que s'ils commencent à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes, et ils ont beaucoup d'émeutes, nous les frapperons très fort.

Et à ça, la réponse du guide suprême iranien. Écoutez. Hier soir à Tean et dans d'autres villes, une bande de vandales s'est présenté et a détruit des bâtiments appartenant à leur propre pays, juste pour faire plaisir au président américain que Trump dirige son propre pays s'il en est capable.

Dans son propre pays, toutes sortes d'incidents se produisent. Bernard Henri Lévi. Est-ce que Donald Trump devrait intervenir ?

Le vandal déjà c'est lui. Celui qui a vandaliser la la grande culture persane et la belle perse. C'est cet homme.

C'est l'adiatola Hameney. C'est lui le vandal. C'est pas les femmes et les hommes qui défilent pacifiquement et sans armes.

Pacifiquement, ils n'ont pas d'armes dans les rues des villes de d'Iran. Voilà. Après Donald Trump, je ne sais pas ce que veulent ce que désirent les Iraniens.

C'est c'est c'est eux qui savent. Est-ce qu'ils désirent en effet ce renfort extérieur sous quelle forme ? Un renfort extérieur, c'est certain.

Défendre les valeurs de la démocratie comme ils le font dans une solitude et un délaissement absolu, c'est désespérant. Voilà. Est-ce qu'il souhaite euh ce propos des appuis, des relais ?

Bien sûr, ils souhaitent. Je crois qu'ils les ont déjà et heureusement heureusement qu'il y a encore aux États-Unis avant Trump d'ailleurs et en Europe des femmes et des hommes pour comprendre que cette lutte des femmes pour la liberté, pour la dignité, pour la vie, c'est c'est celle de de de nos valeurs. Certains parlent d'une coalition États-Unis Israël sur le sujet, c'est le ministre des affaires étrangères iraniens qui le dit lui-même.

Vous allez me dire si vous pensez que c'est de la propagande absolue ou est-ce que ça peut être un projet réel ? Écoutez, voici ce qu' déclaré les Américains et les Israéliens. Ils interviennent directement dans les manifestations en Iran.

Il tentent de transformer les manifestations pacifiques en Iran en manifestation violent et sources de division. Cela a été prouvé dans diverses déclarations de responsables des régimes américains et sionistes dont vous avez parfaitement connaissance. Concernant la possibilité d'une intervention militaire contre l'Iran, nous estimons qu'elle est faible car leurs tentatives précédentes ont été des échecs totaux parce qu'il y a le grand fantasme de la propagande américaine qui viendrait perturber l'Iran.

Est-ce que là il s'agit de comme vous le dites, c'est un fantasme et d'ailleurs, c'est le même que celui 10 jours de la vice-présidente du Vené qui a dit que la capture de Maduro et et la chute de Maduro était un complosioniste. Donc il y a des gens qui ne sont pas capables de comprendre le monde autrement qu'en y appliquant cette grille complotiste. Ce ministre là qu'on vient de voir, apparemment, il sait pas ce que c'est qu'une une insurrection populaire.

Il sait pas ce que c'est qu'une aspiration à la liberté. Les gens qui sont dans les rues aujourd'hui, ils n'ont besoin de personne pour descendre dans les rues. Ils n'ont pas besoin d'être échauffés, encouragés, alimentés.

C'est un c'est un mouvement populaire et et spontané. Et c'est insulter ces ces ces ces ces gens qui prennent le risque suprême que de les traiter ainsi. Est-ce que ce sont ces mêmes gens qui ont essayé de vous assassiner Barnard Henry et Lévi ?

Les Ianiens ont essayé de vous assassiner il y a quelques années. C'est ce qu'a rapporté la presse américaine il y a quelques années. Oui.

Pas n'importe quelle presse. Le Washington Post. Washington Post.

Oui. Oui. Écoutez, je n'ai pas d'information là-dessus.

J'ai celle que le Washington Post a publié à l'époque. En effet, je suis pas le seul. Il y a un une force euh dans ce régime en train de tomber, j'espère, dont la tâche est d'éliminer des opposants iraniens ou des des des supposés ennemis de de l'Iran à l'étranger.

On le sait, je suis pas le seul, je suis pas le premier. Il y a eu des tentatives qui et là sont aboutis. Voilà.

Donc en effet, c'est un régime d'assassin à l'intérieur et à l'extérieur, le régime des hommes. Est-ce que si Donald Trump décidait soudainement de bombarder le bon cœur de l'ayata, Hamene, ça pourrait se retourner contre lui. On se rappelle tout de même après les bombardements des sites nucléaires iraniens des réactions de certains Iraniens qui ont dit il n'avaient pas à y aller, nous n'avions pas besoin des Américains pour le faire.

L'Iran, c'est notre histoire. Est-ce qu'il peut y avoir un retour de bâton ? à l'époque là en juin dernier, ceux qui raisonnait comme vous le dites étaient plutôt une minorité.

Franchement, je crois que le principal souci des iraniennes et des Iraniens à l'époque, c'était pas que les Américains, les Israéliens ne se se mêlent de leur du programme nucléaire, c'était de se libérer, c'était de de manger, c'était de de de ne plus porter le voile. Aujourd'hui, c'est pareil. Je pense franchement qu'au point de de de désespoir où sont parvenus les Iraniens, ils sont pas dans cette géopolitique.

Ils sont ils sont pas dans un dans une rhthorique que l'on peut avoir nous ici. Quel serait l'effet d'une éventuelle intervention occidentale ? Ils veulent se débarrasser de ce régime.

Voilà à tout prix. s'il est et d'ailleurs le ils le font eux-mêmes parce que encore une fois ce qui se passe aujourd'hui est à la fois en ce moment à la minute où nous parlons est à la fois terrifiant et magnifique. C'est magnifique parce que voilà c'est héroïsme de ces femmes et de ces hommes et c'est terrifiant parce que tout peut arriver et on a vu des exemples et ça il faut le savoir.

C'est pour ça qu'il faut être aussi extrêmement attentif à ce qui se passe. On a vu des exemples d'insurrection du même genre qui ont été matés dans le sang, dans des carnages épouvantables. Rappelez-vous Tianmen en Chine en 1989. rappelez-vous Mexico en 1968 la place Talelolko.

Il y a des cas hélas de de d'insurrection de cette sorte qui sont écrasés avec une sauvagerie totale. Donc on ne sait pas l'histoire hésite ce qu'à Dieu ne plaise en l'occurrence mais l'histoire hésite. On ne sait pas.

Mais ce qui est intéressant c'est que cette fois-ci ce mouvement est lancé par un homme rais pas la vie le fils du chat en exil. Écoutez, je suis fier de chacun d'entre vous qui jeudi soir avait pris les rues dans tout l'Iran. Vous avez vu que les foules massifes font reculer les forces de répression.

Ce qui hésitez, rejoignez vos autres compatriotes vendredi soir et augmenter la foule pour que la capacité de répression du régime soit encore plus faible. et son nom escandé dans les rues de teran. Pourquoi est-il si populaire maintenant ?

On peut pas dire que l'époque du chasse soit la grande démocratie dans l'inconscient collectif iren. Il est populaire parce qu'il a dit ça, il est populaire parce qu'il a lancé cet appel. Il est populaire parce qu'il est du côté du peuple.

Voilà quoi qu' a pu être son père il y a 45 ans. Il est populaire pour cette raisonlà. Après, est-ce que c'est lui qui va sortir de tout ce processus ?

Ça encore, c'est des questions de qu'on se pose de loin. Vous savez, les révolutions, et c'est une révolution qui se qui se produit là en Iran, elles ne sont pas dirigées par un meneur. Elles produisent leur meneur.

C'est toujours comme ça que ça se passe. Les les les révolutionnaires français, personne ne les connaît avant 1789. Euh le l'èche Valesa euh le le leader de de Solidardos quelques jours avant la chute du régime, il est encore il est toujours un ouvrier des chantiers navales de Gdans et donc je crois que j'entends qu'on se pose cette questionlà.

Est-ce qu'il sera l'homme de la situation ? Est-ce que cette situation sera une transition ou pas ? Là encore ça n'est pas le sujet.

Juste avant l'Iran, l'opération folle des États-Unis, c'est le Vénézuela, on a entendu parler de cette nouvelle doctrine nommé par Donald Trump, un mélange de doctrine Donald Trump et de doctrine Monro et qu'il a surnommé la doctrine Donro. Pour vous, c'est quoi cette doctrine ? C'est une doctrine euh grotesque et et nocive parce que c'est interventionnisme sans la démocratie.

Vous comprenez ? Il y a eu des époques où les États-Unis ont été interventionnistes mais euh avec un objectif un entre autres qui est de en effet de de faire avancer les valeurs libérales, de faire avancer les valeurs de la démocratie. Ça s'est pas toujours bien passé he ces mots naturellement, mais ces mots-là, c'est des mots que Donald Trump n'a pas prononcé au moment de la de cette capture de Maduro.

Il n'a pas prononcé le mot de démocratie et d'ailleurs, il a tellement peu prononcé que ce qu'il a fait aussitôt après l'opération réussie, c'est de conforter le régime en place. Jusqu'à nouvel ordre, il a dit à madame Batad, vaillante, opposante, prix Nobel de la paix, courageuse. Il lui a dit "Écarte-toi, c'est pas ton affaire." Et rends-moi le prix Nobel. il renvoie le prix Nobel.

Il a dit au président élu la même chose alors qu'il est le président légitime. Donc cette doctrine d'ro, ça veut dire ça. Ça veut dire euh intervention pas pour la démocratie, pour le pétrole.

Il y a un article dans dans ma revue La R je de de mon ami Gilerzog qui parle de l'ingérence pétrole. Il a autrefois, il y a eu l'ingérence humanitaire hein qui a été une très une belle idée et aujourd'hui il y a l'ingérence pétrolière. sans sans phare, sans sans masque avec une impudeur absolue.

Donc c'est ça qu'on voit et c'est pas c'est pas une avancée de la démocratie ni des ni des valeurs occidentales. Alors Donald Trump a laissé entrevoir aujourd'hui ce qu'il prévoyait peut-être pour le Venezuela. écouter ces mots.

Nous devons reconstruire ce pays. Il ne pouvait pas avoir d'élections. Il ne saurait même pas comment faire des élections.

Le pays est devenu un pays du tiersmonde. Et il ne saurait pas comment faire des élections à l'heure où je vous parle. Nous allons reconstruire le marché du pétrole et les infrastructures pétrolières.

Nous serons à la tête de ça. On va gagner beaucoup d'argent et on verra à partir de là. Le problème dans tout ça, c'est que souvent quand il y a ingérance étrangère ou ambition humanitaire, appelez-le comme vous le souhaitez.

C'est l'après. L'après n'est souvent pas prévu par ces grands pays qui vont sur place et qui essaient de changer le régime. En tout cas, là, il est pas prévu, c'est clair.

Et il y a il y a une phrase tout de même, je n'avais pas entendu ça. Un pays incapable de faire des élections, enfin il en a fait il y a 1 an et demi ou 2 ans et Maduro les a perdu à 25 ou 30 points. Donc c'est un pays au contraire mur capable d'organiser des élections démocratiques, capable de de de tenter de les faire respecter.

Donc c'est ce tout ce disc Nous sommes dans une époque folle et et nous avons aujourd'hui un pays qui est qui est qui est le leader du monde libre et qui est en train de perdre la tête. Ce qu'on entend là, c'est un c'est une sorte de de spectacle ahurissant. Pensez-vous qu'il est capable d'un effet domino, c'est-à-dire d'aller vers d'autres pays ? puisqu'il dit sur Fox News aujourd'hui concernant l'Amérique latine.

Nous allons commencer des frappes au sol en ce qui concerne les cartels. Il dirige le Mexique. C'est très très triste de voir et regarder ce qui est arrivé dans ce pays.

On a entendu aussi Marco Rubio, représentant tout de même du département d'État, conseiller à la sécurité nationale également double casquette. Lui, il parlait de Cuba. Cuba qui est une affaire personnelle pour lui.

Je crois qu'ils sont capables de tout et notamment de confondre leurs amis et leurs ennemis. Voilà, c'est ça le vrai problème aujourd'hui de la politique étrangère américaine. Et je le dis avec tristesse parce que moi je suis euh je suis j'aime l'Amérique, je suis pas anti-américain, mais traiter le Mexique euh comme l'Iran, euh menacer le Danemark comme on menace le Vené dans les mêmes termes, avec les mêmes arguments, avec les mêmes mots de pétrole et de gagner beaucoup d'argent, ça prouve qu'on a perdu la boussole.

Voilà, les États-Unis aujourd'hui ont perdu leur cap, ont perdu leur boussole et c'est terrible pour pour le monde entier, pour la paix mondiale, pour l'Occident, pour l'Europe, mais c'est la réalité. Mettre sur le mettre sur le même plan Maduro et un la présidente mexicaine, ça prouve qu'on a plus de boussole politique moral. Alors, vous me faites la transition toute faite, Bernard Henri Levi, parce que il y a un homme que vous connaissez bien qui lui a dit "Bah, si vous êtes capable d'aller chercher Maduro, pourquoi vous n'allez pas chercher celui-ci Écoutez à propos du Venezuela.

Et bien, comment devrais-je répondre à cela ? Que puis-je dire ? S'il est permis de traiter avec des dictateurs de cette manière, alors les États-Unis d'Amérique savent ce qu'il devraient faire ensuite.

Sous-entendu, il devrait aller chercher Poutine. Ben écoutez, c'est comme d'habitude l'humour politique et génial de Zelenski. Mais mais c'est un humour politique, c'est un humour sérieux.

Mais pourquoi Donald Trump n'y va pas ? Pourquoi il n'y va pas ? parce que jusqu'à jusqu'à nouvel ordre, la position la la doctrine Trump sur l'Ukraine n'est pas très différente de la doctrine Poutine.

Ça va peut-être changer, c'est peut-être en train de changer, mais tout ce que l'on sait de de l'administration Trump jusqu'à présent prouve un alignement avec l'opposition russe. Pourquoi voulez-vous qu'il aille chercher Poutine s'il est fondamentalement d'accord avec lui et si son vrai but en Russie c'est de de d'installer un un de conforter un régime avec lequel il gagnerait beaucoup d'argent comme il vient de le dire là. Pas question d'aller chercher.

Alors il s'est attaqué à un pétrolier sous pavillon russe hier. C'est un leur pour vous ? vrai problème, c'est pas de s'attaquer.

C'est bien de s'être attaqué au pétroli mais le vrai problème, c'est de protéger les villes ukrainiennes. Aujourd'hui, les États-Unis ont la possibilité euh militaire, technique, financière de protéger les les villes ukrainiennes, d'empêcher les les missiles euh balistiques d'atteindre d'atteindre la ville du Levif. C'est ça le sujet, le vrai sujet.

Et si l'Amérique était à la hauteur d'elle-même, si elle était à la hauteur de sa propre grandeur, c'est ça qu'elle ferait depuis bien longtemps. Le plan de paix avance-t-il vraiment concernant l'Ukraine ? Bernard Lévier ?

Des membres du Congrès américain, vous rencontrez des membres de la Duma et Trump dit ceci. Je pense qu'il veut conclure un accord en parlant de Vladimir Poutine. J'y ai réfléchi, je le pense depuis longtemps.

Ça va continuer combien de temps ça ? Ça va continuer jusqu'à ce qu'on permette que cela continue tant qu'on n'opposera pas, je le répète depuis 4 ans, j'ai j'ai fait des films pour le dire, tourner sur le terrain au plus près des soldats et des civils. Tant qu'on ne comprendra pas que euh Poutine ça s'arrête, ça s'empêche et c'est pas ça ça ne dialogue pas, ben en effet, ça durera.

Voilà. La seule manière, c'est de marquer des lignes rouges comme le font d'ailleurs les Ukrainiens. Et là, si ils le font avec leur corps et avec leur sang.

Alors, la grande question en ce moment, c'est faut-il reparler avec Vladimir Poutine ? De plus en plus d'Européens, faut monter cette petite musique de fond et c'est le cas aujourd'hui de Georgia Mélonie. Écoutezla, je pense que le moment est venu pour l'Europe de dialoguer également avec la Russie car si l'Europe décide de participer à cette phase de négociation en ne dialoguant qu'avec l'une des deux parties concernées, je crains qu'elle ne constate finalement que sa contribution positive soit limitée.

Et puis Emmanuel Macron qui l'a dit en sortie du Conseil européen qu'il pensait qu'il faudrait reparler à à Poutine. Quelle est la bonne posture ? Bernard Hélvi La posture c'est de l'arrêter.

C'est pas de dialoguer, c'est de l'arrêter. La bonne posture c'est de continuer à l'affaiblir. Poutine est affaibli en avec la chute de Bachar Al-Assad en Syrie.

Il est affaibli avec la chute de Maduro. Il est affaibli avec ce qui se passe aujourd'hui en Iran. Alors évidemment qu'il va arriver un moment où il sera tellement affaibli que probablement qu'il sera demandeur d'un dialogue et demandeur de de qu'on lui concorde quelques-uns de ses gains.

Mais je pense justement que c'est ce qu'il ne faut pas faire. Il faut euh il faut euh bloquer Poutine, renvoyer l'armée russe de là là d'où elle est partie il y a 4 ans. Mais beaucoup discutent en en coulisse et disent "Mais on ne peut pas laisser ce dialogue non plus qu'aux Américains.

On ne peut pas juste avoir des envoyés spéciaux nommés par Trump dialoguer avec le Kremelin. Il faut que les Européens eux aussi puissent parler directement." Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?

Je crois que ce que font les Européens de mieux et notamment le président Macron, c'est surtout de parler avec Zenki. de le soutenir, de l'armer, de protéger ces villes avec leurs moyens quand ils le peuvent et ils le font pas suffisamment. C'est ça l'urgence d'aujourd'hui, c'est cela.

Le l'Ukraine est était la nuit dernière et sera probablement cette nuit noyé sous les drones, les bombes et peut-être les missiles. Euh la le le coût humain de cela est colossal. C'est ça la vraie question.

C'est pas de dialoguer avec le cremelin. Pourquoi ? pour parler des terres rares, pour parler d'un tunnel sous l'Alaska, pour parler de de de nos approvisionnements en gaz.

C'est pas le sujet aujourd'hui. Le sujet, c'est une menace existentielle sur l'Europe et sur l'Occident à laquelle il faut enfin se décider à répondre. Surtout que encore une fois, Poutine est faible et il est faible sur le terrain aussi, contrairement à ce que j'entends souvent, Poutine n'a pas été capable en 4 ans de gagner plus d'un % du territoire ukrainien.

C'est une c'est une blague. C'est le deuxième armée du monde qui n'est capable que d'avancer millimétriquement. C'est absurde.

Donc le vrai message à mon avis à lui à lui faire à lui faire passer, c'est celui-là. C'est pas un message de dialogue, c'est un message de de résistance et d'opposition. Alors, ce message, c'est peut-être ce coup de génie de la coalition euh des volontaires avec comme décision un déploiement de troupes après un cesser le feu, une coalition très ferme entre les Français et les Britanniques qui serait le noyau dur de cette coalition euh de volontaire et ce serait sous leadership américain.

Ça veut dire quoi ? Est-ce que vraiment il y a un filet de sécurité américain ? Je suis pas sûr que justement que ça veille dire grand-chose.

Moi, je suis pour la coalition des volontaires mais maintenant pas après le cesser le feu là. Parce que vous pensez qu'il n'y en aura pas. Parce que je pense que pour qu'il y en ait un, pour que Poutine comprenne, il faut qu'il sente qu'il a face à lui une force aussi grande que la sienne et une force prête, en effet, à ne pas se laisser dicter loi par un autocrate affaibli.

Voilà. Donc la le sujet de la coalition des volontaires, je suis surpris de voir qu'il n'est pas posé aujourd'hui. On le c'est toujours pour demain et pour un demain dont en effet il est pas du tout certain qu'iladienne parce que je Poutine a toujours dit qu'il ne voulait pas te cesser le feu.

Euh il veut enfin vous connaissez ce débat, il veut une paix définitive et ce et cetera soit-disant. En vérité, il veut même pas la paix, il veut l'Ukraine. Poutine ne veut pas la paix, ni cesserit le feu, il veut l'Ukraine.

Donc l'idée d'une coalition des volontaires après le cesser le feu, c'est un c'est un peu pieux maintenant. Et ça voudrait dire potentiellement perdre des hommes des de ces troupes européennes, pas qu'européennes d'ailleurs. Mais les les Français, les Danois, les les Anglais qui signent un engagement militaire qui entre dans l'armée, ils le font pourquoi ?

Ils le font pas pour faire de de euh de l'humanitaire, ils le font en sachant que leur métier pourrait être de d'affronter une situation de ce genre, évidemment. Donc euh euh et ils l'ont fait, ils l'ont ils l'ont fait en Afghanistan. Les les malheureux Danois, si maltraités aujourd'hui par Trump euh ont perdu un nombre conséquent d'homme pour défendre l'Amérique en Afghanistan contre les talibans et contre Ben Laden.

Donc en effet, c'est ça un soldat. Imprévisibilité également, vous le dites, sur l'Alliance Atlantique avec le Groenland. C'est D Evens qui en parle ce soir.

Tout d'abord, je crois que le secrétaire Rubio va rencontrer les dirigeants du Danemark et du Groenland la semaine prochaine. Nous continuerons de délivrer certains messages en public, certains en privé. Mais je crois que mon conseil pour tous les leaders européens et n'importe qui d'autre serait de prendre le président des États-Unis au sérieux.

Alors, ce que nous demandons à nos amis européens, c'est de prendre la sécurité de cette zone plus au sérieux parce que s'ils ne le font pas, les États-Unis vont devoir faire quelque chose à ce sujet. Ce que cela sera, je laisse le président s'en charger lors de nos échanges diplomatiques avec nos amis européens. Bernard et LVI, vous croyez une invasion du Groenland par les Américains ?

Je d'abord, je n'y crois pas, mais si cela advenait, ce serait cataclysmique. Ce serait la fin de l'OTAN évidemment immédiatement et ce serait la fin de ce serait le grandchisme de l'Occident. Vous pensez que nos relations européennes américaines ne résisteraient pas à ça ? pays de l'OTAN attaquant un autre pays de l'OTAN, un grand allié attaquant un un allié d'une fidélité exemplaire comme le Danemark.

Le Danemark est probablement en Europe le pays le plus fidèle à l'alliance américaine depuis longtemps. Et je crois même d'ailleurs que le traité d'alliance le le entreemark et les États-Unis est un des plus anciens qui soit. Donc comment voulez-vous que le que la que la la coalition occidentale dure ? si une telle catastrophe se produisait.

C'est impensable. Par ailleurs, c'est absurde cet argument qu'on vient d'entendre. Les Américains ont toute possibilité de de défendre le Groenland, d'y installer des équipements militaires dissuasifs pour la Chine et pour la Russie.

Euh il y a il y a un accord entre le Danemark et les États-Unis qui date des de 1951, je crois qu'ils ont réduit d'ailleurs et qu' et qu'ils ont réduit qui ne tient qu'à eux d'augmenter. Donc tout ça est une espèce de de de rhtorique absurde, malfaisante, tenue par des hommes qui ne croit pas en tout ce dont nous parlons en ce moment, qui ne croi qu'au deal, qui ne croi qu'au pétrole, qui ne croient qu'aux terres rares et qui ne croi qu'à cette vision à courte vue d'une Amérique qui s'enrichirait au dépend de ses partenaires occidentaux. Et cela c'est suicidaire.

Et si justement on parle deal, est-ce que ça pourrait être par exemple une opération de rachat ? Ils l'ont déjà fait avec le Danemark sur les îles vierges, ils l'ont fait avec la Russie sur l'Alaska. Alors, vous allez me dire "Bon, c'était le 19e siècle, mais tout de même des doctrines américaines." Oui. [rires] Écoutez, c'est sur j'aimerais surtout savoir quelle est l'opinion des Groenlandais eux-mêmes.

Et pour l'instant, si j'en crois les votre correspondant au Groenlande que j'entendais tout à l'heure, euh à une immense majorité d'entre eux ne sont pas prêts à se laisser acheter. Ils sont pas ils sont pas les objets d'une opéa inamicale comme le pense encore une fois la rhtorique folle de cette administration. Il faudra faire quoi alors si les Américains vont plus loin sur le Groenland côté européen ?

Bah il faut là aussi montrer notre force. Alors c'est pas la même. Évidemment que militairement il n'en est pas question.

Et par exemple, les États-Unis ne peuvent pas se passer du commerce avec l'Europe. Voilà, peuvent pas s'en passer. Imaginons que demain en rétorsion à ces espèces de rodau montade ridicules qui commenceraient de passer à l'acte, l'Europe mette des tarifs.

L'Europe met des tarifs douignés à l'entrée des produits américains. Vous allez voir les agriculteurs du Bidle West, vous allez voir les entrepreneurs de D3, vous allez voir les les représentants républicains, vous allez voir tous ceux qui incarne démocrati républicain gauche et droite la la vraie Amérique, vous verrez comment ils réagiront à cette démonstration de puissance de l'Europe et l'Europe en a la puissance. Merci Bernard Henri.