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Discours / meetingNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 15 mars 2022 26 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan aux assises du Produire en France à Bordeaux 11/03/2022

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Invité politiqueChiffre
    « 84,7 milliards de déficit commercial en 2021, c'est la signature du désastre industriel et du grave problème de compétitivité. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « On m'a dit que je serais jugé, mes performances, mon salaire, ma prime, sur le nombre d'entreprises de sous-traitants que j'aurais fait partir de France pour réduire les coûts. »
  • 11:42Invité politiquePromesse
    « Je demande qu'on ne rembourse au terme des 5 ans que les médicaments qui sont produits au moins à 50% en France. »
  • 14:16Invité politiquePromesse
    « Je propose de baisser le taux d'impôt sur les sociétés de 1 point pour 2% de participation salariée. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan82 %
  • ?7 %
  • Invité5 %
  • Présentateur5 %

≈ 70,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

On va recevoir Nicolas Dupont-Aignan.

0:06
Locuteur

Il

0:06
Présentateur

est là. Monsieur Dupont-Aignan, pardon. Bienvenue. Merci. Bonjour. Bonjour. Bonjour,

0:15
Locuteur

merci. C

0:16
Présentateur

'est le pupitre pour 15 minutes et ensuite, nous vous interrogerons avec Natacha. Très bien.

0:21
Locuteur

Vous

0:22
Invité

avez ici un programme.

0:23
Présentateur

Ah, il

0:24
Locuteur

est là. Voilà,

0:24
Présentateur

très bien.

0:28
Nicolas Dupont-Aignan

Merci de votre accueil.

0:30
Locuteur

Vous

0:30
Nicolas Dupont-Aignan

savez que pour rien au monde, je n'aurais raté ce rendez-vous. Rituel à chaque élection présidentielle.

0:37
Locuteur

D

0:37
Nicolas Dupont-Aignan

'abord,

0:38
Locuteur

je

0:38
Nicolas Dupont-Aignan

suis partagé

0:40
Locuteur

aujourd

0:41
Nicolas Dupont-Aignan

'hui parce que je suis à la fois heureux

0:42
Locuteur

que

0:43
Nicolas Dupont-Aignan

la bataille des idées commence à être gagnée

0:45
Locuteur

et

0:46
Nicolas Dupont-Aignan

que tout le monde défend le « made in France » ou le « produire en France » pour parler français.

0:50
Locuteur

Je

0:50
Nicolas Dupont-Aignan

suis inquiet parce qu'au-delà de cette

0:52
Locuteur

bataille

0:53
Nicolas Dupont-Aignan

des idées que nous avons gagnée,

0:55
Locuteur

car

0:56
Nicolas Dupont-Aignan

souvenez-vous, nous n'étions pas si nombreux il y a quelques années dans la visite des salons, nous n'étions pas si nombreux, hors année électorale, bien sûr, où il y avait beaucoup de monde toujours, nous n'étions pas si nombreux à proposer une politique cohérente.

1:11
Locuteur

C

1:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est bien de se dire

1:12
Locuteur

que,

1:13
Nicolas Dupont-Aignan

par exemple,

1:13
Locuteur

«

1:13
Nicolas Dupont-Aignan

Origine France garantie » gagne du terrain. C'est bien de se dire que la vulnérabilité liée à la perte de souveraineté commence à être entrée, malheureusement d'ailleurs, dans nos consciences collectives, dans notre conscience collective. On l'a vu avec la crise du Covid sur la tragédie des masques, notamment, on le voit aujourd'hui avec la tragédie ukrainienne. Bref,

1:39
Locuteur

prise

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

de conscience positive. Malheureusement, très sincèrement, attention aux faux-semblants, attention à la bonne conscience. Une hirondelle, malheureusement, ne fait pas le printemps.

1:53
Locuteur

Et

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

quelques chiffres,

1:54
Locuteur

bien

1:55
Nicolas Dupont-Aignan

qu'ils soient tordus un peu, notamment par le gouvernement, ne peuvent que nous inquiéter terriblement. C'est un chiffre redoutable qui n

2:05
Locuteur

'est

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas compris par nos concitoyens,

2:06
Locuteur

parce

2:07
Nicolas Dupont-Aignan

qu

2:07
Locuteur

'on

2:07
Nicolas Dupont-Aignan

ne l'explique pas, mais 84,7 milliards

2:10
Locuteur

de

2:11
Nicolas Dupont-Aignan

déficit commercial en 2021, c'est la signature du désastre industriel et du grave problème de compétitivité. C'est la sanction des départs de millions d'emplois et des délocalisations. 56,7 milliards hors armement pour l'Union européenne.

2:31
Locuteur

C

2:32
Nicolas Dupont-Aignan

'était excédentaire

2:33
Locuteur

de

2:34
Nicolas Dupont-Aignan

6,2 milliards en 2020. Quand on regarde ces chiffres,

2:40
Locuteur

sans

2:40
Nicolas Dupont-Aignan

parler du poids de l'industrie dans le PIB, on est frappé du danger qui nous menace. Alors certes,

2:49
Locuteur

on

2:49
Nicolas Dupont-Aignan

va nous expliquer qu'il

2:50
Locuteur

y a

2:50
Nicolas Dupont-Aignan

des nouvelles ouvertures d'usines, qu'on a inversé la tendance, mais cela reste extrêmement marginal. Et

2:56
Locuteur

je

2:57
Nicolas Dupont-Aignan

voudrais vous raconter une anecdote qui m'a bouleversé. C'était il

3:01
Locuteur

y

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

a un mois,

3:01
Locuteur

je

3:02
Nicolas Dupont-Aignan

visitais un département français,

3:03
Locuteur

et

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

dans le cadre des rencontres avec les maires,

3:06
Locuteur

je

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

voyais

3:07
Locuteur

un

3:08
Nicolas Dupont-Aignan

monsieur qui vient me voir et qui me dit « Monsieur, je suis acheteur,

3:11
Locuteur

acheteur

3:12
Nicolas Dupont-Aignan

dans une grande entreprise industrielle française.

3:16
Locuteur

»

3:16
Nicolas Dupont-Aignan

Et je ne dors plus la nuit.

3:18
Locuteur

Je

3:18
Nicolas Dupont-Aignan

dis « Mais pourquoi, monsieur, vous ne dormez plus la nuit

3:20
Locuteur

? »

3:20
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'on me demande de désourcer.

3:23
Locuteur

Et

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

je dis « Mais ça veut dire quoi, désourcer ?

3:24
Locuteur

»

3:25
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, c'est très simple.

3:26
Locuteur

On

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

m'a dit que je serais jugé, mes performances, mon salaire, ma prime, sur le nombre d'entreprises de sous-traitants

3:33
Locuteur

que

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

j'aurais fait partir de France

3:34
Locuteur

pour

3:35
Nicolas Dupont-Aignan

réduire les coûts.

3:36
Locuteur

Voilà.

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

Je suis jugé là-dessus.

3:38
Locuteur

Et

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

je passe en revue tous nos fournisseurs.

3:41
Locuteur

Et

3:42
Nicolas Dupont-Aignan

je vais les voir et je leur dis « Soit vous baissez 30% vos coûts,

3:45
Locuteur

soit

3:46
Nicolas Dupont-Aignan

je vous organise, on vous organise

3:48
Locuteur

la

3:48
Nicolas Dupont-Aignan

délocalisation.

3:49
Locuteur

» On

3:50
Nicolas Dupont-Aignan

vous organise la délocalisation.

3:52
Locuteur

Un

3:52
Nicolas Dupont-Aignan

grand groupe

3:53
Locuteur

français au

3:54
Nicolas Dupont-Aignan

CAC 40. Voilà. Alors d'un côté,

3:57
Locuteur

on

3:58
Nicolas Dupont-Aignan

a un discours extrêmement intéressant sur « Il faut relocaliser, c'est magnifique, on va y arriver, on ouvre des usines, etc. » Et puis de l'autre, notamment dans l'industrie automobile, c'est une hécatombe.

4:09
Locuteur

Et

4:09
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pourquoi,

4:10
Locuteur

je

4:11
Nicolas Dupont-Aignan

vous dis très sincèrement, et pas pour faire du catastrophisme, et même pas parce qu'on est en campagne présidentielle, je m'en réjouirais, que nous sommes

4:18
Locuteur

à

4:19
Nicolas Dupont-Aignan

la croisée des chemins. Oui, il

4:20
Locuteur

y

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

a des efforts qui ont été faits, il ne

4:21
Locuteur

faut

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas laigner. Mais attention, je pense qu'il faut frapper un grand coup pour aller plus loin. Alors qu'est-ce que je vous propose

4:27
Locuteur

?

4:28
Nicolas Dupont-Aignan

C'est comme au foot, il faut une bonne défense,

4:32
Locuteur

il

4:32
Nicolas Dupont-Aignan

faut une bonne attaque,

4:33
Locuteur

et

4:34
Nicolas Dupont-Aignan

il faut un arbitre.

4:36
Locuteur

Et

4:36
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai le regret de répéter toujours la même chose depuis un certain nombre d'années, donc je me lasse, mais je crois qu'il faut enfoncer le clou. Premier point, il faut un arbitre.

4:47
Locuteur

C

4:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est la question des règles du jeu. Or, dans ce domaine des règles du jeu, l'Union Européenne

4:53
Locuteur

ne

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

fait pas respecter les règles du jeu.

4:56
Locuteur

L

4:56
Nicolas Dupont-Aignan

'Union Européenne est le naïf de la bande. Ça,

5:00
Locuteur

c

5:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est une réalité, personne ne peut le nier. Vous l'avez d'ailleurs dit dans vos documents, et je m'en réjouis parce que vous faites un travail incroyable, il faut lire tous vos documents, sur la définition même

5:12
Locuteur

du

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

Made in France,

5:14
Locuteur

la

5:14
Nicolas Dupont-Aignan

définition même, sur le respect de l'étiquette, sur le contrôle des containers au Havre. J'ai été au Havre avec les douaniers.

5:22
Locuteur

Le

5:22
Nicolas Dupont-Aignan

nombre de produits qui rentrent sur notre territoire, et au Havre encore,

5:25
Locuteur

c

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

'est contrôlé, mais maintenant, vous le savez qu'avec l'union douanière, n'importe quoi peut rentrer n'importe où, il n'y a aucun contrôle des normes

5:32
Locuteur

environnementales,

5:33
Nicolas Dupont-Aignan

même de l'étiquette, c'est eux. Je ne parle même pas de changer les règles. Respecter les règles.

5:39
Locuteur

Nous

5:39
Nicolas Dupont-Aignan

sommes le continent qui ne respecte pas les règles, parce qu'en fait, les importateurs ont pris le pouvoir sur les producteurs. Et la grande distribution, mais pas que la grande distribution, l'ensemble du système économique fait que nous ne respectons même pas les règles du jeu. Je ne parle pas de les changer. Je ne parle pas de ma proposition, qui est de renégocier ce que j'appelle les traités inégaux, les traités de libre-échange totalement déloyaux. Je ne parle pas de la valeur de la monnaie. Je parle simplement du respect des règles existantes. Que l'arbitre

6:14
Locuteur

sorte

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

de son vestiaire. Et si nous ne le faisons pas, nous continuerons à mourir, tout en relocalisant certaines activités symboliques de toutes petites entreprises, de créneaux,

6:25
Locuteur

de

6:25
Nicolas Dupont-Aignan

niches. Mais il faut sortir du créneau.

6:28
Locuteur

Le

6:28
Nicolas Dupont-Aignan

deuxième point fondamental, c'est bien sûr que le consommateur

6:33
Locuteur

puisse

6:34
Nicolas Dupont-Aignan

être l'arbitre, arbitre des autorités, les services douaniers,

6:37
Locuteur

et

6:37
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on continue à démanteler les services douaniers dans notre pays. Recevez les services des douanes. C'est une administration performante, exceptionnelle. Elle est cassée, cassée par tous les gouvernements. Parce que c'est l'instrument du contrôle, justement, du Made in France et du respect de la règle du jeu. Je reviens sur le consommateur. Je propose, et j'ai toujours proposé depuis d'ailleurs des années, de rendre obligatoire la part du fabriqué en France dans chaque produit.

On est bien capable, avec la comptabilité analytique des entreprises, de sortir un pourcentage, 52%, 64%, 32%, pour que l'on sorte du réflexe binaire et que l'on ait véritablement la possibilité pour le consommateur de savoir que tel produit sera fabriqué en France. Et cela nous permettra, par exemple, de voir que le premier constructeur automobile français, c'est Toyota. Alors que nos grands constructeurs français nous expliquent que c'est impossible de construire une petite voiture en France. Ben, Toyota le fait à Valenciennes.

7:35
Locuteur

C

7:36
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même un comble.

7:37
Locuteur

C

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même insupportable. Et cela veut dire que cette étiquette, elle est la base de la reconquête. Bien sûr, il y

7:44
Locuteur

a

7:44
Nicolas Dupont-Aignan

Origine France Garantie. Bien sûr, il y a un effort énorme, il fait ici. Mais il faudrait que cet effort soit général. Je prends un exemple, et je crois que Natacha Polony a fait des articles dans Marianne, le connaît bien, c'est le scandale Lactalis. Quand on pense que Lactalis a attaqué le gouvernement français pour l'étiquette du lait français, ça veut dire qu'on n'a même pas le droit de savoir où on achète, où on produit le lait.

8:06
Locuteur

Alors

8:06
Nicolas Dupont-Aignan

on peut faire tous les discours sur le Manifrance. L'information du consommateur, là,

8:10
Locuteur

ce

8:10
Nicolas Dupont-Aignan

n

8:10
Locuteur

'est

8:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas de l'interventionnisme.

8:12
Locuteur

C

8:12
Nicolas Dupont-Aignan

'est de

8:12
Locuteur

l

8:12
Nicolas Dupont-Aignan

'information. Ça, ce sont les règles du jeu. Il faut que le terrain de jeu soit loyal.

8:18
Locuteur

Le

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

deuxième point,

8:19
Locuteur

absolument

8:20
Nicolas Dupont-Aignan

fondamental, c'est que moi, j'en ai marre des baisses de charges

8:23
Locuteur

pour

8:23
Nicolas Dupont-Aignan

tout le monde.

8:24
Locuteur

J

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

'en ai marre, et j'en ai assez pour parler plus clairement et plus élégamment, j'en ai assez du chantage du MEDEF, je vous parle très franchement, à la baisse de charges permanente qui n'est pas différenciée.

8:38
Locuteur

Parce

8:39
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on ne pourra pas y arriver. Alors là, maintenant, c'est les impôts de production. Pourquoi pas

8:42
Locuteur

? Mais

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

François Hollande a baissé énormément de charges des entrepreneurs français. Ça se retrouve où

8:49
Locuteur

? En

8:50
Nicolas Dupont-Aignan

rémunération des dividendes et en rachat d'actions

8:52
Locuteur

? Et

8:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas en investissement sur le sol français

8:55
Locuteur

? Ou

8:56
Nicolas Dupont-Aignan

alors en investissement en Slovaquie, en Pologne et ailleurs

9:01
Locuteur

? Donc

9:02
Nicolas Dupont-Aignan

moi, j'en ai assez

9:03
Locuteur

que

9:03
Nicolas Dupont-Aignan

les Français se saignent

9:05
Locuteur

pour

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

les entreprises qui délocalisent

9:07
Locuteur

ou

9:08
Nicolas Dupont-Aignan

qui ne relocalisent pas. Et ce que je veux, c'est qu'il y ait, oui, des baisses de charges très fortes pour les entreprises qui investissent en France. Et la mesure que je propose, la mesure phare, qui a d'ailleurs été faite avec succès par Trump aux Etats-Unis, et je l'avais proposé avant, cette mesure, c'est mon crédit impôt production identique dans le fonctionnement au crédit impôt recherche, qui est en gros, pour symboliser, division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices, non pas ceux qui vont vers les actionnaires, non pas ceux qui vont investir à l'étranger, mais ceux qui vont être

9:45
Locuteur

investis

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

sur le sol français de métropole ou d'outre-mer, avec une prime pour les territoires désertifiés ou nos départements d'outre-mer, c'est-à-dire une très forte baisse de l'impôt sur les sociétés pour l'entreprise qui a un réflexe patriote.

10:01
Locuteur

On

10:01
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas continuer à baisser toutes les charges de la même façon pour l'entreprise qui n'a pas de réflexe patriote et celle qui a un réflexe patriote. Et je pense qu'il faut récompenser les chefs d'entreprise qui font l'effort d'investir en France. Tant qu'on ne différenciera pas les baisses de charges en fonction des uns ou des autres, on alimentera et on ne changera pas le rapport de force, car c'est tellement plus facile et moins coûteux d'aller investir à l'extérieur plutôt que d'investir en France. Et donc il faut contrebalancer. Et cette mesure a été testée par Trump aux Etats-Unis, elle a marché remarquablement bien, avec un effet démultiplicateur de création d'emplois.

Je la propose depuis 10 ans, j'ai été voir tous les ministres des Finances qui à chaque fois m

10:41
Locuteur

'ont

10:41
Nicolas Dupont-Aignan

dit, ah ben c'est pas possible, on ne peut pas l'Union Européenne, ceci, cela. Mais je ne vois pas pourquoi on ne peut pas mettre une prime à l'investissement dans notre pays. Je parlerai des achats publics, mais tout le monde vous en parle, je veux 75% de la commande publique, progressivement on est tellement bas, qui remonte en puissance pour les collectivités locales. Il est inacceptable que l'on saigne les Français d'impôt et que cet argent serve à acheter étrangers. Tous les pays du monde le font, nos amis allemands passent leur vie à acheter allemand en ne respectant aucune règle.

Et je ne leur en veux pas, ils défendent leur pays, la Suisse c'est pareil, le Japon, les Etats-Unis, mais nous jamais. Le comportement de l'UGAP est un scandale absolu, maire et conseiller municipal toujours, je peux témoigner de ce scandale absolu, que l'UGAP soit un importateur de produits avec les crédits publics, il faut taper fort. Il faut aussi que nos produits remboursés par la sécurité sociale et nos médicaments, je demande qu'on ne rembourse au terme des 5 ans que les médicaments qui sont produits au moins à 50% en France.

11:49
Locuteur

Cela

11:50
Nicolas Dupont-Aignan

veut dire une forte incitation à relocaliser, il n'y a que la carotte et le bâton qui réorienteront les flux de production dans notre pays, ça c'est vraiment le faire. Et puis dernier point pour muscler nos entreprises et aider ceux qui font l'effort de le faire, et bien c'est un fonds d'aide à la relocalisation, le gouvernement en a mis en place un, un milliard, puis deux milliards, je l'avais proposé donc je m'en réjouis, mais je propose qu'on aille beaucoup plus fort, et je propose 5 milliards, s'exonérant des règles bien sûr de l'Union Européenne, faisant comme le Japon, j'ai copié ce fonds sur le Japon, avec des crédits bonifiés, c'est-à

12:25
Locuteur

-dire

12:25
Nicolas Dupont-Aignan

des prêts quasiment à taux zéro sur 30 ans, qui ont permis au Japon de relocaliser et de muscler, car quand vous relocalisez, il faut revoir votre outil de production, il faut robotiser, il faut tout revoir, et s'il n'y a pas une aide massive à long terme de l'État, et bien ça ne se fera pas, et j'aimerais que les crédits Covid du plan, les fameux PSG, etc., puissent être allongés très fortement de manière à muscler nos entreprises. Vous le voyez,

12:52
Locuteur

respect

12:53
Nicolas Dupont-Aignan

des règles du jeu, muscler les entreprises et différencier les chefs d'entreprise qui jouent le jeu, et ceux qui ne le jouent pas, c'est pour moi absolument fondamental. Mais au-delà de cela, et je conclurai là-dessus, ça c'est pour l'immédiat.

13:07
Locuteur

Je

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

pense que le vrai problème aussi, et vous le savez, c'est d'anticiper les évolutions technologiques.

13:13
Locuteur

Nous

13:13
Nicolas Dupont-Aignan

allons être complètement exclus du jeu du XXIe siècle, en termes technologiques, entre la Chine et les États-Unis, et entre parenthèses, parce

13:22
Locuteur

que

13:22
Nicolas Dupont-Aignan

c

13:23
Locuteur

'est

13:23
Nicolas Dupont-Aignan

d'actualité, le conflit ukrainien risque de faire sortir de l'histoire de l'Europe pour 50 ans, ce qui est d'une tragédie absolue, et de pousser la Russie dans les bras de la Chine, une folie, mais on n'est pas l'objet ici. Et je crois qu'il est absolument fondamental de reprendre ces filières stratégiques, ce commissariat au plan, vous l'avez aussi mis dans votre document, c'est-à-dire de reprendre filière par filière pour voir les trous, car vous le savez très bien, s'il y a des trous dans la filière, et bien ça ne sert à rien.

On avait un fabricant de planchats qui nous expliquait que la fonte, il faut qu'elle soit fabriquée, et quand les trous sont dans les filières, on n'y arrive pas, et seul l'État à long terme peut le faire, avec le fonds de relocalisation, mais aussi avec un système d'action préférentiel pour protéger nos entreprises des rachats de l'étranger, avec aussi la participation, la participation gaullienne, qu'on n'a jamais réussi à mettre en œuvre, et je propose de baisser le taux d'impôt sur les sociétés de 1 point pour 2% de participation salariée.

14:22
Locuteur

C

14:23
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que pour, par exemple, une entreprise qui aurait 20% d'actionnariat salarié, qui stabilise ainsi son actionnariat, et bien ça fait quand même 10 points de moins d'IS, près d'un tiers, ce qui serait quand même très incitatif. Je crois aussi

14:37
Locuteur

qu

14:38
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut bien évidemment revoir le système bancaire français, car on a beau dire tout ce qu'on veut, je vois un nombre d'entreprises qui sont asphyxiées par des crédits de trésorerie, je vois un nombre d'entreprises qui n

14:49
Locuteur

'ont

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas les prêts pour se développer, et donc il

14:52
Locuteur

y a

14:52
Nicolas Dupont-Aignan

bien un moment, il faudra quand même se poser la question de la différence entre les entreprises de taille intermédiaire, entre la France et l'Allemagne. Si l'Allemagne y est arrivée, c'est parce que son secteur bancaire est au service de l'industrie, alors que le secteur industriel en France est pressuré par un secteur bancaire qui se fait du profit dessus et qui, dès qu'il y

15:12
Locuteur

a

15:12
Nicolas Dupont-Aignan

un pépin, disparaît. Et malgré tout, on n'a pas quand même réussi à trouver la clé de ce problème, qui est un problème majeur de financement. Je pourrais être beaucoup plus long, vous retrouverez sur mon site internet les 20 mesures que nous répétons de manière générale, la transmission des entreprises, bien évidemment, l'apprentissage, etc. Mais tout ça, tout ce qui est général, il y

15:33
Locuteur

a

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

un progrès.

15:34
Locuteur

L

15:34
Nicolas Dupont-Aignan

'enjeu maintenant, c'est de cibler pour récompenser ceux qui investissent en

15:37
Locuteur

France. Merci Nicolas

15:39
Présentateur

Dupont

15:39
Locuteur

-Aignan. Merci

15:39
Présentateur

Nicolas

15:40
Locuteur

Dupont

15:40
Invité

-Aignan.

15:41
Locuteur

J

15:41
Présentateur

'invite à nous rejoindre.

15:42
Locuteur

Je vais

15:48
Invité

prolonger ce que vous avez dit à l'instant. Je prends l'exemple de... Vous proposez donc 75% de commandes publiques consacrées à

15:58
Locuteur

des produits... Ou 10 ans, parce qu'il faudra monter progressivement. J'allais y

16:02
Invité

venir. Qu'est-ce qui manque ?

16:04
Locuteur

C

16:04
Invité

'est-à

16:04
Locuteur

-dire,

16:04
Invité

on manque de machines, on manque de savoir-faire pour pouvoir répondre à ce levier-là. Comment vous faites ? C'est-à-dire en termes de formation, en termes de conception des filières

16:15
Locuteur

? Il

16:16
Nicolas Dupont-Aignan

y

16:16
Locuteur

a

16:16
Nicolas Dupont-Aignan

deux choses. Il y

16:17
Locuteur

a

16:17
Nicolas Dupont-Aignan

d'abord un problème culturel. Moi, quand dans ma mairie, modeste mairie, 30 000 habitants,

16:22
Locuteur

je

16:22
Nicolas Dupont-Aignan

disais, mais attendez,

16:23
Locuteur

cette

16:24
Nicolas Dupont-Aignan

voiture de police municipale, il y

16:26
Locuteur

a

16:26
Nicolas Dupont-Aignan

l'ordre de question, je bloquais. Vous n'allez pas acheter quand même une voiture fabriquée à l'étranger. D'ailleurs, je ne dis rien, mais j'ai vu tout d'un coup une voiture... Je dis, mais ce n

16:35
Locuteur

'est

16:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. Je ne le peux pas.

16:38
Locuteur

Comme

16:38
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je n

16:39
Locuteur

'ai

16:39
Nicolas Dupont-Aignan

jamais pu acheter une voiture... Ce n

16:41
Locuteur

'est

16:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. J'estime qu'en tant que maire de ma ville,

16:45
Locuteur

je

16:45
Nicolas Dupont-Aignan

ne peux pas utiliser l'argent du contribuable pour faire fonctionner une usine à l'étranger.

16:50
Locuteur

Et

16:50
Nicolas Dupont-Aignan

cette mentalité que j'ai,

16:52
Locuteur

mais

16:52
Nicolas Dupont-Aignan

tous les Allemands, tous les Suisses, tous les Japonais, tous les Américains, ils l'ont, au fond d'eux-mêmes. Et donc, ce n

16:57
Locuteur

'est

16:57
Nicolas Dupont-Aignan

pas une question de règles.

16:58
Locuteur

C

16:58
Nicolas Dupont-Aignan

'est un problème, déjà, de mentalité collective. Deuxièmement, ensuite, c

17:03
Locuteur

'est

17:03
Nicolas Dupont-Aignan

de former.

17:04
Locuteur

C'est

17:04
Nicolas Dupont-Aignan

de former le personnel. Il y a une énorme tâche, et c'est pourquoi ce que vous faites aujourd'hui est fantastique et indispensable, mais de dire aux Français,

17:12
Locuteur

à

17:13
Nicolas Dupont-Aignan

chaque fois que vous achetez allemand ou chinois, vous polluez plus, d'abord, vous faites participer à l'explosion de la planète. Deuxièmement, vous affaiblissez vos retraites. Enfin, il y a un langage civique, mais on n'ose pas. Mais qui ose dire ça

17:27
Locuteur

? Si

17:28
Nicolas Dupont-Aignan

j'étais président de la République,

17:29
Locuteur

on

17:29
Nicolas Dupont-Aignan

peut rêver. Je peux vous dire que je dirais à la télévision à 20 heures pour dire, mais vous allez acheter français, maintenant.

17:36
Locuteur

Parce

17:36
Nicolas Dupont-Aignan

que, est-ce qu'il ne

17:37
Locuteur

vaut

17:37
Nicolas Dupont-Aignan

mieux pas acheter

17:37
Locuteur

peut

17:38
Nicolas Dupont-Aignan

-être un peu plus cher une fois

17:39
Locuteur

et

17:40
Nicolas Dupont-Aignan

ne pas jeter au bout d'un an

17:41
Locuteur

?

17:42
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un autre mode de consommation.

17:44
Locuteur

C

17:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est plus cher, on le sait. C'est un peu plus cher. Pas toujours, mais c'est un peu plus cher. Mais est-ce que ce n

17:50
Locuteur

'est

17:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas plus durable

17:51
Locuteur

? Est

17:52
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que ce n

17:52
Locuteur

'est

17:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas plus solide ? Etc. Donc, je pense qu'on a un travail d'éducation. Après, on ne peut pas acheter tout français. C'est évident. Et on ne sait même pas ce qu'on achète. Donc, ça renvoie à la question de l'étiquetage, la question des filières. C'est un travail très lent, permanent. Mais je suis

18:11
Locuteur

quand

18:11
Nicolas Dupont-Aignan

même, ce que je vous ai dit est très sincère, hanté par ce double discours. Ne faites pas ce que je dis. Made in France, Made in France. Et derrière, ça peine. Voilà.

18:23
Locuteur

Quand

18:24
Présentateur

on regarde votre programme, c'est vrai que c'est un large éventail en faveur du Made in France. Mais

18:30
Locuteur

ce n'est pas nouveau.

18:30
Présentateur

Et ce n

18:31
Locuteur

'est

18:31
Présentateur

pas nouveau. C'est vrai, on peut vous le reconnaître. Il y a même d'ailleurs beaucoup d'autres programmes qui reprennent certaines de vos idées. Ça peut être une fierté ? Oui. Vous parliez justement des investissements bancaires, des prêts faits par les banques aux entreprises.

18:44
Locuteur

C

18:44
Présentateur

'est vrai qu'aujourd'hui, beaucoup d'entrepreneurs partagent avec nous ce constat qu'une banque va être

18:49
Locuteur

plus

18:50
Présentateur

craintive pour prêter si la production n'est pas française, par exemple. Comment, en tant que président, sur une banque qui est donc privée, vous allez pouvoir agir

18:58
Locuteur

sur... Alors, agir ou choquer.

19:00
Présentateur

Je

19:00
Nicolas Dupont-Aignan

suis pour la nationalisation déjà d'une banque. Il faudra choisir une pour remettre de la concurrence, puisque c'est une oligarchie qui nous gouverne. Je pense qu'il ne faut pas aussi qu'il n

19:11
Locuteur

'y ait

19:11
Nicolas Dupont-Aignan

que la BPI. Voilà. Je trouve que ce n

19:13
Locuteur

'est

19:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas sain ce qui se passe avec la BPI. Ils font un remarquable travail sans doute, mais c'est toujours mauvais d'avoir un seul acteur. Et je pense qu'il faudrait une autre banque publique, peut-être sous forme de fondation.

19:25
Locuteur

Il

19:25
Nicolas Dupont-Aignan

faut imaginer quelque chose, parce qu'il ne

19:26
Locuteur

s

19:26
Nicolas Dupont-Aignan

'agit pas de refaire le crédit lyonnais. Attention. Il faut un mélange de privé et de public, mais on a un vrai problème. Et, encore une fois, il n'y

19:36
Locuteur

a

19:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas de développement industriel possible sans un tissu de banque. Et les banques régionales allemandes, et ce n

19:40
Locuteur

'est

19:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas par hasard que Mme Merkel avait refusé que les banques régionales soient contrôlées par l'Union européenne. Puisque vous savez que le seuil de contrôle par la BCE a été mis juste au-dessus de la taille des banques régionales allemandes. Bon. Donc, ce n

19:53
Locuteur

'est

19:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas étonnant, parce que dans le système de co-développement industriel allemand, la banque

19:58
Locuteur

est

19:59
Nicolas Dupont-Aignan

au service de l'intérêt général allemand.

20:01
Locuteur

Et

20:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour être un prédateur,

20:03
Locuteur

avec

20:04
Nicolas Dupont-Aignan

une observation de la ligne du dividende et du cours de bourse. Voilà. Ce n

20:11
Locuteur

'est

20:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. Donc, il faut retrouver un équilibre bancaire. Alors, je n

20:14
Locuteur

'ai

20:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas la solution parfaite. Si je l'avais, ça serait formidable. Mais je crois qu'il faut remettre de la concurrence dans le système bancaire et retrouver un système de banque régional qui épaule. Ça peut être l'État. Mais attention, l'État, il ne

20:26
Locuteur

faut

20:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas tomber dans le clientélisme. On l'a connu. Il faut trouver une solution bancaire. Parce qu'aujourd'hui, je vois quantité de petites entreprises dont d'entreprises moyennes qui ont fait faillite parce que les crédits de trésorerie ont été coupés. J'ai encore un exemple d'une belle entreprise de bâtiment, de ravalement. 150 salariés, très performantes, un carnet de commande pour 3 ans. Et puis, une mairie, une mairie qui ne paye pas.

20:50
Locuteur

On

20:51
Nicolas Dupont-Aignan

pourrait parler aussi des délais de paiement en France. Une mairie qui ne paye pas un chantier. La banque coupe le crédit de trésorerie.

20:58
Locuteur

L

20:58
Nicolas Dupont-Aignan

'entreprise fait faillite. Le fondateur de cette entreprise a fondé cette entreprise. Je l

21:03
Locuteur

'ai

21:03
Nicolas Dupont-Aignan

vu pleurer dans mon bureau. En 1964, il a créé des centaines d'emplois. Il a fait travailler les Français. Eh bien, du jour au lendemain, en 8 jours, on l'a condamné à mort.

21:16
Locuteur

Il

21:16
Nicolas Dupont-Aignan

n'a plus rien. Son patrimoine personnel fini.

21:19
Locuteur

Il

21:19
Nicolas Dupont-Aignan

n'a plus rien. Se fermé.

21:21
Locuteur

Mais

21:22
Nicolas Dupont-Aignan

c'est quoi ?

21:22
Locuteur

C

21:22
Nicolas Dupont-Aignan

'est un pays de bandits. Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc, ça,

21:26
Locuteur

je

21:26
Nicolas Dupont-Aignan

n

21:26
Locuteur

'ai

21:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas la réponse automatiquement. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne peut pas y avoir de Made in France, d'entreprises intermédiaires,

21:33
Locuteur

de

21:33
Nicolas Dupont-Aignan

passage de petites entreprises à entreprises intermédiaires, s'il

21:36
Locuteur

n

21:36
Nicolas Dupont-Aignan

'y a pas un appui bancaire, intelligent, mais qui n'est pas celui d'aujourd'hui, malgré les efforts de la BPI.

21:43
Présentateur

Merci. Nous avons demandé aux dirigeants de partager avec nous une problématique qu'ils rencontrent dans leur entreprise. et vous interpellez en vous posant une question.

21:50
Locuteur

On

21:50
Présentateur

va découvrir votre vidéo.

21:52
Locuteur

Bonjour,

21:53
Invité

je suis Marion Gualab, la fondatrice d'une marque innovante de lingerie que nous avons lancée avec mon associé Apolline Combrisson en 2018.

22:00
Locuteur

Des

22:00
Invité

culottes qui remplacent des protections hygiéniques jetables classiques. Elles sont jolies, lavables, réutilisables pendant 5 à 7 ans. Nous sommes une petite entreprise qui conçoit et fabrique en France l'ensemble de ses produits. Nous avons la certification Origine France Garantie et certains des ateliers avec lesquels nous travaillons sont des entreprises du patrimoine vivant.

22:18
Locuteur

Nous

22:19
Invité

avons intégré dès notre lancement dans notre business model des engagements très forts envers la santé, l'environnement et la production locale. L'ensemble de nos produits sont proposés à nos clients au prix le plus juste.

22:31
Locuteur

Depuis

22:31
Invité

quelques mois, nous voyons arriver de la concurrence très agressive de la part de grosses marques qui peuvent se permettre d'avoir des prix très bas au regard de leur production. Greenwashing, Frenchwashing sont leurs leviers de vente. Rapport du GIEC, climat, réindustrialisation et consommation. Quel est votre programme

22:47
Locuteur

?

22:47
Invité

Comment comptez-vous favoriser la consommation locale et durable en France

22:51
Locuteur

?

22:52
Invité

Pensez-vous qu'il serait pertinent d'imposer aux entreprises une totale transparence sur les étapes de leur production, d'interdire l'utilisation du DARP au français quand ce n'est pas fabriqué en France et également de renforcer la réglementation autour du Made in France

23:05
Locuteur

? Pensez

23:07
Invité

-vous qu'une taxe de compétitivité sur les produits fabriqués hors France et Europe soit envisageable

23:12
Locuteur

? Merci

23:13
Invité

pour vos réponses.

23:15
Présentateur

Merci pour toutes ces questions. Alors vous avez répondu à certaines questions déjà dans votre propos. Parmi les questions,

23:22
Locuteur

il

23:22
Présentateur

y a, est-ce que vous êtes pour l'interdiction du drapeau français sur les produits qui ne sont pas fabriqués en France

23:27
Locuteur

?

23:28
Présentateur

Ah bah bien

23:28
Nicolas Dupont-Aignan

sûr. Je vous en ai parlé.

23:31
Locuteur

C

23:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est la question de mon projet d'étiquette

23:35
Locuteur

avec

23:36
Nicolas Dupont-Aignan

comptabilité analytique qui permettrait d'avoir le pourcentage de production française dans un produit. La bouteille, c'est jamais 100%, mais qu'on ait une visibilité. Ça,

23:47
Locuteur

ça

23:47
Nicolas Dupont-Aignan

permettrait. En fait,

23:48
Locuteur

il

23:48
Nicolas Dupont-Aignan

faudrait imposer au risque une france garantie pour tous les produits, ou du moins, non mais il faudrait un vrai label national, parce qu'on est perdu dans les labels un peu quand même, attention. Donc ça, c'est la cri de tout. Je ne crois pas à la taxe sur les produits importés, je l'avais proposé à une époque, parce qu'on va rentrer... Déjà, je pense qu'il

24:07
Locuteur

y a

24:07
Nicolas Dupont-Aignan

une immense marge de manœuvre dans le respect des règles existantes

24:11
Locuteur

et

24:11
Nicolas Dupont-Aignan

dans la dénonciation des accords des loyaux, dans l'étiquetage et dans le renforcement de notre production, comme je l'ai expliqué, de nos financements,

24:18
Locuteur

pour

24:19
Nicolas Dupont-Aignan

que les entreprises puissent lutter. Après, on peut passer à un protectionnisme sélectif

24:24
Locuteur

qui

24:25
Nicolas Dupont-Aignan

pourrait exister, ce que font très bien, ce que fait très bien la Corée du Sud, ce que fait très bien le Singapour, c'est-à-dire un système de taxes à l'importation. Quand ils veulent protéger un secteur naissant, la Corée du Sud est remarquable, j'ai été les voir, c'est fabuleux ce qu

24:40
Locuteur

'ils

24:40
Nicolas Dupont-Aignan

font. Ils ont le suivi de tout leur secteur d'activité, mais ce n

24:45
Locuteur

'est

24:45
Nicolas Dupont-Aignan

pas une protection

24:46
Locuteur

pour

24:47
Nicolas Dupont-Aignan

protéger des canards boiteux,

24:49
Locuteur

c

24:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est une protection temporaire pour permettre à une industrie de se développer, et puis après, vous voyez, il

24:56
Locuteur

y a

24:56
Nicolas Dupont-Aignan

un pilotage maison. Ça, c'est le rêve,

24:59
Locuteur

mais

24:59
Nicolas Dupont-Aignan

vous ne pouvez pas le faire dans l'Union Européenne, et comme je ne veux plus l'Union Européenne, moi, je serai beaucoup plus libre pour agir. Ça ne veut pas dire pas d'Europe, ça veut dire revenir à des règles où on est autonome. Et la Suisse, la Suisse gère tellement mieux, et la Suisse n'est pas un pays collectiviste. On peut être raisonnable, avoir ses propres lois, notamment sur le plan agricole. Le Canada a une politique agricole très intelligente. Voilà, mais ça, c'est un autre problème. Moi, déjà, je vous ai proposé des choses,

25:24
Locuteur

je

25:25
Nicolas Dupont-Aignan

dirais, à Europe constante,

25:26
Locuteur

parce

25:27
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est tellement facile de venir et de dire, j'enlève toutes les règles, et vous allez voir, c'est le miracle. Non. Mon plan, déjà, à Europe constante, il peut fonctionner. Après, on peut aller plus loin, plus de liberté, plus de...

25:38
Locuteur

Voilà,

25:39
Invité

mais ça nécessiterait de se lancer dans un débat sur

25:41
Locuteur

l'Europe, et ce débat-là, c'est un autre

25:43
Nicolas Dupont-Aignan

débat.

25:44
Locuteur

C'est un autre débat.

25:45
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, ce que je crois, c'est dès maintenant, qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux que ce qu'a fait le gouvernement, dès maintenant. Et s'il y a une chose à retenir, c'est cibler les aides aux entrepreneurs sur ceux qui investissent en France,

25:56
Locuteur

et

25:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas saupoudrer.

25:58
Présentateur

Merci

25:58
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, merci. Merci à vous. Merci, j'ai été.

26:03
Locuteur

Au

26:04
Présentateur

revoir.

26:04
Locuteur

Bonne

26:04
Présentateur

journée, au revoir. Merci.