Loi Duplomb : Boris Vallaud dénonce un texte "démagogique, dangereux, inefficace" - 27/05/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Boris VallaudFait
« une loi démagogique, dangereuse, inefficace, mettant en cause l'autorité de la science, la santé humaine et en définitive l'avenir même de l'agriculture »
- 3:00Premier ministreFait
« la motion de rejet, ça n'est pas le gouvernement qui l'a voté, c'est l'Assemblée nationale »
- 3:30Premier ministreChiffre
« 3500 amendements à 3 minutes par amendement, c'est 15 jours plein de débat »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le Premier ministre, le spectacle est triste, la situation grave et la bascule vertigineuse. Un socle commun, manifestement de connivance avec votre gouvernement faisant alliance avec le Rassemblement national pour voter le rejet d'un texte qu'il défend pourtant, non pour lui faire échec, mais pour interdire aux députés tout dépètement par la droite sénatoriale des parlementaires qui préfèrent l'obscurité du hiclos à la lumière de l'hémicycle. un ministre de l'intérieur témoignant un soutien déplacé au manifestants qui faisaient pression sur le parlement au pied des tracteurs bloquant l'Assemblée nationale pour lancer peut-être sa campagne présidentielle.
Une ministre de l'agriculture en visite dans le taregaronne appelant les agriculteurs nous rapportent la presse à cibler les élus de gauche, c'est-à-dire à la violence politique. Nous pensions la démocratie menacée à ses marges, la voici menacée en son cœur. une loi démagogique, dangereuse, inefficace, mettant en cause l'autorité de la science, la santé humaine et en définitive l'avenir même de l'agriculture fracturant la société qui ne demande qu'à faire bloc derrière ces paysans.
Voilà, monsieur le premier ministre, où nous en sommes. Nous refusons cet agenda du désastre annoncé, désastre économique, écologique, agricole, désastre sanitaire, démocratique et en définitive moral. Monsieur le Premier ministre, nous sommes et nous resterons une force de proposition pour réconcilier écologie, agriculture, agriculteur et société.
Nous sommes et nous resterons une force de proposition pour réconcilier notre pays et faire face au défis du monde. Nous sommes et nous resterons les vigiles de notre bien commun, celui qui n'appartient pas à ce banc de l'hémicycle, l'état de droit et la démocratie. Monsieur le Premier ministre, pensez-vous qu'en cédant à la démagogie et aux menaces de violence, vous soyez véritablement dans votre rôle, garantit et de l'intérêt général ?
Je vous remercie, monsieur le président. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Vallot, est-ce que je puis vous rappeler que la motion de rejet, ça n'est pas le gouvernement qui l'a voté, c'est l'Assemblée nationale et l'Assemblée nationale l'a voté pour une raison que vous connaissez très bien qui est la tentative de blocage par la multiplication de milliers d'amendements pour faire que ce texte ne puisse pas être examiné.
Motion de rejet, vous connaissez très bien puisque en décembre 2023 sur le texte immigration, vous avez vous-même fait adopter une motion de rejet de manière que le texte ne puisse pas être examiné. Ma conviction personnelle puisque c'est moi que vous interrogez, c'est que la manière dont nous organisons les choses n'est pas durable et n'est pas responsable. Je pense qu'il faut que nous trouvions une manière de organiser les dialogues et les débats de manière que le Parlement puisse pleinement jouer son rôle, qu'il ne soit pas entièrement bloqué par tel ou tel groupe qui dépose des milliers d'amendements.
Je veux simplement vous rappeler, mais vous le savez très bien, 3500 amendements à 3 minutes par amendement, c'est 15 jours plein de débat. Et donc, de ce point de vue-là et ces 15 jours de débat auraient empêché l'examen du texte simplification, l'examen du texte maillotte, l'examen peut-être du texte sur le statut des élus. Je pense que c'est un c'est une manière d'envisager la vie parlementaire qui fait que nos concitoyens voient blocage sur blocage et se détourne de la manière dont vous débattez.
Ma conviction en tout cas et le et l'assurance que je vous donne, c'est qu'il n'est pas vrai qu'il y ait de la part du gouvernement la moindre pression sur les élus. Je ne l'ai jamais accepté et je ne l'accepterai jamais. Et ce qu'a dit la ministre de l'agriculture, ça n'est pas de cibler.
Elle a demander aux agriculteurs d'expliquer à leurs élus quel était le texte. J'ai je ben c'est la moindre des choses. C'est ce que vous faites que je sache.
C'est ce que nous faisons. Les élus sont les représentants du peuple. Il est normal que le peuple parle avec eux sans pression.
Voilà la raison pour laquelle je pense que nous que nous devons trouver, mais ça n'est pas la première fois que je le dis, la présidente de l'Assemblée nationale a essayé de faire retirer des amendements et ces am Alors, ce n'est pas de votre groupe que je parle. La présidente de l'Assemblée nationale a proposé de faire retirer des amendements. Les groupes l'ont refusé.
Nous avons une situation Nous avons une situation s'il vous plaît s'il vous plaît nous avons une situation s'il vous plaît qui doit nous permettre de trouver de un jour des manières nouvelles d'examiner les textes. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre, monsieur le président Vallot. Nous avons le devoir de débattre démocratiquement dans la lumière et sous le regard des citoyens, pas dans le hiclos d'une CMP.
Merci. Merci beaucoup monsieur le président. Ah.
Boris Vallaud